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 La valse des pleurs

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Arthen
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MessageSujet: La valse des pleurs   Dim 23 Nov - 17:41

"Vous ai-je raconté la fois où j'ai rencontré ce petit être aussi malsain que terrifiant?
- Non.
- Bien, parce que c'est une histoire qui vaut la peine d'être entendue.
- Il ne vaudrait pas mieux continuer le récit suivant un ordre chronologique?
- Ca serait en effet une bonne idée.
- Alors pourquoi ne pas continuer là où nous en étions et garder cette histoire pour quand elle aura sa place?
- Ai-je, clairement ou implicitement, révélé une quelconque information permettant de dater la-dite histoire?
- Je...ne crois pas.
- Bien. Alors je vais émettre une idée. Non, plus qu'une idée, une proposition. Oui c'est cela, une proposition. Et si, accrochez-vous, ça risque de perturber pas mal de vos repères, vous me laissiez raconter ma vie, ce dont il me semble que c'est l'une des rares choses dont je peux me vanter sans trop me tromper d'être le meilleur, et me faire confiance sur cet unique point, et que vous de votre côté vous vous contentiez de faire votre travail, c'est-à-dire écrire à la lettre près ce que je vous raconte, et de temps à autre faire quelque chose d'exceptionnel vu vos qualifications: réfléchir et répondre lorsque je vous parle directement?
-Je...
- Bien! Commençons! C'était à Daein..."


C'était une ville moyenne, quelque part au sud du pays, près de la frontière. La nuit était déjà tombée lorsque je suis arrivée aux portes, mais la ville semblait encore plus vivante qu'elle n'aurait pu l'être en pleine journée. Il y avait beaucoup de monde, et du coup, beaucoup d'agitation. Et il me semblait alors sur le moment que ce n'était pas un rassemblement "banal". Il y avait réellement BEAUCOUP de monde. Des chevaux par dizaines, des calèches et même quelques carosses. La bourgeoisie, voir certainement la noblesse, s'était réunie ici. Mais pas de "haute" noblesse, entendez par là aucun représentant de l'état, ni de membre éminent d'un quelconque clergé, non, juste la bourgeoisie. Il y avait une fête, et à ce titre un grand bal était organisé, sur la place du village. Même après les changements apportés par les nouveaux dirigeants à ce monde, cela m'étonnait que la bourgeoisie et la noblesse se mélange au peuple et se soucie de son bonheur. J'entrepends alors de m'approcher des festivités, et j'adresse la parole à un quelconque manant.

"Dis-moi l'ami, c'est en quel honneur ce bal?
-Z'êtes pas d'la région vous, pour sûr! Z'êtes pas au courant pour la duchesse? Moi et les gars par ici nous soyons vach'ment content qu'elle fasse ça pour nous!
- Non je ne suis pas d'ici, je suis de passage. Qui est cette duchesse? Et qu'a-t-elle fait?
-Elle a décidé, avec le couronnement de not' reine Micaiah, d'aider les pauvres gens, comme nous! Du coup elle s'balade dans tout l'pays, pour aller visiter les coins dévastés par les deux dernières guerres, et elle donne de l'argent pour aider à tout reconstruire! De sa poche! Et ce soir, ça fait un an qu'elle a commencé son voyage! Et c'est ici qu'elle a commencé! Du coup elle est r'venu nous voir, et a organisé une grande fête avec tous les gens de la haute, pour s'amuser et récolter des dons! Elle est puissante c'te duchesse, alors les autres ils viennent pour se faire bien voir v'voyez?
- Je comprends un peu mieux oui. Mais quel est son nom à cette dame, son histoire ne me dit rien du tout.
- C'est la duchesse Allerys pardi!
- Allerys... C'est un nom que je n'oublierai pas... Et vous pouvez me dire laquelle de ces dames est la duchesse?
- Ah ça non, pour sûr! C't'un bal masqué, alors personne ne sait qui est qui!
- Très interessant... Et bien merci l'ami! Profitez de cette fête!
- A la bonne heure noble voyageur!"

Pensez-vous! La noblesse! Un bal masqué! Une duchesse riche et puissante! Que demander de plus! Venait de se dessiner devant moi le parfais terrain de jeu, et de chasse. Il fallait la jouer fine, observer, attendre et faire preuve de suffisamment de clairvoyance pour agir au bon moment. Que faire? A cet instant là, je n'en n'avais aucune idée, mais je saurai quoi faire lorsque j'en aurai l'occasion.

J'entends la musique qui s'arrête alors. Un grand homme brun et bien habillé s'avance sur l'estrade montée pour l'occasion sur laquelle se tenait le petit orchestre, et commença à parler de vive voix.


"Mesdames et messieurs! Avant de passer à la dernière danse, je voudrais parler rapidement de l'argent récolé jusqu'à présent. La duchesse Allerys, qui, je le rappelle, se cache parmi vous, masquée, comme le veut la tradition, a mis un point d'honneur a aider les victimes de la guerre, et depuis un an maintenant a beaucoup fait pour le pays. Mais c'est sans compter sur vous, mes amis, donateurs, réunis ici présent! J'en profite donc pour remercier en son nom, tous celles et ceux qui ont contribués financièrement à sa noble quête! Mais! N'oublions pas les gens plus modestes, qui n'ayant pas les moyens de donner de leurs finances, ont quand même tenu à aider en donnant de leur personne! C'est tout aussi, voir d'autant plus respectable! Merci à eux!
Et donc, un dernier mot, le trésorier vient de m'informer du montant de l'argent récolté jusqu'à présent: plus de  50 000 écus! C'est fantastique! Merci à vous tous!

Laissez-moi maintenant introduire la prochaine danse. Messieurs, choisissez votre dernière cavalière! Et n'oubliez pas qu'après cela nos musiciens joueront des morceaux du répertoire populaire de Daein afin de faire profiter nos amis locaux des festivités, car tout le monde a le droit de danser!"




Je me suis avancé parmi les beaux costumes et les larges robes. Peu à peu les regards se sont tournés vers moi. Sous mon large manteau brun, je dénotai facilement dans le décor. Je devais trouver la duchesse. A ce moment-là, je sentais que c'était important.
Et tout compte fait, ce ne fut pas si dur que prévu. Mon flair de Laguz m'indiquait que nombre des nobles n'étaient pas à l'aise, mélangés ainsi un milieu du peuple. En revanche, une personne semblait plus détendue que les autres, elle semblait même s'amuser. Et lorsque j'ai vu à quoi elle ressemblait, c'est devenu assez logique. Sa robe était simple, brune et rouge, et d'apparence beaucoup moins encombrante que les autres.
Je sentais, sans faire de mauvais jeu de mot, que c'était elle, sans l'ombre d'un doute. Je me suis approché d'elle.


"Ma dame, m'accorderiez vous cette ultime danse?
- Avec grand plaisir."

Je lui ai pris la main, l'ai empoigné par la taille, et nous avons commencé à danser. Je vous arrête tout de suite, si vous ne le saviez pas, la danse chez les nobles Beorcs ne consistait qu'à tourner en rond, en compagnie d'un cavalier. "La valse" qu'ils appellent ça. C'est purement ridicule. De mon point de vue, mais bon, les goûts et les couleurs...

"Vous savez, je ne connais pas beaucoup de monde qui, à votre place, ferais ce que vous faites.
- Vous voulez dire danser? Il me semblait que c'était quelque chose d'assez commun de nos jours.
- Je crois que vous savez que je ne parlais pas de la danse.
- Et moi qui croyais que je passerai inaperçu durant toute la soirée.
- Sans vouloir me vanter, j'ai quelques compétences que les autres n'ont pas.
- Êtes-vous un mage? Me feriez-vous la démonstration de quelques sorts?
- Vous n'êtes pas tout à fait juste. Et je crois malheureusement que ce n'est ni le lieu ni le moment pour que je vous fasse une quelconque démonstration.
- Je vois. J'avoue être quelque peu déçue.
- Vous m'envoyez navré.
- Mais dites-moi, votre masque me paraît bien étrange. Et vos habits ne sont pas de la haute couture. D'où venez-vous?
- Disons que je ne suis qu'un voyageur qui s'est hâté de venir ici dès qu'il a entendu que vous honoreriez le peuple de votre présence. Mes habits sont donc... ceux d'un voyageur. Confortables et résistants. Quand à mon masque... je n'ai eu ni le temps ni les moyens de m'en procurer un digne de ce nom. Je l'ai donc fabriqué de mes propres mains avec de la cire de bougie. Entre autres. La recette est complètement secrète. Mes parents étaient troubadours dans leur jeune âge, ce genre de secret était leur gagne-pain!
- Intéressant... Vous permettez que je touche?
- Je vous en prie.
- On dirait...
- De la vraie peau? C'est voulu, c'est pour faire très réaliste.
- Mais attendez... ce visage me dit quelque chose...
- C'est fort probable. En venant ici j'ai traversé un village dans lequel était accroché de nombreux avis de recherche. L'un d'entre eux m'a particulièrement interpellé, vu qu'il était marqué "Très dangereux" dessus et qu'il montrait le visage d'un homme hideux. Je m'en suis inspiré pour le masque. J'ai toujours aimé les choses qui sortent de l'ordinaire.
- Alors nous parlons de la même personne, j'ai moi aussi vu une affiche de la sorte.
- Bien, ma dame, il semblerait que ça soit la fin de la danse. Ce fut un honneur.
- M'accompagneriez vous quelques instants encore? Je n'ai pas envie de me dévoiler maintenant, les nobles attendront.
- Mais avec grand plaisir, ce n'est pas tous les jours qu'on est invité par une grande duchesse."

Alors elle me prit la main et m'emmena à l'extérieur de la foule. On s'est assis sur un vieux banc en bois, un peu l'écart, et on a commencé à discuter.

"Mais dites-moi, qui êtes vous? Abaissez-donc votre capuche et enlevez cet afreux masque, j'aimerai savoir à quel gentleman j'ai affaire.
- Ma dame, avec tout le respect que je vous dois, ce n'est pas convenable de demander à un homme d'enlever son masque lorsque l'on a soi-même le visage caché.
- Vous avez raison."

Elle enleva alors son masque et dévoila un magnifique visage fin et blanc coiffé par des cheveux d'ébènes. Cette jeune femme devait faire tourner la tête des hommes à la cour de la reine.

" A votre tour maintenant.
- Très bien"

J'ai abaissé la capuche de mon manteau, et je l'ai regardé dans les yeux. Elle ne comprenait pas, car elle s'attendait à autre chose.

" Enlevez-donc votre masque!
- Ce que vous voyez-là ma dame est mon véritable visage.
- Je ne vous crois pas, vous aviez dit que..."

Elle se mit alors à tirer sur ma joue, et voyant que rien ne se décollait s'arrêta soudainement, partagée entre la surprise et la peur. Je lui ai offert mon plus beau sourir, dévoilant mes dents noirs à sa vue.

" Mais alors... vous êtes..."

Je l'ai attrapée au cou, la maintenant fermemant en place.

-"Le seul masque que j'ai jamais porté devant vous est celui de l'homme qui s'est présenté à vous pour partager une danse. Le camouflage le plus simple est aussi le plus difficile à détecter, car de nos jours seule l'apparence compte dans notre observation et notre jugement, et dès lors qu'on se persuade que cette première impression est la bonne, on base tout là-dessus, ne la remettant en cause que lorsque la réalité vient vous cracher au visage sa terrible vérité. "Non, je ne suis pas celui que je semblais être". Maintenant, criez, hurlez, débattez-vous, mais sachez que plus personne ne peut rien pour vous."

Elle se mit naturellement à appeler à l'aide. Mais peu importe qui viendrait, cela ne changerait rien aux choses.
Pendant que je lui parlais, je lui ai dévoilé petit à petit ma véritable apparence de monstre. Plus le temps avançait, plus mon corps se métamorphosait, moins elle en croyait ses yeux. Cela ne ressemblait à rien de ce qu'elle connaissait. JE ne ressemblais à rien de ce qu'elle connaissait. Et ça lui inspirait une peur qu'elle n'avait jamais expérimenté auparavant.
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Shikonai
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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Lun 24 Nov - 19:06

Un bal… pour ce soir, le mage noir jouait de malchance. Les bals… ces moments nocturnes et festifs qui duraient jusqu’aux premières lueurs de l’aube, ensuite de quoi tous reprendront le travail, quoiqu’un peu fatigué. Ce soir, Shikonai ne pourra pas honorer sa déesse.

A l’écart, la petite fille observait le spectacle de débauche obscène. Un bal caritatif, organisée par une bienfaitrice que l’on disait désintéressée. Un an qu’elle recueillait des dons et les distribuaient aux villages victimes de la guerre contre la déesse.

L’enfant s’était déjà immiscée dans le village, abusant de son apparence enfantine et malheureuse pour payer une misère chambre et repas à l’auberge. Déjà ils espéraient la mettre à l’orphelinat. Elle devra disparaitre ce soir, sinon les responsables de la garderie débarqueront demain pour l’emmener. Et il suffisait de lui confisquer son tome pour la rendre vulnérable à ce tragique destin…

La musique prit fin et un couple s’éloigna. Shikonai sourit. Enfin, il aura peut-être une chance de payer son tribut envers sa déesse ce soir s’il jouait bien. Le couple s’était installé sur un banc. La dame enleva son masque… l’enfant avait déjà vu ce visage, sur l’affiche du bal. C’était cette bienfaitrice… quelle déveine : s’il la tuait, les autorités lanceront des recherches et la sécurité sera renforcée. Impossible d’œuvrer dans ce cas. L’autre retira sa capuche… et les évènements s’enchaînèrent.


" Enlevez-donc votre masque!
- Ce que vous voyez-là ma dame est mon véritable visage.
- Je ne vous crois pas, vous aviez dit que..."

La femme ne semblait croire à la laideur de son interlocuteur et tenta de lui retirer le fameux masque. L’expression de son visage laissait ainsi aisément comprendre qu’il n’y avait nul artifice à l’apparence qu’il présentait.

-"Le seul masque que j'ai jamais porté devant vous est celui de l'homme qui s'est présenté à vous pour partager une danse. Le camouflage le plus simple est aussi le plus difficile à détecter, car de nos jours seule l'apparence compte dans notre observation et notre jugement, et dès lors qu'on se persuade que cette première impression est la bonne, on base tout là-dessus, ne la remettant en cause que lorsque la réalité vient vous cracher au visage sa terrible vérité. "Non, je ne suis pas celui que je semblais être". Maintenant, criez, hurlez, débattez-vous, mais sachez que plus personne ne peut rien pour vous."

Et pourtant elle appela à l’aide alors que l’autre la tenait par la gorge, son physique ne cessant de s’altérer. Shikonai n’avait pas le choix. Il lui fallait agir et sauver la demoiselle, sinon il ne pourra pas mener à bien son objectif de purifier cet endroit de toute présence humaine. Soulevant sa jupe, la jeune fille se saisit de son tome de flux et incanta. La trainée d’ombre se glissa sous le banc, plus précisément sous l’homme et le geyser de ténèbres en jaillait. A défaut d’avoir tué l’homme, s’il a eu le réflèxe de bouger ou s’il était dur à vaincre, ça l’aura contraint à lâcher la femme.

« Voici céant une entité bien monstrueuse. Quelle entité païenne a pu enfanter d’un tel démon ? »

L’enfant sortit de sa cachette, fixant le lieu encore fumant du sort pour discerner la silhouette –morte, elle espérait – du démon. S’il vivait encore, la rixe sera inévitable.

Les ténèbres gémissaient, excitées à l’idée de consommer un monstre…




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Arthen
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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Lun 24 Nov - 20:38

"Regardez mon bras si vous le voulez bien, juste là, à côté du coude. C'est une cicatrice qui date d'il y a 20, peut-être 30 ans maintenant. Que vous le croyiez ou non, j'étais transformé lorsque ça m'est arrivé.
- Mais aucune arme Beorc ne peut transpercer les écailles des dragons!
- On voit que vous ne vous êtes jamais battu vous... Ce qu'on raconte sur nous est vrai, nous sommes très puissants, les plus puissants sur cette terre, mais nous ne sommes pas invincibles. Durant la guerre contre la déesse, l'armée d'Ike et Micaiah a réussi à accéder en haut de la tour, alors que notre ancien roi et ses guerriers d'élites gardaient l'entrée. Comment expliquez-vous cela? Comme je vous le dis, nous ne sommes pas invincibles, et les Beorcs peuvent nous tuer. Mais ce que je vous montre là est d'un tout autre niveau, ce n'est pas une simple épée qui m'a fait ça. Non, c'est de la magie. La magie noire, la magie de la nuit, la magie des ténèbres, la magie sombre... Peu importe comment vous appelez ça, c'est la même chose.
- La magie noire?
- Exactement, la magie noire. C'est de loin la plus puissante de toutes les magies, mais aussi la plus dangereuse. On dit que pour la comprendre et l'utiliser, il faut pactiser avec des esprits maléfiques, avec des démons, qu'il faut vendre une partie de son âme, et qu'on devient fou peu à peu en l'utilisant. On lui attribue de nombreuses propriétés, certaines vraies, d'autres certainement fausses. Mais ce qui est sûr, c'est qu'en plus de ces légendes, c'est un art très difficile à maîtriser, très complexe et très dangereux pour l'utilisateur en cas d'erreur. C'est pour ça que c'est réservé à l'élite. Donc lorsqu'on se retrouve devant un mage noir, il faut se rappeler que cette personne fait partie des meilleurs parmi les mages de tout le continent, et qu'en plus de ça elle utilise des arcanes bien plus puissant que les autres.
Cet enfoiré m'a littéralement transpercé le bras avec l'un de ses sorts. Par la suite je l'ai déchiqueté, mais j'ai gardé une cicatrice de cette rencontre.

- Attendez, vous ne m'avez pas parlé de cet affrontement! J'en suis certain, je m'en serai souvenu!
- Je vous ferai une compilation des évènements plus ou moins marquants que j'aurai pu oublier. Mais plus tard. Revenons-en à ce bal..."

Si je vous ai parlé de magie noire, c'est pour vous mettre dans l'ambiance de ce qui va suivre.
J'étais sur ce banc, prêt à faire un coup d'éclat sur une noble de la région quand PAF! Une attaque qui sort de nulle part. Je m'étais un peu avancé en lui promettant que rien ni personne ne pourrait l'aider. Il faut croire que je n'ai pas l'imagination assez développée pour pouvoir imaginer ce genre d'évènements improbables.

Bon, je vous ai un peu menti. Cette attaque ne sortait pas vraiment de nulle part, mais du sol. Et si ce n'était pas grâce à notre affinité naturelle avec la magie, je n'aurai rien vu venir, et je me la serai pris de plein fouet. Car attaque surprise plus attaque de magie noire en pleine égal impossible à voir. Je suppose que vous n'avez jamais vu un sort de magie de la nuit? Dire que c'est noir serait un euphémisme. Ces choses-là semblent aspirer complètement la lumière environnante. Même en fermant complètement les yeux vous verrez plus de lumière que lorsqu'un de ces sorts se dirige vers vous. C'est plus que noir, c'est... envoûtant, presque vivant. On croit discerner une sorte de fluide à l'intérieur, quelque chose qui bouge comme cette magie avait une âme, et qu'elle frétillait en penser à dévorer la votre.

Ce qui jaillit du sol était composé de sortes de pics, une petite éruption noire sous le banc dirigée intentionnellement sur moi. Et suffisamment petit pour se permettre la précision nécessaire pour ne toucher que moi. Mais votre fidèle serviteur l'a esquivé à temps. Enfin presque à temps. J'ai senti l'attaque se préparer, je n'ai alors eu d'autre choix que de lâcher ma proie et de bondir en arrière, mais le sort parti à une vitesse fulgurante et me blessa au torse et au bras. Je suis tombé à la renverse, sous le nuage de poussière levé par l'attaque, et j'ai entendu la duchesse s'enfuir en courant. C'était bien ma veine tiens.

Mais, chose étonnante, je ne souffrais pas le martyr. Ma dernière expérience avec la magie noire m'a laissé un souvenir impérissable, je me souviens encore de cette magie couler en moi comme un poison et me détruire de l'intérieur. Là, j'étais certes blessé, mais pas plus qu'ordinaire. Un peu de sang, quelques contusions, dûes aux différents chocs, mais rien de bien extravagant. A partir de ça, plusieurs propositions. Soit le mage était novice, ou tout simplement nul, soit j'ai esquivé comme un dieu, soit il ne m'a intentionnellement pas gravement blessé, et si c'était le cas alors il y avait de quoi s'inquiéter.

Je me suis relevé, j'ai légèrement dépoussiéré mes habits et j'ai soudainement entendu une voix pas loin de moi. Une femme. Une jeune femme, très jeune même. On aurait dit un enfant, ou un adolescant. C'était flippant, un petit être comme ça qui s'exprime par autant de violence face à la vie, ce n'était pas permis.


"Voici céant une entité bien monstrueuse. Quelle entité païenne a pu enfanter d'un tel démon ?"

Ah. Donc on commence directement avec les réflexions? Il n'y avait pas une once de respect dans sa voix. C'était tranchant, sec, mais pas instinctif ni passionné. Comme si cette personne était désabusé de la vie et que tout autour d'elle avait perdu de l'intérêt.

J'ai donc décidé de montrer à ce petit être là, une meilleure image de l'entité monstrueuse et démoniaque. D'un battement d'aile j'ai dissipé toute la poussière dans l'air et je me suis présenté devant elle, à la lumière de la lune. Comparé à moi tel que je me présentait à lui, cette jeune fille n'avait pas fière allure. C'est une fille, jeune, donc naturellement elle n'est pas bien grande, mais face à moi, enfin je veux dire, le tableau était ridicule. J'ai d'ailleurs pensé à lui rigoler au nez. Mais je me suis retenu. Car cette petite fille était utilisatrice de magie noire. Et en y prêtant un minimum d'attention, je sentais en elle quelque chose qui ne devrait pas exister chez une jeune fille de son âge, ni chez un quelconque être humain normalement constitué d'ailleurs. C'était dangereux. Donc... bah donc danger. En revanche, la prudence, on repassera. C'est une jeune fille, et elle n'a ma fait que quelques égratinures, il n'y avait à ce moment-là aucune raison valable pour qu'elle représente une réelle menace à mon égard. Je n'avais qu'à la frapper du poing pour qu'elle s'envole de l'autre côté des montagnes.


"Voilà un discours qui ne convient pas tellement à une jeune fille, tu ne crois pas? Tu ne devrais pas être entrain de jouer avec des quelconques camarades au lieu de t'exposer au danger en utilisant une dangereuse magie? Mais pour répondre à ta question, vu que c'est à ça que servent les question, obtenir des réponses, et que je n'ai pas senti dans ta voix une teinte de rhétorique, je dirai simplement que c'est la déesse qui m'a voulu comme ça. Enfin ça, c'est l'explication simple, car des explications plus compliquées, il y en a des dizaines et des dizaines, mais c'est un peu trop farfelu et pour tout te dire, j'ai un peu tout oublié. Sauf, évidemment, l'histoire de la déesse, parce que justement, c'est la plus simple. Mais de mon avis personnel, je suis comme ça parce que les choses sont ainsi faites. Appelle ça fatalisme si ça te chante, cela m'importe peu. Je préfère faire avec les choses telles qu'elles sont et pas me demander pourquoi elle sont comme ça et pas autrement. C'est une vision des choses, et je suppose que ça ne convient pas à tout le monde. Mais oublions tout ça et parlons plutôt de quelque chose qui, je le pense, est beaucoup plus intéressant. Enfin pour moi ça l'est, on n'a qu'à dire que tu es d'accord avec moi, et c'est bon. Qu'est-ce qui t'amènes là?"
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Shikonai
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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Ven 28 Nov - 21:15

Le sort rampait au sol, sournoisement, profitant de la distraction de sa proie pour l’attaquer. Evidemment, l’avoir en un coup aurait été trop beau. Toutefois, le sort n’aura pas totalement manqué sa cible : torse et bras ont été touché, signe que son adversaire n’a pas été assez réactif. La duchesse s’enfuit alors en courant, laissant l’enfant et le monstre lutter seuls à seuls.

Après avoir aperçu son agresseur, la créature se releva tranquillement, emplie d’assurance. Evidemment, une fois encore on sous estimait Shikonai pour son apparence enfantine. S’il n’a pas libéré un sort plus puissant, c’est qu’il était certain qu’il ne l’aura pas tué d’un coup. Si rixe il y avait – et il était persuadé que rixe il y aura – il ne bridera pas sa puissance. Bref, le monstre s’adressa alors à lui.


« Voilà un discours qui ne convient pas tellement à une jeune fille, tu ne crois pas? Tu ne devrais pas être entrain de jouer avec des quelconques camarades au lieu de t'exposer au danger en utilisant une dangereuse magie? Mais pour répondre à ta question, vu que c'est à ça que servent les question, obtenir des réponses, et que je n'ai pas senti dans ta voix une teinte de rhétorique, je dirai simplement que c'est la déesse qui m'a voulu comme ça. Enfin ça, c'est l'explication simple, car des explications plus compliquées, il y en a des dizaines et des dizaines, mais c'est un peu trop farfelu et pour tout te dire, j'ai un peu tout oublié. Sauf, évidemment, l'histoire de la déesse, parce que justement, c'est la plus simple. Mais de mon avis personnel, je suis comme ça parce que les choses sont ainsi faites. Appelle ça fatalisme si ça te chante, cela m'importe peu. Je préfère faire avec les choses telles qu'elles sont et pas me demander pourquoi elle sont comme ça et pas autrement. C'est une vision des choses, et je suppose que ça ne convient pas à tout le monde. Mais oublions tout ça et parlons plutôt de quelque chose qui, je le pense, est beaucoup plus intéressant. Enfin pour moi ça l'est, on n'a qu'à dire que tu es d'accord avec moi, et c'est bon. Qu'est-ce qui t'amènes là?
- Si vous plaidez le fatalisme pour la raison de votre apparence, je vous répondrais que la raison de ma présence en ces lieux n’est que le fruit du hasard… ou du destin, c’est selon vos croyances. »

Mais accuser la déesse, pureté incarnée, de l’avoir engendrée… Shikonai n’oublierais pas ses propos. Il n’est pas le fruit de volonté divine, il en était persuadée… ou alors ils ne parlaient pas de la même déesse.

« Pour quels motifs avez-vous attenté à la vie de cette femme ? Vous aurait-on embauché pour salir vos mains difformes à la place d’un autre ? »

Il n’y aurait guère que dans la criminalité qu’une telle monstruosité pourrait se faire un nom. Shikonai n’a jamais prêté attention aux avis de recherche : d’une façon ou d’une autre, il mettra un terme à toute vie humaine ou monstrueuse, les bandits n’y feront pas exception…

Dans ce cas pourquoi s’embarrassait-il de questions plutôt qu’attaquer maintenant ? La raison était simple… en fait, il y en avait plusieurs : le temps qu’il incante, l’autre serait sur lui et il n’aurait pas le temps de lancer le sort que déjà il serait blessé. De ce fait, sa seule chance de salut pour le moment était de jouer la montre pour attendre que la garde arrive – car la femme aura forcément prévenu un chef de sécurité pour arrêter le monstre… ou sinon inciter son adversaire à attaquer en premier pour l’attirer dans un piège. Le chaman avait toujours ses précieuses âmes prêtes à la protéger.




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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Ven 28 Nov - 21:44

"Pour quels motifs avez-vous attenté à la vie de cette femme? Vous aurait-on embauché pour salir vos mains difformes à la place d'un autre?
- Ca serait, en effet, bien plus facile comme ça. Le mercenaire sans foi ni loi qui n'écoute que le tintement des écus remplissant une large bourse en cuire, versé après un travail malsain dûement effectué. Mais, hélas selon bien des points de vue, non, ce n'est pas le cas. Pourquoi avoir voulu faire du mal à cette femme? Pourquoi pas? Il y a-t-il une raison particulière qui ferait que je sois plus tenté de faire "le bien" ou "le mal". Si encore ces notions existaient et avaient un quelconque sens... Mais surtout ne me parlez pas d'une morale, de lois ou de convictions visant à sauver la veuve et l'orphelin. Non, tout cela n'est pas de mon ressort. Non. Si j'ai fait ce que j'ai fait, c'est tout simplement, que j'en avais l'envie. Une simple envie. Comme vous avez eu l'envie de venir ici, ce soir, et de, par le plus grand des hasard visiblement, rencontrer mon chemin."

Cette gamine-là me faisait réellement une impression bizarre, comme un arrière-goût amer lorsqu'on goûte à un mauvais plat. Bon, déjà, elle est initiée à la magie noire, mais ça je vous en est déjà parlé. Ensuite, elle était VRAIMENT petite. Du style, petite et jeune. Et je dirai même très jeune. Je suis pas très doué pour donner un âge aux Beorcs, mais je dirai qu'elle avait 10 ans, peut-être un peu moins. Et c'était pas normal qu'elle s'exprime comme ça, elle avait le langage d'un adulte. Mais c'était bien un corps d'enfant! Plus je l'observais, plus je l'entendais parler, plus je me méfiais d'elle, et surtout de sa magie.

J'ai entendu alors des bruits de pas vers le centre du village. Elle avait appelé la garde cette garce. Vu la présence du gratin ce soir, il était fort probable qu'il y ait des pointures en terme de sécurité ici. Et ils pouvaient arriver d'une minute à l'autre. Je savais qu'il ne fallait pas trop s'attarder ici. Dans la dynamique de l'instant, je me suis jeté sur elle, presque planant à raz le sol, filant à toute vitesse vers ma cible, et armant déjà mon bras droit pour un fantastique coup de poing.
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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Mer 3 Déc - 15:26

Jouer la montre, c’était la seule chance de survie de Shikonai. Il devait retarder l’heure du combat pour faire venir la garde. Il ne se faisait pas d’illusions, il allait combattre, mais si la garde arrivait avant le coup de grâce à son encontre – si ça tournait trop mal pour lui – il survivra, il en était persuadé.

Ainsi, pour jouer la montre, il posa une question. Fort heureusement, on interlocuteur était amateur de longues tirades, visiblement.


« Ca serait, en effet, bien plus facile comme ça. Le mercenaire sans foi ni loi qui n'écoute que le tintement des écus remplissant une large bourse en cuire, versé après un travail malsain dûement effectué. Mais, hélas selon bien des points de vue, non, ce n'est pas le cas. Pourquoi avoir voulu faire du mal à cette femme? Pourquoi pas? Il y a-t-il une raison particulière qui ferait que je sois plus tenté de faire "le bien" ou "le mal". Si encore ces notions existaient et avaient un quelconque sens... Mais surtout ne me parlez pas d'une morale, de lois ou de convictions visant à sauver la veuve et l'orphelin. Non, tout cela n'est pas de mon ressort. Non. Si j'ai fait ce que j'ai fait, c'est tout simplement, que j'en avais l'envie. Une simple envie. Comme vous avez eu l'envie de venir ici, ce soir, et de, par le plus grand des hasard visiblement, rencontrer mon chemin. »

C’est tout ? C’est là la raison de cette attaque ? Une simple « envie » ? Il aurait pu être pris de mille et une envie au cours de cette fête : danser, boire, rire, égarer une femme au détour d’un buisson, souiller ce même buisson de sa miction, mais non… il a eu envie de sang… preuve en est de la perversion de la vie humaine – si tant est que son interlocuteur peut être qualifié d’humain – dans ce monde.

Le bruit tant désiré retentit alors dans la nuit, celui de pas pressés, rythmé par le cliquetis des armes et armures. Les forces armées arrivent enfin, l’enfant était sauve et une battue sera organisée ce soir pour chasser la vilaine bête. Constatant le stratagème de la fille, le monstre se rua sur elle, armant son poing.

Shikonai esquissa un geste pour une esquive, mais le corps de cette petite était décidément moins bien développée que son enveloppe charnelle d’origine. Alors qu’elle commençait à bondir, le poing s’enfonça dans son ventre et elle en eut le souffle coupé alors qu’elle fut projetée en arrière, roulant au sol. Elle toussa, cherchant à dégager ses voies respiratoires, tandis qu’un flot de brume s’échappait de son corps. Les lamentations des morts résonnaient dans l’air comme un doux requiem, ils conviaient le monstre à se laisser aller au désespoir, à abandonner cette futilité qu’est la vie, ils sussuraient aux portes de son âme, cherchant à installer leur emprise sur son être.


Désespère, sombre dans la folie, laisse toi aller à la mort, le repos est si doux, si salvateur. Laisse toi aller et rejoins-nous. Laisse l’enfant t’offrir le salut final. Tu es fatigué de vivre, n’est-ce pas ?

N’est-ce pas… ?

Le bruit de pas se faisait de plus en plus proche. L’enfant se relevait, ramassant le tome de flux qui lui a échappé, une main sur son ventre. Trop tard pour espérer le tuer, le temps qu’elle incante, la garde sera déjà là. Restait plus qu’à espérer que ses âmes damnées maintiennent en cage ce monstre jusqu’à leur arrivée.




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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Sam 13 Déc - 14:26

Désespère, sombre dans la folie, laisse toi aller à la mort, le repos est si doux, si salveteur. Laisse toi aller et rejoins-nous. Laisse l'enfant t'offrir le salut final. Tu es fatigué de vivre, n'est-pas?

Quand j'ai frappé la gamine, une sorte de fumée noire est sortie d'elle, ou de son bouquin, peu importe et a commencé à m'envelopper et me parler. Oui, me parler. Voilà, la magie noire. Je déteste ça. Cette fumée contenait plusieurs voix différentes, qui parlaient à l'unisson et résonnaient dans ma tête, mon coeur et mon âme. J'ai d'abord senti un léger froid m'envahir lorsqu'elle est apparu. Ils, elles?, me conviaient et les rejoindre, à me reposer, à mourir. Alors moi, évidemment, je n'en n'avais rien à battre de leurs conneries, je voulais juste que cette fumée se barre de ma route, mais étrangement, c'était pas "si" facile que ça. La fumée semblait être douce, agréable, presque confortable. Mais je ne connaissais que trop bien la magie noire, il ne fallait surtout pas rentrer dans son jeu, sinon on est cuit. Dans le meilleur des cas on perd un membre, on est paralysés, dans le pire, on devient complètement fou à vie, ou on meurt. Nan merci, très peu pour moi, ciao bye bye.

" Hahahahaha! Tu crois que je vais me laisser mourir ici, parce que des petites voix dans ma tête m'invitent à le faire? Mais je suis déjà à moitié mort! Et tant qu'il me restera un souffle de vie, tant que je pourrai profiter du spectacle de la vie, j'en profiterai, sois-en sûr! Alors maintenant, cassez-vous!"

J'ai craché des flammes tout autour de moi, en battant des ailes. La fumée était dissipée, puis revenait à la charge quelques instants après, comme si elle était dotée d'une réelle volonté. Des voix, une volonté... c'était vraiment pas clair cette histoire, et plus ça allait, moins ça me plaisait. J'ai du m'y prendre à plusieurs reprises et pendant plusieurs secondes, pour vraiment me débarasser de cette connerie. Mais quand une fois le terrain était dégagé et que la jeune fille complètement affaibli par mon coup se trouvait devant moi, la garde arriva et illumina les alentours de la lumière de leurs torches. Evidemment, elle avait gagné suffisamment de temps, et maintenant, j'étais en mauvaise position. Qui de la petite fille, qui est en réalité démoniaque, ou du grand méchant moche qui a tenté de tué la comtesse auparavante, allaient-ils sauver?

"Que se passe-t-il ici? Qu'est-ce que...?!?! Qui êtes vous?

- C'est lui! C'est l'homme... la chose qui a essayé de me tuer!

- Je peux tout vous expliquer, vous verrez, c'est drôle, en fait je"

Un flèche vola et passa à quelque centimètres de moi. Ils ne voulaient pas que je discute apparemment. Je me suis alors envolé pour prendre un peu de hauteur, principalement pour être plus difficile à toucher par leurs flèches, mais surtout pour avoir une meilleure vue sur la troupe de gardes. J'ai craché une grosse boule de feu qui alla s'écraser en bas, le feu se mit à couler comme de la lave. Quelques gardes périrent brûlés, mais une grande partie réussit à esquiver et se retrancha derrière des rochers et des habitations. C'était bien ma veine tient.
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Shikonai
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MessageSujet: Re: La valse des pleurs   Ven 19 Déc - 22:43

Les âmes parlaient à l’unisson d’une voix que seul leur proie pouvait entendre. Elles l’invitaient au repos, à lâcher prise, à attendre que le couperet tranche le fil de sa vie une fois pour toute. Pourtant, Shikonai avait – une fois encore – affaire à un esprit fort, capable de résister à l’influence des morts.

« Hahahahaha! Tu crois que je vais me laisser mourir ici, parce que des petites voix dans ma tête m'invitent à le faire? Mais je suis déjà à moitié mort! Et tant qu'il me restera un souffle de vie, tant que je pourrai profiter du spectacle de la vie, j'en profiterai, sois-en sûr! Alors maintenant, cassez-vous! »

Le monstre battit alors des ailes pour s’envoler, crachant un torrent de flammes. Voici donc la véritable nature de son adversaire : un dragon… un Laguz dragon… difforme. Aliénation des êtres les plus bestiaux qui soient. Fort heureusement, les flammes n’étaient pas dirigées vers Shikonai mais vers les âmes qui s’éloignaient du feu avant de se répandre à nouveau. Et le bougre s’acharnait sur elles jusqu’à ce que Shikonai les rappelle alors que la garde débarquait, signant sa « victoire » par leur irruption.

« Que se passe-t-il ici? Qu'est-ce que...?!?! Qui êtes vous?
- C'est lui! C'est l'homme... la chose qui a essayé de me tuer!
- Je peux tout vous expliquer, vous verrez, c'est drôle, en fait je »

Avant que l’autre n’aie pu aligner plus de mots que cela, probablement dans une énième tirade, un archer décocha sa flèche dans sa direction. Le monstre inspira alors un grand coup tandis qu’il prenait de la hauteur et une grosse boule de feu s’écrasa au sol, apportant la mort sur quelques gardes tandis que d’autres se mettaient à l’abri et encochaient de nouveaux projectiles. Un des gardes aida l’enfant à se relever et l’incita à aller se mettre à l’abri. La Comtesse, elle, prenait déjà les jambes à son cou. Cette même Comtesse qui a été témoin de sa magie noire. Si les arts obscurs étaient mal vus, on ne pouvait être condamné pour leur simple pratique, en atteste le cas Pelleas, ancien roi de Daein qui a abdiqué en faveur de sa fidèle Micaiah : l’ancien monarque utilisait les arts obscurs pour sa protection. De ce fait, Shikonai n’aura peut-être pas toute la sympathie de la garde, mais elle ne sera pas condamnée pour sorcellerie.

L’enfant se mit alors à l’abri derrière une bâtisse alors qu’elle préparait son prochain sort : une boule prit forme au dessus d’elle est commença une croissance alarmante alors qu’elle incantait. Quand elle eut une taille humaine, elle visa le monstre et la décocha. Le tuer ? Peu probable, vu ses talents de guerrier, mais sa mort ne serait que du plus pour le mage noir. En revanche, s’il pouvait contraindre sa fuite, ça resterait acceptable au vu des misères qu’il causait. Un dragon… il n’existait rien de plus dangereux parmi les humanoïdes de Tellius.




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