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 Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]

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Alan
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MessageSujet: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Ven 25 Nov - 22:20

La dernière ombre noire traversa le nuage sombre, ses croassements résonnant en écho. Le dernier parmi la trentaine d'oiseaux de malheurs... le dernier messager de mort. Alan s'écroula sur le pont, ses épées en mains. Il était couvert de sang et son ventre était lacéré. Il vivra, il le savait. Une potion l'attendait dans son sac. Fébrilement, il s'en saisit et but le breuvage curatif à grande goulées. La pluie tombait drue et lavait son corps du sang. Il était le dernier survivant... une attaque de corbeaux, la pire calamité des marins. Alan avait payé une croisière pour amuser ses enfants, et voilà que la poisse s'abattait sur lui. Maudit soit Ashera, elle et ses malheurs qu'elle se plaisait de jeter sur lui...

LES ENFANTS ! Alan se releva en vitesse et se dirigea vers sa cabine. La porte était couvertes de coups de becs et de serres, mais à tenu bon. Soulagé, il ouvrit la porte et trouvait ses enfants, recroquevillés dans la couchette. Ils pleuraient silencieusement.


<< Papa est là. Tout va bien, tout va bien... >>

Le bretteur serra ses enfants contre lui. Les petits se mirent alors à pleurer, à libérer leur peur et leur besoin de protection. Le bretteur s'assit sur la couchette et les laissa pleurer de tout leur soul, leur murmurant des paroles réconfortantes. Mais au fond de lui, l'inquiétude lui serrait douloureusement les entrailles. Ils étaient les derniers survivants sur le navire... et Alan ne savait pas tenir la barre. Surtout que le bâtiment était grand, un équipage était nécessaire pour entretenir le navire... et niveau équipage... il doutait que des cadavres soient capable d'y parvenir. Une fois encore, sa vie était entre les mains du hasard. Soit ils atteignaient la terre ferme, soient ils mourraient de faim ou écrasé contre un récif.

Le bretteur se leva, enfants en mains, et explora le navire ensanglanté, intérieur comme extérieur. La cale était intact, tout comme la cargaison. Victuailles, tissu, pierres précieuses... seule la nourriture avait une utilité, le reste de la marchandise lui était inutile.


<< Qu'est ce qu'on va devenir ? >>

Ses enfants ne pleuraient plus. Ils se contentaient de tirer sur ses habits pour se serrer autant que possible contre lui. Alan retourna finalement dehors. Il ne pleuvait plus, mais la houle était violente et faisait tanguer le navire... il ne risqua qu'un rapide coup d'oeil autour du navire pour espérer trouver droit devant la terre ferme et sans récif où s'échouer... rien... sauf un point noir qui bougeait également... un navire ? Le bretteur se dirigea vers la cabine du capitaine et s'empara de la longue vue. Précautionneusement, il la plaqua contre son œil en maintenant ses enfants contre lui. C'était flou, vraiment flou... il ne savait pas se servir de ce truc... mais il croyait distinguer un navire.

Le vent soufflait trop fort à contresens pour espérer pouvoir leur crier un appel à l'aide et il ne savait même pas si le bateau se dirigeait vers eux... pourtant, l'instinct de survie primait...


<< HE ! HEHO ! DU BATEAU ! PAR ICI ! PITIE !!!!!!! >>

Il s'époumonait comme il pouvait dans l'espoir d'attirer miraculeusement l'attention. Peine perdue sans doute... enfin, Ashera adorait torturer Alan, il le savait bien...


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Sam 26 Nov - 0:15

    La baffe part d’un coup, sèche, claquante, et envoie valser le gamin à trois mètres de moi. J’le regarde du haut de mon mètre quatre-vingt dix. Pas contente.
    « Et en quoi je ferais pas voguer mon bateau dans ces eaux ? »
    J’le relève, époussète un peu son col, puis j’le regarde droit dans les yeux. Ses pieds battent dans le vide.
    « Si je devais éviter tous les endroits où l’un de mes matelots ne voulait pas retourner, Tinel, on n’mettrait jamais pied à terre. »
    « Je veux pas. »
    Le p’tit corbeau a bien d’l’audace. J’ai déjà été assez bonne pour le repêcher y’a quelques mois, mais non. Il trouve encore un moyen d’me saouler. J’le secoue un peu.
    « Ben écoute, j’t’en prie, déploie tes ailes et barre-toi. »
    Silence sur le pont. Il me regarde, j’le regarde. Les mat’lots n’osent plus respirer. Et puis d’un coup, ses gros yeux verts s’embuent d’larmes de crocodile. J’éclate de rire, puis j’le serre fort dans mes bras. Il suffoque entre mes seins alors que j’le balade sur le pont en babillant joyeus’ment.

    « Mais nan j’rigole, comme si j’allais abandonner un d’mes pirates. Ce s’rait pas digne d’une Cap’taine telle que moi. Et puis t’as encore beaucoup à faire et à apprendre, Tinel. Mais ta crise d’adolescence et tes angoisses à la con, tu te les fous là où j’pense, on est bien d’accord là-d’ssus ? »
    Je sens le menton se hocher, puis j’le laisse retomber sur ses pattes. J’l’écarte de moi et j’vais à la barre. J’regarde mes marins qui recommencent leurs boulots respectifs.
    « Allez les enfants, cap vers Kilvas ! On va pas accoster, pas folle moi. On a un p’tit rendez-vous sur une île pas loin. Soyez sages et écoutez les indications, ça a tendance à être venteux par là-bas. »
    J’laisse mon bras balayer un pan d’l’horizon, puis j’me concentre à nouveau sur les coordonnées. Pff, c’était quoi ces points de rencontre totalement stupides, et super durs à trouver en plus ? Nan mais regardez l’topo. J’suis sensée retrouver une bande de couillons qui ont été obligés de se baser sur une île près de chez les Laguz tant ils sont recherchés en territoire Beorc. Ils commencent à manquer sérieusement d’un peu de tout, et j’dois leur donner une liste de quelques bateau marchands de compagnie mineures pour qu’ils puissent se r’faire une santé. Ils payent pas trop mal, et ça fait du bien à mon égo de savoir qu’on a b’soin d’moi comme ça. Mais bon, j’aurais bien aimé n’pas avoir à me déplacer, mais ces stupides animaux ont trouvé l’moyen de se faire couler leur bâtiment y’a peu. J’me demande bien comment ils comptent aborder des navires marchands dans cet état de détresse. Mais après réflexion, j’m’en fous.

    Et puis d’un coup, j’vois un truc louche à l’horizon. Enfin, un truc qui d’vrait pas être là. Une longue colonne de fumée. Soit y’a un bateau qui crame, soit il a déjà cramé, soit il est juste sacrément endommagé. Dans tous les cas, ça signifie un truc sympa : PILLAGE !
    D’un coup sec, j’fais virer Le Fer de bord, puis j’me dirige vers l’épave. C’est joyeux, c’est lalala, c’est WAAA ! un mec sur l’bateau qui s’agite tout seul comme un vieux singe. Oh nan, y’a des survivants ? Pff, comme d’hab je vais craquer, vous allez voir.
    J’me saisis d’ma longue-vue d’un geste expert, je la détends délicatement, je la porte à mes yeux… Ouais, nan il a vraiment l’air désespéré. Mais allez quoi. J’suis une pirate. Les survivants, j’les assassine sans vergogne. Allez, celui-là je l’épargne pas. JE SUIS MECHANTE, BWAA !

    On finit par arriver à la hauteur du bateau, j’prends Orchak dans une main, une corde dans l’autre, et je saute ! J’arrive devant le gus. Plusieurs vues s’offrent à moi. De un, une grande épée qu’on n’peut que reconnaître si on aime les trésors, comme tout bon pirate. Alondite. Tiens, elle était là alors ?
    De deux, le gars a l’air bien plus costaud qu’il n’en a l’air, si jamais on regarde les NOMBREUX cadavres de corbeaux morts, éviscérés, coupés en cinq, qui jonchent le pont. De trois, … C’quoi ça ? Des gosses ?? Mais c’est fou quoi !

    Ils me regardent. Je les regarde. Leurs gros yeux de bébés s’emplissent de larmes de croco… AH NAN pas encore ! Instinct maternel de mes deux quoi ! C’pas pour rien que j’suis lesbos, j’ai pas à m’soucier d’la marmaille bordel ! Bon ils sont trop mignons, j’les sauve.


    « Salut bonhomme, Cap’taine Moneta pour te servir. Ou pas. Déprime pas, j’vais t’escorter jusqu’au premier port viable des environs. Ya deux trois trucs à faire avant par contre. »
    J’fous les gamins dans les bras de… leur père ? En m’approchant d’eux, un picotement me parcourt l’échine. Des Marqués ? Pff, sales gosses. J’espère que papa les protégera bien du mauvais sort.
    Puis j’range Orchak dans mon dos, j’prends l’mec sous un bras, la corde dans l’autre, et j’retourne sur les ponts. Là, j’m’adresse à mon gentil équipage.

    « Cap’taine à mat’lots, la récré commence, rev’nez avant que cette épave ne coule ! »
    Cris de joie, ohlala c’est magnifique. J’ris un peu, puis j’me tourne vers le nouvel invité. Bwarf, c’pas comme si c’était mon premier. Bébé dragon est partie y’a quelques temps pour des affaires d’la plus haute importance comme elle le clame, mais elle m’a promis d’revenir (bien que j’en aurais pas douté). Enfin, elle m’a promis d’rev’nir en m’collant un baiser goût cookie sur le coin des lèvres. Faudra vraiment que j’lui apprenne qu’on a quarante-cinq ans d’écart, quand même.
    Bref, rev’nons à nos moutons. Les naufragés. Gouzi gouzi ils sont choupis les bébés.

    « Ouais, bon. Déride-toi garçon, j’vais pas te détrousser pendant la nuit ou faire cuire les bébés pour le prochain ragoût. »


Dernière édition par Moneta le Ven 6 Jan - 15:15, édité 1 fois
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Alan
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Sam 26 Nov - 1:18

Hurlant à s'en trancher les cordes vocales, agitant les bras comme si sa vie en dépendant (sa vie en dépendait d'ailleurs), Alan fixait le minuscule point noir à l'horizon... point noir qui grossissait... de plus en plus... et à prendre forme d'un bateau... c'est pas vrai ? La chance lui sourit enfin ? … ouais enfin... dès qu'il put zieuter le pavillon, sa joie s'estompa quelque peu... des pirates... la chance qui sourit, mon cul oui ! Et évidemment, trop tard pour faire demi-tour. Pourquoi diable a-il voulu emmener ses marmots en mer ?

Finalement, une femme à l'allure assez jeune, musclée, aborda le navire dans un traditionnel balancement de corde. Son regard se porta, dans l'ordre, sur Alondite, sur Alan et enfin sur les gosses... bon, ben elle s'imagine ce qu'elle veut, hein...


<< Salut bonhomme, Cap’taine Moneta pour te servir. Ou pas. Déprime pas, j’vais t’escorter jusqu’au premier port viable des environs. Ya deux trois trucs à faire avant par contre. >>

Un port viable dans les environs... AH NON ! Pas question d'accoster sur un port Laguz ! Et puis d'ailleurs, comment se fait-il qu'une femme soit capitaine ? Non, il ne s'agissait pas d'intention machiste, Alan n'était pas comme ça, mais les marins répétait toujours qu'une femme sur un navire portait malheur (tout du moins, il entendait souvent dire ça)... bon après, ya des gens qui doivent adorer jouer avec la poisse. Bref, madame la pirate choppa les bébés et, avant que le paternel aie pu dégainer ses armes pour hurler « touche pas à mes enfants ! Morue! », elle les fourra dans les bras du géniteur. Puis elle attrapa Alan et le porta comme un sac à patate (elle est forte, la madame) et se balança au bout de la corde. Réflexe protecteur, Alan serre ses enfants contre lui alors que la mer se retrouve sous ses pieds et que ses enfants babillent de joie... nan, c'est pas un manège et non on recommencera pas ! Bon au moins, ils ont arrêté de pleurer.

<< Cap’taine à mat’lots, la récré commence, rev’nez avant que cette épave ne coule ! >>

Ah oui, opération de pillage... on perd pas le nord, hein Moneta ? Et sans doute le contenu de la cale, bien qu'assez large pour remplir les bourses, ne lui suffira-il pas...

<< Ouais, bon. Déride-toi garçon, j’vais pas te détrousser pendant la nuit ou faire cuire les bébés pour le prochain ragoût.
- Il y a intérêt. Il ne me reste que ça. Mes enfants, mes épées, mes affaires, et une putain de malédiction lancée par une grosse sadique pour qui des milliers d'idiots brûlent un cierge chaque soir. >>

Le bretteur soupira et déposa ses enfants sur le plancher. Bizarrement, ils se jetaient presque aussitôt dans les pattes de la madame.

<< Ils ont l'air de vous aimer... pourtant, ils n'ont jamais rampé vers qui que ce soit, à part moi et leur mère... >>

Repenser à Kwendal le replongea vers la déprime... il tenta tant bien que mal de chasser sa tristesse et se lança vers un changement de sujet.

<< Je m'appelle Alan. La petite, c'est Kira et son jumeau Gaël. >>

Il observa le bateau en ruine qu'il a quitté précédemment alors que des matelots ressortaient, les bras chargé de caisses, tapis et tout ce qui avait un semblant de valeur à leurs yeux.

<< Vous avez pas peur, vous... naviguer si près d'îles de corbeaux... >>

Il disait ça avec une pointe d’amertume. « ça risque rien », qu'il disait le capitaine... heureusement qu'il a pu récupérer son or après que monsieur le capitaine se soit fait bouffer le cœur par un corbeau. Arnaqueur, va...

Maintenant qu'il savait la vie sauve, il se demandait comment aller se passer le voyage. Moneta était-elle vraiment fiable ? C'était une pirate, quand même. Pouvait-on faire confiance à une troupe de voleurs marins sensés piller les navire marchand, violer les femmes, torturer leurs victimes et tout le tralala ? Il pourra se faire sa propre idée, lui qui ne croyait jamais aux idées reçues... ou presque...


<< Alors, c'est vers où le « premier port viable » ? >>


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Dim 11 Déc - 23:21

    J’lève un sourcil lorsque l’bonhomme parle d’une malédiction. Ah ben ça, j’aime bien choper tous les poisseux l’univers sur cette carcasse. J’conclus d’sa phrase que soit il est fou, soit il est sacrément dans la merde. Et dans les deux cas, j’en ai rien à battre tant qu’il ma rabâche pas trop les oreilles avec ses malheurs. Mes pensées sont coupées court par les deux bébés qui prennent mes jambes en assaut. Oui, parce qu’à cet âge-là, un bébé c’est petit, fragile et braillard, donc ça sait que faire du quatre pattes en gazouillant. Compte-tenu des différentes choses tranchantes et explosives qui traînent sur le pont, j’préfère prendre mes précautions. Allez hop, les gamins dans l’chapeau. Ca tient très bien, ça rigole et ça reste sage. Le paternel semble éberlué.

    « Mouais, j’vois deux explications. Les deux fort plausibles. »
    Ce faisant, j’le traîne avec moi pour lui foutre un morceau d’viande séchée entre les mains.
    « Soit je suis un aimant à gamins… »
    Je chatouille le premier qui me vient sous la main, et il fait un bruit proche de celui d’une Gally en extase devant un cookie sorti du four.
    « Soit ils sentent ça. »
    J’tapote ma Marque sur ma jambe nue. Ben ouais, on voit tellement qu’elle qu’on la remarque même plus. J’baisse un peu mon short pris en otage par un coup d’vent, puis j’salue l’papa Alan sans enlever mon chapeau –pas folle mamie.
    « Enchantée Alan, et mes condoléances pour ta femme, t’as intérêt à pas éduquer tes gosses en tirant une tronche pareille. »

    Ouais, parce que trente-cinq ans d’mer ça vous apprend la psychologie. J’ai vu de tels cas que j’commence un peu à savoir qui va bien, qui va mal et pourquoi. Mais j’pense que cet épéiste tire une telle tête que même quelqu’un d’observateur aurait fait le lien avec sa petite femme disparue.
    Le gars mâchonne une phrase que j’ai un peu d’mal à décrypter.


    « Ah ! Les corbeaux. On s’en fout d’eux, j’veux aller un peu plus à l’Est. »
    J’fais un vague geste vers notre direction.
    « Et puis de toute façon, j’ai pas l’droit d’accoster chez les Laguz ; comme tout l’monde quoi. Puis t’as vu mon équipage ? J’me f’rais tirer à vue, j’dois regrouper toutes les races possibles et imaginables qui foulent c’bon continent d’leurs pieds, pattes et autres. Il me manquerait un Héron et ma collec’ serait complète. J’te jure. »

    Mais bon, pour l’instant faut attendre la fin d’la récré pour les matelots. Leorh vient avec moi, avec Armelle qui l’suit une carte serrée contre son cœur. Ils ne sourcillent même pas en voyant les deux gamins qui commencent à roupiller dans mon chapeau. Leorh s’accorde même un sourire.
    « Armelle a un souci au niveau du point de rendez-vous, Capitaine. »
    La cartographe s’approche en rougissant, salue Alan rapid’ment, puis déplie la carte.
    « Mmh, le point exact des coordonnées ne correspond pas à la petite île que vous m’avez décrite, Capitaine… C’est quelque chose qui ressemble à une crique, mais sous-marine. S’ils n’ont pas de bateau, comment comptent-ils… »
    J’la regarde, j’regarde Phos, j’regarde Alan, j’soupire.
    « J’sens que ça va encore être foireux ce plan. Mais bon, on en n’est pas au premier hein ! Huhu. Voilà c’qu’on va faire. J’vais au point d’rendez-vous pendant qu’Phos, tu prends Tinel et un ou deux autres volants pour vous infiltrer en douce dans l’île. Je sens un traquenard. »

    J’laisse ma conscience réfléchir un petit peu à tout ça. Voyons ; est-ce que c’est bien sage de laisser les enfants sur l’bateau si jamais on s’retrouve dans une embuscade ? Mais en même temps, ce mec porte Alondite… Heu…
    « Hey Alan, je me fous totalement de la façon dont t’as réussi à mettre la main sur Alondite, mais, pour protéger ta vie ou au moins celle de tes gosses, j’te conseille vivement d’la cacher… Au moins dans ton pantalon quoi. J’sais reconnaître la valeur d’un guerrier quand il faut pas essayer d’le titiller, mais si les gens qu’on va rencontrer commencent à vouloir ton épée, ça va foutre un sacré bordel. Et j’aime pas l’bordel. »
    J’suis tentée d’ajouter un ‘enfin, dépend duquel ‘, mais j’me retiens. Ne commençons pas à polluer de gentilles et chastes oreilles si jeunes. NON j’n’ai pas été traumatisée par Gally qui répète mes jurons, c’est faux.
    Leorh et Armelle partent prévenir quelques Laguz volants lorsque l’équipage revient, tout content de son larcin. J’clame à tout l’monde la marche à suivre, sans trop souligner qu’on va certainement tomber dans un traquenard. Toute façon ils sont habitués avec moi, mes gars.
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Alan
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Lun 12 Déc - 9:09

Un œil toujours rivé sur ses enfants (sait-on jamais, il était avec des pirates après tout), Alan observait la scène de pillage du navire fantôme. Il y avait quelque chose de pas normal, enfin, plus dans le sens inhabituel que louche... ou peut être les deux, mais il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. En même temps, il n'a jamais assisté à un pillage de navire jusque là donc il ne pouvait que s'imaginer une scène, jusqu'à présent. C'est alors qu'il vit la dame prendre les bébés dans ses bras - nouveau quasi-réflèxe d'Alan prêt à dégainer au moindre geste suspect – et elle les fourre... dans son chapeau ? Alan ne put qu'être un peu étonné de la situation... enfin, valait mieux les laisser où ils étaient. Ils étaient contents et ils risquaient pas de passer par dessus bord, se couper avec dieu sait quoi ou encore mettre le feu à la poudre à canon...

<< Mouais, j’vois deux explications. Les deux fort plausibles. >>

Elle traîna Alan dans un coin du navire et lui fourra une lanière de viande dans les mains. Alan accepta poliment et mastiqua un bout de sa ration. C'était pas de la grande cuisine, mais pour une ration de voyage c'était largement suffisant.

<< Soit je suis un aimant à gamins… >>

Un peu plus en confiance, Alan laissa la dame chatouiller Kira en réfléchissant au sens du terme « aimant à gamin ». Elle a déjà eu des marmots sur son navire ? Peut être qu'un de ses matelots est papa, après tout...

<< Soit ils sentent ça. >>

Elle tapota sa jambe. Alan, qui n'avait guère prêté attention aux détails divers au moment de son embarquement sur le navire, s'attendait à voir une prothèse en bois ou un truc du genre... mais non, il vit un jambe belle et bien en chair et os avec option tatouage... attends... le tatouage était un peu bizarre, bien trop complexe pour qu'un artisan puisse le reproduire aussi bien... c'était une Marquée ! Voilà qui expliquait l'affection des marmots pour Moneta.

<< C'est probable, oui. >>

Bizarrement, le fait que la capitaine de ces pirates soit Marquée ne l'étonnait guère... enfin, bizarrement, pas tant que ça. Après tout, les deux principaux fournisseurs de truand dans la vie sont les orphelins laissés pour compte par la société et les Marqués. Venaient ensuite les gens qui ont tout perdu après une trop forte dette et les bons à rien de famille respectable.

<< Enchantée Alan, et mes condoléances pour ta femme, t’as intérêt à pas éduquer tes gosses en tirant une tronche pareille. >>

Comment à-elle fait pour deviner le décès de Kwendal ? Peut être que les Marqués peuvent lire dans les pensées d'autres Marqués ou un truc du genre. On ne peut comprendre réellement quelqu'un qu'en étant à sa place ou en ayant vécu la même chose que lui, au final. Alan n'en tint pas plus rigueur que ça (il fait toujours ça quand quelque chose le dépasse) et hocha la tête.

<< C'est encore trop récent pour que j'aie fini mon deuil. >>

Et vu la peine de cœur qu'il a, le deuil il risque de durer longtemps. Enfin, ses enfants sont encore trop jeunes pour comprendre, même si la disparition de maman leur paraît plus qu'anormal désormais. Il lui arrivait de partir une journée entière, mais pas un mois ou plus.

<< Ah ! Les corbeaux. On s’en fout d’eux, j’veux aller un peu plus à l’Est. >>

L'Est de l'archipel... Alan n'était pas cartographe, mais il lui semblait bien que les Laguz avaient l'ouest de Tellius et donc, logiquement, les Beorcs étaient à l'est. Voilà qui le rassurait un peu plus.

<< Et puis de toute façon, j’ai pas l’droit d’accoster chez les Laguz ; comme tout l’monde quoi. Puis t’as vu mon équipage ? J’me f’rais tirer à vue, j’dois regrouper toutes les races possibles et imaginables qui foulent c’bon continent d’leurs pieds, pattes et autres. Il me manquerait un Héron et ma collec’ serait complète. J’te jure. >>

Incrédule devant la déclaration, Alan zieuta un peu mieux les pirates dans leur pillage. Des queues, des moustaches, des ailes repliées, des serres, des poils, des plumes, des écailles, des Marques et des Beorcs visiblement normaux... Bon sang, ce navire a un équipage métisse... ça existe vraiment ? Ca devait être ça qui l'interpelait un peu plus tôt.

*Ok... je dois être mort... je sus au paradis et c'est pour ça que les pirates sont gentils tout pleins et que les races s'entendent si bien. Oui, c'est ça... Oh Kwendal, je vais te retrouver !*

Sa divagation terminée une fois qu'il eut accepté de croire que ce qu'il voyait se trouvait bien sur terre... enfin, sur mer, et non pas dans ses rêves ou dans l'au-delà, Alan reporta son attention sur captaine Moneta et deux matelots qui arrivent, l'un d'entre deux avec une carte dans les bras et qui regardaient leur chef comme si avoir deux gosses sur son chapeau était tout à fait normal, la dernière mode chez les pirates.

<< Armelle a un souci au niveau du point de rendez-vous, Capitaine.

*Point de rendez-vous ?*

- Mmh, le point exact des coordonnées ne correspond pas à la petite île que vous m’avez décrite, Capitaine… C’est quelque chose qui ressemble à une crique, mais sous-marine. S’ils n’ont pas de bateau, comment comptent-ils…
- J’sens que ça va encore être foireux ce plan. Mais bon, on en n’est pas au premier hein ! Huhu. Voilà c’qu’on va faire. J’vais au point d’rendez-vous pendant qu’Phos, tu prends Tinel et un ou deux autres volants pour vous infiltrer en douce dans l’île. Je sens un traquenard. >>

Alan sentait comme un truc pas net qui allait se dérouler d'ici peu. L'insinct d'un bretteur qui a vu des horreurs pas croyable comme un village incendié aux habitants zombifiés, une guerre d'un autre monde et qui a son âme partiellement bouffé par des armes maudites, ça trompe pas...

<< Hey Alan, je me fous totalement de la façon dont t’as réussi à mettre la main sur Alondite, mais, pour protéger ta vie ou au moins celle de tes gosses, j’te conseille vivement d’la cacher… Au moins dans ton pantalon quoi. J’sais reconnaître la valeur d’un guerrier quand il faut pas essayer d’le titiller, mais si les gens qu’on va rencontrer commencent à vouloir ton épée, ça va foutre un sacré bordel. Et j’aime pas l’bordel. >>

Vu le regard qu'elle y a porté tout à l'heure, Alan avait bien compris qu'Alondite a été démasquée par Moneta. Le bretteur hocha la tête et, pendant que la dame informe son équipage de ce qui allait se passer (les enfants sur le chapeau rendait la chose un peu moins sérieuse que ce qu'il en était), Alan sortit une longue lanière en cuir et enroula la garde d'Alondite dedans afin de camoufler les arabesques composant la décoration. Ainsi, tant qu'elle était au fourreau, elle ressemblait à une épée longue tout ce qu'il y a de plus banale. Tant qu'il ne la dégainera pas, il ne risquera rien... de toutes façons, s'il la dégaine, ça serait pour utiliser son pouvoir et foutre le feu sur un navire, il n'était pas fou... sauf si c'est pour foutre le feu à un autre navire, là il pourrait peut être y avoir recours sans trop de risque, tout au pire un léger scrupule. Mais bon, légitime défense hein. Aider une troupe de pirate ne lui plaisait pas, mais le premier qui fait mine de s'en prendre à lui où à ses gosses va avoir affaire au tueur de nobles...

Achevant de manger sa viande, Alan se posa soudainement une question.


*Comment j'ai fait pour en arriver là, moi ?*


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Ven 6 Jan - 15:42

    Le mec réagit en enroulant du cuir autour de la garde. J’ai un moment d’silence. Nan mais… Il est con ou quoi ?
    « Tu sais mon gars, s’il y a des magiciens dans l’coup ça servirait à rien de camoufler la garde s’ils peuvent sentir les vibration magiques quand tu la dégaine… M’enfin, j’m’en fous. »
    Je me retourne vers ma cabine en tirant le mec par la manche
    « Bon, j’t’explique. J’pense que t’as compris qu’on allait droit dans un piège. Comme j’suis rancunière je vais leur péter la gueule pour ça. Donc j’vais envoyer des gens au point d’rendez-vous, et le reste va crécher sur le navire. J’pense que leur but depuis le début est de voler le Fer… Ben oui, ils ont plus d’bateau. Donc comme j’dois rester ici pour faire rempart, je vais coucher tes marmots. »

    J’arrive devant ma cabine, réfléchis un moment, puis finalement je tourne vers celle de Gally, où je dépose les deux gamins dans les draps roses. Devant le regard interrogateur de l’épéiste, je caresse doucement les cheveux des bambins qui s’endorment en trois secondes, puis je hausse les épaules.
    « Elle a dit qu’elle reviendrait plus tard. Ca dérange pas que les gamins dorment là-dedans. »
    Puis j’ferme la porte à double-tour, en glissant la clef dans mon corsage. J’retourne sur le pont avec Alan qui me suit en trottinant. Phos s’apprête à partir, ainsi que Tinel et deux Laguz faucon. Même si la bataille risque d’être sur l’eau, Phos sait suffisamment bien nager pour sauter de barque en barque et leur péter la gueule à tous bien proprement. Je le vois qui empoigne sa large épée à deux mains. Il a un sourire.

    « Vous en faîtes pas Moneta, je suis résistant. Et puis même si je ne suis pas aussi bon combattant que certains, j’ai de quoi avoir un soutien solide. »
    Puis il m’fait un signe de la main et grimpe sur le dos d’un des faucons qui vient de s’transformer. Tinel me jette un coup d’œil furieux.
    « Je veux pas y aller ! »
    « Ta gueule, ça t’entraînera à n’pas mourir. »
    Il pince les lèvres, rougit un peu, puis finalement s’envole à la suite des autres.

    Je me tourne vers Alan.

    « Bon, ben j’en conclue que tu reste ici toi. Parfait, on va organiser l’attaque. »
    Autour de moi, les matelots sont accrochés à mes lèvres.
    « Mark. »
    Le Rivendell avance de deux pas, un sourire confiant aux lèvres.
    « Avec tous les combattants à distance, je veux que vous vous cachiez dans les voiles. Ca va pas être facile ; vous allez les replier, puis vous allez vous dissimuler dedans avec un guetteur à chaque bout. Vous attendrez qu’ils soient tous en train de grimper sur le bateau pour commencer à attaquer. Soyez discrets et ne laissez jamais voir votre nombre total. »
    Mark acquiesce, puis commence à donner les directives aux archers. Quelques mages partent avec lui.

    Puis j’m’adresse à Armelle.
    « Toi, t’auras la lourde tâche de dissimuler le reste des gens sur le pont avec ta magie. Reste concentrée et cachée. »
    Armelle rougit, sort un livre de magie puis s’en va incanter en se cachant derrière un tonneau.
    « Les Laguz, transformez vous au dernier moment. Les volants… Envolez-vous. Le reste… Préparez-vous, restez discrets et efficace. Pas d’utilisation de canon, tentez de tous les achever. »
    Je me redresse pour savoir si tout le monde a bien compris.
    « Quant à moi j’serai la seule qui sera visible sur le pont. S’ils veulent parler, j’leur accorderai une audience. S’ils m’attaquent, ce sera le signal pour que tout le monde se déchaîne. Alan, t’peux rester près de moi ou alors garder les entrées des cabines. Personne ne rentre dedans t’entends, personne. »
    Un grand sourire aux lèvres, j’empoigne Orchak bien haut vers le ciel. La lame brille sous l’soleil.
    « Matelots du Fer… »
    La clameur emplit le bateau.

    « Pas de regrets, pas de pleurs, du sang et du courage !! »

    Les bons petits.

Spoiler:
 


Dernière édition par Moneta le Ven 6 Jan - 23:06, édité 1 fois
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Alan
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Ven 6 Jan - 19:45

<< Tu sais mon gars, s’il y a des magiciens dans l’coup ça servirait à rien de camoufler la garde s’ils peuvent sentir les vibration magiques quand tu la dégaine… M’enfin, j’m’en fous.
- Justement : tant que je la dégaine pas, ils ne s’en rendront pas compte. Et si ça doit arriver… eh bien il n’y aura qu’à ne pas laisser de témoins. >>

Tuer des gens qui n’avaient rien à voir dans l’histoire ne l’arrangeait pas, mais si quelqu'un annonçait que le « tueur de nobles » se trouvait sur un navire pirate, il n'aura pas la paix, aussi court soit la croisière. Et puis, il ne voulait pas attirer plus d'ennuis à ses bienfaiteurs du moment... oui, il devra tuer, il n'aura pas le choix. Il avait toujours été un peu en désaccord avec Eve sur le fait que tuer ne résolvait pas les problèmes vis à vis de la criminalité... enfin, l'heure n'était pas à la nostalgie.

Cap'tain Moneta attrapa Alan par la manche et l'entraîna avec elle, visiblement dans le but de lui dire un truc plus ou moins important.


<< Bon, j’t’explique. J’pense que t’as compris qu’on allait droit dans un piège. Comme j’suis rancunière je vais leur péter la gueule pour ça. Donc j’vais envoyer des gens au point d’rendez-vous, et le reste va crécher sur le navire. J’pense que leur but depuis le début est de voler le Fer… Ben oui, ils ont plus d’bateau. Donc comme j’dois rester ici pour faire rempart, je vais coucher tes marmots. >>

Alan avait bien compris qu'il y avait baston et piège, par contre il aurait plus parié sur une quelconque garde maritime anti-pirate que sur des naufragés qui veulent voler un rafiot. Enfin bon, qu'importe, au moins elle avait le bon sens de coucher les petits plutot que se battre avec eux sur le chapeau.

Elle se dirigea vers une cabine puis se ravisa au dernier moment pour opter pour une autre, où se trouvaient des draps roses. Alan se demandait comment on pouvait choisir le rose sur un navire pirate, il voyait plus les draps d'une teinte brune claire ou un truc du genre... peut être que c'était la couleur préférée de l'occupant(e)...


<< Elle a dit qu’elle reviendrait plus tard. Ca dérange pas que les gamins dorment là-dedans. >>

« Elle reviendra plus tard » ? Alan traduisit ça comme « j'ai une pirate qui bat la terre ferme pour ses congés payés » et oblitéra cette phrase, qu'importe tant que les gamins sont en paix. Suite à ça, Moneta verrouilla la porte et glissa la clé à un endroit inaccessible sauf si on aime les baffes dans la gueule et elle retourna sur le pont, Alan sur les talons (comme s'il avait le choix). Les matelots étaient visiblement déjà prêts à en découdre.

<< Vous en faîtes pas Moneta, je suis résistant. Et puis même si je ne suis pas aussi bon combattant que certains, j’ai de quoi avoir un soutien solide. >>

Déclara l'un d'entre eux avant de chevaucher un faucon. Un jeune ado regardait furieusement le capitaine.

<< Je veux pas y aller !
- Ta gueule, ça t’entraînera à n’pas mourir. >>

Et le jeune homme ne dit plus rien, visiblement peu enclin à protester plus longtemps contre son capitaine. Au moins, c'était une preuve que la dame savait se faire respecter. Sur ce, elle se tourna vers Alan.

<< Bon, ben j’en conclue que tu reste ici toi. Parfait, on va organiser l’attaque. >>

Alan ignorait comment elle avait pu conclure une telle chose sans demander son avis... dans le fond, peu importait, c'était même tant mieux car il voulait être là où il pouvait surveiller ses enfants, soit sur le navire. Les autres matelots attendaient visiblement les consignes.

<< Mark. >>

Un des matelots s'avança, visiblement confiant.

<< Avec tous les combattants à distance, je veux que vous vous cachiez dans les voiles. Ca va pas être facile ; vous allez les replier, puis vous allez vous dissimuler dedans avec un guetteur à chaque bout. Vous attendrez qu’ils soient tous en train de grimper sur le bateau pour commencer à attaquer. Soyez discrets et ne laissez jamais voir votre nombre total. >>

Le matelot hoche la tête et organise son équipe pour exécuter les ordres. Moneta se tourne alors vers la blonde qu'Alan avait vu tout à l'heure.

<< Toi, t’auras la lourde tâche de dissimuler le reste des gens sur le pont avec ta magie. Reste concentrée et cachée. >>

La dame rougit et fila se planquer derrière un tonneau. Un murmure d'incantation commençait à se faire entendre.

<< Les Laguz, transformez vous au dernier moment. Les volants… Envolez-vous. Le reste… Préparez-vous, restez discrets et efficace. Pas d’utilisation de canon, tentez de tous les achever. >>

Les ordres étaient clairs. Tous les buter, sans exception. Alan se sentait un peu plus confiant : s'il devait utiliser Alondite, il aura moins de doutes. Si tous les ennemis meurent, il n'y aura personne pour avertir les gardes et l'équipage sera hors de danger. Néanmoins, il gardait son dernier atout pour la fin, bien sur.

<< Quant à moi j’serai la seule qui sera visible sur le pont. S’ils veulent parler, j’leur accorderai une audience. S’ils m’attaquent, ce sera le signal pour que tout le monde se déchaîne. Alan, t’peux rester près de moi ou alors garder les entrées des cabines. Personne ne rentre dedans t’entends, personne. >>

Le bretteur hocha la tête et se décida pour prendre place près de Moneta, mais de façon à pouvoir surveiller les cabines. Lui aussi avait un trésor à l'intérieur. Un trésor qu'il refusait de perdre quoi qu'il arrive. Moneta n'avait pas du tout besoin de préciser ce point, donc. Le capitaine brandit sa hache vers le soleil, sa lame reflétant les rayons sur tout son équipage comme une bénédiction de la déesse de la guerre elle-même.

<< Matelots du Fer…
- Pas de regrets, pas de pleurs, du sang et du courage !! >>

Le cri de guerre de l'équipage du Fer retentit sur l'océan tel un raz-de marrée. Alan dégaina Artamon, sa lame dorée reflétant une aura malsaine surnaturelle qui pourtant ne trouvait pas sa source dans le minerai.

*Du sang... je sens l'odeur du sang...*

Avant même que celui-ci n'aie coulé, il sentait l'odeur du sang qu'il allait faire couler. La flamme noire de la guerre embrasait son cœur, seule une petite lueur sacrée qui protégeait le souvenir bien réel de ses enfants, endormis quelque part dans des draps roses à l'intérieur du navire, l'empêchait de sombrer dans la folie berserk qui l'animait.

Il attendait, à l'affut du moindre bruit. Seul les incantations d'Armelle troublait le silence pesant. Alan ressentait l'excitation qui venait avant la bataille et ne put réprimer un sourire. La lutte pour la survie, sa fidèle compagne de voyage depuis des années. Verser le sang à longtemps été son quotidien. Et aujourd'hui, même s'il fuyait le peuple, même s'il avait un rôle de père à jouer, elle était toujours là. La Mort était sa véritable compagne...

Les premières mains surgirent de la mer et agrippèrent la rambarde. Se hissèrent des soldats armés d'épée, de hache, de tome de magie protégés contre l'humidité par on ne sait quel sort et d'autres outils de mort. Alan souriait, un sourire malsain que nul ne pouvait voir, protégé qu'il était par l'enchantement d'Armelle. Comme prévu par le plan, tous les envahisseurs ne voyaient qu'une seule femme, Moneta. Dans un cri de guerre, ils se ruèrent sur cette pauvre femme...

Et le sang coula alors que l'illusion se dissipait...

Alan enfonça sa lame jusqu'à la garde dans le ventre d'un pirate armé d'une hache. Le sang giclait et éclaboussait le corps du bretteur qui empoignait sa lame à deux mains pour la faire bouger en lui, sadiquement, tranchant encore plus d'organes comme pour s'assurer qu'il ne se relèvera pas. Finalement, il retira sa lame et laissa le corps retomber alors qu'il désignait une nouvelle cible, un épéiste qui a eu la chance de survivre au premier assaut. Le chaos régnait sur le pont alors que le bretteur se laissait submerger par la folie de la guerre, troquant son sens de la justice contre la joie du carnage, du chaos, mais observant frénétiquement les portes qui menaient aux cabines. Personne ne devait entrer, personne...

Le bretteur fit également un tour d'horizon rapide. Sur l'île, le combat battait également son plein. On pouvait observer des silhouettes luttant vaillamment, mais difficile de savoir qui était qui à moins de se fier aux silhouettes aérienne. Elles, on savait pour qui elles étaient. Moneta maniait la hache comme une déesse guerrière, tailladant quiconque avait l'audace de se dresser contre elle. Alan n'était même pas certain de faire le poids face à elle. Armelle, de sa cachette, balançait des sorts sur des pauvres victimes qui mourraient sans comprendre d'où venait l'attaque, mais pour combien de temps encore ? De leur perchoir, Mark et ses tireurs d'élites faisaient pleuvoir la mort avec une précision meurtrière. Les quelques fous qui tentaient de les atteindre en grimpant au mat retombèrent bien vite sur terre. Quand aux mages et archers ennemis, ils tentaient tant bien que mal de les atteindre, pauvres fous...

Soudain, Alan repéra un bandit qui fonçait vers la cabine, hache brandie... la cabine ou dormaient ses enfants. Trop tard pour le rattraper... il n'avait plus le choix...

Alors que la lanière de cuir touchait le sol, des flammes bleues surgirent de nul part, se dressant devant la porte sans ronger le bois, comme si ce n'était pas ce qu'elles voulaient manger.


<< Qu'est-ce que... >>

Le bandit se stoppa net, regardant autour de lui avant d'apercevoir cet homme aux lames dépareillées. Une en or, courte, qui trempait déjà dans le sang. L'autre, argentée et longue, brillait des mêmes flammes bleues qui se dressaient devant la pote. Il émanait de ce guerrier ensanglanté une aura mi-pure mi-démoniaque.

<< T'es qui toi ?
- Tu peux m'appeler le diable... ou le rédempteur... ou le chevalier de la déesse... ou ce que tu veux, j'm'en bat le steak. >>

Les flammes d'Alondite grandirent encore alors qu'une lueur meurtrière naissait dans les yeux émeraudes du bretteur. Un autre pirate bondit pour tenter d'attaquer le bretteur. Il se retrouva au sol, manquant sa proie alors que celle-ci lui planta Artamon dans la gorge.

<< Tu as voulu t'en prendre à mes trésors, et pour ça... je te réserve le pire des châtiments que je puisse t'offrir. >>

Les flammes devant la porte bondirent sur le bandit qui se mit alors à hurler à la mort. Sa peau ne brûlait même pas, pas plus que les habits. Alan s'avança et lui ouvrit la peau en deux. Les flammes jaillirent alors et regagnèrent la lame dont l'aura s'estompa aussitôt. A l'intérieur du cadavre ne se trouvaient plus que cendres et os blanchis. Le diable repartit en guerre sur le navire, n'ayant plus recours aux flammes ni même à l'épée sainte. Seule Artamon fut souillée par le sang.

Le combat prit finalement fin et les cadavres furent jetés en mer. Alan ne s'intéressait guère aux pertes côté « défenseurs », mais il était certain que tous les ennemis étaient morts... tant mieux... il se dirigea vers la capitaine.


<< Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais aller voir mes enfants... s'il vous plait. >>

Toujours se montrer courtois avec une femme, surtout si celle-ci était armée d'une grosse hache et avait tout un équipage sous ses ordres. Alan avait pu étaler sa puissance, mais on se doutait bien que contre toute une bande de pirate, il n'allait pas faire long feu. Qui plus est, Alan haletait et arborait une belle balafre sur le ventre, saignant encore malgré un garrot et il était également entaillé au bras. Vers la fin de la bataille, un épéiste était parvenu à tirer parti de l'état de fatigue du bretteur pour le blesser avant qu'Artamon ne finisse par l'éventrer. On ne pouvait employer les pouvoirs d'Alondite sans le payer par son énergie.


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Dim 15 Jan - 17:30

    Tout l’monde se met en place, prêt à en découdre. Ca va chier. Le vent se lève, et l’illusion se pose sur l’bateau. Je suis seule âme visible sur l’rafiot, et ce sont les abordeurs qui sont heureux. Les voilà qui arrivent par grappe, bougeant comme une seule entité un peu débile, ne se doutant pas du piège dans lequel ils viennent de tomber. Me voilà, rigolant toute seule face à cette bande de cons. J’les agresse du regard.
    « Alors mes mignons, la mer est belle et l’bateau est vide ? C’pas gentil de venir voler l’bien des autres qui viennent vous aider ! »
    J’soulève un pan d’mon grand manteau d’Cap’taine, révélant les bijoux qui m’avaient été commandés pour c’t’équipage-là. Aucun n’percute que c’est pour eux, et ils s’disent certainement que c’est mieux d’avoir un bateau ET des bijoux, que juste les bijoux. Ils ont pas tort. J’me mets en garde. Eux, comme des bêtes, me chargent. Banzai !
    En voilà trois qui s’percutent sur le manche de ma hache. D’un coup sec du bras, j’remonte la lame vers le ciel, et ils sont tranchés proprement. C’est l’signal ! A moi, mes fiers matelots !

    Armelle lève l’illusion en balançant une grosse lame de vent qui en fait tomber quelques uns par-dessus bord. Mark lance sa première hachette ; les manieurs d’armes de jet attaquent à sa suite, faisant pleuvoir une pluie meurtrière sur les assaillants qui arrivent en nombre. Ah mais bordel, il devait être énorme leur bateau !

    « Rick, occupe-toi de ceux qui arrivent par la poupe ! »
    Mon maître d’équipage m’adresse un chaleureux clin d’œil alors qu’il s’élance avec quelques autres vers des p’tits coquins qui tentent de s’faufiler par le derrière du bateau. Un coup d’œil vers la gauche me permet d’voir Alan qui tranche proprement des vilains. J’m’étonne devant sa dextérité. Et sa seconde arme ; mhh. Il a beau avoir l’air faiblard, il l’est ptêtre pas tant qu’ça, finalement. Tout en faisant d’la charpie avec ceux qui osent s’en prendre à moi, je continue d’gueuler des ordres.
    Bientôt, deux épéistes me prennent de front, et j’arrive pas à les gérer en même temps. Trop rapides, ils se fendent lestement et j’ai du mal à parer. Merde !

    Et puis sprotch, voilà deux hachettes qui s’plantent dans leur crâne. Ils avaient qu’à surveiller le ciel, ces cons ! Le Rivendell m’adresse un grand geste des bras.

    « Cap’taine, j’ai plus d’armes, vous m’en rebalancez ? »
    « Ah tu m’fais chier ! »
    Je chope les armes éparses en donnant de grands coups d’hanches de droite et d’gauche, faisant tomber les ennemis droit sur les lames de mes fidèles marins. Après avoir tout récupéré, je les lance une à une à Mark, qui les récupère avec une aisance tapageuse.
    J’me retourne un instant, et j’en vois entrer dans la cuisine. Han, les cons ! Trop tard.

    « MA CUISINE, BANDE DE LARVES !!! »
    Des morceaux variés appartenant certainement il y a peu à des êtres humains son éjectés hors de la pièce sacrée. Ils avaient qu’à pas y aller. J’soupire en me disant que parfois, Roger pourrait faire un effort pour plus nous aider. Mais nan. Il reste dans sa foutue cuisine et tue tous ceux qui tentent de trop s’en approcher sans son autorisation (ou la mienne, je suis Cap’taine quand même).

    Et là, j’vois ce sacré Alan qui rugit en s’lançant sur deux pov gars qui essaient d’entrer dans la chambre des p’tiots. Au début, j’commence à m’élancer car on touche PAS à la chambre de Princesse Dragon, mais… Mais en fait il leur barre la route. Méchamment. Puis il les fait cramer, il les découpe en rondelles, il les… MAIS il dégueulasse mon bateau, le chancre !!!
    Toc toc, fait-on dans mon dos. AH ! deux assaillants. Et une Armelle. Attaquée. Je fonce ! Y’en a un que je balance à terre, puis que j’plante d’un bon coup, l’autre qui reçoit le manche sur le crâne, puis qui est balancé à la flotte par une rafale de ma gentille magicienne. Elle me remercie en inclinant la tête.

    Et là.

    C’est le silence. Le grand silence. C’est fini. Au loin, on entend encore quelques cris déchirants de la fin de bataille, alors que mes gentils Laguz déboîtent les chefs de l’opération. Alan vient me chercher, demandant à voir ses marmots.

    « Okay ! Attends, j’sors la clef. »
    Il est encore couvert du sang d’ses ennemis qu’il pense déjà à ses mioches. C’est mignon. Autour de nous, les marins s’affèrent pour trouver les blessés et les soignés, puis rejeter les corps des ennemis à l’eau. D’autres commencent à nettoyer le pont, il en a bien b’soin.
    On arrive à côté d’la porte… Et j’vois la serrure défoncée. Hein ?
    Dans la chambre, plus d’marmots. Je serre l’épaule d’Alan qui commence à paniquer.

    « Tu me laisse gérer avant de t’énerver, s’teu plé. Rick ! … RICK !!! Rick ?»
    « Il est mort, Capitaine. »
    Armelle me r’garde avec de grands yeux tristes lorsqu’elle dit ça. J’vois dépasser la main du fier lancier alors qu’on l’enveloppe dans un drap blanc. Merde. Chaque chose en son temps. Il me faut quelqu’un pour remplacer Rick. Et quelqu’un pour m’aider à chercher les gamins. Ah mais… Elle, ça pourrait marcher pour les deux…

    « Ornella !!! »
    Mon cri résonne sur le pont, et bientôt on entend des bruits d’pas qui arrivent de la cale. La trappe s’ouvre, et le visage sérieux de la manieuse de coutelas apparaît.
    « Capitaine. »
    Certains frissonnent à la vue de la sacrée disciple. Une femme dangereuse, mais digne de confiance.
    « Rick est mort. Tu seras la prochaine Maître d’Equipage sur le Fer. Félicitations. »
    Des applaudissements discrets fusent. La femme à la peau mate lève un sourcil, puis esquisse un sourire. Puis elle ouvre parfaitement la trappe, et monte sur le pont, semblant porter quelque chose de volumineux et de fragile.
    « C’est un honneur. J’essaierai de remplir au mieux cette fonction. Capitaine, j’ai trouvé ceci dans la cabine de mademoiselle Gallysnaga. Je suppose que cela appartient à monsieur… »
    Les deux bébés profondément endormis étaient nichés contre le buste généreux d’la femme.
    « J’ai tué celui qui avait crocheté la serrure. Je suppose ne pas avoir fait erreur sur la personne… »
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Dim 15 Jan - 18:26

L'équipage s'activait vraiment, faisant preuve d'une organisation maîtrisée. Certains nettoyaient le pont du massacre, d'autres balançaient des cadavres à la mer (après les avoir dépouillé, bien sur), d'autres encore transportaient les blessés dans un coin pour les soigner sans gêner les autres. Une telle organisation faisait plaisir à voir, surtout quand il s'agissait d'une coopération des trois « races » de Tellius. Qui en ce monde pouvait témoigner d'une scène identique ? C'est ce genre de chose que cherchait Alan. Un endroit où Beorc, Laguz et Marqués vivaient en harmonie... une utopie sans doute uniquement présente sur ce bateau. Ah, si seulement ces gens n'étaient pas des forbans, il aurait peut être pu s'arranger pour vivre avec eux. Quand il y pensait, il était aussi un paria, mais il ne voulait pas que ses enfants deviennent des parias. Il voulait... qu'ils soient acceptés par tous, qu'ils vivent en étant accepté par leur entourage. Ca serait possible sur ce navire, mais ce n'était pas le genre d'endroit pour élever des enfants, c'était trop risqué, hélas...

Moneta se tourna vers Alan une fois que celui-ci l'aie interpellé.


<< Okay ! Attends, j’sors la clef. >>

Elle fit apparaître ladite clef et se dirigea vers la cabine... Alors qu'elle entamait le mouvement pour introduire l'objet dans la serrure, Alan Moneta remarquèrent l'état anormal du cadran... Non... quand même pas...

<< Tu me laisse gérer avant de t’énerver, s’teu plé. Rick ! … RICK !!! Rick ? >>

Alan n'écoutait pas, il n'écoutait plus rien. Il se contentait de fixer la serrure défoncée, incapable de bouger, son visage exprimant une terreur constante. Déjà il s'imaginait le pire des spectacles. C'était de sa faute. Il était sensé veiller sur la porte ! Il devait s'assurer que personne ne passe ! Il n'avait quitté que très rarement la porte des yeux et au final, il n'a pas assuré. Au final, ils étaient morts ! MORTS ! Il allait se foutre en l'air, ici et maintenant ! Il ne méritait pas de vivre. Ce n'était qu'un faible, un homme incapable de protéger ceux qu'il aime ! Comment pouvait-il manier Alondite alors qu'il n'en était pas digne ? On le lui a si souvent répété, mais il ignorait toutes ces voix, ces critiques, il se fichait éperdument de ce qu'on disait de lui... mais en fait, c'était la vérité. Alan n'est qu'un faible, un faible qui n'aspirait qu'à quitter le champ de bataille auquel il est destiné pour tenter de vivre sa vie, la victime des incessantes malédictions d'Ashera. Il vient de perdre son dernier vrai trésor et maintenant il est seul, définitivement...

<< Rick est mort. Tu seras la prochaine Maître d’Equipage sur le Fer. Félicitations. >>

Alan jeta un regard éteint à la dame à la peau mate. Tant mieux pour elle... sa main se dirigeait déjà vers la garde d'Alondite, poignée retournée pour saisir la lame de façon à se la planter dans son ventre après qu'elle soit dégainée.

<< C’est un honneur. J’essaierai de remplir au mieux cette fonction. Capitaine, j’ai trouvé ceci dans la cabine de mademoiselle Gallysnaga. Je suppose que cela appartient à monsieur… >>

Alan jeta un œil au contenu des bras de la dame et y vit deux bébés profondément endormis, visiblement intact.

<< J’ai tué celui qui avait crocheté la serrure. Je suppose ne pas avoir fait erreur sur la personne…
- Mes enfants... >>

Faisant de son mieux pour ne pas se jeter sur eux et les arracher aux bras de la femme, risquant ainsi de réveiller ses bambins, Alan prit précautionneusement les enfants dans ses bras et les serra contre lui, au bord des larmes dans son soulagement. Il avait bien du mal à ne pas sauter sur sa bienfaitrice et la couvrir de baiser. Il se contenta juste de quelques mots.

<< Merci. Merci infiniment. >>

Il se dirigea vers un côté du navire dans le but de s'installer et se calmer, mais une vision au loin l'alarma. Quelques Laguz revenaient, bien visiblement blessés au vu de leur trajectoire zigzagante. Dans l'eau, des gens nageaient également, mais ils n'avaient pas vraiment l'air amical et il y en avait un sacré paquet. Au moins un quart, voir plus, du nombre d'agresseurs qui ont lancé l'assaut sur le navire tout à l'heure. Mais il y en avait combien en tout ?

<< Putain, je vais jamais pouvoir avoir la paix moi ou quoi ? HE ! LE COMBAT EST PAS FINI VISIBLEMENT ! >>

Alan était vraiment partagé entre deux états d'esprit : celui de déposer ses gamins dans un coin et revenir se battre, ou celui de se mettre à l'abri et de veiller sur eux. Il avait une dette envers Moneta et la sauveuse de ses enfants, donc la question ne se posait pas, mais la serrure de la cabine étant détruite, il ne pouvait plus quitter la porte.

Le bretteur se rua donc dans la cabine et enroula ses enfants dans la couverture, tête dégagée, avant de les nicher dans un coin en déplaçant ce qui pouvait l'être pour les cacher. Suite à ça, il se plaça devant la porte, la ferma et dégaina ses lames.


<< Cette fois-ci, je reste là. >>

Peu importe ce que dira Moneta ou les autres, il ne bougera pas d'un pouce. Il n'était pas un membre de l'équipage mais un invité. Il trouvera un moyen de payer sa dette plus tard, peut être avec de l'argent pour commencer. Pour le reste il n'avait pas d'idées... pour le moment.

Vala, cette fois à toi de narrer le combat ^^'


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mer 18 Jan - 12:38

    Aaah, si c’est pas mignon les retrouvailles parentales. C’est plein de gnangnan, de joie, de roucoulement, de… Ouais nan j’m’arrête. J’fais un clin d’œil à Ornella qui hausse les épaules. Elle devait avoir jugé qu’un homme s’étant introduit de force dans une cabine devait être légèrement plus dangereux que deux pauvres gamins endormis.
    Quoique, la Gally … Lorsqu’elle se réveille de mauvais poil le matin, vaut mieux pas être à portée de ses poings mignons si on veut pas voler. Qu’elle est choupinette ♥
    Et c’est là qu’Alan fait remarquer un tout, tout petit gentil problème. Mes Laguz qui reviennent blessés, et d’autres gars qui nous foncent dessus. Ils doivent vraiment être désespérés pour lancer le reste de leurs troupes sur nous… J’laisse mon invité pendant qu’Ornella se barre pour réorganiser les marins encore debout. Mine de rien, on n’a pas tant d’pertes que ça. J’aurais été emmerdée si ça avait été le cas. En plus on pouvait pas pleurer Rick maintenant. On boirait en sa mémoire le soir.
    J’pose un pied sur le bastingage, me retenant à quelques cordages. J’observe les assaillants du deuxième round. Une vague de puissance me fouette le visage.


    « Hu hu, en fait c’était que l’échauffement, voilà les gradés qui arrivent ! »
    J’vois mes quatre Laguz qui reviennent, les trois volants ayant pris leur forme animale pour aller plus vite. Aucun ne semble gravement blessé, mais aucun n’est vraiment indemne. Tinel volète, suivant les autres bravement pour ne pas montrer sa fatigue. Je réceptionne le p’tit Corbeau qui se jette dans mes bras sous forme humaine, pendant que Phos Leorh ainsi que les deux faucons atterrissent sur l’pont.
    « J’ai eu peur Cap’taine ! Ils sont méchants, ils nous lançaient des flèches, et j’ai pas pu faire grand-chose… Alors que monsieur Leorh, il est arrivé, il a sauté sur leurs chaloupes, il a sorti sa grande épée… »
    Leorh lève un bras zébré de nombreuses estafilades. Il a l’air bien blessé. J’lève les yeux au ciel.
    « Bon sang d’bois, Phos, pourquoi t’as pas pris ta forme de lion ? »
    « J’aurais fait tomber leur maigres embarcations. Et je n’aime pas me battre dans l’eau. »
    « Matou d’merde quoi. »
    « Merci, Capitaine. »

    J’fais rapidement part de la situation à mon second, qui hoche la tête gravement lorsque je lui annonce la mort de Rick et la nomination d’Ornella. Il semble être d’accord sur mon choix. Ya intérêt.
    Bon, bataille partie deux. J’me retourne vers mes matelots, poussant Tinel sur le côté. Le gamin volète et part se poser à côté d’Alan, qui semble déterminé à ne pas quitter une seule fois la cabine où dorment ses gosses. Le gamin, l’épaule et le torse blessé, reprend néanmoins une nouvelle fois sa forme animale, se posant à côté de l’épéiste.

    « Je crèverai les yeux de ceux qui s’approchent trop, monsieur Alan. »
    Brave petit. T’vas voir lorsqu’il grandira, comme il sera fort. J’m’adresse une nouvelle fois à mes fidèles marins.
    « Allez mes enfants, après c’est fini. De toute façon on n’a pas le choix. Leorh et les autres en ont décimé pas mal, mais ils ont amené le chef et sa bande de c’côté-ci. Laissez-moi l’Capitaine, j’le connais bien. Pour le reste… Massacre. J’veux pas un seul survivant, pas d’pitié. Toute façon ils en auraient pas eu pour nous. Que chacun sache qu’on n’me défie pas impunément. A l’attaque !!! »
    Les cris d’mes marins emplissent une nouvelle fois l’bateau. Déjà, les flèches et les sorts à distance fusent vers nos ennemis. D’nombreux coulent, mais certains continuent d’avancer. Mes yeux vrillent sur un homme monstrueux, d’au moins deux mètres, qui porte dans son dos une hache énorme, aux pales bien plus larges et lourdes que celles d’Orchak. Celui qui m’a tendu un piège. Celui qui va morfler.

    Il y en a bien une quinzaine encore debout, qui arrivent à monter sur le Fer. L’un d’entre eux manie deux pistolets à un coup qu’il parvient à recharger alors qu’il court. Bordel, comment il a fait pour garder sa poudre au sec ??

    « Leorh, le pistolet !! »
    Un rugissement du fier Second déchire le vacarme ambiant, alors qu’il se jette sur l’ennemi, se protégeant des balles avec sa grande et large épée en acier solide. J’entends un lourd bruit à côté d’moi ; quelques oiseaux ont fait tomber un boulet d’canon sur la tête d’un mage qui faisait chier à parer les armes avec un foutu bouclier de ténèbres. J’écarquille les yeux en voyant sa tête enfoncée dans son cou. J’fais un grand sourire à mes gentils Laguz.
    « C’est fichtrement bien ça comme attaque !! Visez bien hein, sinon c’est un coup à percer le pont, ce s’rait con ! »
    Ils s’envolent en rigolant. J’me retourne, et j’fais face à mon sacré adversaire. Hache contre hache. Ca va chier. J’avance d’un pas, il avance d’un autre. J’me mets en garde, lui aussi. On dirait une forteresse, tellement son arme peut lui servir autant de bouclier, que d’bélier, que d’guillotine.
    « T’auras jamais le Fer, Otto le Large !! »

    Il avait souvent été la risée d’la piraterie, ce mec, car il a vraiment pas un surnom classe. Pourtant ça l’détermine bien, mais c’est carrément pas cool quoi.
    « Aaah, enfin, le jour où je croise le fer avec Orchak et son équipage maudit est arrivé… »
    Je tique méchamment à sa phrase. De quoi. Il est très bien mon équipage.
    Et sans attendre, on s’élance l’un sur l’autre. Les haches qui s’entrechoquent violemment résonnent dans l’fracas d’la bataille. Une lueur folle traverse les yeux d’mon adversaire. La folie du désespoir.

    « Aujourd’hui on sonnera le glas du règne de la Reine des Mers… »
    « C’’est c’que tu crois, lourdeau. »
    Vexé, il m’envoie valser d’un grand coup d’sa hache. J’me réceptionne, puis j’repars vers lui. J’commence les fameux moulinets du coup d’butoir, alors qu’il peine à se cacher derrière les lames énormes de son arme.
    Le plus gros problème des manieurs de hache, sont la précision et la vitesse. J’arrive à palier ce manque grâce à la connaissance d’mon arme et la perfection d’ma technique. La lame qui oscille dans le vent, aux mouvements imprévisibles pour mon ennemi, clairs comme de l’eau pour moi, tout cela est un ensemble meurtrier que peu sont capables de défaire.
    Si les épéistes sont plus à même de percer cette défense, j’ai jamais, jamais rencontré de lancier ou de manieur de hache qui puisse me briser à c’jeu là.


    « T’as tué mon maître d’équipage. »
    Bang, premier coup qui le désarçonne et ouvre sa garde au côté. Orchak effectue une courbe et s’plante dans son flanc.
    « T’as cru qu’t’allais me briser, briser mon équipage, récupérer MON bateau. »
    La lame de ma hache au fil si fin se libère de sa chair avec une aisance insolente, puis part se planter dans son épaule, tranchant presque entièrement le bras directeur.
    « Et tu m’as sous-estimée. Ainsi que tout mes hommes. »
    La hache vole encore, et coupe le poignet gauche, faisant parfaitement lâcher son arme à l’homme dont l’visage est tordu par la peur.
    « EQUIPAGE DU FER !!! »
    Une immense clameur me répond, alors que sept ennemis sont encore debout, à se battre jusqu’à leur dernier souffle, dans leur désespoir. Mes hommes les mettent en joue, les désarment, les blessent sans remords.
    « MISE A MORT !! »
    Ma hache tombe, comme un couperet, et coupe d’un coup la tête de c’gros qui s’est cru plus fort que moi, plus fort que mon équipage qui sait mieux qu’personne que l’union fait la force.

    Et moi j’reste là, fière, blessée certes en d’nombreux endroits, mais victorieuse. Comme si j’allais laisser des cons me prendre tout c’que j’ai patiemment bâti pendant des dizaines d’années. Non mais oh.
    Cri de victoire sur l’bateau. On jette les cadavres ennemis à l’eau, on récupère leurs armes de valeur, leurs bijoux, leur argent. On chope un bâton d’soin, et v’la qu’la magie douce et brillante fait iriser les planches de mon rafiot.
    J’me tourne vers mon p’tit invité. Comment qu’il va, l’est encore vivant ?
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Alan
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mer 18 Jan - 13:21

Les oiseaux et leur compagnon félin se posèrent sur le navire. Le jeune homme atterrissant dans les bras du capitaine avec les yeux d’un enfant maltraité… sa condition de jeune papa ne put que faire craquer Alan devant cette scène. Après quelques instants pleines d’émotions, le jeune oiseau suscité prit place à côté d’Alan devant la porte de la cabine.

<< Je crèverai les yeux de ceux qui s’approchent trop, monsieur Alan.
- Prend pas trop de risques, ça serait con de mourir à ton âge. >>

Après ce petit échange, Moneta fit son briefing du combat à venir.

<< Allez mes enfants, après c’est fini. De toute façon on n’a pas le choix. Leorh et les autres en ont décimé pas mal, mais ils ont amené le chef et sa bande de c’côté-ci. Laissez-moi l’Capitaine, j’le connais bien. Pour le reste… Massacre. J’veux pas un seul survivant, pas d’pitié. Toute façon ils en auraient pas eu pour nous. Que chacun sache qu’on n’me défie pas impunément. A l’attaque !!! >>

Lames en main, Alan inspira un grand coup jusqu’à tirer son esprit hors des limbes de la fatigue. Ca faisait trois combat qu’il enchaînait et il était un peu épuisé, mais il survivra. Il DEVAIT survivre. Pour ses enfants, il allait vaincre et montrer à ces pirates, ennemis où alliés, comment le tueur de nobles se débarrassait des obstacles.

Les archers et mages avaient déjà lancé l’offensive pour réduire le plus possible le nombre d’ennemis à abattre. De sa position, Alan n’arrivait pas à voir combien étaient touchés, mais il ne s’inquiétait guère. Cinq ou cent, il était prêt.

D’étranges bruits résonnaient sur les mers, plus puissant que les cris, les incantations, les zap et autres onomatopées bizarres et magique. Des petites explosions, des bruits de canons en moins lourd. Alan avait déjà entendu parler de ces armes, mais jamais vu. Des petits canons, projetant un minuscule objet de plomb qui perforait le corps souvent de façon fatale. Un pistolet, que ça s’appelait. Le bretteur sourit. S’il pouvait affronter un manieur de pistolets, ça sera une bele expérience.

Sur la quinzaine d’assaillants, trois se dirigeaient vers Alan. Son camarade oiseau avait déjà pris son envol à basse altitude et formait un cercle autour du bretteur qui conservait son calme. Deux manieurs de hache et un épéiste. Voilà qui s’annonçait ardu. D’un même geste, les hommes à la hache formèrent un mouvement de ciseaux pour attaquer Alan de part et d’autres. Le bretteur para les deux lames d’un coup en plaçant perpendiculairement ses épées, donna du muscle pour dégager l’un d’entre eux puis entailla le bras de l’autre avec son épée dégagée. L’épéiste profita du fait qu’Alan soit occupé pour l’attaquer dans le dos, lame brandie au-dessus de sa tête, sourire victorieux, Alan eut tout juste le temps de tourner sa tête pour voir la lame briller au soleil quand une ombre masqua l’astre solaire et qu’un cri strident lui vrilla les tympans.

Son jeune ami volatile plongea en piqué et s’accrocha aux épaules de l’épéiste, le déséquilibrant alors. Alan dut reporter son attention sur les deux autres, mais les deux bruits gores et les hurlements de douleur lui indiquaient qu’effectivement, celui qui s’était trop approché avait désormais les yeux crevés.

Malgré la blessure au bras, le manieur de hache continuait de mener la vie dure au bretteur, à plus forte raison quand il était assisté de son compagnon d’armes.


<< Je commence sérieusement à perdre patience. >>

Dos à la porte toujours fermée, Alan s’imposa un rythme de respiration calme alors qu’il puisait ses dernières forces, unissant corps et esprit. Il n’aura besoin que d’une seconde, une seule. Oter deux vies en un éclair, atteindre la plénitude et transcender la limite humaine. Quand l’union fut établie, les muscles d’Alan prirent des proportions impressionnantes pour son corps pourtant pas si musclé.

Dans le dixième de seconde qui suivit, deux cœurs furent transpercé en même temps sur un espace-temps courant. Alan s’effondra contre la porte qui s’ouvrit sous le choc, le faisant rouler en arrière avant qu’il ne heurte le bord du lit aux draps roses. Il n’avait pas mal, il était juste épuisé. Le contrecoup était toujours aussi violent.


<< Papa ? >>

Alan ouvrit les yeux en sentant un poids sur ses jambes. Ses enfants le regardaient avec un mélange d’amusement et d’inquiétude. Le bretteur passa faiblement ses bras autour des petits. Ils ne devaient pas sortir. Le bruit du combat avait cessé dehors et un oiseau se posait à côté de lui.

<< Merci pour le coup de main. Est-ce que tu pourrais… >>

Avant qu’il n’ait pu finir sa phrase, Kira quitta ses jambes et attrapa une aile de l’oiseau, examinant déjà le plumage. Alan sourit d’un air désolé et reprit sa gamine qui ébouriffait pas mal l’aile.

<< Désolé, elle a toujours été curieuse de tout. >>

Une silhouette féminine et armée d’une grosse hache se dessina à l’entrée de la porte.

<< Je vais devoir vous emprunter un lit, capitaine, j’ai un peu trop forcé… A moins que vous n’ayez un truc assez fort pour me remettre d’aplomb ? Mais bon, mettez moi en fin de liste des personnes à soigner. >>

Un baton de soin pouvait soigner les blessures et redonner des forces, mais pas assez pour Alan qui venait d’utiliser les lames tempêtes. Il lui faudrait un breuvage assez fort pour le réveiller, au pire un café bien serré pour qu’il tienne jusqu’à la nuit tombée ou une quelconque mixture d’apothicaire, mais ça serait étonnant de trouver de ça sur un navire pirate.


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mer 25 Jan - 14:07

    Comprenez mon désarrois lorsque j’arrive dans c’te foutue cabine et que j’vois mon pauvre petit mousse pris en otage par une gamine cinq fois plus petite que lui, et qui se crispe d’horreur devant les grands yeux innocents d’l’enfant. C’est super drôle.
    « Gentille… Lâche mon aile, gentille petite… »
    Tinel reprend sa forme humaine un peu trop brutalement, c’qui fait peur à le petite. J’rigole si fort qu’elle arrête de pleurer sur le coup. Le jeune corbeau vient se réfugier dans mes bras, un sourire illuminant son visage d’habitude ronchon.
    « Capitaine, Capitaine, j’ai bien aidé M. Alan, je l’ai sauvé, c’est vrai ! J’ai crevé les yeux d’un vilain épéiste qui voulait le trancher en traître ! »
    Ses yeux sont brillants d’excitation et de joie. Oulah, il a bien compris le système de la piraterie lui.
    « C’bien, mais n’oublie pas qu’une épée ça coupe, et que t’as eu d’la chance qu’il t’ait pas vu. Mais c’bien, bravo petit. »
    C’est pas un félin, mais il ronronne à n’en plus finir dans mon décolleté. Un jour j’comprendrai pourquoi les gamins adorent tous mes seins.
    Bon en attendant, j’ai un mec à moitié mort et couvert de sang qui menace de m’tacher le joli lit rose de ma princesse. Ca va chier.


    « Mais bien sûûûûûr qu’on a des remontants, des potions bizarres, des trucs pour faire passer la fatigue… Tu t’crois où, avec la quantité d’gens différents qui crèchent ici, faut bien que j’me prépare à toute éventualité hein ! »
    J’m’accroupis à côté d’lui, et j’le tâte un peu. Ses muscles ont été gonflés par un effort soudain, et y’en a pas mal qui ont claqués sous la pression de ses mouvements. Il a aussi quelques estafilades, mais rien n’est cassé. Il est juste brisé d’fatigue, et ça mon vieux j’ai la solution.
    « Bon mon coco, j’espère que tu tiens bien l’alcool. »
    Je vire Tinel dehors pour le forcer à aller aider les autres à faire le ménage. Le navire est un peu crade après les batailles, faut l’avouer. Et puis ya ENCORE de la glace partout, faut vraiment que Sophia apprenne à la faire disparaître après avoir lancé un sort, pff.
    J’descends les quelques marches qui me séparent d’la cuisine, puis j’passe la tête dedans. Un couperet aiguisé vient s’planter à trois centimètres de mon visage, sur la porte. Mon visage se tord en une grimace peu charmante.

    « Maiiiiieuh j’suis pas un intrus ! »

    « Aaah, pardon bébé, avec tous ces foutus gens qui essaient de rentrer dans ma cuisine, je sais plus où donner de la tête. Qu’est-ce que tu veux ? »
    Je zyeute à droite à gauche. La cuisine est aussi propre que d’accoutumée. On dirait pas qu’une sauvage boucherie y a eu lieu. Même les épées dans le fond sont brillantes et immaculées. Ce mec est un fou.
    « Le voyageur surprise est tout patraque, t’aurais encore de ce truc vert que t’as fait boire à Leorh et qui l’a électrocuté violemment la dernière fois ? »
    Roger se gratte la tête, en réfléchissant. De quoi ai-je parlé, hein. Puis, illuminé, il frappe de son gros poing dans sa paume ouverte.
    « Ah mais bien sûr, l’absinthe ! »
    Il farfouille dans ses étagères et en tire une grande bouteille d’un vert sombre. Il tire un petit verre à pied en bois dans lequel il fait couler du liquide vert fluo, en le passant au dessus d’un sucre. Enfin, j’comprends pas tout mais au final on dirait un truc laiteux qui sent vachement bon. Mon cuisinier se gratte la gorge alors que j’me prépare à sortir. J’tends l’oreille.
    « Hum, c’est assez fort, dis-lui de pas boire cul-sec, bébé. »

    J’hausse les épaules, puis j’sors. Je retourne dans ma cabine et j’fous le verre entre les mains de l’épéiste épuisé. J’lui tapote le dessus du crâne pendant que j’vois Tinel, revenu de ses obligations (ou plutôt ayant fugué ses obligations), qui se fait prendre violemment (ou presque) en otage par les deux marmots.
    « Me le tuez pas, j’ai pas beaucoup d’mousses. Et toi, si tu bois ça, tu risques d’être trèèès réveillé, c’est moi qui t’le dis. »
    En même temps, j’réfléchis à que faire avec ces invités un peu gênants quand même. J’ai vraiment pas de cabine en plus pour les petits, et quand Gally reviendra j’aurais nulle part où les mettre. Bon ben, advienne que pourra.
    « Au fait, comment t’en es arrivé là ? J’veux dire, comment t’as fait pour te retrouver dans une telle merde ? »
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mer 25 Jan - 20:41

C'était marrant de voir l'ado tétanisé de peur face à Kira. Quoi de plus charmant qu'un bébé curieux ? Franchement, yavait pas de quoi avoir peur.

<< Gentille… Lâche mon aile, gentille petite… >>

Une fois son aile libérée, le jeune homme reprit forme humaine, un peu trop brutalement et Kira se mit à pleurer. Alan la serra contre lui en la berçant, tentant bien évidemment par cette manœuvre de la calmer. Quelle brute ce petit. Moneta se mit alors à rire et Kira cessa de pleurer, sans doute surpris par le vacarme soudain. Le jeune Tinel sauta alors dans les bras de son capitaine.

<< Capitaine, Capitaine, j’ai bien aidé M. Alan, je l’ai sauvé, c’est vrai ! J’ai crevé les yeux d’un vilain épéiste qui voulait le trancher en traître ! >>

Si c'était son premier combat en tant que pirate, il avait effectivement de quoi être fier de l'exploit, mais ça Alan n'en savait rien donc il n'émettait qu'une hypothèse.

<< C’bien, mais n’oublie pas qu’une épée ça coupe, et que t’as eu d’la chance qu’il t’ait pas vu. Mais c’bien, bravo petit. >>

Moneta avait vraiment un sacré instinct maternel. Elle chouchoutait autant son jeune équipage que les bébés d'un inconnu. Nul doute que si un jour elle a des bébés, ils seront chouchoutés comme jamais.

Par contre, quand elle s'occupa d'Alan, c'était tout sauf une maman gâteau...


<< Mais bien sûûûûûr qu’on a des remontants, des potions bizarres, des trucs pour faire passer la fatigue… Tu t’crois où, avec la quantité d’gens différents qui crèchent ici, faut bien que j’me prépare à toute éventualité hein ! >>

Ben justement, c'est pour ça qu'Alan demandait un petit coup de main ! Pas pour des prunes... Enfin bref... Moneta palpa le corps d'Alan qui dut bien serrer les dents quand elle tâtait les muscles les plus endoloris. Il n'allait pas se plaindre de la douleur, c'était pas le premier examen médical qu'il passait.

<< Bon mon coco, j’espère que tu tiens bien l’alcool. >>

En repartant, elle emporta le jeune matelot avec elle. L'alcool ? Alan tenait, ouais. Un petit verre bien fort pouvait effectivement le remettre d'aplomb, mais il espérait juste que ça sera pas fort au point de l'enivrer. Enfin, vu qu'il avait tendance à ne plus respecter la limite de sobriété depuis la mort de Kwendal, ça ne gênera pas tant que ça... enfin, ça ne gênerait pas si c'était la nuit mais de jour, il voulait rester frais pour ses enfants... bon tant pis... Le temps de l'attente, Alan observait d'un air fatigué ses enfants s'amuser avec la plume laissé par terre par Tinel suite à l'agression de Kira.

Moneta revint enfin avec un gobelet contenant un liquide verdâtre. Tinel revint également et le regretta bien vite quand les bébés lui foncèrent dessus en quête de nouvelles plumes.


<< Me le tuez pas, j’ai pas beaucoup d’mousses. Et toi, si tu bois ça, tu risques d’être trèèès réveillé, c’est moi qui t’le dis. >>

Alan attrapa le gobelet et respira un peu l'odeur. Il fallait avouer qu'il avait jamais vu pareil alcool... ni bu, du coup. Non sans une légère appréhension, il avala une petite gorgée... et faillit recracher. Putain, c'était fort ce truc... mais qu'est ce que c'était bon aussi ! Il se décida donc de boire à petite gorgée, sentant son corps se réveiller assez violement, comme promis par la capitaine.

<< Au fait, comment t’en es arrivé là ? J’veux dire, comment t’as fait pour te retrouver dans une telle merde ? >>

Buvant une dernière lampée avant de se mettre au récit, Alan réfléchit à ce qu'il pouvait dire ou pas... au final, comme dans les croyances populaire, l'alcool délia sa langue en le plongeant dans un début d'ivresse qui prouvait bien que cet alcool était fort.

<< Je vivais dans la forêt de Serenes avec ma femme et mes enfants. Avant ça, j'étais mercenaire. Rien de bien grave, mais j'étais en très mauvais terme avec la noblesse vu que l'un d'eux m'avait eu comme esclave. J'aimais pas ces gars, surtout parce qu'ils étaient du genre pas forcément nets. Ils revendaient des laguz comme esclaves et avaient des tonnes d'activité illégale. Par vengeance, j'hésitais pas à les emmerder. Ca m'a valu une prime sur ma tête. Pour Alondite, je l'ai « héritée » en bossant pour un nobliau très net, le genre comme moi. Il est mort et m'a laissé sa lame contre une promesse. J'ai accepté mais plus par symbole que par intérêt pour la lame. Bref, je vivais avec ma famille, en paix dans le seul endroit connu où Beorcs et Laguz pouvaient vivre en paix jusqu'à ce que des bandits attaquent ma maison. Comme j'étais parti chasser, ma femme était le seul rempart pour sauver mes enfants et elle est morte quand je suis rentré. J'ai pu sauver les enfants et j'ai tué les bandits. J'ai jamais été aussi fou de rage. Au final, j'ai décidé qu'il valait mieux partir en quête d'un endroit comme Serenes ou votre navire, l'endroit par fait pour qu'un papa Beorc puisse faire vivre ses enfants Marqués, un endroit où Beorcs, Laguz et Marqués vivent en harmonie. Le hic, c'est que la prime sur ma tête à pas vraiment disparue. Je me suis dit qu'il valait mieux passer par la mer plutot que la terre ferme vu qu'au moins sur la mer, aucune pourriture de noble et aucun soldat ne pouvait me trouver... j'avais oublié la tendance anti-navire des corbeaux. >>

Alan se leva doucement, titubant autant à cause de l'alcool que ses muscles encore douloureux. Au moins, s'il serrait les dents, il pouvait bouger... en s'appuyant contre le mur.

<< S'il y a quelque chose que je puisse faire pour vous remercier de ce que vous avez fait pour nous... >>

Il n'avait probablement pas assez d'argent pour la remercier et de toutes façons il aimerait en garder un peu. Elever des enfants, ça coûte cher en couche mine de rien...


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mar 31 Jan - 22:14

    Boire un p’tit couuup, c’est douuux… Way, nan, sauf quand t’as un mec bourré qui te raconte sa vie. Comme je suis gentille, patiente et très bonne hôtesse, j’écoute le zozo me débiter tous ses malheurs presque sans respirer, après avoir bu un peu rapid’ment le breuvage vert clair. Tiens, j’ai oublié d’lui dire qu’il fallait le boire encore plus lentement si on n’était pas habitué… Mais en fait ? Je m’en fous, huhu. Par contre y’a un truc qui me fais tiquer dans son récit. Les racontards larmoyants de sa femme morte en protégeant leurs enfants, j’en ai rien à battre, elle avait qu’à être plus forte, il avait qu’à être là, m’enfin c’est leur soucis. Ce qui me fait tiquer c’est…

    « Attends attends. T’as accepté Alondite plus par ‘symbole’ que pour ‘intérêt’ ? Te fous pas de moi. »
    J’croise les bras, songeuse. Pas vraiment futfut ou carrément débile ? J’hésite franchement.
    « Alondite, une des armes légendaires… Déjà qu’elle soit en possession d’un nobliau, tu vois, ça m’trouble. Et que tu l’acceptes comme ça, sans te d’mander si tu la mérite… Ben j’peux pas y croire. Lorsqu’on te refile une épée d’légende, toi tu l’accepte pour le symbole ? Quel putain d’symbole ? Et après tu te d’mande pourquoi t’as des mecs qui tuent ta femme et qui t’recherchent ! Faut pas déconner non plus. »
    Nan là j’me fâche. Mon cerveau continue de tourner et ça va d’moins en moins bien pour lui. Il est bourré, c’con hein.
    « Et puis comme si tu la méritais. T’as vu comme elle te pompe ton énergie à chaque utilisation ? Et puis c’te violence… C’est ton autre lame qui t’mets dans cet état-là ? Mec, tu sais quoi, j’vais t’faire la plus belle leçon d’ta vie, parce que là t’as raté le coche. Tellement. »

    J’le chope par le col, et j’lui fous une claque pour qu’il s’concentre sur moi. Rien à battre des services rendus. Qu’il m’écoute serait déjà un grand pas pour sa survie.
    « Règle numéro un pour tout combattant. Si ton arme est hors du commun… Ne jamais, ne jamais putain de te laisser diriger par elle. Parce que tu peux faire des erreurs irrattrapables. »
    Je le laisse tomber sur le pont, le laisse s’étaler par terre. J’empoigne ma hache d’un coup sec. La lame d’Orchak chante ; elle file vers le sol avec violence, s’arrêtant net à deux centimètres du visage de mon bonhomme. J’le regarde d’un air de cap’taine mécontent. Orchak brille, sa lame d’acier brillant faisant iriser chaque rayon du soleil. Mon bras n’a pas tremblé une seule seconde lorsque j’ai abattu ses putains de pales presque sur le nez de mon propre invité. Mon visage ne s’est pas crispé. Ma voix est presque calme.

    « Ne faire qu’un avec son arme n’est pas se laisser diriger par la furie du combat et la soif du sang que t’inspirent tes instruments de mort. Sinon tous mes marins seraient morts depuis longtemps, vu comment je combats. »
    J’le relève d’un coup sec, puis je le lance vers les marins qui se sont rapprochés de nous. Ils ont toujours eu peur de c’genre de colère. Je lève ma hache, puis je commence un moulinet rapide. Parfois, j’fonce vers un marin, qui ferme les yeux mais n’bouge pas d’un pouce. Ma lame chante, lui effleure la chevelure, mais ne l’touche pas. J’n’en touche aucun. Bien qu’ils aient tous été ciblés une fois au moins. Je finis le coup d’butoir en m’arrêtant à nouveau devant Alan, la pointe de mon arme rivée sur le plexus, prête à le percer sans aucun remords.
    « Ne faire qu’un avec son arme, c’est savoir tant la maîtriser qu’on peut canaliser toute sa puissance. »

    D’un geste je range Orchak dans mon dos, puis j’soupire lourdement. Qu’est-ce que j’vais bien pouvoir faire de lui, j’vous jure. Leorh à mes côtés esquisse un sourire. Bim, regard noir dans ta gueule, ça t’apprendra vilain matou. Puis j’finis par me calmer, me disant que ça n’sert à rien de parler comme ça à un homme encore dans les vapes à cause de l’alcool. Ouuh, idée qui germe dans mon esprit.
    « Roger, le dessaouleur ! »
    Un gros rire explose dans la cuisine alors que mon immense cuistot sort de sa précieuse pièce, un instrument étrange à la main. Un long bâton d’bois poli, avec un truc bizarre au bout. Il arrive, chope notre invité par la peau du cou, lui fout la tête au-dessus du bastingage, lui d’mande d’ouvrir grand la bouche, puis va chatouiller allègrement sa glotte avec son terrible instrument de torture. Résultat simple, efficace, le pauvre gars dégobille vert. Un vert bien pétant en plus. Puis Roger lui fout du café salé dans l’bec, et l’voilà parfaitement sobre. La vie est belle.

    J’fais quelques pas vers mon pauvre martyre, puis j’lui adresse encore quelque mots, parce que j’suis bonne et généreuse.

    « Alors ouais, t’vas me rendre un service. Nan j’vais pas t’voler ta précieuse épée, j’ai déjà une prime assez grande sans jamais avoir touché à un instrument d’légende. Mais tu vas m’faire le plaisir d’apprendre à pas te faire bouffer par l’une ou l’autre de tes armes, parce qu’à la fin tu pourrais carrément tuer l’un de tes marmots. Et j’pense que c’est pas c’que tu souhaite, petit. »
    J’le toise de haut, attendant une réaction qui puisse enfin m’satisfaire comme il se doit. Vas-y, montre-moi c’que t’as dans le ventre.
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Alan
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mer 1 Fév - 6:59

L'alcool lui tournait vraiment la tête. Alan avait raconté toute sa vie sans poser de question quand Moneta lui avait demandé comment il a fait pour en arriver là... ouais bon, il aurait peut être pu passer les détails. En tout cas, deux trois truc ont choqué la dame on dirait... par exemple...

<< Attends attends. T’as accepté Alondite plus par ‘symbole’ que pour ‘intérêt’ ? Te fous pas de moi. >>

Et elle croise les bras, l'air de réfléchir. Ben quoi ? C'était vrai ! Il en avait rien à cirer qu'Alondite soit une lame légendaire ou je ne sais quoi...

<< Alondite, une des armes légendaires… Déjà qu’elle soit en possession d’un nobliau, tu vois, ça m’trouble. Et que tu l’acceptes comme ça, sans te d’mander si tu la mérite… Ben j’peux pas y croire. Lorsqu’on te refile une épée d’légende, toi tu l’accepte pour le symbole ? Quel putain d’symbole ? Et après tu te d’mande pourquoi t’as des mecs qui tuent ta femme et qui t’recherchent ! Faut pas déconner non plus.
- Bah je pouvais pas la laisser là bas. Et puis je comptais bien la rendre dès que p...
- Et puis comme si tu la méritais. T’as vu comme elle te pompe ton énergie à chaque utilisation ? Et puis c’te violence… C’est ton autre lame qui t’mets dans cet état-là ? Mec, tu sais quoi, j’vais t’faire la plus belle leçon d’ta vie, parce que là t’as raté le coche. Tellement. >>

Avant qu'Alan aie pu ouvrir la bouche, la dame le choppe par le col et lui fout une baffe d'une telle violence que les années de torture qu'il a subie semblaient être des années de chouchoutage à côté. Putain, elle n'y allait pas de main morte elle. Et les bébés qui commençaient à pleurer en voyant leur géniteur maltraité. Alan serait bien allé les rassurer si la dame ne le retenait pas.

<< Règle numéro un pour tout combattant. Si ton arme est hors du commun… Ne jamais, ne jamais putain de te laisser diriger par elle. Parce que tu peux faire des erreurs irrattrapables. >>

Et elle le balança au sol et abattit sa hache sur lui, la lame s'arrêtant à 2 cm même pas du visage. La phrase s'était bien gravée dans son esprit et le faisait déjà réfléchir. Artamon ? Le posséder ? Pas possible ! C'est vrai qu'il répugnait cette lame pour ce qu'elle était autre fois, ce qu'elle à fait, mais l'esprit était parti ! Il l'avait vu, il l'avait senti ! On se serait foutue de sa gueule ? Nan, il aurait senti l'énergie sinon, Alondite aurait réagit ! Mais alors quoi ? Alondite n'est pas une arme maudite, elle ne peut pas s'amuser à le forcer à taper sur tout ce qui bouge ! Sinon ça serait le plus gros canular que les religieux auraient inventé pour berner le peuple. Bon sang, mais que se passait-il enfin ?

<< Ne faire qu’un avec son arme n’est pas se laisser diriger par la furie du combat et la soif du sang que t’inspirent tes instruments de mort. Sinon tous mes marins seraient morts depuis longtemps, vu comment je combats. >>

Et pour l'exemple, elle commençait à se battre contre un ennemi imaginaire. Plus d'une fois la lame frôlait les marins et pas un seul ne bougeait alors qu'elle maniait son arme de façon vraiment dangereuse, effectivement. Elle acheva sa démonstration en arrêtant la hache pile devant le plexus d'Alan qui lui avait fermé les yeux, s'attendant à voir sentir la hache le couper en deux.

<< Ne faire qu’un avec son arme, c’est savoir tant la maîtriser qu’on peut canaliser toute sa puissance. >>

Ouais enfin, elle elle pouvait se vanter : elle maniait une arme qui faisait presque sa taille et 2 fois son poids au moins. Alan, lui, se battait avec une pauvre lame légère et une autre lourde. Bon certes, il ne se risquerait jamais à manier Alondite avait autant de monde devant lui sans un minimum « d'espace vital » pour être certain de toucher personne...

<< Roger, le dessaouleur !
- Le quoi ? >>

Le rire qui retentit sur le navire ne présageait rien de bon, encore moins le gros cuistot qui sortit de son sanctuaire armé d'un bâton. Nan attends, il va quand même pas oser...

Et si... avant qu'il aie pu réagir, Alan se retrouva affalé sur le bastingage, bâton dans le bec et il recracha tout. Un épais vomi bien verdâtre. Le bretteur dessoûlé assez brutalement regardait vaguement la mer emporter le contenu de son estomac...


*Des malades... tous des malades... surtout leur capitaine...*

Si tous les pirates étaient comme ça, il comprenait mieux leur réputation auprès de la populace...

<< Alors ouais, t’vas me rendre un service. Nan j’vais pas t’voler ta précieuse épée, j’ai déjà une prime assez grande sans jamais avoir touché à un instrument d’légende. Mais tu vas m’faire le plaisir d’apprendre à pas te faire bouffer par l’une ou l’autre de tes armes, parce qu’à la fin tu pourrais carrément tuer l’un de tes marmots. Et j’pense que c’est pas c’que tu souhaite, petit. >>

Des images défilaient devant ses yeux. Des souvenirs terribles du jour où Artamon est entrée dans sa vie. La puissance de la lame avait déferlé en lui et partiellement bouffé son âme, l'épée avait fait naître en lui une soif de sang incommensurable. Tout un escadron de cavalier avait péri sous ses coups. Il était devenu un monstre ce jour là. Si Artamon était encore capable d'une telle chose, comme le laissait entendre Moneta, alors Kira et Gaël étaient bel et bien en danger avec lui... les bébés pleuraient encore et personne sauf lui ne semblait y prêter attention.

<< Et je suis sensé faire comment ? J'ai rien demandé de tout ça, moi, j'ai fait la bêtise de croire pouvoir vivre en paix avec ma famille, ok, mais je n'ai ni demandé à hériter de mes épées et encore moins de me retrouver avec l'armée au cul. Si rendre Alondite pouvait me tirer de tout ça je l'aurais fait sans hésiter mais je suis piégé, même sans elle. Et si vraiment je suis pas digne d'elle, ça sert à rien de résister. C'est une part de la déesse qui est dedans, pas une vulgaire magie scellée qui peut se plier à la volonté de l'être humain. Pour mon autre lame, j'dis pas, elle est sensée être vide maintenant... enfin, normalement... >>

Sur ce, l'appel de ses petits fut plus fort que le risque de se faire déchiqueter par la femme et Alan retourna dans sa cabine rassurer ses enfants. La marque de la baffe était encore bien visible et son haleine puait encore le vomi. En rassurant sa progéniture, il se demandait encore ce qu'il pouvait faire pour les protéger de lui même sans les laisser derrière lui...

Si seulement il lui suffisait d'accrocher ses épées au dessus d'une cheminée... mais ça ne marchait pas comme ça, ce qui revenait à dire (une fois encore) qu'il n'était qu'une marionnette d'Ashera, déesse sadique qui s'amusait à le faire souffrir. Et c'est ce genre de déesse que des centaines d'êtres vivants vénéraient... les fous...

Alors oui je sais la moitié du rp c'est tes phrases, désolé ^^'


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Dim 19 Fév - 17:18

    Le voilà qu’est encore prostré, à s’plaindre, à gémir, à réfléchir sur le pouvoir que ses p’tites armes ont sur lui. Nan mais c’quoi cette volonté. Un combattant, ça s’bat, ça porte bien son nom bordel ! Ca doit être là, bien campé sur ses pieds, bien certain d’ses convictions et de c’qu’il veut faire pour la suite ! Pas tremblant pour l’restant d’sa vie, ébranlé par une simple grande gueule qui l’ouvre un peu trop devant lui.
    J’marche vers le pauvre mec qui gémirait presque dans l’giron d’ses enfants, si ce n’était pas les marmots qui sanglotaient dans les bras faiblards d’leur paternel. Il est pitoyable. J’m’accroupis à côté d’lui puis j’tire la joue du gamin l’plus proche, qui s’met à gazouiller au contact. Nan mais faut arrêter avec les mioches maintenant.

    Puis sans d’mander son avis, je tire Alondite de son fourreau, j’m’assois en tailleur au beau milieu d’la cabine rose, puis j’observe le machin. La lame est belle, brillante, douce au toucher. C’doit être le rêve de tout épéiste que d’manier une telle lame. Elle hulule presque de magie, tant la puissance qui la nimbe est grande. J’te jure que c’est parce que j’suis déjà assez recherchée que j’lui choure pas, parce que sinon j’me serais vraiment fendue à posséder un tel objet sur mon rafiot.
    Un morceau de déesse, hein. Et ça s’active comment les morceaux de déesse, j’vous l’demande ? J’effleure d’un doigt la lame aiguisée en tendant légèrement mes deux neurones vers elle. Au début rien, puis soudain un truc super doux m’emplit, comme une puissance nourricière qui, sortie de nulle part, apaise, renforce, et bénit de puissance. J’romps le contact bien vite.


    « P’tain, ça c’est d’la lame. Donc en gros c’est l’autre qui avait un problème ? »
    Avant qu’il n’puisse donner son avis, j’rengaine une épée pour pouvoir sortir l’autre. Un malaise m’étreint alors que je n’fais qu’effleurer l’manche (jamais été copine avec les épées moi). J’remets bien vite l’arme dans son fourreau, dégoutée par son simple toucher.
    « Effectivement, cette lame est vide… Mais elle a été habitée trop longtemps par un truc maléfique, nan ? J’pense qu’une part de noirceur a définitiv’ment entaché la lame, un peu comme une tache de sang qui partirait pas, t’vois c’que je veux dire ? Et en gros, à chaque fois qu’tu combats, cette soif de sang qui t’rendais dingue avant fait toujours un peu surface… C’pour ça que t’es si sauvage au combat, et comme Alondite t’emplit de puissance divine, ben… Tu massacres sans vergogne. C’con quand même. »

    J’me tourne vers un des gamins. La fille. Elle me fixe. C’est chiant.
    « T’en pense quoi toi. »
    « Pouah ! »
    « Ouais, j’aurais pas dit mieux. Hey Alan, t’entends c’qu’elle dit ta gamine ? »
    J’le relève sur ses deux pattes, gamins toujours fermement collés à lui. J’lui époussette un peu la poussière qui couvre ses cheveux et ses épaules. Ses vêtements sont couverts du sang des batailles successives qu’il vient d’mener. Y’a quand même une farouche envie de vivre, pas pour lui, mais pour ses gamins, qui brillent dans ses yeux. Ouais, c’est quand même un type bien, même si y m’tape un peu sur les nerfs.

    « Allez va, y’a une bassine dans laquelle t’peux mettre de l’eau, au d’ssus de l’armoire là. J’demanderai à Tinel de t’apporter d’l’eau chaude. Tinel c’est l’petit mousse qui t’a aidé tout à l’heure. »
    Puis j’tourne les talons, laissant majestueusement un grand vide dans c’te chambre rose, là où un p’tit papa un peu perdu cherche juste à protéger ses enfants en faisant face à ce qui lui semble tous les malheurs du monde. Ca semble bien banal comme histoire, comparé à tout ce qu’ont vécu chacun d’mes hommes. Mais c’est une histoire de plus dans c’te misère humaine qui nous touche tous, alors autant se serrer les coudes hein.
    J’marche jusqu’à la barre et j’me dirige vers la crique où Leorh avait volé avec quelques oiseaux. J’me tourne vers mon second qui m’a suivi jusque là.

    « Bon, on va garder Alan jusqu’à la prochaine escale. J’sais pas quand elle sera, dépendra si la bataille s’est faite entendre jusque dans les territoires corbeaux. C’que j’espère pas, j’pense que ma tête est aussi mise à prix à Kilvas. J’avais r’vendu c’te statuette en or à Sparrow, tu t’souviens ? »
    « Oui, je me souviens aussi qu’il avait réussi à dessouder une des plaques du Fer pour assommer une barque d’assaillants qui nous tombaient dessus. Et qu’on avait souffert pour al récupérer. »
    « J’te l’fais pas dire. Moins j’vois ce mec, mieux j’me porte, l’est trop imprévisible. »

    Le soupir simultané qui nous est arraché à mon fidèle second et moi-même en dit long sur l’estime qu’on porte à ce foutu Roi pirate de mes deux. Un jour j’irai lui botter son cul. Ou alors j’le tirerai tellement bien d’sa merde qu’il pourra plus venir me faire chier.

    J’me dis soudain un truc qui m’fait marcher jusqu’à la cuisine.

    « Au fait Roger. Tsais c’que ça mange un marmot aussi p’tit que ceux qu’on s’trimballe ? »
    « Ben… La même chose que nous mais sans alcool, tu penses pas bébé ? »
    J’soupire fortement. Non, désolée, j’pense pas.
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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Lun 20 Fév - 9:32

Il était faible. Il le savait et malgré tous les efforts qu'il fournirait, il restera faible. C'était ainsi, il avait arrêté depuis longtemps de chercher à le nier. Il l'a toujours su. Incapable de sauver sa femme, pas foutu de protéger quelqu'un correctement... et bientôt sans doute ses enfants paieront-ils le prix de sa faiblesse. Il ne pouvait pourtant pas les abandonner. Il voulait être un bon père, jusqu'au bout... mais qu'est ce que c'était, un bon père ? Bonne question...

Moneta s'agenouilla et pinça la joue de Kira qui gazouilla au contact de la chef pirate. C'était ça qui leur manquait maintenant. Le doux contact d'une femme bienveillante, à défaut de celui de la mère qu'ils n'auront plus jamais. Mais Alan avait le sentiment qu'il ne pourra jamais plus se lier avec qui que ce soit. La mort de Kwendal lui était insupportable et c'était bien le bien-être de ses enfants qu'il endurait toute cette souffrance...

Soudainement, la main du capitaine quitta la joue de l'enfant et plongea vers le fourreau d'Alondite, empoignant la lame et la tirant de sa demeure. Alan jeta un regard mécontent à la femme mais ne broncha pas. Dans le fond, qu'elle la garde cette lame. Peut-être qu'on lui foutra la paix s'il ne l'a plus... ou au moins qu'on le traquera avec moins de hargne. Il sentit vaguement Alondite vibrer quand Moneta entra en contact avec. La magie se noua de bon gré avec la dame en sentant ses intentions et lui fit sentir une parcelle de sa puissance.


<< P’tain, ça c’est d’la lame. Donc en gros c’est l’autre qui avait un problème ?
- Et qui en a toujours un à vous entendre. >>

Moneta rangea Alondite et sortit Artamon... avant de la ranger bien vite. Cette fois, Alan ne sentit rien mais vu la tronche que tirait Moneta, c'était pas dur de deviner ce qu'elle avait ressenti. Probablement la même chose qu'Alan avait ressenti au premier contact.

<< Effectivement, cette lame est vide… Mais elle a été habitée trop longtemps par un truc maléfique, nan ? J’pense qu’une part de noirceur a définitiv’ment entaché la lame, un peu comme une tache de sang qui partirait pas, t’vois c’que je veux dire ? Et en gros, à chaque fois qu’tu combats, cette soif de sang qui t’rendais dingue avant fait toujours un peu surface… C’pour ça que t’es si sauvage au combat, et comme Alondite t’emplit de puissance divine, ben… Tu massacres sans vergogne. C’con quand même.
- Tant que je suis conscient de qui je tue, je vois pas où est le problème. >>

C'était vrai. Quand il se battait, il se sentait vraiment bien, à sa place. Quand il a versé le sang pour la première fois, il était dégoutté. Puis il s'y est fait jusqu'à ne plus rien ressentir quand il ôtait la vie. Il n'a jamais vraiment aimé ça, mais à force, le fait de tuer lui était paru naturel. Il n'a jamais éprouvé de plaisir à tuer que quand il ôtait la vie d'une personne qu'il haïssait, ce qui était si rare...

<< T’en pense quoi toi.
- Pouah !
- Ouais, j’aurais pas dit mieux. Hey Alan, t’entends c’qu’elle dit ta gamine ?
- Ouais. Elle est comme sa mère. >>

*Et pourtant, de nous deux, c'était sans doute elle la plus dérangée.* Ajouta-il pour lui même, en caressant la petite tête chevelue de Kira. Moneta le souleva alors et épousseta ses cheveux et épaules.

<< Allez va, y’a une bassine dans laquelle t’peux mettre de l’eau, au d’ssus de l’armoire là. J’demanderai à Tinel de t’apporter d’l’eau chaude. Tinel c’est l’petit mousse qui t’a aidé tout à l’heure. >>

Pas besoin de lui faire un dessin pour expliquer ce qu'elle voulait dire. Rien qu'à voir l'état d'Alan, un brin de toilette ne lui ferait pas de mal et laver ses habits par la même occasion, mais il y avait deux personnes qui passaient avant lui. Moneta quitta la cabine, laissant Alan seul avec sa progéniture.

*prout*

<< Kihihihihi.
- Bon... vivement l'eau chaude. >>

En attendant, Alan se saisit de son sac et en tira une gourde d'eau, un bout de tissu, du talc et un linge avec une épingle à nourrice qui fera office de couche en attendant d'arriver enfin sur un port. A peine Alan avait-il fini de nettoyer Kira qu'un second bruit aussi majestueux que le précédent, accompagné de son effluve significative, résonna dans la pièce... nouveau linge avec épingle, nouveau tissu et on recommence avec l'autre.

Tinel arriva finalement avec l'eau chaude. Alan descendit la bassine indiquée par le capitaine et remercia le petit Laguz alors qu'il déshabillait le premier bébé pour la toilette.


<< Au fait. Comment t'as pu te retrouvé embarqué sur ce bateau pirate, dis moi ? >>

Il n'avait aucune idée de combien de temps allait durer le voyage alors autant se payer une tranche de gras avec quelques matelots histoire de se faire une idée de ce qu'était vraiment un pirate, dans le fond. Kira, toujours aussi énergique, ne manqua pas d'éclabousser son paternel pendant que celui-ci s'évertuait à nettoyer sa peau de bébé.

Ce moment de tendresse entre un papa et son bébé chéri aurait peu durer si des cris stridents n'avaient pas soudainement et simplement retenti autour du navire. Ni une ni deux, Alan quitta la cabine après avoir déposé son bébé au sol et jeta un coup d'oeil... attaque de corbeaux. Encore un combat, hélas.


<< PUTAIN DE MERDE ! CA VA PAS RECOMMENCER ? >>

Kira poussa des cris afin de regagner l'attention de son géniteur, en vain. Les armes en mains, il était reparti au combat. Une nouvelle lutte contre ces satanés volatiles, un des choses dont il se serait bien passé... Ces oiseaux attaquaient de partout et couvraient la totalité du navire de par leur capacité à voler. Il y en avait tellement qu'Alan ne pouvait pas les compter vu qu'ils partaient dans tous les sens... une lutte sans espoir, encore ?


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MessageSujet: Re: Abandonnez le navire ! [Pv Moneta]   Mar 10 Juil - 21:29

    Si Roger avait eu l’temps d’argumenter, si Tinel avait pu raconter son histoire, c’est qu’il n’y aurait pas eu d’rebelote.
    Me voilà sortant d’la cuisine, levant mon bout d’nez au ciel. Ciel noirci par un nombre conséquent de p’tites plumes noires. Nan mais. J’commence à en avoir sacrément marre.


    « Archers, cannoniers, descendez-moi tout ça, j’commence à en avoir ma claque de ces bandits d’eau douce qui s’croient intéressants en tentant d’saborder notre petite balade ! »

    V’la-ti pas tous mes fiers marins qui s’mettent, encore une fois, en position d’combat, alors que notre cher invité, alerté par le bruit, sort à nouveau d’la cabine de bébé dragon. J’viens me poser devant lui, un demi sourire au coin des lèvres.
    « Bon écoute-moi mon gros, c’coup-ci on va leur foncer dans l’gras avant même qu’ils puissent nous aborder, parce que j’en ai carrément ma claque. Alors j’te conseille sincèrement de retourner dans cette belle cabine rose et d’protéger tes marmots de chute d’objets inconsidérée. »

    Sans plus argumenter, j’me mets à courir vers la barre alors que Leo, le mécano du bateau, gère les artilleurs qui savent plus où donner d’la tête. Il leur conseille de tirer de-ci, de-là, pour être sûrs de faire le plus de dégats possibles. Lui-même s’amuse comme un vieux fou à lancer quelques éclairs aux pauvres volatiles qui ne semblent pas apprécier la plaisanterie.
    Les flèches volent, les canons tonnent, et moi j’en ai assez de tout ce foutoir. Alors j’prends un courant ascendant, direction le grand large. Kilvas commence à me prendre un peu trop la tête ces temps-ci. Considérons qu’le temps soit bon, on d’vrait toucher une terre Beorc d’ici une semaine. Les sales volatiles ont sacrément du mal à combler la distance, surtout avec le nombre qui tombe. Et on finit par atteindre un point assez loin de l’île aux sales piafs pour être un peu plus tranquilles.

    J’laisse la barre entre les mains expertes de Leorh, puis j’retourne voir ma tripotée d’invités. J’ouvre la porte d’un seul coup ; personne de blessé ni de cassé en deux. Parfait. Juste des bébés qui râlent parce qu’ils ont faim. Je chope le premier qui passe trop près d’moi par la peau du cou, puis j’le ramène à hauteur d’mon visage.


    « Chut petit, ya pas d’bon lait par ici, ça caille trop vite ces trucs-là. On va bien trouver quelque chose. »

    J’dois avoir un cuisinier qui est un don du ciel, puisqu’au moment même où j’prononce ces sacrées paroles, le voilà qui entre dans la cabine avec deux gamelles minuscules dans ses grosses paluches. Ils jette un regard circonspect à la chambre de bébé Dragon restée en l’état, puis il tend les deux petits bols au papa :
    « De toutes les provisions que j’dois avoir, j’me suis dit qu’une petite bouillie d’blé sucrée avec des morceaux d’pomme fraîche dedans, ça doit être pas mal pour des marmots. »

    Ben oui, c’est radical d’avoir un mage de glace à bord pour pouvoir conserver les aliments, vous n’trouvez pas ? J’remercie Roger d’un signe de tête. Le grand cuistot n’tarde pas à repartir dans ses quartiers, alors qu’j’esquisse une simili révérence à l’égard de l’heureux paternel.
    « Attends-toi à c’qu’il mijote d’étranges petits plats pour tes gamins. Mais ça devrait leur apporter plein d’trucs bons. Si on n’a pas d’carence ici, c’est bien grâce à lui. »

    Puis j’ressors à l’air libre, bien contente de trouver de l’air frais et salé sur mon visage sans risquer de m’prendre un coup de serre dans la gueule, ça commençait à bien faire j’dirais. Mes yeux dorés scrutent l’horizon. Le ciel est pur, quelques gentil nuages moutonnent de-ci de-là. Normalement on devrait avoir du beau temps pour quelques jours. Peut-être suffisamment pour ramener nos invités surprises à bon port.
    N’empêche. Alondite quoi. C’est fou c’que j’peux trouver d’étrange sur mon bateau quand même. Entre le Faucheur, puis l’unique héritière de Goldoa, et maintenant ce mec… C’est la fête tous les jours sur le Fer !
    Allez hop, j’retourne sur la barre, j’lui donne un p’tit coup que d’autres qualifieront de très sexuel (mais bon, ça m’attire pas tant qu’ça une barre, ya que des barreaux. Hu.), et hop on part vers ce joli petit horizon digne des contes pour enfants.

    Et merde.

    Va falloir se contenter de petites histoires gentilles pour les prochaines veillées.


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