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 Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]

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Ruika
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MessageSujet: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Mer 9 Oct - 15:40


J’entendais ses cris, je voyais son sang, j’apercevais sa vie s’échapper de son corps mais je ne bougeais pas je le regardais simplement mourir sans la moindre once de remord, sans la moindre petite marque de regret. Il n’avait simplement pas eu de chance, et ma présence ne lui présentait aucun espoir.

***
Mes déambulations m’avaient menée à ce village de Daien assez reculé, assez isolé, j’avais pensé que se serait l’endroit idéal pour me poser. J’étais arrivée le matin dans une légère brume, un fermier m’avait accueilli d’un bonjour enthousiaste auquel je n’avais répondu que par un signe de tête… Je me pose sur le plancher des vaches et pénètre le village faisant bien attention à ne pas trop exposer mon visage légèrement camouflé par une cape de cuir. La journée prend difficilement le pas sur la nuit et les uns après les autres, les habitants se réveillent donnant à ce village des allures plus vivantes. Je me pose dans la taverne à ma place habituelle et prend un café alors que j’écoute les conversations enthousiastes des premiers levés.

- Tu as entendu ? Il parait qu’un loup rode dans les parages… Deux moutons de la famille Carlson ont disparu, on a retrouvé qu’une marre de sang dans l’enclos !

- Est-on sûr que ce soit un loup ?

- Des poils argentés ont été retrouvé sur l’une des barrières, l’animal s’est éraflé dessus.

Des préoccupations de fermiers me disais-je, personne ici ne prêterait attention à ma présence. Je me sentais rassurée. Soudain, un vieil homme passa le pas de la porte, son odeur le trahissait de manière évidente aux yeux de l’ex-laguz. Un homme-loup sans aucun doute, et il était en piteuse état…

- Que fais-tu là Gerald ! Je t’ai déjà dit que je ne voulais pas de toi ici, tu es trop souvent ivre et tu apportes des ennuis.

L’homme semblait malade mais ce qui lui semblait évident, comme sa véritable nature et son mal être ne l’était pas aux yeux des Beorcs.

- Dégage, je ne fais pas dans le social moi.

Je fis un pas vers lui mais le regard qu’il me jeta me refroidie. Tant de mépris… Elle ne le comprenait que trop bien mais l’encaissa mal. Etre aidé par un humain passait encore mais par une déchue… non merci.
Je repris alors ma place et le regarda partir sans un mouvement de plus pour l’aider. Quelques heures plus tard, je demanda une chambre à l’aubergiste pour me reposer la journée avant de repartir le soir mais alors qu’il me donnait les clés, un cri retentit dans la rue. Entre le gémissement du loup et la souffrance de l’homme… Je n’eus point de mal à reconnaitre la provenance du hurlement.
Chacun sortit à son tour, la jeune femme les suivit lentement. Son tome à la main, elle voletait doucement au dessus du sol. Peut être que finalement elle ne s’attarderait pas en ces lieux.

Le Laguz était parterre alors qu’un homme le maintenait d’un pied au sol. C’était le dénommé Gerald. Il avait du se montrer imprudent et attaquer de jour. Il aurait du accepter mon aide.

- Cet enfoiré est un loup ! Il a voulu me prendre l’un de mes moutons.

- Gerald ??? J’ai toujours su que tu étais louche… ça me dégoute de t’avoir loué une chambre tient !

La véhémence des propos ne me choqua pas, on agissait de même avec les humains qui s’aventuraient de trop sur nos terres. Les coups qui fusèrent non plus. Même le regard suppliant qu’il posa sur moi ne me provoqua aucune réaction.
J’entendais ses cris, je voyais son sang, j’apercevais sa vie s’échapper de son corps mais je ne bougeais pas je le regardais simplement mourir sans la moindre once de remord, sans la moindre petite marque de regret. Il n’avait simplement pas eu de chance, et ma présence ne lui présentait aucun espoir.

Il ferma les yeux comme pour accepter sa fin… Je les ferma pour ne pas la voir.
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Sam 12 Oct - 14:29

Qu'on jette la première pierre à celui qui est dans une mauvaise passade. Il existe deux manières de passer sa vie dans les méandres du désespoir: celle qui aura une résolution imminente, quand on s'en chargera où qu'elle arrivera incessamment sous peu. Et celle où le chemin est trop long pour y trouver de l'eau ou du pain.

La première pierre fut jetée. Puis la dernière, sans compter les coups, les lacérations. Un cadavre fumant du feu de la colère.
Un éclair blanc jaillit, le rouge coula. Empalé contre un mur, le torse dévasté. Les entrailles à l'air et les os répandus sur le sol de celui qui avait commencé. Une épée géante lui avait ôté la vie. Les yeux se tournèrent avec horreurs vers l'origine de ce massacre.

Un homme encapuchonné, tout de rouge vêtu, avait attrapé un pauvre badaud par le bras, de dos. Il mit sa main sur son épaule pour le retourner, et enchaina en lui fracassant le net du coude. Continuant son mouvement pour rattraper le bras du spectateur sous son aisselle et le briser violemment d'un mouvement de dos. La victime s'affala sur le sol, criant de tout son soul avant qu'un puissant dessous de pied le fisse taire définitivement.

Tout le monde se mit alors à hurler. L'étranger de rouge redressa son corps, les yeux hargneux bardés du sang d'autrui. Il pointa du doigt la foule amassée autour du cadavre. Sans aucun mot, leur signifiant qu'ils étaient les suivants.

Deux courageux se ruèrent sur l’assaillant, tandis que les autres allaient chercher des armes de fortune ou simplement se cacher. Les paysans sont stupides et habitués aux brigands. Ils n'abandonnent pas leur village ainsi.

Le premier coup de poing vu esquiver avec grâce, ils ne savaient pas se battre. L'homme en rouge attrape le poignet d'une main et frappa violemment du poing le côté du coude. Les os craquèrent horriblement, aussi fort que le hurlement de douleur. Il desserra le poing et attrapa le coude brisé pour reprendre appuis et faire encore plus mal, alors que son pied venait briser le genoux de l'homme en l'écrasant sur le côté.
Le deuxième assaillant s'était arrêté net en voyant son amis d'enfance s'écraser lamentablement au sol. Il aurait voulu fuir.
L’Étranger lui souri.
Il n'oublierait jamais ce sourire. L'homme en rouge s'empara de sa nuque tremblotante et incapable de faire un mouvement, et il la brisa d'un coup sec.

Ces quelques instants suffisaient aux fermiers a revenir avec des fourches et autres ustensiles. Quelques femmes avec des couteaux. Prêt à tout pour défendre leur patrie, leurs droits, comme celui qui crachait encore son sang empalé sur un mur.

Il savait qu'il n'avait pas besoin d'armes. Mais il s'en foutait. Parce que là, il était en colère.
Cette colère patiente, qui s’immisce dans vos veines comme un poison.
Il attrapa la première fourche par le métal derrière les pieux, l'arrachant des mains d'un homme robuste et la plantant puissamment dans le corps de ce qui devait manifestement être sa femme. Avec tant de force que seule le manche ressortait de son ventre. Il esquiva un autre coup, attrapant celui de son attaquant. Le cou. Avec ses dents, il lui arracha la carotide avant de recracher le sang dans les yeux d'un autre. Tout ce passait si vite que le cercle d'attaque ne pouvait envisager la suite.

Ils allaient tous mourir.
Ensuite, ce serait le tour de tout ceux qui se cachaient.

Tout ceux qui, comme toi, n'avaient rien fait.


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Ruika
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Dim 20 Oct - 8:41


Pourquoi tant de violence, pourquoi tant de sang, et pourquoi tant de plaisir à le voir s’écouler du corps des autres… Ruika se délectait du spectacle tout en s’en écartant. Son esprit radicalement opposé à son corps percevait chaque cri, chaque hurlement avec plaisir. Tout ce qui avait porté la main sur ce pauvre bougre sans essayer de le comprendre méritait leur punition. Son corps radicalement opposé à son esprit prenait la fuite. Elle s’accordait aux actes de l’homme mais ne pouvait se permettre d’en faire autant. Mais enfin, enfin, quelqu’un faisait payer les autres pour leur injustice.
Puis le cri d’une enfant retentit… Le cri d’une femme… Elle n’avait pourtant pas participé au lapidage… était-elle seulement sur place, Ruika ne se souvenait pas de l’avoir vu ni l’enfant à ses pieds, étendue.

Mais… pourquoi s’attaquait-il aux femmes ? Pourquoi s’attaquait-il aux enfants ? Pourquoi s’en prenait-il aux innocents, pourquoi la regardait-il avec tant de haine dans les yeux. Elle n’avait rien fait, elle avait même essayé de l’aider…

Alors elle comprit, ce n’était en rien un justicier. Ce n’était qu’un fou, un fou parmi tant d’autres, un fou que personne n’arrêterait. L’homme saisit une petite fille cachée derrière le corps meurtri de sa mère et étrangla ses cris de frayeur.
Pourquoi ce devait se passer ainsi… Il aurait pu chatier les mécréants et un message de tolérance serait passé parmi les humains. Le racisme est puni… voilà ce qui aurait du ressortir de cet acte. Mais à la place, en répondant à la violence par la violence il ne la rendait que plus justifiée.
Le corps de la mage de vent tremblait plus de peur ni d’excitation mais de frustration. Pourquoi fallait-il qu’une journée simple et belle se finisse ainsi. Pourquoi devait-elle combattre alors qu’elle ne souhaitait que fuir.

Il saisit un jeune garçon venant défendre sa sœur au sol assommée. Ça en était trop. D’une impulsion elle se projeta en avant et saisit le bras qu’il allait s’abattre sur le garçon. Elle n’avait pas la force d’y résister mais avait celle de le repousser. Un cri, un seul raisonna dans l’air recouvrant tous les autres alors que l’homme était propulsé en arrière avec violence. L’impacte avait été puissant assez pour tuer bien des hommes… mais pas celui là.
Alors que le vent de son souffle écartait les cheveux argentés de son visage Ruika reconnut son amant d’un soir. Elle le vit dans ses traits sans le reconnaitre dans ses yeux mais c’était lui… le Faucheur, l’un des criminels les plus recherchés au monde.

- Le Faucheur… LE FAUCHEUR !!!!!!

Alors que son cri se répercutait sur toutes les aspérités de la petite place, les visages se décomposaient. Le jeune garçon regarda Ruika les yeux remplis de peur…

- Part, emmène ta sœur et part !

Mais qu’est ce qui se passait… pourquoi faire cela… elle ne comprenait pas.

- MAIS QU’EST-CE QUE TU FOUS !!!

Il tuait. Après tout, il était connu pour ça. Le temps d’une nuit ils avaient été ensemble mais cela n’empêchait qu’elle ne le connaissait pas, qu’elle ne connaissait rien de lui. Il était puissant, et il utilisait cette puissance pour tuer. Il n’y avait pas de raison à ce massacre, et cet homme n’était pas celui qui l’avait étreint. Et combien même il le serait. Ruika était habituée aux tueurs psycopathes.
Elle saisit tsubasa et prit son envol pour rester hors de portée des coups du dément. Elle ne pourrait pas l’arrêter bien longtemps mais elle pouvait le ralentir.
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Lun 21 Oct - 12:19

Le Faucheur se releva, lentement. Son rire machiavélique retentissait dans tout le village. Il faisait vibrer les cœurs de terreur, et se nourrissait de la peur qu'ils émettaient:

"Je sens que je vais m'amuser!"

A travers les ruines laissées par son corps suite au cri, il fixa les yeux de celle qui l'avait projeté:


"Et je vais massacrer ton âme, belle inconnue..."

Une sorte d'énergie noir commençait à émaner de son corps, le ciel se couvrait de nuage sombre petit à petit:


"... Rupture du Destin!"

Il frappa puissamment le sol de son poing, le faisant même quelque peut trembler. Le ciel se couvrit totalement, parcouru d'éclairs. le Faucheur était entouré d'énergie obscure, il ne ressemblait presque plus à un humain. On aurait dit un démon à la peau noir sous cette couche d'énergie.
Ses deux yeux rouges luisaient dans la pénombre.

Devant cet étalage de force, les citoyens commencèrent à fuir. Il allait la tuer, et c'est ce que tout le monde pensait. Le voir marcher d'un pas lent et résolu vers elle jusqu'à arracher son cœur encore chaud de sa poitrine. En riant.

Au contraire; son déplacement fut ultra rapide. Il se retrouva derrière une famille qui fuyait et attrapa un des enfants par la cheville. Une petite fille, d'à peu près 5 ans aux long cheveux blonds. Elle criait et se débattait:

"Vas-tu pouvoir tous les protéger?"

Elle était loin mais pouvait attaquer à distance. Mais elle risquerait de tuer l'enfant. Il risquait aussi de la tuer avant quitte à subir cette terrible souffrance adorée.
Le Faucheur ne se posait pas ce genre de questions. Il sourit, ses dents pointues toutes sorties. Sa main se leva, emprunte de griffes, allant d'un mouvement sec abattre cette petite fille.

Le choc fut rude. Non loin de là, une maison explosa littéralement. On avait entendu un bruit métallique, et l'épée du Faucheur était plantée un peu plus loin dans le sol. La petite fille était par terre, en sanglot. Sans aucune autre égratignure que celle d'une chute.
Le Faucheur se tourna vers la maison:


"Ah, tu es en retard."

Le démon tendit le bras, et apparut une autre épée dans sa main. Couverte de sang, exactement similaire à celle plantée dans le sol à quelques mètres. On entendit un cadavre toucher le sol au loin:

"Les enfants, toujours votre pêché mignon. Je les tueraient tous.
-Prend toi en à quelqu'un de ton niveau..."

Aux abords de la maison qui venait de s'écrouler apparaissait un autre homme aux yeux vairon. A la chevelure blanche. Si on omettait le démon en face, ils se ressemblaient comme deux goutte d'eau. Celui là avait simplement les cheveux beaucoup plus courts:


"Tu m'affrontes toujours. Et tu manques de mourir à chaque fois. Cette fois, ce sera pour de bon! Hahahaha!"

Sans lui répondre, le Faucheur humain tourna ses yeux vers Ruika:

"Fuis! Sauve les! Je te retrouve plus tard!"

L'autre se mit à marcher lentement.
Vers lui.
En riant.



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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Lun 21 Oct - 17:26


Elle sentait la peur s’immiscer dans son être de manière perverse. Elle s’insinuait dans ses membre inférieurs la faisant légèrement trembler puis elle se déplaçait jusqu’au creux de son ventre, lui tordant les boyaux en tout sens… Elle venait paralyser son souffle et embrumer son esprit pourtant Ruika restait là. Droite et imposante, elle ne pliait pas sous le regard sanglant de l’homme. Elle ne recla pas non plus quand la décharge d’énergie emplit son corps pour le rendre monstrueux. Elle ne bougea car la peur la paralysait et lui interdisait tout mouvement.
Le tonnerre se mit à gronder, le vent souffla plus fort, la nature se déchainait comme pour lutter contre cette force immonde et synthétique. La mage de vent pouvait sentir les courants contradictoires d’Eole qui se refusait à un tel immondice. Elle le regarda… le détailla. Puis elle ferma les yeux. Elle ne survivrait pas face à une telle chose et son esprit s’y était déjà préparé.
Il passa derrière elle et attrapa une innocente entre ses mains crochues. Technique de lâche que celle de s’en prendre aux plus faibles. Mais il fallait bien l’être parfois pour devenir plus fort.

Ruika regarda la jeune fille sachant qu’elle ne serait pas assez rapide pour la sauver et leva la main alors qu’elle récitait une formule que ne connaissait que peu. La nuit tomba en plein jour et la mage ignora la venue d’un second Faucheur comme ses paroles. Les nuages s’épaississaient, la noirceur de la journée s’amplifiait et le tonnerre grondait d’autant plus fort.
Alors qu’ils discutaient, la jeune femme prenait de la hauteur, les paysans de la distance. Ruika ne savait pas à qui elle faisait face, mais elle savait que si son corps était similaire à celui que ses doigts avaient effleuré le temps d’une nuit alors sa souffrance serait grande. Son corps de fer serait l’objet de sa perte car désormais la jeune femme pouvait faire face aux lames.

- Tempête magnétique.

Le vent et les éclairs se dirigèrent en un même point à peine indiqué par la mage de vent. Ils frappèrent son torse sans la moindre hésitation et le traversèrent de part en part. Puis sans perdre un instant alors que la paralysie opérait, Ruika plongea vers le sol et attrapa la petite fille au vol.

-Je… Je veux pas mourir… S’il vous plait…


La mage de vent la serra un peu plus contre sa poitrine alors que ses yeux recherchaient la famille en fuite mais celle-ci avait fui sans regard en arrière et la mage était dans l’impossibilité de les retrouver ainsi…
Les yeux de la mage se posèrent alors tour à tour sur les deux Faucheurs… Elle avait cru reconnaitre les tonalités d’une voix tendre et familière dans les mots du nouvel arrivant mais ne serait dire. S’éloignant de la zone de combat, elle déposa l’enfant.

- Ne regarde pas en arrière et coure aussi loin que tu peux et si tu trouves une route suis là jus qu’à la prochaine ville. Tu m’as comprise ?

Elle hocha de la tête un peu apeurée par temps de fermeté. Ruika la regarda partir, puis elle se retourna.

Son cœur battait fort, sa peur ne la quittait pas. Pourtant elle avait pu agir mais ne pourrait surement pas refaire face à cet « Homme »…Elle voulu faire un pas dans la direction du combat, son corps s’y refusa et Eole la repoussa de son bras protecteur.

* Fuis! Sauve les! Je te retrouve plus tard!*
_ Avait-il dit… Peut être qu’elle ne serait bonne qu’à ça.

Pourtant… elle voulait croire qu’elle pouvait faire plus. Respirant profondément, elle prit à nouveau de la hauteur. Si elle voulait les aider, les aider tous, elle n’avait qu’une façon de le faire.. C’était de le ralentir lui.

- Tempête magnétique.
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Mar 22 Oct - 1:40

Le démon plia un genoux au sol; sans afficher une once de douleur:

"Quelle délicieuse agonie. Un oiseau qui ne bas plus des ailes rabat les autres à terre. Comme c'est ironique."

Il se mit à rire, alors que le Faucheur se retrouvait à quatre pattes au sol. Pitoyable, le sang perlant à travers sa chemise:

"Ha ha ha, n'est-il pas désagréable que tout ce qui m'endommage te tue?"

Il se releva lentement, sans effort. Alors que l'autre ne pouvait même pas l’espérer. Ils s'étaient battus une fois, si l'on peut employer ce terme. Le Faucheur avait planté son épée dans le cœur du clone. La même plaie s'était instantanément ouverte sur son corps, et le combat c'était terminé ainsi. Il avait faillit en mourir, mais la lame n'avait pu s'enfoncer très loin. Sa survie n'avait été due qu'à l'insertion d'une plaque de métal brulante sur son torse.

Il hurlait à la mort, comme si on voulait lui arracher le corps. Il s’effondra au sol:


"Ton épée est faible. Tu n'as plus le pouvoir du néant, puisse-que c'est moi qui l'ai. N'est ce pas?"

En riant, il articula son bras dans un mouvement sec. L'épée se déplia dans un bruit monstrueusement mécanique, se transformant en faux. Mais la lame était noir, noir et instable comme le néant. On pouvait y contempler le vide intersidérale.
C'était la vrai forme d'Archeron, la lame Brise-Magie. Rien ne pouvait lui résister. On raconte même qu'elle pouvait découper les âmes de ceux qu'elles tranchait. Les blessures qu'elle infligeait ne guérissaient jamais.
Il s'avança vers le Faucheur, et l'attrapa par les cheveux. Le relevant, augmentant ainsi la souffrance qui était sensée le clouer au sol:


"Tu as une bien grande résistance à la douleur. Je vais te couper un bras, ou deux. Peut être une jambe! Voyons si tu peux aussi bien me courir après! Hahaha!"

Il approcha la lame si froide, la plaçant en crochet derrière la jambe droite du Faucheur:

"Est-ce qu'après tu courra assez vite pour que je tue notre petite fille? Ha ha ha..."

Le Faucheur cessa de hurler à la mort. Il la regardait en face et l'énergie noir tourbillonnait autour de lui.

Le destin était rompu.

Il attrapa la faux d'une main et tenta de la retenir. La douleur n'existait plus mais il n'avait pas la force de son opposant. Sa manche droite laissa glisser sa chaine entre ses doigts. D'un mouvement vif il la passa autour du cou du monstre et s'en servi comme point d'appuis pour s'extirper, s'élancer au dessus et attiré derrière lui. Il posa son genoux dans son dos et tira de toutes ses forces en arrière, pour l'étrangler. Dans une minute il serait à bout de forces. Si il ne le tuait pas maintenant, c'est lui qui était tué.

Mais l'autre ne bronchait pas, il ria même plus fort. Il lui balança un coup de coude dans l'estomac, si puissant qu'il le fit lâcher prise et cracher du sang. Il se retourna, l'attrapa au vol. A la gorge, le suspendant d'une main:


"Moi, je peux vivre sans toi."

Son autre main le transperça, éclatant sa paroi abdominale de part en part. Détruisant même quelques organes au passage. Puis il le laissa s’effondrer au sol. Dans une minute le Rupture du Destin se terminerait, et il mourrait. Le monstre se lécha les lèvres:

"Rien ne me fait plus plaisir. J'épargne ces paysans et la fille; qu'ils puissent désespérer à tenter de sauver un mort."

Sans mot de plus, il disparu dans un amas d'énergie ténébreuse. Le ciel cessa de trembler, et Dayn gisait dans son sang.


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Ruika
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Mar 22 Oct - 8:58


Ruika regardait le géant rouge s’écraser au sol alors que son double partait tranquillement… pourquoi ? Pourquoi était-ce lui qui se retrouvait au sol ? Elle avait bien visé, elle l’avait touché lui et que lui alors pourquoi ?
Elle descendit en sa direction alors que le danger s’éloignait à pas lent mais le son d’un cor de garde la rappela à l’ordre. Les paysans n’avait pas perdu de temps mais comme toujours, la cavalerie arrivait après le combat. La mage se sentit soulagé de les voir arriver et partit en leur direction. Quand quelque chose la perturba… Les chevaux ne ralentissaient pas, les gardes chargeaient le corps inerte du Faucheur. Lance en avant il n’avait pas l’intention de lui laisser l’occasion de se relever.
Le vent lui rapporta la clameur des humains… « Mort au Faucheur !!!»
Ruika écarquilla les yeux étaient-ils stupides ? Ne se rendait-il pas compte qu’ils faisaient une erreur ? pourquoi personne ne les arrêtait ?
Mais il n’y avait personne… chacun avait fui et n’avait vu que le Faucheur arriver et tuer et désormais il le voyait au sol alors oui… leur déduction était logique bien que fausse.

- Arrêtez…


Les chevaux entourèrent le corps ensanglanté et un premier pied se posa au sol alors que de l’autre il venait frapper le cadavre en devenir.

- LE FAUCHEUR EST MORT !!!!

Le cri de victoire gagna le groupe de soldats attroupés alors que d’autres téméraires mettaient le pied à terre pour venir souiller le corps du monstre, de l’assassin, du criminel… du Faucheur.

- Arrêtez.

Mais Ruika savait. Elle savait qu’il n’avait rien fait, qu’il les avait défendu, qu’il les avait sauvé. Cet homme était innocent plus qu’aucun d’entre eux, plus que celui ayant jeté la première pierre sur le corps d’un misérable loup affamé.
A plusieurs, ils érigèrent son corps comme on élève un trophée pour le montrer à la foule. Ils le secouèrent en tout sens faisant fit de son restant de vie…
Des larmes se mirent à couler sur les joues de la jeune femme alors qu’elle comprenait que les humains ne changeraient pas. Alors qu’une fois de plus ils étaient en train de fustiger la mauvaise personne.

- ARRÊTEZ !!!

Le cri se fit accompagné du vent et souffla les humains sur plusieurs mètres alors que le corps lâché au vent venait reposer dans la main invisible d’Eole. La mage descendit en une rafale et prit le corps chaud dans ses bras.
Des regards surpris se posèrent sur elle. Certains reconnurent la femme les ayant permis de fuir, d’autre la criminelle recherchée pour piraterie. Mais tous restèrent interdis devant son expression froide et tranchante.

- Vous vous fourvoyez. Il n’a pas attaqué ce village. N’êtes vous pas capable de voir la différence. C’est cheveux court ses traits fins. Il est venu affronter la bête pour vous.

- Qu’est ce…

- Ne l’écoutez pas cette sorcière est Ruika Yoi, la seconde du capitaine pirate Ashtenn, elle est complice de ce chien !


Les gens ne savaient que dire, que faire. Il l’avait vu se battre pour eux mais si le soldat disait vrai… c’était peut être une ruse mais dans quel but ?... Trop de réflexion pour de pauvres paysans, mieux valait se taire et laisser mettre en prison un innocent plutôt que de risquer de dire une bêtise.
Les lances se levèrent vers elle. Ruika soupira.

- Stupide humain.

Dans ces simples mots, on ressentait tout le mépris de la jeune fille.
D’un revers de la main, la jeune femme fit souffler le vent en une rafale dévastatrice alors qu’elle s’envolait avec le corps du Faucheur.

***
Elle était épuisée, elle était fatiguée. Porter le poids du Faucheur sur plusieurs centaines de mètres tout en évitant les flèches et autres projectiles, avait dévoré sa magie. Elle s’était posé en forêt et avait déposé le corps inerte dans le creux d’une roche douce. A coté de lui incapable de le soigner, Ruika priait non par pour Yune ou Ashera,… mais pour un garçon qui avait toujours su être là pour elle quant elle avait eu besoin de lui… Allen Walker.
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Mar 22 Oct - 14:54


Le réveil avait été brusque, son réflexe aussi et avant de frapper son mentor en plein visage, Kiméra n’avait pu s’arrêter.

- Putain, Maitre Walker qu’est ce que vous faites là en pleine nuit… vous voulez me faire avoir une crise cardiaque ?


Le jeune garçon un sourire naïf sur le visage se releva en se tenant la mâchoire. Le coup n’avait pas été puissant mais le troubadour n’était pas bien résistant.

- Tu sais bien que tu peux m’appeler Allen, et puis on est à peine en fin de matinée…

Kiméra regarda autour de lui, la lumière du soleil perçait les volets en quelques points donnant à la grange un coté charmant. A l’extérieur, les commerçants s’activer et crier pour vendre leur marchandise et même Shiro était parti en le laissant seul. Il n’avait pas dormi depuis longtemps, c’était gentil de la part du corbeau de lui avoir offert ce répit.

- Qu’est ce tu veux maitre ?

- J’ai un service à te demander. Il faudrait que tu répondes à un appel pour moi…

Le Marqué souriait comme il le faisait toujours mais Kiméra sentait une certaine tension derrière ce sourire quelque chose de lourd et de malsain… Magus. Le prêtre était vaguement au courant de ce qui se tramait au manoir de Mélior. Maitre Magus avait une vision plus ambitieuse de ce que son élève pourrait devenir et Kiméra avait cru comprendre que le cœur d’Allen n’avait pas son mot à dire dans l’histoire. Le prêtre n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer la dénommée Yue, mais il savait que son existence avait quelque peu perturbé les plans du mage suprême en ce qui concerne son petit protégé.

- Quel genre d’appel.

- le genre qui ne se refuse pas

Son sourire niais avait de quoi énerver le prêtre, sa gentillesse palpable également… Il était toujours comme ça, souriant, aimable, doux alors qu’en tant qu’élève Kiméra était son obligé.

- Dis moi où c’est, je vais m’y rendre en début d’après midi.

-Ce ne sera pas assez rapide…

- Bon alors je pars maintenant. Où c’est ?

- Tu ne comprends pas.

Le troubadour s’avança d’un pas, son bâton tendu. Les yeux de Kiméra s’écarquillèrent…

- Ne me dis pas que …
POUF !

L’atterrissage fut rude et sans douceur alors qu’il s’écrasait sur le sol de tout son long. La téléportation, il n’aimait pas ça, encore moins quand il faisait le voyage seul. Il se releva en maugréant des mots compréhensibles que de lui et s’épousseta avant de plonger ses yeux dans la pénombre pour essayer de distinguer quelques formes de vie que ce soit. Il ne lui fut pas longtemps pour repérer le manteau rouge qui lui était si familier…

- Tu te fous de moi Allen…

Le prêtre fit quelques pas en direction du Faucheur. Son cœur battait à chaque pas qui le rapprochait de son bourreau… Si Senri et Ethmyr lui était reconnaissant, Kiméra gardait le souvenir de cette nuit en travers de la gorge.
Soudain il entendit un craquement à sa droite. Il fit demi-tour pour découvrir la lame d’acier sous sa gorge tenue par les mains tremblantes d’une femme visiblement épuisée…

- Je suis envoyé par Allen Walker pour soigner cet homme.

La jeune femme sembla lui décocher un sourire et lâcha sa lame comme si son seul poids était trop lourd pour ses forces amenuisées. Elle s’avança doucement vers le corps du Faucheur et s’évanouit à ses cotés suspendue à une dizaine de centimètre du sol par un vent protecteur.

- Putain mais dans quel merdier tu m’as foutu… T’a intérêt à ce que je sois rentrée pour le diner !

* Faudrait pas que Shiro s’inquiète non plus…*

La chimère allongea la jeune femme et la recouvrit de sa cape. Puis il se dirigea vers le corps troué du Faucheur…
*Je peux pas faire repousser des organes moi… Je suis magicien mais de soin, pas de création…*
[i]
Kiméra sortit son bâton et examina la plaie. Une partie du poumon droit était déchiré, son foie endommagé, son estomac percé quand aux muscles de son dos et de sa paroi thoracique… Il serait chanceux de retrouver ne serait-ce que la moitié de ses capacités passées. Kiméra sortit son bâton et ferma les yeux pour plus de concentration. Soigner le poumon, régénérer le foie et les muscles, suturer l’estomac, reformer la peau… rien de bien difficile pour un soigneur à part quand c’était tout en même temps. Il prit une grande inspiration et commença à chantonner alors que son bâton irradiait de force magique.
La main de la jeune femme se refermait sur celle du criminel… Kiméra ignora la chose.

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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Mer 23 Oct - 0:22



Ceci devait arriver. Ceci était un fait. Parce qu'à bien y réfléchir, c'était la Loi des Causes. Il avait tout perdu. Son enfance. Une partie de son âme. Un avenir heureux. L'amour. Et même sa fille. Toutes ces causes qu'il avait voulu défendre et puis rien. Il y a tellement d'individus plus puissant, plus maléfiques. Et même au delà de ça, chacun possède ses propres ténèbres. Son but était trop grand, lui trop petit.

Le monde ne peut pas être sauvé.

Il n'avait rien pu faire, une fois encore. Qu'il arrive trop tard ou soit impuissant. Pourquoi continuer à vivre si c'est pour souffrir?

Dans un dernier geste. Un geste à demi conscient. Il attrapa la sphère qui surplombait le bâton. Et, dans un râle d'agonie, la brisa. Avant que sa main ne retombe mollement au sol.

Il poussait ses derniers souffles, de ses organes à demi-soignées. Se disant que si il mourait, l'autre aussi. C'était la meilleur chose à faire. Il était le plus grand danger pour tous. Pour Olivia. Et puisse qu'il ne pouvait rien protéger, rien conserver. Autant débarrasser le monde de la terreur du Faucheur.
Qu'elle ironie du sort que ce soit la seule personne qu'il ai presque jamais sauvé qui en tire tout les honneurs.

C'était terminé. La fin d'une dynastie de terreur. De peurs. De souffrances; a n’espérer qu'il n'y ai juste rien d'autre derrière ce miroir froid. Cette froideur glaciale, qui s'emparait de lui a chaque secondes. Que tout s'arrête, être gobé par le néant et jamais recraché. Digéré pour l'éternité dans le vide. Flotter doucement, dans le silence. Seul et sans réfléchir. Ouvrir les yeux dans le noir et ne pas voir. Toucher l’opalescence et ne rien ressentir, être transcendé par l'univers. Il n'avait jamais eu peur de la mort. Elle était comme une caresse sur la joue, il se l'était imaginé comme quelqu'un qui lui tendrait la main.

Son seul désir était de savoir qui.

Alors il ferma les yeux. Pour ne pas voir, faire le pas de ses jambes qui refusaient de bouger. Attraper la main tendue, sans regarder, sans savoir. Et s'en foutre totalement.
La douleur n'existait plus, elle s'extirpait de sa peau comme des volutes de bonheur. Avait-il simplement toujours voulu simplement mourir?
Crever comme un chien, dans une ruelle pourrie par les déchets des humains meurtriers, dans la merde la plus noir, poignardé par un enfant-voleur pour quelques piécettes. Une fin toute aussi convenable pour celui qui avait voulu être un Héros.

Tuer un dragon? Empêcher le monde d'être ravagé, détruit et consumé? Pwah, qui le sait? Aucun livre ne retient d'autre du Faucheur que son nom. Celui de la mort, de son sillage de sang.
Peut-être alors que si il ouvrait les yeux il se verrait lui même? Oh, douce mort...
Son âme se brisait, se scindait en mille morceaux. Les souvenirs s’effaçaient au rythme d'une gomme qui froisse le papier crayonné. Il ne revoyait pas sa vie, rien ne défilait. Tout se morcelait juste, comme un tout explosant. Les bris s'éloignant, jusqu'à être hors de vue.

La lumière s'amenuisait. La dernière chose disparu. C'est celle à laquelle chacun se raccroche dans la noirceur, dans les ténèbres les plus profond. Ce qui brise les barreaux des prisons. Ce qui déchaîne les cœurs, ce qui crée la passion.
L’espoir.
Soufflé, fondu comme un flocon de neige qui tombe au creux de la main. Il ne reverrait plus jamais la neige, il faisait pourtant si froid. Oh comme il aimait la neige, ce cadeau des fées. Il ne l'avait vue qu'une fois. Le jour où sa petite fille est née. N'étant jamais resté au même endroit, n'ayant été qu'un vagabond. Le temps ne lui avait accordé qu'une seule fois.
Alors il s'accrocha. Il prit la corde qui brulait à deux mains, il la serra si fort que ses mains en porteraient les marques à vie.
Il voulait voir la neige à nouveau, avec Olivia.

Il agrippait comme un damné, voulait remonter. En courant. Vers la lumière, s'éloigner des ténèbres. Il courait si vite. Et plus il allait vers la lumière, plus elle reculait.
Il ne pouvait pas l'abandonner, et il courait.


"Olivia, tu verra la neige avec moi!"

"Olivia, tu verra la neige..."

"Olivia, tu..."

"Olivia..."

"..."



Ce soir, le monde entier dansera, chantera et festoiera. Le Faucheur est mort, vive le Faucheur! Le monde dormira sur ses deux oreilles.
Et ce qu'il peut y avoir de pire, c'est que seule dans le noir de sa chambre, une gamine pleurera.


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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Ven 25 Oct - 12:59


Kiméra ne vit pas la main se poser sur sa sphère de soin mais il en sentit la pression. La pression de cette poigne sur sa magie, sur sa raison de vivre… Il ouvrit les yeux pour la voir voler en éclat alors que le Faucheur affaibli retombait dans les vapes… Un morceau de sa sphère vint déchirer sa joue, le prêtre eut du mal à contenir sa colère.
D’un mouvement habile de la main il frappa le corps inerte de l’homme avec son bâton et le propulsa à terre. Avant de l’attraper par le col et de le soulever à la force de ses bras de tigre.

- Putain de fils de pute… tu crois vraiment que ça va se passer comme ça que je vais te laisser mourir, t’achever car tu souhaites renoncer à la vie ? Tu vas voir ce que ça fait d’être ramené à cette putain de merde que l’on ne désire pas.


Kiméra repensait à ce jour où il l’avait supplié de le laisser mourir… il repensait à sa silhouette élégante la pensant salvatrice, il voulait le repos, il vous la paix mais non, il ne lui avait offert que la douleur, la douleur d’une vie sens but et coupable…

Le prêtre allongea le corps du Faucheur et regarda la jeune femme sortir de sa torpeur. Le son du verre qui se brise l’avait également tiré de ses songes. En gardant un œil sur elle, il défit les vêtements du Beorc et regarda son corps analysant en un clin d’œil ce qui pouvait être fait à la main. Il voulu poser son oreille sur son cœur mais il doutait de pouvoir entendre quelque chose avec cette plaque de fer, il prit simplement son pouls. Il ralentissait mais était toujours présent. Il devait simplement faire vite, le corps des humains n’était pas si fragile et celui-ci faisait parti des plus résistants.

- Toi la femme ! Si tu veux l’aider à survivre  va me chercher ces plantes.

Rapidement il griffonna le nom de quelques plante assez commune qui avaient la propriété de paralyser le système nerveux et d’anesthésier la douleur. Kiméra avait compris qu’il ne pourrait pas le soigner à la main, mais il pouvait le maintenir en vie manuellement. Mais pour cela… il devait accéder au cœur de ce démon. Il sortit un couteau et observa encore cette plaque de fer qui l’empêchait d’atteindre son but. Il hésita un peu, ravala sa salive puis trancha dans le vif du sujet. Sa découpe était précise, chirurgicale. Au coté de Allen il n’avait pas travaillé que la magie mais la médecine aussi. C’était sa première fois sur un vivant.
Quand la fille revint, il crut qu’elle allait vomir, pourtant elle resta stoïque et s’approcha.

- Prend ces deux là et réduit les en bouillie, quelque chose d’assez fluide pour que j’en mette sur la plaie.

Kiméra finit sa découpe… il était temps de retirer cette plaque et de découvrir si le Faucheur avait un cœur comme tout le monde.

- Je vais retirer la plaque de fer, applique cette bouilli sur les parois et ensuite observe bien ce que je fais, car tu devras faire de même. Et ce en mon absence.

La jeune fille sembla s’interroger mais kiméra n’avait pas le temps pour ça. Il en perdait déjà assez à bavarder avec elle. D’un coup sec, il arracha ce torse de métal et révéla le cœur sous la cage thoracique. Il était là ce muscle si petit et pourtant si puissant, il luttait pour la survie de son propriétaire mais manquait d’énergie. Kiméra le saisit avec douceur, et commença à le masser manuellement.

- Regardez moi ! Doucement et toujours sur le même ryhtme. 1, 2, 3, 4, 5 ,6, 7 […] 30 et je souffle.

Kiméra prit la tête du Faucheur, souleva légèrement le menton et pinça son nez avant d’englober sa bouche de ses lèvres pour souffler. Les poumons se remplirent d’air.

- Pas de baiser, pas de langue et pas de fioriture, et vous recommençait jusqu’à ce que je revienne.

Il laissa la femme prendre sa place et l’aida à se positionner.

- Ecoutez moi bien, j’ai besoin d’une sphère de soin, et il y a un village avec une chapelle à 20minutes d’ici à vol d’oiseau, je fais l’aller retour et je le sauve. Tant que vous faites ça, il survie, vous le maintenait en vie. Vous lui apportez l’oxygène et le distribuez dans son corps. Alors quoi qu’il arrive, quelque soit votre fatigue, vous continuez est-ce clair ?

Kiméra était ferme, limite effrayant. Mais on ne pouvait rien refuser à ses yeux ambré fendu d’un trait noir. Alors qu’il terminait sa phrase ses ailes se développait déjà dans son dos. La fille acquiesça. Il s’envola.


*Tu vas vivre Faucheur et je serais qui te ramènerait pour voir le désespoir dans tes yeux.*
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Ven 25 Oct - 13:56


Alors que ses mains s’enfonçaient dans le corps de son amant d’un soir Ruika se sentit défaillir mais elle ne pouvait pas… il lui avait dit si elle défaillait le Faucheur mourrait si elle s’arrêtait, se serait terminait. Elle tenait entre ses mains la vie d’un homme, celle d’un puissant et pourtant elle ne ressentait rien excepté la peur. La peur d’échouer, la peur de voir encore une fois quelqu’un à qui elle tient lui échapper des mains. Perdre une nouvelle fois devant la mort, elle ne voulait pas l’accepter. Elle lui avait déjà pris son frère, son père, son enfant et peut être même sa mère. Alors même si elle n’avait que peu de considération pour cet homme entre ses mains, elle ne voulait pas qu’il meurt, pas devant elle, pas comme ça.
De l’orgueil, de la fierté, elle ne pouvait pas vraiment décrire ce qui la poussait à agir ainsi mais ce qui était sûre c’est qu’elle ne le laisserait pas mourir.


28, 29, 30…

Elle posa ses lèvres autour des siennes et lui pinça le nez avant de souffler. Les poumons se remplirent, elle se remit à masser. Etrangement c’était épuisant, autant physiquement que moralement. Elle comptait et massait en même temps l’organe chaud et humide dans sa main. Elle y allait avec douceur mais avait peur de l’abimer…

Il semblait si fragile ce cœur ainsi exposé à l’air libre…  

Il semblait si humain ainsi allongé et vulnérable.

- Alors comme ça même le Faucheur peut avoir des envies de suicide… moi qui pensais que c’était une pensée de faible de lâche que celle de renoncer à la vie…

Elle changea de main commençant à ressentir une certaine douleur dans sa position. Puis elle continua avec pour seule compagnie, un silence mortel.
Elle ne savait pas combien de temps c’était écoulé depuis qu’elle avait commencé mais le temps se faisait long et l’attente effrayante. La mage avait fini par remarquer que le cœur ne battait plus sans son aide. Elle raccrochait sa vie par ses mouvements mécaniques mais elle sentait que plus le temps passait, plus il s’éloignait.

- Allez, ne me laisse pas… Je me donne du mal tu te rends pas compte.

Seul le silence lui répondit, ses mains se mirent à trembler alors qu’elle angoissait. Combien de temps devrait-elle faire ça ? Depuis combien de temps elle le faisait ? Et si le prêtre ne revenait pas ? Après tout il était bizarre et maintenant qu’elle y pensait d’où lui venait ses ailes, hein ? N’était-il pas un envoyé de la garde ou autre qui voulait la piéger ? Ou alors…


16, 17,18…


La solitude, le silence l’effrayait et ce corps inerte peut être déjà mort, elle ne savait quoi faire. Elle commençait à perdre le rythme, elle regardait autour d’elle. Il n’y avait personne pour l’aider, pour lui dire quoi faire. Pourquoi ne revenait-il pas… Les 40 minutes étaient passées…



23, 24, 25…


Elle souffla mais les poumons ne se gonflèrent pas… elle recommença sans plus se succès. Elle avait peur… et si une fois de plus elle avait failli.

- Je ne devrais pas être là, je devrais être sur les routes à chercher ma mère. Pourquoi je devrais t’aider ? Je n’te connais même pas… Je…

Ses mains se retirèrent alors qu’une larme perlait à ses yeux…

- Je devrais partir, personne ne me verra si je pars maintenant… Et puis si je reste et que tu meurs à quoi ça servirait… si ça se trouve tu l’es déjà…

Elle recula et se leva mais le corps se mit soudain à convulser de manière erratique. Ruika se jata à ses cotés et essaya de le maintenir mais elle n’y arrivait pas. Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne savait pas et son impuissance la rongeait. Elle le maintint au sol, elle le supplia de rester en place mais rien y faisait…

- Arrête…s’il te plait arrête…

Le corps s’immobilisa. Mort… Mort ?
Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent alors qu’elle commençait à secouer le corps quelle venait d’immobiliser mais plus rien ne réagissait. Elle saisit le cœur et continua à masser mais elle savait plus où elle en était, les chiffres se mélangeait dans son esprit…

- Ne pars pas…

Dans un geste désespéré, la mage de vent vida une fiole de soin dans la bouche du Faucheur puis elle continua encore et encore de compter, de souffler attendant le prêtre qui ne revenait pas…
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Ven 25 Oct - 15:06


Kiméra devait se dépêcher… en tant normal ce type de manipulation ne pouvait pas durer plus de 30min et encore il valait mieux dans ces cas là refroidir le corps jusqu’à le mettre en hypothermie pour que le fonctionnement du corps soit au ralenti. Mais il n’avait pas cette chance, il n’avait pas cette possibilité. Il ne pouvait que se dépêcher et espérer ramener ce petit con à la vie.
On était en plein jour, le prêtre devait considérer qu’on ne l’accueillerait pas à bras ouvert si on le voyait avec ses ailes déployées et encore moins s’il annonçait qu’il était là pour emprunter la sphère de soin du prêtre ou moine du coin… Les habitants n’allaient pas apprécier et le moine en question encore moins. Cependant, il n’avait pas le temps de se poser ces questions. Il n’avait d’ailleurs même pas le temps de demander au prêtre et d’argumenter avec lui. Il devait trouver un autre moyen. Et celui-ci était simple.
Alors qu’il se positionnait au dessus de la chapelle à une distance raisonnable pour ne sembler qu’un oiseau dans le ciel il sortit son bâton de sommeil et se mit à entonner la berceuse entrainante et douce du sommeil.
Comme un murmure, les humains perçurent le son sans pour autant identifier la voix, la source, le message pourtant il sentait petit à petit la fatigue les gagner. Rien de bizarre, une simple apaisement de leur être quelque chose de soulageant en faite…
Mais alors que leur attention s’endormait, que leur vigilance disparaissait dans l’étreinte de Morphée, le prêtre descendait rendant son chant plus puissant, plus pertinent. Les premiers a tomber furent les enfants et les personnes âgée et avant même que l’on ne remarque la présence de l’être ailé à quelque dizaine de mètres au dessus de leur tête, les hommes et femmes tombaient à leur tour.
Kiméra connaissait cet endroit, il connaissait un peu leur habitants aussi c’est pourquoi il se montra doux avec eux et quand il se présenta à la chapelle, le prêtre ne le jeta pas directement.

- Que veux-tu ? Tu viens tu endors tout le monde et je sens que tu vas me demander quelques chose alors parle mon frère.

- Votre bâton de soin mon Père j’en ai besoin pour soigner quelqu’un et le mien est brisé.

- Et si je refuse ?

- Je n’ai pas le temps pour ça mon Père.

Le prêtre posa sa main couverte du duvet de Senri sur le bâton. Le prêtre le lâcha.

- Assure-toi de me le ramener.

Kiméra leur avait sauvé la vie un jour de pluie… Mais on n’avait que peu apprécié son geste. Il tourna les talons et repartit aussi tôt. Il avait un criminel à sauver.

***

- Pousse-toi femme, je me charge du reste.

Sans considération pour la détresse de la femme, Kiméra la poussa sur le coté et opéra en silence. La magie de cette sphère était plus puissante, mais il ne la maitrisait pas totalement il avait besoin de se concentrer…

- Maintient le et s’il essaye une nouvelle fois de me les briser, assomme le !

Il ne la réconforta nullement, ni lui dit de mots agréables bien qu’il nota l’intelligence d’avoir utilisé une potion de soin… il n’avait pas le temps et avait peur d’arriver trop tard…
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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   Dim 20 Avr - 22:41

En réalité, il ne se sentait plus exister. Comme dans un long sommeil, des soubresauts non rationnels, comme un doux rêve. Oubliant petit à petit, les images s’effaçant pour toujours au gré des ses pupilles dilatées. Il ne devait lui rester que quelques secondes.

Le vent soufflant comme unique moyen de briser le silence, la plaine se fendit dès lors d'une masse écrasant l'herbe. D'une respiration calme et sereine dans un endroit agité par le stress. Il n'y eu pas de bruit de pas, juste un petit soufflement. Une voluptueuse fumée blanche et nauséabonde qui disparaissait quasi-automatique dans les limbes de la brise. Caressant les cheveux voletant rouge-vif dans un dernier soubresaut.
Il vint remonter ses fines lunettes sur ses yeux de braises, positionner juste derrière l'ex-laguz en prise avec la mort. Même si ce n'était pas la sienne. Tout du moins, pas encore:


"Je suis ravi de vous trouver là. Le petit pigeon en second vas nous retrouver, et vous allez me suivre bien gentiement. Il est temps d'aller là où vous le devez: en prison. Les massacres doivent cesser."

Il tendit son autre main, y faisant jaillir une flamme puissante en magie.
Oui, Magus était là et déterminé. Prêt à employer la force, sans pour autant vouloir achever ces imbéciles. Il était calme et froid, comme à son habitude. Tout était calculé, précis. Rien n'échappait à ses yeux fourbes; il avait déjà envisagé tout les scénarios:


"Je ne vais pas te tuer. Ni achever ton amis. Je ne vais pas vous aider non plus. Je vous laisse le temps de prendre vos décision, et de penser un minimum vos plaies. Car je suis bon."

Il sourit à demi et campa ses positions. Complétement fermé à ce spectacle.
Ainsi, dès que les choses se seraient tassés, les prisons de Daien les attendaient de pied ferme. Et Magus toucherait même une prime conséquente. Nullement était-il difficile de savoir comment il les avaient trouvés, bien plus complexe de savoir pourquoi il faisait ça. La réputation? La richesse?
Il les avaient déjà.
Non, c'était un but bien plus profond. Qui ne passait sans doute pas par la survie du Faucheur, sauf si le puissant mage voyait le futur. Mais le futur, est une somme de choix complexe totalement imprévisibles et prodigués par la nature, les hommes et tout ce qui vie de façon synchronisé. Son plan devait avoir des failles. Mais ne comportait en aucun cas une chance pour eux d'échapper aux geôles froides et humides.

Seul le temps déciderait de l'avenir.


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MessageSujet: Re: Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]   

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Ce qu'il peut y avoir de pire...[PV: Le Faucheur]

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