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 Prisonnier d'un malentendu

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MessageSujet: Prisonnier d'un malentendu   Jeu 8 Sep - 16:42

Comme ses semblables, la prison de Criméa comportait une série de portes, de couloir et de gardes qui rendaient théoriquement toute invasion impossible, ou tout du moins extrêmement ardue. On y gardait de petits délinquants qui refusaient de racheter leurs larcins par du travail constructif, des criminels de guerre, des bandits et toutes sortes de malfrats d'une espèce ou d'une autre. Bien sûr la justice de Criméa préférait avoir recours à des méthodes douces et bénéfiques autant pour la nation que pour la psyché du prisonnier, faire accepter la loi par la preuve de son efficacité plutôt que par des méthodes cruelles instaurant la crainte et le rejet. Bien sûr, comme dans toute organisation hiérarchique, certaines n'acceptaient pas cet état de faits et rendaient justice eux-mêmes, amenant le juge à devenir le coupable, et ainsi de suite.

Dès que les forces lui revinrent en quantité suffisantes pour affronter les difficultés administratives et les soupçons qui pesaient le blondinet, Mysti s'attela à exposer la véritable version de l'histoire de Famine pour faire libérer Isaak. La chose s'avérait compliquée, mais pas impossible, grâce aux circonstances atténuantes survenues au dernier moment. C'est ainsi que quelques jours après l'altercation avec la sorcière, les pas du général résonnèrent dans les couloirs de la prison. Sur son passage, des hommes et des femmes qui le connaissaient au moins de vue s'agglutinaient aux barreaux de leur cellule, sifflant ou émettant des bruits obscènes en guise de salutations, certains allant même jusqu'à s'associer avec leur voisin pour le mimer en plein acte sexuel avec une fausse Elincia de circonstances.
La raison de ceci venait du fait que, en tant que tête de l'hydre qui les avait menés là, celle de l'ordre et de la sécurité, ils attribuaient à Mysti une responsabilité dans leur emprisonnement. Toutefois un certain nombre, ceux que les gardiens nommaient "en voie de guérison", comprenaient que l'homme ne prenait aucun plaisir à les voir là, entassés derrière leurs barreaux, à ruminer combien le sort les méprisait, et Criméa avec. Ceux-là restaient assis sur leur lit sommaire ou saluaient d'un geste discret mais respectueux le mage qui leur adressait un regard sympathisant.

Imitant le gardien qui marchait d'un bon pas devant lui pour le conduire jusqu'au bretteur blond, le chevalier ne répondait pas aux provocations et limitait sa curiosité aux personnes dont il connaissait les histoires, poussées par leur passé difficile à des extrêmes sans retour. Ils les plaignait d'une certaine façon, se demandant quelle réaction aurait été la sienne à leur place.

A mesure qu'ils approchaient de la cellule en question, le vacarme s'estompa quelque peu, remplacé par la faim de ragots croustillants et l'irrépressible envie de connaître les détails de la sordide affaire : jamais un individu aussi maigre et pâle, pratiquement mort même, que celui qui siégeait là n'avait eu sa place dans le bâtiment. Son crime ? Ils l'ignoraient, mais dans sa condition il semblait pratiquement impossible d'en commettre un.

La clef tourna lentement dans la serrure, et la porte grinça sur ses gonds. Parce que son cas particulier laissait encore planer un doute, et que son état de santé nécessitait des soins, l'homme se trouvait dans une cellule non-bordée de barreaux mais de murs. Une petite fenêtre, pas assez grande pour laisser passer un individu entier, éclairait la petite pièce et permettait l'aération. Le lit soudé au sol paraissait de meilleure qualité que chez les autres prisonniers, et quelques meubles, eux aussi fermement restreint à la terre ferme, agrémentaient la pièce d'un peu de décoration : un bureau, une chaise qui pouvait coulisser sur ses pieds, dans un coin des latrines aménagées, une table de chevet. La toilette d'ordinaire organisée dans une salle commune relevait ici de l'autorité d'un infirmier ou équivalent, chaque jour assistée après les repas et un examen rapide des principaux signes vitaux.

"Vous êtes certain de ne vouloir aucun garde à l'entrée de la pièce ? Vous savez sire, on ne dirait pas par moments mais ils sont capables de tout...
-Dangereux, oui, sans aucun doute il l'est. Mais ce n'est pas dans ses intentions, et cela je l'ai vu. Alors un garde ne servirait à rien. Je prends le risque.
-Entendu. Frappez deux fois à la porte quand vous aurez terminé."

Aussitôt ladite porte refermée dans son dos, Mysti entendit de l'extérieur le bruit sourd d'un chœur de voix qui pariaient sur le prisonnier pour le réduire en charpies. Il soupira et approcha du lit sur lequel gisait le bretteur, avisa une carafe d'eau sur la table et lui apporta spontanément un verre d'eau.

"Avec les dents... Vous avez un sacré sens de la mise en scène. C'est à la fois ingénieux et terriblement barbare. Vous devriez sortir d'ici quelques jours, le temps que mon rapport fasse le tour des autorités militaires. J'ai l'autorité pour accélérer les choses mais pas pour supprimer les procédures malheureusement."

Il adressa un sourire bienveillant au blessé puis regarda au-dehors.

"Vous ferez probablement un petit séjour à l'hôpital, mais cela sera déjà plus confortable qu'ici, même si le personnel tâche de traiter dignement les prisonniers. Ceux qui ne se laissent pas faire veulent être considérés comme des martyrs, et ce sont leurs exemples qui font scandale au-dehors, à tort... Au fait, même après notre presque-mort à tous les deux je connais pas votre nom. Je suis Mysti. Mysti de Méline, le général en chef des armées royales de Criméa. Et vous ?"
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Isaak
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Ven 9 Sep - 21:17

Il y avait ce champ, dévasté par la mystique corruption d'un être malfaisant. Des cris, tantôt de désespoir, pour ceux perdus dans une terreur incompréhensible, tantôt de douleur, pour ceux qui finissaient démembrés par la fureur céleste aux ailes squelettiques. Et au centre de ce carnage où la vie s'épuisait par tous les moyens inimaginables, la tentatrice démoniaque se plaisait à ôter toute vitalité à ses prétendants, un par un. Dans une ultime tentative, Isaak s'était jeté corps perdu sur Famine pour offrir une ouverture à ses partenaires de misère.

Néanmoins le pouvoir attracteur de la succube s'étendait sur tout son corps hypnotique, aussi l'assaut désespéré du Fauve Noir fut un triste échec. S'écroulant au sol comme une branche morte, l'escrimeur assista impuissant à la suite des évènements. Une explosion de vent fit office de dernière chance pour Blaze, lui aussi réduit à l'état de momie, ce qui eut pour effet de balayer Isaak au loin, brisant quelques os au passage. Entre poussière et torpeur extrême, le blond décharné ferma les yeux et tomba dans l'inconscient.

À son réveil, tout avait changé.

L'odeur d'humidité agressait une fois de plus les narines du blondin. Un relent qui devenait presque banal. À ce parfum d'enfermement se mêlait le clapotis de l'eau sur la pierre, troublé maintes fois par l'agitation des barreaux et des déviants qu'ils isolaient. La première fois qu'il fut confronté à un tel environnement, il s'isolait de la peste pourpre, un mal inconnu qui décima toute une communauté de moines dédiés à la méditation et à la prière envers Ashera, la changeant en une horde disparate d'hommes et de femmes décharnées tentant de survivre à tout prix. La seconde fois, il payait ses crimes au fond d'une cellule, à la merci de tout un village qui pouvait laisser libre cours à son imagination pour écouler sa vengeance à travers le corps frêle de Louka.

Mais comme à chaque fois, la prison différait. Étrangement, cette fois-ci, c'était en bien. Si le bruit des prisonniers était une nouveauté, pour le moins éreintante, le confort en était une autre bien surprenante. Un réveil peu douloureux offrit au bretteur l'occasion de se reposer sans la constante menace d'un châtiment, qu'il soit mental ou physique. Les remarques des détenus ne l'atteignaient pas : si le sommeil ne berçait pas l'escrimeur dans le monde des oneiros, un sourire narquois se dessinait difficilement sur le visage blafard d'Isaak. Autour de lui, quelques rares visages lui parlaient : c'était des criminels qu'il avait envoyé en prison, faute de les avoir achevé. Dans son état famélique, difficile pour eux de reconnaître le chasseur de têtes qui se tenait à présent à leurs côtés dans un lit de bonne facture. Mais Isaak gardait une certaine satisfaction, comme un échappatoire à sa faiblesse actuelle.

Impossible cependant pour le détenu de déterminer depuis combien de temps il se trouvait dans cette prison, à priori criméane. Quelques jours, au moins, à en juger par son état encore limite. Le détenu pouvait tout juste se nourrir, boire, se lever et marcher faiblement. Cette violente asthénie gênait énormément l'escrimeur, perdu dans une curieuse paranoïa. Par moments, ses yeux se baladaient à travers sa cellule, voire en dehors, cherchant en vain dans le vide, alors que l'angoisse se lisait dans son regard de cobalt.

Puis soudain une visite, une visite singulière. À en juger par l'agitation carcérale, il s'agissait d'une venue particulière qui s'annonçait. Qui plus est, elle semblait organisée à l'égard du blondin encore convalescent, comme en témoignait la horde de singeries qui gagnait en intensité à mesure que la personnalité s'approchait de la cellule d'Isaak. En ouvrant péniblement les yeux, l'homme aux multiples bandages reconnut la silhouette qui causait tout ce tintamarre. C'était celle de Mysti de Méline. Dans ses souvenirs confus, il avait l'image d'un haut gradé des forces armées de Criméa, se tenant fièrement sur sa monture avant de le forcer à la quitter pour croiser le fer avec lui. La haie d'honneur, composée de moqueries et de salutations plus ou moins respectueuses et qui accompagnait le militaire semblait confirmer son statut important au sein du pays.

L'entrée du soldat se fit dans un silence troublé par les discussions des prisonniers, alors qu'un verre d'eau tendu vers Isaak accompagna son discours. Le bienveillant personnage commenta la dramatique mais tout aussi sauvage offensive qu'Isaak porta en ultime recours vers Famine avant d'expliquer sa situation. Le blessé se contenta d'acquiescer, avant de laisser son interlocuteur se présenter et inviter le Fauve Noir à en faire de même.


❖ Au fait, même après notre presque-mort à tous les deux je connais pas votre nom. Je suis Mysti. Mysti de Méline, le général en chef des armées royales de Criméa. Et vous ?

Peu impressionné par le grade de son allocuteur, le maigre lionceau leva lentement la tête vers le susnommé Mysti, puis accepta le verre d'eau qu'il but en déglutissant péniblement. Son long bras trouva vaguement la table de chevet pour poser le verre, alors qu'il rassembla ensuite ses mains avant de se présenter d'un ton fatigué et monotone.

❖ Isaak. Un simple errant de Begnion.

Il respira un temps, avant de reprendre la conversation, comme s'il eut omis quelque chose.

❖ Je vous remercie pour m'avoir soigné. Sans vous, je doute fortement que j'aurais pu survivre dans ce charnier.

L'épuisement dont faisait preuve Isaak retirait à ses remerciements toute trace de sincérité. Au lieu de s'attarder davantage sur les circonstances de son incarcération, l'exilé de Belogor essaya de trouver réponse à sa plus grande occupation.

❖ Où est mon épée ? Je ne peux pas me la permettre de la laisser entre les mains de n'importe qui… vous qui l'avez eu entre vos mains, je pense que vous êtes conscient du maléfice qu'elle contient…

Une douleur lancinante aux côtes frappa soudainement le bretteur, privant ce dernier de toute remarque supplémentaire sur son arme méphitique. Laissant l'opportunité au général de faire la lumière sur la localisation de cet artefact presque interdit…
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Dim 11 Sep - 17:15

"Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, j'ai perdu connaissance peu de temps après vous."

D'un geste plus explicite que n'importe quel récit, le général releva le tissu de sa tunique pour dévoiler le large bandage à son flanc.

"J'ignore pourquoi elle a préféré me blesser plutôt que m'affaiblir tout comme vous, mais grâce à cela nous avons appris au moins une chose essentielle : même les sorcières peuvent saigner."

Le regard suivant ses gestes en silence, Mysti rajusta la position du verre, posé trop près du bord du meuble et menaçant de tomber au premier faux mouvement donné contre le meuble. Il posa une main amical sur l'épaule du détenu pour lui intimer de se calmer.

"Je me doutais que poseriez la question, c'est pourquoi je me suis enquis de la réponse avant de venir. Une arme capable de blesser cette créature est une ressource importante pour tout Tellius. Je vous suggère en outre de remercier la déesse que nous soyons des mages et non des soldats de rangs ordinaires. Ils ont eu la présence d'esprit de ramasser non seulement les survivants, mais aussi nos armes magiques avant que cette Famine ne s'en empare. Les visions que provoquent la vôtre... Quelle sorte d'épée est-ce ? Toujours est-il qu'à l'aide de beaucoup de volonté ils l'ont faite nôtre et emmenée loin de ce carnage. Ils m'ont avoué avoir hésité longuement à vous ramener ainsi que cette arme, craignant qu'un fléau s'installe à Melior en votre personne. Et sans ce duel improvisé, j'imagine que je n'en aurais pas été loin non plus. En attendant votre jugement, qui n'aura donc pas lieu, elle est sous bonne garde dans une armurerie particulière. Quelles que soient leur nature, les armes dotées de pouvoir ne sont jamais laissées à portée de profanes, c'est une règle stricte dans notre pratique de la magie."

Compatissant à l'état de fatigue du bretteur, Mysti s'efforçait de parler un peu plus lentement pour lui laisser le temps d'assimiler. Il se leva une nouvelle fois pour lui verser un nouveau verre d'eau et revint le poser à la même place. Il en profita également pour entrouvrir l'une des petites fenêtres et laisser entrer l'air frais du dehors. De l'autre côté de la porte on entendait la rumeur des prisonniers qui allait bon train, tentant d'arracher aux gardes des bribes d'informations qu'ils ne possédaient pas.

Le chevalier revint près du lit sans empressement.

"Elle vous sera naturellement restituée lorsque vous serez en état d'en supporter le poids."

Préciser la nuance parut utile au général. Il ignorait si les prisons d'autres pays accordaient ce genre de traitements à leurs prisonniers. Après tout, pouvoir s'approprier de l'équipement au nom de la Loi, sans débourser une seule pièce et pour des motifs jugés légitimes par l'opinion publique... Des magistrats corrompus pouvaient fort bien s'en accommoder. Maquiller quelques registres, payer des gardes suffisamment pour que leurs bouches restassent closes et trop peu pour valoir le prix des artefacts en question. Notant dans un coin de sa tête ce détail, le mage se promit d'effectuer une petite vérification d'usage quand il irait mieux. Les détenus, s'ils se voyaient privés de leurs droits à cause de leurs crimes, restaient des êtres dotés d'une dignité. A ce titre, leur garantir de retrouver leurs biens à leur sortie adoucirait peut-être cette humeur déplorable qui les poussait à insulter et cracher sur des citoyens qui s'appliquaient simplement à faire respecter les règles.

"J'imagine humblement que le temps doit vous paraître long, à ne point bouger ainsi pendant des jours entiers. Si cela vous agrée, je peux vous faire parvenir quelques livres le temps de votre remise sur pieds. Ou venir en personne pour discuter avec vous de ces événements étranges. Ceux qui n'ont pas vu le carnage pensent pouvoir le comprendre, mais je sais d'expérience que c'est une empathie faussée. L'esprit n'imagine que ce qu'il est supportable de croire, et non le réel."
Spoiler:
 


Dernière édition par Mysti de Méline le Dim 11 Sep - 22:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Dim 11 Sep - 18:31

À mesure que le général s'exprimait, le quidam alité n'avait de cesse d'apprécier l'éloquence de son interlocuteur, qui savait manier aussi bien les mots que l'épée pour s'exprimer. Certes, son allure éreintée semblait dire le contraire, mais malgré cette fatigue permanente Isaak assimilait correctement les informations que le soldat lui offrait. Lorsque ce même militaire lui signala que son arme faisait partie des biens récupérés sur le champ de bataille, un vent de soulagement apaisa le bretteur. Si, sans sa lame, un épéiste n'était qu'un va-nu-pied, le blondin se sentait actuellement comme un bourreau sans pénitence à endurer.

Faiblement, le détenu déclina d'un geste lent de la main le verre d'eau qui lui était proposé une seconde fois. La perspective de trouver une occupation autre que le repos et l'observation d'éventuelles victimes de son mercenariat guetta rapidement Isaak lorsque son allocuteur lui proposa gracieusement de lui apporter de la lecture, voire de se faire lui-même conteur des évènements récents. Une seconde option qui intéressa davantage le vagabond, dont les informations sur les incidents frappant Tellius se limitaient presque exclusivement à ses propres activités nuisibles de Moine Fou.

Au-delà de cette absence flagrante de renseignement, l'exilé de l'Ordre de Belogor se sentait très affecté par sa défaite contre l'incarnation de la corruption. En repensant à son combat vainement mené contre la dresseuse de wyvern, il serra du peu de forces dont il disposait le poing gauche, enrageant presque de son impuissance. Seul, il n'avait pas la puissance nécessaire pour venir à bout des fléaux menaçant le monde. Un sentiment de frustration avait envahi ces derniers jours le guerrier défait : habitué à terrasser la vermine sur Begnion et ses alentours, il s'était conféré un certain sentiment de confiance quant à l'issue des combats qu'il choisissait de mener.

L'apparition apocalyptique de Famine avait tristement mis en doute l'escrimeur sur ses propres capacités ainsi que sa place dans Tellius. Si à nouveau une abomination semblable à Famine apparaissait, aurait-il la force de la repousser ? Serait-il capable de peser dans la balance pour repousser un malheur autre que celui qu'il diffusait çà et là dans les montagnes isolées de Begnion ?

Sortant de son silence, Isaak tenta d'évacuer l'immense pression qu'il s'était lui-même imposé au cours de son incarcération en s'adressant à son visiteur.


❖ J'apprécierai effectivement que vous puissiez me rendre visite de temps à autre. Les livres n'ont malheureusement pas la capacité de couvrir le brouhaha de mes colocataires.

Le jeune homme marqua une pause, appréciant un temps l'air frais qui chassait l'humidité et l'odeur de renfermé de la pièce. La légère brise laissa un air quiet tout aussi léger sur le visage du prisonnier.

❖ Qui plus est, j'aimerais profiter de vos visites pour vous poser de multiples questions sur les derniers évènements qui ont frappé Criméa et Tellius en général. C'est bien la première fois que je rencontre une telle… démone.

Plutôt que de songer une énième fois à cet affrontement aux allures de Ragnarök moderne, Isaak resta concentré sur ses interrogations.

❖ À en juger par l'organisation de vos troupes sur place, j'ai le sentiment que vous étiez comme… déjà préparés à une telle apparition. Avez-vous déjà eu à faire à pareille menace ?

L'humanité anticipait rarement sans avoir déjà subie auparavant des incidents de même ordre. La déduction du solitaire semblait donc faire sens dans un tel contexte. Dans un dernier mouvement, Isaak accepta finalement le verre d'eau proposé par son interlocuteur. Peu habitué à tenir d'aussi longues conversations, surtout dans une période de convalescent, la gorge du blondin s'asséchait plus vite que la moyenne. Cela ne l'empêchait pas d'apprécier de discuter, bien au contraire. Échanger ne serait-ce que quelques mots avec une personne autre qu'un prisonnier ou un geôlier permettait à Isaak d'oublier provisoirement son statut de détenu blessé, aussi bien physiquement que dans sa fierté…
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Mar 13 Sep - 11:26

Un début de sourire amorça sa course sur le visage du général en entendant Isaak se plaindre à demi-mots de ses "voisins", dont la clameur pourtant restait atténuée grâce aux murs de sa cellule. Un luxe dont peu de prisonniers pouvaient se vanter. Le malheureux semblait énormément manquer d'informations, pourtant l'essentiel se trouvait facilement au sein d'une taverne, à condition d'une pourboire intéressant remis au propriétaire de l'établissement. Si l'on excluait les dégâts dus à Famine, le bretteur ne semblait pas porter de guenilles ni souffrir de la faim ou de la soif... Dans ce cas comment ne rien savoir des nouvelles ?

"Je ne sais pas tout, mais je peux vous donner les grandes lignes oui. En échange j'aimerais que vous me narriez l'histoire de cette sombre épée qui est vôtre, et tout autre détail qui vous paraîtra digne d'intérêt. Elle m'intrigue, tout autant que vous en fait."

Mysti perdit son air amusé aux derniers mots du blondinet. Il se serait volontiers épargné les souvenirs concernant War et la bataille dans le désert, mais il s'agissait de faits qu'il ne pouvait occulter, pas plus que la destruction d'un village tout entier à cause de son impuissance, la même que celle d'Isaak.

"Mes troupes, non... Mais j'en ai déjà personnellement rencontré une autre. Elle s'appelle War et sa puissance n'a rien à lui envier. Pour vous donner un ordre d'idées : vous avez pu constater que mon élément de prédilection est le feu. Je suis revenu presque intégralement brûlé au troisième degré de mon combat contre War... Cette expérience m'a fait prendre conscience de combien notre faiblesse est grande par rapport à ces sorcières. Ce n'est même plus une question d'orgueil, se faire terrasser par ses propres méthodes dans un moment comme celui-là... Nous devons impérativement nous endurcir. Tous les protecteurs de Tellius. Dans le cas contraire, nous serons exterminés. C'est pour cela que voir couleur ne serait-ce qu'une goutte de sang de Famine me conforte dans l'idée que nous avançons sur le bon chemin, mais il faut le gravir plus vite."

Un soupir franchit les lèvres du chevalier et il se passa une main lasse sur le visage. La force ne suffirait pas, loin de là. Mais comment trouver une bonne stratégie, des armes adaptées, une formation efficace et un savoir suffisant sur ces entités alors qu'elles ne laissaient entrevoir aucune faiblesse durant les affrontements ?

"Si vous avez une suggestion, je suis tout ouïe. Chaque volontaire sera précieux dans cette lutte pour notre survie."

Car il s'agissait de cela, et rien d'autre. Même Ashera s'était montrée moins cruelle dans le sort qu'elle voulait réserver aux Telliusiens. Son châtiment aurait figé chacun à jamis, là où Famine et War jouaient simplement.
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Mer 14 Sep - 18:07

War… l'incarnation de la guerre. Ainsi, Famine n'était pas la seule calamité à semer la destruction dans son sillage. À l'écoute des mots de Mysti et à la vue de sa mine dépitée, le convalescent compris la gravité de la situation qui planait comme une ombre sur Tellius. Des forces démoniaques, dépassant tout ce qu'il connaissait jusqu'à présent menaçait la paix sur le continent. Comme un appel à la mobilisation, le général des armées royales de Criméa évoqua une préparation intensive des gardiens des terres tant sous le joug des Beorcs que sous la domination Laguz. L'expression de protecteur de Tellius manqua d'arracher à Isaak un ris sarcastique. Lui, un errant semant autrefois le chaos sur Begnion, être un de ceux qui défendent la prospérité du monde ?

Depuis ses multiples déceptions passées, le jeune homme avait perdu le sens des responsabilités, pour peu qu'il l'eut acquis un jour. Rejeté dans le village qui l'avait vu naître sous le nom d'Isaak à cause de sa réputation naissante de lion d'ébène, puis chassé en basse altitude par crainte, il n'avait plus aucun repère et vagabondait à la recherche du dernier repère que son passé maudit lui permettait d'espérer approcher.

Un léger soupir de fatigue accompagna la réflexion de l'alité lorsque son interlocuteur l'invita à émettre quelque suggestion sur le moyen de terrasser ces abominations. L'escrimeur damné n'avait ni l'allure ni la tête d'un stratège et sa fatigue générale l'empêchait d'aborder clairement le problème pour tenter de le résoudre. Toutefois, se faisant remarquer à lui-même qu'il était en vie grâce à la générosité de ses geôliers, la nation de Criméa, Isaak préféra marquer un bref silence le temps de formuler son point de vue. À la suite de quoi son regard se fixa vers la porte qui le séparait du reste de la prison avant de prendre la parole.


❖ Si ces abominations sont chose nouvelle sur Tellius, alors… ça me parait normal que vous ayez du mal à les affronter. Nous ne connaissons rien de ces monstres avant de devoir les combattre… cela confère forcément un désavantage stratégique. C'est plus ou moins ce qu'il s'est passé contre les ailes de la mort : dès lors que son étrange charme s'est répandu par delà les champs, le doute s'est répandu dans les rangs et a diminué l'efficacité de la formation.

Les souvenirs d'un champ de bataille déserté par des soldats, corrompus par le charme démoniaque de la dresseuse de vouivre, revinrent par légères réminiscences dans l'esprit de l'escrimeur. Lui-même fit partie des premiers affectés par cette invisible sorcellerie mais, par le concours de la malédiction reposant dans son arme, parvint à retourner par la ruse cette arme de Famine contre elle-même. La vigilance de la circé trompée, l'exilé de Belogor était parvenu à s'approcher d'elle à des distances des plus … intimes, manquant presque de lui dérober un baiser afin de lui arracher la chair.

❖ Cela parait simple dit comme ça, mais en connaissant leurs forces, je pense qu'on peut les contrer, voire les retourner contre eux. Vous en avez eu un aperçu, lorsque j'ai continué de jouer le jeu de la séduction afin que nous puissions nous rapprocher d'elle sans éveiller les soupçons afin de la surprendre en l'attaquant. Reste à présent à trouver quelque chose contre son étrange pouvoir capable d'absorber la vie…

Ses entrailles, voire son enveloppe charnelle entière gardait encore la trace de cette étrange faculté à assimiler les chairs et l'énergie des corps pour la faire sienne. Cependant, contrairement aux stigmates qui foudroyaient la surface de son corps, cet état n'était que provisoire. Le repos pouvait relancer le Fauve Noir sur sa quête de lumière et dorénavant, de puissance. Mais avant de rassembler une énième fois ses forces dans le monde des rêves, Isaak avait un marché à tenir. Par deux fois son visiteur l'avait invité à le voile sur les propriétés ténébreuses de son épée. Dans un tel état, n'étant pas en position de force pour occulter ce détail, l'escrimeur préféra donc céder quelques informations sur cet artefact de sa conception.

❖ Pour en revenir à mon épée, je n'ai pas grand chose à vous dire à ce sujet… pour faire simple, il s'agit d'une lame bâtarde qui est chargée de magie noire. Au fil des combats où j'en ai fait l'usage, j'ai pu me rendre compte que cet artefact affecte la magie environnante, allant jusqu'à priver de l'usage de la magie autour de moi. Ceci explique comment je suis parvenu à m'extirper des charmes magiques de cette sorcière…

Une nouvelle brise se propagea dans la petite pièce, pour le plus grand bonheur de l'escrimeur en convalescence. Perdu à présent dans ses pensées, Isaak considéra le général qui se tenait devant lui. Devait-il lui faire confiance et en dévoiler davantage sur son fardeau, allant jusqu'à évoquer son passé maudit ? Ou bien devait-il se fier à son expérience faite de déceptions ? Impossible pour l'heure de trancher, mais tôt ou tard le banni de Belogor devrait faire son choix…
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Sam 17 Sep - 23:07

Le général demeura muet en écoutant les réponses du bretteur, le regard tourné vers les fenêtres tandis qu'il se levait du lit pour aller s'appuyer légèrement contre la table, dans une position semi-debout. Les faits énoncés par Isaak relevaient d'une certaine évidence, mais les entendre de la bouche de quelqu'un d'autre lui permettait de mieux visualiser la situation, de pouvoir se replonger dans son expérience sans perdre le fil de sa pensée.

Il revit la sorcière et sa monture, assécher la vie autour d'eux et provoquer l'effroi parmi la populace, les villageois confus prêts à se battre, les flèches et les sorts fuser, les lames s'entrechoquer, les pégases pleuvoir...

Il se remémora également War. Ses chiens. Ses flammes. Sa discorde. Les deux entités ne pouvaient probablement pas se tenir à côté, sans quoi leurs pouvoirs interfèreraient : Famine tuerait les chiens, la discorde entraînerait la rébellion de la wyvern décharnée, peut-être même de Famine elle-même. S'ils pouvaient les affronter séparément, prendre le temps d'examiner les faits, alors peut-être que oui, peut-être qu'une chance leur restait de repousser le fléau.

"J'ai l'impression que la magie noire est une clef. Famine n'a pas saisi votre épée. Elle a même saigné sous sa lame. Aucun de mes sorts, ni le vent de l'épée de Blaze n'a fonctionner, même quand votre arme se trouvait éloignée. Les flèches n'ont rien fait non plus. Et contre War, j'ai souvenir qu'une mage noire se trouvait là. Elle ne l'a pas mise en difficulté mais la sorcière a quand même chercher à la blesser plus durement que moi ou que le mage de lumière à nos côtés... Ces créatures peuvent détruire la vie, mais peut-être pas la mort et la destruction elle-mêmes. Ce serait leur point faible. Et je sais aussi que leur magie n'a rien de classique, rien de ce que l'on peut apprendre dans un tome. Si nous trouvions comment elles incantent, quelle est la nature de leurs sorts..."

Les hypothèses s’échafaudaient déjà par multiples embranchements dans l'esprit du général, et il sut qu'il laissait son imagination influencer son jugement quand l'image d'Akamae parmi les mages noirs de l'armée murmura à son esprit. Il coupa net le cours de ses pensées d'un soupir profond et recentra son regard ainsi que son attention sur le blondinet.

"Il est difficile d'élaborer une hypothèse solide sans pouvoir la vérifier, mais la prochaine fois, je ferai en sorte d'obtenir le maximum d'informations. Car bien évidemment, elles ne s'arrêteront pas là, ce serait trop... bref."

Considérant l'état de fatigue avancé du bretteur, le chevalier se sentit un peu mal à l'aise de lui poser tant de questions alors qu'il aspirait probablement à la paix et au repos. Sa curiosité le brûlait à propos de la fameuse épée, car d'expérience il savait qu'il malédiction de magie noire s'accompagnait toujours d'un lourd prix à payer, quelle que fût la façon dont on s'en trouvait affublé.

Un moment il hésita et entrouvrit la bouche pour poser de nouvelles questions, mais deux coups sourds frappés sur la porte le tirèrent de son choix : la visite prenait fin. Le gardien fit par ailleurs irruption dans la petite cellule afin de signaler que le temps accordé touchait à sa fin. Mysti acquiesça et tendit la main au blondinet, sans forcément s'attendre à ce qu'il la serrât dans sa condition, mais savait-on jamais ?

"Je vous retrouverai donc à d'autres occasions si vous le voulez toujours. Et principalement votre libération vers l'hôpital. C'est le moins que je puisse faire après les risques que vous avez pris et cette erreur d'appréciation de mes hommes. Rétablissez-vous en toute quiétude. Sur ce, au revoir."

Main sur le cœur, il exécuta une simple révérence avant de prendre le chemin de la sortie. D'autres devoirs l'attendaient, à commencer par celui de sa propre guérison, et Séraphin.
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MessageSujet: Re: Prisonnier d'un malentendu   Lun 19 Sep - 20:13

L'épée noire d'Isaak était un sujet des plus tabous à aborder. L'évoquer revenait à aborder ses effets aliénants sur la conscience de son porteur et par extension à aborder la myriade de souvenirs horrifiques qu'elle contenait. Pour cette raison, le Fauve Noir demeurait péniblement inquiet quant à la tournure que pouvait prendre sa conversation avec le général des armées royales de Criméa. En l'espace d'une visite dans cet espace confiné que constituait sa cellule, le détenu s'était rendu compte de l'aisance dont faisait preuve le haut-gradé de la nation Beorc d'Occident, et de cette facilité à prolonger le dialogue. Cette faculté pouvait très facilement amener le soldat à questionner son protégé sur les origines de cet artefact, d'où l'inquiétude naissante de l'alité.

Par chance, son interlocuteur s'intéressa davantage aux faits récents plutôt qu'aux sources obscures de la flamberge sous surveillance. Les paroles du blond convalescent semblèrent donner de nouvelles pistes à Mysti dans sa quête de solution pour faire jeu égal avec les abominations qui apparaissaient çà et là sur Tellius pour semer le chaos. Soulagé, le bretteur laissa son oreille s'abreuver du récit conté par le jeune homme à la crinière prolixe. Son affrontement contre l'émissaire de la Guerre paraissait avoir été éprouvant, aussi bien en le menant qu'en le racontant. L'orphelin de Belogor ressentit une certaine forme de respect à l'égard du conteur de mésaventure, lui qui par deux fois dut faire face à une menace capable de tenir tête à un escadron entier de l'armée ainsi que quelques mercenaires aguerris.

Depuis qu'il avait repris les rennes de sa vie sous le nom d'Isaak, l'ancien moine dévoué à la déesse Ashera avait pu faire la rencontre de personnes extraordinaires. Qu'il s'agisse d'autres bretteurs comme de singularités de la société, le chemin de l'heimatlos s'enrichissait d'expériences, lui permettant de s'évader de la vision étriquée de la vie humaine que le peuple lui avait inculqué. Mysti sortait à sa manière du lot en rapprochant davantage Isaak des nouvelles affectant Tellius dans son ensemble. Il était en quelque sorte le pont entre le vagabond et cette société qui le rejetait.

L'histoire du criméan fut néanmoins écourtée dès lors que le maton en charge de la surveillance de la chambre d'Isaak toqua à la porte par deux fois. Ce même gardien insista sur le temps écourté de Mysti en entrant dans la pièce, tandis que l’œillade cobalt du détenu toisa prudemment le dit geôlier. Puisant dans les quelques forces qu'il avait pu rassemblé ces derniers jours, le Fauve Noir accepta franchement la main qui lui était tendue pour la serrer simplement.


❖ Je vous retrouverai donc à d'autres occasions si vous le voulez toujours. Et principalement votre libération vers l'hôpital. C'est le moins que je puisse faire après les risques que vous avez pris et cette erreur d'appréciation de mes hommes. Rétablissez-vous en toute quiétude. Sur ce, au revoir.
❖ Comptez sur moi. Après tout, je vous en dois une maintenant.

Il n'était pas de coutume chez Isaak de se sentir redevable auprès de quelqu'un. Après tout, la plupart des personnes envers qui il avait une dette était soient morts, soient loin derrière lui. Une telle promesse engageait à présent le jeune escrimeur à tirer l'épée une nouvelle fois aux côtés de Mysti contre les démons menaçant le continent. Cela tombait bien, car le blondin avait un goût amer de défaite dans la bouche et des rêves de progrès dans le crâne. L'occasion pour le Fauve Noir d'affiner sa maitrise de l'épée pour assouvir une vengeance bien méritée contre le mal.

Alors que le général avait maintenant quitté la pièce, l'alité abandonna son cercueil de plumes et de draps pour réveiller ses jambes afin que ses mains trouvent la fenêtre de sa cellule. Faiblement et lentement, le blondin réduisit la distance jusqu'à pouvoir porter ses doigts contre la froide vitre qui s'opposait à la brise de l'extérieur. Afin de ne pas gâcher ces longues secondes de marche pénible, le convalescent contempla l'extérieur, contrastant pour le plus grand bonheur d'Isaak avec l'intérieur grisâtre et humide de la prison. Puis, fier de son exploit de la journée, le détenu referma la fenêtre et retourna tout aussi péniblement sur son lit pour s'octroyer une nouvelle sieste bien méritée. Avant de songer à quelque vengeance ou remise en forme que ce soit, le jeune blondin devait d'abord reprendre des forces. Et de l’œuf brisé, couvé dans la prison de Criméa pourrait enfin éclore un dragon guerroyant.
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Prisonnier d'un malentendu

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