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 #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]

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Maëlly
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MessageSujet: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Dim 30 Mar - 21:13


ACTE II — Scène #2 — Le Corbeau et le Dragon.


La chasse est ton passe-temps favori. Rester installée tranquillement sur ton perchoir à guetter ta proie, en attendant le moment opportun pour lui tomber dessus et la ramener avec toi. Une activité qui t’avait plutôt manqué, pendant toute ta période de captivité. Tu te demandes même si tu n’as pas perdu la plupart de tes réflexes, avec tout ça. Perchée là depuis un instant, tu fixes cette pauvre biche. Ton esprit se délecte déjà du goût de sa chair, si tendre, et tellement agréable si tu la cuis au feu. Aaaah … C’est déjà la foire sur tes papilles, et cette sensation te rappelle à quel point tu te dois de l’attraper. Tu fermes les yeux, inspires un grand coup, et te voilà, prête à lui tomber dessus avec une violence inouïe. Alors tu fonds sur ta proie et l’agrippes entre tes serres. Un grand « crac » retentit quand tu l’écrases entre tes pattes. Elle lâche un petit gémissement de douleur, avant de tomber nette, silencieuse. Tu es son prédateur, et ce soir, l’animal finira dans ton estomac. La chaîne alimentaire, dit-on. De ce fait, tu ne regrettes rien. Tu n’as plus qu’à faire demi-tour, maintenant. Ton instinct de prédateur est aux aguets, et tu as monstrueusement faim, alors … Vivement. Tu hâtes le vol pour atteindre plus vite ta destination.

En quelques battements d’ailes, tu finis par rejoindre ton campement, où dort tranquillement ton petit protégé. Un sourire attendri naît sur tes lèvres, tandis que tu planques consciencieusement ta trouvaille. Une fois qu’elle est bien cachée et suffisamment recouverte pour ne pas pourrir, tu pars en quête de bois pour le feu. Une bonne biche est une biche bien cuite ! Et ton estomac ne peut qu’approuver ! À nouveau, tu récupères ta forme animale, et tu t’envoles. Du bois. Il te faut du bois pas trop humide, pas abîmé. Suffisant pour faire un bon feu, et de délicieuses grillades. Miam ! ♥ Tu accélères davantage, et finis par atteindre un endroit paisible, et tu penses qu’il y aura sûrement ce que tu cherches ici.

Pourtant, en avançant, tu remarques qu’il n’y a pas que toi. Une grande silhouette se trouve au loin. Quelqu’un de balèze, bien plus que toi, qui dégages une aura exceptionnelle. Putain, qu’est-ce que c’est que ça … Un long frisson parcourt ton échine et te fait cambrer le dos. Qui est-ce ? Que fait-il ici ? Tu ne saurais expliquer pourquoi, mais ce type éveille énormément ta curiosité. Il la pique au vif, et te donne une folle envie de tout savoir. À bien le regarder, il a l’air … perdu ? Non, ce serait beaucoup trop simple … Il doit y avoir autre chose. Tu ramasses quelques bouts de bois et t’approches. Tu réduis la distance de quelques mètres, en laissant tout de même entre vous par précaution, et tu te décides. « Vous êtes perdu ? » Une voix claire, audible, mais neutre. Pas de tendresse ni de gentillesse. Tu ne sais pas qui il est, et tu ne dois pas trop te découvrir, histoire de ne pas trop attirer l’attention. Bon, OK, qui se soucie de la corbette qui passait par-là un soir de pleine lune, hein ? M’enfin.

Ayant recouvert ta forme humaine, tu sens le froid nocturne mordre ta peau. Cette sensation t’arrache un nouveau frisson. Comment faire ? Il ne faut pas que Louka soit seul trop longtemps, au cas où il se réveillerait, mais maintenant que tu as engagé la conversation … Il faut peut-être finir, non ? Enfin. Si tant est que ce colosse se retourne vers toi … En espérant qu’il ne tente pas de te coller une mandale, auquel cas, ce serait fort problématique …


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Arthen
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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Lun 31 Mar - 20:32

 « Et toi, es-tu perdue? »

Non non non attendez attendez... Comme ça, ça va pas le faire ; laissez-moi recommencer.

C'était un soir de pleine lune (ouais le descriptif ça fait toujours sont petit effet), il faisait frais comme il fait frais lorsque le soleil se couche, je pense que là-dessus je ne vous apprend pas grand chose d'intéressant. Je me trouvais vers le sud de Daein, non loin d'un petit village paumé dont je ne me souviens plus le nom, mais de toute façon ce n'est pas important.
J'étais dans ce qui semblait être une forêt, ou une clairière, ou quelque chose du genre, je ne me souviens plus vraiment. Vêtu de ma fidèle cape brune passe-partout, je me trouvais à un endroit où il n'y avait pas souvent du passage, j'étais donc relativement seul.

« Pourquoi et comment ? » vous demanderez-vous sûrement, « Que cela a-t-il à voir avec la vie passionnante du plus grand criminel de Goldoa ? », « Je m'attendais à des récits violents et sanglants, pas à la vie d'un vieux sénile ! ». Sachez, lecteurs, que je vous comprends parfaitement. Aucune raison particulière ne me pousse à vous raconter ce qui va suivre, mais vous tenez dans les mains ma biographie, l'histoire de ma vie donc, et vous devez avoir toutes les cartes en main, toutes les informations nécessaires pour comprendre ce qui va suivre, car la moindre petite anecdote, la simple altercation avec un passant dans la rue, un pourboire oublié dans une taverne peut changer la donne et vous aider à saisir toute l'intensité que je veux vous transmettre, et je serai bien embêté si, à cause de moi, vous ne parveniez pas à toucher du doigt la portée de ce que je vous raconte à travers ces pages.

Au milieu de ces arbres je me trouvais, sous ces branches je me dressais, à la lumière de la lune je me tenais. Je regardais ce magnifique astre, et je me suis mis à réfléchir à tout un tas de trucs, soudainement. Pourquoi ? Pourquoi la Lune ? Pourquoi j'existe ? Qu'est-ce que le monde ? Quelle est la vision que chacun des êtres vivants partageant ces terres ont de leur propre existence et de leur environnement ? Jusqu'où peut porter mon imagination et mon raisonnement ?
Questions intéressantes, mais sans réponses pour ma part, et je me plaît à y penser sans chercher la réponse, j'aime croire que tout ne peut être décidable, défini et calculable, qu'il y existera toujours une partie du monde mystérieuse qui fera rêver les hommes...

Aussitôt ma réflexion terminée, cette étrange créature est entrée dans mon existence, et si je me base sur mes expériences passées, elles n'allaient pas tarder à y ressortir de manière assez violente et permanente. Ce sont les statistiques qui parlent...


 « Vous êtes perdu ?
- Non ! Oui ? Peut-être. Je ne sais pas. Cela dépend de ce que tu entends par ''se perdre'' »



« Attendez... Quoi?
- Quoi ''quoi ?''?
-Vous ne venez pas de dire ''Et toi, es-tu perdue ?'' à l'instant ? Maintenant c'est autre chose ? Faut vous décider!
- Ah oui en effet, je commence à mélanger mes souvenirs. Il est grand temps pour moi d'en finir avec ça et de quitter ce monde au sommet de ma forme ! »



 « Vous êtes perdu ?
- Et toi, es-tu perdue ? »

Tout en lui répondant je me suis tourné vers elle, la regardant bien droit dans les yeux, avec un large sourire sur les lèvres. Je me suis entraîné à regarder les gens comme ça, histoire de me donner un petit air, parce que ces cheveux rouges hirsutes et cette grosse cicatrice noire, ça fait effet cinq minutes, mais après ça lasse tout le monde et ils s'y habituent... Il suffit de changer deux trois petits choses de temps en temps histoire de briser la monotonie, et le tour est joué...

La femme qui venait de m'adresser la parole était petite, chétive, vraisemblablement jeune et surtout une Laguz oiseau. C'était la nuit, je n'ai pas pu la voir parfaitement bien sous la relative faible luminosité ambiante, mais vu la couleur de ses ailes elle devait être un corbeau de Kilvas. Enfin « anciennement » Kilvas, depuis leur connerie d'alliance de piafs, je sais plus comment les appeler ces cons-là...

Je sais pas ce qui lui passait par la tête à cette petit à ce moment là, mais ce qui est sûr c'est qu'elle ne s'attendait pas à cette réponse. Déjà qu'elle semblait plutôt méfiante à mon égard (je me demande vraiment pourquoi, je me croiserai dans la rue, je m'embrasserai allègrement), mais si en plus elle est surprise facilement, on allait jamais s'en sortir...
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Maëlly
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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Mar 29 Avr - 23:15

Y a des choses comme ça, des fois, qu’on ne peut pas comprendre. Ce sont des histoires, comme toutes les autres, qui ont pourtant ce détail, ce petit détail infime, qui les rend magnifiques, originales, folles, tordantes. Bref. Il suffit d’un détail pour faire un best-seller, et d’un tout petit peu d’imagination pour transformer une rencontre tout à fait banale en véritable roman. Là, l’imagination n’a pas besoin de beaucoup travailler, vu la créature dont il s’agit. Tu as beau le regarder sous tous ses angles, le comparer à tous ces gens que tu as pu rencontrer, mais rien à faire : il ne ressemble à personne. Qui est-ce ? Tu meurs d’envie de le savoir. De lui arracher tous les détails de son passé, de ne le laisser partir que quand tu sauras l’intégralité de son histoire. Pourtant, ta pudeur, et la morale, ont décidé de ne pas te donner la possibilité d’agir. Alors … Tu penches la tête. Et tu t’approches. Presque dangereusement, mais cette sensation brûlante d’inconnu te court malicieusement dans les veines. Ta curiosité se lèche les babines. La faible pâleur lunaire te permet de discerner les traits d’un dragon sous forme humaine. Tu as senti qu’il s’agissait d’un Laguz, mais tu n’imaginais pas voir un de ces colosses par ici.

Un sourire enfantin naît sur tes lèvres. C’est le début d’un jeu ? « Et toi, es-tu perdue ? » Oh, mais que s’imagine-t-il ? Ne sait-il pas que les forêts, en règle générale, sont les endroits préférés des corbeaux ? Rien de tel qu’une gigantesque partie de chasse dans les bois. Les arbres permettent de se cacher habilement, et offrent des perchoirs de choix aux prédateurs volants. « Et toi, es-tu perdue ? » Tu es plutôt parfaitement dans ton univers. Ici, tu pourrais arracher la vie de nombreuses créatures … Peut-être même la sienne. Avec un plaisir malsain, mais plaisir quand même. Tu souris, et fermes les yeux un instant. « J’croyais que les dragons quittaient jamais leurs montagnes ? » Hop, une petite blague. Oups ? C’était pas fait exprès, ça. Ou alors totalement. Tes dents se découvrent doucement, montrées par ton sourire qui se fait plus que joueur. Mais fais attention, Maëlly, tu ne connais pas cet homme, peut-être finira-t-il par te dévorer ? Il a une bonne tête de criminel, ce petit. Mais il ne t’a pas l’air antipathique, finalement. Au pire des cas tu sais te défendre, les dragons ne t’ont jamais fait peur.

Tu t’approches du seul et unique point d’eau de la zone, où se reflète l’astre sélénite avec splendeur. Tout, ici, est paisible. Plaisant. Silencieux. Tellement que tu pourrais dormir ici pour un moment, sans jamais te soucier du temps qui passe autour de toi. Tu finis par te retourner vers lui. « Plus sérieusement, qu’est-ce qui t’amène ici, monsieur dragon ? C’est pas tous les jours qu’on vous voit, et encore moins une nuit, dans des bois comme ceux-là. » Chassez le naturel, il revient au galop. Tu aimes beaucoup trop savoir des choses sur le monde et les gens qui y vivent pour t’en empêcher. Tu as été confrontée à des gens haineux des années durant, il est peut-être temps de rectifier le tir. Une partie de toi a tout de même peur que cette bébête se mette à t’attaquer pour une quelconque raison X ou Y : ce ne serait pas le moment, déjà parce qu’il y a Louka au loin, mais aussi parce que tu as chassé, et que tu n’as pas que ça à faire. Tu aimerais te poser et cesser les querelles, ne serait-ce que le temps d’un instant. Ah, si seulement c’était possible.

Tu te tournes vers lui, silencieuse, un petit sourire sur les lèvres. Ce monde est beau, tu ne le nieras pas. Il est constitué d’un très grand nombre de personnes, toutes plus uniques les unes que les autres. Des gens belliqueux, sages, patients, fous … Tout un panel de personnes innombrables qui n’attendent que de belles rencontres. Ah. Tu te sens niaise d’un coup. Ce type, là, n’a rien d’un gars paisible qui cherche à rencontrer de bonnes personnes. T’es même presque sûre qu’il vise autre chose. Quelque chose de plus affriolant, comme des batailles et du sang, à en voir les cicatrices sur son visage. Ou plutôt LA cicatrice. Parce qu’il n’y en a qu’une, mais elle est plutôt énorme. Tu t’approches doucement et regardes la marque, mue par une volonté incontrôlable. « C’est quoi, ça ? » Tu passes ton doigt dessus, avant de l’enlever aussitôt.

Ta curiosité te tuera, Maëlly.


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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Mer 30 Avr - 13:43

« J'croyais que les dragons quittaient jamais leurs montagnes ? »

Elle a de la ressource la petite, vous trouvez pas ? Jeune, presque enfantine, et déjà audacieuse, à la limite de l'irrespect. Mais je savais à ce moment là qu'elle ne faisait que rigoler, une petite pointe insolente caractéristique de son âge. Ils sont tous comme ça les adolescents, à vouloir prouver qu'ils n'ont peur de rien et qu'ils sont capables. On est tous passés par là, inutile de le nier.
Ce petit brin de femme était donc là, en face de moi, entrain de me montrer un petit sourire effronté.
C'était peu commun quand même, une petite comme ça qui n'a pas peur devant un inconnu. Elle a du avoir un drôle de passé pour en arriver là. Ou aucune éducation, c'est au choix.
Mais elle méritait une réponse, car elle me faisait bonne impression, je voyais qu'il y avait moyen de faire quelque chose d'intéressant avec elle.


« Non, tu as raison, les dragons ne quittent jamais leurs montagnes, mais pour faire simple, disons que le reste de Goldoa et moi avons eu quelques...différents. »

J'ai toujours été franc, je pense que maintenant vous vous en êtes rendu compte non ? Si c'est pas le cas alors vous devrez prêter plus attention à ce que je vous dis, vous êtes quand même entrain de rédiger ma biographie, un peu de sérieux !
Sans rien rajouter, la petite s'approcha de la petite mare qui stagnait à côté, juste avant de se retourner vers moi et renchérir sur sa première question. Curiosité quand tu nous tiens...
On dit que c'est un vilain défaut mais je préfère considérer que c'est le premier pas vers l'éveil intellectuel, mais bon je pense que ce que je considère n'a entre peu et pas de valeurs pour vous autres lézards paisibles et bien-pensants.


 « Plus sérieusement qu'est-ce qui t'amène ici, monsieur dragon ? C'est pas tous les jours qu'on vous voit, et encore moins une nuit, dans des bois comme ceux-là.

- Et c'est pas tous les jours qu'on croise une jeune corbeau aussi hardie que toi, n'as-tu pas peur de ce qu'un dragon pourrait te faire ? »

Je lui montre alors mon plus beau sourire, lui dévoilant des dents jaunes et noires, pointues pour celles qui n'étaient pas cassées.
Elle était à quelques pas de là, et il faisait sombre (vu qu'il faisait nuit, ça paraît relativement évident...). Je n'ai donc pas vu sa réaction, je ne sais même pas si elle m'a vu sourire, mais bon après tout, on s'en fout pas mal non ? Tout ça ne rime pas à grand chose à part pour l'esthétique de la chose.

La jeune femme, ou petite fille suivant sa manière de s'exprimer, s'approcha alors de moi et observa cette fameuse cicatrice, qui aujourd'hui m'a à moitié recouvert mais qui à l'époque ne dépassait pas le côté gauche de mon visage. En voyant son regard interrogateur, il me vint l'idée d'une petit blague pour la mettre à l'épreuve, peut-être qu'elle s'en sortira bien.

Soudain, elle ose toucher la « marque » (il faudrait lui trouver un nom à cette connasse, parce qu'elle est là depuis le début, je pense pas qu'elle s'en aille de sitôt, alors autant la mettre un peu plus en avant non ? On y réfléchira plus tard) juste avant de retirer son doigt.


 « C'est quoi, ça ? »

Et c'est parti...
Aussitôt je me tiens le visage avec la main, mimant une douleur atroce, hurlant à la mort. Je tombe à genoux et discrètement je m'arrache un peu de peau sur le visage et j'étale le sang qui sort de la plaie ; il faut être le plus crédible possible.

Je m'arrête subitement d'hurler avant de reprendre mon souffle et de relever la tête vers elle.


 « Ce que c'est ? TU VEUX SAVOIR CE QUE C'EST ? Espèce de petite effrontée ! Cette marque est le symbole de ma malédiction, le sceau apposé par la déesse le jour de ma naissance me condamnant à vivre dans la douleur et la solitude! Cette marque est la cicatrice des crimes commis par mon peuple dans le passé, et des crimes à venir ! C'est le catalyseur de toute la haine des dragons de ce monde ! Je vis dans la souffrance pour la paix et la quiétude de mes semblables, pour qu'ils ne soient plus jamais tentés par la violence ! Sais-tu seulement ce que tu... »

A ce moment-là, j'arrête mon discours brusquement. Puis je prends un air surpris, apeuré et je mime de nouveau une douleur insupportable, je me tortille dans tous les sens à terre, me déchirant les vêtements sans aucune raison.
Je commence alors à me transformer, je prends petit à petit ma véritable apparence, toujours sous le couvert d'une horrible souffrance.

Je déploie mes grandes ailes carmin, je laisse tomber ma lourde queue sur le sol qui fait trembler la terre dans un bruit sourd, de mon bras droit je prend un arbre avant de le déraciner et de le jeter au loin, pour enfin laisser s'échapper de mon torse et de ma gueule une immense gerbe de feu qui s'élève haut dans le ciel nocturne, illuminant les alentours d'une éphémère lumière avant de s'évaporer, à peine quelques secondes après être apparue.

Je me « calme » et je regarde le jeune corbeau bien dans les yeux, sondant presque son âme du regard.


 « J'espère que tu es fière de toi maintenant, cela fait des dizaines d'années que je réussis à maintenir une paix intérieur et calmer mes démons, mais ils suffit que tu arrives pour que tu foutes tout en l'air. Prépare-toi à en payer le prix. »

Quoi ? Me battre dites-vous ? Nooon, absolument pas ! Je n'étais pas là pour ça, et je n'avais aucune intention de le faire. A la limite me défendre de ses assauts si jamais elle réagit mal, mais pas plus que ça. Tout ça, c'était de la poudre aux yeux, un petit divertissement nocturne, et sûrement une expérience qui la marquera pendant quelques temps.

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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Mer 27 Aoû - 0:32

« Le Corbeau et le Dragon. »
« Oh, alors t’as quitté le nid parce que maman voulait pas te donner ton lait ? », lâches-tu simplement, narquoise. Un sourire plus qu’amusé étire tes lèvres. Tu te sens monstrueusement vilaine, sur le coup, mais tout ça n’est fait que pour rire. Ou presque. Tu te sens d’embêter ce dragonneau plus que tu n’as jamais enquiquiné qui que ce soit. Tu pousses toujours les gens un peu loin pour voir jusqu’où ils vont, parce que c’est toujours drôle. Mais lui … Lui a l’air de bien réagir au traitement. Tu ne sais pas pourquoi, il semble ne pas être si embêté que ça. Au contraire. Il te paraît être extrêmement joueur. Tu te mordilles la lèvre. Intéressant, très intéressant.

« Et c'est pas tous les jours qu'on croise une jeune corbeau aussi hardie que toi, n'as-tu pas peur de ce qu'un dragon pourrait te faire ? ». Tu souris de plus belle. Toi, peur ? C’est un dragon, d’accord, mais de quoi aurais-tu peur ? S’il en voulait à ta peau, il t’aurait déjà attaquée. Mais de toute façon … à quoi bon ? Qu’a-t-il à tirer d’un corbeau comme toi ? Tu es fine, plate, frêle, tu n’as que la peau sur les os et tu es pleine de cicatrices. Heureusement que ta veste – on pourrait presque la considérer comme étant une cape – cache tout cela, d’ailleurs. Mais voilà, le fait est que rien ne change : tu n’as rien, ou presque, qui pourrait l’intéresser. Donc non, tu n’as pas peur de lui. Et puis au pire tu n’as peur de rien. Ni de personne. Mourir ? Boarf. Pour ce que ça change. Ça n’aiderait pas Louka, c’est sûr, mais au fond … Tu ne le crains pas. Tu sais qu’il s’en sortira. Difficilement, peut-être, mais quand même ! Tu lui tires la langue. « J’ai aussi peur de toi qu’un enfant craindrait sa maman. » C’est presque ça. En moins poussé, tout de même. Tu le regardes, toujours tout sourire, fière de ta connerie.

Et là, là, tu comprends que tu as trouvé beaucoup plus fort que toi en matière de bêtise. Lorsque tu désignes sa cicatrice, il part dans une crise absolument incroyable, se mettant à hurler à la mort en la tenant, comme si le trépas suintait de cette stigmate. Ton sourire s’élargit, tu recules doucement pour mieux voir la scène. Incroyable. Ce type est incroyable. Tu te retiens de rire pour voir la suite. Tu croises les bras, incrédule, contente d’avoir trouvé ce clown. Comme quoi les balades en forêt, ça n’a pas que du mauvais ! Tu penches la tête, contemplant la pièce avec un regard fort approbateur. Il est drôle, tellement drôle. Tu te contiens, attendant de rire à la toute fin. Il se crispe puis s’arrête. Et là tu lâches tout. Tu exploses, hilare, à t’en rouler par terre. Tu ne peux plus retenir. C’est incroyable. Quel idiot fini. Mais cet idiot, ce truc, là, est bien différent des autres. Tu contemples la transformation en dragon avec un intérêt non-dissimulé, fascinée de voir pour la première fois cette mutation. Tu suis tout, du début à la fin, sans en louper une miette, avant de remarquer une légère différence. Il est partiellement transformé. Oui, partiellement. Il reste quelques parties de lui qui sont toujours humaines, et cela te perturbe. Tu regardes dans un angle, puis dans un autre. « Tiens. Tu as raté la marche en descendant les escaliers ? Il manque un bout de dragon, là. » Tu tires la langue. Ce phénomène te fascine même si ça reste grandement perturbant. Tu continues de le reluquer, puis tu oublies. Après tout, toi, tu es un corbeau raté aussi, non ? Enfin, tu te transformes à ta guise, mais tu es ratée à certains endroits aussi, alors bon. Il a dû embêter Ashera avant même de naître. Pas étonnant quand tu vois sa connerie ! Ou pas ?

Et puis là, tu te sens de le taquiner encore plus, de pousser le vice au maximum. « Moui, et moi j’ai mordu les seins d’la vieille Ashera, et c’est pour ça qu’elle était pas contente. » Louka te mordrait le nez, et plus encore, en t’entendant dire ça. Il hurlerait en entendant tes hérésies. « Elle m’a même fait des cicatrices partout, c’était bestial ! » Tu ricanes doucement. « T’as fini ? » Tu lui tires la langue avant de lui adresser un clin d’œil malicieux.

Non, il n’a pas fini. Il revient à la charge. « Prépare-toi à en payer le prix. » Tu as presque envie de tendre les fesses pour qu’il te les fouette. Mais tu ne le feras pas. Tu lui adresses un large sourire et t’approches de lui. Tu poses ta main sur sa joue, à l’endroit de la cicatrice. Une mine attristée sur le visage, tu finis par lâcher : « Moh, tu vas me faire la même chose ? » Tu baisses les yeux, presque pensive, puis relèves la tête, effrontée, malicieuse, effroyablement joueuse : « J’espère que ce sera aussi bestial qu’avec la vieille Ashera ! » Nouveau clin d’œil. Tu laisses tomber ta main et recules doucement.

« Et sinon, tout ça, ça vient d’où ? J’pourrais te raconter pour mes cicatrices après, si ça t’intéresse. » Tu quilles un peu, puis hausses les épaules. Tu veux savoir pour son histoire. La tienne passe après ! « Ouais en fait non, tu dois avoir des histoires bien plus intéressantes que les miennes, mon gros dragon. » Mon gros dragon, hein ? Et connaître son nom, ce serait pas mieux ? « Ah. Moi, c’est Maëlly. Ravie de te rencontrer, le clown. » Bon. Ça ne te donne pas son nom, mais peut-être que par logique, il finira par le lâcher. Enfin. Encore faut-il qu’il soit logique, et ça … C’est pas gagné.



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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Ven 14 Nov - 23:17

A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. Oui, c'est un constat trivial pour la majorité des êtres humains, et non cela n'est pas une espèce d'ironie avec ma situation actuelle, ou quoi que ce soit d'ailleurs. Si je tenais à le rappeler à la mémoire de tous, c'est parce que je trouve que c'est relativement pertinent dans le contexte de mon récit. Cette gamine, là, le piaf, on n'en voit pas des comme ça tous les jours. On ne devient pas comme elle du jour au lendemain, ou sans raison valable. La vie, c'est un fardeau que l'on traîne. On a tous notre paquet sur le dos, et le but de notre existence est de garder ce paquet intact le plus longtemps possible. C'est comme ça, notre nature d'être vivant, l'instinct de survie qu'ils appellent ça. Du coup, une très grande partie de notre vie, de notre être, de nos actions, est conditionné par ce paquet, et tout s'articule en fonction de lui. On peut seulement goutter à un semblant de liberté lorsque le choix à faire n'a aucune conséquence sur le paquet. Aujourd'hui je devrais mettre la tunique grise ou la tunique marron? Les bottes en cuir ou quelque chose de plus léger et ouvert? Selon la société, ce sont ces choix-là qui nous déterminent, nos goûts, et donc ce qui nous différencie des autres. Certains aiment la viande, d'autres préfèrent le poisson. Mais tous fuieraient le danger, car personne ne veut être blessé ou mourir. Certaines personnes font en revanche preuve d'une certaine forme d'intelligence, en s'entraînant pour réagir correctement face au danger. Mais ce n'est que modifier son comportement dans une situation de danger, se munir de techniques, d'outils et de réflexes permettant une meilleure protection de soi, et dans l'éventualité, d'autrui; cela ne remet absolument pas en cause la nature même de l'individu.

Par contre, il se passe quelque chose de très surprenant, et pour ma part que je trouve particulièrement intéressant, c'est lorsque l'individu "lâche" son paquet. Je ne parle pas de suicide (pour continuer l'analogie, un suicide reviendrait à détruire son propre paquet). Non, je parle de l'abandon de tout. Absolument tout. L'individu ne se soucie plus de son fardeau, de sa vie, peu importe ce qui peut lui arriver. Il ne redoute pas la mort, et plus rien ne l'attache au monde matériel. Dès lors qu'on se rend compte de cela, on se rend aussi compte qu'on vient d'entrer dans la véritable liberté. Plus aucun choix ne viendra être bridé par le paquet, car on a laissé le paquet à la ville d'avant, et au lieu de prendre la route on s'est mis à courrir nu dans la forêt dans une direction aléatoire. Plus de responsabilités, les conséquences n'importent plus, on ne devient plus qu'un simple acteur, une petite marionette dans le grand jeu de la Vie, de l'univers et de ses machinations complexes. Et vous pouvez me croire quand je vous dis qu'on n'en arrive pas là par hasard. Souvent, c'est la confrontation à la mort qui est le déclencheur. La mort, c'est puissant, c'est ce qui marque le plus l'esprit des hommes, car notre plus grande malédiction sur cette terre n'est pas d'être mortel, mais d'en être conscient.

Cette fille-la est allé beaucoup plus loin que la quasi-totalité des personnes que j'ai pu rencontrer durant ma pénible vie. Seule, aussi jeune, en pleine nuit, face à un dragon bizarre qui commence à cracher du feu. Remettez-vous dans le contexte et dites-moi sérieusement, qui dans le monde aurait réagit comme elle? Combien de personne n'auraient-elle pas fuit ne serait-ce qu'en m'apercevant? Il faut plus que de la folie pour ça, il faut une raison. Une très bonne raison. Personnellement, c'est ce que j'appelle "la raison vide". La raison existe, elle est bien là, mais elle est vide. Ce qui est différent de l'absence de raison. Mais vu que je ne suis pas un grand maître penseur reconnu, cette théorie tombera vite dans l'oubli après mon trépas, donc mes considérations ne sont de toute façon pas très importantes.

On était donc là, en plein milieu de cette forêt, moi faisant le clown, et elle se moquant très justement de moi. Le seul défaut du tableau était ce que je percevais comme une forme de suffisance, débouchant sur de l'arrogance. Pas de l'arrogance dûe à son jeune âge, ou du moins pas que, non. J'avais plutôt l'impression que les évènements qu'elle a dû vivre lui font penser "qu'elle a tout vu de la vie". Je joue avec la vie, alors qu'elle semble se jouer de la vie. Nuance très importante bien que sûrement incompréhensible pour une partie d'entre vous.
Et cela, dans un sens, me posait un léger problème, dans ma conception des choses évidemment. Quoique vous puissiez en dire et en penser, je suis quelqu'un qui a un profond respect de l'humilité. Et cette jeune femme avait là un grand manque d'humilité. Et cela m'exaspérait plus que je ne le pouvait l'accepter.

Elle faisait ses pitreries d'enfant, à sautiller, me toucher, faire des remarques délibérémment impertinente.
Je l'ai donc soudainement attrapé de la main droite au cou, je l'ai soulevée et doucement approchée de mon visage, pour la regarder droit dans les yeux. Ses pieds ne touchaient plus le sol et il devait bien y avoir un écart d'un bon demi-mètre.
D'abord sans bouger, je l'ai observé quelques instants, le regard vissé sur ses yeux, comme si je tentais de travers son âme. Puis j'ai ouvert la bouche pour commencer à rugir. J'ai laissé ma voix s'amplifier et résonner à travers son âme. Mon torse se mit à gonfler lentement, les écailles craquelaient légèrement à cause du mouvement, une lueur rougeâtre commençait à émaner de mon coeur et remontait le long de ma gorge. De petites gerbes de flamme coulaient en dehors de ma bouche, se faufilant entre mes dents.
Je l'ai laissé tomber, desserant mon emprise sur son cou si fragile, presque invitant à ce qu'on le casse; et j'ai déversé les flammes de mon corps à travers toute la forêt, un énorme souffle rouge faisant fondre le moindre obstacle sur son passage, dessinant un large sillon noir de mort dans le décor. Des flammèches s'accrochaient à la vie ici et là, tentant de consummer cette formidable réserve de carburant, mais le froid de la nuit faisait que tout s'éteignit relativement rapidement.


"Si je ne t'ai pas demandé ton nom ce que je ne tiens pas à te connaître, et que donc je ne m'attendais pas à te donner le mien. De plus se moquer de quelqu'un et lui demander son prénom, dans ce sens, est un peu paradoxal, pour ne pas dire complètement inapproprié. Si tu ne demandes que mon avis, cela n'a aucune importance, mais il semble que tu es plus encline que moi à vivre en société, ou du moins en relation plus ou moins durable avec d'autres êtres humains, et vu que tu n'a vraisemblablement pas reçu d'éducation autre que la violence ou la torture, il faut bien que quelqu'un te parle de certains concepts assez basiques."


Dernière édition par Arthen le Sam 13 Déc - 14:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Mer 10 Déc - 19:52

Acte II ~ Scène 2 : Le Corbeau et le Dragon.


Tes pitreries l’ont énervé, semble-t-il. Il te chope violemment, te soulève au-dessus du sol, puis te fixe. L’intensité de son regard te perturbe, te sonde jusqu’aux tréfonds de ton âme. Tu pourrais presque en rougir, mais ça te gêne plus qu’autre chose. Tu ne sais pas ce qu’il cherche. Tu ne sais pas ce qu’il s’attend à trouver, même si, finalement, il ne trouvera rien. Tu es gênée, vraiment. Tu détournes le regard, sans trop savoir pourquoi. Tu fermes les yeux, soupires. Puis il se met à rugir, et tu ne comprends toujours rien. Serait-ce pour t’intimider ? Et là, une seule litanie te vient en tête :Craque-le, craque-le, craque-le. Qu’est-ce que tu attends ? Brise-le, non ? Qu’est-ce que tu as à perdre ? Toi, Maë, tout. Lui, peut-être rien. Et pourtant il ne le craque pas. Il te relâche, te laisse tomber par terre. Pourquoi ? Décidément, ce type est un recueil d’énigmes à lui tout seul. Tu restes allongée sur le sol, hébétée. Quelque chose en toi semble être parti, puis revenu, puis reparti. Ça s’est fait à toute vitesse, tu n’as pas eu le temps de comprendre. Tu relèves les yeux vers le Dragon, toujours aussi perdue. Pourquoi ? C’est la seule question qui te vienne en tête. « Pourquoi ? », mais pourquoi quoi ?

Voilà qu’il enchaîne ensuite sur une merveilleuse tirade par rapport à ton éducation, ou plutôt à ton manque d’éducation. Cela te redonne légèrement confiance en toi, et un sourire s’esquisse sur tes lèvres. Qu’est-ce qu’il connaît de toi ? A-t-il seulement une idée de ce qui a pu se passer dans ta vie ? Aucune, absolument aucune. Il est comme tout le monde, il ne sait rien. Ça te donne envie de lui cracher dessus. Nerveusement, tu te mets à rire. Un fou-rire qui va bon train, qui te fait presque mal au ventre tant il est violent. Tu te relèves doucement, puis le fixes froidement.

« De toute façon, qu’est-ce que t’en sais ? »

Tu retournes lui faire face, de ta petite hauteur. Tu mêles tes prunelles aux siennes. Un océan glacé qui se déverse sur des gerbes de flammes. Tu es on ne peut plus sérieuse, étrangement. Tes conneries n’étaient qu’une sorte de mise en scène, quelque chose de créé pour amuser la galerie, mais monsieur est coincé du cul, alors que dire ? En plus, il est ignorant. Aussi pourri que ces humains.

« T’es comme tous les autres. Tu parles, tu parles, mais t’en sais rien. »

Il est con. Il est faible. Il parle trop sans savoir. Comment peux-tu jeter la pierre à quelqu’un que tu ne connais pas ? Et le respect ? Il en a, lui, du respect ? Quelle bonne blague. Il est comme tous les autres, il lâche un nombre de palabres incroyables, mais elles sont insensées et inutiles. Comme les humains. Quelle merde. Tu te retournes, contemplant la beauté de la forêt. Elle, au moins, elle est paisible, elle ne dit rien. Elle ne te juge pas, elle t’accueille. Tout le monde devrait être muet, les erreurs de jugement n’existeraient pas.

« Après tout, si t’es dans cet état, t’as bien dû vivre des trucs à chier, non ? Comment oses-tu me parler de cette façon ? » Tu te mets à nouveau dans sa direction. « Comment peux-tu faire la morale à quelqu’un alors que tu es raté au point d’avoir été haï par tes congénères ? »

Comment tu sais ça ? Bah voyons, aucun dragon ne quitte Goldoa sans bonne raison. Ces bébêtes sont bien trop casanières pour s’aventurer loin de chez elles. Tu soupires. Il est comme tous les autres, pourtant c’est un dragon. Un dragon raté, qui aurait appris à vivre comme un humain ? Il faut savoir qu’ils sont tous pareils. Ou presque. Des petites exceptions existent, mais au fond, ils se ressemblent tous. Ils sont aussi pourris les uns que les autres. Ils se détestent entre eux, et les « animaux » comme vous, n’en parlons pas. Un sourire amusé étire tes lèvres.

« Mais si t’es si parfait que ça, Mr.Le Dragon, pourquoi tu me le donnes pas, ton cours d’éducation ? »

Après tout, pourquoi pas ? S’il se prend pour un papa, autant qu’il aille jusqu’au bout, non ? Pourquoi rester aux bases d’un édifice quand tu peux construire toute la suite ? Ce personnage haut en couleurs te fait plus rire qu’autre chose. Il est presque ridicule avec toutes ses petites histoires de flammes. Mais au fond, si toi tu n’as rien vu, alors qu’en est-il de lui ?

« Ce n’est pas parce que tu es un Dragon que tu es le plus aguerri de tous. Apprends à connaître les gens avant d’émettre des jugements à leur sujet. »

Sagesse, sagesse, hein ? Quelle bonne blague.



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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Sam 13 Déc - 14:09

"De toute façon, qu'est-ce que t'en sais?

-Oh tu veux parler de moi? Moi... je sais pas grand chose en fin de compte. Je ne suis qu'un ignorant un peu curieux se qustionnant sur le monde. Mais à mon sens, il vaut mieux remettre en question ses acquis que de s'asseoir aveuglément sur des connaissances qu'on considère de fait admises.

-T'es comme tous les autres. Tu parles, tu parles, mais t'en sais rien.

- Je te ferai remarquer, jeune fille que "les autres" dont tu parles, c'est tout le monde, toi y compris. Ne t'es-tu pas moqué de moi et de mon apparence sans même en connaître les raisons? Tu as fabulé sans aucun respect et sans même chercher plus loin que le bout de ton nez, car  le fait de te moquer et de prendre les autres de haut te donne sûrement une impression de superiorité, ça te satisfait, n'est-ce pas? Oui, moi aussi je peux parler sans connaître, mais à l'inverse de certaines personnes, je ne suis pas le plus mauvais à ça. Mais peut-être, je dis bien "peut-être", que c'est parce que j'en connais un peu plus que ce que je veux bien montrer, et surtout plus que ce que vous êtes disposés à l'accepter.

- Après tout, si t'es dans cet état, t'as bien dû vivre des trucs à chier, non? Comment oses-tu me parler de cette façon? Comment peux-tu faire la morale à quelqu'un alors que tu es raté au point d'avoir été haï par tes congénères?

- Ohlà! Il me semble que tu parles encore sans avoir une complète connaissance des faits. Commençons par le début. Non, je n'ai pas vécu de "trucs à chier", comme tu dis, tout le monde ne s'appitoie pas sur son funeste sort, comme tu sembles l'avoir fait. Laisse-moi deviner, tu as quoi, 20 ans? Un peu plus? Un peu moins? C'est absolument rien. Tu n'as rien vécu, rien. Tu n'a ni le recul nécessaire ni l'expérience ou les connaissances recquises pour comprendre ce qui m'est arrivé de par le passé. Je ne m'en vante pas. Non, il n'y a aucune raison de se vanter de son passé. Il nous arrive des trucs, et nous réagissons sur le moment comme bon nous semble, notre choix étant bien entendu influencé par notre environnement, par notre état actuel, et par notre passé. En fin de compte, nous ne sommes jamais complètement libres, et la portée de nos actions est bien plus faibles que ce que nous sommes prêtes à accepter. Alors pourquoi se vanter de telles choses insignifiantes? En revanche, il faut relativiser. Et en aucun cas une gamine piaf ne peut se comparer à un dragon, quel que soit le lieu, le moment ou le contexte. Jamais. Ce sont deux choses qui n'ont rien à voir. Oserai-tu te comparer au légendaire Deghinsea, le roi qui a jadis combattu la déesse Yune, à ta misérable existence de quelques années? Oserai-tu comparer ta vie à celle de la terre, celle-là même qui nous accueille, nous protège et nous nourrit? Tu n'as pas conscience de l'étendue de certaines choses, tu es trop renfermée sur ta petite misérable vie pour comprendre qu'absolument tout te dépasse dans ce monde.

- Mais si t'es parfait que ça, Mr.Le Dragon, pourquoi tu me le donnes pas, ton cours d'éducation?

- Réponse typique. Tu fabules encore une fois, tu extrapoles plus que nécessaire, et de ce fait tu te ridiculises sans t'en rendre compte. Je n'ai jamais dis être parfait. D'ailleurs je ne le suis pas. Et je n'ai jamais dis que je m'était investi d'une quelconque mission ou responsabilité d'éducation envers les autres. Non. C'est pas mes affaires, et pour être encore plus simple, j'en n'ai rien à battre. Seulement, le seul moyen de se rendre compte des choses, c'est de se prendre une claque qui s'appelle "réalité", et en général cette claque contient tous nos défauts, toutes nos faiblesses, et toutes nos erreurs. Mais si je t'ai dis ça, ce n'est pas pour t'apprendre une leçon. Là encore, rien à battre. Mais tu m'exasperais, plus que ce n'était tolérable. Et il fallait que ça cesse. Et appremment c'est réussi, vu que maintenant tu es devenue "toute sérieuse" et que tu cherches à avoir raison. Dommage pour toi.

- Ce n'est pas parce que tu es un Dragon que tu es le plus aguerri de tous. Apprends à connaître les gens avant d'émettre des jugements à leur sujet.

- Oh, mais ce n'est pas parce que tu es une petite insolente que tu peux te permettre de te jouer de n'importe qui, surtout quand ce n'importe qui est bien plus fort que toi. Ce n'est pas parce que tu as vécu un quelconque événement malheureux dans ta vie que tu peux croire que tu as tout vous et te permettre à ton tour de juger les autres sans connaissance de cause. Ce n'est pas parce que tu as passé 5 minutes, ou 5 ans, de ta vie à penser aux choses de la vie que tu peux te permettre de donner des leçons aux autres sous couvert d'une quelconque morale ou philosophie. Ce n'est pas parce que tu penses avoir raison que, de fait, tu as raison! Ce n'est pas en traitant le monde exactement comme tu détestes qu'on te traite toi que le monde va te traiter comme tu souhaiterai qu'il te traite!

Tu es une boule d'inconscience et d'hypocrisie vivante. Tu juges les autres comme si tu étais sur le trône du pays, te permettant de te moquer de quiconque passe tes portes alors que tu es aussi insignifiante et ignorante que le crafard qui rampe à tes pieds. Tu ne sais rien, absolument rien de ce monde, mais parce que tu n'a pas eu une enfance comme les autres tu penses d'un coup tout savoir. Tu n'a pas idée de ce qui se passe, et de ce qui s'est passé en dehors de ces murs que tu appelles "conscience" ou "réalité", tu ne sais rien, absolument rien. Alors par pitié épargne-moi tes discours sur la morale et tes considérations, c'est répugnant."
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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Mer 17 Déc - 14:57

Acte II ~ Scène 2 : Le Corbeau et le Dragon.


Et vlan. Ça, c’est de la claque. Et Mr.Le Dragon, il déconne pas quand il les met. Tu t’assois par terre, réfléchissant cinq minutes à tout ce qui se passe dans ton monde. Tu ne l’aurais pas imaginé comme ça, tu n’aurais jamais pensé ainsi. Mais après tout, il faut bien, non ? Avoir vécu dans un monde dont tu as été le centre pendant un moment ne t’a pas aidée à grandir. C’est normal, après tout. Tu baisses les yeux, contemples l’herbe à tes pieds. Les dragons sont toujours les plus cultivés, les plus forts, parce qu’ils ont toujours vécu énormément de choses. Alors que toi, à part ton voyage compromis et ta vie en cage, qu’est-ce que tu as vu ? Tu ne connais encore rien, Maëlly. Ton seul moyen d’oublier ça est de te moquer des autres, c’est triste, n’est-ce pas ? Tu relèves les yeux, les plongeant dans les siennes.

« Vu comme ça … »

Tu te ratatines, pauvre corbeau que tu es. Faible et chétive, face à un grand monde qui a encore tant à t’apprendre. Tu souris, sans savoir si c’est nerveux, triste, ironique … Mais tu souris. C’est bête, comme histoire, hein ? On dit que les gens ne comprennent leurs erreurs que lorsqu’ils rencontrent plus forts qu’eux, c’est probablement vrai. Tu arques un sourcil. Grand-père Dragon a frappé, et il t’a couchée. Bravo. Cette pensée t’arrache un nouveau sourire, puis tu te redresses, arrachant au passage une poignée d’herbe avec ta main. Tu la malaxes légèrement au creux de ta paume, avant de te tourner pour faire face au ciel nocturne. La douceur de cette couleur violette te réchauffe le cœur.

« Certaines fois, il est nécessaire de rire, pour oublier ce qui nous a rendus tels que l’on est. »

Un murmure, ce n’est qu’un murmure. Et pourtant, même si elle est prononcée du bout des lèvres, cette phrase a tout son sens. Tellement qu’elle a le même effet qu’un couteau dans le cœur. Tu hausses une épaule, puis soupires. Tu fais volte-face, considérant à nouveau ton interlocuteur.

« Au fond, tu ris aussi de tout, non ? Notamment de ta propre histoire, j’en déduis donc qu’elle n’est pas si magnifique. Ne pas t’apitoyer dessus est une chose, tendre la perche pour être battu en est une autre. »

Tu ne sais pas vraiment pourquoi, mais tu penses que cette remarque fait sens ici. Même si sa légitimité t’échappe, tu penses qu’elle est aussi vraie pour lui que pour toi. L’auto-dérision est un moyen de mieux considérer ce qui a pu arriver, même si c’était difficile. Et puis, t’apitoies-tu sur ton sort ? Tu ne penses pas l’avoir jamais fait. D’accord, tu as eu une histoire merdique – appelons un corbeau un corbeau – mais tu n’as jamais pleuré sur ton sort.

« Tu te méprends sur un point, cela dit. »

Souligner les fautes pour effacer les siennes ? Trop facile. De toute façon, maintenant que tu as tout pris dans le bec, tu ne peux que rectifier le tir de cette façon.

« Je ne me suis jamais apitoyée. Mon passé est ce qu’il est, aussi triste et moche soit-il, je n’ai jamais pleuré dessus. Certes, il est part de ce que je suis et m’a appris de nombreuses choses, peut-être pas les bonnes, et m’a donné un caractère idiot, d’accord. Toutefois, je ne me suis jamais proclamée victime de la société, au point qu’on me prenne sur une épaule pour que je déverse ma peine. »

Non, tu n’es pas une chiffe molle. Tu n’es pas faible. Tu n’as besoin de personne. Ou peut-être juste de lui. Mais le dragon n’a pas à le savoir. Tu penches la tête, souris. Cette bébête est pleine de sagesse. Sa façon de l’administrer est plutôt amusante, aussi. De grandes claques dans la gueule pour apprendre aux enfants, c’est pas mal, non ? Tu hausses les épaules.

« Merci, Mr.Le Dragon. »

Tu te tournes, face à l’endroit où tu as laissé Louka, prête à repartir. Tu déploies tes ailes, te surélevant légèrement.

« La petitesse de ce monde nous mènera à nous recroiser, et j’aurai beaucoup de choses à te dire ! »

Ou pas ! Mais il faut espérer. Et tu retiendras tout ça, tu te le graveras dans la tête au point de grandir avec. Les enseignements de Père Dragon resteront toujours dans ta petite caboche. Ouais. Quand tu le reverras, tu auras bien évolué. Tu te le promets.

Tu bats des ailes, prenant quelques morceaux de bois, puis repars vers ton petit ange. Les nuits de voyage t’avaient manquées.



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MessageSujet: Re: #5 — Le Corbeau et le Dragon. [Arthen]   Mer 17 Déc - 15:36

J'ai regardé s'envoler et s'éloigner ce petit bout de chair à plumes pendant de longues, jusqu'à ce que je n'arrive plus à discerner son contour sur le ciel nocturne des feuilles et branches des arbres de la forêt. Et pendant quelques instants encore je suis resté immobile, au milieu de rien, à observer au loin là où elle était partie, avec sur le coeur et l'âme rien d'autre que ce qui s'affichait sur mon visage: un sourire.

Tiens, là, je me sens d'humeur pour m'ouvrir à vous, et à vos lecteurs, me rappeler de cette histoire m'a fait plaisir, parce qu'on le veuille ou non, il y a des choses dans la vie qui marquent plus que les autres, et ce sont souvent des choses qui peuvent paraître insignifiantes comparées aux autres événements majeurs d'une vie, ou même de l'Histoire elle-même. Si je suis encore en vie aujourd'hui, et si j'ai tenu tout ce temps, c'est pour justement avoir l'occasion d'assister à ce genre de choses, aux surprises de la vie. Si vous le voulez bien, je vais vous demander de faire un petit exercice de pensée. Imaginez que vous êtes devant un lac, ou une petite mare, et que vous avez à vos pieds des galets. Votre but est de faire des ricochets, le plus grand nombre possible d'affilée. Si vous savez en faire, vous pourrez en faire un, deux, voir trois ou quatre. Si vous ne savez pas en faire, l'exercice sera beaucoup plus dur. Mais quel que soit votre niveau, vous ne pourrez pas réussir à chaque fois. Il y aura des fois où vous serez forcément déçus de votre prestation, et d'autres ou vous serez contents de votre réussite. Mais le ratio est plutôt faible, car il faut se l'admettre, ça repose beaucoup sur la chance.
Maintenant, je vais vous demander d'imaginer ceci: vous fermez les yeux, vous vous baissez pour ramasser un galet, et en gardant les yeux fermés vous le lancez aussi loin que possible. Dès que le caillou quitte votre main, vous ouvrez les yeux et essayez de le suivre du regard. Dès que vous le voyez dans le ciel entrain de filer en tournoyant, vous ne le quittez pas et regardez où il atterrit. Et là, quelque chose de magique se produit, quelque chose de magique mais si insignifiant qu'une grande majorité ne s'en rend pas compte. Il y aura toujours une petite excitation quant à "où le caillou va tomber". Toujours. Pourquoi? Parce qu'on ne sait absolument pas où il va tomber, avant qu'il ne touche terre. Vu qu'il a été lancé sans aucun but précis, à tout hasard, on ne s'attend à rien, la trajectoire du galet n'a aucune destination voulue. Et donc l'excitation vient de ces questions qu'on se pose l'espace d'un instant: "où? comment? quand? quelles répercussions?". Et lorsqu'enfin le caillou touche le sol, un nouveau monde miniature s'ouvre à vous, toutes ces questions trouvent une réponse cohérente qui s'agencent les unes par rapport aux autres et forment un "tout". De plus, cela porte votre attention sur un point précis de votre environnement, là où le caillou est tombé, et en focalisant votre attention là-bas, même l'espace de quelques secondes, vous prenez conscience de certaines choses qui se trouvaient là, de certains détails qui vous ont échappé parce que vous n'y prêtiez pas attention.

Je suis le caillou. Je me lance dans le monde, sans raison aucune, sans but précis, et j'observe autour de moi les effets est les conséquences de ma présence et de mes actes. Ce n'est pas tout à fait vrai, vu que j'ai une volonté et que je décide de mes actes, à l'inverse du caillou, mais c'est certainement l'image la plus précise que vous pourrez à jamais avoir de moi. "Un caillou qui se lance dans le monde".
Pour ce qui est de la violence, c'est ma manière de bousculer les choses, de provoquer le chaos et de pouvoir pleinement profiter de ce pourquoi je suis là: le spectacle de la Vie. Je ne le répéterai jamais assez, mais dans vos maisons, derrière vos murailles cloîtrés dans vos sociétés, vous nuisez au chaos naturel, le diminuez n'utilisez pas pleinement tout le potentiel que vous offre la Vie.



"Cher ami, je crois que nous en avons terminé pour aujourd'hui.

- Je ne serai jamais votre ami, pas après tout ce que vous avez fait. Et tout ce que vous pourrez dire ne changera jamais le passé: vous êtes un monstre.

- Un monstre certes, mais un monstre qui sait se comporter proprement en la présence de ses semblables."


Le criminel laissa échapper un rire, comme un réflexe nerveux, qui résonna pendant de longues secondes dans les couloirs vides de la prison royale.
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