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 Un sentiment d'abandon [pv Faucheur]

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Personne
avatarLaguz


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Feuille de personnage
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MessageSujet: Un sentiment d'abandon [pv Faucheur]   Dim 15 Sep - 7:40

HRP : Beth
       Personne
       Erin

-------------------------
   


Le ciel venait à peine de se lever quand j'ouvris les yeux sur cette petite bouille d'enfant. Elizabeth m'avait accompagnée depuis si longtemps maintenant que je la considérais comme ma soeur. Pourtant aujourd'hui était peut être le dernier jour où je pouvais la regarder dormir tranquillement.
Je lui donne un coup de museau, elle s'étire sans se réveiller. Je me lève sachant qu'elle finira par me rejoindre et descend dans le petit salon.
Erin a vraiment été aimable de nous acceptée comme cela. Peut être savait elle que l'on ne resterait pas longtemps, n'empêche que j'appréciais le geste.


Les nuits sont froides à Mélior, limite gelées quand on les passe dehors. Impossible d'aller dans une taverne, le risque est trop grand. Et celles mal pourvu en gentilhomme sont encore pires. "Heureusement", le crime règne et les cambriolages qui tournent mal sont plus que nombreux. Repérer une maison vide est quelque chose d'aisé quand on sait regarder; un endroit assez sécurisé. Il était installé là, sommairement dans une seule pièce à l'étage. Pour le moment, il allait prendre un peu de repos car la nuit avait été longue. La nuit profonde, celle où l'on peut ne pas être vu.


Beth finit par descendre la patte trainante, elle savait qu'aujourd'hui elle entrait dans l'orphelinat et cette idée ne l'enchantait guère. Elle se posa à la table et pris un bol et du lait sans m'adresser un regard. Je savais qu'elle m'en voulait de la laisser... mais au final, je ne pouvais vraiment pas l'emmener sur les routes à la poursuite d'esclavagistes en tous genres... Je ne pouvais pas lui infliger une telle vie.


Quelques heures de repos furent suffisantes. Deux, pour le compte. Dormir plus n'était pas possible car les rêves se manifestaient. La lumière se manifestaient vivement a travers les croisillons de fer de la fenêtre et tapissaient le mur de symboles tornitruants. Il se leva, les cernes ne disparaîtraient pas aujourd'hui. Il allait passer sa journée devant la fenêtre, équipé de sa fiole. Il sortirait avec la nuit.


Elle finit par m'adresser un mot simplement pour savoir si j'avais bien dormi. Je lui souris. Elle savait ce que ça signifiait. Je lui dis d'un geste de la main de s'approcher. Elle le fit de mauvaise grâce mais une fois à portée de main je la souleva et la plaça sur mes genoux. "Je resterais toujours avec toi", je lui dis et je posa ma main sur son cœur et la sienne sur le mien. Ce n'était pas un adieu, mais simplement un au revoir.
Elle finit son déjeuner et nous profitâmes de l'aube pour nous échapper de la maison discrètement et rejoindre l'orphelinat.

Il posa l'épée dans un coin, et la recouvrit du drap. Son manteau alla sous le lit. De toute façon, la plupart des gens ne pouvaient porter aucun des deux. Il resta simplement en chemise et pantalon. Il sortit donc, à l’aube, et se dirigea vers l'orphelinat les mains dans les poches


Alors que l'on s'approchait de l'orphelinat, Beth se serrait de plus en plus contre moi, comme si elle craignait que je ne l'abandonne. Mais en un sens... peut être était-ce le cas, puisqu'il était plus simple de vivre sans elle qu'avec...
D'un mouvement de tête j'éloignais ses pensées, et continuait mon chemin la tête droite. Je devais le faire, pour son bien avant le mien. Et même si cette situation me rappelait le jour où ma sœur m'avait elle même laissée, je me rendais compte qu'elle avait eu bien raison.


Il était devant les grandes portes, fermées a cette heure. La lumière resplendissait par les volets du refectoir.
"Orphelinat Magus Fehl" indiquait la trop grosse inscription sur le portail de fer. Il avait l'air d'hésiter à rentrer en quelque sorte. Car faire ce pas de plus stipulait repartire sous peu. Encore.
Il dévissat le capuchon de la flasque et en but une bonne floppée, avant de se rouler une cigarette. Autant aller la voir quand elle dormirait, ça éviterais qu'elle se sente abandonnée. Encore.


"Bonjour" me dit une vieille femme à l'entrée de l'orphelinat, "je vous attendais". Erin avait tout préparé... elle avait même donné un don pour s'assurer que Beth serait bien traitée. Je me sentais tellement coupable et bien que je ne pouvais voir les yeux de la jeune fille, je savais qu'elle m'en voulait elle aussi.

"Alors voici la petite Elizabeth Devis? Qu'est-il arrivé à ses parents?"

Je jeta un regard à Beth qui restait muette alors je pris un morceau de papier pour commencer à écrire mais elle m'interrompit.

- Ils sont mort lors d'une attaque de bandit, Tabatha a pris soin de moi jusque là.

Il y avait de la froideur dans sa voix... elle ne le comprenait que trop bien.


Tiens donc. Il y avait des gens sur le pas de la porte. Dont cette vieille sorcière. Et surtout un enfant; qui avait l'air malheureux. Comme la plupart de ceux qui entrent ici. Il espera ne pas être vu, mais ne bougea pas pour autant. Attendant tout simplement que ça se passe.


Alors que la vieille femme commençait à poser des questions sur les habitudes de l'enfant, d'où elle venait et son niveau d'éducation, Personne sentit une odeur familière dans l'air... elle se retourna et le distingua. Il n'avait pas les mêmes vêtements qu'à l'usage mais son flair ne la trompait guère. Elle l'observa quelques seconde, cherchant à savoir s'il était là pour elle, mais il ne semblait pas la reconnaitre dans son accoutrement de petite bourgeoise. Elle se retourna donc l'ignorant tout bonnement


Les gens ne sont pas discrets. Mais ils sont paranoïaques. Surtout quand ils te discernent de loin dans le noir, se rendant compte de ta présence sans transpirer la magie. Sans doute un marqué ou autre chose. Leurs sens sont générallements plus aiguisés. Dans la lumière, il voyaient qu'ils n'avaient aucun lien de parenté. Etait-ce une petite laguz? N'existe t'il pas des endroits plus sur? Il y avait sans doute de meilleurs choix si c'était le cas. Enfin elle ne serait pas la seule ici, mais la sortie sur le monde exterieure sera difficile.


Alors qu'elle finissait de répondre aux questions la vieille femme invita Beth à visiter l'endroit mais me demanda expressément d'attendre à l'extérieur... Elle m'expliqua que la première approche devait se faire seul car au final, c'est ainsi qu'elle serait les premier jours... Seule. A ces mots, je sentis ma détermination fléchir mais on ne me laissa pas le temps de me rebiffer et alors que je tendais la main vers Beth, celle-ci m'échappait pour entrer dans ce monde humain que je ne pouvais pas côtoyer mais qui lui appartenait...


Il s'installa contre un pan du mur, disparaissant du champs de vision de la cour intérieur. Croisant les bras. Il allait bientôt pouvoir rentrer.


L'attente était trop longue et je ne le supportais pas... Je me retourna pour voir s'il était toujours là mais non il avait disparu. Je me doutais qu'il ne resterait pas pourtant, je me surpris à le chercher du regard puis à marcher en direction de sa fragrance. Sa présence m'intriguait et mon esprit embrouillé avait besoin de se rattacher à quelque chose de tangible.
Je tourna au coin d'un pan de mur et tomba nez à nez avec lui. Il n'y avait plus aucun doute maintenant...c'était bien lui...


Il baissa lentement les yeux sur cette petite chose fragile qui faisait maintenant face à lui. Une irruption aux traits plus particuliers que ceux des Beorcs, une Laguz. Mais il ne l'avait jamais vu. Ce qui n'empêchait pas à la plupart des inconnus de fuir ou d'essayer de le tuer. Et vu qu'elle ne bougeait pas, il s'agissait sans doute de la seconde catégorie. Il ne dit donc rien, mais tapota sa cigarette pour que le vent la balaye sur le sol.


Je souris en le voyant et mon sourire sintensifiait alors que je me rendais compte qu'il...
[color=orange]
- Tu ne me remets pas n'est ce pas?... Bref, je voulais simplement te dire merci pour la dernière fois.


"Qui es-tu?"

Son visage s'allongea quelque peu laissant apparaitre des traits canins et elle retira son chapeau à fleur pour lui montrer ses oreilles de louve. Mais elle n'en dit pas plus car après tout elle n'était personne et s'il ne la reconnaissait pas alors que s'était la troisième fois qu'ils se voyaient dans des circonstances "spéciale", alors c'est qu'il ne servait à rien de rechercher le contact. Elle s'inclina poliment.


Il ferma les yeux quelques secondes.
"Encore vous..."


Personne se dit que cette réplique lui appartenait, mais un phrase en 22 ans c'était déjà plus que suffisant pour le moment. Elle remit son chapeau et vit au loin Beth sortir de l'orphelinat en courant. La jeune fille semblait être en pleure... et se jeta dans ses bras répétant encore et encore qu'elle ne voulait pas rester là, qu'elle ne voulait pas être seule de nouveau. "je te serais utile" qu'elle disait, "je ferais n'importe quoi pour rester avec toi, je t'en pris..." qu'elle criait alors que la louve ne pouvait que la serrer dans les bras. Elle ne savait pas quoi faire...


Il écrasa sa cigarette, puis croisa les bras. Toisant le spectacle. Ce n'était pas son histoire, il n'avait aucune raison de s'en mêler. Il ne pouvait que se demander pourquoi une Laguz s'enticherait d'une gamine pour la jeter ensuite. Sans doute pas le choix dans cette vie là.

La vieille femme s'approcha alors d'elles lentement tenant par la main une autre petite fille aux cheveux blanc qui semblait encore groguie par un réveil trop violent.[/i]
- allons ma petite, tu ne seras pas seule, je te présente Olivia dont tu partageras la chambre. Olivia, dis bonjour.

- Bonjour...

La vieille poussa un peu en avant l'enfant qui arriva au niveau de Beth et sembla s'arrêter dans son élan.


D'un mouvement presque inaudible, il se camoufla dans l'ombre du pan du mur. Un mauvais reflexe, peut-être l'émotion. Il ne savait même pas si il devait se présenter. Il en avait envie, mais ce serait encore une fois sans doute trop difficile.


L'air ailleurs, l'enfant trébucha sur la jambe de Beth qui se retourna l'air rageuse. Sans la moindre retenue, elle repoussa d'un coup la petite orpheline en hurlant

- N'approche pas! moi je suis pas comme toi, Je ne suis pas seule. Dis leur Tabatha! Je peux rester avec toi n'est ce pas?

- La violence n'est pas tolérée dans l'enceinte de cet établissement!

- Alors si je la frappe vous ne m'accepterez pas?

Ce n'était pas une vrai question, Beth s'approchait déjà de l'enfant au cheveux blanc.


Il soupira longuement.

"Tu ne devrais pas faire ça."


Alors que l'intention de tous se portait sur l'origine de la voix, Personne était passée en un éclair entre Beth et l'orpheline et la claque qu'elle décocha résonna fortement dans le silence de l'aube. Pas un mot, pas un pleure de plus. Beth pouvait voir dans les yeux de Personne qu'elle était allée trop loin. Elle se retourna et courru tout droit vers le nord de la ville. Personne se retourna et tendit une main à la jeune Olivia. elle inclina la tête pour excuser Beth.


Il savait que cela ce passait souvent comme ça, au début. Sauf que personne ne laissait le temps aux enfants de s'attacher à ceux qui les conduisaient ici. Mais surtout, une petite fille perdue dans une grande ville est une source de problèmes quasi instantannés. Il n'allait pas être question de rester là et de laisser faire... Le reste... Attendrait. Sans se dévoiler, il prit une petite ruelle pour suivre la très jeune fille.


Personne sentit le Faucheur partir à la suite de Beth, bien qu'elle ne le vit pas. Elle trouva surprenant qu'il se cache ainsi devant eux... Mais elle ne se posa pas plus de question. Elle devait elle aussi retrouver la petite Beth. Elle se retourna et se mit en marche mais la main ridée de la vieille femme l'arrêta.

- J'aimerais vous parler, les règles qui régissent cet établissement sont très strictes. Nous n'acceptons aucune forme de violence et j'ai bien peur que cette enfant soit trop vieille pour s'accomoder de telles règles... Je ne suis pas sure de pouvoir fournir un toit à cette demoiselle.

Personne regarda un peu plus la vieille femme, puis son regard tomba sur la jeune enfant aux cheveux blancs. Voulait-elle vraiment que Beth soit seule comme le semblait être cette jeune fille... Soudain, elle remarqua quelque chose de troublant...


Il courait à travers les rues. Les enfants ne sont pas rapides, mais ils sont malicieux. Celle là était triste et se sentait abandonnée. Ses pleures ne la porterait pas loin, mais elle se cacherait. Il s'arrêta rapidement au coin d'une rue, croisant un citoyen quelquonque:

"N'auriez vous pas vu une enfant en pleures dans le coin?"


Se fiant à son flair, la louve suivit la trace de l'enfant ainsi que celle du Faucheur. Elle tomba rapidement sur lui alors qu'un passant lui indiquait une direction hasardeuse comme pour se débarrasser de lui. Mais la demoiselle savait où chercher et d'une main ferme, elle saisit le bras du Faucheur pour l'emmener dans la bonne direction. Le temps d'un instant, leurs regards se croisèrent et le trouble de la louve se confirma... Ils avaient les mêmes yeux.


"Pas de temps a perdre, allons y."

Il la fit la lâcher, comme pour l'inciter à aller plus vite. Son visage resta fermé, il ne semblait pas préoccuper par la situation bien que ses actes suggéraient le contraire


Se précipitant dans les rues, la louve s'enfonça dans les quartiers malfamés de la cité de Mélior. mais son odorat fut perturbé par une odeur plus forte et plus dérangeante... Une odeur de mort. Accélérant le pas à une vitesse inhumaine, la louve passa un croisement pour trouver la jeune fille debout devant une charrette transportant des cadavres. Un enfant reposait parmi eux.

- Si tu m'abandonnes... c'est ce qui m'arrivera? Je mourrais seule comme un chien?

Personne se tourna vers le faucheur et lui demanda à demi mot...

- Comment avez-vous pu trouver le courage...?


L'ayant suivi sans aucun problème, il ne se sentait même plus humain. Courir aussi vite qu'un Laguz... Il resta impassible devant le cadavre. Les mots volèrent autour de ses oreilles, alors il ferma les yeux. Il prit le corps inerte dans la charette, délicatement et s'en retourna dans les ruelles. Sans rien ajouter.


Il l'ignora... il l'ignorait toujours. Et elle resta là sans savoir quoi dire, sans savoir quoi faire. Elle n'avait jamais eu besoin de parler pour exprimer ce qu'elle pensait et aujourd'hui même les mots lui manquait. Tout semblait tellement plus simple quand elle était seule, qu'elle n'avait d'autre préoccupation qu'elle même ...
Elizabeth était comme un poison qui s'immiscait dans sa chair et la rendait impotente. Elle la regarda encore et encore et rien ne lui venait...

- Alors c'est ainsi que je finirais...

La jeune enfant passa à coté de la louve et suivit le cadavre s'identifiant à lui comme étant son avenir proche.
Personne resta seule... Et pensa à s'enfuir, il était tellement plus simple de fuir parfois. Il se mit à pleuvoir.


La pluie battait ses temps au rythme du fleuve qu'exprimait ses cheveux. Il avait récupéré une pelle quelque part et, non loin de la ville, creusait. On y pouvait rien, il se battait pour libérer le monde mais le réel s'ancrait toujours sous ses yeux. La lutte était inutile, alors tout ce qu'on pouvait faire était honorer la mémoire de ceux qui sont mort. Ceux qui sont innocents, et les enfants passent avant tout les autres


Beth regarda l'homme faire sans un mot. Elle le regarda creuser, elle le vit jeter le corps dans la fosse. Puis le recouvrir. Elle n'avait pas la notion du temps, mais elle savait que se fut long. Puis le silence retomba à peine perturbé par la pluie battante. L'enfant se rapprocha et demanda de sa voix nasillarde

- Vous êtes de sa famille... son frère peut être? Pourquoi vous l'avez abandonné?

Personne s'était mise en marche.


Il ne se retourna même pas vers elle, plantant la pelle dans le sol sans effort:

"De qui parles-tu?"


- De la fille. Je reconnais votre voix et je ne suis pas idiote, j'ai appris à lire entre les lignes en cotoyant Tabatha.


"Ca ne te regarde pas. Rentre chez toi."


- Je vois... au finale vous n'en avez pas plus qu'elle... nous ne sommes qu'un fardeau dont il faut se débarrasser c'est ça!! C'EST CA?!?!

- Non... ça ne l'est pas. Nous... Je veux te protéger car je tiens à toi. Et je préfère te savoir au loin en sécurité plutôt qu'à mes cotés en danger, bien que chaque minute loin de toi me fend le cœur.

Personne s'avançait sous la pluie cherchant les mots qu'elle aurait aimé de sa sœur...


Il ne répondit pas. Il se contenta de sortir de sa poche un parchemin, qu'il donna à la gamine avant de partir. C'était un avis de recherche, le siens même. Elle devait comprendre par elle même.


- Et moi dans tout ça mon avis ne compte pas? Je comprend ton avis mais c'est de ma vie que l'on parle et je pense que cette fille préférerais être avec son père plutôt que seule. Et je préfère être avec toi qu'ici.

La jeune fille la regardait droit dans les yeux de cette détermination que Personne ne connaissait que trop bien. Il y avait de la force chez cette enfant, il y avait de la volonté... celle qui avait permis la survie de la louve.

- Alors viens avec moi.



"Non. On enmène pas un enfant sur le champs de bataille."


- Ta gueule toi je t'ai rien demandé.

Le regard de Beth était furibond. Alors qu'elle faisiat volteface effrayée et énervée. Mais de toute façon la décision de Personne était prise. Elle n'avait pas la force de lui dire non, et personne n'avait su lui dire comment la trouver... pas même lui. Elle leva son regard sur l'enfant et lui tendit la main.

"Si tu comptes l'emmener, je m'interposerais."


- Sais-tu seulement à quel point il est dur de vivre sans parent.

La main de Beth se posa dans celle de la louve.


"Peu importe les idées, les avis. Vous savez très bien que cela ne conduira qu'à la mort de l'un de vous deux. Et à se retrouver vraiment seule."


- Partons!
Beth se mise en marche tirant la main de Personne. La louve avait des doutes mais plus elle y pensait plus elle se disait qu'elle aurait aimé rester avec sa soeur envers et contre tout.

Il soupira longuement.

"On ne peut pas sauver tout le monde. J'ai laissé ma fille dans un Orphelinat que j'ai moi même payé avec le sang de mon grand-père. Elle est sans doute plus forte que toi, mais dois-je l'enmener alors que je passe ma vie à me battre? Est-ce que j'ai envie de la voir devenir une combattante et mourir l'arme à la main à mes côtés? Ou ne pas faire la même erreur et la laisser devenir une véritable femme du monde, avec ses propres choix et envies. Elle est triste maintenant. Mais elle comprendra."

Il respira profondément. Et il partit lentement, en traînant des pieds, vers la ville.


Personne le regarda s'éloigné encore alors qu'elle sentait son cœur se serrer dans sa poitrine...
* N'aurais-tu pas pu me le dire avant... Faucheur.*
Le regard de Beth sur elle se fit insistant...

- Je ne reviendrais pas sur ma parole... elle est tellement rare qu'il serait dommage qu'elle soit fausse.

La jeune femme lui fit un sourire chaleureux bien qu'elle doutait encore de son choix.

Il s'arrêta, le vent sifflait a travers les gouttes. Il serra les poings.

"Tu va la faire tuer..."

C'était comme si le temps se méttait à souffler une mélodie, une mélodie sinistre. Il se retourna:

"Je vais donc devoir vous arrêter. Et je n'aurais aucun problème a frapper une enfant."


- Je t'ai demandé ton aide. Tu me l'as refusée. Alors ne remet pas en cause un décision à laquelle tu n'as pas voulu participer.


"Ce n'est pas ma résponsabilité. C'est la tienne. Réfléchit à ce qui est le mieux pour elle, pas à ses caprices. Pas aux tient. Tu n'es même pas une mère, tu n'en es même pas l'ombre. Tu n'es pas en mesure de protéger qui que ce soit, tu n'es qu'une Laguz sur une terre de gens qui te détestent et te tuerons dès qu'ils auront un doute. Oserais-tu clamer que tu es mature et résponsable? Il la tueront aussi. Si ils n'en profitent pas avant. Ne laisse pas de simple émotions envoyer cette gamine vers la mort. Parce que tu ne réalisera qu'une fois son sang sur les mains."


... Personne reçu la pique en plein coeur alors qu'elle sentait tout son être s'effondrer. Pourquoi lui dire ça maintenant alors qu'elle avait donné sa parole... Pourquoi lui parler maintenant alors qu'elle avait eu besoin de son aide avant. Elle ne pouvait pas faire marche en arrière et même si les dire du Beorc était vrai, elle...

- Arrête, arrête de t'en prendre à Tabatha. C'est ma décision. Je l'accompagnerais de toute façon quoi qu'il arrive. Même si elle me place dans cet orphelinat je m'enfuirais et la retrouverais. Je ne veux pas être seule!!! Alors laisse-nous!



"Alors, je te tuerais moi même. Avant que tu la fasse se sentir coupable de mourir."


Sans était trop. La louve était confuse mais une chose était sure. Beth ne mourrait pas et elle s'en assurerait. Sortant une plume à la pointe d'acier, elle grava dans sa chair 4 lettres à l'adresse de l'enfant. Celle-ci acquiesça puis se détourna.


"J'attend votre décision."


La jeune fille partit. Prenant la direction de la route commerciale. Personne quant à elle restait face au Faucheur le regardant de ces grands yeux tristes.


Il ne dit pas mot. Il la regarda, la persuadant de ses yeux vides de tout lui raconter.


- Tu sais... Tu es le premier humain que j'ai rencontré et pas tué. Tu es aussi celui à qui je dois la vie pour de nombreuses choses. J'ai essayé de payer cette dette. Je t'ai couvert auprès d'un dénommé Nemesis, J'ai cherché à t'aider... Mais rien n'y fait. Je te regarde toujours de loin et me dit que jamais je ne te rattraperais. je n'aurais jamais ta force, je n'aurais jamais ton courage, je ne saurais jamais parent. Alors je te place sur un pied d'estale et te regarde, t'admire, jusqu'à faire de toi mon idol... Jusqu'à aimer l'image que je me fais de toi. Mais la réalité est tellement plus cruelle...


"... C'est ridicule. Je suis le pire des monstre."

Il la pointa du doigt.

"Tu dois la laisser. Tu le sais."


- Oui je le sais... Je ne le sais que trop bien.

Pourtant, elle avait beau le savoir, elle ne le ferait pas ou plutôt pas à la manière que considérait ce monstre qu'elle aimait. Un son aigü retentit à travers la pluie. Personne se sentit soulagée.
- Mais elle m'a ouvert les yeux sur quelque chose... Elle m'a ouvert les yeux sur l'espoir. Alors je ferais tout pour elle.



"Alors fais le pour elle, prend une vie normale. Cesse de te battre."

[color=orange]- Comme tu as fait? Je ne cesserais pas de me battre car je me bats au nom de l'espoir qu'elle m'a donné. Pour un monde sans racisme où Laguz et Beorc pourront s'accepter. Et je ne me bats pas seule. Si je ne suis pas capable de la protéger. D'autre le feront à ma place.
L'esprit de la jeune femme s'éclaircissait. Elle savait désormais ce qu'elle ferait prenant en considération tous ces doutes.


"Je me bats pour elle. Pas pour l'espoir qu'elle m'a donné. Pour l'espoir d'un beau monde, que moi, je peux lui donner. Tu réfléchit dans le mauvais sens. Je fais cela, je suis égoïste, je me hais. Mais je le fais de la seule façon à ce que chacun soit heureux au final. Je ne compte pas. Je ne compte plus."

Personne s'approcha de lui et posa une main sur sa joue avec douceur et circonspection. [/i]
- Aucun chemin n'est mauvais quand on désire la paix. Il est bon de savoir que ce désir te provient de ton envie d'offrir à mon meilleur à ta fille, moi il m'a été révélé par cette enfant. Ma décision est prise

Au loin dans le ciel, on pouvait distinguer des ombres à travers la pluie.


"Je devrais me battre contre toi pour ces idées."

Quelles étaient ces idées? Le monde n'était il pas trop réel et dur? Il savait qu'il ne pourrait pas l'empêcher, oh combien cela pouvait couter cher. Mais le temps n'était pas venu, rien ne demandait de s'interposer.

- Alors je me défendrais.



"Je ne me batterais pas. Tu fais ce que tu veux, prend bien juste note des conséquences. Je ne peux sauver personne."

- J'essaierais pourtant. Encore et encore et quiconque voudra m'assister dans ma quête sera le bienvenu. Maintenant pars et va la voir même si c'est de loin.

Un pégase apparu dans le ciel alors que l'on distinguait deux personnes sur le canasson. Personne recula de quelques pas et s'inclina légèrement en signe d'au revoir. Erin amorçait sa descente.

"Tu sais que tu vas te planter. Et ne reviens pas par vengence. Pars, rejoins tes idées et tes envies. Bats-toi pour ce que tu as, et essayee d'y survivre. Tu n'as pas les épaules pour autre chose que le fait d'être solitaire. Alors sois plus forte."


-Je ne le sais que trop bien. Mais je deviendrais plus forte, je te l'assure..._ Elle releva la tête et lui demanda avec précipitation alors que le Pégase faisait battre l'air sous ses ailes _ Ton nom? quel est-il?


"Dayn."

- Ce doit être agréable d'avoir un nom

Elle lui sourit chaleureusement alors qu'Erin la rejoignait d'un bond.

- Luna tout va bien?

Luna, Tabatha, Gar'ga, Personne... autant de nom que ne lui appartenait pas vraiment.

- Oui.

- Mais... tu parles Luna! Tu parles!!!

Car les mots ne suffisaient pas mais ils étaient mieux que rien... Beth regarda l'homme de se regard impétueux et inconséquent des enfants. Elle le détestait ouvertement bien qu'il ne voulait que sa sécurité. Le Fauheur était comme elle... un incompri à part qu'elle, elle ferait tout désormais pour se faire comprendre.

- Une dernière chose
_ Personne se défit de la prise d'Erin_ Tu comptes pour elle.
*et tu compte pour moi*
- Ne l'oubli pas. Partons Erin.

- Mais qui s'est??? Sa tête me dit quelque chose...

- Partons.



"Tu as un nom. C'est ce que le ciel nocturne dit. On ne choisis jamais comment l'on se prénomme. Ton nom sera Maïgekko.

Personne jeta un regard en arrière alors qu'elle gravait dans sa mémoire ce nom qu'on lui donnait pour la première fois. Elle monta sur le cheval à la suite d'Erin et de Beth. Puis elles s'envolèrent dans les cieux, laissant une Erin perplexe sur la situation.
Arrivée à la demeure, Personne demanda à Erin de prendre soin de Beth pour elle. La louve voulait lui offrir une maison, un pied à terre, un endroit ou elle pourrait toujours retourner pour être en sécurité.
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