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 #1 — Magic Circus. [Shikonai]

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Maëlly
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MessageSujet: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Lun 9 Sep - 22:36


ACTE I — Scène #1 — Magic Circus.

Bienvenue au Cirque. Ici, le clown, la star du show, celle que tout le monde regarde, c’est toi. Toi, toi, toujours toi. Pourquoi ? Parce que toi tu as des ailes. Tu es le monstre à plumes qu’ils adorent torturer. Tu ne comptes plus le nombre de caillasses que tu reçois sur le coin de la figure à mesure que les gens passent devant ta cage. Avec ton maître, tu ne peux rien faire. Contrainte à courber l’échine, à te rouler en boule dans ce tas de feuilles qui te sert de nid. Ton habitat est précaire, mais tu ne peux pas te plaindre. Ici, tu n’es rien de plus que l’animal, l’esclave de ce charmant homme qui ne pense qu’avec ses testicules. Tu as oublié le nombre de fois où cette scène s’est jouée. C’est toujours la même, toujours la même. Impossible de t’en défaire. Tu aimerais planter tes serres dans sa peau, et le charcuter comme tu n’as jamais charcuté personne. Tu entends déjà les hurlements d’agonie qu’il pousse sous la violence de tes coups, les longues plaintes, les gémissements. Tu peux déjà le voir à genoux, à t’implorer. Cette pensée te permet de sourire chaque jour, de trouver la force de te réveiller. Nourrir ce rêve encore et encore, comme s’il pouvait se réaliser un jour … Des fois tu te dis que non, puis d’autres fois tu te convaincs que si. L’espoir fait vivre, autant le garder près de toi, non ? Il est ton seul ami, après tout …

Tu ne connais pas encore le programme d’aujourd’hui, mais tu es presque sûre qu’il sera similaire à celui de tous les autres jours. Il va venir, te fouetter un coup, te sourire, te prendre dans ses bras et te répéter que tout ira bien. Mais rien ne va plus. Depuis déjà des mois, des années ? Tu as perdu le compte, tellement cela fait longtemps. La lumière du Soleil qui baigne ton visage a déjà eu le temps de devenir d’une froideur immonde, tout autant qu’elle a pu devenir d’une chaleur rassurante. Les ecchymoses sur ta peau ne te permettent plus de compter les jours, tant elles sont nombreuses. Alors tu ne cherches plus à savoir, tu penses simplement à ta vengeance, et ta future montée en puissance. Tu l’empaleras, ce monstre. Tu te le promets. Il finira sur un des barreaux de la cage, un pieu dans les parties génitales, pendant que tu danseras joyeusement autour de lui. Cette pensée t’arrache un gigantesque sourire.

Mais le temps n’est plus au bonheur provoqué par une image … Tu entends le bruit du trousseau de clés, de la porte qui s’ouvre, et le voilà. Ses traits déchirés par la vieillesse, sa silhouette détruite par la dure vie d’un soldat, sa démarche boitillante et pourtant assurée. Sur ses lèvres, le plus immonde ris que tu n’aies jamais vu sur son visage. Il te donne envie de vomir. Tout régurgiter, même si tu n’as rien dans l’estomac. Tu te redresses et le regardes, neutre. Il s’approche, puis pose sa main sur ton visage, caressant doucement ta joue. Tu meurs d’envie de lui bouffer le doigt, mais tu te retiens. Tu connais la sentence quand tu t’opposes à son commandement. Tu sais qu’il n’hésite pas à utiliser le fouet pour te le faire payer, et tu as eu assez mal pour cette semaine, tu recommenceras la prochaine fois. Tu ne dis rien, et attends qu’il fasse le premier pas, comme il te l’a si durement appris.

Sa main libre se pose sur ton fessier et te rapproche très brutalement de ses hanches. Il mêle ses prunelles aux tiennes. Tu maintiens le regard, il a l’air d’aimer quand tu le défies. Pourtant, tu ne ressens rien de tout ça. De tes yeux n’émanent que de la haine, rien de plus. Une haine profonde, dévorante, qui pourrait détruire une ville entière si elle éclatait. Il finit par te relâcher et te repousse. Tu atterris les fesses sur le sol. La douleur remonte dans chacun de tes membres.

    ▬ Sale bête. Incapable de satisfaire mes pulsions. Tu commences à m’ennuyer, Princesse. Oh, oui, tu m’ennuies.

Tu hausses les épaules, mais ne dis rien. Tu ne voudrais pas le froisser, tout de même. Lui qui est si parfait ! Si beau, si doux, si intéressant, si … aaaaaah, tu ne trouves même plus les mots pour le décrire. Il te faudrait un nouveau dictionnaire pour exprimer à quel point sa valeur est grande ! Aussi grande que le cloporte que tu as écrasé ce matin ! Brrrh. Tu soupires. Il s’approche, puis t’assène un coup de pied sur les jambes.

    ▬ Regarde-moi quand je te parle, catin.

Tu lèves tes prunelles sur lui, mais ne dis toujours rien. Ce qu’il te veut ? Tu n’en sais rien. Mais tu finis par vite le comprendre. Étrangement, tu sens que la pression est devenue plus forte depuis que le bruit s’est rapproché. Vous n’êtes plus seuls. Ça y est. C’est l’envers du décor. Que dois-tu faire, alors ? Répondre à ta réputation de monstre et la confirmer, ou tenter une énième fois de prouver à ces gens que toi, tu n’es qu’une victime ? Tu ne sais plus trop. Tu sais que tu n’auras pas la force de livrer une bataille longue et ardue contre lui, tu es bien trop fatiguée. Néanmoins, tu as conscience que tu peux lui déchirer la trogne si tu t’y mets vraiment.

Tu hésites, puis tu tournes la tête. Dans la foule, une personne que tu ne connais pas. Tu ne l’as jamais vue. Cette petite demoiselle, aussi haute que trois pommes, qui te fixes avec un air que tu ne parviens pas à interpréter. Admiration ? Colère ? Tu ne sais pas. Elle est trop étrange. Tu hausses de nouveau les épaules et te tournes vers ton « maître ». Princesse pas contente.

Tu te redresses, chopes sa tignasse d’une main et lui craches à la figure.

    ▬ SILENCE ! La Princesse en a marre, là ! Je veux un nid ! Je veux pouvoir dormir sur quelque chose de mieux que ces feuilles ! Tu veux me baiser ?! Bah donne-moi un bon endroit où me coucher le soir ! Sinon t’iras fourrer la première salope qui passe !

Il te repousse très violemment, et tu atterris difficilement sur le sol. Tu as craché ton venin. Mais tu sais que ça ne servira à rien. Mais merde quoi, un lit ! C’est pas trop demandé, si ?! Tous les autres, alentour, sont choqués. Tu as transgressé la règle, Maëlly, tu vas le payer très, très cher.


Dernière édition par Maëlly le Dim 22 Sep - 21:28, édité 1 fois
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Shikonai
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Sam 14 Sep - 19:59

Un cirque... Shikonai observa longuement l'affiche. Un cirque, théâtre ambulant où acrobaties époustouflantes se mêlait à une foire animale, incarnation de la barbarie humaine, et pitrerie sous des masques de laideur. Qui donc était l'imbécile qui a créé pareille abomination ? Un être humain...

La petite fille obervait le troupeau de mouton qui entrait sous les chapiteaux se repaître des spectacles. Une pulsion meurtrière naquit en Shikonai... ce soir, ils mourront tous, ce chapiteau allait abriter son dernier spectacle.

Fouillant dans sa bourse, elle en tira quelques pièces pour payer l'entrée et suivit le troupeau vers les cages. Divers animaux dressés pour le spectacle s'y trouvaient. Ce soir, ces enfants de la déesse, ceux qui incarnaient l'ordre et ne méritaient nullement ce qu'ils subissaient, retrouveront la liberté. Si l'homme était une erreur de la déesse, si son devoir était de tuer le Beorc et le Laguz, l'animal, qu'il soit petit insecte ou imposante wyverne, était libre de vivre et jamais ne subira son courroux.

Pourtant, la dernière cage, celle qui attirait le plus de monde, allait dévoiler une nouvelle facette de la barabarie humaine. Shikonai se fraya un chemin jusqu'au premier rang et assista au spectacle le plus répugnant qui soit. Un homme, un vieil homme, maltraitait une laguz dans une cage. Il ne suivit rien de la conversation alors que le temps le happait, l'entraînant dans un passé qu'il voulait oublier, quand lui même était prisonnier, avec sa laguz de mère, dans une cage. Son géniteur, un Beorc tout ce qu'il y avait de plus cruel et méprisable, lui en a fait voir de belles, et aujourd'hui il revoyait tout ça.

Une froide colère s'empara de lui alors qu'il attrapa instinctivement son tome et psalmodia son incantation en ancienne langue.


« Xia mac uspnac ca nabyeccahd à bnácahd ta my lryen ta la jem syhyhd. Flux »

Une ombre se glissa alors que son incantation était couverte par le brouhaha de la foule. Elle filait droit vers le Beorc, mais la raison rattrapa bien vite la petite fille qui stoppa alors son sort, frôlant le dos du Beorc. Bêtement, alors que tout le monde l'observait, elle joua son va-tout de la manipulation par l'innocence de la petite fille.

« Excusez-moi, monsieur. Je voulais jeter un caillou au méchant laguz, mais j'en ai pas alors j'ai jeté un sort mais j'ai mal visé. »

pourtant... l'envie fut plus forte que la raison. Il revoyait en cet homme son horrible géniteur.

« Ce doit être parce que je mourrais d'envie de vous voir à sa place. Que diriez-vous d'être exhibé tel un monstre dans un cirque dirigé par des Laguz, monsieur ? J'accepte volontiers de reprendre votre affaire et vous conduire en Gallia ! Un grand cirque avec en guise d'animaux tous les Beorcs présents dans ce chapiteau, artiste comme clients ! Vous en dite quoi ? Ca serait géant, non ? On va se faire plein de pognon sous votre dos ! »

L'enfant retira alors sa bourse à victuaille, contenant morceaux de fruits et viande séchée, et la jeta à la femme laguz.

« Il parait qu'on ne doit pas nourrir les animaux, désolé si je ne vous en donne pas monsieur, j'obéis à vos règles. »




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Dim 15 Sep - 16:49

Il y a des choses que tu ne comprendras jamais, simplement parce que tu es incapable de te mettre dans la tête des autres. Ton éducation veut que leurs actes ne percutent jamais ton esprit, pas même l’espace d’une seconde fugace, aussi brève qu’un éclair. Pourquoi sont-ils ainsi, pourquoi leurs regards te déshabillent-ils de cette manière ? Deux questions auxquelles tu ne sais répondre que par une phrase simple, mais qui t’arrache le cœur rien que d’y penser : Tu es un corbeau. Tu n’as d’humain que la moitié de ce qu’ils peuvent avoir. Tu as des ailes. C’est monstrueux d’avoir des ailes. Immonde, d’être différente. Tu n’as pas ta place dans ce monde, et pourtant tu as essayé de t’en faire une. Le chemin a été rude, mais ne s’est montré aussi difficile que maintenant. Tu souffres comme tu n’as jamais souffert. Tu es tellement faible que recouvrir ta forme de corbeau t’est presque impossible. Redevenir l’animal qui sommeille en toi t’apparaît comme l’épreuve la plus ardue de toutes : tu ne peux plus le faire. Toucher le ciel est pratiquement devenu un rêve.

Dans le noir de ton désespoir, tu aperçois pourtant une nouvelle lueur. Celle d’une gamine. Une gamine qui a pas mal de répondant, vu les phrases qu’elle balance à l’autre con. Tu souris, en voyant la très agréable comédie qui se joue là. Une petite fille, aussi haute que trois pommes, qui lamine aussi violemment ton cher maître. Les spectateurs alentour ont tous fermé leurs bouches, et l’homme lui-même ne sait pas comment réagir. Quand la nourriture te parvient, ni une, ni deux, tu vas la chercher. C’est bien meilleur que tout ce qu’il a pour habitude de te donner. Ces graines sans goût, qui te donnent envie de vomir. T’es un corbeau, d’accord, mais t’es aussi humaine. Tu manges de la nourriture pour humains. Aux dernières nouvelles, tu es dotée d’une bouche, et non pas d’un bec. Tu chopes alors les quelques fruits, les petits morceaux de viande, et les dégustes tranquillement, sous le regard haineux de ton maître. Il ne sait plus où donner de la tête, qui taper en premier. Toi ? Cela laissera du temps à la petite fille de lui nuire. Mais s’il s’en prend à elle, toi, tu auras le temps de manger et de reprendre des forces. Que faire, alors ?

Au bout de quelques minutes, il cesse d’hésiter, puis chope la petite par la tignasse. Il serre fort, près à la lui arracher dans la seconde qui suit. Tu clignes des yeux très rapidement, ne sachant pas quoi lui dire, quoi faire pour l’aider. Tu es encore dans ta cage, alors que lui en est sorti. Et tu as monstrueusement mal au coccyx, à force de rebondir dessus. Tu te relèves difficilement, chopes un des cailloux qui traîne dans ta cage, et lui balance. Avec toute l’adresse dont tu fais preuve, ce dernier ricoche en plein contre sa tête. Il relâche la môme et te lance un regard noir. La foule ne cesse d’écarquiller les yeux, de prendre sa respiration suivant l’avancée des choses. Toi, tu as l’habitude. Des scènes aussi comiques, tu en vois presque tous les jours. Tu ne redoutes même plus la sentence du soir, tu sais ce que ce sera. Au pire il te forcera à nouveau au coït, mais bon. Tu ne ressens plus rien à force, ni plaisir ni douleur, alors bon. Ça ne te gêne pas autant qu’il l’aimerait. Triomphante, tu lui lances un gigantesque sourire qui dévoile toutes tes dents.

    ▬ Pffrt, j’en ai pas fini avec toi, gamine., lâche-t-il à l’attention de la demoiselle avant de revenir vers toi.

Tu dresses les poings, comme prête pour la castagne. Une petit bagarre ? Tu t’enfiles un nouveau fruit, le dégustant avec bonheur. Il pénètre à nouveau dans la cage, la laisse ouverte comme une invitation. Tu plonges tes prunelles dans les siennes. Il te fixe avec une telle envie de te détruire, ouh, ça t’en donne presque des frissons. Mais tu n’as plus peur. Tu es habituée aux coups, les cicatrices sur ton corps le laisse facilement deviner. Tu hausses les épaules.

    ▬ Alors quoi, tu vas me violer devant tout le monde ? Me faire le plus mal possible pour qu’ils voient quel homme se cache en toi ? Mmh, non, tu ne leur montrerais pas une image aussi laide, tu n’oserais pas …
    ▬ Salope ! Quand vas-tu cesser de remettre mon commandement en cause ? N’en as-tu pas assez de faire comme si je ne valais rien ? Dois-je te rappeler qui je suis ?!

Il te fonce dessus, te plaque avec une énorme violence contre les barreaux, te tenant par le cou. Tu lui craches au visage, avec une grande conviction. Tu ne lui en veux pas d’être aussi con, et de se croire aussi supérieur, c’est dans la race humaine ; mais tu ne supportes absolument pas qu’il mette ainsi ses mains sur ton corps. Tu es suffisamment souillée, qu’il arrête ses conneries, bordel de merde. Tu n’es pas son pantin. Enfin, euh … Si, malheureusement, tu l’es, quand on considère bien les choses. Tu es l’esclave de ses désirs, et il a l’air de vouloir que tu l’assimiles. Il te balance violemment contre le sol et s’installe sur toi, avant d’écraser son poing sur ton visage. Tu te laisses totalement faire.

    ▬ Allez, peut-être que tu finiras enfin par me tuer, pour une fois.

Étrangement, tu sais qu’il ne le fera pas. Il a beaucoup trop besoin de toi, que ce soit pour satisfaire ses désirs sexuels, ou même d’autres choses. Pourtant,  tu espères qu’il donnera le coup de trop, qu’il suivra l’excès de rage ultime qui te mènera aux portes du trépas. Au moins tu ne souffriras plus. Tu regretteras, certainement, mais ce sera une bonne leçon que voilà. Qui sait, peut-être seras-tu le phénix qui reviendra le tuer une fois que tu auras  trouvé les portes du paradis ? Ah, ça, c’est encore un de tes doux espoirs … Il te met un nouveau coup de poing, ce qui a pour don de te ramener sur la terre ferme. Puis, contre toutes attentes, il t’embrasse. Un baiser qui est à la fois tendre, à la fois plein de rage. Paradoxal. Que cherche-t-il à faire ? Tu lui mords violemment la lèvre, jusqu’au sang, avant de lui cracher de nouveau à la figure.

Il se lève à nouveau, essuie son visage, et écrase ton ventre avec son pied. Une gerbe de sang sort de ta bouche et vient tacher le sol. Cette fois, tu as mal. Vraiment mal. Mais ce n’est pas grave, tu t’en remettras. Tu espères juste que la petite fille volera à ton secours, parce que là, tu l’as vraiment énervé. Bah. Au pire ça amusera la galerie, et ce sera comme d’habitude, m’enfin.
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Dim 15 Sep - 19:42

Cet homme, c'était l'incarnation même de tout ce que haïssait Shikonai : la cupidité, la haine raciale, la barbarie... tout le portrait de son père. L'envie de tuer cet homme le rongeait comme une maladie, une infection dont on ne peut se débarasser qu'en s'amputant du membre malade. C'était sans doute pour ça qu'il ressentait une profonde empathie pour la femme corbeau. D'ordinaire, elle aurait également été sa cible mais... non, il voyait trop de lui en cette femme, il ne pouvait pas la tuer. Peut-être sera-elle la seule exception quand à sa quête de meurtre.

La petite fille attendait de voir ce qu'allait répondre le vieil homme. Mais plutot qu'une réponse, il l'attrapa par les cheveux, tirant bien fort. Shikonai ne cria pas, ne laissa passer aucun son de douleur. C'est à peine s'il avait mal en fait. Ce n'était pas ça qui allait le faire souffrir, il avait connu pire, bien pire. La femme corbeau lança alors un caillou sur le crane du vioue qui se tourna vers elle. Et personne dans le public ne réagissait ? La preuve que l'humanité entière était corrompue. Rien à redire, ils méritent tous la mort.


« Pffrt, j’en ai pas fini avec toi, gamine. »

Repliqua-il avant de relâcher la chevelure de la petite fille. Et personne ne voulait bouger, hein?On ferme les yeux sur la violence sur un petit enfant et on regarde l'homme malmener une Laguz ? Ils méritaient tous la mort...

« Alors quoi, tu vas me violer devant tout le monde ? Me faire le plus mal possible pour qu’ils voient quel homme se cache en toi ? Mmh, non, tu ne leur montrerais pas une image aussi laide, tu n’oserais pas …
- Salope ! Quand vas-tu cesser de remettre mon commandement en cause ? N’en as-tu pas assez de faire comme si je ne valais rien ? Dois-je te rappeler qui je suis ?!
 »

Il n'en fallait pas plus pour que l'homme se jette sur elle et la plaque contre les barreaux. Pourtant la femme corbeau ne se laissait pas dominer. Décidément, Shikonai appréciait de plus en plus cette femme. S'il a la possibilité d'ouvrir sa cage, nul doute qu'il le fera. Voilà à présent la femme au sol et l'homme à califourchon sur elle, la rouant de coup.

« Allez, peut-être que tu finiras enfin par me tuer, pour une fois. »

Il était évident que l'homme n'allait pas le faire, mais il semblerait que la femme n'aie plus rien à perdre à présent, mais au fond, personne ne voulait mourir. Les morts regrettaient toujours leur vivant et finissaient par jalouser ceux qui marchaient et respiraient.

Et l'homme embrassa alors la Laguz. Quand leurs lèvres se séparèren, Shikonai put voir du sang couler de la lèvre inférieur du Beorc. Elle continuait de se défendre, d'où le fait qu'il contre-attaqua d'un coup de pied dan le ventre.

C'en était trop. Il allait vraiment finir par la tuer.

Une brume blanchâtre se répandit autour de la petite fille. Les lamentations d'outre-tombe résonnaient, les esprits proféraient moult malédictions. Shikonai déployaient ses morts.

Un par un, les membres du public s'effondraient, pris de panique, d'une terreur au point d'implorer la fin de cette ignoble torture qu'est la vie. Ils souhaitaient tous mourir en cet instant. La petite fille sourit et dégaina un couteau, s'approchant du Beorc.


« Une pourriture comme toi, ça ne mérite pas de vivre. Tu les entends, les âmes des défuns ? Elle réclament ta mort. »

Doucement, la petite fille passa la lame le long de la gorge de l'homme. Quand elle en aura fini avec lui, il sera mort, consummé par les ténèbres, langue arrachée et yeux crevés. C'était devenu sa marque depuis qu'il a croisé Yue.




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Mar 24 Sep - 19:09

La terreur. Un sentiment intense qui a mis tout le monde à terre. Tu as entendu les corps tomber lamentablement, les victimes hurlant pour se libérer de cette peur immonde qui les réduisait tous à néant. Un sourire naquit sur tes lèvres. Alors la petite fille est capable d’une telle chose, hein ? Tu entends sa voix cristalline proférer des menaces à l’égard de ton maître. Aïe. Si elle pense pouvoir l’effleurer et lui faire un peu mal, c’est fâcheux, parce qu’il n’en est rien. Tu le connais bien, ce connard. À force de vivre avec, tu as compris comment il fonctionne, quelles sont ses compétences et, surtout, comment il devient quand on l’énerve.
Un long rire machiavélique, traumatisant, percute tes oreilles. Ça y est, il est lancé. Et maintenant pour l’arrêter, ce sera très difficile. Une bonne dizaine de personnes alentour vont crever. Toi ? Tu resteras. Tu ne sais pas comment ni pourquoi, mais à chaque fois que ça arrive, il te protège au dernier moment. Il a peut-être vraiment besoin de toi, au final, tu ne crois pas ? Berk, ça t’écœure. Tu te recroquevilles, encore tremblante, et pries pour que tout aille vite et que la nuit arrive. Que tout ça se finisse pour aujourd’hui, et que tu puisses dormir tranquillement. Ou presque.

Il se saisit de la tignasse de la mioche et la fait voler au coin de la cage, avant de lui balancer une énorme boule de lumière. La coupure sur sa gorge est large, mais peu profonde, de ce fait, elle ne met que peu de temps à se régénérer. Voici la particularité de ce type. Nul ne sait d’où lui vient cette capacité, mais il peut se régénérer à sa guise. Ses plaies se referment, si tant est qu’elles ne soient pas énormes, ou d’une profondeur irrémédiable. Là, à part une petite section, il n’a rien. Alors ça va vite.

    ▬ Pour qui te prends-tu, morveuse ? Ici, la loi, c’est moi. Alors tu abdiques, et si tu l’ouvres, je te descends sur le champ. C’est dommage, tu es en désavantage face à moi. ~

Nouveau rire. Mesquin. Celui d’un homme corrompu par la puissance, qui se croit surpuissant. Il vise une personne au hasard de l’assemblée, et tire à nouveau. Le rayon de lumière aveugle tout le monde, et une fois le spectacle terminé, la victime n’est plus. Désintégrée, elle n’existe plus que dans les souvenirs de tout un chacun. La voici victime de la folie d’un homme. Ou plutôt, de la folie d’un monstre. Tu te relèves difficilement, et te jettes dans ses bras, sans trop savoir pourquoi. Improvisation totale, à défaut de savoir quoi faire de plus pour le moment. Tu le serres très fort contre toi et, après un soupir mental, tu te résignes à agir. Tu n’aurais jamais voulu te tourner au ridicule de cette manière, mais as-tu le choix ? Pas cette fois.

    ▬ Laisse, laisse-les partir. Ils ne méritent pas que tu les détruises tous, ils n’ont rien fait. Cette môme est seule coupable, mais c’est une enfant. Si tu dois t’en prendre à quelqu’un, attaque-toi à moi. Vas-y.

Il pousse un grognement, avant de te repousser. Tu recules, titubes, mais gardes l’équilibre. Tu as mal au ventre, et partout ailleurs. Ton corps pèse lourd, tu ne sais pas trop pourquoi. Mais tu as tout de même de la force. Tu manges un abricot sec, avant d’enchaîner sur un nouveau morceau de viande. Tu prends une longue respiration. Ça fait combien de temps que tu n’as pas fait ça ? Très, très longtemps. Tu as l’impression de ne plus savoir comment on s’y prend. Alors tu soupires, fermes les yeux, et recouvres ta chère forme de corbeau. Tu te sens presque libre, d’un seul coup. Mais tu sais que ce ne sera que le temps d’une seconde, sans plus. Alors tu hurles. Tu hurles aussi fort que possible, à tel point que ta voix perçante vient s’acoquiner avec le tympan de ton maître. Il joint ses deux mains sur ses oreilles, et finit par hurler presque aussi fort que toi. Heureusement, tu sais que les autres ne le perçoivent pas, il lui est spécialement destiné. Une fois ton manège terminé, tu récupères ta forme humaine sans plus attendre pour ne pas t’épuiser.

    ▬ Fuis, petite ! Ne t’en fais pas pour moi, mais toi, s’il te chope, il te fait la peau, alors va-t-en !

Tu croises les doigts pour qu’elle ne soit pas rebelle, au point de vouloir rester pour lui faire la peau. Ton maître se relève. Il a le tournis. Il est toujours conscient, mais il ne voit pas très bien. Il chancelle un coup, puis se reprend, et se met à attaquer tout ce qui bouge. Les boules lumineuses fusent dans tous les sens, sans cible précise, il cherche juste à toucher l’une de tes doubles. Trois Mira, ça doit le stresser, non ? Tu cours, évites maladroitement une balle, maladresse qui te vaut une belle éraflure sur la jambe, mais tu t’en fiches. Tu chopes la gamine et la fous hors de la cage. Mais le voilà qui revient aussitôt, et la mitraille de rayons de lumière. Tu les esquives du mieux que tu peux, reculant contre une des parois de la cage. Génial, tu es coincée. Et la gamine ?

    ▬ Va-t-en, bordel ! Cherche pas !

Néanmoins, ton maître est lancé. Que lui arrivera-t-il ? Fuira-t-elle, ou se battra-t-elle ? L’esclavagiste, lui, semble plus que prêt à en découdre avec cette sale môme.
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Shikonai
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Mer 25 Sep - 21:07

Quel délice que d'entendre les cris de terreur de ces misérables humains, les entendre réclamer la mort. Et le clou de ce spectacle, c'est le décès prochain de cette pourriture de Beorc. Il n'existe rien de plus pourri en ce monde que ce rebut.

La lame perlait de quelques gouttes de sang prélevé. Il suffisait d'un petit moment de poignet et sa gorge sera tranché. Ensuite, la fille lui arrachera les yeux et la langue.

Un rire ? Oui, le vieux riait. Le genre de rire qui dressait chaque poil sur chaque partie du corps. Shikonai sentit ses muscles se raidir sous la pression qu'il ressentait. Ce mec avait une sacrée présence. L'homme lui attrapa les cheveux et souleva la gamine comme si elle ne pesait rien. La voilà dans la cage à présent. La petite mage noir se remettait encore du coup qu'elle se prit ensuite une boule de lueur. Le cri de douleur qui s'échappa de sa bouche lui donnait l'impression que ses cordes vocales menaçaient de se rompre sous la pression. Il avait mal, atrocement mal. Un mage de lumière aussi puissant, ça existait vraiment ? C'était pas possible !


« Pour qui te prends-tu, morveuse ? Ici, la loi, c’est moi. Alors tu abdiques, et si tu l’ouvres, je te descends sur le champ. C’est dommage, tu es en désavantage face à moi. ~ »

La fillette se releva et toisa le vioque. Sa coupure à la gorge avait disparu. Il était capable de se régénérer en plus ? C'était pas naturel ! La déesse n'aurait jamais engendré une telle création ! Et il tira une nouvelle boule de lumière, sur la foule cette fois, la personne la plus en avant. Un flash et il n'en reste plus rien.

Cet homme n'aurait jamais du exister. Ashera seule sait de quoi un tel monstre est capable. Il fallait l'arrêter et vite.


« Laisse, laisse-les partir. Ils ne méritent pas que tu les détruises tous, ils n’ont rien fait. Cette môme est seule coupable, mais c’est une enfant. Si tu dois t’en prendre à quelqu’un, attaque-toi à moi. Vas-y. »

Rien à faire, le monstre ne voulait rien savoir. Il repoussa la Laguz et se tourna vers la gamine. Que pouvait-elle faire dans une telle situation ? Rien ? C'est alors que la Laguz se transforma et elle hurla. Un cri tel que seuls les Laguz pouvaient atteindre un tel niveau de decibels. Pourtant, Shikonai n'était pas assourdi pour autant, comparé à l'homme, visiblement. C'était le moment. Shikonai attrapa son tome et puisa dans les forces des défunts. Elle était drapée d'une brume blanche alors que sa petite voix prit une intonation d'outre tombe alors qu'elle incantait.

« Fuis, petite ! Ne t’en fais pas pour moi, mais toi, s’il te chope, il te fait la peau, alors va-t-en ! »

Fuir... encore...

Fuir, comme il fui chaque lieu du crime.
Fuir comme il a fui l'homme aux cheveux gazons la première fois qu'il l'a rencontré.
Fuir comme il a fui quand cette femme et ce loup ont menacé de couper sa langue et lui crever ses yeux.

Shikonai pleurait. Les larmes embuaient ses yeux. Fuir ? Encore fuir ? Non ! Il en avait marre ! Fuir quand c'était pour lui, passe encore, mais pas cette fois, non ! Pour la toute première fois, aussi loin que remonte sa mémoire, c'était pas pour lui qu'il agissait mais pour une personne qu'il souhaitait protéger, fait en soit totalement inédit. Il n'arrivait pas à croire que lui, l'assassin sans pitié et sans once de bonté, en soit réduit à tenter de sauver une Laguz.

Le vieillard se redresse et tire, mais dans un coin où il n'y a strictement personne. Il tire encore, ailleurs. La laguz attrape Shikonai et la jette dehors.


« Va-t-en, bordel ! Cherche pas ! »

rien à faire, elle ne partira pas. Shikonai se redressa alors que la Laguz esquivait des tirs et ouvrit son tome, sa voix déformée laissant transparaître toute sa détermination.

« J'en ai marre de fuir. »

Et, d'un geste sec, elle ouvrit son tome et récita la formule. Une petite sphère noire apparut au dessus de sa tête et grandit, grandit, grandit jusqu'à atteindre le toit de toile qui se consuma à son contact alors que la sphère grandissait encore.

« Misérable Beorc ! Je te plongerais dans les ténèbres et tu endureras des souffrances mille fois plus terrible que ce que tu as infligé à cette âme en peine ! »

La sphère noire crépitait. Nulle ténèbres n'étaient plus noires que celles qui alimentaient ce sort. Shikonai sourit. Qu'il essaie de guérir après s'être pris ce sort qui contenait toute son énergie.

« Luna. »

Et la sphère s'écrasa sur l'homme aux sorts de lumière. Shikonai s'en foutait de mourir, il n'aura qu'à s'incarner dans un nouveau corps, comme la dernière fois. Non, ce qui lui importait ici et maintenant c'était de sauver cette Laguz.




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Mer 23 Oct - 0:49


    ▬ Mais ta gueule !

Un hurlement, poussé le plus fort possible. Un élan de terreur, de peur pour une personne que tu ne connais pas, mais comment pourrais-tu la laisser mourir, elle, si jeune, si petite ? Tu sais qu’elle n’est pas complètement humaine, tu le sens, mais quand bien même ! Elle reste si frêle, si candide, si fragile ! Alors tu t’es jeté sur elle, tu as fait en sorte de la dégager pour que la boule dévie. Pas de contact, pas de haine, pas de guerre, pas de mort. Tu en as assez vu en si peu de temps. Tu as eu tellement mal. Mais tu as dû ravaler ton côté protecteur pour le laisser faire, pour te soumettre et ne pas mourir. Tu n’en as plus rien à foutre. Après tout, si tu crèves, quelle conséquence ? Personne ne pleurera sur ta tombe. Enfin. Encore faut-il qu’il y en ait une, tu crois pas ? Personne ne t’aime, et ta famille ne se souvient probablement plus de ton visage. T’es partie y a longtemps, maintenant. Et puis bon. T’es jamais revenue. Ils croient sûrement que t’es morte. Ouais, c’est pas plus mal au final. Est-ce que c’est mieux ? T’en sais rien, et de toute façon tu t’en balances. Plus rien ne compte. À part sa survie. Celle d’une gamine. Celle d’une inconnue.

    ▬ SALOPE !

Il te jette un regard glacial, il te déteste. Toi, la petite pute qui passes ton temps à déjouer tous ses plans, à le décevoir. Toi, qui ne couches plus avec, qui ne lui donnes plus rien. Pis même, quand tu lui donnes ton corps il a l’impression que tu ne lui donnes qu’un morceau, et encore. Un bout qui lui semble si palpable, et qui pourtant ne l’est pas. Tu n’es plus qu’un fantôme, l’ombre de toi-même. Et il le ressent. C’est pour ça qu’il te hait. Mais il a besoin de toi. Pour l’argent, pour la côte. Tout ça. Tu l’connais bien, tu sais que la notoriété, ça lui flatte tellement l’ego qu’il s’en touche la queue tous les soirs. C’est dégueulasse. T’as envie de vomir. Ça te conforte dans ton envie de lui en balancer plein la gueule. Alors tu lui souris, et tu lui tends la main, faussement accueillante.

    ▬ Oui, salope. Détestable, exécrable, chiante, méchante, insupportable. Mais tu m’aimes, non ? Admets-le.

Il penche la tête, choqué. Troublé, il ne sait plus quoi dire, alors il recule. Il a pas mieux à faire, t’façon. Tu l’as couché, là. Il secoue la tête une fois, deux fois, trois fois. Tu ne peux t’empêcher de glousser, c’est hilarant. Ridicule, mais tellement drôle. Tu hausses les épaules, puis tu vas ramasser la gamine, face contre terre. Il l’a sûrement oubliée, cette petite. Tu la prends dans tes bras, puis la serres contre toi. De là tu plantes tes prunelles zinzolines dans les grands yeux de ton maître. Tu es devenu largement plus sérieuse. Il comprend pas. Comment tu peux changer aussi simplement ? Il te suivra jamais. T’es trop étrange. De toute façon là il a décroché. Il en peut plus. Il comprend plus. Ça va plus dans sa tête. Alors tu comprimes un peu plus la demoiselle contre toi.

    ▬ Si tu lèves encore une seule main sur elle, je prends n’importe quelle arme, et je me suicide.

Ses yeux s’écarquillent. Il est paumé. Il te lance un regard tellement haineux. Tu sais pas comment lui faire comprendre qu’il a perdu. À part en souriant un peu plus. Il pousse un long soupir, puis te balance un petit morceau de pain. Ahah. Comme à un animal qu’on laisserait crever seul, en lui donnant à bouffer pour se donner bonne conscience. Tu t’en balances. T’as sauvé la petite. Les mômes autour de toi, qui passaient par-là, partent en courant en voyant les cadavres. Ton maître se casse et claque la porte. Tu caresses le dos de la d’moiselle. Elle ira mieux. Il l’embêtera plus.

    ▬ Ne te bats pas contre lui. Ne fais plus jamais ça. Tu n’as pas à mourir. Pas ici, pas maintenant. Pourquoi forcer le destin, alors que tu sais que tu n’y peux rien ? Tu peux te battre, et détruire qui tu veux, pour autant, tu ne peux pas te battre contre l’invincible. Ne te jette pas dans les abysses quand tu sais que tu n’en reviendras jamais.

Tu te redresses, puis lui lances un regard tendre, protecteur. Ironique, quand on te voit que c’est toi qu’on doit sauver. Pour autant, ta cage est fermée. Ta petite protégée est condamnée à rester là pour la nuit, il fait toujours ça. Au moins tu as de la compagnie, et ça lui permettra de se remettre.

    ▬ Promets-moi de ne jamais recommencer.

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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Mer 23 Oct - 17:56

Shikonai se laissait guider par les ressentiments qu'il éprouvait pour cet homme. Colère, mépris, dégout... tout ce qui pouvait lui servir à renforcer son désir de le voir mourir était bon à prendre et renforcerait son pouvoir. Il allait lancer le Luna sur lui quand quelque chose le plaqua au sol, déviant son tir loin du guerrier.

« Merde... »

C'était la Laguz, elle l'a plaquée au sol. Sans contact visuel, Shikonai ne pouvait pas diriger son tir. Une balle perdue, le sort se dissipe, ses forces s'amenuisent grandement. Le shaman avait tout misé sur ce sort et maintenant il ne pouvait même plus faire une petite flammèche. C'était foutu.

« Pourquoi ?
- SALOPE ! »

Le voilà qui passe à la charge. Les deux femmes allaient prendre cher, Shikonai allait probablement mourir après avoir subi toute la barbarie dont l'homme pouvait faire preuve... mais il gardera ce souvenir ancré dans son esprit... et il renaîtra, il deviendra plus fort que jamais, suffisamment puissant pour éteindre toute lumière sur Tellius, plonger les continents dans l'effroi... et il sera sa première victime. Ensuite, cette femme et son chien... et le guerrier aux cheveux gazons...

« Oui, salope. Détestable, exécrable, chiante, méchante, insupportable. Mais tu m’aimes, non ? Admets-le. »

quoi ? Comment ça l'autre porc l'aime ? L'amour n'est pas sensé être une relation forte entre deux êtres qui se vouent une passion commune et le montrent vraiment par des gestes attentionnés ? Etre enfermé dans une cage, c'est tout sauf une preuve d'amour. C'était ni plus ni moins ue l'obsession... oui, de l'obsession : tout au mieux il était obsedé par son corps et le profit qu'il en tirait à l'exhiber pour le fait qu'elle soit Laguz. Il ne l'aimait pas elle, mais ce qu'elle représentait, ce qu'elle était. Et l'autre essaie même pas de répliquer, il ne fait que rester là, ébahi, comme s'il ne comprenait pas ce qui lui arrivait...

La Laguz enlaça la petite fille d'un air protecteur. Shikonai n'avait pas la force pour la repousser... de toute façon, l'idée ne lui effleurait même pas l'esprit, étrangement. La petite était encore plus paumée que le gars actuellement.


« Si tu lèves encore une seule main sur elle, je prends n’importe quelle arme, et je me suicide. »

De quoi ? Pourquoi ? Pourquoi elle était prête à se fouttre en l'air s'il lui arrivait quelque chose ? Non, c'était illogique. Cette Laguz ne lui connaissait ni d'Eve ni d'Adam, comment elle pouvait lancer de telles menaces alors que le décès de Shikonai ne devrait rien lui faire ? C'était totalement incompréhensible...

Un silence, puis un claquement de porte, le bruit de pas qui s'éloignait... Shikonai et la Laguz étaient seules, enfermées pour la nuit avec pour seule compagnie des cadavres...


« Ne te bats pas contre lui. Ne fais plus jamais ça. Tu n’as pas à mourir. Pas ici, pas maintenant. Pourquoi forcer le destin, alors que tu sais que tu n’y peux rien ? Tu peux te battre, et détruire qui tu veux, pour autant, tu ne peux pas te battre contre l’invincible. Ne te jette pas dans les abysses quand tu sais que tu n’en reviendras jamais.
- Cette abomination n'est pas invincible. Aucun être humain, qu'il soit Beorc, Laguz ou Marqué, n'est invincible. »

Elle lâche l'enfant avec un regard... maternel ? Shikonai était totalement troublé... un tel regard... on ne lui a jamais lancé un regard comme ça. Pas même sa mère, qui l'a rejeté et maudit jusqu'à la mort, pas même son père qui a tenté de le sacrifier pour s'emparer du pouvoir des ténèbres... personne ne l'a regardé comme ça...

« Promets-moi de ne jamais recommencer.
- Si tu tiens à ce que je tienne parole, il faudra que tu sortes de cette cage pour me surveiller en permanence. »

Ce n'était pas une invitation à la suivre... Shikonai ne voulait pas être suivi, pas même par cette Laguz c'était juste une manière de dire que ce n'était pas la première fois qu'elle s'attaquait à plus fort qu'elle. Il y a eu le gars aux cheveux verts, il y a eu Yue et son putain de clébard... alors un combat désespéré de plus ou de moins, ça ne changera rien...

« Pourquoi tu m'as protégé ? Pourquoi tu m'as empêché de lui jeter ce sort ? Ca ne l'aura peut être pas tué, mais ça l'aura probablement au moins blessé, peut-être même assez pour que tu puisses t'enfuir assez loin pour qu'il ne puisse jamais te retrouver. »

Pourquoi diable tout le monde tient à l'empêcher de faire son travail ? Il était né pour ça : pour purifier cette terre... alors pourquoi les gens protégeaient-ils la vie des autres au risque de mettre la leur en péril ?

Le cœur de Shikonai manqua un bond... c'était ce qu'il venait de faire, non ? Le shaman venait de protéger la Laguz au risue d'y rester... la seule différence étant que lui, qui a déjà connu le trépas, n'avait pas peur de mourir...




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Dim 3 Nov - 20:59

L’invincibilité. Quelle belle connerie. Tu sais que tout le monde se cache derrière cette excuse pour dire que quelque chose ne se dépasse pas, et qu’il faut simplement regarder, oisivement, en attendant que la situation se démêle de toute seule. Si on ne bouge pas, on n’obtient rien. Tu le sais très bien, et tu sais aussi qu’en t’interposant, tu as tout foutu en l’air. Pour autant, tu ne regrettes rien. Tu sais que c’est complètement con, et qu’en tirant profit de tout ça, tu aurais pu t’en aller et recouvrer cette douce liberté, elle, cette grande dame qui te manque tant. Tu aimerais l’enlacer, lui montrer à quel point que tu l’aimes, mais non. Tu viens encore de lui dire merde. Tu l’as envoyée bouler. Pourquoi ? Pour ne pas perdre une vie. Bien sûr que ton maître n’est pas invincible, bien sûr que cet enfoiré a des failles. Mais comment une gamine peut-elle le vaincre ? Surtout quand elle est naturellement désavantagée ? Certes, il est sensible, après tout il est humain, mais tout de même. Parce que si lui, qui manifeste une puissance terrifiante, n’est pas invincible, alors elle, quelle est-elle ? Tu souris.

    ▬ Toi aussi, tu es faillible. Toi aussi on peut te détruire. Tu veux vraiment mourir pour une raison futile ?

Ouais, c’est con. La plupart des esclaves se foutraient de ta gueule pour avoir dit ça. D’autres te pointeraient du doigt, pensant que tu es masochiste, que ta situation te convient, au-delà des souffrances qu’elle t’inflige. Pourtant, toi, tu sais. Tu as conscience que si tu t’enfuis maintenant, tu n’iras pas loin. Tu as besoin d’une grosse quantité de force, d’un courage extraordinaire. De plein de caractéristiques qui t’échappent sur le coup. Pour l’instant tu n’es qu’une grosse larve, une larve qui attend, parce que demain, ça ira mieux. Tu attends, encore et encore. Tu attends que le glas de la fin sonne, que la page se tourne. Une fois que le chapitre sera fini, tu poursuivras la longue écriture de ta propre vie. Ce sera bien, ce sera beau. Mais ce sera pour demain.

Puis, une histoire de promesse, qui débouche sur une presque invitation. Tu hausses les épaules, avant de rire doucement. La suivre, hein ? Petite princesse pleine de désillusions, qui sait que la mort n’est pas loin, et qui veut quand même l’affronter. Pourquoi se jeter dans les bras du conflit, de la haine ? Pourquoi se précipiter directement en Enfer, quand, en cherchant un peu, elle pourrait trouver les portes du Paradis ? Tu ne la comprends pas, mais peut-être ne la comprendras-tu jamais ? Si cette demoiselle a besoin de se donner en pâture aux forces du mal, alors que faire ? Tu n’en sais rien. Parce que tu ne sais pas ce qu’elle ressent vraiment. Tu trouves juste ça idiot, toi. Une personne libre qui fout sa liberté au Diable en échange d’âmes humaines et de quelques gouttes de sang. On a tellement mieux à faire quand on est libre.

    ▬ Tu ne continueras pas. Tu te battras pour que ce soit autre chose, mais ta raison te rappellera que ton Idéal passe d’abord par un accomplissement qui t’est plus que nécessaire. Pour l’instant, tu es trop faible. Et tant que tu ne gagneras pas en puissance, tu ne pourras pas vaincre les « Grands ». Tu faibliras, et tu finiras par mourir. Prends ton mal en patience. En devenant plus forte tu les bousilleras tous et ça ira mieux.

Puis vient la vraie question, l’interrogation que tous se posent en te voyant agir. Pourquoi sauver une demoiselle inconnue, alors qu’elle tenait les clés de ta liberté ? Parce qu’encore une fois, tu te sais trop faible. Bien sûr, les forces, ça se récupère, mais quand même. Peut-être attends-tu autre chose ? Héhé. L’abîmer ne te suffit pas, non. Tu as besoin d’autre chose, de plus. Toujours voir plus grand, courir après un accomplissement plus élevé, ne jamais lâcher prise pour grimper plus haut. Tu sais parfaitement que c’est long et difficile, voire périlleux, mais tu as appris à dompter la bête. Tu ne mourras pas, ni de faim ni de froid, même si c’est dur. Tu conserveras un minimum de cette énergie qui te maintient en vie, et à un moment, tout éclatera pour que tout aille mieux. Et voilà.

    ▬ Quand je l’aurai enterré, je m’en irai. En l’état, j’allais pas me permettre de perdre une vie humaine juste pour un caprice, et quelque chose que je finirai par obtenir au bout du compte. Ne t’en fais pas, tout finira par s’arranger, je sortirai de cette prison dorée. Mais ce n’est pas le moment. Je dois encore faire plein de choses avant de m’enfuir. Et je dois aussi m’accomplir, réfléchir à ce que je veux. Être libre c’est bien beau, mais cela me garantira-t-il une vie plaisante, comme je l’imagine ? C’est plus compliqué qu’un simple désir d’évasion.

Tu hausses les épaules, puis t’assoies dans ton coin, en regardant le ciel, perdue dans les étoiles. Un jour tu voleras si haut que tu pourras presque les toucher. Quelle belle utopie. Irréalisable. Mais tellement fascinante. Un rêve d’enfant, qui te donne la force de survivre. C’est là tout le secret. Des songes, encore des songes. Partir d’un bourgeon, d’une illusion, pour se hisser au plus haut, au côté des grands. Tu seras belle, tu seras forte. Tu n’oublieras jamais la souffrance, et c’est ce qui te donnera la force. La force de tout détruire.

    ▬ Ne t’en fais pas, cette cage n’est qu’un tremplin de plus. Une fois qu’il sera anéanti, tout ira mieux. Pour l’heure, il est encore trop puissant. Mais ça viendra.
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Lun 4 Nov - 13:50

Les sentiments... quelle belle connerie ! Shikonai s'est laissé aller à un peu de compassion pour tenter de sauver une Laguz qu'il était même prêt à épargner pour cette fois, rien que parce que sa situation lui rappelait son enfance... il n'aurait jamais du s'abaisser à ça, même s'il haissait ce Beorc qui était l'incarnation même de la cruauté, qu'il représentait à lui seul toutes les raisons qui poussait le shaman à exaucer les désirs d'Ashera

« Toi aussi, tu es faillible. Toi aussi on peut te détruire. Tu veux vraiment mourir pour une raison futile ?
- Je n'ai pas peur de la mort. »

La Laguz pouvait interpréter ça comme elle voulait, il n'y avait que peu de chance qu'elle saisisse le vrai sens des propos de la gamine. Pouvait-elle seulement se douter que Shikonai était déjà mort et réincarné ? Sans doute pas. Pas sans de solides connaissances de l'art des ténèbres, chose qu'elle n'avait sans doute pas. S'y intéresser n'aurait pas suffit, il fallait se baigner même dans le monde des ténèbres, en pratiquer quelques arcanes, être cpaalbe d'employer la magie même. Savait-elle seulement faire ça ?

Après tout, si elle savait, si elle avait compris avant de s'interposer, elle serait sans doute loin à l'heure qu'il est, elle aurait retrouvé sa liberté, elle serait dans des bois, cachée, dévorant les provision de la petite fille qui aurait sans doute périt, attendant qu'un nouveau réceptacle lui soit offert pour reprendre son travail... ou peut-être pas, peut-être que cette idiote aurait quand même joué la comédie pour la sauver, menacer cet être abject de se suicider pour garder la petite dans sa cage pour assurer sa survie... Quelle belle connerie...

Et elle voulait lui faire promettre d'arrêter...


« Tu ne continueras pas. Tu te battras pour que ce soit autre chose, mais ta raison te rappellera que ton Idéal passe d’abord par un accomplissement qui t’est plus que nécessaire. Pour l’instant, tu es trop faible. Et tant que tu ne gagneras pas en puissance, tu ne pourras pas vaincre les « Grands ». Tu faibliras, et tu finiras par mourir. Prends ton mal en patience. En devenant plus forte tu les bousilleras tous et ça ira mieux.
- Je ne peux pas attendre, même si je le voulais. »

Si elle attendait de devenir plus forte, l'humanité continuera de se reproduire. Plus elle attends et plus de bébés voient le jour pour repeupler les village qu'elle a détruit, remplaçant ses victimes habitant dans leurs demeures, enterrant leurs cadavres, prenant possessions de leurs biens comme des charognards, telles les blessures qui se refermaient à force de soins et de convalescence, ne laissant qu'une cicatrice lisse et brillante. Non, il n'avait pas le temps de patienter. Il s'endurcira au terme d'épreuves, mais il ne peut pas remettre son travail à plus tard.

Finalement vint la réponse à sa question : pourquoi elle l'a protégé ?


« Quand je l’aurai enterré, je m’en irai. En l’état, j’allais pas me permettre de perdre une vie humaine juste pour un caprice, et quelque chose que je finirai par obtenir au bout du compte. Ne t’en fais pas, tout finira par s’arranger, je sortirai de cette prison dorée. Mais ce n’est pas le moment. Je dois encore faire plein de choses avant de m’enfuir. Et je dois aussi m’accomplir, réfléchir à ce que je veux. Être libre c’est bien beau, mais cela me garantira-t-il une vie plaisante, comme je l’imagine ? C’est plus compliqué qu’un simple désir d’évasion. »

Elle a passé trop de temps dans cette cage. Elle commence à se faire domestiquer. Avait-elle seulement conscience des risques ?

« Ne t’en fais pas, cette cage n’est qu’un tremplin de plus. Une fois qu’il sera anéanti, tout ira mieux. Pour l’heure, il est encore trop puissant. Mais ça viendra.
- Je serais toi, je n'attendrais pas trop. »

Shikonai fouilla dans sa poche et en tira un morceau de viande qu'il machouilla tranquillement.

« Tu commences à te faire domestiquer. Tu t'habitues à ta cage et tu oublies la vie en dehors, comme une vulgaire bête de foire. Si tu attends trop, tu oublieras comment vivre indépendamment. Et en admettant que tu saches encore faire quand tu sortiras, il y a un risque supplémentaire pour une Laguz dans ton cas. »

La petite fille tendit le dos de sa main vers la femme aux ailes de jais. Un rayon de lune éclaira le symbole en arabesque, signe des Spirit Charmer, mais aussi des unions prohibées entre Beorc et Laguz, signe de la déchéance de tout homme bête qui s'accouple avec un humain.

« Vu comme il est, il t'a sans doute déjà souillé. Je te conseille de faire attention à ce qu'il ne te prive pas de tes ailes si tu as tant soif de liberté, sinon ce n'est pas avec moi que tu partageras ta cage à l'avenir. »

Et ce pauvre bébé vivra une enfance similaire à celle de Shikonai. Mais, pour sa part, il n'y aura nulle garantie que les ténèbres le sortiront de sa cage pour perpétrer son destin...




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Dim 24 Nov - 20:22

Ces questions sans réponse, jetées aux vents comme toutes les autres palabres futiles. Des mots, prononcés sans conviction, qui te rappellent à quel point l’humanité peut être faible, et ne peut désirer que des choses inintéressantes. Des désirs banals, mais aussi des idéaux complètement fous, tirés par les cheveux. Ne pas avoir peur de la mort lorsque l’on a qu’une vie ? Ne voir que le mal dans le cœur des gens lorsqu’il peut s’y trouver une étincelle de bonté ? D’accord, certains n’ont pas la chance de connaître la douceur, la candeur, ils n’ont que la haine et la terreur, mais quand bien même ; tu sais que l’Homme, peu importe sa race, sa nature profonde, a besoin de tendresse. Il a besoin qu’un autre soit là pour lui, il ne peut pas vivre seul. Tu sais aussi qu’il n’a pas nécessairement besoin d’une présence permanente, des fois un meurtre suffit. Ça aide à ne pas rester seul dans les ténèbres, puisque la victime vient apporter un peu de lumière et de plaisir dans ce monde assombri. L’Homme a besoin de l’autre. Par extension, tu as besoin de cet infâme personnage. Ce connard qui te détruit, qui te défonce la face à chaque fois qu’il te croise. Tu en as besoin. Tu apprends à vivre avec. Tu en dépends pour l’instant. Une fois qu’il sera mort, tu n’en auras plus besoin. Quand il sera mort, tu l’auras rayé de ta vie, et tu te seras nourrie de toute son essence, de toute sa fortune. Tout sera fini. Tu pourras t’envoler. Et plus jamais, plus jamais, il ne te fera de mal.
Tu secoues la tête.

    ▬ Non. Je ne suis en rien domestiquée. Je profite de lui autant qu’il profite de moi. Où veux-tu que j’aille dans mon état ? Et même, si je ne le tue pas, je passerai mon temps à fuir, en craignant qu’il ne me retrouve un jour, c’est idiot. J’attendrai. Et quand ce sera bon, je le tuerai. C’est aussi simple que ça.

Puis, tu ne peux retenir un petit ricanement lorsque la demoiselle te montre sa marque. Une demoiselle née de l’union d’un Laguz et d’un Beorc, hein ? Tu l’avais ressenti, maintenant tu en es certaine. Puis, tu hausses les épaules, avant de joindre tes genoux contre ta poitrine, pensive.

    ▬ Tu sais, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Il a appris avec dégoût que je suis stérile. C’est pour cette raison qu’il me laisse pourrir ici-bas, avec toute la crasse qui m’entoure. Il sait que je ne serai jamais la mère de ses enfants, que je ne l’aiderai pas à perpétuer sa lignée déjà putréfiée. Alors il me déteste, tout en me vouant un amour qu’il ne comprend pas lui-même.

Tu soupires, puis regardes les étoiles. Le ciel est clément, ce soir, la vue est dégagée, et aucun signe n’indique une pluie à venir. Tu n’auras pas à te cacher sous les feuilles pour échapper à l’hypothermie. C’est au moins une bonne chose à prendre. Tu poses tes prunelles améthystes sur la petite fille à tes côtés. Elle est jolie, finalement. Détruite, c’est un fait, mais jolie quand même. Il y a quelque chose chez elle qui te fait penser à toi. Tu peux revoir ton innocence bafouée, et la haine que tu ressens envers tous ces hommes. Croire en leur bonté ne t’empêche pas de leur vouer une rancune sans pareille. Bien sûr, qu’ils peuvent être bons, tout le monde peut l’être, mais cela ne les empêche pas d’aller à l’encontre de tous ces codes moraux. Ils sont tous plus ou moins détestables, et se cachent derrière des masques de cruauté pour se forger une image. Depuis quand les hommes ont-ils besoin d’inspirer la haine et la terreur pour régner ? Tu te souviens alors de Criméa, gouverné par la belle Elincia. Une Reine douce, protectrice, ouverte envers ses sujets. Tu revois également Gallia, avec tous ces Laguz respectueux, mais pas craintifs. Derechef, tu soupires.

    ▬ Cet homme est une création de la haine. Il déteste, mais adore. Il dénigre, mais idolâtre. Il ne se comprend pas lui-même car il redécouvre son humanité. S’il ne parvient pas à me tuer malgré toutes mes crasses, c’est parce qu’il s’est attaché à moi. En hiver, quand il fera vraiment froid, il viendra me chercher, puis m’emmènera dans sa grande tour d’ivoire pour me protéger de l’hypothermie. Il aime, mais il ne comprend pas. C’est là tout le problème. Déséquilibré, il a cherché à suivre les instincts les plus basiques de la race humaine : Grandir, se reproduire, mourir. Et il a chancelé quand il a remarqué qu’il ne le pouvait pas. Je suis souillée, néanmoins, je ne suis pas perdue. Ma liberté m’appartient toujours, seul mon corps est prisonnier. Je sortirai. Ce n’est qu’une question de temps.

Sans peur, sans chagrin. Tu as tout oublié. Tu ne pardonneras pas. Jamais. Et ton courroux s’abattra sur lui comme une pluie de météorites. Tu détruiras tout, et tu ne laisseras que des lambeaux, avant de t’enfuir pour de bon. Et enfin, tu redeviendras toi-même. Enfin, tu pourras retrouver cette liberté que tu aimes tant, celle qui te caractérise si bien.

    ▬ C’est parce que le temps nous offre tout que je ne crains rien. Qui me dit que demain, quelqu’un viendra pour lui arracher la tête ? Un peu comme toi, mais sans y perdre la vie au passage. Je ne veux pas que tu meures, tu sais. Surtout pas pour moi. Je ne le mérite pas.

Un sourire tendre illumine ton visage. Le contraste est étrange, peut-être même incompréhensible, mais toi, tu sais, au fond, que tu ne veux pas qu’elle disparaisse pour rien. Tu n’as pas besoin de ça. Surtout que tu ne mérites pas qu’une étoile tombe du ciel rien que pour ton corps blessé. Que l’étoile continue de scintiller, une autre viendra aveugler ton maître un beau jour, après tout …
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Lun 25 Nov - 15:52

Pourquoi a-il choisi de l'aider ? Pourquoi avoir pitié d'un oiseau en cage ? Pourquoi s'énerver contre la barbarie humaine alors que ça faisait des années qu'il savait, que ça ne devrait plus l'étonner... Shikonai ne se reconnaissait plus. Il se laissait trop aller au point d'en oublier sa mission première : la purge de ce monde. Il fallait qu'il se ressaisisse une fois sorti de cette cage.

« Non. Je ne suis en rien domestiquée. Je profite de lui autant qu’il profite de moi. Où veux-tu que j’aille dans mon état ? Et même, si je ne le tue pas, je passerai mon temps à fuir, en craignant qu’il ne me retrouve un jour, c’est idiot. J’attendrai. Et quand ce sera bon, je le tuerai. C’est aussi simple que ça. »

N'était-ce pas là le principe d'être domestiqué ? Profiter de la « bonté » de son maître ? Le chien ne s’abrutit-il pas en échange de croquettes et d'une promenade ? Certains leur offraient même leurs talents de chasseurs en échange. Le chat, même chose : sa compagnie et quelques rats tués contre sa pitance quotidienne. Cette femme n'était en rien différente : elle avait beau jouer les dures, elle donne son corps contre son pain quotidien. Pourra-elle vraiment vivre sans lui lorsqu'il mourra ?

« Tu sais, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Il a appris avec dégoût que je suis stérile. C’est pour cette raison qu’il me laisse pourrir ici-bas, avec toute la crasse qui m’entoure. Il sait que je ne serai jamais la mère de ses enfants, que je ne l’aiderai pas à perpétuer sa lignée déjà putréfiée. Alors il me déteste, tout en me vouant un amour qu’il ne comprend pas lui-même. »

Stérile... beaucoup de femmes sont maudites de l'être. Des femmes incapable de procréer ne servent à rien, sinon devenir catins. Quand elles se retrouvent seules, beaucoup tournent ainsi, d'autres s'accrochent et font quelque chose pour donner un sens leur vie, même à travers la mort : mercenaires, soldats, commerçantes isolées... après, certaines désespèrent assez pour chercher sans relâche un remède à cette stérilité. Il paraît que certains sont parvenues à donner la vie, mais beaucoup se sont fait avoir par des charlatans, pigeons qu'elles deviennent sous la détresse.

Qu'avait-elle donc à la regarder comme ça ? Pourquoi cette femme-oiseau regardait Shikonai comme si elle était un trésor ? Sans doute ce fichu corps de petite fille qui l'attendrissait. Si elle savait ce que Shikonai était en réalité, qu'il était jadis un homme presque adulte, voué aux ténèbres, abattu par un épéiste et réincarné par le rituel lancé par un enfant qui prenait la magie pour un jeu...


« Cet homme est une création de la haine. Il déteste, mais adore. Il dénigre, mais idolâtre. Il ne se comprend pas lui-même car il redécouvre son humanité. S’il ne parvient pas à me tuer malgré toutes mes crasses, c’est parce qu’il s’est attaché à moi. En hiver, quand il fera vraiment froid, il viendra me chercher, puis m’emmènera dans sa grande tour d’ivoire pour me protéger de l’hypothermie. Il aime, mais il ne comprend pas. C’est là tout le problème. Déséquilibré, il a cherché à suivre les instincts les plus basiques de la race humaine : Grandir, se reproduire, mourir. Et il a chancelé quand il a remarqué qu’il ne le pouvait pas. Je suis souillée, néanmoins, je ne suis pas perdue. Ma liberté m’appartient toujours, seul mon corps est prisonnier. Je sortirai. Ce n’est qu’une question de temps. »

Son discours avait du sens : si l'homme a appris à penser et raisonner, il n'en restait pas moins humain : si son naturel est perturbé, il est perturbé et reprend des réflexes animaux et cherche un nouveau repère, parfois au détriment de ses frères et sœurs. Devant l'éternité, l'ennui devient sa plus grande peur et il doit trouver une compagnie quelle qu'elle soit, même chez son pire ennemi. Il maintient cette femme en cage par la peur de la voir s'envoler et devenir seule. Il la veut comme femme, mais aussi comme trophée, comme objet pour montrer sa suprématie, qu'il a transcendé les lois de la nature... fou qu'il est.

« C’est parce que le temps nous offre tout que je ne crains rien. Qui me dit que demain, quelqu’un viendra pour lui arracher la tête ? Un peu comme toi, mais sans y perdre la vie au passage. Je ne veux pas que tu meures, tu sais. Surtout pas pour moi. Je ne le mérite pas. »

Et nous y revoilà. La voilà qui souriait comme si Shikonai était son précieux, un trésor inestimable qu'elle devait préserver de toute souillure, la poupée de son enfance, poussiéreuse avec sa petite robe miteuse à qui elle souhaiterait restaurer son éclat.

« Je ne comprends toujours pas pourquoi tu m'as protégé de cet homme. Il n'y a pas d'avenir pour moi. »

Peu importe. La logique humaine lui échappera toujours, à lui qui n'obéissais qu'à la déesse. Il n'était que l'instrument de sa volonté, la liberté n'était pas pour lui. Qu'il soit dans une cage ou dehors ne changera rien à tout ça.

Le froid s’immisçait à travers sa robe pour engourdir son petit corps.Un frisson lui échappa malencontreusement et la petite fille se tassa sur elle-même pour économiser sa chaleur. Le shaman ne voulait pas paraître faible, mais ce petit corps était tellement moins endurant que son ancienne enveloppe charnelle. Il lui fallait revivre les joies de la puberté pour retrouver un corps apte au voyage...




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Sam 21 Déc - 14:40

« Pourquoi ? » Cette question que tout le monde se pose, mais à laquelle personne ne répond. Pourquoi ci, pourquoi ça ? Pourquoi agir de telle manière et pas autrement ? Pourquoi le monde est-il tel qu’il est ? Pourquoi sourire alors que ça nous fait mal ? Pourquoi pleurer ? Pourquoi rire ? Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? Tant de mystères que personne ne peut résoudre. On se demande pourquoi, mais on sait pertinemment qu’on n’obtiendra rien au final. C’est insensé, dérisoire, de se dire que demain, on pourra tout changer et répondre à toutes ces interrogations. Si l’Homme, de tout temps, n’a pas su y répondre, pourquoi nous ? Pourquoi toi, Maëlly, du jour au lendemain, serais-tu capable de résoudre ces énigmes ? Si l’Homme est faible depuis le départ, tu n’y changeras rien, et tu ne répondras pas aux questions. Tu seras aussi perdue que les autres, tu ne sauras pas quoi dire, quoi faire. Alors pourquoi, pourquoi cette petite fille se tue à te demander tout ça ? Ne sait-elle pas que tu ne peux pas lui répondre ? Il n’y a qu’une chose qui justifie ce sauvetage : l’instinct. Tu as agi par instinct de conservation, et de préservation d’autrui. Tu ne sauras jamais pourquoi, ni comment, mais tu l’as fait, c’est comme ça.

Dans ta tête finit alors par sonner un glas, un étrange glas, qui tape comme une évidence. Si elle te demande pourquoi tu l’as sauvée, tu peux aussi le lui demander, non ? Surtout que toi, tu as plus d’arguments que « Je n’ai pas peur de mourir. » Bien évidemment, cette raison est partie intégrante de ton discours, vu que tu n’as plus rien à perdre, mais quand même. La torture n’est qu’un détail, à force tu y es habituée, et tu y survivras très probablement. Donc tu pourras sortir de cette situation piteuse et désagréable en ayant seulement une aile brisée. Ton cœur sera en morceaux, dispatchés dans tout ton être, mais tu t’en fiches, il se réparera, ou alors tu auras la chance de le voir évoluer, devenir plus solide ; ainsi, tu ne faibliras plus jamais, et tu deviendras encore plus forte que tu ne peux l’être à l’heure actuelle. Tout ira mieux. Tu n’auras plus rien à craindre, tu détruiras tout le monde, rongée par la haine. Ton corps sans âme servira de machine, et tu feras des meurtres à la pelle. Hum. Ce futur ne sonne pas bien à tes oreilles. Il a seulement un goût amer, ferreux, qui ne te plaît absolument pas. Tu ne veux pas vivre dans une mare d’hémoglobine, tu veux juste … vivre. Tout simplement.

→ On n’apprend rien de la mort. Ça ne sert à rien de se sacrifier pour quelqu’un, cela ne nous rendra pas plus fort. Héroïque, certes, mais seulement dans le cœur d’une seule personne, et ce n’est pas énorme. Alors à quoi bon ? À quoi bon mourir maintenant ? Autant le faire pendant une guerre, non ? Si c’est la reconnaissance que tu cherches, alors fais-le à ce moment-là. Ne te casse pas la tête à périr ici. Et surtout pas pour moi.

La boucle est bouclée ? Tu tournes en rond depuis une bonne heure déjà, et ça commence à te chauffer. Répéter encore et encore les mêmes choses ne t’a jamais plu, surtout si c’est pour recevoir les mêmes arguments en retour. Cette conversation ne semble pas avoir de fin, alors autant que tu t’expliques maintenant.

→ Tu es trop faible pour me sauver, cela signifie donc que tu n’as pas à le faire. Demain, tu t’en iras, et ma vie reprendra son cours. Tu n’as pas à donner ta vie pour la mienne, tu as beaucoup mieux à faire. Peu importe qui te dicte d’agir ainsi, je te dis simplement que je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience, quand bien même ça te permettrait d’accomplir un acte reconnaissable des autres. Sous terre, cela ne te servira à rien. Je ne veux pas de ta vie. Je veux pouvoir te revoir une fois que je serai sortie d’ici. Et je ne veux pas t’entendre contester.

Un sourire naît sur tes lèvres. Il est à la fois protecteur, comme celui d’une mère qui vient de gronder son enfant ; mais aussi malicieux, celui d’une enfant qui désire gagner une longue bataille complètement inutile. Oui, tout ça, c’est futile, mais tu sais que cet être en a besoin. Quelles que soient ses convictions, elles la vouent à une existence piteuse, qui ne la mènera à rien. Et dire que c’est toi, jeune corbeau emprisonné, qui fais la morale à une personne libre … Encore que. C’est une enfant, alors c’est un peu plus légitime. M’enfin.


Dernière édition par Maëlly le Lun 23 Déc - 22:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Dim 22 Déc - 14:36

Les humains sont incompréhensibles. Il est normal qu'une mère veille sur ses petits jusqu'à ce qu'ils grandissent pour ensuite les chasser de sa tanière afin qu'ils vivent par eux même, mais pourquoi une femme décide de protéger un enfant qui n'est pas le sien ? Elle n'a rien à y gagner et n'aurait rien eu à y perdre si Shikonai s'était fait tuer. Cette femme est vraiment sotte.

« On n’apprend rien de la mort. Ça ne sert à rien de se sacrifier pour quelqu’un, cela ne nous rendra pas plus fort. Héroïque, certes, mais seulement dans le cœur d’une seule personne, et ce n’est pas énorme. Alors à quoi bon ? À quoi bon mourir maintenant ? Autant le faire pendant une guerre, non ? Si c’est la reconnaissance que tu cherches, alors fais-le à ce moment-là. Ne te casse pas la tête à périr ici. Et surtout pas pour moi.
- Je ne veux pas être un héros. Je suis déjà morte et je reviendrais tôt ou tard si ce corps venait à mourir. »

Shikonai n'était pas fait pour la guerre. Ce n'était pas une personne qu'on envoyait sur le champ de bataille pour mourir en entrainant le plus de monde possible sur son passage, ça non. C'était une personne qui attaquait sournoisement la nuit afin d'honorer Ashera.

« Tu es trop faible pour me sauver, cela signifie donc que tu n’as pas à le faire. Demain, tu t’en iras, et ma vie reprendra son cours. Tu n’as pas à donner ta vie pour la mienne, tu as beaucoup mieux à faire. Peu importe qui te dicte d’agir ainsi, je te dis simplement que je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience, quand bien même ça te permettrait d’accomplir un acte reconnaissable des autres. Sous terre, cela ne te servira à rien. Je ne veux pas de ta vie. Je veux pouvoir te revoir une fois que je serai sortie d’ici. Et je ne veux pas t’entendre contester.
- Me revoir ? Pourquoi donc ? »

Que comptait-elle faire ? Pourquoi retrouver Shikonai si elle sortait ? Pourquoi lui ? Et c'était quoi ce sourire ? Pourquoi elle lui souriait comme une mère à ses enfants ? Elle n'était pas sa génitrice ! Shikonai ne lui devait rien et ne voulait pas se prendre d'affection pour elle ni qui que ce soit !

Grelotant un peu plus, Shikonai resserra sa robe sur son corps et pesta intérieurement contre ce vieux débris. Soit, demain il s'en ira mais ça sera pour mieux le retrouver et le tuer une fois pour toutes. En attendant il ne rêvait que d'un bon feu et quelques baies cuites.




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Lun 23 Déc - 23:57

Incompréhension. Quand deux personnes s’opposent, en général, soit un procédé les rapproche, soit tout est fait pour qu’aucun lien entre les deux ne soit possible. C’est tout, ou rien. Pour l’heure, tu n’obtiens rien. Cette discussion te semble vouée à l’échec, puisqu’elle est trop différente de toi. Déjà morte, hein ? Petite fille bien étrange qui se tient devant toi. Tu en as vu, des choses étranges, ça oui, mais à ce point, jamais. Tellement que c’en devient troublant. Tu hésites alors à t’exprimer, ne trouvant pas les mots pour résoudre cette énigme. Elle en veut trop, ou alors elle n’en veut pas assez. Que cherche cette gamine, à agir de manière aussi inconsidérée ? Même toi, tu n’as jamais fait ça. Parce qu’au moins, toi, tu ne te perdais pas dans des délires étranges tels que « Je suis déjà morte, je n’ai rien à perdre ». On a toujours quelque chose à perdre, on ne veut juste pas y croire. C’est le cas pour toi : Tu te tues à te dire que tu n’as plus rien ici-bas, et que mourir ne te fait rien, mais une fois que tu seras face à la mort, est-ce que tu penseras de la même manière ? Mais si elle peut ressusciter – du moins, c’est ce que tu comprends, vu ce qu’elle te dit –, cela change totalement la donne … Ou pas ? Tu veux en savoir plus, tout à coup. Tu tentes d’entrer dans son univers pour pouvoir changer votre relation, et pour que ses yeux ne se posent plus sur toi de la même manière. Tu n’es pas une maman sans repère qui comprend rien à rien, tu es surtout inculte de sa personne.

Dès lors, tu arques un sourcil, puis la détailles de haut en bas, avant de lui donner tes morceaux de tissu pour la couvrir. Ce n’est pas grand chose, mais c’est tout ce que tu peux faire pour le moment. Toi ? Bah. T’as l’habitude du froid, maintenant. T’es une survivante, tu crains pas le froid. Surtout que cette nuit est douce, pas spécialement difficile à vivre. Tu te redresses, puis, à l’aide de deux silex, tu fais brûler les quelques branches au centre de la cage, avant de revenir t’asseoir tranquillement.

→ Pourquoi ne pas te revoir ? Le monde est si petit, on se recroisera forcément.

Tu hausses les épaules, puis joins tes genoux contre ta poitrine, avant de poser ta tête dessus. Tu es pensive. Tellement de choses se passent dans ton petit esprit que tu en perds le Nord. Pourquoi est-elle comme ça ? Quelle ligne suit-elle ? C’est une marquée, alors elle est plus vieille que son âge ne le laisse paraître, surtout qu’une gamine comme elle ne penserait pas ça, selon la logique, à moins d’en avoir vues d’horrible pendant toute son enfance, et ça, ça t’étonnerait plutôt pas mal. M’enfin. Du coup, tu penches la tête et regardes la demoiselle, intriguée. Le silence règne alentour, pas un seul oiseau nocturne est venu vous tenir compagnie. Soit, tu as déjà la petite fille pour ça, même si elle n’a pas l’air bien bavarde, ou même très encline à faire la fête toute la nuit. Tu vas donc aviser, et trouver un bon sujet pour réparer la mauvaise rencontre. Autrement, tu sais que tout ça va mal finir, et ce n’est pas le moment.

→ Qu’est-ce qui te pousse à faire ça, petite ?

Aussi simple que de dire « Bonjour », non ? Tu t’étonnes toujours toi-même de ta franchise, savoir dire les choses sans prendre de pincettes … Des fois, ç’a du bon, des fois moins. Tu te demandes si elle va bien le prendre puis … Au final, tu te rends compte que tu t’en fiches. Parties comme vous l’êtes, peu importe la finalité, si jamais le silence finit par régner en maître, et que plus aucun mot n’est échangé, alors soit. À ça aussi, tu es habituée. Ça ne te fait pas peur. Alors, tu la regardes. C’est vrai, bon Dieu. Pourquoi une petite fille s’obstinerait-elle à faire ça ? Il y a forcément quelque chose derrière ce masque de porcelaine. Et tu te promets de le savoir.
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Mar 24 Déc - 21:53

Pourquoi tournaient-ils en rond ? Pourquoi passaient-ils leur temps à se répondre alors que tous deux savaient que jamais ils ne se comprendraient ? Pourquoi Shikonait a-il eu la bêtise de tenter de sauver cette âme en peine ? De toute façons, elle mourra, que ça soit de sa main ou celle de ce vieil homme.

La Laguz recouvrit alors l'enfant de bouts de tissus puis elle fit un feu avec quelques brindilles. La petite flamme dansait et réchauffait à peine les deux êtres. Shikonai ne la remercia pas, il ne jugeait pas utile de manifester sa gratitude.


« Pourquoi ne pas te revoir ? Le monde est si petit, on se recroisera forcément.
- Alors ça ne sera pas de fruit de ta volonté. Moi qui pensais que tu comptais me retrouver pour une raison qui m'échappe. »

Et s'ils se recroisent donc ? Shikonai devra la tuer, sans doute... cette pensée eut alors un goût désagréable. Pourquoi rechignait-il à la tuer ? Tout simplement parce qu'il a tenté de la sauver aujourd'hui, elle lui rappelait son enfance. La tuer une fois qu'elle sera libre reviendrait, en quelque sorte, à tuer la personne qu'il était aujourd'hui... maudit soit cette femme. Pourquoi existait-elle ?

« Qu’est-ce qui te pousse à faire ça, petite ? »

Qu'entendait-elle par « ça » ? Pas difficile de le deviner...

« Pourquoi je tue des gens ? Parce que je suis conçue pour ça... »

La petite fille leva les yeux vers les barreaux de sa cage et se perdit à les contempler un instant.

« Je suis le fruit d'un viol à répétition. Mon père a enfermé une Laguz dans les sous-sol de sa maison et, à force de satisfaire ses pulsions sexuelles sur elle, j'ai été conçu puis je suis né. Mon père ne m'aimait pas : je n'étais pas un Beorc pur. Quand à ma mère, j'étais le résultat de son malheur et c'est à peine si elle accepta de m'apprendre à parler et marcher. Un jour, mon père a découvert un vieux grimoire qui traitait de l'art de pactiser avec les ténèbres : il fallait un sacrifice humain. J'étais un tribut tout désigné. Mais rien ne s'est passé correctement pour lui : les ténèbres m'ont instruit et m'ont donné une mission : purifier ce monde. J'ai tué mon père, abrégé les souffrances de ma mère et depuis j'arpente ce monde pour le purifier. Quand il n'y aura plus rien, la déesse n'aura qu'à repeupler cette terre de créatures parfaites et pures, comme elle a tenté de le faire pendant la dernière guerre, quand ses créations se sont retournées contre elle. »

C'était une manière prolongée de dire « je le fais parce qu'on me dit de le faire », un aveu d'absence de volonté propre, mais Shikonai s'en moquait. Il n'y avait rien pour lui sur ce monde, de toute façons. Tôt ou tard, les ténèbres l'avaleront définitivement. Il leur appartenait, après tout.




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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Jeu 9 Jan - 23:30

Violence. Pourquoi tant de haine dans ce monde ? Pourquoi les Beorcs s’autorisent-ils tant de pêchés ? Pourquoi usent-ils de leur race comme d’une marque de supériorité ? Alors quoi, parce que tu es un animal, tu es inférieure aux autres ? D’où vient cette idée idiote et répugnante ? Insensée, insensée. Mais dans ce monde, tout est dénué de sens, tu ne le sais que trop bien. Pourquoi si, pourquoi ça, personne ne saura répondre, parce qu’au final, il n’existe pas de véritable réponse à ces interrogations. Alors demander pourquoi cette petite fille a tant souffert est ridicule, comme lui demander pourquoi elle est aussi passive face à une connerie telle que la religion. C’est idiot. Mais bon. Tu t’en fous, toi. Qu’est-ce que t’en as à faire de ce en quoi elle croit ? La seule chose qui te fait tiquer, c’est sa vision de la mort. Purifier le monde, hein ? Et puis quoi encore ? Une personne rongée par la haine, dévorée par les ténèbres, qui parle de purifier le monde ? Quelle bonne blague !

→ Pour qui te prends-tu, hein ?

Tu la regardes avec un air plus que dédaigneux, puis tu te recroquevilles davantage, les yeux perdus dans le ciel sombre qui vous recouvre. Pourquoi ? À nouveau, tu ne peux pas répondre, comme s’il n’y avait aucune réponse qui pouvait te satisfaire. Il n’existe aucun retour qui peut calmer tes peurs quant à ce que ce monde devient. Tu sais qu’il court à sa perte, surtout avec ce genre de fanatiques qui se croient ici en tant qu’élus et veulent prêcher la bonne parole, celle d’une Déesse ou d’une autre, après tout il y en a tellement … C’en devient déprimant. Qu’ont-elles fait pour eux, ces divinités inaccessibles, hein ? Tu n’y comprends rien, et, finalement, tu ne veux pas parvenir à comprendre. Ça ne te servirait à rien. En tous les cas …

→ Tu n’es qu’une poussière sur un gros tas, amoncelé au cœur du Monde. Une poussière frêle et impuissante qui veut se donner du pouvoir, en suivant une étoile qui n’existe même pas.

Les illusions que se font les hommes pour ne plus avoir de craintes, quel doux rêve … Mais peu de ces personnes sont véritablement sûres que leur chère divinité existe. Combien peuvent le prouver, autrement qu’en racontant une sornette ? Qui a vu la vraie Ashéra, hein ? Cette feignasse qui n’a même pas su te sauver alors que tu te faisais violer. Eh ouais ! Elle n’a même pas aidé la gamine, et cette dernière continue d’y croire ? Quelle fantaisie. C’en est doucement risible. Tu sais que le monde est fait de toutes sortes de personnes, et que chacune d’entre elles est capable de croire à telle ou telle chose, néanmoins, tu es et resteras à jamais inapte à assimiler la religion. Pour toi, ce ne sont que fadaises. Personne ne dirige personne, il n’existe pas de destin. Ce sont les actes qui font les conséquences, mais rien n’est écrit, bien au contraire.

→ Tu n’es personne pour décider du droit de vie ou de mort. Les ténèbres n’inscrivent que la haine dans le cœur des hommes. Et puisqu’ils sont impurs, tu n’as plus qu’à te suicider. Ainsi, le monde sera sauvé de l’impureté. Nul ne mérite de mourir de la main d’une créature aussi souillée que toi.

Berk. Comment propager la haine alors que tu n’y crois même pas. Bien qu’au fond, tu n’es pas partisane de ses idées, vu que tu les trouves ridicules. Mais voilà. Le fait est que tu ne peux pas laisser courir de telles insanités dans la rue. Quoique. Une idée étrange te vient en tête.

→ Tu sais quoi ? Je te propose un marché. Quand je sortirai d’ici, et que j’aurai bien évolué, on se reverra. Comme ça, tu me diras où tu en es dans ta quête, et je te prouverai que je ne suis ni morte, ni complètement détruite. Voilà. Ce sera notre pacte.

Étrangement, tu as l’impression qu’elle ne sera pas d’accord. Cette gamine a l’air de repousser tout ce qui peut se rapprocher à un lien avec d’autres personnes. Un caractère pas facile à cerner, et difficile à vivre, mais que tu peux parfaitement supporter une fois de plus. Et puis. Tu as follement hâte de savoir ce que va devenir ce petit bout. Qui sait. Peut-être mourra-t-elle, suite à son insouciance presque folle ? Peut-être sera-t-elle changée, plus mature, moins obsédée par les ténèbres qu’elle ne rencontrera jamais plus ? Ou alors, elle sera toujours pareille, créature de l’ombre destinée à tout détruire pour tout refaire, en suivant des préceptes idiots et insensés.

→ Mais maintenant, dormons. Tu as besoin de récupérer un peu de forces avant de partir demain. Une longue quête t’attend, petite demoiselle. Et il en va de même pour moi. Bonne nuit.

Pas d’attente de sa réponse, tu te couches après lui avoir offert un petit sourire. Blottie sous un petit morceau de tissu que tu as retrouvé au fin fond de ton « nid » (de la paille, super confortable, hein ?), tu fermes les yeux, et laisses le sommeil t’envahir. Allez, encore une longue nuit qui t’attend. Demain est un autre jour, et demain, elle ne sera plus là. La réalité reprendra. Comme toujours …

Bonne nuit, Maëlly. Fais de beaux rêves. Que la nuit te soit douce.
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Shikonai
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MessageSujet: Re: #1 — Magic Circus. [Shikonai]   Ven 10 Jan - 12:30

Ce débat était inutile, aucune des deux parties ne voudra lâcher l'affaire, toujours à vouloir imposer son point de vue, prouver qu'il a raison et pas l'autre, chacun a raison dans son domaine, de son point de vue, en raison de ce qu'il a vécu, mais il aura toujours tort aux yeux des autres. Il n'y a aucune partie qui aura raison selon chacun, toujours en tort pour un autre quelque part dans ce monde. Shikonai a ses raisons de tuer et il a raison selon lui, mais aux yeux de Maëlly comme pour beaucoup d'autres gens, il sera en tort et devra être châtié pour ça. Et pourtant, venant d'habitants ne jurant que par la guerre et la violence, ça résonne comme de l'hypocrisie.

« Pour qui te prends-tu, hein ?

Ca y est, elle s'offusque devant les raisons qu'à donné Shikonai à sa quête. Elle a beau vivre sa situation, elle est déjà trop mure, trop éduquée, trop vieille, trop corrompue, incapable de comprendre ce qui a pu pousser l'innocence incarnée, dénuée de notion de logique, qui n'a vécu que dans la souffrance sans connaître amour et affection à haïr et massacrer un peuple sans réfléchir à ses actes. Donnez un couteau à un enfant qui a entendu les chants de guerre, il ne comprendra pas les notions de vie et de mort alors qu'il massacrera des animaux domestiques en les traitant de « sous-humains ». Mais même après lui avoir expliqué, il sera trop tard. Pourtant vous ne comprendrez pas. Shikonai est cet enfant.

« Tu n’es qu’une poussière sur un gros tas, amoncelé au cœur du Monde. Une poussière frêle et impuissante qui veut se donner du pouvoir, en suivant une étoile qui n’existe même pas.
- Elle a déjà pourtant prouvé son existence en rendant son jugement durant la guerre. »

Mais peut-être ne se tenait-elle pas au courant des informations de par le monde. Qui sait, peut-être était-elle déjà enfermée à ce moment là ? Si ça se trouve, elle n'a jamais eu vent de cette histoire. Peu importe, ce n'était pas les affaires du Shaman.

« Tu n’es personne pour décider du droit de vie ou de mort. Les ténèbres n’inscrivent que la haine dans le cœur des hommes. Et puisqu’ils sont impurs, tu n’as plus qu’à te suicider. Ainsi, le monde sera sauvé de l’impureté. Nul ne mérite de mourir de la main d’une créature aussi souillée que toi.
- Ce n'est pas moi qui au décidé de massacrer le monde entier. Je ne suis que l'envoyé des ténèbres qui m'ont sauvé de cette prison. »

Oui, il était impur. Il n'y avait nulle pureté dans ce monde et il était prévu qu'il disparaisse une fois sa tâche accomplie.

« Tu sais quoi ? Je te propose un marché. Quand je sortirai d’ici, et que j’aurai bien évolué, on se reverra. Comme ça, tu me diras où tu en es dans ta quête, et je te prouverai que je ne suis ni morte, ni complètement détruite. Voilà. Ce sera notre pacte.
- Et à quoi ça t'avancera ? Qu'est-ce que tu auras à y gagner ? »

A moins qu'elle n'aie une idée derrière la tête, ça n'apportera rien à cette Laguz et ça n'empêchera pas Shikonai de poursuivre sa quête après ça. Pire encore, Shikonai n'aura plus qu'à la tuer au cours de ces retrouvailles. C'était ça qu'elle cherchait ?

« Mais maintenant, dormons. Tu as besoin de récupérer un peu de forces avant de partir demain. Une longue quête t’attend, petite demoiselle. Et il en va de même pour moi. Bonne nuit. »

Pas de réponse, elle se met dans son coin et s'endort. Shikonai soupire et fait de même. Elle pourrait la tuer, mais ça serait idiot : l'homme retrouvera son animal mort au petit matin et tuera Shikonai. Certes, il pourra ressusciter après ça, dès qu'un autre imbécile jouera l'apprenti sorcier, mais c'était une donnée trop aléatoire : si ça se trouve, ça sera une heure plus tard, mais ça pourrait aussi bien être un an, voir un millénaire entier et sa quête devrait alors être reprise du début. Non, il valait mieux jouer la sûreté...

En fait, c'était surtout qu'il avait envie de voir ce qu'elle comptait faire à leurs retrouvailles. A quoi pouvait servir ce pacte auquel elle tenait tant ?




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#1 — Magic Circus. [Shikonai]

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