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 Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]

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MessageSujet: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Sam 30 Juil - 23:51

Nos premiers pas


Je n’aime pas le sang, je n’aime pas la souffrance… Cependant, je n’ai pas vraiment choisi le métier pour les éviter tous deux…

***

- Je… je vais mourir, pitié… pitié… aidez moi. Je ne veux pas mourir… je ne…

- Mais tais-toi… tu crois que je fais quoi là, que je me tourne les pouces ? Je… Je vais te soigner alors laisse moi faire.

Kiméra ne savait pas comment il s’était retrouvé dans un tel foutoir mais maintenant qu’il y était, il s’y était enfoncé jusqu’au coude… Il essayait de faire abstraction de ce qui l’entourait, il essayait de ne pas voir les cadavres, les bouts de corps et la déchéance qui faisait le décor de la scène, il ne s’occupait que de ce pauvre survivant dont l’évanouissement avait dû sauver la vie. Sa jambe était brisée, son bras irrécupérable, son visage défiguré.
Le bâton d’ébène au dessus de sa tête illuminait son expression de douleur. Pourtant, cela faisait bien une demi-heure qu’il était arrivé par hasard dans ce campement et qu’il s’occupait de sa pauvre victime.

- C’était horrible, ils sont arrivés, ils sont repartis et ils ont laissé derrière eux ce monstre, ce démon… ça n’aurait pas du ce passer comme ça… on voulait juste leur trésor et la lionne nous… on n’avait pas demandé à ce que ce démon de faucheur soit là…

Il avait du mal à se concentrer et franchement, il se demandait s’il ne ferait pas mieux de l’assommer pour mieux le réparer. Cependant, avec une éducation telle que lui avait donné Allen Walker… c’était impensable.
Par un simple mouvement sec et parfaitement asséné il le frappa derrière la nuque et enfin… le silence, la paix… Il ne savait même pas pourquoi il était venu…

*Bon si je sais pourquoi je suis venu tout de même… je n’suis pas con non plus*

***
Il se dirigeait vers Gallia tranquillement quand il avait perçu des fumées au loin. Il serait bien passé à coté, ne souhaitant pas attirer l’attention sur lui mais hélas… sa morale ne le laissait pas passer à coté de potentiel blessés. Il devait aider les gens même si cela devait lui attirer des embêtements et l’emmerdait profondément. Son maitre le lui avait souvent dit, ce métier était gratifiant (ou pas) mais particulièrement… dangereux (et il était d’accord avec ça). Qui aurait pu penser que sauver les gens pouvait vous attirer des ennuis franchement ? Il s’était fait agressé par des tigres, par des femelles et même par une albinos et il lui avait dit qu’avec sa tête ça lui arriverait aussi…
Néanmoins, avec celui là, il ne risquait plus d’avoir des problèmes. Il ne se réveillerait pas avant quelques heures et lui serait parti. D’ailleurs, il se demandait pourquoi son maitre n’y avait pas pensé, pour soigner les gens, mieux valait qu’ils soient endormis et ainsi aucun souci

*Je suis super intelligent en fait !*

Soudain le soldat se réveilla… en même temps c’était plus ou moins normal puisqu’il l’avait endormie en le frappant et qu’il soignait ses blessures.

- Non mais vous vous foutez de moi !!!

Ayant récupéré toute son énergie le soldat se releva et le saisit par le col. Il avait l’air d’être quelque peu énervé… et le pauvre Kiméra était pour sa part particulièrement fatigué.

- Enchanté, Kiméra Mant pour vous servir

Son sourire était particulièrement charmant ce qui désarma quelques instants le Beorc et il en profita pour se défaire de sa poigne.

- Eh bien vous avez l’air d’aller bien mieux, je vais donc vous laisser… *fuyons*

Aussi rapide que l’éclair il déguerpit slalomant entre les cadavres. Il pensa fortement à ses ailes et sentit les appendices percer son dos juste entre ses omoplates. Mais alors qu’il allait pour quitter la terre ferme, il se prit les pieds dans un cadavre et s’écrasa face contre terre.

- Fais chier …
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Mar 2 Aoû - 16:22

Assis contre un mur, tête basse et yeux clos. Les jambes écartés, l'épée à quelques mètres. Un sphère noir dans la main gauche. Voilà. Voilà ce qui restait du Faucheur. Endormis, inconscient peut-être. C'était toujours comme ça. Le noir, le vide, le néant. Un trou béant dans le crâne, creusé à la pioche. Douloureux, physiquement et mentalement. Ne pas se souvenir mais savoir ce qu'on a fait est un fardeau. Même les puissants ne peuvent pas porter un fardeau trop lourd pour eux si ils ne le partagent pas. Lui, ce démon, cette aberration; vivait tout simplement avec.

Parce qu'au moins, il était encore en vie.

La sphère noir roula au sol, sur quelques mètres. Lentement, ses mains se déplacèrent jusqu'aux poches intérieur de son manteau. Une bague à tabac, une feuille gominée. En deux en trois mouvement, la narcolepsie sans retour était prête. Du feu, un briquet à pierre et amadou. Inhalation, délectation, soupire, souffrance. La fumée s'éleva dans le ciel, suivant ses précédents homonymes de destruction.

Il ouvrit les yeux et releva la tête, sans vraiment contempler ce champs de ruine qui l'entourait. Il était adossé à un pan de mur qui avait du mal à tenir debout. Il savait qu'il avait tout détruit, comme à chaque fois qu'il perdait le contrôle. Ainsi, il ne se souvenait de rien. Qu'est ce que c'était que ça? Ce n'était pas la première fois. Il se sentait comme une marionnette. Un pantin dirigé par une force malveillante:


(De toutes façons, j'ai toujours été un pantin.)

Le regard vers le ciel, un bleu d'azur. Comment pouvait-il faire aussi beau au dessus d'un tel carnage? Il prit une nouvelle bouffée, baissant les yeux a chaque seconde où un filet de fumée sortait lentement de sa bouche. Une bâtisse effondrée. Nouvelle inspiration; le sol teinté en rouge. Encore une: des morts. Des morceaux de morts. Partout. Une hécatombe gratuite, sans raison.
Sa main libre se posa sur son front, les tempes doucement posés sur son pouce et son index. Le temps c'était arrêté, pour reprendre un peu plus tard. Un court espace sans lui, sans son esprit. Juste son corps, cette arme qui à jamais laissera une trace indélébile sur cette terre. Marqué à l'encre rouge; puisé directement dans ses victimes. Des innocents, des malfrats, quelle importance? Une fois mort, nos actes ne nous rapporte rien. Là bas, il n'y a que les ténèbres. Aucune occasion de rédemption ou de perversion.

Un soupire nacré, une pensée fugace. Tel un éclair, un souvenir d'un loup balançant une épée ensanglantée. Le début d'un combat, et puis ça. Douce hécatombe que de s'endormir debout pour se réveiller dans un fruit du massacre, tout en étant son noyau.
Ses yeux dévièrent vers la sphère noir. Était-ce ça, cet artefact maudit? Sans doute que non. Ce n'était pas la première fois, et ces choses maléfiques n'étaient pas toujours présentes. Il s'en était servit contre ces pauvres hommes, il était couvert de leur sang. Doucement, il reposa son corps sur ses deux pieds. Empoigna Archeron avant de disposer la pointe sur cette sphère.

Combattre le mal par le mal.

L'énorme lame s'enfonça dans la sphère, la tranchant en deux dans un bruit de verre. Les débris noirs polluèrent le sol avant de disparaître, lentement, se consument dans la même magie noir qui les habitaient. Elle était loin, cette terre promise. Ce monde de rêve. La chasse au trésors perdus n'était qu'une condition inhérente. Autant dire qu'une seule vie ne suffirait pas. Mais quand on en prend des milliers, sans véritable raison, se sent-on immortel?

Rangeant son arme légendaire d'un habile mouvement de poignet, il se mit à trainer les pieds entre ce qui furent les pièces de ce grand bâtiment. De l'eau, pour se nettoyer. Il devait bien y avoir un puits dans la cours extérieure. Certes, enlever ce sang n'absoudrais rien. L'innocence ne peut pas être racheté. On peut seulement occulter le mal. Tant dans une question de respect que de culpabilité, il s'efforçait de ne jamais oublier. Porter un si lourd fardeau, apprendre à vivre avec. Un pain rassis quotidien.

Il remonta le sceau à la force des bras. Les courbatures étaient multiples, presque insupportables. Quelques blessures superficielles, mais rien de plus. Quand à ceux au sol... Il plongea sa tête dans l'eau froide.

Une fois le débarbouillage terminé, il était tant de quitter cet endroit. Il n'y avait plus rien ici, que ce soit à donner où à recevoir. Encore une fois la mort lui avait sourie, il l'avait regardé en face et usée de ses mains. Encore une fois de trop. Cette immuable volonté qui le rongeait le fit trainer des pieds jusqu'au loin. Peu importe où ses pas le guideraient, un éternel vagabond, recherché envers et contre tout, n'avait nul part où se reposer. Malgré ce feu champ de bataille, il fallait tourner la page. Commencer une nouvelle feuille blanche de cette légende criminelle, en espérant cette fois un belle fin. Du moins jusqu'à la prochaine page.

Aussi silencieux et lent que possible, son lourd équipement ne l'empêchait pas d'entendre. Ces voix, un peu plus loin. Des survivants. Il allait passer juste à côté, sans les regarder, sans s'occuper d'eux. Un vrai chat. Détestable à souhait.
L'un d'eux avait le dos tourné, et partait en courant. L'autre fit de même en apercevant la silhouette rouge, mais dans une autre direction. Poussé par un hurlement de terreur sur des jambes flageolantes. Aucun intérêt.

Ainsi, sans s'en rendre compte, ses pas prenaient la même direction que le premier fuyard. Avait-il participé à la bataille? Il ne se souvenait de rien, et ça ne l'intéressait pas. Oublier, non. Car les morts mérite qu'on se souvienne d'eux. Afin que leur vie ai eu un impact quelconque en ce monde. Malotrus ou simples citoyens. Occulter, oui. Puisse que vivre avec autant de choses sur la conscience est impossible si on ne veut pas finir écraser sous le propre dégout qu'on s'inspire.

Oh, douce agonie.


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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Jeu 4 Aoû - 1:48


*Putain… la poisse !*

Plus qu’il ne le vit, il sentit la présence du soldat qui était devenu étrangement plus pesante sur ses épaules. Bon il est vrai qu’il l’avait frappé derrière la nuque mais ce n’était que pour mieux le soigner… Et dans plus de tranquillité qui plus est. Il n’y avait rien de mieux que le calme pour utiliser son art et il n’appréciait pas que l’on hurle en sa présence. Ce qu’il avait vécu ne méritait pas des cris, tout au plus le silence devant l’horreur mais absolument pas ses hurlement de cochon que l’on envoie à l’abattoir. Lui savait, lui connaissait des raisons pour lesquelles crier était mérité…
Bref, l’ombre entourait maintenant la totalité de son corps alors que les mains de Kiméra se recouvraient d’un léger duvet de poils. Il n’allait tout de même pas se laisser lyncher par ce Beorc stupide alors qu’il était celui qui venait de se faire soigner par ses brillants soins…. N’est ce pas ? De toute façon, le soldat le lyncherait rien qu’au vu de ses ailes…
Avec une rapidité hors du commun, il se retourna en criant :

- VAS Y VIENS, JE T’ATTENDS ! JE VAIS TE REMETRE DANS L’ETAT OU JE T’AI TROUVE ENFOIRE !!!

… Mais il n’y avait rien, n’y personne…
Un craquement venu de derrière lui, lui fit retourner la tête et il le vit… Lui, l’ange de la mort, le démon au manteau rouge… L’homme passait à coté de lui en l’ignorant complètement…

***

Je dois dire que je ne savais pas ce que je devais faire. Il était la première chose que je voyais, il était la première personne en qui j’avais placé de l’espoir, il était également la première personne à m’avoir déçue…
Cependant, je l’ai suivi, je l’ai rattrapé… Je ne sais pas si j’aurais dû…

***

- Hey ! Toi là, attends, ne pars pas !

Il s’était mis à courir à sa suite une main tendu vers lui comme une amante désespérée courant après celui qu’elle aime.

*Mais qu’est ce que je fous…*

Prenant une impulsion pour prendre son envol, il le dépassa avec aisance. En même temps, ce n’était pas difficile il trainait des pieds et était d’une lenteur impressionnante... Mais, surtout, il était blessé.

- Attends, je peux t’aider…

Il n’en dit pas plus et sortit son bâton. Ironiquement, avec ses ailes noires, sa longue bure noire décrépie et son air presque triste… Il ressemblait plus à un ange de la mort que cet homme ensanglanté du sang des autres qui ressemblait drôlement à un homme à ce moment précis.
Il prit un peu de distance, voire même beaucoup ayant peur de se prendre une épée dans le ventre et effectua l’art dont il était fier. Il n’avait pas grand-chose, mais après son intervention il n’aurait plus rien.

***

Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu le soigner… j’aurais peut être du le tuer pour ce qu’il m’avait fait, pourtant, je ne l’ai pas fait car en le voyant lui qui était comme un Dieu pour moi, c’était comme une évidence que je devais lui venir en aide.
Moi qui déteste devoir m’impliquer avec les gens et ne les aide que quand ils sont à l’orée de la mort… Bref, je ne vais pas y penser durant des heures… concentrons-nous pour le rabibocher.

***
Il leva les bras au dessus de lui fermant les yeux pour mieux se focaliser sur sa magie…

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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Jeu 8 Sep - 3:08

"Je peux t’aider…"

Quelle était cette conviction? Quel était l’intérêt? Et surtout, qui était cet homme? Il ne dégageait rien de ce qu'il devrait être. Un Beorc-Laguz, sans être un marqué. Tant de questions et tellement peu de besoin de réponses.
Ce type volait à côté de lui, s'apprêtant à le soigner, à distance. Il avait sans doute un peu peur. Cela ce comprenait... Il l'avait donc reconnu. Tout ce sang, tout ces morts. Ce n'était pas difficile de le deviner.

Baissant la tête, son visage extrêmement triste, il s'arrêta. Empoignant le manche d'Archeron. Il sortit son arme des attaches magnétiques avant de la pointer en direction de la chimère. Sans le regarder, sans se tourner vers lui. Sans aucune expression autre que la tristesse. Sans aucune envie combative.

D'un léger mouvement de bras, il plaça la pointe dans le flux magique, le laissant se faire aspirer par l'infini vide de son épée. Il ne dit rien et ne fit rien le temps qu'il comprenne que ce n'était pas la peine:

"Laisse moi, va t'en. Je mérite ses blessures. Rentre chez toi avant d'être blessé."
Son ton n'empruntait à rien d'autre qu'à la souffrance. Le Faucheur se sentait mal, bien plus profondément que dans sa chaire meurtrie. Il aurait voulu mourir, que cet homme le tue. Mais il savait très bien au fond de lui qu'il ne se laisserait pas faire. Pour elle, pour son avenir à elle. Elle mérite de grandir dans un monde où elle n'aura pas besoin de se battre. Où elle n'aura pas à lutter contre autre chose que la nature.

Le destin est bien cruel, et les hommes le sont d'autant plus. Pourquoi meurent-ils pour si peu? Comment un démon comme lui peu avoir le droit de survivre alors que tant meurs de sa main? Pourquoi personne n'arrive à le tuer? Il existe tellement de gens plus fort que lui et personne ne veut lui ôter la vie? Il ne devrait pas continuer à se battre pour elle, et pour tous ceux qui en ont besoin. D'autre gens les défendront, d'autres gens qui eux ne seront pas des monstres.
Mais que ferais-tu si ces gens avaient besoin de toi?
Il doit bien exister quelqu'un d'autre, quelque part.
Et si tu étais le seul? Qui peut remplacer un père? Qui peut remplacer tes valeurs?

Une simple pensée, un dialogue intérieur. Une façon de voir les choses. Une façon de ne pas renoncer. Mais cela n'efface pas le remord. Cela n'efface pas la culpabilité. Cela n'empêche pas d'être un assassin.


Ce type devait vraiment s'en aller. Il n'allait pas lui faire de mal, c'était clair. Mais des problèmes lui tombaient toujours dessus. Et sur ceux qui l'accompagnent. Si il voyageait seul, c'était bien parce que tout ceux qui l'avaient suivis étaient mort. Et il refusait, il se refusait plus que tout à laisser mourir quelqu'un d'autre par sa faute.

Il voulait protéger les autres. Il ne faisait que les tuer.

Finalement, il rangea son arme. Et reprit son chemin. Demain ne serait pas un autre jour.


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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Ven 16 Sep - 0:58


*Non mais tu te fous de ma gueule !!! Je fais tout pour t’aider et toi tu sors encore ton épée bizarre pour me menacer ! Et pour annihiler ma magie…*

Aurait-il voulu crier mais à vrai dire parfois la peur à un grand pouvoir même sur les grandes gueules…

- Non mais ça va pas !!! je souhaite te soigner avec toute la gentillesse qui m’a été enseignée et toi tu rejettes ma super bonne volonté avec ton épée majestueusement bizarre pour annihiler mon don naturel !

Il était fou de fureur, pire que ça, il était hors de lui mais à part la petite veine qui pulsait sur le haut de son crâne, rien ne le laisser transparaitre ou peut être le ton éraillé de sa voix dont il essayait de contrôler les sonorités. Ce n’était pas souvent qu’il venait en aide à quelqu’un encore moins à quelqu’un qu’il n’appréciait pas tant que ça. Et pourtant, il y avait peu de personne qu’il avait assez côtoyé pour dire qu’il ne les appréciait pas. Mais en un sens cet homme était le premier à lui avoir arraché des larmes à lui, un homme tous ce qu’il y a de plus viril … bon d’accord ce n’est pas vrai mais si on ne se fait pas un peu d’illusion parfois c’est juste trop triste.
Bref, il ne le détestait pas ou plutôt… si c’était la personne qu’il aimait le moins au monde. Néanmoins, c’était l’une des seules à qui il avait trouvé de l’intérêt. D’ailleurs il est difficile de ne pas aimer quelqu’un qu’on ne connait pas ou pour qui l’on n’éprouve que du désintérêt…

*Que de pensées philosophiques, je m’étonne moi-même !!!*

Redescendant au niveau du Beorc, il se plaça sur sa route le torse bombé par quelque chose de proche de l’orgueil même si du haut de son mètre soixante-sept il ne devrait pas faire le fier.

***

Il tirait surement ce courage de Senri, la tigresse. Etrangement, Kiméra possédait son propre caractère bien affirmé et … bien à lui, mais il pouvait arriver que parfois dans des situations, il puise sa gestuelle, ses expressions, et regard d’autre que lui. Par exemple, il se retrouver à parler une langue qui lui était complètement étrangère comme si c’était sa langue maternelle. Il ne savait si c’était des relents de souvenirs, de rêves ou quoi que ce soit d’autre mais il l’utilisait toujours à bonne escient… ou pas

***
Ainsi, bombant le torse maigrichon qu’il possédait, il tendit son doigt accusateur pointant l’homme en rouge et son expression voulait clairement dire « Arrête toi mécréant ou je m’énerve !!! »
Bien sûr, il ne le dit pas à haute voix, il n’oubliait pas qu’il était au milieu d’un champ de cadavres dont les morts prématurées étaient surement dû à ce mec hyper supra voyant.

- Primo le chevelu, si tu ne veux pas te faire remarquer, ne porte pas un manteau rouge vif avec une épée surement plus grande et lourde que moi. Deuxio, sache que la magie, ça demande de l’énergie alors je te prierais de ne pas la gâcher juste par ce que tu mérites ton sort et nya, nya, nya !!! Troisio… euh non Tersio !!! … Euh je n’ai pas de … Ah si ! Tersio, je n’ai pas de violons alors ne me la joue pas héro solitaire qui ne souhaite pas qu’on lui vienne en aide car il se croit invincible. La douleur ça fait mal
_ *étrange hein ?* _ donc quand ya quelqu’un capable de t’éviter des souffrances tu t’agenouilles devant lui et lui demande son aide _ *Muwahahaha*_ ou au moins tu le laisses faire quand il décide de le faire de lui-même. Surtout quand il a une plus ou moins dette envers toi, crétin !

Kiméra restait là debout, toujours dans la même position qui commençait légèrement à lui déclencher des fourmis dans les bras. Le silence était pesant mais il ne craquerait pas devant l’indifférence visible de l’épéiste. Non, il ne craquerait pas, il ne…

- Bon alors tu réponds !!!

Il avait rabattu son bras le secouant pour se débarrasser des fourmillements…
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Sam 26 Nov - 23:19

"Primo le chevelu, si tu ne veux pas te faire remarquer, ne porte pas un manteau rouge vif avec une épée surement plus grande et lourde que moi. Deuxio, sache que la magie, ça demande de l’énergie alors je te prierais de ne pas la gâcher juste par ce que tu mérites ton so..."

Il ne l'écoutait pas. Il n'avait aucune raison de l'écouter. Non pas que ce gamin en face de lui n'avait aucun mérité à tenter d'user de la magie sur quelqu'un de blesser, loin de là. C'était juste que... Lui ne méritait pas qu'on le soigne.
Cependant, il était clair que cet étrange personnage n'allait pas le lâcher.

Et puis, il était trop sur de lui.
Le Faucheur nageait dans le brouillard de l'amertume. Le crâne en bouillie, incapable de réfléchir. Comme à chaque fois que la bête est totalement libre, enchainée tout de même à quelqu'un d'autre. Celui qui tiens les rennes. Celui qui est la cause de tout ça. Alors oui, il pourrait se laisser soigner, car au final il n'était ps l'instigateur de tout ce massacre.
Il aurait préféré mourir.
Ses mains étaient aussi sale que celles du marionnettiste. Lui le sang entre les doigts, l'autre l'âme plus noir que les abysses elles même. Rien de bon, rien de percutant ne ressortait de son esprit. Il devait vivre, pour tenir ses promesses. Pour assurer ses responsabilités. Pour sa fille.

Pour faire vivre la mémoire de ceux qui sont oubliés.

D'un simple mouvement de poignet, il mit la lame de son épée vers lui, par dessus son bras avant de remettre ce dernier en arrière afin de laisser glisser l'arme dans son fourreau de tissu et de métal.
Il remit sa capuche, et se détourna d'un pas lent. Soupirant longuement, il se remit à traîner des pieds vers l'horizon:


"Fait ce que tu veux. Chacun à le droit de croire en ses propres rêves."

Il ne s'agissait que d'un demi-mensonge. Ses rêves tués dans l’œuf, ses envies et ses passions balayés par le temps. Il avait tout tenté. La passion, l'amour, la vengeance, le repentit. Il ne restait qu'un halo de mort agonisant, planant au dessus de lui dans l'attente de jours meilleurs.

Il roula un peu des épaules, tentant de se tenir droit sans succès. Son visage était fermé, inexpressif. On y lisait cette tristesse constante, sans pouvoir y déceler qu'un nouveau rondin avait rejoint le fagot qui lui servait de fardeau.
Il se roula une cigarette, lentement. Léchant le bord du papier avant de tenter d'en tirer une maigre détente. Illusoire. Ça ne faisait rien, ça ne changeait rien.

Encore une fois, il laisserait un champs de mort derrière lui. Sa prime augmenterais, sa légende sera encore porté à la lumière des flambeaux. Les gens continueront de trembler à son nom. Les enfants ne cesseront pas d'en faire des cauchemars toutes les nuits durant. Les mercenaires pleuvront, en quête d'argent ou de vengeance.

La roue du destin continue de tourner, sa course frôlant toujours les bonnes cases sans jamais s'y arrêter.

Peu importe où ses pas le conduiraient. Vers d'autres combats, d'autres rencontres. L'espoir naît dans les entrailles du désespoir.
Mais pour l'instant, il n'avait besoin que d'un verre. Pour commencer.


"Tu peux rester, si tu le souhaites."

Pas vraiment une invitation, encore moins un conseil. Juste une possibilité. Chacun choisis son chemin, et celui du Faucheur croisait actuellement celui d'une petite auberge de campagne, après quelques heures de marche silencieuse.

Il rentra sans rien dire, se voulant discret et se posa autour de la table la plus sombre. D'un signe de la main, il fit comprendre au tavernier qu'il voulait quelque chose de fort.

C'était repartit pour la descente infernale.


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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Sam 7 Jan - 3:53


Non mais c’était quoi cette larve, ce mollasson rougeâtre qui lui donné envie de le frapper chaque putain de seconde qui passaient…

*Fait ce que tu veux. Chacun à le droit de croire en ses propres rêves… Blablabla…Tu peux rester, si tu le souhaites… blabla. Je vais me gêner*

Il avait rebrandit son bâton et le levant au dessus du criminel il se mit à le soigner tout en marchant, c’était pas agréable du tout. Et le pire c’est que celui-ci comme si de rien était il se roulait un clope avançais sans même le remercier. Kiméra s’en sentait outré. Pire, il trouvait ça affreusement vexant. Il n’était pas comme ces mijaurées que étaient susceptibles au moindre vent mais tout de même… Cet homme était tout de même celui qui avait tenté de le tuer. Bon d’accord, il ne pouvait pas le reconnaitre actuellement mais au moins il pourrait faire un effort pour sentir le lien intime qui les relis…

Et voilà qu’il se mettait à parler comme une amante bafouée. C’était pitoyable. Il s’imaginait déjà en mode larme au yeux, lui tambourinant le poitrail de ces petites mains imberbe en hurlant « pourquoi tu ne veux pas te rappeler de moi !!! »…

Petit délire vite effacé de son esprit, il réalisa que le faucheur c’était éloigné d’une bonne cinquantaine de mètres pendant que son imaginaire faisait des siennes. Avec un facilité déconcertante, il le rattrapa et se mit à suivre son pas lent, essayant de ne pas se mettre dans le sens du vent pour ne pas se prendre la fumée. En tant qu’ancien dépendant, il ne pouvait se permettre de se tenter sans précaution.

- Tu n’devrais pas fumer, c’est mauvais pour la santé, sa donne une haleine de cendrier froid et en plus ça jaunie les doigts et les dents. Pas très glorieux pour un joli minois comme le tien.

Un grand silence pour répondre à sa remarque… il ne s’attendait pas à autre chose.
Ils arrivèrent plus rapidement qu’il ne l’aurait pensé à une auberge de voyage dans laquelle ils s’arrêtèrent. C’était sombre, c’était assez effrayant et à vrai dire, Kiméra détestait ce genre d’ambiance trop alcoolisé pour lui.

- Tu ne devrais pas boire non plus, c’est mauvais pour ton foie et tes rein, tu peux les bousiller si tu fais pas gaffe et après, au lieu d’avoir un œil bleu et un rouge, ils seront tous les deux jaunes… c’est pas classe tu sais !

Grand silence accompagné d’une gorgée de son breuvage qui sentait à des kilomètres l’alcool bien fort et pas forcément bon.

- Tu sais, je t’ai soigné pas besoin de désinfecter l’intérieur de ton corps avec cette pisse de chat.

Quelques regards se posèrent alors sur eux et étrangement, ce n’était pas le mec voyant en rouge qu’on dévisageait mais le pauvre petit prêtre à ses cotés qui devait parler beaucoup trop fort et dire trop de bêtise pour la population locale.

- Je suppose que Messire Mon seigneur et père ne veut pas de ma pisse de chat, alors il veut boire quoi ? si ce n’est pas trop indiscret pour l’aubergiste que je suis.

- Ne vous inquiétez pas mon bon monsieur, j’ai ce qu’il me faut ici.

Il sortit une petite flasque de sous sa cape et la rangea. Un sourire malsain s’afficha alors sur le visage de l’aubergiste et de quelques de ses amis… Ça sentait carrément pas bon.

- Ceux qui ne consomment pas, ne sont pas les bienvenus !

Ils le chopèrent avant même qu’il ne puisse se débattre et étrangement, Kiméra eut peur. Il sentit monter en lui l’instinct animal qui faisait crisser les omoplates de son dos pour laisser dépasser des plumes, il sentit les griffes commencer à sortir, mais il se contint. Il ne pouvait pas faire ça devant lui. Il ne pouvait leur faire du mal.
En moins de quelques seconde, il se retrouva dehors jeté comme un mal propre dans les purins des écuries… ça sentait vraiment pas bon et c’était peu de cas de le dire.

- Fait chier… j’aurais mieux fait de devenir un meurtrier en série, ça aurait été plus simple.

Se relevant en enfonçant ses mains dans la merde, il se dit que c’était une mauvaise journée et prit son courage à deux mains pour re-rentrer.

- Aubergiste servait moi de votre pisse de chat, et je vous réserve aussi une salle d’eau

- Bah vous voyez, on peut s’entendre finalement, ça fera 10pièces

- C’est du vol !!!

- 12pièces.

Nonchalamment il lui envoya l’argent et se dirigea vers la salle d’eau en passant par la table de ce cher monsieur en rouge qui n’avait pas levé le petit doigt pour l’aider.

- Merci bien cher M. le Faucheur. Je vous ais haï la première fois que vous mette apparu. Bah ça n’a pas changé.

Il le regardait droit dans les yeux mais si lui pouvait reconnaitre ses pupilles si asymétrique, celle de Kiméra n’avait rien de particulier. Il ne saurait jamais qui il était, et valait peut être mieux.


Et c’était un doux euphémisme.
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Jeu 26 Jan - 18:54

Il l'écoutait parler. Ce type passait son temps à se plaindre, à commenter. Comme un enfant qui tente de s'attirer la sympathie de son grand frère. Pfeuh, quelle ineptie. Les soigneurs sont-ils tous les même? A s'occuper de ce qui n'a pas besoin d'aide. Ils sont stupides, car cela finira par leur couter la vie.

Et puis un frémissement dans l'air, comme une légère odeur qui se transporte avant de s'évanouir par où elle est venue. Une tinte animal, qui se dessine dans l'air. Invisible et insondable, marque si particulière.
Puis une discussion entre autrui, et un retour aux sources:


"Et que vas-tu faire? Tu vas te transformer et venir japper en me mordillant les mollets?"

Il glissa ses yeux de son verre vers lui, reposant la choppe sur la table avec lenteur et précision. Sans aucun bruit, le métal contre le bois.
Derrière lui, l'assemblée était partagée entre l'effroi et le tirage d'armes de leurs fourreaux. Pour ceux qui en avait. Ses pupilles vrillèrent rapidement sur le petit peuple. Tuer ou être tuer, encore. Il est dur de se battre avec un boulet accrocher au cou. Mais pas impossible. Ce simili-Laguz se ferait massacrer. Ou massacrerait tout le monde. Une occasion à ne pas rater qu'est celle de se laisser aller au meurtre. Il était sans doute imbécile, d'avoir parler ainsi. Car dans quelques minutes, toute la garde serait ici.

Ça laissait au moins quelques minutes.

Ses sourcils se froncèrent légèrement, ses paupières se fermèrent à demi:


"Bouh."

Le fracas du bois, la peur du fer. Ceux qui purent, coururent dehors par la porte. D'autres préférèrent se jeter par la fenêtre. Enfin qu'importe, il ne restait plus que cette bête sans nom se tenant devant lui. Gentil petit animal domestique:

"Alors dégage. Je n'ai aucunement besoin de quelqu'un qui n'est capable de vivre une vie que par rapport à celle d'autres personnes. Tu n'es rien. Tu n'as pas de personnalité. Tu es inutile. Va emmerder quelqu'un d'autre."

Il reprit sa choppe, sans délicatesse afin de terminer son verre. Plus personne pour lui en servir un autre, maintenant. Peut-être était-ce mieux, car il ne sortirait pas d'ici sans se battre. Et il serait agréable que ce petit chaton ne soit pas dans les parages quand sa propre bête émergera. Car on ne peut pas toujours sauver quelqu'un deux fois.

Et déjà, les bruits du fer arrivaient à vive allure. Bientôt le métal joncherait le bois, avant d'aller rencontrer ses frères.


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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Lun 30 Jan - 0:09




- Alors dégage. Je n'ai aucunement besoin de quelqu'un qui n'est capable de vivre une vie que par rapport à celle d'autres personnes. Tu n'es rien. Tu n'as pas de personnalité. Tu es inutile. Va emmerder quelqu'un d'autre.

C’était quoi ce foutage de gueule… Pourquoi devait-il subir ces remarques acerbes ? Il n’avait rien fait. Etait-ce être un chien que de suivre ses convictions et soigner un homme blessé ? Etait-ce ne pas avoir de personnalité que de vouloir se rendre compte de qui il était sachant que c’était la personne l’ayant voué à cette vie… Quant à son caractère…
Naissons-nous avec un caractère qui nous est propre, ou forgeons-nous ce caractère à force d’expérience ? Si c’était le cas alors deux années ne suffiraient pas à fomenter le sien. Il était comme une coquille vide qui avait besoin d’être rempli, rempli de souvenirs, d’aventures, de vie. Mais jamais il ne pourrait avoir l’enfance que tous pouvaient partager, jamais il ne pourrait vivre dans l’insouciance la plus totale, jamais il n’aurait le droit à l’innocence. Non, il devait se forger un caractère avec sur les épaules, le poids, la conscience d’un monde dont il sait tout dans les moindres détails. Il connaissait tout mais surtout le pire. Alors, comment devait-il faire ? Que devait-il répondre à ses accusations ?

- Va te faire foutre connard ! Tu aurais mieux fait de me tuer.

Son ton était d’une froideur glaciale… il se retourna et alors que ses yeux changeaient de couleur pour prendre une teinte dorée, ses ailes s’échappaient de son dos en une effusion de plumes noires aux reflets bleutés.

Dans son poing serré il tenait son bâton à s’en faire blanchir les jointures. Il avait envie de tout briser, il avait envie de …
La rage sentiment puissance nous insufflant une force telle que l’on se croit invincible. Senri aussi se croyait invincible avant de succomber à la science d’un savant fou. Et cela l’avait perdue. Il ne ferait pas l’erreur de faiblir face à ça. Même s’il n’avait rien vécu il pouvait au moins s’appuyer sur ces souvenirs là pour faire ce qu’il pensait juste.

Il les vit arriver bien avant qu’eux ne le voient. Ses yeux plus précis que n’importe quelle longue vue distingua chaque personne qui s’approchait, leurs démarches, leurs armures, leurs visages. Avec une impulsion, un battement d’ailes, il prit son envol. Son bâton tendu il libéra la puissance du sommeil alors qu’il chantait la berceuse mélodieuse d’une ne nuit éphémère.
Les paupières s’alourdissaient, le rythme du cœur ralentissait, le souffle devenait plus profond, les muscles s’affaiblissaient… certains chutèrent telles des feuilles tombées de leurs branches.

Mais pas tous.

Il essuya une première salve de flèches qui bien que peu précises, restait un certain danger, pas pour lui car incapable de le toucher avec cette faiblesse, mais pour eux car ils étaient toujours un obstacle au Faucheur. Un obstacle qu’il risquait d’éliminer d’un revers de main.
Sans peur, il replia ses ailes de telle sorte qu’il tomba en piqué sur les gardes de ville. Il atterrit tel un chat sur l’un deux et l’assomma d’un coup de bâton. Mais alors que l’un des gardes levait son épée sur lui, il l’arrêta de ses griffes de tigre et la brisa.

- Faites de beaux rêves les amis !

Il leva son arme et la lumière rayonna. A bout portant, personne ne pouvait résister à l’attirance d’un sommeil bien mérité. Il pourrait dormir tranquillement et se reposer en paix. Faire de beaux rêves en évitant le cauchemar d’une souffrance infinie.
Il regarda autour de lui rangeant ailes griffes et iris animales. Derrière la taverne, un gamin le regardait les yeux écarquillaient il partit en courant.

Eh merde…

Il remit sa capuche de prêtre sur son visage et tira les corps sur le coté de la rue, en les couvrant et en soignant les plaies.
Puis il partit.

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MessageSujet: Re: Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]   Lun 26 Mar - 15:42

Le mur explosa. Un gamin en fuite, douce brise des jambes en prise à la terreur. Une peur pas assez nette. Car la vrai terreur, elle vous glace le sang. Elle prend vos os et les enchaines, elle enracines vos pieds et visse vos yeux vers la source de l'horreur. Elle compresse le cerveau en le faisant fonctionner à cent à l'heure, avec pour seule pensée "je vais mourir".

Et c'est cette peur là que cet enfant subissait. Arrêté comme une horloge qu'on aurait oublié de remontée derrière la poussière d'une épée géante plantée en travers de sa course, à quelques pas de là. Quelques débris voltèrent autour du gosse, alors que la main du Faucheur se posait sur son épaule, tandis que l'autre ramassait son épée.

Puis lentement, il reprit son chemin.

Voilà. Voilà l'image que cet enfant aurait de ce qui c'est passé aujourd'hui. Il ne se ferait plus mention que du passage d'un homme au manteau rouge. Et les gens se sentiraient les plus chanceux du monde que d'être encore en vie.

Pour le reste, le Faucheur quittait la ville. Ses pensés négatives lui flottaient autour du crâne, n'osant jamais lui passer devant les yeux. Seuls les vivants s'y prêtes, de jour. Il n'en reste pas moins que ce qui est l'union de tout les peuples, ce qui pourrait ressembler de plus prêt à un symbole de paix de nos jours.

N'est qu'un petit oiseau en cage avec un caractère de dragon affamé.


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Nos premiers pas [PV: Le Faucheur]

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