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 Comme un compte à rebours, qui sonne, qui sonne.

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MessageSujet: Comme un compte à rebours, qui sonne, qui sonne.   Ven 12 Mai - 19:51

La patrouille revenait finalement à Mélior, après tout ce temps perdu en chevauchée vers Begnion. Certes, le bien-être des populations passait aussi par la présence d'un haut-gradé dans les campagnes, où la justice devait faire son office aussi bien que dans la capitale, pourtant Mysti ne cessait de penser à Sothe, à son sacrifice. Et tandis que les sorciers demeuraient impunis, au lieu de s'entraîner il se trouvait réduit à faire de longs détours.

Conscient de son impatience, Astero força un peu le retour, suivi par les autres chevaux et les soldats satisfaits de rentrer plus tôt que prévu pour souffler. Mysti s'occupa lui-même de sa monture, ainsi que de Fraise qu'il rejoignit un moment dans son pré. Les deux équidés s'entendaient bien et cela lui mettait un peu de baume au cœur dans cette période de troubles.

"Il faut que je me calme..."

Malgré tous ses efforts pour se contrôler, le mage sentait une sourde colère gronder en lui. La déception et l'impuissance de n'avoir rien fait, rien pu faire pour sauver le roi de Daein, tendaient à le rendre nerveux.
Il se rendit dans les bureaux de renseignements de l'armée, où sur sa demande on compila les dernières informations sur Famine et sur War. Bien évidemment, on avait perdu trace de l'une comme de l'autre, peu de temps après les altercations auxquelles Mysti avait lui-même participé.

"Pour Peste je pourrais comprendre, sa capacité à masquer sa présence est incroyable, mais les deux autres... Comment peut-on disparaître en laissant une traînée de cadavres derrière soi, et avec une immense wyvern décharnée ?
-Désolé général... Nous n'avons rien d'autre à nous mettre sous la dent nous non plus... Famine s'est probablement envolée, au sens propre du terme, et War... eh bien le désert est assez volatile...
-Je craignais qu'on me réponde ceci. Continuez à faire de votre mieux."

Il encouragea ses pairs les plus proches d'une tape amicale sur l'épaule, puis quitta les bureaux en direction des aires d'entraînements. La nuit approchait et la plupart quittait les différentes salles mises à disposition des corps d'armées, mais on entendait encore ici et là le fracas d'une lame, le grincement d'un mannequin réduit en charpies par un sort ou le sifflement des flèches parcourir le vide. L'heure ne se prêtait pas à commencer une série d'exercices, aussi le chevalier passa-t-il observer les uns et les autres, comme un lion en cage n'attendant que l'occasion de se défouler.
Lassé après une vingtaine de minutes, il rentra au palais, dans ses appartements, ne parvint pas à tenir suffisamment en place pour se dire qu'un bain lui ferait du bien. Il opta donc pour l'entretien de ses armures -d'apparat et de combat-, d'Iridescence, puis recommença à tourner. Son regard tomba alors sur l'étui de l'instrument dont il n'avait plus joué depuis quelques semaines : un violon qui l'accompagnait depuis que sa mère avait tenu à ce qu'il s'initiât à un art de son choix. La musique détendrait peut-être ses nerfs.


Avec des gestes sûrs et précautionneux, il s'empara du violon et l'accorda, puis se hasarda à aller s'installer sur le balcon malgré la fraîcheur des soirées d'hiver. Les rares passants et les gardes entendirent alors une musique lente et apaisante se répandre dans la rue au-dessus, quoique avec une ou deux fausses notes au début, le temps de reprendre l'habitude. Mysti se forçait à rester dans un rythme délassé, à promener son archet sur les cordes à la même vitesse que des flocons tombaient sur le sol. Il réalisa alors qu'il neigeait, mais le feu qui couvait en lui lui permettait de ne pas trop ressentir le froid. Une certaine langueur le calma alors et, même s'il savait qu'il aurait besoin de se dépenser le lendemain, il put enfin aller se reposer après une petite heure de jeu tranquille.
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MessageSujet: Re: Comme un compte à rebours, qui sonne, qui sonne.   Ven 2 Juin - 12:31

Ce n'était pas la lune qui baignait les rues de Mélior dans lesquelles il s'avançait, mais plutôt un soleil pâle, blafard même, aux rayons passés sous un filtre gris. Les rues d'ordinaire animées gardaient le silence, le bruit ambiant étouffé comme par de l'ouate. Pas après pas, le chevalier sentit son cœur se serrer. Face à lui se tenaient des figures connues, malheureusement : Griffin et Sothe, ainsi que des soldates et leurs pégases, et d'autres plus vieux encore. Il marchait au milieu d'eux sans s'arrêter, et chacun le regardait avec tristesse. Ô, comme ils auraient voulu vivre plus longtemps, dans le monde en paix qu'il tentait chaque jour de bâtir.
Devant le palais, une main sur son épaule l'arrêta. Il ne se retourna pas mais sut instinctivement qu'il s'agissait de Yune. Si elle se trouvait là en personne, c'est qu'une chose terrible l'attendait. Néanmoins il ne s'arrêta pas longtemps, ne pouvait se le permettre.

"Vos morts ne seront pas vaines mes amis."

Apparus soudain autour, des villageois de Criméa, de Daein, de Begnion, des laguz, des Marqués. Ils pleuraient mais rayonnaient en même temps, ces vivants qu'il avait fait serment de protéger. Les poings serrés, Mysti avança, poussa les portes du palais. Ici, ténèbres et corruption suintaient des murs, et la lumière n'entrait que via le faible halo des torches suspendues sur les côtés. Il parcourut le trajet familier jusqu'aux trônes d'Elincia et Geoffrey, mais ce ne fut pas eux qu'il vit.
Sortant de l'ombre, il vit les traîtres de War, son sourire hideux plein de défi. Elle occupait la place de sa reine. Il se mit à craindre alors... A son côté, en lieu et place du général principal des armées, le rictus de Peste, son rire arrogant.

"Voilà le cancrelat qui nous divertit.
-Le tuerons-nous aujourd'hui ?
-Pas encore, pas encore... Il doit d'abord perdre ceux qu'il aime.
-Lui, et tous les souverains. Vous devez tout perdre.
-Vous perdrez tout."

Tétanisé, livide, il vit des "chiens" s'avancer depuis l'arrière des trônes, leurs corps atrocement détériorés par la maladie. De véritables morts ambulants. War pointa une alcôve du doigt, dans l'ombre. Le général suivit son mouvement et tourna la tête. Soudain un nouveau flambeau s'illumina, et il vit Isaak entre les mâchoires de la wyvern décharnée, Blaze au sol, au bout de la lance sarcophage de Famine, et la sorcière qui se délectait de sa souffrance.
Elle retira son arme, la pointe ensanglantée, et la pointa alors vers Mysti.

"Tu seras le prochain !"

Paralysé, le Criméan la vit lever sa lance, la projeter dans sa direction.

"NON !"

Il se redressa violemment, ferma les yeux à cause de la soudaine lumière. En nage, il prit le temps de récupérer son souffle avant de se calmer. Le petit jour filtrait à travers les rideaux de sa chambre, où aucune sorcière ne l'attendait. Par réflexe, il passa les doigts sur la fine ligne qui constituait le dernier souvenir laissé par Famine sur son flanc, puis l'autre à son épaule de la part de Peste.

"Calme-toi mon grand... Cela n'arrivera plus. Tu te battras pour que cela n'arrive plus."

Il demeura encore un moment entre les draps, puis se résolut à aller se raser, faire sa toilette et s'habiller. Toutefois, la tension dans ses muscles ne voulut pas se dissiper. Il revoyait encore ses amis, les uns tombés au combat et si tristes, les autres souffrant par sa faute aux mains des créatures. Tentant de renouveler la thérapie de la veille, il s'empara de son violon et songea qu'il valait mieux laisser son état d'esprit jouer que de réfléchir à un véritable morceau...


Si le début annonçait un relâchement de ses idées noires, il ne tarda pas à s'activer sur ses cordes de manière rapide et tendue. En contrebas les habitants applaudirent sa maîtrise de l'instrument et la vivacité avec laquelle il pinçait les cordes, mais Mysti n'avait nulle joie à les entendre ainsi l'encourager. Il revoyait les images de son cauchemar, ce sinistre futur qu'il devait à tout prix éviter.
Réalisant qu'il ne faisait que se rendre plus anxieux encore, il finit par cesser la musique et se rendit à la caserne avec Iridescence. Un moyen bien plus simple pour ne plus penser aux responsabilités immenses qui pesaient sur ses épaules consistait à les combattre, au sens figuré mais un peu aussi au sens propre. Plutôt que de se rendre sur l'aire d'entraînement réservée aux mages, il s'invita dans les salles d'exercice des bretteurs, où le fracas des épées lui rappela qu'il avait des camarades, et que cela faisait un bon moment qu'il n'avait croisé avec eux.
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