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 Face à la tigresse

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Engar
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MessageSujet: Face à la tigresse   Jeu 1 Juin - 20:14

Après l’avoir remercié pour sa compréhension et ses efforts, je dois avouer qu’il m’est arrivé ces derniers jours de maudire Mysti pour m’avoir mis dans une telle situation. Oh, je ne suis pas stupide et je savais très bien qu’il avait fait de son mieux pour que la peine soit atténuée au possible, mais… parfois je me disais que j’aurai préféré l’isolement et la maltraitance franche d’un cachot, que l’hypocrisie et la mauvaise foi à laquelle j’étais confronté et dont je devais faire preuve à la foi, et tout cela en guise de pénitence. Il y avait un côté assez pathétique à cela. Enfin, cela dit je m’y étais attendu, je connaissais assez bien Begnion pour cela. Alors certes, en effet, ma condition de marqué n’avait pas été mentionné lors du jugement, il aurait fallu que je sois aveugle et sourd pour ne pas me rendre compte que, d’une façon ou d’une autre, cela s’était su. Assigné à une Église pour y loger et y effectuer aussi bien mes pénitences journalières que les travaux qu’on jugeait bon de me confier, il m’était rapidement apparu évident que la nouvelle de ma naissance avait fait le tour du quartier. Entre les moqueries, les commentaires, et quelques tentatives, notamment de gamins, d’essayer de m’ôter le bandage couvrant mon œil, cela ne tarda pas à devenir des plus pénibles, même si le pire restait les allusions prétendument subtiles du clerc qui était chargé de m’attribuer mes diverses tâches, qu’il s’agisse de me faire remarquer que ma part Laguz me permettrait sans doute d’avoir l’équilibre nécessaire pour ne pas craindre une mauvaise chute, ou de rappeler que j’ai bien de la chance de pouvoir ainsi œuvrer pour la gloire des déesses au vu de ma naissance.

Pour être tout à fait honnête, je crois que je préfère encore ceux qui ne feignent pas d’afficher une fausse bonhomie à mon égard, et n’hésitent pas à manifester leur animosité à l’encontre du criminel que je suis, tel le diacre du temps. Au moins eux ont plus tendance a souligné mes actes et les raisons de ma présence ici que mes origines ! Même si dans les deux cas j’étais franchement frustré que de ne pas pouvoir leur rétorquer, que ce soit par mes poings ou ma langue… Mais non, il me faut me taire, et même parfois sourire à certaines remarques pour peu qu’elle vienne d’une personne d’un tant soit peu d’importance ! Enfin, autant cela m’agace, autant il me semble naturel que d’user des mêmes armes que mes ennemis, que ce soit pour leur répondre ou pour accomplir ma pénitence… En effet, quand bien même les excuses que je prononçais chaque jour sur le parvis de l’Église à l’égard de mes victimes passées étaient sincères pour certaines, simples adorateurs des divinités à l’encontre desquels mon attitude avait été odieuse, ce dont m’avait fait prendre Agnan, il en était de nombreux pour lesquels je ne regrettais nullement ce que j’avais fait, ceux qui avaient spolié des familles entières au nom de la religion, ceux qui avaient voulu ma mort pour ma naissance et surtout à l’égard de la bigote et de la catin ! Au moins aucun d’entre eux n’est venu me voir, ou tout du moins n’a eu l’idée de se manifester

Je crois que, dans le fond, la partie la plus supportable de la sanction, en dehors de l’amende que j’avais eu à verser, consistait dans les travaux même qu’on me demandait de faire afin de rembourser matériellement ma « dette ». Non pas que le fait de nettoyer des lieux de cultes, de transporter des décorations sacrées ou de contribuer à la restauration de quelques murs abîmées soient des tâches que j’affectionne particulièrement, mais au moins, j’étais à l’abri de cette hypocrisie. Oh, je n’étais pas tout seul, entre le garde, pour peu qu’il soit seul, chargé de me surveiller, et les autres individus se dévouant à ses tâches, mais au moins n’attendait-on pas de moi dans ces instants de prêter l’oreille à des sottises ou d’avoir à en proférer. Tout ce dont on se souciait c’était que j’accomplisse ma tâche et du mieux possible, et je n’avais qu’à me soucier de cela… Et il y avait fort à faire, car autant le transport des objets, ça allait encore, autant pour le ménage et les réparations, c’était une autre affaire. Après tout, ça faisait des années que je n’avais pas vécu dans une demeure, et même alors je ne m’en occupais que rarement, sans même parler du fait que la petite maison où je vivais avec Ethan n’avait rien de comparable avec une église ! Et puis, pour être tout à fait honnête, le fait que ces travaux soient pour la plus grande gloise des déesses n’était pas pour me motiver. Cela étant, j’en venais à repenser aux propos d’Agnan, au fait qu’il avait été difficile pour lui d’apprendre à faire autre chose que se battre...Et quelque chsoe dans cette idée me motivait à l’idée que je pouvais faire autre chose. Certes j’avais commencé un peu lorsque j’ai voyagé aux côtés de Phoenix, mais c’était insuffisant… Ou peut être que c’était mon orgueil qui parlait. Quoi qu’il en soit je m’acquittais de ces tâches et m’efforçait d’apprendre rapidement, tout en me consolant comme je le pouvais de l’idée que tout cela était fait au profit de la bigote et de ses serviteurs, une de façons de se faire étant de cracher sur les statuts même que je nettoyais quand mon garde ne me regardait pas directement et de m’en « servir » pour brosser la pierre…

Mais en toute franchise, ces travaux manuels étaient loin d’être ce qu’il y avait de plus mémorables. Chaque jour, les quolibets et les remarques moqueuses se faisaient plus insistantes, les gens prenant confiance dans le fait que je n’oserai pas redresser la tête et leur adresser le fond de ma pensée. Ah ils seraient bien surpris ! Certes je n’étais pas l’homme le plus à l’aise pour parler devant un public, mais ce n’est pas ça qui suffirait à réellement me briser. Ah quelle surprise ils auraient à trop chercher à m'énerver ! D’ailleurs… Cela finit par arriver.

Alors oui, je m’étais promis à moi même de tout faire pour que les efforts que Mysti avait fait pour moi ne soient pas vains, quitte à supporter bien des choses, ce qui expliquait d’ailleurs le fait que je n’ai pas tenté une seule fois de m’échapper. Oui, j’étais dans une situation délicate ou bien peu d’individus me croiraient… Mais quant à 3 jours de la fin de ma peine, on me jeta une pierre en plein visage, frappant au-dessus de mon œil couvert, je vis rouge, au sens figuré comme au sens propre. Me remettant de mon étourdissement, j’avais alors saisi la pierre afin de la retourner à l’envoyeur avec bien plus de force et de précision, et seul le bras du garde chargé de me surveiller m’en avait empêché, mais au moins, cela avait suffit à faire un peu peur au benêt qui avait cru pouvoir m’assaillir impunément.

L’incident, bien que mineur, n’en arriva pas moins aux oreilles du clerc chargé d’appliquer ma peine, et ce fut bien sûr l’occasion de m’adresser de sévères remontrances quant à mon attitude… Cependant que ce soit par crainte de moi ou par soucis des lois, il ne chercha pas à aggraver ma peine mais m’adressa un dernier travail avant de retrouver ma liberté, et qui arrangerait tout le monde, puisque m’éloignant de la ville et donc de ceux contre lesquels mon « tempérament bestial » pourrait s’exercer. Accompagné de quatre gardes, qui auraient pour tâche de me surveiller, de me protéger et de me confier les quelques effets qu’on avait daigné accepté de me remettre au terme de ma condamnation, à savoir des vivres, un habit, mes armes et ma monture, je devais me rendre à la frontière de [pays félin] où se tenait un monument qui se dressait là en hommages aux morts des deux peuples. La tâche lui semblait approprié pour un individu avec des origines telles que moi, mais je me demandais encore s’il ne s’agissait pas là d’une nouvelle insulte, que ce soit à mon égard ou de ceux auxquels étaient dédiés ce monument, qui n’auraient peut-être pas apprécié que la tâche d’entretenir le lieu honorant leur mémoire revienne à un criminel marqué. Enfin, ce genre de considération ne m’importe guère, et, sincèrement, j’ai accueilli cette nouvelle avec joie, c’était en effet là l’opportunité pour moi de quitter cette ville et de limiter la dose d’hypocrisie que j’avais à supporter.

J’avais donc accepté la tâche avec plaisir, même si je n’avais de toute façon pas vraiment le choix, et dès le lendemain j’étais parti accompagné de quatre gardes chargés de m‘accompagner au monument. Le trajet lui-même fut long, et les gardes eux-mêmes n’étaient pas exempts de moqueries à m’adresser, mais je crois bien qu’à ce moment j’étais bien trop heureux de quitter enfin cette ville, bien déterminé à ne plus y revenir… Et puis je fus bien vengé, puisqu’au terme de notre trajet, qui dura toute la journée et me laissa quelque peu épuisée, mes gardes affichèrent une stupeur teinté d’une pointe de peur qui ne pouvait que m’amuser…

Mais je dois l’avouer aussi drôle que je trouve cette scène à laquelle ces événements m’ont amenés, elle a quelque chose d’assez troublantes… Oh la cause n’en est pas la profanation évidente qu’avait subi le monument. Je suis habitué à cela et je dois avouer qu’en ce sens c’est du beau travail, même s’il me révulse, car il ne s’agit pas ici d’un monument dédiés à des entités capricieuses, mais à des individus morts pour leurs peuples et méritant le respect. Non, ce qui est dérangeant, c’est le fait que cette profanation soit des plus récentes, et qu’autour de nous, dans la forêt environnant ce monument des cris de terreurs et de douleurs se fassent régulièrement entendre. Face à cela, il alla de soit que les gardes tirèrent leurs lames pour faire face à ce danger invisible, mais je fus surpris quand le caporal me désigna.

"Prend l’arc sur ta monture ! On devait te le passer plus tard, mais quitte à devoir se battre je préfère avoir une paire de bras en plus qu’un boulet à protéger..."

"Et que diriez vous d’un ennemi en plus ?"

"N’y pense même pas..."

Au moins c’est clair, même si ma remarque visait plus à m’amuser qu’autre chose. Je ne m’en exécute pas moins, Je m’approche alors des affaires qu’ils avaient amassés dans un coin, et y saisit mon arc long, plus adapté quand j’étais à pied et un carquois avec une demi-douzaine de flèches, ce qui serait largement suffisant je crois… Sincèrement j’ai envisagé d’essayer d’en profiter pour rejoindre ma monture et fuir, mais ce serait dommage de tout gâcher si près du but. C’est d’ailleurs pour cette même raison que j’ai immédiatement éliminé la possibilité de m’associer avec la menace qui semblait roder dans ces bois pour me débarrasser des gardes… Maintenant il s’agit d’attendre, flèche encoché, l’oreille à l’affût du moindre bruit.

Et un son ne tarda pas à trahir un déplacement, un pas de course dans notre direction. Je bande à cet instant mon arc, prêt à décocher ma flèche dès qu’une silhouette se distinguerait parmi les frondaisons. Me voyant faire cependant le caporal m’adresse un geste, un signal que je reconnais. Très bien, j’attendrai son geste pour tirer, mais il a intérêt à ne pas réagir trop tard.

L’origine de ce bruit finit par être visible, il s’agit d’un homme qui n’est pas sans rappeler celle d’un prêtre, mais aux couleurs et aux symboles différents. Il a l’air blessé, paniqué, mais ce qui m’intéresse c’est ce que j’entends de la part d’un des gardes.

"Je reconnais cette tenue ! C’est un groupuscule qui s’oppose à l’alliance avec les Laguz !"


Ca explique la profanation… Mais Le caporal ne me fait pas signe, au contraire même, il maintient sa position et pointe sa lame vers le fuyard, qui s’effondre alors à genoux devant nous, fondant en larmes.

"JE SUIS COUPABLE ! Je me rends à vous garde et à votre jugements, mais protégez-moi du monstre ! Il les a déjà tous tué !"

Un monstre ? Ce mot soulevé un bref mouvement d’inquiétude malgré les hommes, mais je n’y prête pas attention, je me tiens prêt...Si monstre il y a, il me semble logique qu’il suivra la trace de sa proie jusqu’ici, et le suit de près de p référence… de fait malgré l’effort que cela me demande, je garde l’arc tendu, guettant la moindre menace afin de décocher ma flèche ,ordre ou pas… quoi que je doute que le caporal s’en plaindrait, saisissant le coupable pour le tirer derrière lui, guettant le moindre signe dans les frondaisons.
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Alice
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Ven 2 Juin - 13:03

Parfois le destin est bien capricieux : alors qu’Alice se rendait au monument commémorant la fin de la guerre Laguzo-Beorc pour faire hommage à son père, elle commençait à se poser des questions sur ses actions et sur sa façon de voir le monde. Est-ce que son père aurait aimé la voir comme ça ? A prendre plaisir à tuer des Beorcs, à les haïr et à mépriser leur race. Peut-être qu’il aurait aimé que le don de sa vie ai permit à sa fille de vivre dans un monde en paix, loin de la violence et de la guerre. Peut-être qu’elle était dans l’erreur, peut-être qu’elle devait revoir le plan de sa vie et essayer de comprendre les Beorcs. Si ça se trouve ils ne sont pas tous méprisable et inférieur après tout…

-Détruisez-moi cette hérésie !! Il faut montrer que jamais nous ne nous allierons avec les sous-humains !!

Hélas, toute cette réflexion fut balayée comme une cabane de pêcheur par un ouragan quand Alice arriva en vue du monument. Un groupe de Beorcs était en train de saccager ce symbole de paix et de mémoire. Visiblement menés par une sorte de religieux aux couleurs étranges, ils étaient venus armés de masses et de pioche pour faire le plus de dégâts possibles. C’était purement inacceptable intolérable pour la jeune Laguz. Elle s’était engagée (du bout des lèvres) auprès soldats de l’armée royale à ne plus foncer seule en cas de problème à la frontière comme elle le faisait d’habitude, mais plutôt d’appeler du renfort, au moins pour que l’action sois surveillée par une autorité royale et ainsi limiter les risques de bavures (étrangement nombreux quand il s’agit d’Alice).

Mais là…ce n’était pas possible, elle voyait rouge, ce symbole représentait tous ses frères et sœurs tombés au combat. Et surtout, il représentait aussi la mémoire de son père, l’hommage rendu par la royauté à son sacrifice. Bafouer ce symbole, c’est bafouer l’hommage et donc s’attaquer à l’honneur même de milliers de Laguz, y compris celui de son propre père. Pour elle qui, depuis petite, était bercée par les notions d’honneur, de valeur, par son père, ce crime était passible d’une peine de mort sans jugement, dont elle serait (non sans plaisir) le bourreau. Elle attendit donc le bon moment, comme un Laguz savait le faire, et le dit-moment arriva : après leur saccage, ils pénétrèrent en terres royales afin d’y saccager un autre symbole, un peu plus loin dans la forêt, à peine une centaine de mètres.

Sa fureur et à sa rage allaient être libre de s'exprimer... Elle commença par sauter sur l’individu en queue de peloton pour l’attirer dans les fourrés et le tuer d’un coup de crocs dans la nuque avant qu’il n’ai eu le temps de s’apercevoir de ce qu’il se passait. Le *crac* macabre que cela produisit attira l’attention des autres qui se retournèrent pour constater la disparition de leur ami.
Et c’est là que la situation a dégénéré : paniqués, ils dégénèrent leurs armes et regardaient partout autour d’eux, cherchant l’origine de la menace…le combat s’engagea et fut sans pitié. Alice était sur son terrain, il était facile pour elle de se débarrasser un à un de ces intrus, il suffisait de les forcer à se séparer et de s’occuper de la cible isolée…comme un groupe de biches.

Ce qu’elle ne remarqua pas de suite, c’était que l’un d’eux avait profité de la confusion pour fuir à toutes jambes vers la sortie de la forêt. Une fois le dernier éliminé elle se mit à pourchasser le fuyard, suivant les traces de sang qu’il laissait sur le sol et les plantes. Elle huma l’air, ça sentait le métal, en forte dose.  D’autres Beorcs venus profaner le monument ? Peu importe elle allait tous les massacrer s’il le fallait, cet affront ne devait pas rester impuni. Alice arriva au moment où sa proie trouva refuge auprès d’un groupe de Beorcs après s’être rendu. Pitoyable…

La jeune femme examina la situation : plusieurs cavaliers et un archer qui bandait son arc, le tout à découvert. Une attaque frontale comme prévue n’était finalement pas une bonne idée. Autant elle pouvait justifier son massacre d’avant par le fait que les intrus avaient détruit un symbole de paix avant de s’aventurer dans Gallia pour continuer avant de s’attaquer injustement à Alice qui avait, bien sûr, l’intention de prévenir le poste de garde le plus proche…autant là ça allait être dur à justifier.

-Moi ? Un monstre ? Je pourrais mal le prendre tu sais, misérable Beorc… dit-elle en se déplaçant sans bruit dans les fourrés, afin d’empêcher les individus de pouvoir la localiser.

-C’est TOI qui a détruit un symbole de paix et d’honneur ! C’est toi qui a pénétré chez nous pour saccager un autre symbole de mémoire et de respect des morts !  Tu as insulté la mémoire de milliers de morts par ton geste, ordure !

Pas besoin de voir la jeune fille pour comprendre qu’elle était très en colère.

-C’est ta foi qui te fais faire ça ? Abruti ! Vous les religieux vous justifiez tout par votre déesse, y compris des massacres, des guerres…Vous vivez, mangez, baisez, chiez pour elle ! Incapable de penser, ni de faire preuve de libre arbitre...si tu savais à quel point je vous méprise.

Elle marqua un moment de silence puis sorti du buisson, sous sa forme bipède pour montrer qu’elle venait en paix (relative), mais elle gardait toujours l’archer dans son champ de vision afin de pouvoir éviter une flèche si cela venait à dégénérer :

-Vous, les Beorcs à chevaux : je n’ai rien contre vous. Alors donnez-moi ce minable et tout s’arrêtera là. Vous pourrez repartir de votre côté sans être inquiétés et j’en ferai autant.

Bien qu’elle semblait assez inoffensive, elle avait un peu de sang frais autours de la bouche, et un regard particulièrement dur et méprisant…pour une fille qui paraissait bien jeune et fine.
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Jeu 8 Juin - 1:07

Une voix ne tarde pas à se faire entendre dans les fourrés...Ainsi donc le responsable de ces cris, et ce qui semble être un carnage, est un être intelligent, est à vrai dire, vu la description sommaire qui en a été donné je pencherai pour un laguz, voir même UNE laguz...Quoi qu'il en soit, j'essaye de suivre au mieux la voix au travers des fourrés, pointant mon arc vers les endroits d'où semblent venir ces mots. Cependant, ce n'est pas si simple... La voix paraît comme étouffée par la végétation, et il est quelque peu difficile de suivre les mouvements de ma cible. A vrai dire, je sais que je serai plus à l'aise sur ma monture pour ce genre d'exercice, pouvant plus facilement pivoter si le besoin s'en faisait sentir, mais je n'ai pas d'autres choix que d'être à pieds, et de faire de mon mieux pour me tenir prêt. Une chose est sure en tout cas, cet être est profondément énervée à l'encontre des profanateurs, et il y a de quoi. Après tout, même si pour certains je ne vaux pas mieux que ce profanateur, je suis d'accord avec ce qu'elle dit. Souiller la mémoire des morts qui ont péris au combat pour de nobles valeurs est un acte odieux, qui mérite sanction. Quant à savoir laquelle... J’avoue l'ignorer, mais la mort ne me semble pas si aberrant que cela, histoire de faire comprendre quel sacrifice ont consenti ces hommes. Le mieux à mes yeux est qu'elle continue de plus belle, portant le blâme sur la religion et la fois dont ces hommes ont apparemment fait preuve durant leur profanations. Il m'est alors bien difficile de retenir un sourire, mais j'y suis contraint. Pour peu qu'un soldat constate ma satisfaction, tout mes mensonges quant à mon repentir et au pardon demandés aux déesses pouvaient se retrouver balayé par un simple amusement. Ce "monstre" résume ma pensée à la perfection et je crois bien avoir déjà tenu de tels propos par le passé, et je serai encore prêt à les tenir face à des bigots un peu trop vindicatifs !

Mais malgré le fait que je sois d'accord avec ses propos, je réagis immédiatement, ayant assez subi les leçons d'Ethan pour me tenir aux augets même quand mon esprit songeait à autre chose, lorsque les fourrés bougent de nouveau et qu'une silhouette s'y devine, de plus en plus nettement. De ce que j'en vois la vision est quelque peu troublante, une jeune fille, charmante sur de nombreux points, mais qui dégageait une intense envie de meurtre et en porter le trace avec le sang de ses ennemis qui la couvrait légèrement. Qui pourrait croire qu'une si jeune personne, si gracile, a instillé tant d'effroi chez ces hommes ? J'en viendrai presque à comprendre pourquoi ils craignent tant les laguz ! Néanmoins je ne tire pas, pas encore, cependant, mais me contente de mettre cette jeune femme en joue, prêt à réagir au moindre geste hostile. Après tout on peut partager des idées et ne pas s'entendre pour autant. Cela étant, le problème ne risque pas de venir de moi, mais bien de mon "escorte", et cela je le devine dès notre interlocutrice prononce son exigence, à savoir lui rendre le coupable pour qu'elle lui applique saj justice... Les soldats semblent à vrai dire hésiter un bref instant, mais le caporal ne laisse pas le silence s'éterniser, et sa lame déjà dressée se tend en direction de la Laguz.

"Cet homme est coupable d'un crime et il sera châtié en conséquence. Cela étant, il est désormais sur les terres de Begnion et ce monument honore aussi bien VOS morts que les NÔTRES. Il apparaît dès lors qu'il nous appartient de le juger et de le châtier, et non plus à vous, vous en avez fait assez."

Quand bien même le soldat s'efforce d'être poli et fait preuve d'une courtoisie surprenante pour un homme d’arme, il n'en reste pas moins qu'une sorte de menace se fait percevoir dans sa voix, laissant deviner quelle serait sa réaction si la Laguz persistait à réclamer la vie du prisonnier en paiement de l'offense. Pour ma part je dois reconnaître que l'argumentation se tient, mais je vois bien dans le fond que, non seulement les propos de la jeune femme sur les dieux ont quelque peu crispés les gardes, mais qu'en plus son attitude menaçante ne laisse pas à penser qu'une simple lame suffira à la faire reculer... C'est d'ailleurs peut être pour cela que le meneur de la troupe s'empresse d'ajouter, en me pointant du doigt.

"En échange de quoi nous ignorerons vos insultes faites aux déesses, qui seront mises sur le compte de la colère engendré par ces coupables, et le monument lui même sera réparé et nettoyé intégralement par cet homme, lui même condamné... Comme quoi la justice trouve toujours sa voie."

D'un signe, il indique à ses hommes de saisir le coupable. Deux gardes rangent alors leurs armes afin d'empoigner le profanateur qui en vient presque à les remercier malgré la brusquerie des soldats. se faisant le caporal cherche sans doute à indiquer que ce sera la seule offre qu'il lui offrira;.. Pour ma part en attente d'un signe je continue de pointer mon arc vers la laguz, mais j'envisage de plus en plus à prendre une toute autre cible au cas où les choses viennent à dégénérer. Néanmoins pour le moment, je ne peux qu'observer, mais cela me suffira pour réagir en conséquence, en un sens comme dans l'autre... Après je laisse tout de même peu de chance à la laguz si elle attaque les hommes de fronts. Ils n'en restent pas moins des soldats entraînées, et elle même semble bien jeune, même si cela peut ne pas dire grand chose avec les laguz.
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Jeu 8 Juin - 13:13

La situation ne se passait pas du tout comme elle l’aurait voulu, le caporal lui refusait l’honneur de venger la mémoire de son peuple, mais surtout il lui parlait sur un ton qu’Alice n’aimait pas, mais alors pas du tout. Méprisant, hautain…et surtout croyant. Bref, tout ce qu’elle détestait chez les Beorcs, toutes les raisons pour lesquelles elle voulait les tuer dès que possible. La jeune laguz était en train de bouillir sur place, quel affront, quel manque de respect ! La justice dans cette situation c’était elle ! Elle n’avait qu’une envie, leur sauter dessus et les dévorer tous…mais sa colère se transforma en surprise. Il y avait ici une odeur étrange, une odeur qu’elle n’avait jamais sentie. Elle huma l’air avec insistance et en déduit l’origine : l’archer. Son odeur n’était pas celle d’un Beorc normal, c’était intrigant, surprenant. Elle le regarda avec insistance en sentant dans sa direction, rien ne le distinguait des autres, ce n’était pas un laguz, mais son odeur ne ressemblait à aucune odeur de Beorc qu’elle connaissait.
Elle se serait bien attardé sur la question mais elle avait un prisonnier à récupérer.
-Mon dégoût pour tes déesses est aussi profond que ma haine pour ton prisonnier, et elle n’est pas due à ma colère, Beorc. Si tu veux le garder c’est ton choix… »

Elle fit demi-tour et retourna dans les fourrés, afin d’y disparaître…faisant mine d’avoir abandonné. Mais il n’en était absolument pas question, sa colère était trop grande, déjà elle avait réussi à retenir l’envie d’un assaut frontal et c’était pas mal. Elle resta dissimulée dans les ombres, observant, attendant le bon moment comme un chasseur savait le faire. Et, quand les soldats baissèrent leur garde et que l’archer rangea son arme, elle chargea. Un énorme laguz tigre blanc quitta les buissons en trombe, toutes griffes dehors, en direction du prisonnier, bousculant au passage les chevaux des soldats afin de créer la panique parmi les équidés.

Son rugissement était puissant, ses crocs imposant…s’ils n’avaient pas vu Alice sous sa forme bipède juste avant, ils n’auraient jamais pu deviner que c’était elle. Elle sauta sur le prisonnier dont elle attrapa la jambe avec sa gueule et elle le traîna à toute allure en direction des bois…le « pauvre » hurlait de terreur, tentant de s’agripper au moindre caillou, au moindre brin d’herbe, mais la musculature puissante de la tigresse ne lui laissait pas le moindre espoir. Il suppliait les soldats de l’aider, il suppliait la tigresse de lui laisser la vie sauve…mais elle était totalement sourde à ses demandes.

Alors qu’elle courait à toute allure vers le territoire royale pour profiter de sa prise, un groupe laguz lui barra la voie en sortant des buissons, eux aussi toutes griffes dehors. Il y avait 1 tigre, bien plus gros qu’elle, et 3 félins plus petits mais dont la force n’est apparemment pas à négliger non plus Un cinquième en sorti également, lui était sous forme bipède et portait les couleurs de Gallia, une sorte d’uniforme militaire. Il semblait agacé :
-ALICE !!! Lâche cet homme immédiatement ! Au nom de la couronne, je te l’ordonne ! »

Mais la laguz ne semblait pas avoir envie de coopérer, elle rugit et se fit plus menaçante encore, lâchant la pauvre jambe brisée de sa proie qui n’osait pas bouger...et qui n’aurait pas pu car une des pattes d’Alice lui écrasait le dos pour l’empêcher de fuir.  S’en suivit une bataille de rugissements assourdissants entre la tigresse et les 4 laguz qui lui faisaient face.. Le laguz non-animal qui restait était, quant à lui, visiblement l’officier.

-Pour la dernière fois Alice, je t’ai donné un ordre…rend leur le prisonnier ! Et vivant !

En infériorité numérique et surtout, en impossibilité de pouvoir accomplir sa vengeance sans risquer un incident diplomatique, la jeune tigresse cessa de rugir et baissa la tête en signe de soumission. Elle attrapa la jambe encore valide du prisonnier, sous l’œil inquisiteurs de ses confrères, et le ramena au pied du cheval du caporal…

Elle défia le Beorc du regard pendant bien 5 secondes…puis un crac malsain se fit entendre en provenance de sa gueule, puis un hurlement de douleur venant du profanateur. Après tout elle avait reçu l’ordre de libérer sa proie, pas de la remettre en bon état. Une mâchoire trop serrée ça arrive, triste accident Alice relâcha l’intru, défia une ultime fois le caporal du regard, et retourna vers les autres Laguz. Elle fut vite encerclée et elle reprit forme bipède :

-On ne t’a pas dit de lui briser la jambe jeune fille…
-Vous ne m’avez pas dit de ne pas le faire. Et puis c’était un accident, je n’y peux rien si les Beorcs sont fragiles et faibles… dit-elle avec un sourire carnassier en direction du caporal.

Puis, l’officier approcha du groupe de cavalier :
-Veuillez-accepter nos plus plates excuses ainsi que celle de la couronne et celles d’Alice qui, j’en suis sûr, regrette cet…incident.
-Pas du… » elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase car le tigre qui était près d’elle lui fit clairement comprendre, à grand coup de rugissement, qu’elle ferait mieux de la boucler…

-Sachez que la couronne de Gallia respecte toutes les croyances, toutes les convictions et qu’Alice n’est en rien le reflet de la façon de penser de notre peuple. C’est un cas difficile que nous nous efforçons de recadrer.
Diplomatie diplomatie….
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Engar
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Jeu 8 Juin - 21:58

Hm, même pour moi qui ne suis pas des plus habitués à ce genre de déduction, je devine aisément rien qu'en observant le visage de la jeune femme que les propos du caporal sont loin de la satisfaire. Je dirai même qu'elle se sent presque insultée par ces exigences. Seulement, je suis quelque peu pris au dépourvu quand ce regard plein de haine se tourne vers moi... Oh certes, je me doute qu'elle me garde à l'oeil au vu de la flèche que je pointe sur elle, mais c'est autre chose qui a attiré autant son attention, et je ne peux retenir une grimace en songeant à ce qu'avait dit le Laguz a qui je dois d'être ici... Il m'a senti, il a senti sur moi l'odeur des marqués ? Est ce que tout les Laguz en sont capables ? Dans ce cas je risque d'avoir vraiment plus de difficultés à me cacher que je ne le pensais, surtout dans des territoires inconnus ! Finalement c'est peut être pus simple de rester au coeur des terres de Begnion où ils demeurent tout de même assez rares. Quoi qu'il en soit, je ne doute pas une seconde qu'en conséquence ma présence n'est rien d'autre qu'un nouvelle source d'agacement pour elle, dommage.

Mais si elle en est courroucée, elle n'en montre rien, du moins rien de plus que la hargne dont elle fait déjà montre à l'encontre du meneur des gardes, ses propos persistant quant à ses blasphèmes, amenant les lames à s'agiter quelque peu dans sa direction... Mais en dépit de leur foi, et que ce soit par peur d'affronter un laguz ou de causer un incident diplomatique, les gardes sont manifestement soulagés lorsqu'elle prononce sa décision finale et accepte, sur cette dernière injure, de leur laisser le prisonnier. En conséquence, dès qu'elle disparut dans les fourrés, les lames furent rangées, et les deux hommes qui avaient saisis le profanateur commencent à préparer leur départ. La situation semblant être calmé, il n'y a plus de raison de me laisser mon arme et on me fait signe de la placer sur la selle d'une des montures, ce que je fais. Certes, j'ai eu des velléités de trahison, mais je sais reconnaître quand une situation n'en vaut pas la peine... Pour autant ça ne m'empêche pas de laisser échapper un long soupir en observant la statue et l'état déplorable dans laquelle elle se trouvait. Dans le fond, la première victime de cette profanation, en dehors de la mémoire des morts, c'est moi qui vais devoir réparer tout cela dans la mesure du possible... Je sors donc le matériel qui a été emporté pour le nettoyage, et elle va en avoir bien besoin, rien qu'à l'odeur mêlant l'urine et le sang, je devine qu'il y a beaucoup de travail que je n'ai peut être même pas vu... Mais haut les cœurs ! Le plus tôt j'en aurai fini, le plus tôt je pourrai partir d'ici, libre !

Mais alors que je tends à peine la main vers le matériel, les fourrés s'écartèrent sur le passage d'une bête imposante...Et si j'ignorais tout des Laguz je n'aurai jamais pu croire qu'il s'agissait de la jeune femme à laquelle j'avais été confronté. Rapidement, ce fut le chaos, la bête effrayant les chevaux qui manquèrent de se débander, retenu de justesse par un des gardes aux réflexes affûtés, mais se faisant, mon arc était hors d'atteinte. Bon sang ! Je doute pouvoir compter sur les gardes pour me protéger, et si elle est revenue non pour le prisonnier, mais pour moi, en tant que Marqué, je n'ai aucune chance de m'en tirer, sauf si... Mon regard se tourne vers mon fidèle Galopin. Si je réussis à l'atteindre je pourrai m'enfuir, et tant pis pour la sanction et la promesse faite à Mysti, il vaut mieux être traqué que dévoré ! Mais à vrai dire ce n'est qu'un plan dans le vide, car accompagnant son rugissement imposant elle bondit alors même que cette idée me vient, et heureusement, ce n'est pas moi sa cible, mais bien le profanateur. Les gardes ne peuvent rien faire pour l'empêcher de la saisir, trop gêné par le chaos causé par l'agitation des chevaux... Et tout se passa trop vite pour qu'il puisse faire quoi que ce soit. A peine a t-elle saisie le prisonnier qu'elle le traîne sous mon regard vers la forêt, trop rapidement pour que les gardes parviennent à la rattraper à pieds. Il ne tentèrent pas moins de le faire, tandis que de mon côté, je prends le parti de ne pas en faire mon affaire. Je suis là pour cet statut, et rien d'autre, surtout qu'ils ne sont pas tout à fait stupide, et que celui calmant les chevaux est resté pour me surveiller...

Cela ne m'empêche pas cependant d'observer la scène qui se joue plus loin, l'intervention d'un autre groupe de Laguz dont le meneur apparent stop net la course de la tigresse par sa seule voix, et une sorte de dispute se fit entre l'exécutrice et les autres membres de son peuple, jusqu'à ce que le seul sous forme bipède reprenne de nouveau la parole, imposant son autorité à son interlocutrice. Est ce son père ? son suéprieur ? Je l'ignore, mais en tout cas il doit avoir une sacré autorité sur elle pour réussir à obtenir son obéissance au vu du caractère qu'a affichée jusque là la donzelle... Enfin presque au vu de son interprétation très personnelle des ordres. Le urlement de douleur du profanateur m'arrache cette fois un sourire que je ne peux cacher, même si je sais que cela ne va faire qu'énerver le caporal. PAr ailleurs ce dernier, tout en ordonnant aux hommes l'accompagnant de s'éloigner pour soigner le blessé et organiser au plus vite son départ avant un nouvel incident, s'avance et prend la parole face aux laguz, bombant le torse, les bras croisés. Quelque chose me dit qu'il est du genre ambitieux et à chercher la petit bête pour avoir une promotion... Même si je dois lui reconnaître qu'en l'espèce c'est à de grosses bêtes qu'ils se confrontent...

"Vos excuses sont en soit acceptées, mais les insultes ici ont été conséquentes, Laguz. Je connais la valeur de votre peuple sur bien des points en dépit de nos différents passés, et c'est ce que rappelle ce monument en ce jour. Cependant, cette jeune femme, a autant souillé l'image de ce monument par ces actes que ces hommes l'ont fait en le profanant, et cela en contestant l'autorité de Begnion sur SON territoire et en insultant nos déesses. De fait bien qu'elle soit de votre peuple, la nature de ses exactions font qu'elle devrait être jugé par NOS tribunaux. Cela étant, ça serait de la paperasse et beaucoup de temps perdu, de fait je propose de régler cela ici et maintenant, de façon très simple. Tout d'abord seront demandés des excuses venant d'elle même, et son assistance sera requise pour réparer les dégâts infligés au monument, dont elle a, je le rappelle, souillé le message par ses actes. Cela me semble d'autant plus juste que, après tout, elle a également blasphémé contre les déesses, or l'entretien de cette statues est une des sanctions appliquées justement au blasphémateur que vous voyez là..."

Tient on parle de moi... Mais a ne me satisfait pas vraiment, car ça implique également qu'ils vont tous sentir que je suis un marqué...Décidément je deviens mauvais pour le cacher, même si ce n'est pas tout à fait ma faute si le bandage couvrant mon visage ne suffit plus pour me dissimuler. Enfin , aussi déplaisant que ça soit, je dois reconnaître que le caporal a décidément beaucoup d'audace. Reste cependant à savoir si les laguz lui en rendront justice ou s'ils profiteront du départ de deux des gardes pour lui signifier de façon quelque peu physique que sa requête tient presque de l'insulte, ce qui ne me surprendrait pas au vu de la fierté que j'entends souvent être attribuée à ces peuples...
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Mer 14 Juin - 15:50

Scandalisée, outrée, furieuse : tels sont les adjectifs qui pouvaient parfaitement décrire l’état d’esprit d’Alice quand elle entendait les revendications du caporal…si elle n’avait rien de particulier contre lui avant, là elle avait envie de le tuer, de le massacrer pour le punir d’exiger quelque chose d’aussi rabaissant ! Même le gradé des gardes qui était tout d’abord ravi de voir ses excuses acceptées, se referma un peu en écoutant venir une à une la liste du Beorc. Autant cela passait pour les excuses, il trouvait cela même peu cher payé, mais qu’elle aide à la reconstruction…il extrapolait les faits pour les faire entrer dans sa vision des choses. C’était pour humilier Alice, purement et simplement.

-Hum…les excuses semblent tout à fait acceptable, et je dirais même qu’elles sont méritées. Alice : approches.
-Il n’en est absolument pas question…
-ALICE !  dit il d’un ton extrêmement ferme et dur.

La jeune fille approcha, un peu comme une ado qu’on forçait à obéir. Son regard était empli de colère et de rage, si ses frères n’étaient pas là, il était évident qu’elle sauterait sans la moindre pitié sur les cavaliers. Cependant, le chef ne resta pas si dur longtemps, une fois la laguz  à ses côtés, il lui dit d’une voix plus douce :

-Par tes actions irréfléchies tu as mis Gallia en position de faiblesse diplomatique. Je sais quel attachement tu as à l’honneur et à l’image du royaume parmi les autres peuples. Si tu veux vraiment servir ton royaume, alors commences par t’excuser d’avoir attaqué le prisonnier de notre voisin et d’avoir brisé ses jambes.

-Ils n’avaient qu’à ne pas me mettre en colère…


-Penses-tu que c’est ce que ton père aurait voulu ? Que sa fille bafoue l’honneur de tout notre royaume juste parce qu’elle n’est pas capable de s’excuser et rendant ainsi sa mort au combat inutile ? Tu sais que c’est la chose à faire jeune fille, alors fais-le. » dit-il d’un ton inquisiteur.

La rage dans les yeux d’Alice se calma quand le gradé parla de son père…ça lui faisait mal de l’admettre mais il avait raison. Elle leva la tête, regarda le caporal droit dans les yeux :

-Moi Alice, m’excuse pour avoir intenté à la vie de votre pitoy…de votre prisonnier. Je n'aurais pas dû faire ça. Mes actes, comme l’a dit le garde ici présent, ne reflètent en rien la politique menée par la couronne de Gallia…


Satisfait, le laguz près d’elle sourit et acquiesça d’un air approbateur (malgré le demi lapsus) .

-Très bien, j’espère que cela vous conviendra. Pour ce qui est de l’affront à vos déesses, le blasphème n’étant pas interdit dans nos lois, aucune action ne sera exigée d’elle par la couronne de Gallia…
»

La traduction : l’affront à tes déesses on s’en fout comme de notre première dent de lait.

-Enfin, concernant le monument, Alice n’est en rien responsable de sa destruction et elle serait de toute façon bien incapable de réparer de tels dégats…néanmoins, afin de lui servir de sanction, elle devra assurer votre sécurité durant toute la durée de la réparation et vous raccompagnera jusqu’à la ville Begnione la plus proche une fois le monument réparé.
-Mais je…
-Et il est évident, dit il en lui coupant la parole sèchement,  que si jamais nous avions un signalement de vos supérieurs concernant une éventuelle disparition ou des dommages corporels venant d’une de nos ressortissantes, des sanctions R A D I C A L E S seraient prises envers la responsable car ce serait alors l’image même du royaume qui serait affectée… Ai-je été clair ?  

Il appuyait son discours avec un regard très très très trèèèèèèèèèèèèèèèès appuyé sur Alice qui n’osa même pas répondre tant elle pouvait se sentir foudroyée de part en part par ce regard.
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Mar 20 Juin - 17:22

Bien que les propos du meneur des laguz soit enrobé dans une politesse dont nul ne peut douter, il apparaît évident dès sa première phrase qu'il n'allait pas accepter toutes les exigences du caporal, et ce dernier n'est pas dupe, fronçant les sourcils alors même que son interlocuteur accepte sa première requête. Une acceptation qui n'est du gout de personne a priori, au vu de la réaction de la principale intéressée qui conteste avec virulence son "sort" avant d'être rappelé à l'ordre. Ainsi, c'est à une véritable leçon de morale à laquelle j'assiste, celle qu'aurait un père à l'égard de sa fille, mais je comprends rapidement qu'il ne s'agit pas de cela... Hm je serai prêt à parier cher au vu de ce que je'entends que la tigresse est la progéniture d'une sorte de héros de guerre défunt, ce qui expliquerait peut être son zèle, que ça soit pour ressembler à son père ou, au contraire, se dissocier de son image un peu trop pressante.

Après ce bref interlude, les excuses sont prononcées, et acceptées par le caporal d'un hochement de tête malgré l’hypocrisie évidente, mais à vrai il n'en a pas grand chose à faire, cela se voit. Les excuses demeurent en soit une pure question de formalisme et il le savait pertinemment, c'est le reste qui compte, or ça ne sera pas si simple, il l'a bien compris, et le meneur des laguz ne tarde pas à le lui signifier clairement. Des propos suscitant l'agacement des soldats, bien qu'il me semble évident qu'ils n'oseront pas tirer leurs armes. Leur foi dans la déesse n'est pas assez aveugle pour risquer de causer un accident diplomatique de grande ampleur ! Cela cependant n'empêche pas le caporal de prendre la parole d'une voix hargneuse.

"Vos lois, s'appliquent sur vos territoires, mais sur nos terres, même les laguz se doivent de respecter nos règles. Votre pupille ferait bien de se rappeler de cela si elle veut un jour sortir de votre forêt."

Cette menace à peine voilée demeure suffisamment subtile pour ne pas pouvoir considéré ouvertement comme une injure diplomatique, un peu de la même façon que son interlocuteur avait dénigré les déesses sans pour autant pouvoir accuser de blasphème... Mais il ne fait aucun doute selon moi qu'en ce qui concerne le terrain de la rhétorique, le meneur des gardes est bien mal équipé face à son adversaire, qui rejette de nouveaux ses exigences afin d'imposer les siennes. Ainsi, la coupable de cette joute verbale est bien sanctionné, mais selon ses termes et de la façon qu'il juge approprié à son égard et de telle sorte qu'il serait malvenu de chercher à contester son offre. Ainsi, bien qu'agacé et renfrogné, le caporal acquiesce de nouveau et affiche même un léger sourire.

"Bah notre hérétique aussi n'est pas responsable de sa destruction, ça va pas l'empêcher d'y bosser ! Enfin bref... On va faire comme vous avez dit, mais elle a intérêt à être fiable et à ne pas chercher à filer dès qu'on aura le dos tourné. Ça pourrait être assez peu apprécié."

Hm, pour ma part, je ne doute pas un seul instant que le rictus que j'ai aperçu ne présage rien de bon pour la jeune femme, mais je ne suis pas un fin psychologue. espère t-ils abuser d'elle ? Peu probable, je reste tout de même un témoin, et i faudrait être taré pour envisager cela après ce qu'elle a fait aux profanateurs. Le fait de lui laisser faire tout le sale boulot me semble plus probable, et dans le fond je préfère cela. Si elle n'a rien contre les marqués, je préfères que la personne me surveillant ne me juge pas au moindre de mes gestes, voir même au moindre de mes souffles.

"Bon... Du coups puisque cela est réglé je pense qu'on peut dire qu'il n'y a plus rien à se dire hein ? La tigr... Mademoiselle Alice reste avec nous pour nous aider à surveiller le condamné pendant qu'il restaure le monument. Ne vous en faites pas d'ailleurs, on veillera bien sur elle."

Une promesse qui me parait bien superflu, mais cela conclut au moins la discussion, et le meneur des gardes prend même sur lui pour s'avancer vers les laguz et tendre la main vers le meneur, comme pour sceller leur accord. L'union des peuples, la fraternité malgré les différences, une véritable image d’Épinal dont se régalerait les bardes, mais dont je n'ai pas grand chose à faire. Tout ce qui peut m'intéresser est déjà passé et je me concentre de fait sur ma tâche, épongeant les traces de fluide les plus récents avant que ça ne sèche, mais je devine aisément une chose...

Ça va me prendre des jours pour restaurer cette fichue statue. J'ai beau avoir appris deux trois trucs sur le travail de la pierre et comment l’entretenir durant ma captivité, mais que ce soit le travail des profanateurs ou les offenses du temps et de la nature, ça ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà fais.
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Mer 21 Juin - 11:23

Si la jeune fille n’était pas entourée de gardes Laguz, elle aurait sauté droit à la gorge du caporal et aurait dévoré son cadavre pour qu’il ne reste pas une seule trace de son existence…mais elle venait d’être, officiellement, investie d’une mission pour le compte de la couronne. Pour le coup, elle devenait donc une représentante officielle de Gallia en terre Begnione, le moindre écart de conduite, le moindre comportement hostile, et c’est une guerre qui pouvait se profiler. L’honneur était pour elle une notion importante, que lui a inculqué son père. Elle ravala la dose de poison qu’elle était sur le point de cracher au visage du caporal, se redressa fièrement et changea son regard. Le mépris et la haine d’avant laissèrent place à un petit côté hautain (elle ne pouvait pas faire mieux, elle retenait déjà sa haine, on allait quand même pas lui demander d’avoir un air respectueux non plus) .

En écoutant le caporal parler, elle se doutait qu’elle allait rentrer dans une histoire très dangereuse, qu’il n’allait sûrement pas hésiter à la pousser à bout, voire pire…mais elle devra se montrer plus forte, après tout elle est une laguz, une fière laguz tigre du peuple de Gallia, le plus grand des peuples. Elle allait faire preuve d’un calme exemplaire, elle allait stocker toute sa rage, toute sa haine pour le prochain combat. Le prochain ennemi qui croise sa route risque de passer un sale, très sale moment.

-Le capitaine Dian m’a confié une mission officielle, une mission que je remplirai au nom de la couronne de Gallia et pour les relations entre nos deux pays. Je ne fuirai pas, je ne tomberai pas. Concernant vos déesses, je ferai en sorte de garder mon opinion pour moi afin de ne pas heurter votre sensibilité.


Le laguz, dont les Beorc venaient d’apprendre l’identité, sourit. Il était satisfait de l’attitude d’Alice, il n’en attendait pas moins d’elle après tout. Il était cependant un peu inquiet car il se doutait que le caporal ne lui faciliterait pas la tâche. Dian attrapa la main de son interlocuteur pour la serrer, moment de coopération historique, un pas de plus vers une paix solide…ou une mauvaise paix, cela dépendra des évènements qui allaient suivre.

-Vous avez entendu ? Je connais plutôt bien Alice, soyez correct avec elle et elle le sera avec vous. C’est une envoyée officielle de l’armée après tout, un tel comportement est attendu, c’est un minimum.

Phase anodine ? Pas vraiment, Dian avait mis en garde Alice contre un éventuel incident dont elle serait l’auteur…mais là, en précisant, officiellement, au caporal qu’Alice était une envoyée officielle, il le mettait (indirectement) en garde : toute action néfaste envers elle serait alors considérée comme un affront envers Gallia.
Puis, une fois la poignée de main terminée, il s’en retourna vers la forêt, Dian posa sa main sur l’épaule d’Alice en passant près d’elle :

-Fais nous honneur jeune fille.  dit-il avant de retourner avec ses amis en forêt et de disparaitre dans les fourrés.

Ils étaient à présent seuls…La jeune fille, remontée à bloc par le discours du garde, sembla tout à coup satisfaite de son sort, si cela pouvait lui permettre de faire honneur à son nom en réussissant une mission officielle en territoire étranger, ce n’était peut-être pas si mal. Cela valait même la peine de protéger des fanatiques religieux à deux jambes.

-Bon et bien je propose que nous ne perdions pas plus de temps. Le monument a été salement abîmé.
 

Alice était toujours intriguée par l’archer Beorc, son odeur n’était pas normale mais elle était incapable de l’identifier. Elle aura le temps de voir cela plus tard, la jeune fille prit les devant et se dirigea vers le monument aux mort…pendant qu’elle s’essuyait la bouche pour en enlever les traces de sang restantes tout en regardant le prisonnier aux jambes brisée avec un regard pouvant être traduit par : tu as de la chance.
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Mer 21 Juin - 14:42

Capitaine Dian, hein ? Bah pas surprenant qu'il ait un tel rang au vu de l'autorité qu'il affiche ostensiblement ! Par ailleurs il en fait de nouveau preuve après même la poignée de main, soulignant que malgré les excuses de la tigresse et ses propres engagements, il en attendait autant de la part des gardes, et, je suppose, de moi même. D'ailleurs je me demande s'ils ont bien compris la différence de statut qu'il y avait entre moi et mes geôliers. Bah, la jeune femme le comprendra bien assez rapidement, quant aux autres, il n'en ont cure alors qu'ils s'en retournent à leur forêt.

Bon au moins ai je la paix pour nettoyer ce monument, même si par ailleurs j'espère qu'il y au ne source d'eau non loin car quelque chose me dit que je vais en avoir besoin pour nettoyer tout ça... Mais à ce sujet, il semblait que la laguz ait mal compris ce dont il retourne, puisqu'elle se propose pour entretenir le monument même, ce à quoi le caporal réagit prestement en s'interposant entre elle et la statue, avec quelque confusion dans ses gestes, ne sachant visiblement pas trop comment s'y prendre, la situation étant un peu délicate.

"Dame Alice, n'en faites rien ! Votre volonté à vouloir restaurer ce monument vous fait honneur, et moi même m'acquitterait avec plaisir de cette tâche. Cela étant, ce misérable qui nous accompagne..."

Cherchant tout d'abord ses mots, il prend de plus en plus d'assurance, et me désigne d'un vague geste du pouce avant de continuer ses propos.

"... A reçu comme sanction, entre autre chose, d'entretenir lui même ce monument et je pense que les juges estimaient qu'il devait le faire seul. Certes les dégradations de ces profanateurs alourdissent sa peine, mais au vu de ses propres actes blasphématoire, je trouve que c'est une bonne façon de lui faire rentrer la leçon dans le crane ! Après tout, lui même a profané des lieux saints dévoués aux déesses et il a eu plus de chance que ceux que vous avez pris en chasse. Vous conviendrez même que sa sanction est bien minime."

Mais tout en disant cela il semble se souvenir de quelque chose, et se tourne vers le prisonnier blessé, gémissant encore à cause de ses jambes en sang, avant de s'adresser aux deux gardes charger de l'emmener.

"Vous, grouillez vous de finir ce brancard et de l'attacher à un des chevaux pour le ramener au plus vite. Ses gémissements me tapent sur les nerfs."

Ces mots furent comme un coup de fouet pour les gardes concernés, qui œuvrèrent avec davantage de rapidité, alors que leur camarade restant, pour éviter d'être mis en tort, se rapprocha de moi afin de me surveiller de plus près. Satisfait, le caporal s'adresse de nouveau à la Laguz.

"Je disais donc... Oui, ce gars là... C'est un peu l'inverse de ce que vous avez fait, les juges ont été trop tendres à mon goût avec lui. Hérétique avéré, profanateur de lieu de culte, aussi bien de Yune que d'Ashera, et molesteur de croyants, et ce généralement JUSTE en raison de leur foi ! Et qu'est ce qu'on lui a demandé ? Des excuses et la réparation de lieu de culte, avec comme exception ce monument... Je suppose cela dit que, même si ça n'a rien à voir avec ses crimes, le juge a dû trouver que c'était une bonne chose à faire comme dernière sanction... Et je comprends l'idée, prendre soin d'un monument renforçant le lien entre nos deux peuples, alors que sa bâtardise est une insulte à cet égard... Une façon de racheter sa naissance quoi ! Du coups ça prendra un peu de temps, mais au moins, il aura pleinement appliquer sa sentence !"

A cet instant... Il est très difficile pour moi de rester calme et de me concentrer sur ma tâche. Ainsi donc même cette vermine de caporal sait pour ma nature... Il suffirait pourtant d'une flèche au bon endroit pour le faire taire à tout jamais, pour qu'il ne parle plus de cette infamie, de ma naissance que je n'ai rien demandé... Mais il suffirait aussi d'un simple mouvement de lance du garde m'ayant à l’œil pour mettre un terme définitif à tout cela... Je dois tenir bon... Encore quoi, un jour ? Deux jours ? Et j'en aurai fini, je serai libre, je partirai loin de ce pays et trouverait un endroit où personne ne saura et ne se souciera de ce que cache mon bandage ! Et je n'aurai plus jamais à entendre cela, du moins pas sans pouvoir faire rendre gorge à celui qui dirait de telles choses !

Mais pour le moment, ma rage ne peut être tourné que sur ce mùoment et les offenses qui lui ont été faites, mon regard se fixant sur le injures des hommes et du temps afin de les effacer avec hargne. Ne rien dire, ne rien penser, juste agir... C'est plus facile comme cela.
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MessageSujet: Re: Face à la tigresse   Mer 21 Juin - 19:04

Visiblement, le caporal n’appréciait pas du tout son compagnon archer…Ainsi donc il était un hérétique à ses yeux ? Bien…l’archer remonta un peu dans l’estime d’Alice qui ne le prend plus pour un fanatique comme les autres idiots. Il n’en restait pas moins un Beorc a ses yeux, croyant ou pas. Disons simplement qu’elle le méprise un peu moins que les autres maintenant. Et cette odeur étrange qui ne quitte pas ses narines…ça commençait à l’obséder. En tant que chasseuse, les odeurs elle s’y connaissait, elle pouvait identifier un Beorc a des dizaines de mètres si le vent est dans le bon sens, pareil pour les autres laguz, elle sent et peut identifier presque tout. Mais ça…l’odeur de l’archer lui était tout bonnement inconnu.

-Sa naissance ? Un batard ? Que voulez-vous dire ? Sa famille a-t-elle commis des méfaits méprisables dans votre pays ? Pourquoi semblez-vous mépriser ainsi sa lignée ?

Peut-être que cela avait une origine avec son odeur ? Elle espérait trouver une réponse à sa question car elle n’aimait pas ne pas trouver ce qu’elle cherchait. Elle le sentait encore, elle avait analysé son odeur au moins 5 fois mais elle était têtue comme fille, elle n’allait pas lâcher le morceau.

-Et quand bien même de toute façon, " les enfants sont innocents des crimes de leurs parents."

C’est vrai quoi, on ne choisit jamais ses parents, ni sa lignée…et visiblement le réparateur du monument prenait beaucoup sur lui pour ne pas planter ses flèches dans l’œil du caporal. Alice savait à quoi ressemblait une colère refoulée et en face d’elle il y avait un exemple parfait. Tout ce qu’elle espérait, c’est qu’il n’y ai pas d’incident, qu’il se contrôle car, après tout, il est celui qu’elle méprise le moins, ça serait dommage d’avoir à prendre la défense des fanatiques qu’elle devait protéger…

Une nouvelle odeur fit son apparition…enfin pas vraiment nouvelle puisqu’elle la connaissait déjà. Un des gardes qui accompagnaient le capitaine est là, tapi dans l’ombre. Elle se doutait bien du pourquoi de sa présence : il la surveillait. Elle faillait être outrée mais au final, elle aurait fait la même chose à sa place…elle se contenta de pousser un petit rugissement pouvant passer anodin pour ceux qui ne parlent pas le laguz, mais qui pour le soldat était clair : je sais que tu es là.

-Au fait, je ne connais toujours pas vos noms à tous. Si je dois veiller sur vous, il vaut mieux que je les connaisse si un danger venait à se profiler.
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