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 As-tu déja dansé avec le diable au clair de lune ?

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Alan
avatarBeorc


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Localisation : En quête de mon passé
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Groupe : Peuple des saumons sauvages des torrents Criméens

Feuille de personnage
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MessageSujet: As-tu déja dansé avec le diable au clair de lune ?   Lun 21 Jan - 16:04

Tout comme l’homme ne peut survivre sans boire, la flamme a besoin de combustible pour subsister. C’est une vérité éternelle et indéniable, tout comme le fait que, s’il surgit de sous les cendres un petit filet de fumée, c’est qu’une flammèche survit encore vaillamment, rongeant petit à petit une brindille.

Il ne suffit alors plus qu’à remettre du bois sur le feu et le brasier ressurgira.

Dans le désert d’Hatary se trouve un campement. Une multitude d’habitations dans lesquelles dorment ces gens qui forment une communauté insolite en ce monde. En effet, à part un équipage de pirate dirigée par une lesbienne à qui il ne manque qu’un organe masculin et la perte de ses proportions mammaires, qui peut se vanter de vivre parmi Beorcs, Laguz et Marqués ET annoncer sans mentir que ces trois communautés sont en harmonie ? Personne, en effet. Et pourtant, ce village le peut. Mais ce n’est, pour le moment, pas le village en soit qui nous intéresse mais l’homme un peu à l’écart, allongé sur une grosse pierre dépassant du bac à sable. Un homme torse nu, aux cheveux corbeaux et yeux émeraudes. A sa ceinture, deux fourreaux dont un vide. Il fixe actuellement le ciel étoilé d’un air morose. Cet homme a parcouru le monde entier, a beaucoup vu, beaucoup enduré, vécu beaucoup de choses. Il a remué ciel et terre pour chercher son Valhalla où ses enfants grandiront normalement. Il l’a trouvé, mais il n’était pas heureux… il ne l’était plus.

L’absence de lame au fourreau gauche lui pesait, pas seulement l’absence soudaine de poids qui lui faisait bizarre, mais l’absence de cette aura sacrée qui l’a toujours apaisée. Alondite était partie et maintenant, il sentait quelque chose. Une odeur putride qu’il a déjà reniflée une fois et qui, depuis, a disparue. Mais maintenant qu’Alondite n’était plus sienne, l’odeur était revenue. C’était faible, mais il le sentait…

Artamon n’est pas totalement morte.

Une parcelle de magie noire a survécu, enfermée au plus profond de la lame, trop faible pour être nocive, mais assez pour affecter. Alan y était devenu sensible et ça se voyait dans son comportement. Il était morose, maussade, incapable de sourire. Il n’était apaisé qu’en présence de ses enfants, son dernier trésor, mais quand ils n’étaient pas là, il retrouvait la morosité. Il faisait des efforts pour rester courtois et aimable en présence des autres, mais sa mauvaise humeur se faisait ressentir comme si elle avait une forme d’odeur.

C’est pour ça qu’il était dehors. Il avait besoin de calme pour réfléchir : que fallait-il faire ?

Il dégaina Artamon. La lame dorée reflétait l’éclat de la lune de façon magnifique, mais ça ne la rendait que plus inquiétante encore. Devait-il la jeter ? Devait-il l’enterrer dans un coin de sable, au milieu du désert, sans prendre de marque pour la retrouver ? Ouais, les chances pour la retrouver seront quasi inexistante et tant mieux pour celui ou celle qui la trouvera…

Mais il sera alors désarmé, inutile à la tribu.

Alors il devrait la garder ? Il n’y avait pas de marchand d’arme, ici, et sa tête était encore affichée dans le reste de Tellius alors il ne pouvait pas s’en procurer en voyageant en territoire Beorc sans attirer l’attention. Il pourrait y aller encapuchonné, mais les armuriers veulent toujours voir la tête du client pour voir si ce n’est pas un criminel recherché. Il n’avait pas le choix dans ce cas : il devait vivre avec.


*Une fois encore, le destin se fout de ma gueule…*

Il soupira et rengaina la lame. Il avait besoin de se dégourdir les jambes. Sa ballade dans le désert ne sera pas trop longue de toute façon : il fallait qu’il soit là si ses enfants avaient besoin de lui…

Et c’est dans ce genre de situation que sa poisse a tendance à faire des siennes.

Ca faisait une demi-heure qu’il marchait, le village était bientôt hors de vue. Alan fit donc demi-tour pour revenir quand il aperçut des silhouettes venant dans sa direction. Ils étaient cinq, armés de haches et d’épées. Leurs tenues, quoiqu’un peu usée, semblaient récemment taillées et de bonne qualité. Il aurait pu les prendre pour de simples voyageurs si leurs visages ne trahissaient pas leur cupidité et leur cruauté. Des bandits…


« Hé, torse-poil ! On peut t’parler ?
- T’as pas attendu mon accord pour le faire. »

Un rire gras résonna à travers le néant doré. Celui qui semblait être le chef s’avança vers lui. La lame argentée attira son attention. Elle était de très, très belle facture. Courte, de longueur idéale pour Alan, avec des Galdr gravés sur le métal et visiblement bien entretenue. C’est le genre d’arme qu’on ne trouve pas sur le marché.

« Dis voir, ptit gars, t’aurais pas de quoi dépanner 4 honnêtes vagabonds ? On est un peu en rade d’argent.
- Si vous aviez dépensé votre précédent emprunt pour autre chose que des putes, de la gnole et des fringues que vous avez vite souillé, vous n’en seriez pas là. De toutes façons, j’ai pas un rond sur moi.
- Bah, t’as qu’à enlever le bas et nous filer ton épée au passage, je suis sur qu’on peut en tirer un bon prix. »

Le chef avança la main vers la garde d’Artamon, mais une main stoppa net son geste. Alan agrippait fermement le poignet du bandit, une lueur meurtrière dans le regard.

« Essaie seulement et je te tranche tes parties pour te les faire bouffer, assaisonné au sable. »

Presque aussitôt, les trois autres l’encerclaient à chaque point cardinal. Alan dégaina Artamon, un petit sourire aux lèvres.

*Parfait, j’avais bien besoin de ça : une baston pour me changer les idées…*

Il jubilait déjà à l’idée de découper chair et muscles, de répandre le sang sur le sable glacial du désert sous la pleine lune, ressentir l’adrénaline du combat qui l’a nourri toutes ces années…

Il se ressaisit alors. C’était pas bon ! Ce n’était pas lui, ça ! Il ne vivait pas pour le meurtre et le chaos. Foutue Artamon, elle devait encore avoir de l’influence sur lui. Il valait mieux en rester là pour ce soir.


« Ca suffit. Foutez le camp sinon je vous tue. »

bien évidemment, ils ne l’écoutèrent pas et se jetèrent sur lui, armes en main. Alan se glissa sous la lame d’un des bandits et sortit du cercle meurtrier, les laissant s’entre-mutiler par leur action quelque peu désordonnée. Le chef n’avait rien, mais le sang qui perla sur le sol indiquait qu’il y a malgré tout eu quelques égratignures. Alan n’attendit pas et se jeta sur celui qui lui tournait le dos pour planter Artamon droit dans le cœur. Un de moins.
« Tuez moi ce fils de chienne ! Je veux bouffer ses intestins pour le diner ! »

Alan sourit et fit un bond en arrière pour mettre un peu de distance avec le groupe et préparer une défense potable. C’est lui qui bouffera leurs intestins. Et il éparpillera leurs organes aux quatre coins du désert, il jouera au ballon avec leurs crânes, fera un collier avec leurs yeux et les offrira à ses enfants.

Il secoua la tête. Non ! C’était gore ! Il pouvait pas faire ça !

Ce moment d’inattention faillit lui coûter la vie quand une hache fusa vers son torse. Alan bondit en arrière mais sentit la lame mordre sa chair, déversant un peu de son sang. Un grognement et le bretteur donna un coup de boule à l’assaillant avant de se servir de lui comme bouclier contre la l’épée de son congénère. Deux de moins…

Le chef hurla sa rage : deux hommes de mains en moins, ça faisait deux paires de bras en moins pour lui donc moins de richesses transportable. Le troisième bandit commençait à sérieusement craindre pour sa vie : mourir de la lame de sa proie pour avoir obéi aux ordres ou mourir de la lame de son chef pour insubordination ?

Alan les toisait patiemment, attendant une réaction de l’un ou de l’autre… le bandit recula d’un pas pour fuir et le chef le décapita d’un geste rapide et précis. et de trois…


« Parrait qu’on n’est jamais mieux servi que par soit-même.
-Totalement d’accord. »

Les deux adversaires se regardèrent dans les yeux pendant ce qui semblait être une éternité, puis les lames se levèrent et s’entrechoquèrent lors d’un premier assaut.

Sous la pleine lune dansaient les bretteurs dans une valse endiablée, rythmée par le bruit de métal s’entrechoquant. Tout n’était que parade, bottes esquivées et sable dansant sous les pieds dérapant et glissant. Alan avait rarement affronté des adversaires aussi coriaces. Le dernier en date était celui qui a pris Alondite, et c’était il y a moins d’une semaine. Le bandit en face de lui n’avait pas le niveau de la tête d’algue, toutefois…

Tête d’algue… rien que repenser à sa défaite face à lui ébouillantait son sang avec des flammes noires. Plus question de perdre désormais ! Il écrasera chacune de ses victimes, il foulera leur cadavre encore chaud de son pied nu et marquera son chemin de leur sang ! Il sera le plus fort, le meilleur bretteur ! La victoire s’acquiert en sacrifiant les autres sur un hôtel !

… non, pas comme ça. Il n’avait pas à tuer qui que ce soit pour ça. Et puis être le meilleur était devenu secondaire. Ses enfants importaient plus que sa gloire.

La lame argentée lui entailla la joue. Alan grogna et s’arque bouta en arrière avant de se redresser violement et ainsi écraser son front contre le nez du bandit qui recula, sonné. Le sang coulait à gros bouillon de ce qui était jadis son appendice olfactif.


« Putain… connard ! Fils de pute ! Je vais t’ouvrir le bide et chier sur tes organes avant de te les faire bouffer un par un ! »

Que de vulgarité...

Ainsi énervé, le bandit reprit le combat avec plus d’ardeur. La cadence devenait effrénée et, de la valse, ils passèrent au tango. Le bretteur s’amusait de mettre le bandit dans tous ses états en poursuivant ses parades et esquives. De la plaie sur son torse suintait toujours le sang, tout comme celle de la joue.

Le rythme allait de plus en plus crescendo. L’ennemi qu’il avait en face de lui entrait dans une rage proche de celle d’un Berserk. Parer ne suffisait plus, esquiver devenait de plus en plus difficile. Finalement, la lame s’abattit sur son épaule et Alan ploya sous le coup en hurlant avant de s’effondrer, mordant le sable qui commençait à s’imbiber de son sang.

Son bras n’était pas arraché, mais il s’en fallait de peu. Il pouvait le bouger, mais difficilement. Sa tête lui tournait au fur et à mesure que le sang coulait. S’il avait encore Alondite, il aurait pu cautériser…

S’il avait encore Alondite, il aurait gagné.


*C’est ça qui faisait ma force ? Une lame qui n’est pas mienne ? Une lame sacrée alors que je contrôlait qu’un fragment de sa puissance ? Je suis donc si faible que ça ?*

Le froid s’installait dans son corps, le rire gras du bandit victorieux résonnait en écho dans ses oreilles. Le sable sous ses yeux était trouble.

Il allait mourir… il pouvait le faire en paix, maintenant que ses enfants étaient en sécurité. Ce bandit ne pouvait pas les atteindre et la tribu prendra soin d’eux.

Non… il ne voulait pas mourir ! Ses enfants avaient encore besoin de lui. Il avait besoin d’eux !

Mais comment pourrait-il se relever dans cet état ? Et encore, en admettant qu’il se relève et abatte le bandit, pouvait-il faire l’équivalant d’une demi-heure de marche sans s’être vidé de son sang ?


*Et si tu le pouvais ?*

Alan ouvrit les yeux. Il était dans sa maison, dans la forêt de Serenes. Malgré un an d’absence, il reconnaissait la maison. C’était lui qui l’entretenait à l’époque. C’est lui qui a fait tous ces travaux. C’était un travail d’amateur, mais ça tenait. Il constata qu’il n’était pas entier :Un bout de la partie droite de son corps manquait, il en conclut donc qu’il était dans son univers intérieur, par quelque magie que ce soit. Par la fenêtre, il voyait le temple, celui de l’autre dimension où se trouvait jadis Artamon. Il reconnaissait le gigantesque escalier, les piliers et le piédestal à ciel ouvert. Sauf que sur ce piédestal ne se trouvait pas la lame, mais une boule de ténèbres à peine visible de là où il était.

« Tout ce dont j’ai besoin, c’est de récupérer ma puissance. Donne moi un fragment de ton âme et tu pourras le vaincre et rentrer chez toi. »

Un battement de cil et il se trouvait devant le piédestal. La boule faisait la taille de son poing (il s’étonna d’avoir pu l’apercevoir de tout en bas), dansant au gré du vent.

« Si tu refuses, tu n’as qu’à attendre que tu perde trop de sang pour vivre ou bien que le bandit t’achève. Tu as peu de temps devant toi. »

Alan tendit la main en direction de la lame. Tout ce qu’il avait à faire, c’était lui donner une autre partie de son âme, comme la fois où elle lui a prêté sa puissance. Il se souvenait… l’énergie qui a déferlé dans son corps comme un torrent déchaîné. Il était maître des vents, maître des flammes. Ce fut le guerrier suprême ! Il aurait pu mettre le monde entier à ses pieds s’il le voulait.

« Tu n’as pas besoin d’Alondite pour réaliser tes rêves. Redeviens ce guerrier suprême que tu as été quelques secondes. Toute ma puissance sera à toi. »

Le père sourit.

« TA puissance ? Me fait pas rire, je vais en vomir mes boyaux. Sans moi, tu n’es qu’un bout de métal peinturluré de jaune doré. »

D’un geste vif, il attrapa la boule noir.

« Tu vas me rendre ce que tu m’as pris. Toi et moi ne ferons qu’un, mais je resterais le maître.

Et il avala la boule de ténèbres. Quelques secondes plus tard, il fut de nouveau entier. Il sentait l’énergie affluer dans son corps et frémir autour de lui. Pas aussi puissante que jadis, même pas la moitié de la puissance d’origine, mais bien assez pour…

Artamon se matérialisa dans sa main droite. La lame était dorée et sa main faite de ténèbres, tout comme le reste du corps restauré, probablement. Il sourit et brandit l’épée. Des flammes surgirent, noire comme sa main. Un geste, les flammes dansèrent dans les airs. Un autre, elles recouvrirent son corps, tel les saintes flammes d’Alondite. Il a retrouvé ses pouvoirs. Seul changeaient la nature de celles-ci.

La lame se changea alors en un double de lui-même. Ils avait la même taille que lui, mais l’univers autour de lui paraissait plus grand.


« Alors une partie de moi va habiter dans la lame.
- Faut bien.
- J’en ai marre de me faire bouffer mon âme. A ce rythme, je serais juste capable de baver et respirer.
- Mais tant que je garderais Artamon près de moi, c’est comme si je suis entier.»

Le monde s’effaça et Alan ouvrit les yeux. Il avait de plus en plus froid.

« Un dernier mot ? »

Il sourit.

« Tu as raison de te poser la question. »

Son corps s’embrasa alors. Des flammes noires comme les ténèbres recouvraient son corps, cautérisant ses plaies. Alan se releva, animé d’une nouvelle énergie. Sa soudaine « résurrection » semblait effrayer le bandit.

« Qu’est-ce que c’est que ça ?
-Ma puissance. »

Il pointa la lame vers le bandit et les flames se jettèrent sur lui, brûlant ses habits, consumant sa chaire. Alan observa les flammes noires et y discerna des visages qui hurlaient en silence. Le visage du bandit qu’il a tué tout à l’heure. Le visage du shaman qu’il a tué pour sauver la meute de loups…

C’était donc là la source de l’énergie d’Artamon : il absorbe les âmes de ses victimes et s’en sert comme combustible pour sa magie. C’était effrayant. Il aurait suffi qu’Alan empale trop d’ennemis sur Artamon et elle aurait repris le dessus plus aisément. Heureusement, désormais, il était Artamon.

Les flammes s’évaporèrent et le bandit tomba au sol, sa peau était noire et il respirait difficilement. Alan se pencha et attrapa la lame argentée. Elle était vraiment magnifique et adaptée pour lui, comme il l’avait devinée. Il la soupesa pour la comparer à Artamon. Même poids, même longueur. On aurait dit des lames jumelles si elles avaient la même tête.


« Me…re…dith…
-C’est son nom ? »

Pas de réponse… Alan l’acheva, plantant Artamon droit dans son cœur. Il sentit vaguement quelque chose, comme s’il avalait de la viande après 5 jours de jeune.

« Tu vas pouvoir te battre encore un peu avec elle avant de disparaitre à jamais. »

Il se tourna alors vers le village et entama une longue marche d’une demi-heure. Sa morosité était envolée, remplacée par une sérénité étonnante. Il ne s’était pas senti aussi calme et maître de lui depuis longtemps. Il était devenu encore plus fort, il avait vaincu les ténèbres de la lame et repartait en prime avec une lame en plus.

Devenir le meilleur bretteur ? Bah, il s’en foutait. Peut être que ses gosses voudront, mais lui a déjà assez combattu comme ça. Et de toute façon, s’il n’allait pas au champ de bataille, ce sont les combats qui viendront à lui. C’était ça d’être poissard…

Et bizarrement, ça ne le dérangeait plus tant que ça.


I'm nuclear


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