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 Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]

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Ruika
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MessageSujet: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Dim 7 Aoû - 1:56

Notre secret à nous

Entre terre et mer, entre Beorc et Laguz, dans un lieu retranché et isolé sur une route improbable, les âmes exilées se rassemblaient pour un verre et un lit au chaud. Dans un coin reculé de la salle, une jeune femme recouverte d’un long châle, dos au mur, observait de ses yeux ambrés la salle délabrée. Quatre murs de pierres froides, recouverts de tenture vieilles et trouées représentant de magnifiques scènes épiques entre dragon, Beorc… Evidement, les BEORCS montaient les dragons… parce qu’il est connu que les sages dragons aiment se faire monter par de pitoyables humains.
Ruika soupira profondément, secouant la tête avec résignation. Les humains étaient vraiment naïfs parfois… tout comme elle en un sens. Elle ferma les yeux et apaisa son esprit avec l’agréable silence à peine perturbé par le bruit des verres que l’on nettoyait et les bourdonnements des clients. Soudain, la porte claqua laissant entrer un homme des plus étranges. Encapuchonné dans une longue cape pourpre des mèches de cheveux claires lui recouvrant le visage. Il s’installa au bar comme habitué à cette place et demanda une bière.
Une aura étrange se dégageait de cet homme et alors qu’elle le fixait, il se retourna plongeant son regard azuré dans ses ambres, un sourire aux lèvres. D’un élégant mouvement il retira son vêtement humide de la pluie battante qui régnait dehors et sa voix se voilà de mystère alors qu’il racontait une histoire…

*Un ménestrel…*

~~ Dans la nuit noire se déplace l’ombre
Cherchant l’amour à travers la brume
Mais incapable de sortir de la pénombre
Personne ne le voit, nulle femme, aucune

Plongeant à sa suite dans le noir
Le faucon ambré se perd
Laissant place au désespoir
Et à un moyen de quitter terre

Dans le plaisir d’un touché sans fin
Elle se noie sous la pluie
Elle se déchire jusqu’au déclin
Et l’ombre repars là où la lumière luit ~~

Il se tut, incapable de prononcer un mot de plus, comme si l’air lui manquait, comme s’il était incapable de reprendre sa respiration. La jeune femme voilée se déplaça alors jusqu’à lui sans toucher le sol, volant une dizaine de centimètres au dessus de lui. Sa main gantée de noir s’approcha de sa gorge alors qu’à sa proximité, le corps de l’homme s’élevait dans les airs comme maintenu par une main invisible qui l’étrangle.
- Ne pose plus jamais tes yeux sur moi humain, surtout pour clamer tes vers à l’eau de rose, sinon je t’assure que tu ne chanteras plus jamais.

Sa main s’abaissa pour disparaitre sous le châle et le ménestrel toussa, remplissant ses poumons d’oxygène.

- Vous… vous êtes folle !!!

- Hors de ma vue humain !

L’homme ne garda pas longtemps sont petit sourire sûr de lui et retombant au sol, il détala comme un lapin. Mais, manque de pot, en sortant, il heurta une montagne rougeoyante et se fit repousser à l’autre bout de la salle… alors que l’homme en question n’avait pas fait le moindre mouvement de rejet.

- Pathétique…

Le regard de la mage se posa alors sur le nouvel arrivant dont l’aura de pure puissance capta automatiquement son intérêt et déclencha un frisson de terreur le long de son échine. Qu’est ce qu’elle pouvait détester les puissants mais également se sentir irrémédiablement attirer par eux.
Ses ambres croisèrent ses yeux verrons et elle se sentit captée par ses orbites glacées et brûlantes à la fois.


Elle tourna la tête brisant le lien visuel et retourna à sa place du même pas aérien.
Elle devait s’éloigner de lui sinon elle le tuerait et mourrait dans sa tentative.

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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Lun 5 Sep - 18:07

Une mauvaise journée, sans aucun doute. De la marche et puis rien. Un enchaînement de pas sous le ciel d'azur et de plomb où chaque rêve se reflète comme une infinité insondable. Non pas qu'il aurait souhaité croiser de quoi faire de même avec son fer. Les hommes d'armes ne sont pas tous comme ça. Mais de toutes façons, il n'avait rien à voir avec ce genre de types. Il trainait des pieds, lentement. Sans souhaiter rencontrer quiconque. Voir quoi que ce soit. La solitude était son pain, les caprices de la nature son eau.

L'ironie du sort est sans doute celle qui fait de lui un homme marchant actuellement sous la pluie. Torrentielle et brute, a un point où même son manteau-armure ne pouvait plus le protéger de l'humidité. Il commençait même a avoir chaud, sous ses épaisses couches de vêtements. Dire qu'il avait fait beau toute la journée.
Il s'arrêta à l'abri d'un arbre encore bien fournit pour cette saison. Sortant sa bague à tabac de sa poche et tentant de faire quelque chose de correct malgré les énormes gouttes. Ici la pluie tombait sous forme condensée, plutôt que sous son balayage habituel. D'une main, il déploya son arme et la planta dans le tronc un peu au dessus de lui. Archeron était énorme, et il avait déjà usé de cette méthode pour se protéger un minimum. C'était assez efficace, si il se mettait de profil. Son art terminé, il alluma via son briquet ce petit bâton de mort avant de profiter d'une énorme bouffée bien grasse. Sous sa capuche, les choses étaient bien plus simple. Mais si il devait marcher encore trop longtemps ainsi, même ses épais vêtements seraient trempés. Alors, il lui faudrait un abris.

Ce qu'il fit effectivement, une heure après. Son manteau était deux fois plus lourd qu'à son habitude. Il était complétement trempé. Ses cheveux habituellement coiffés en bordel étaient totalement lisses, cascadant sur ses épaules puis jusqu'au bas de son dos. Poussant la porte de la taverne, il se fit heurter par quelque chose de solide et mou à la fois, qui repartit de là où il était venu. Arrivé au niveau du sol, « l'attaquant » releva la tête vers son obstacle. Il avait déjà peur, le pauvre, alors que dire de lui quand il aperçu sortir du noir de cette capuche un rond bleu ainsi qu'un autre rouge plus menaçant l'un que l'autre. Bégayant vaguement un message de peur, il détala en contournant ce diable rouge et sortit sous la pluie.

Soupirant légèrement, le Faucheur alla s'installer dans un coin de la taverne, toujours encapuchonné. Il posa son épée contre le coin du mur, derrière lui, et s'installa face à la foule. Cette taverne était bien animée à cette heure de la nuit. Beaucoup trop de monde pour un renégat comme lui. Enfin, avec tout ce monde, on ne devrait pas le reconnaître. Il essaya de cacher son aura de puissance, la dissimulant sous tout ce tissu métallique. De ses yeux varron il passa discrètement la salle en revue. Il ne fallait pas attirer l'attention afin de ne pas se faire remarquer.

Chose qui ne manqua pas, une jeune femme ne se fit pas prier pour le dévisager. Afin de se faire passer pour un être totalement normal, il eu comme réaction de retirer son manteau dans le but de ne pas rester trempée. Effectivement, ça aurait été louche sinon. Il le posa sur une chaise à côté de lui, qui grinça légèrement sous le poids de l'habit.
Ce faisant, il la toisa de même, lui rendant cet indélicat regard qu'elle avait commencé à lancer. Elle avait bien plus de présence en ce lieu que n'importe qui d'autre. Sans doute quelqu'un de puissant, mais pas forcément de mauvaise augure. Cela ce voyait, dans son regard dédaigneux, qu'elle n'était pas si méchante que ça. De plus, son style vestimentaire et comportementale dénotait un détachement de la condition humaine lambda.

D'ailleurs, ce lieu s'écartait un peu des provinces Beorcs pour s'enfoncer dans les terres Laguzs. Il allait entrer dans le territoire d'une autre race que la sienne, un domaine interdit pour lui. Pourtant, ne se sentant plus vraiment humain, il n'en avait que faire.

Lâchant du regard la fille aux cheveux noir, il commanda une bière à une serveuse qui était venue vers lui sur un ton calme et discret. Attendant son du, il posa une pièce de cuivre sur la table tout en se préparant à nouveau une cigarette avec un mouvement de doigt expert. C'était bien plus simple quand on était au sec. Avec ça, l'odeur acre de la fumée éloignerait ceux qui étaient trop curieux.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Lun 5 Sep - 21:37


Que de pression, que de puissance… pensait-il vraiment cacher une telle explosion de pouvoir juste par sa simple volonté ? Peut être. Après tout, tout autre personne qu’elle ne devait pas le remarquer.
Un petit sourire s’esquissa sur son visage alors qu’il lui rendait son regard intensif puis, elle prit place au bar à quelques chaises du nouvel arrivant. Elle demanda avec désinvolture un nouveau verre d’alcool alors qu’elle n’avait même pas finit celui qui trainait sur sa table au fond de la taverne et le sirota tout en restant fixée sur lui. C’était rare de voir un tel spécimen. Il n’était pas Laguz, pourtant, il ne semblait pas Beorc non plus… Un marqué ? Non elle n’en avait pas l’impression. Ce ne devait simplement n’être qu’un humain avec une présence animal…

*Je l’imagine bien en serpent à sonnette*

Elle savait que ça pouvait paraitre impoli, mais pourtant elle n’en démordait pas et continuait de le détailler encore et encore. Elle n’avait que rarement ressenti de l’intérêt pour l’un de ses semblables, même si ici, ce n’en était pas vraiment un, mais ce type attirait réellement son regard comme le papillon est attiré par la flamme.
A qui le faisait-elle penser ?

Ashtenn peut être vis-à-vis de sa présence…
Elle ne savait pas trop, mais cela l’intriguait. Après 10 bonnes minutes, elle détacha enfin son regard de l’homme et s’en retourna à sa table. Cependant en passant, elle ne put empêcher un léger contact de son épaule dénudée contre son dos humide de pluie. Elle jeta un regard oblique à son épée plus que démesurée et se glissa entre les tables pour rejoindre celle la plus profondément enfouie. Pour plus de facilité, elle donna une petite impulsion à l’air sous ses pieds et s’éleva pour la rejoindre d’un simple bond.

~~ Dans la nuit noire se déplace l’ombre
Cherchant l’amour à travers la brume
Mais incapable de sortir de la pénombre
Personne ne le voit, nulle femme, aucune ~~

Les paroles lui revenaient à l’esprit et ironiquement, elle trouvait qu’elles lui collaient très bien. C’est pourquoi elle se surprit à les chantonner laissant porter sa voix jusqu’aux oreilles de l’inconnu, les répétant en boucle encore et encore.

Essayait-elle d’attirer l’intention de l’homme ?
Peut être…
Réussirait-elle ?
Rien n’était moins sur…
Petit à petit, la salle se vida, les pensionnaires rejoignaient leur chambre, d’autres prenaient la porte pour essayer de continuer leur route sous une pluie moins soutenue, mais Ruika restait sur place à le regarder. Pourtant, il ne réagissait pas ou peu…
Devait-elle lui parler ?
Elle ne le faisait jamais… D’habitude les hommes se battaient pour lui adresser la parole et là, elle se retrouvait à devoir faire le premier pas… et c’était bien plus simple ainsi car elle connaissait ainsi directement leurs intentions et ce qui les guide. C’était d’ailleurs souvent leur pénis…

*Bah, ya une première fois à tout*

Avec une voix des plus suaves mais pourtant parsemée de piquant, elle lui dit, parlant fort pour être sur qu’il l’entende et comprenne qu’elle s’adressait à lui et juste à lui.

- Dis moi l’inconnu, ça ne te dirait pas de venir avec ton verre et de me tenir compagnie ? La nuit est longue mais mon repos sera court j’ai donc peur de m’ennuyer.

Un certain charme émanait de la magicienne, un charme semblable à celui d’une rose. D’une beauté et d’un parfum envoutant mais toujours avec des épines des plus cruelles.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Mer 7 Sep - 17:44

Cela devait au moins être la dixième. Chope après chope, cigarette après cigarette, heure après heure. Après avoir bien examiné son entourage, il était maintenant certain de ne pas passer la nuit ici. Un vrai coupe gorge, pour les visiteurs imprudent. Mais faisait-il partit de ce lot là? Pas vraiment, entre sa taille propre et celle de son arme. Mais peu importe les prouesses martiales d'un homme qui dort. Seulement, il pleuvait encore. Et même plus abondement qu'avant. Ce fut donc dans un long soupire que le démon se résigna à prendre une chambre ici quand tous les clients seraient déjà partit rejoindre le pays des rêves. Lui n'y avait pas le droit. Non seulement il avait un accès à vie au pays des cauchemars mais aussi une existence de criminel voué à toujours être sur le qui-vive empêche le bon sommeil.

Enfin, ce genre de boui-boui insalubre où l'alcool coule à flot en raison de sa piètre qualité et de son prix défiant toute concurrence gageait une sorte de bonne foi visant la sécurité de l’établissement. Il était déjà tard et encore beaucoup de clients étaient présent. Tout du moins physiquement, alors pourquoi pas. Boire pour oublier, oublier pour boire. Une véritable philosophie.
Rapidement, la fumée acre emplit son espace vitale d'un blanc qu'il aurait voulu opaque. Quelle ironie du sort, lui le légendaire assassin se retrouvant à vouloir se cacher derrière une mauvaise odeur de tabac froid alors que de toutes façons personne ne s'était intéressé à lui outre qu'une jeune femme aux cheveux noir. Bien qu'elle recelait un énorme potentiel meurtrier, il ne s'agissait que de puissance et pas d'envie. Rien de dangereux.
Il aurait pu se gausser, intérieurement, de cette situation. Encore aurait-il fallut qu'il soit doté d'un certain sens d'égo. Malheureusement, il en était totalement dénué. La bête était loin ce soir. Cette nuit serait calme et sans incident. Et même si la majorité des personnalités en présence ne méritaient pas forcément de vivre; ce n'était pas une raison pour être la main qui la prendrait. Le destin est volatile et sadique, il s'en occuperait lui même. Mais par pitié, qu'il ne s'incarne pas une nouvelle fois en ce monstre de Faucheur.

Les pensées ce dissipèrent aussi vite que l'alcool montait. Il était dommage que son habitude le pourvoi d'une résistance aux alcool fort de mauvaise gamme. Il était impossible de chasser ces pires souvenirs qui reviendrait à la surface du réel, pour les lui faire revivre encore et encore quand il tentera de s'endormir. Aujourd'hui, comme hier et demain il aura peur d'aller s'endormir.
Marcher toute la journée, se battre est fatiguant. Les remords et les regrets le sont bien plus. Exténuant, affligeants et destructeurs. La seule idée qui le fera sombrer dans le sommeil est son éventuel mort de demain.

Et demain matin, il se réveillerait en pensant à l'espoir. Une façon comme une autre de se donner le pardon, de se mentir pour vivre. Tromper son esprit tronqué par les affres du sommeil.
C'était déprimant de vivre ainsi, pitoyable même. Vite, une autre dose d'alcool. Une autre cigarette. Il n'était plus question de se cacher aux autres. Mais de cesser d'exister pour sois même. Ne serait-ce rien qu'une seconde. Jamais il ne pourrait se racheter. Jamais il n'y aurait de pardon accordé.

Il incarnait le néant mais ce dernier ne lui était pas accordé.

Troublant le temps lui même, le courbant jusqu'à le plier pour qu'il se brise...
Le champ d'action du destin est sans limite. Qu'il prenne le visage de la tentation pure et simple ou de l'espoir il n'en reste pas moins un piège. Il ne devrait vraiment pas y avoir de lendemain. Pourtant quoi qu'il arrive, le soleil continuerait à se lever à l'aube.
...Il ne sut pas se faire oublier de lui même durant ces minutes qui semblaient s'écouler au ralentit. Tout n'était que souffrance. Même ce qui glissait dans sa gorge pour venir tenter de noyer le reste. Sans succès.


"Maybe the sound of you'r
voice make me believe again..."

"Dis moi l’inconnu, ça ne te dirait pas de venir avec ton verre et de me tenir compagnie ? La nuit est longue mais mon repos sera court j’ai donc peur de m’ennuyer."

Il avait la tête baissé, et il la releva vers la source de la voix. N'y avait-il déjà plus personne? Ce fut si long.
Il ne restait qu'elle. Avait-elle attendu ce moment en particulier? Non, comment aurait-elle pu savoir qu'il aller rester jusqu'à la fin?
Qu'est ce qu'elle pouvait vouloir? Il n'avait vraiment pas envie de prendre un verre. Surtout avec elle. Surtout avec celle qui l'avait dévisagé comme si il était une sorte de monstre ou quoi. Surtout avec elle, ni personne. Il n'aimait pas être remarqué, et encore moins ennuyé. Sinon, elle en payerait sans doute les conséquences. Généralement graves et définitives.

Mais bon. C'était une soirée sans histoire. Sans intérêt autre que de n'être celle qui précédait le lendemain. Sans rien ajouter, il se leva. D'une main experte, il balança son manteau à travers toute la pièce d'un seul mouvement de bras. Toujours à moitié sec, il alla se poser autour d'une chaise proche de sa destination comme quelqu'un l'aurait mit de façon bien ordonnée sans le lancer.

Il empoigna son épée, la posa sur son épaule pour le poids et emmena son verre de l'autre main. Le visage fermé, son but n'était pas de faire une entrée sombre et imposante mais juste de ne pas se séparer de sa précieuse épée et son aimé manteau. Cela ce voyait.

Posant l'épée dans l'autre coin de la pièce, il s'installa sans son de voix sur une chaise en face de cette fille. Sans la regarder, sans lui adresser la parole. Les secondes qui suivirent furent longues et pesantes. Il avait l'impression que cette fille n'était pas toute à fait humaine, vis à vis de la sensation de son regard sur lui. Comme un doux pétale de rose qui n'attend que l'on pose les doigts sur ses épines:


"Mes nuits sont toujours courtes."

Compatissant sans doute, ce n'était pas avec un très grand tact qu'il se décidait à débuter cette conversation. Qu'il en ai envie ou non ne changeait pas la donne, il avait perdu l'habitude de parler avec des gens. Que ce soit sur un sujet sérieux, ou non. Briser la glace n'est pas éradiquer la solitude.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Mer 7 Sep - 20:26


- Mes nuits sont toujours courtes…

Il était maintenant plus qu’à quelques dizaines de centimètres d’elle et elle pouvait sentir le souffle de sa voix, ses mouvements lents faisant trembler l’air autour de lui… Il était même assez prêt pour pouvoir voir que la jeune mage n’était pas assise sur sa chaise mais à quelque centimètre du bois dur pour se reposer au vent. Il ne se demanderait certainement pas pourquoi, et elle apprécierait ce geste.
Etrangement, tout le corps de Ruika tremblait d’un léger mouvement à peine perceptible. Enfin, quand elle pensait étrangement, c’était plutôt évidemment qui était de rigueur, car malgré sa relative défaite face à Ashtenn, sa peur des hommes ou plutôt sa peur des puissants était toujours présente et bien ancrée en elle.
Etait-elle effrayée par cet inconnu assis à sa table ?
Oui, elle l’était. Pire que ça, elle se sentait comme attirée par sa pesante aura et c’est ce qui l’horrifiait le plus. Portant son verre d’alcool à ses lèvres rougis par la chaleur que lui procurait la liqueur, elle eut un léger faux mouvement et le verre lui échappa des mains. Par réflexe, elle essaya de le rattraper mais alors que ses doigts effleuraient l’objet, une main s’en était déjà emparée. La jeune magicienne sentit alors sous sa main la peau chaleureuse d’une main humaine. Elle sentit sous ses doigts la main calleuse d’un épéiste aguerri et encore une fois, elle détailla cet homme.

- A veuillez m’excuser
_ elle perçu son expression de gêne face à son impolitesse _ cela ne m’arrive pas habituellement de regarder si fixement quelqu’un pour autre chose que le défier… haha… _ elle reprit le verre et le ramena près d’elle en s’assurant de sa prise cette fois-ci _ Merci de l’avoir rattrapé.

Ruika se sentait stupide… c’était elle qui l’attirait mais maintenant, elle n’avait qu’une envie c’est qu’il s’éloigne et le fasse rapidement. La chaleur de sa main, la peau calleuse de sa paume, ce contact lui confirmait qu’elle était face à un homme et non pas qu’à une entité de toute puissance. Mais pire encore, elle faisait un amalgame entre ce contact et le dernier qu’elle avait eu avec un homme…

Ashtenn…

Comme elle pouvait le détester, il lui pourrissait tellement l’existence et l’emprisonnait dans cette position de petite fille inutile, de déchet de l’humanité, d’esclave à son service… et lui, avec cette puissance qui était sienne, allait-il faire de même avec elle ?

- Vous ne parlez pas beaucoup pour quelqu’un qui est sensé me tenir compagnie…

Aucune réponse…

- Vous savez, en fait les personnes inexpressives ou qui ne disent pas un mot, on une tendance à m’angoisser…

Aucune réponse…

- Evidemment… Bon et bien je vais alimenter cette conversation
_ un sourire crispé s’était figé sur son visage _ je vais vous parler de la chanson que chantait le barde avant que vous ne lui fassiez se faire pipi dessus.

Elle saisit son verre à deux mains comme s’il s’agissait d’une tasse de café ou de lait chaud et le porta à ses lèvres une fois de plus.

- C’est l’histoire d’un faucon qui fait l’obsession d’un humain et pour s’assurer que l’oiseau resterait à ses cotés, l’humain lui coupe les ailes. Ainsi, le petit oiseau devient complètement dépendant de l’humain et ne peut plus vivre sans lui. Il n’y a pas d’amour entre eux, c’est simplement un besoin, une dépendance qui les pousse tous deux dans les pires infamies. L’oiseau tue pour l’humain, l’humain étend sa domination sur l’oiseau et cela durant des années. Puis, un beau matin, l’oiseau décide que s’en est assez. Il a besoin de l’humain mais ne peut plus supporter sa situation et il part, le vent l’aidant, lui qui n’a plus d’ailes, dans sa fuite. L’oiseau finit par errer, ni humain, ni bête, il ne peut s’intégrer nulle part. Il essaye pourtant et nombreux sont ceux à lui venir en aide mais lorsqu’ils le prennent en main, le fier faucon se sent tellement pitoyable qu’il mord cette main tendue vers lui et fuit à nouveau. Mais le petit oiseau ne peut continuer ainsi, il ne veut pas de pitié, il veut montrer à tous qu’il est un être à part entière. A tous et surtout à l’humain, lui montrer qu’il est indépendant et qu’il est de nouveau le grand faucon qu’il avait été. Mais hélas, malgré ses grands efforts et sa grande détermination il n’y arriva pas. Il retrouva l’humain fout de rage qu’il se soit enfuit, et il le détruisit de la pire manière qui soit, le laissant mort à l’intérieur de son petit corps de plume.

Les larmes perlaient aux yeux de la magicienne alors qu’un sourire se dessiner sur ses lèvres, un sourire mélancolique.

- Puis, le barde s’est arrêté de chanté et je ne sais pas ce qui arriva au petit oiseau par la suite… Tu en as une idée toi ? Tu aurais quelque chose à lui dire à ce petit faucon ?

Les ambres de l’ex-faucon étaient voilés par l’humidité de ses larmes. L’alcool la rendait elle plus sensible, plus idiote ? Peut être. Mais que quelqu’un essaye de se moquer d’elle et il comprendrait son malheur.
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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Mer 7 Sep - 21:10

Il soupira. Un mauvais réflexe de générosité que de rattraper la boisson de quelqu'un qui à sans doute déjà trop bu. Nul besoin de rouler sous la table pour outrepasser la limite. Il le savait très bien, et personne ne méritait d'être aussi pitoyable que lui. Au fond de lui, il était sans doute bon, après tout. Mais il n'y croyait plus.

Une magicienne, voilà ce qu'était donc cette femme. Un art élégant pour une demoiselle ne dénote pas pour autant la légerté dans un meurtre. Peu importe l'arme, du moment où elle tue elle est mauvaise. Mais si tout n'était qu'une question de morale et d’éthique, le monde tournerait rond jusqu'à ce qu'il oublie cette douce morale n'en ayant plus besoin et que tout redevienne comme avant. Le cycle de la violence est infini, car il est en tout homme. Et particulièrement en celui là, qui essayait de l'oublier pour ce soir:

"Vous ne parlez pas beaucoup pour quelqu’un qui est sensé me tenir compagnie…
-(Je n'ai rien à dire...)
-Vous savez, en fait les personnes inexpressives ou qui ne disent pas un mot, on une tendance à m’angoisser…
-(Je ne crois pas un seul instant que vous pensiez vraiment que j'allais parler comme si j'étais votre ami alors que j'étais seul et muet toute la soirée...), il prit une grosse gorgée à cette pensée.
-Évidemment… Bon et bien je vais alimenter cette conversation. Je vais vous parler de la chanson que chantait le barde avant que vous ne lui fassiez se faire pipi dessus.
-..."

Sincèrement, il l'écouta. Ce ne fut pas son visage totalement fermé qui l'exprima clairement mais le fait était là. Non, il n'avait vraiment pas envie de parler ni d’interagir avec elle. Surtout qu'elle avait dit au début avoir l'habitude de se battre et ne faire que ça quand elle parlait aux gens. Alors pourquoi lui? Pourquoi lui raconter cette histoire? Quel en était l’intérêt?

L'arrêt de la roue du destin est fortuit:

"Ce n'est pas en vous comparant à un oiseau que vous saurez voler."

Peu importe les origines de la demoiselle en jeu, cette métaphore était un peu trop complexe aux premiers abords. Ses mots étaient dénué de tout tact mais vibrait un peu plus de la corde de l’intérêt véridique.
Il voulait sans doute dire que quoi qu'on perde où que l'on gagne, nous restons toujours nous même et maître de nos décisions. Il avait très bien comprit qu'elle parlait d'elle, et il la pensait assez intelligente pour comprendre que sa cage de fer rouillé ne tenait que par les barreaux de l'addiction et qu'un simple effort de volonté, si ardu à entreprendre, donnerait un vrai sens à la liberté.

Et ainsi, elle pourrait s’appeler "Femme" en lieu et place de "petit oiseau".

Car au final, sa réplique était insensée. Elle volait déjà au dessus de son siège. Il ne la regardait même pas, et cela n'aurait eu aucun intérêt. Juste de la mettre mal à l'aise. Dans un autre sens, c'était assez concret. Ils se ressemblaient, sur certains points. Pas forcément les meilleurs. Et cette fragile pensée le força à rajouter quelque chose:

"Tout le monde à ses problèmes, et ce n'est pas un verre qui changera la donne."

Pour la contradiction, il termina sa chope d'un coup et fit un signe au tavernier de lui en apporter une énième:

"Le passé à beau être derrière, les sentiments s'accrochent. Il ne sert à rien de dire qu'il faut tout changer. Toute action à un prix. Qu'on le reçoive où qu'on le donne, on est jamais obligé d'être perdant."

C'était de belles paroles clairsemés de gorgées de bière. Il parlait calmement, et presque trop lentement. Bardé de conviction, il n'en était pas pour autant qu'il y croyait. Savoir quel chemin emprunté ne signifie pas qu'on le suivra. Ce monde est dur est sans pitié avec tous le monde, mais certain le ressentent plus que d'autre:

"Comble ton cœur déchiré avec autre chose."

Il ne rajouta rien d'autre, il n'y avait rien d'autre à dire. Il n'allait pas raconter sa propre histoire vu qui il était. Le Faucheur garda son regard vide et impassible, dirigé entre sa choppe et le ventre de Ruika sans vraiment regarder l'un des deux où ce qu'il y avait sur le trajet. Elle ne l'ennuyait pas, c'est vrai qu'il est toujours bon d'avoir de la compagnie. Mais... Lui demander des conseils à lui, sans doute l'être le moins bien placé de l'univers. C'en était presque risible. Il avait sans doute parlé avec l'âme de cette époque, où tout allait bien et où il aurait fait un magnifique discours sur le sujet, déchaînant les passions.

Mais ce temps est révolu. Cette nouvelle ère n'est que souffrance, une seule vie ne suffirait pas à rattraper ses pêchés. Pourtant, il essayerait quand même. Peu importe le moyen, et peut-être qu'aider une magicienne inconnue en mal d'amour où qu'en savait-il en était une.

Si quelques mots pouvaient sauver une vie, alors ce que la littérature pouvait être puissante. Le pouvoir de la parole, de la conviction insufflé à un langage inventé. La communication. Est-ce là une arme? Elle peut tuer, elle peut protéger? On dit des mots qu'ils sont l'arme du fort. La conviction insufflée dans les mots serait donc la même que celui qui manie l'épée. Deux arts différents possédant la même origine.

Il se rendit alors compte que finalement, ce réflexe pour rattraper la verrerie n'était qu'une mise en bouche. La glace était déjà brisée et la solitude entamée. Autant profiter du goût de la chair avant d'atteindre l'os. Ce n'était pourtant pas de son genre, d'aider sans raison. Trop de temps passé sur les routes à être catalogué de criminel. On finit par être ce qu'on entend.

Le pouvoir des mots.
Blesser ou protéger.

Who am I?
Who am I?
Who am I?

I don't Know...

Cela aurait été quelqu'un d'autre. une autre façon de le dire, une autre tristesse. Il serait sans doute simplement partit. Sans rien dire. Cependant, tout être même le plus mauvais, à une conscience. Et prendre acte d'une possibilité. Même moindre, pour alléger le poids de son fardeau. Là, seulement à cet instant. Sans doute le seul moment dans sa vie où il n'aurait pas besoin de se battre. Là, maintenant, tout de suite.

L'utilité était discutable, surtout quand on ne sait plus comment remonter le moral. C'était le rôle de Ban et de Yume, ça. Pas le siens. Mais comme dit, il faut un début à tout:

"On ne peut jamais redevenir ce qu'on était. On ne peut que devenir meilleur."


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Jeu 8 Sep - 0:31


Un rire de gorge s’éleva alors dans la salle silencieuse, un rire perçant et presque effrayant mais pourtant, un rire joyeux.

- Je n’arrive vraiment pas à savoir si vous essayez de me remonter le moral ou de me le plomber. Vos mots sont gentils mais votre ton est presque déprimant.

Un magnifique sourire s’installa alors sur le visage de la jeune femme, un sourire qu’elle n’avait plus eu depuis bien des années. La tension sembla alors s’évanouir comme si elle n’avait jamais existée. Elle reprit son verre sans plus de problèmes quel qu’il soit et en but une gorgée de plus. Elle se sentait détendue et étrangement en sécurité. Ils ne parlaient pas ou peu mais pourtant, elle avait vraiment l’impression d’avoir de la compagnie.
Il prit une nouvelle gorgée de la main chaleureuse qu’elle avait pu toucher et sans s’en rendre compte, elle lui saisit avec la plus grande douceur.

- Ah désolée, je peux ?

Il hocha la tête avec son air toujours aussi inexpressif et placide.

- Dans mon peuple de faucon, on dit que l’on peu lire l’avenir des gens dans les motifs de leurs ailes. Chez les humains, il parait que c’est dans la paume de leur main. Alors je vais essayer de voir votre future.

C’était il rendu compte qu’elle venait de dire qu’elle était une Laguz ?
Ça n’avait pas d’importance.

Elle se concentra réellement sur ses traits. Ils étaient beaux, ils étaient fins, ils étaient clairs. Elle voyait dans le début de sa vie de grands tourments, à travers ses lignes irrégulières, elle y voyait des massacres mais aussi des périodes d’accalmies. Cependant, le plus frappant c’était l’amour, beaucoup d’amour venant de tant de gens. De l’amitié, de l’amour, que ce soit dans son passé ou son futur il était toujours entouré d’amour.

- Vous êtes quelqu’un de chanceux sans le savoir M. l’Inconnu. Et même si on ne peut revenir dans le passé, sachez que celui-ci vous accompagnera toujours, et je ne parle pas que des mauvais cotés. Vous verrez.

Elle porta alors sa main à ses lèvres pour y déposer un baiser. Elle ne savait pourquoi elle avait fait cela, mais elle l’avait fait. Après l’avoir reposée, elle fixa ses yeux vairons, elle aimait si plonger dedans. Puis, elle décida qu’il était tant d’aller profiter de cette nuit courte et après avoir fini son verre d’une seule traite, elle se leva pour rejoindre les étages.

- Je vais vous laisser M. l’Inconnu. Ça a été un réel plaisir de faire votre connaissance.

De son pas aérien, elle s’échappa, comme elle le faisait toujours, de l’emprise de cet homme plein de mystères. Sa main frôla son épaule, ses cheveux sa nuque et elle le laissa seul avec sa boisson.
Elle avait besoin d’un bon bain et profita de la salle d’eau pour se décrasser un maximum. Le liquide froid qui glisser sur sa peau ravivait tous les sens que l’alcool avait endormis. Le savon à sa douceur relative glissa sur son corps meurtri de cicatrices fraiches et récentes. Par endroit l’acidité lui brûlait la peau, mais était également signe qu’elle était toujours en vie. C’était agréable de le savoir.

D’un mouvement de ses longs cheveux d’ébène, elle fit gicler l’eau qui imprégnait ses cheveux et attrapa sa chemise pour la revêtir. Puis, elle passa son manteau sur ses épaules. Elle entendit alors le pas lent et trainant d’un homme dans le couloir. Elle savait pertinemment qui s’était et elle sentit son cœur s’emballer plus rapidement. Doucement, elle ouvrit la porte de la salle d’eau et le vit entrer dans une pièce. Sans réfléchir, elle le suivit et avant qu’il ne referme la porte elle se glissa dans sa chambre.

Son corps était encore humide de l’eau des sceaux, ses cheveux entièrement dénoués coulaient en une magnifique cascade sur ses épaules et son manteau qui glissa en arrière. Sa chemise rendue transparente par le corps à peine séché se collait à ses formes généreuses et élégantes. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle devait faire. Ses bras étaient levés devant elle en signe de défense pourtant, c’est elle qui avait plongé dans la tanière du loup. Elle descendit alors ses mains, les rabattants sur ses cuisses. Elle baissa les yeux puis les releva plus pour le regarder ses ambres droits dans ses orbites. Elle repensa à la chaleur de sa main, à la violence et pourtant justesse de ses paroles et elle pensa à elle. Elle avait besoin de ce contact, elle avait besoin de cette chaleur.

- M. l’Inconnu, je ne vous demande pas un nom, je ne vous donnerais pas le mien, je ne vous demande pas une promesse, je n’en ferais pas. Je voudrais simplement que vous me preniez dans vos bras.

Elle s’appuya contre la porte et la ferma.

- Ne me rejetez pas s’il vous plait…
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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Jeu 8 Sep - 2:38



Ce n'était pas de sa faute si la vie lui avait volé ses expressions. Voilà une belle façon de se voiler la face. Il pourrait affronter le futur avec son ancien sourire et le comportement allant avec. Simplement, cela ne serait pas digne de ceux qui sont mort. De ceux qui meurent. Et de ceux qui vont mourir. Un simple sourire est le meilleur moyen de ne pas tomber seul.

A travers toute l'histoire, un seul sourire à créer des millier de catastrophes. Des crimes passionnels aux chutes de royaume pour la douceur des lèvres d'une femme. Tout pouvait arrivé. Et ce sourire disparu dans les abysses du temps n'est plus qu'un souvenir; une mauvaise raison d'avoir prit tant de vies. Une excuse invraisemblable pour porter le monde sur ses épaules. Mais aussi un traitement de bonté pour faire croire aux blessures qu'elles se referment. Alors que non, elles ne cicatriseront jamais. Pas tant que ce sourire ne sera pas oublié. Mais faire cela, serait abandonner toutes les raisons de vouloir un monde meilleur. Faire cela, ce serait l'oublier elle. Eux. Et tous ceux qui ont cru. Cela ne serait-il pas milles fois plus douloureux que de vivre la peine sans la comprendre? Allez savoir ce qu'un fardeau à de pire: son poids où son contenu?

Aucune émotion. Aucune. C'est le prix à payer pour se targuer d'être un héros? Non. C'est le prix à payer pour avoir le droit de se souvenir de ce qu'on à soit même détruit. La joie, les pleures et les rires seraient des sentiments d'ingratitude totale pour cet homme.

Il était désolé d'être déprimant. Il aurait voulu redonner l'espoir par de simples mots. Mais les gestes sont tout aussi important.

"Ce qui te définit, Dayn, ce sont tes actes."

Et pourtant, parler n'est pas un acte? Ce souvenir remontait de si loin. Une réminiscence presque douloureuse qu'elle provient du fond de la mémoire. Pourquoi quand on donne quelque chose aux gens ils en veulent toujours plus? A moins que les sens de cette phrase moralisatrice ensemble le tout. Et signifie que quand on s'investis, il faut le faire jusqu'au bout. Mais qui sommes nous alors?
Sommes nous les pantins de nos choix, esclaves de nos décisions une fois faites si nous voulons être des gens bon? Des personnes qui seront sans doute exploités pour ce principe, à ne plus savoir se sortir d'une roue dont ils ont eux même initié le mouvement de rotation?

A moins que le sens véritable soit de savoir faire un pas sur le côté. Prendre un autre chemin. Toujours regarder devant soit. Car l'horizon est loin, on ne l'atteint jamais. Et où que l'on se tourne, elle est toujours devant nous. Ce sont le sens de nos pas qui font les actes, qui définissent ainsi ce que nous sommes.

Alors il lui donna sa main. Car quelque part dans le monde, cela lui ferait du bien d'être définit comme quelqu'un de bon par celui ou celle qui ne connaissait ni sa véritable identité, ni sa façon de combattre le "mal". Et cette personne, c'était cette Laguz.

Une ancienne membre de la race des faucons, ce qui signifie qu'elle devait avoir eu un enfant. Et aux vues de l'endroit et d'où ils étaient... Les choses avaient du mal se passer. Il se fichait vraiment de ses origines, de sa façon de son passé.

Parce que nous sommes tous définis par nos actes.

Elle lui prit la main. Son contact avait quelque chose de particulier, léger comme une brise de vent qui effleure la peau. Est-il normal de ressembler à l'élément que l'on manie? Il n’espérait pas être aussi froid que le vide. Du moins au touché. Une convention sans intérêt qu'il chassa vite de son esprit.
Lui lire le futur dans la main? Une façon de le remercier. Il ne jugeait pas intérieurement cela nécessaire. Il était bien trop gêné d'avoir quelqu'un en face de lui qui le remerciait. C'était trop dur pour lui, il ne le méritait pas.

Ce fut agréable. Et cela le sortit de sa transe, ce cercle de dépression qui vous pèse sur le corps entier comme si vous alliez être écraser. Quelqu'un le touchait, normalement, comme si il était un simple humain. Il n'était pas un monstre aux yeux de cette fille aux cheveux d'eben.

Durant sa lecture, il leva les yeux vers elle. Il l'avait dévisagé précédemment, de même qu'elle l'avait fait, mais là... Les choses étaient différente. Aucune notion de mépris, de défis. Pas de jauge, pas de motivation. Celle qui était si puissante n'était plus qu'une simple femme. Une femme qui n'avait pas peur de lui et se laissait au "naturel" sans méfiance devant le plus grand et dangereux des criminels que cette terre ai porté.

Et lui, ce bras armée de la déesse elle même. Il se trouvait presque à se laisser attendrir par ce moment de pur contact sociale. De gentillesse et d'émotion:

"Vous êtes quelqu’un de chanceux sans le savoir M. l’Inconnu. Et même si on ne peut revenir dans le passé, sachez que celui-ci vous accompagnera toujours, et je ne parle pas que des mauvais cotés. Vous verrez."

Il resta de marbre devant cette déclaration. Et il la laissa partir, dans un regard où sa tête ne bougea pas en guise d'adieu:

"(Adieu, j’espère pour toi que tu comprendra que ni tes anciennes ailes ni ta magie ne t'ont permis de voler pour de vrai.)"
Une pensée sincère, qui se termina au fond de sa choppe.

Une autre cigarette, une autre choppe. Et ainsi de suite. Environ cinq en trente minutes. Les même retour moraux sur le passé, sur le futur. Quelques remous des paroles de prédiction. Il regarda sa main, quelques instants. Il était vrai que malgré sa condition de nombreuses personnes l'avaient aimés. Et d'autres le feraient sans doute encore par la suite. Ceux qui le connaîtrait vraiment.
Mais qui pourrait seulement comprendre la bête? Lui même ne savait rien d'elle. De cet autre lui, de l'autre côté du miroir. Où peut-être n'avait-il simplement pas envie de le savoir.
Que ce passait-il quand il perdait le contrôle, et qu'il ne se souvenait plus de rien? Ces carnages, était-ils dus à la bête? Il croyait la contrôler, mais avec ce retour il y a peu prêt de Gallia, il n'était plus sur de rien.

L'esprit embrouillé, sous une épaisse couche de brume habituelle volontaire, il s’illusionnait lui même en essayant de s'empêcher de trop réfléchir. Il avait trop bu, mais pas assez pour avoir un effet suffisant. Comme toujours, il dormirait mal.

Il écrasa la fin de sa cigarette dans le cendrier, n'ayant pas pris la peine de retourner à sa première table. Récupérant un manteau presque sec et son épée géante, il prit la direction de sa chambre. Il traina des pieds, allant lentement. Une habitude, une morne constante.

Il était éreinté, chaque marche de cet escalier lui rappelait combien son corps souffrait. Du manque de repos, de la dernière troupe de mercenaires croisés. Du poids de son équipement. De la lourdeur de ses pensés; de la souffrance de ses souvenirs. De l'horrible contenance de son futur. Cette montée lui part sans fin. Une nouvelle épreuve, dans ce même monde pourrit jusqu'à la moelle.

Si seulement, cette nuit, il pouvait rêver. Alors l'aube serait garantie d'espoir.


Tout doucement, il ouvrit la porte de sa chambre. Il ne voulait réveiller aucun de ces soulard qui eux dormaient bien. Il fit quelques pas à l'interieur pour poser son épée et étendre son manteau. Il avait sentie une présence derrière lui, alors il ne jugea pas bon de se retourner pour fermer la porte. Cette présence n'avait rien d'hostile. Mais cela n'était tout de même pas forcément une bonne idée:


"M. l’Inconnu, je ne vous demande pas un nom, je ne vous donnerais pas le mien, je ne vous demande pas une promesse, je n’en ferais pas. Je voudrais simplement que vous me preniez dans vos bras."

Il resta de dos, quelques secondes. Le visage atterré d'une expression entre la surprise et incompréhension. Dressé devant elle de tout son long, fatigué par le désespoir. Un tueur, un assassin. Un meurtrier. Une éloge à la passion du crime pour certains, le diable pour d'autres. L'incarnation d'un tueur de dieux, un monstre. Il était au dessus de tout, quelque soit celui qui parlait de lui.

Alors pourquoi lui demandait ton de la prendre dans ses bras comme si il était un simple humain? Elle ne mesurait pas l'étendue de cette demande. Il ne prenait plus personne dans ses bras depuis une éternités. C'était Olivia qui le faisait, maintenant. Et ça n'avait rien à voir. Car elle connaissait son nom.

Une étreinte, sans nom, sans conséquence. Quelque chose qui sort de la réalité, comme ce monde à travers le miroir. Pourtant il s'agissait bien du monde réel. Cette réalité qui ancrait ses pieds au sol. La causalité l'empêchait de voler, lui aussi.
Pourquoi? Quel était le but? Quel était l'intérêt? Se sentir rassuré pour quelques secondes? Oublier ce qui nous entoure pour quelque secondes? Que voulait-elle?
Ce qu'elle veut, c'est durant une seconde, oublier.

Une chose que tout combat, tout alcool ou toute drogue ne saurait donner. Trop loin d'une simple impression de sécurité. Trop proche d'une émotion d'amitié où d'amour. Trop semblable à quelque chose d'humain. Lui qui était si détaché, si distant. Il n'était vraiment pas la personne à qui demander ça.

Alors il se retourna, et deux choix s'offrirent à lui. Deux voies qui lui prouvèrent au combien il était humain. Il allait lui dire de s'en aller, de ne pas le regarder. Elle avait encore toute la vie devant elle, il ne fallait pas la gâcher.

Mais peut-être que tout ceci n'était qu'une erreur. Nos actes nous définissent, mais le problème allait sans doute plus loin. Ce n'était pas ce pas en arrière qui ferait de lui un monstre, pas cette fois:

"Ne me rejetez pas s’il vous plait…"

Il posa ses yeux sur elle au même moment. Il n'était pas un monstre, il n'était qu'un simple homme. Et refuser ferait de lui un monstre. Ce monstre qu'il détestait temps. Ce monstre qu'il était. Lui aussi aurait l'occasion, le temps d'une seconde, d'être humain.

Car d'abord, il croisa ses yeux. Desquels il se détourna avant de percevoir une quelconque émotion. Il aurait cru qu'elle pleurait. Ce n'était pas le cas. Mais l'humanité est cruelle. Qu'est ce que c'était? Un entraperçue d'une larme à l'intérieur de ses yeux. Comme si son âme pleurait.

Elle ne voulait pas de pitié. Elle ne voulait pas de compassion. Elle ne voulait qu'oublier. Alors pourquoi tant de tristesse dans le regard? Pourquoi rechigner à oublier alors que c'est ce qu'on veut? Ce n'est pas la peur d'un refus de sa part qu'il vit dans ces deux ronds ambrés. Chercher à tout savoir est d'une absurdité.

Humain, désespérément humain. Ses yeux vairons se perdirent sur le corps de la jeune femme. Chose qu'il regretta après quelques instants très bref où ses yeux épousèrent ses courbes parfaitement dessinés entre le tissu et l'eau. Saloperie d'humanité, qu'est ce qu'il pouvait se sentir faible à être humain. Qu'est ce qu'il pouvait se sentir pitoyable à regarder une femme pour ce qu'elle est alors qu'elle est dévastée à l'intérieur.

Que l'on jette la première pierre aux monstres. Les monstres ne souffriront pas du simple impacte d'un caillou. Ce qu'il faut, c'est leur couper la tête.

Que ce simple morceau de minerai faisait mal. Mourir serait moins douloureux que de se sentir attiré par une femme, peu importe oh combien belle. Peu importe oh combien si proche de son affliction mentale. Qu'il est difficile de résister à agir en homme en lieu et place d'un héros où d'un démon. Qu'il est difficile de prendre une décision. Qu'il est horrible de sous-tirer à la réalité ce qu'elle exige.

Qu'il était facile de prendre son destin en main. Et cette femme, dans ses bras. Sans aucun passé, aucun avenir. Tout simplement, un présent indéniablement réel et illusoire.

Alors il ferma les yeux.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Ven 9 Sep - 0:57


Des bras puissants entourant son corps fin, une chaleur douce et tendre l’enveloppant avec force et fermeté, la sensation légère d’une mèche de cheveux qui frôle une épaule, son souffle chaud dans sa nuque, elle se sentait rassurée, elle se sentait en sécurité. Pourtant, elle ne s’était jamais sentie ainsi dans les bras d’un homme. Ces derniers avaient toujours été un signe de souffrance, de colère et parfois même de mort. Tant de choses s’étaient passées dans les bras d’Ashtenn mais elle n’en avait jamais gardé ni la chaleur, ni la douceur.
Alors pourquoi, comment elle ne savait pas mais elle avait envie de s’abandonner à lui, à cet inconnu, de s’abandonner totalement et surtout d’abandonner tout ce qu’elle était. Juste le temps d’une nuit, juste le temps d’une lune, elle voulait disparaître dans son étreinte.

Sans réfléchir, instinctivement, elle glissa ses mains dans son dos et s’y accrocha avec toute la force qu’elle avait comme une enfant désespérée, comme si elle avait peur de perdre ce contact, cette chaleur, cet amour artificiel.

Avait-elle peur qu’il ne la lâche, qu’il ne la rejette à tout moment ?
Ce n’était pas vraiment le cas.

Elle n’avait jamais ressenti le besoin d’affection. Elle en avait eu étant jeune mais s’était un lointain souvenir désormais et ça ne lui avait que peu manqué. Ses besoins avait été tout autre depuis qu’elle avait fuit. Lorsqu’elle avait eu besoin de quelqu’un à qui parler elle avait eu Stefan. Lorsqu’elle avait eu besoin d’un camarade pour la soutenir dans l’adversité elle avait trouvé Ray, pour la sauver et lui faire la morale, Allen et aujourd’hui qu’elle voulait tout oublier, elle était tombée sur lui.

Lentement, ses mains remontèrent vers la nuque de l’homme, ses doigts se perdant dans sa longue chevelure argentée. Son corps se collait doucereusement contre le sien alors que ses courbes s’alignaient sur le torse, le ventre et les cuisses de l’épéiste. L’une de ses mains quitta alors la nuque pour frôler la gorge et se poser sur sa joue. Elle frissonna.
La barbe était fine mais rugueuse donnant à leur étreinte quelque chose de rêche mais pourtant loin d’être désagréable. Elle s’éleva un peu, comblant les centimètres qui séparaient leurs yeux et caressa son visage avec une lenteur sensuelle, de sa propre joue plus douce que jamais.
Ses yeux étaient toujours clos. Peut être imaginait-il quelqu’un d’autre. Cette idée ne la dérangeait pas, elle y sourit même. Après tout, qu’il se voit avec qui il voulait, elle endosserait n’importe qu’elle rôle ce soir là tant que ce n’était pas celui de Rui, le second de l’Alyzée ou Ruika, l’ange déchu. Elle profita même de sa cécité éphémère pour venir déposer un baiser sur ses lèvres offertes avec tant d’innocence.

*
Pourquoi voulait-elle tant s’oublier, pourquoi voulait-elle être quelqu’un d’autre, la raison en était simple, elle n’aimait pas ce qu’elle était. Elle ne l’avait jamais aimé même enfant. Elle aurait voulu avoir une vie banale, ni beauté, ni don. Ainsi, elle aurait évité Ashtenn, ainsi il ne se serait jamais intéressé à elle.

Nous ne sommes pas toujours définit par nos actes.

Nous sommes parfois simplement jugés sur ce que nous paraissons et personne ne cherche plus loin. Ce n’est pas parce que nous agissons comme une personne sans cœur que nous n’en avons pas.
Ce n’est pas parce qu’elle s’habillait comme une vile pirate qu’elle apportait une quelconque importance à cette ancienne vie. Elle avait tué de nombreuses personnes sans pitié alors qu’elle en possédait tant. Elle avait abandonné son humanité dans ses actes, cela ne voulait pas dire qu’elle n’en avait plus dans ses pensées.

Nous ne sommes définit par nos actes que par ceux qui ne nous connaissent pas.

Ainsi, cet homme, la prendrait pour une fille de passage car elle agissait comme telle et s’il cherchait plus loin, s’il grattait la surface peut être découvrirait il quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’elle-même ne connaissait pas.
Néanmoins, elle ne le laisserait pas faire car elle avait peur de découvrir qu’elle n’était rien.

*
Ses lèvres se pressaient doucement sur les siennes et son baiser devint plus avide. Ses mains se perdirent alors dans ses cheveux, les saisissant avec une fermeté presque brutale. Elle approfondit alors le baiser l’étreignant plus tendrement.

- Serre moi plus fort…

La demande n’était pas suppliante, c’était celle d’une personne qui savait ce qu’elle faisait. Elle voulait, non, elle allait se noyer dans sa chaleur.
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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Ven 9 Sep - 16:47

Divine comédie, le feu brûlait. Il se consumait toujours, il ne s'était pas encore éteint. Ce brasier qui illuminait son âme, il existait encore. Il existait à nouveau. Une flammèche avec peu de combustible. Mais cela lui était amplement suffisant. Un contact, et puis une étreinte. Une étreinte et puis le feu. Elle l'enlaça. Si il avait comprit plus tôt à quel point il s'était trompé. Si elle avait vu avant à quel point elle avait tord.

Il n'aurait jamais du faire ça, exaucer son souhait. Encore une fois esclave du destin, jouet de la bonté. Partager ça, c'était à s'en brûler. Elle s'accrochait si fort. D'autant auraient dit qu'elle était comme une enfant ayant besoin d'affections. Mais ce n'était pas une demande enfantine. Ce n'était pas une plaisanterie. C'était un fait, pur et simple. Une réalité et non une illusion. Il peut y avoir d'innombrables raisons à un acte. Il peut y avoir une infinité de causes.

La seule chose qui est unique c'est la justification que l'on se donne pour le faire.
Et très souvent, l'on se ment.
On se ment si fort que nos mensonges disparaissent pour devenir la réalité.
Une réalité qui nous sera toujours lourde à porter.
Sans que l'on ai l'occasion de comprendre pourquoi.

Comme c'était pitoyable.

Il ne pensait pas qu'elle le serrerait si fort. Il n'avait aucune chance de comprendre ses raisons. Un long soupire pour une longue agonie.
Il aurait voulu penser à Yume, se rappeler le contact ne suffisait pas. Il aurait voulu le revivre. Ne serait-ce qu'une seule fois. Même une demi-seconde. Une fraction réel de ce mensonge que procure la sensation de divagation avant de s'endormir. Même une déesse n'est pas assez bonne pour donner à son ennemi un aperçu du bonheur.
Il l'aurait voulu. Tellement voulu qu'il aurait pu tout donner pour cela. Seulement, ce n'était pas en cette nuit où seul une bougie quasiment consumée entièrement éclairait la pièce que cette songerie se produirait. Non pas qu'il refusait de se tromper, mais parce qu'il était hors de question que de faire subir cela à quelqu'un.
Que cette personne l'accepte, ou non. Si il était là, c'était uniquement pour lui et ses rêves brisés.
Si il l'acceptait ici, c'était uniquement pour les siens.

Elle passa la main dans ses cheveux, sur sa joue et se colla encore plus prêt de lui. Il n'y avait rien à dire ni à demander. Qu'elle profite de cet enlacement, de cette chaleur. Ce serait probablement la première et la dernière fois avant de ne même pas se dire au revoir.

Comme c'était triste. Que c'était affligeant. Qu'est ce que ceux qui vivent ainsi peuvent faire pitié. Qu'est ce qu'ils sont détestables, avec leurs manières insipide d'aborder les autres. Que ce soit au harpon où au grappin, il s'agit toujours de quelque chose de douloureux. Un sentiment vécu pour son présent, sans aucun avenir. Quelle stupidité. Ces gens sont vraiment répugnants. Mais est il impossible de les comprendre, d'approcher leur point de vue de nos cages dorés? Que pouvait-il espérer de mieux?

Ne va pas plus loin. C'est tout ce qu'il demandait. Qu'elle prenne dans cette étreinte ce qu'elle voulait, il ne le saurait jamais. Mais qu'elle ne lui demande pas d'aller plus loin, il la suppliait intérieurement. Il ne pouvait pas se résigner à être ce genre d'homme qui manipulait si aisément. Non.
Il ne savait pas qui il était, mais il savait ce qu'il voulait devenir.

La réalité était tout autre. Il voulait un lendemain, pour lui, pour elle. Mais pas pour eux deux. Personne ne mérite la vie du diable, alors non. Qu'elle prenne ce qu'elle veut mais qu'elle lui laisse le peu qu'il lui reste. Comment ne pas se prosterner devant la promesse d'une émotion sans lendemain?

Comment avoir envie d'un souvenir sans importance car il a déjà été vécu. Dans un autre temps, un autre lieu et qu'il n'avait d'intérêt que son présent. Faut-il être fou? Faut-il être désespéré?

Et tous les jours, il perdrait la bataille.

Aucun espoir, dans la sensation des lèvres de la belle se posant sur les siennes; juste la flamme qui s'étend. Plus de chaleur, plus d'intensité. Plus de douceur. Une réalité impropre à sa réalisation. Ce genre de choses ne devraient pas arriver. Elles ne devraient pas arriver si elle savait qui il était. Mais peut-être qu'elle s'en ficherait? Non, tout serait différent.

Il n'était pas un jouet, elle pensait sans doute être la même chose pour lui.
Mais être un monstre ne l'empêchait pas d'avoir une morale.
Il la détestait de penser ainsi, de se comporter ainsi.
Il la comprenait pourtant entièrement.
S'abandonner, s'oublier. Se redécouvrir.

Il n'en avait pas envie.

Parce que même le pire des démons de son espèce craint la peur du lendemain.

Comme elle avait tord de croire que ce sont les autres qui nous jugent quand nous sommes les seuls pour qui importent nos actes. Que les regrets sont nôtres.
Comme il se trompait d'essayer de regarder plus loin.

Est-ce que parce qu'elle n'avait pas demandé son nom qu'il passait pour quelqu'un d'humain à ses yeux? Est-ce qu'un simple humain lui suffirait pour s'oublier?
Les rouages du destins sont-ils brisés, ce soir? Pourquoi lui? Si elle savait à quel point il était mauvais... Sans doute était-ce la raison de ne pas savoir.

Pouvait-il se résigner à lui donner ce qu'elle voulait en sachant très bien que leur façon de voir les choses serait en totale contradiction et bien plus douloureuse pour lui? Pouvait-il se résigner en s'avouant que l'émotion résultant serait la même, entre eux?

Abandonner. Il n'avait jamais abandonner.

Alors cette fois... Pourquoi pas. Dans un monde si triste, faut-il se contenter de croiser le regard du bonheur sans jamais lui prendre les lèvres?

Il n'y croyait pas.

Ce ne serait pas de l'amour.
Ce ne serait pas un simple amusement.
Ce serait la passion.

Il ne fermait pas les yeux pour penser à quoi que ce soit, juste pour la ramener plus prêt de lui par une étreinte plus puissante mais aussi plus douce, plus passionnée. Et ainsi, le sens du regard brisé pouvoir embrassé à pleine lèvre le parfum naturel de cette inconnue. S'en remplir les sens, s'en torturer l'esprit jusqu'à ce qu'il soit noyé dedans. Que cet instant soit une éternité.

Sans rien dire, il interposa son doigt entre les lèvres de cette pirate et celles du criminel qu'il était. Pas cette fois, il ne laisserait pas encore une femme l'embrasser en premier. Et même si elle s'en fichait. Elle avait dans les yeux cette étincelle d'envie d'être protégée.

Alors avant que ce baiser n'en devienne un, qu'il soit simple profond doux ou passionné. C'est lui, qui se pencha sur elle. Comme ça, sans rien demander en retour.
Car aujourd'hui, il n'était ni humain ni divin.

Il était simplement là pour elle.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Ven 16 Sep - 0:18


Un baiser, une étreinte, un tremblement… toutes ses sensations étaient si douces et si affolantes. Mais affolantes dans le mauvais sens du terme…
Ruika n’avait jamais ressenti autant de gentillesse, autant de générosité dans une simple caresse, dans un si simple contact. Pourtant, elle n’avait pas connu que la sauvagerie d’Ashtenn, elle avait déjà expérimenté la douceur d’un baiser partagé, d’un amour partagé même… Alors pourquoi cet homme lui semblait-il encore plus tendre que celui qu’elle avait aimé à sans damner par le passé ?
Avait-elle simplement oublié à force de subir la brutalité et la perversion d’Ashtenn ? Ne supporterait-elle plus que la violence, la cruauté et les mots humiliants durant un rapport de la sorte ou pourrait-elle se laisser aller aux bras de la bonté ou seul le souffle chaud d’un amant vient briser le silence pesant d’une chambre close.

Elle sentait le tissu de sa chemise se froisser contre les vêtements de son partenaire, elle sentait la peau à nu de ses cuisses caresser l’intérieur des siennes encore vêtues de leur pantalon. Ses mains commençaient à descendre le long de sa gorge en un touché aérien comme la totalité de son corps. Si l’inconnu ne la retenait pas par la taille elle s’élèverait certainement vers le plafond et heurterait ses quatre murs qui les emprisonnait dans un monde complètement à part. Cependant, s’il n’étreignait pas son corps, il verrait certainement aussi le puissant tremblement qui l’animait.

Comprenez-vous la peur de ceux qui ignore ?
Certains ont peur de la mort car ils ne savent pas ce qui la suit.
Ruika avait peur de l’amour de l’attachement car rien de ce qu’elle avait pu posséder n’était resté en sa possession bien longtemps.
Ses parents
Son frère

Sa vie

Le spasme de peur qui parcouru son bras fut violent, trop violent. Elle repoussa l’épéiste d’un geste à peine contrôlé.

- Je me sers de toi pour oublier, mais toute ta tendresse me fait me souvenir de celle que je n’ai jamais connue dans mon enfance… plus tu me touches, plus j’ai envie d’être dans tes bras et je me mets à désespérer de recevoir l’un de tes baisers alors que je ne sais même pas qui tu es vraiment… Je me mets même à m’en vouloir d’être là car je sens que je pourrais tomber amoureuse de ton touché, de ta douceur, …

Mais que voulait-elle ? Même elle, elle ne devait pas le savoir. Elle lui disait ça mais ne souhaité pas de relation avec qui que ce soit. Elle n’avait pas d’amour à donner et ne souhaité même pas en recevoir. Alors qu’espérait-elle en lui disant cela ? Elle ne savait pas. Peut être voulait-elle simplement l’aimer juste cette nuit et qu’il ne lui en veuille pas de ne pas la voir le lendemain. Peut être voulait-elle qu’il l’emprisonne dans ses bras et la noie dans sa chaleur.

Etait-ce égoïste ?
Oui, ça l’était ?

- Ne m’en veux pas d’avoir peur et de trembler, ne m’en veux pas de t’avoir repousser, je ne le souhaite vraiment pas… mon seul souhait et que tu me prennes dans tes bras une fois de plus et que cette fois j’ai le courage d’accepter la chaleur et le désir qui monte en moi. Pourrais-tu m'aimer pour une nuit?

Elle lui prit la main du bout des doigts et la porta à ses lèvres. Le gout du métal, n’avait jamais eu un parfum si agréable en bouche, elle le tira vers le lit et s’y assit. Elle tremblait toujours un peu mais son corps n’était pas aussi agité que son cœur.

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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Mar 4 Oct - 21:58

Et puis rien.
Il n'y avait rien à dire, rien à faire. Aucun ajout, aucun retrait. Nul admission, nul interdiction. Pas de regrets, pas de remords. En conclusion, aucun espoir.

Alors voilà, voilà que l'on fait partit de ces personnes qui font face, droit et entier, devant le monde lui même. Le contemplant dans son ensemble, ni d'en haut, ni d'en bas.

Regardant en avant, sans avoir besoin de se retourner. Parce que derrière, il n'y a que des souvenirs.

Usant du sixième sens, celui des sentiments. Se servant des autres pour apprécier. De celui là pour comprendre.

Si il n'y a aucun sacrifice, il n'y a pas d'espoir.

Pouvoir tout regarder, c'est être un dieu. Nous ne sommes que des hommes.

Savoir laisser les choses en arrière, et garder le meilleur devant.

La vie a t'elle besoin d'être entière pour qu'on existe?


Le plus dur des regards à affronter, pour ces Hommes là. C'est le leur. Se contempler en se disant que l'on aurait pu tout changer, si l'on avait su. Oui, l'espoir existe toujours. Mais sa qualité aurait pu être différente. Apprendre de ses erreurs n'est pas comprendre pourquoi.

Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?
Pourquoi?



Une chute sans fin. Laisse moi, abandonne moi, adieu. Mais non, reste, serre moi, aime moi. Soit zéro, soit un. Ne soit pas un mot, ni un souvenir. Soit toi. Moi. Nous.
Impossible n'est-ce pas?
Tout requiert un sacrifice, que ce soit une idée, une possibilité ou autre chose. Quelque chose dont on a pas toujours conscience, dont on se fou.

Seul ce qu'on provoque cause un sentiment. Cette perte, ce fracas insondable qui brise l'âme. Lui arrachant un petit morceau. Une couleur en moins, une nuance. Après tout, nous en avons tellement.

Ce qui a disparu une fois, ne peut pas s'évanouir à nouveau.
Il n'y a rien à perdre.
N'existe que le désespoir.
C'est la raison pour laquelle, l'espoir est toujours là.


Se donner... Non, ce n'était pas ça. Il n'y avait aucune notion de bonté. On ne se vend pas pour être gentil. on ne se place pas entre une épée et sa victime. On ne fais jamais ça pour les autres. On le fait par égoïsme, toujours.
C'est tellement égoïste de vouloir montrer à quelqu'un qu'on l'aime.


La poussée sur son corps le fit reculer de quelques pas, il ne s'y attendait pas vraiment. Se retrouvant adossé au mur, il plaqua l'arrière de son crâne contre le bois strié par le temps:


"Peu importe... Tes désirs, tes angoisses. Que je sois un pion ou un homme, je suis quelqu'un... J'ai le droit d'avoir mes propres sentiments, bon ou mauvais. Parce qu'au fond je suis... Comme tous le monde."

Et toi aussi. C'est ce qu'il aurait du rajouter. Il n'en avait pas la force. Il ouvrit les yeux, baissant ses pupilles vers elle avec un air neutre, presque pensif. Bien sûr que non, il n'oubliait pas la seule qu'il avait aimé. Mais ça, c'était le passé. Des choses qui ne se reproduiraient jamais, et il en avait bien trop conscience. Il avait ses propres rêves, ses propres désirs. Mais jamais il n'oserait remplacer une personne par une autre. Ce serait entacher les deux, et se faire des illusions aux finalités aussi douloureuses que dangereuses.
Pouvait-il aimer deux fois? Pouvait-il aimer pour une durée déterminée?

Ça lui semblait tellement stupide. Cette façon de penser. Toutes ces envies, cette volonté. Cette petite voix qui dit: "Eh, tu as déjà ressentis ça.". Ces paroles qui se veulent inflexibles, sur la vision de l'Amour.
Pourtant, ce dernier n'existe que si on lui insuffle une raison. Ses règles sont dérisoires, elles n'ont pas de raison d'exister.
Elles ne sont là que parce que nous nous les imposons.
Elles ne sont là que parce que nous aimons.


Elle prit sa main, le tirant vers elle. Vers le lit, cette place où les rêves sont les plus propices à se produire. Il est cependant très rare qu'il s'y produisent.

Elle tremblait, agitée par son propre esprit. Elle luttait contre une décision qu'elle avait déjà prise. Et elle le regardait d'en bas, assise en délassant une demande nouée trop profond. Le dressant sur un piédestal où toute décision lui appartient:

"Je ne peux pas t'aimer. Il n'existe pas d'amour sur commande, il n'existe pas d'espoir quand on dit adieu."

Il posa sa main ses mains sur ses épaules, déposant délicatement chacun de ses doigts l'on après l'autre sur le haut de ses omoplates. Il se serait presque surpris d'éprouver une telle douceur à un simple contact.
C'est tout aussi gentiment qu'il la poussa en arrière, la retenant jusqu'au contact des draps froissés par le mouvement.
Se retrouvant penché au dessus d'elle, le visage à simplement quelques centimètres du siens. Il plongeait son regard des éléments les plus purs et naturels dans le siens:


"Ni toi, ni moi, n'avons besoin de ça."

Et ce n'était que la vérité. Il ne s'agissait là que de deux êtres se voulant égoïstes se cachant derrière un rideau de peurs et de prédictions.

Car après tout, on s'en fou de ce qui se passera demain.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Mar 11 Oct - 0:46

Le contact de chacun de ses doigts sur sa peau, la chaleur de ses mains, la chaleur de son corps. Tout semblait s’échanger par se simple contact, tout semblait s’évaporer par ce touché…

Sa peine

Sa peur

Ses pleures
Des larmes se mirent à perler de ses yeux mais ce n’était pas de la tristesse, ce n’était pas non plus de la joie… c’était un soulagement sa chaleur tout contre elle était comme un baume à toutes les cicatrices de son corps, un soin à tous ses souvenirs haineux et douloureux associé au contact humain.
Elle se laissa allonger dans les draps blancs et ferma les yeux pour ressentir la pression d’un corps contre le sien, le contact du tissu sur sa peau, le souffle chaud d’un homme sur ses lèvres. Sans réfléchir et le plus naturellement du monde elle souleva sa tête pour saisir ce souffle à sa source, et elle le laissa se déverser directement dans son propre organisme à travers ses lèvres mi-close.
Le bout de ses cheveux argentés venait chatouiller sa clavicule dénudée par leur mouvement. La chair pâle se mettait peu à peu à découvert à chacune des caresses du bout des doigts de l’inconnu, alors que lui revêtait toujours sa chemise noire, son pantalon et tout son attirail. C’est alors d’une main innocente que Ruika vint déboutonner la barrière de tissu qui la séparait encore de la chaleur de ce corps offert.

A chacune de ses larmes qui coulait le long de ses joues, elle avait l’impression de perdre un poids, un fardeau et elle espérait bien ne jamais devoir les reprendre. A mesure que le silence s’établissait dans la chambre pour ne laissait place qu’aux mots non dit, la jeune femme percevait mieux les sensations de leur baiser désespéré, de la tiédeur d’une langue contre la sienne, de la caresse d’un doigt sur sa hanche. Ses mains se perdaient quant à elle sur le torse détruit d’un homme, qu’elle ne doutait plus être, de combat.

Avec une avidité déconcertante, elle parcourut chacune de ces cicatrices traversant de part en part le torse musclé. En son centre une zone d’une intense froideur recouvrait son cœur, pourtant, elle n’hésita pas une seconde à venir y presser en une pression des plus délicates sa poitrine à peine vêtue d’une toile de tissu encore humide.

Avec une habilité limitée par la proximité de leur corps, Ruika finit par retirer la chemise de l’homme ainsi que tout ce qui recouvrait son torse. Elle s’accrocha à ses omoplates sentant sous ses doigts la cicatrice en étoile qui perçait son dos et resserra son étreinte pour le presser contre elle.

Elle ne se posait plus de question, son esprit était vide, seulement emplit de toutes les sensations de plaisir que lui provoquait son vis-à-vis. Elle n’avait plus que lui à l’esprit et toutes ses blessures, toutes ses marques d’un passé douloureux, elle ne lui demanderait pas d’où elles provenaient comme il s’abstiendrait de lui demander ce qu’étaient les cicatrices sur sa peau, sur son dos. Elle ne pensait pas que quelqu’un autre qu’elle pouvait avoir de telles marques et se sentait étrangement rassurée devant leur similarité.

Etait-ce idiot ?


Certainement.

Cependant, elle se sentait rassurée de ne pas être dégoutée par son corps défiguré, et elle espérait profondément qu’il ne repousserait pas la laideur du sien.

On dit souvent que chaque cicatrice raconte une histoire. La victoire lors d’un duel épique pour sa dulcinée, une défaite cuisante face à un grizzli de 2 mètres de haut, une chute mortelle à laquelle on a survécu… Pourtant, chacune de ses cicatrices signifiaient la même chose, sa honte et sa faiblesse face à un homme plus fort qu’elle.
Parfois, quand elle rencontrait un relief inconnu sur le dos du Beorc, elle s’imaginait l’histoire qui pouvait y être rattachée. Mais étrangement, elle ne pouvait traduire celle au milieu de ces omoplates que comme des trahisons et des preuves de lâcheté.
Qui attaquait les gens dans le dos, sinon les lâches ?

Effaçant d’un revers de la main sa colère montante, elle voulu donner toute la tendresse dont elle était capable à cet homme, elle voulait le rendre heureux ne serait-ce qu’une nuit, elle voulait faire son bonheur le temps d’un baiser.
Passant ses mains dans ses cheveux, elle l’attira plus profondément dans le lit et laissa glisser de ses épaules se qui lui restait de chemise. Puis elle s’allongea sous son corps athlétique et l’emporta dans une danse plus intime.
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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Sam 26 Nov - 23:20

Chaque cicatrice raconte une histoire. Mais peu importe son importance, car tout ce qu'elle dit c'est:
"Hey, je te marque à vie."
Installée, là où les souvenirs ne suffiraient pas à déterminer la durabilité. A la vie, à la mort, pour toujours. Les cicatrices sont des preuves inaliénables du passé. De la guerre, des souffrances, de l'héroïsme. Qu'est ce que cela peut bien représenté? Elles sont souvent hideuses, repoussante.

Mais le ciel lui même n'est-il pas un ramassis de blessures contenues dans l'univers? Du solide dans l'immatériel.

Alors pourquoi, pourquoi d'en bas est-il si beau?

Parce que l'on ne sait pas, l'on ne voit pas. Toutes ces magnifiques étoiles sont sans doutes des endroit mort et inhospitalier. Comme les vrais cicatrices, celles qui sont à l'intérieur. Celles que l'ont a sur le cœur. Indélébiles, tracés au fer rouge. Elles ne sont pas repoussantes, elles sont inoubliables. Elles font mal. Elles nous empêche de dormir.

Et cette nuit là laissera une blessure au fer rouge. Car demain matin, partir sera douloureux. Parce que le sommeil n'est pas important. Cette nuit.

Oublier.
Se souvenir.
Au diable tout ça.
Il plongeait ses yeux dans les siens, les glissant sur son corps au rythme de sa main parcourant doucement ses cheveux. Aucun talent, aucun mystère. Ceci ne relève de rien. Pas de guerre, pas de compétition.

Quelle stupidité!

Il ne pensait plus. Plus à rien; sauf peut-être à l'envie de l'aimer.
Pour une nuit.
Pour se souvenir.
Qui s'en soucis?


Placé au dessus d'elle, stoïquement, ses yeux reflétaient son désir. Qu'il soit perpétuel ou non, il était tellement ancré dans le moment présent. Dans la peau de cette inconnue, dans ses envies et ses rêves. Son regard survolant telle une douce caresse son buste dénudé au creux de son cou. Venant y déposer un baiser, doucement, avec la volupté et l'envie d'une simple tendresse; le mordant avec amour dans un simple besoin de s'oublier. Pas de tu. Pas de nous. Juste du je. Du je qui signifie "nous". Tout les plaisirs de la chair dans une simple caresse des lèvres, une simple morsure pour se prouver qu'on existe.
Le souffle chaud dans le creux du cou, une mais qui caresse du bout des doigts la clavicule. Quelques baiser remontant jusqu'à l'oreille. Encore quelque morsures, innocentes et douces. Puis un je ne sais quoi, un moment de folie. Un instinct qui n'est ni bestial, nu humain. Une sensation qui n'existe que pour ceux qui savent. Cette main qui descend, effleurant la peau sans aucune honte. Profitant de chaque parcelle comme si c'était la dernière fois. Aucun vice, aucun arrêt. Juste des caresses. Peu importe le lieu, peu importe le temps. Le temps n'existe plus, il s'évanouit au bout de chaque phalange en contact.

Des morsures à la langue, du contact au contact. Des instants perdus se finissant dans un baiser si chaleureux que sans fin. Nulle luxure à cela.

Tout ceci n'était qu'une poésie, écrite lentement à la plume de la main puis enfouie dans un tiroir d'où elle ne verrait plus jamais le jour. Le calamus crissant avec légèreté sur le papier avec la volupté de la mer roulant sur la sable. L'encre se délectant de teinter la feuille d'une couleur chaude et envahissante. Des mots calligraphiés soigneusement pour être aussi beaux pour tous les sens. Des phrases pleines de sens, que seul l'auteur et l'ouvrage peuvent entrevoir. Et puis un tout, une signature. Un moment précieux, qui scelle à jamais le qui. Pas besoin de nom, juste d'un assemblement de lignes, de traits et de passion.

De la passion, injustifiable. Inépuisable. Jamais que de simple baiser. Une unique sensation de touché. Car rien qu'une fois, il n'aurait échangé cela pour rien au monde. Ce n'était ni ne serait un souvenir. Ce n'était pas sérieux?
Les choses sérieuses ne commencent jamais dans ce genre de moments.
On a beau être adulte, s'abandonner n'est pas enfantin. Avoir peur n'est pas adulte. Être responsable n'est qu'une question d'envie. Pas de convention. Cela n'a pas de fin en soit.

De quoi avait-elle envie?
Que voulait-il?

Il la prit simplement dans ses bras, la serrant fort contre lui. Chacun de ses puissants muscles déliés la protégeant. D'elle même ou de lui. Il repoussa du menton sa tête en arrière, avec douceur, venant l'embrasser fougueusement avant d'en parsemer son cou, puis son épaule. Peu importe, après tout.
Ses lèvres se posèrent délicatement sur ce qui leur ferait plaisir. Pour le toucher, l’ouïe, le gout, l'odorat et la vue. Rien ne valait ça, pour nous. Parce que ce n'était que le début, les lèvres humectés par un simple coup de langue non prévues pour le recevoir. Ce n'était que pour nous faire plaisir, sulfureusement et pourtant avec un désir si précieux. Un désir d’engouement farouche. Comme si... Comme si c'était la première fois.

On peut toujours tenter d'attraper la lune. Si belle et si ronde, une perfection absolue des astres. Mais les étoiles ne sont-elles pas plus attirantes? Distantes et pourtant si belles... Ses doigts se tendaient pour décrocher la plus magnifiques d'entre elles. Sillonnant le chemin du ciel en prenant le temps d’apprécier l'univers.

Le temps n'existe pas, il n'a sans doute jamais existé. Mais nous en connaissons la notion, elle et moi. Pas de nous, que du "je". Alors je ne peux le prendre, parce que j'ai envie d'apprecier.
Ceci n'est pas un souvenir. Car il n'y a pas besoin de conclusion à ce genre d'idée.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Mer 7 Déc - 19:24


Ruika sentait la chaleur l’emplir de toute part alors que son corps assoiffé de douceur s’arquait à chacune des caresses sur son corps meurtri. Elle ressentait tout de manière exaltée, la douleur, la tendresse, la chaleur, le froid… toutes ses sensations se mélangeait pour ne laisser à l’ange déchu qu’une impression de plénitude totale.

Elle se sentait femme, elle se sentait amante, elle se sentait humaine.
Nulle ne pouvait comprendre le bonheur qui l’emplissait à cette idée, nulle ne pouvait voir le sourire intérieur et fier qui se dessinait sur son visage.
Avec mansuétude, elle porta sa main à sa chevelure d’argent la saisissant doucement pour le prier silencieusement de revenir à ses lèvres. Avec un appétit non dissimulé, elle l’embrassa violement arrachant quelques perles de sang de ses lèvres qu’elle gouta avec plaisir.
Si son regard se faisait plus passionné, il se faisait également plus sûr de lui. D’un mouvement de bassin, elle retourna la situation se retrouvant à la position de celui qui agit et non celui qui subit. Jamais elle n’avait pu jouir d’une telle position, jamais, elle n’avait pu contrôler son plaisir. Ses mains sur le torse musclé, elle trônait sur le plus magnifique de tous les trônes et un sourire de jouvencelle barrait son visage, un sourire presque enfantin qu’elle adressait à son vis-à-vis.

Comment résister à son sourire aguicheur et malicieux ?

Comment résister à ses mains douces sur sa peau ?

Comment résister à la chaleur de ses cuisses ?
Comment résister à son corps délicieux ?

Le fixant toujours de ses yeux ambrés, ses mains se mirent à la découverte du corps, des ses bosses, de ses creux, de la régularité de ses abdominaux, de la profondeur de son aine. Puis elle pencha son corps nu sur le sien, pressant sa poitrine contre son torse, venant titiller de sa langue et de ses dents, les clavicules offertes. Sa main d’une douceur infinie caressait l’objet de leur union en un va et vient incessant alors qu’avec une prudence et une lenteur presque ridicule, ils s’unissaient pour ne faire qu’un.

Douleur, tiraillement, chaleur et plaisir la remplissait alors que son corps se contractait sous la pression. Elle ne savait plus quoi faire ses souvenirs s’heurtant avec violence à la réalité.
Comment avait-elle pu initier ça, alors qu’elle savait à quelle souffrance ça la mènerait ?

~~Des images me reviennent comme un souvenir tendre,
se mélangeant à ma peine, à des envies de me pendre ~~
Elle paniquait, elle s’agitait rendant l’union douloureuse, elle tremblait… Soudain, deux bras immenses vinrent l’enserrer, rapprochant leurs deux êtres. La chaleur et la force de ses membres la rassura et la laissa se décontracter.

- Désolée… hum

Le chuchotement livré à une oreille attentive fit place à un gémissement alors que l’union se faisait plus profonde. Ses mains s’accrochèrent à ses épaules alors que sa tête contre sa poitrine lui laissait entendre les battements d’un cœur. Un cœur à l’unisson avec le sien.
Tout son corps se décontracta alors rendant la sensation meilleure encore. Elle se mordit les lèvres pour retenir le cri, elle se mordit les lèvres pour retenir son plaisir.
Mais pourtant, à chaque à-coup, elle sentait tout ses idées noires la quitter, tout ses cauchemar s’envoler, elle se sentait libre.

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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Jeu 8 Déc - 15:19

J'essaye d'être parfait.
Je ne crois pas que cela me rend réel.
J'ai dis tout ce que je savais.
J'ai appris tout ce qui m'était possible.
J'ai tenté de te faire savoir, ce que j'étais. Ce que je suis. Ce que j'allais devenir.
J'ai la foi, en toi, en notre avenir. Notre avenir séparé.

Car toi comme elle. Jamais, Ô jamais, je ne te reverrais.

Voilà une pensée futile, qui apparaît et disparait sans jamais n'avoir véritablement existé. Un fait avéré, sans pour autant avoir besoin d'être connu. Cette aventure ne vaut pas mieux que tout le reste. Parce que ce n'est que comme dit, une aventure. Un sommet de perdition sans lendemain.

Est-ce de la simple luxure? Est-ce une liberté prise?
La liberté ne s'use jusqu'à son terme que pour ceux qui ne l'utilisent pas.
Sans doute de la luxure... Sinon, je ne te demanderais pas pardon.

Je ne te dirais pas bienvenu, petite étoile qui vient parsemer mon ciel. Tu n'as pas l'éclat d'un soleil, parce que tu te trouves bien plus loin de moi que ce dernier.
Puisse qu'elle fut la dernière.

Est-ce que tu crois que mon âme est emprisonnée? Que je n'ai pas de liberté?
Pourtant, tu me vois montrer le meilleur de moi même. A savoir ce que je ne suis pas.

Tu m’accueille tel un hôte prestigieux en ton domaine, me laissant croire que personne n'a jamais eu l'intention d'y pénétrer sans illégalité.
Pourtant, pour moi tout cela est différent.

Qui es-tu?

Je n'en ai aucune idée. La lune parcours toujours le ciel. Et pourtant, elle n'est jamais au même endroit. Tel toi, tel nous. Tel ce que j'étais, comme ce que je suis. Maintenant, de quoi est fait demain? De rêves et d’espoirs brisés. Parce que ce qui est nous actuellement, ce qui ne sort pas tout en étant extérieur et intérieur à la situation, sait que demain sera pareil à hier.
Parce que c'est la seule chose que je sais. Ceci n'est qu'un répit.
Durement. Acquit.

Nul ne sait qui nous donne accès à ce genre de choses. Il n'en est pas autre que nous en faisons excès, soupirant à longueur de temps pour des futilités nécessaires. Non, non. Ce n'est pas une peine que nous nous donnons. Il s'agit de quelque chose d'attendu, de langoureux. Un prémices d'une fin qui vient de commencer. Un terminus que l'on ne veut pas atteindre.
Les voyages les plus long sont ceux où l'ont voient les plus beaux paysages.
Mais cette vue là, celle du vent qui souffle d'une brise légère a travers les collines luxuriantes nous envois dans des rêves éveillés. Les plus beaux sans doutes, car on y entrevois le début.

Les plus malheureux, car on y subit la fin. Pas de suspens, nous savons comment cela se termine. Bien et mal, l'un après l'autre.

Que vois-tu dans mon âme? Si je transperce la tienne de mes yeux, est-ce que tu peux voir quelque chose en retour? Est-tu seule assise dans ce coin perdu de la montagne? Existe-je pour toi dans une autre dimension que le "tu"? Est-ce que cela vas plus loin que toi même?

Toutes les notes de la partition sont écrites. Et jouées, petit à petit, la mélodie atteignant son terme; Il ne fallait laisser que le souvenir d'une douce mélopée. L'une des choses qui fais les réminiscence, qui nous fera sourire.

En dehors du temps, trop rapide ou trop lent. Trop calculé, trop choisis. Un moment en dehors des dimension. Juste parce que ce n'est pas une règle physique qui peut choisir ce que cette dernière unis.


J'essaye vraiment d'être parfait. Ni pour moi, ni pour elle. Mais pour toi. N'y voit aucune pitié. Aucune laissé aller. Ce n'est pas une désir d'être ni de se racheter. Ce n'est finalement pas non plus pour m'abandonner. Ce n'est aucunement parce que je suis humain.

Je souhaite juste voir, si les actes sont plus importants que les mots. Si ce que je fais est plus déterminant que ce que je suis. Ce sont les actes qui définissent ce que nous sommes. Je suis ce que je fais.
J'ose suivre mes envies, te suivre toi. Dans tes actes; Tes mouvements. Pour t'aider, t'épauler sans te toucher. Porter mes paroles inaudibles à ton toucher dans la grâce.

Si tu pouvais m'aimer, ne serais-ce qu'une seconde. Je ne retrouverais aucun trésor perdu. Je ne corcheterais aucun coffre. Je n'accepterais aucune cadeau. Parce que pour une seconde, même si c'est égoïste, je ne pourrais changer le monde. Peu importe que cela soit durable.

J’espère que cela te remplis de la convoitise espérée.

Peu importe; toute seconde est différente. Il n'est attendu de chacun que de tenter de la reproduire. A son bon vouloir. C'est humain n'est-ce pas? Les sentiments. Les désirs. Les envies. Rien n'est plus beau que l'amour.

Qu'il soit éphémère ou infini. Il ne peut jamais déborder. Il s'incruste toujours au fond de nous, sans espérer de retour. Seulement car c'est, indéniablement, la meilleur des sensations.

Qui existe.

Sur terre.

Grâce à toi.

A nous.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Ven 13 Jan - 21:49



Elle n’avait nulle honte, nulle limite. Elle se sentait libérée en son fort intérieur d’une pression si grande qu’elle l’étouffait. A travers cet acte, elle avait l’impression de revivre, elle avait l’impression d’être enfin elle-même.

Ses mains s’étaient encrées dans les épaules plus profondément, plus violemment faisant rougir puis saigner le cuir qui semblait pourtant si solide. Figée dans une position des plus provocantes, la gorge offerte, le dos courbé et l’échine tendue, Ruika fermait les yeux pour profiter de chaque goutte de plaisir, chaque tremblement de son corps. La chaleur lui était monté à la tête avec une rapidité fourbe, la rendant ivre de ses sensations si douce.
Avec lenteur, alors que le froid de la pièce commençait à reprendre possession de sa nudité, elle ramena sa tête, violemment jetée en arrière lors de leurs ébats, et regarda l’homme dans les yeux. Lisait-il dans les siens la même satisfaction qu’elle pouvait voir dans les deux orbites glacées qui l’observaient avec un sérieux décontenançant ?

Elle retira ses mains de ses épaules et les posa sur son beau visage pour l’embrasser tendrement, délicatement. D’abord du bout des lèvres, puis plus passionnément. Elle ne se connaissait pas cette… ardeur, elle ne se connaissait pas cette vigueur.

Elle ne se connaissait pas.

Ses lèvres descendirent le long de sa mâchoire, retraçant chaque ligne, chaque muscle pour se perdre dans ce cou, si tendre, si délicieux sous sa langue tiède,… son corps était pressé contre le sien pour profiter une nouvelle fois de sa chaleur si généreuse.

Comprenait-il son envie ?

Savait-il se qu’elle attendait de lui de nouveau ?
Qu’importe, elle le lui ferait comprendre sans le lui dire. Les actes semblaient plus en dire que les mots et tout ce qui résonnait dans sa tête était…

Encore

Encore

J’en veux plus

Donne m’en encore

S’il te plait

Encore

Etait-ce honteux de sa part de se sentir si avide de plaisir ? Elle n’en avait toujours eu si peu alors cette dose exponentielle… elle voulait en profiter au maximum, l’épuiser jusqu’à sa dernière goutte, le vider jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus rien en tirer.
Puis elle sombrerait dans l’oubli de cette nuit merveilleuse où le temps d’un baiser paraissait pouvoir abreuver toute sa vie en plaisir.

Sa bouche s’était posée sur le bas d’un filet de sang s’échappant de son épaule. Elle l’avait laissé rouler jusqu’au centre de son torse et c’est avec une délectation toute particulière qu’elle lécha la ligne rouge pour revenir à sa source. Elle s’appliquait dans tous ses gestes, s’assurant que chaque partie de son corps exprimait son désir profond. Sa poitrine le frôlait à chacun de ses mouvements, ses cheveux dénoués venaient se faufiler le long de sa gorge et de son torse pour le caresser de manière aérienne et ses cuisses chaleureuses pressaient contre lui avec toute la subtilité du monde.

Cet acte la perdait à mesure qu’elle se trouvait elle-même. Doux paradoxe qui prenait part de son esprit et de son corps alors qu’elle s’abandonnait à son instinct.
L’instinct animal, l’instinct de la bête qui sommeillait en elle, l’instinct féminin d’une femme brimée et maltraitée. C’était son instinct à elle. Celui qui l’emmènerait au paradis ce soir et loin de lui demain.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Ven 13 Jan - 23:14

Tu es à moi, tu es loin de moi.
C'est comme si tes grands yeux étaient sur moi. Que j'avais l'impression que tu me regardais. Toujours sur mon dis, à me peser. Comme un fantôme, un poids incommensurable. Et moi, moi. Je me retourne, cherchant tes yeux des miens. Parce que les avoirs sur moi n'a rien de pesant. Je les cherches juste, dans cette brume qu'est la réalité. Non pas qu'ils me guident, seulement que je souhaiterais pouvoir voir cette douceur me guider dans ma propre noirceur. Tes pupilles si douces, collés à mon être par amour. Amour. Amour.

Je fais tout ça pour moi, tu n'es rien. Je le fais pour crier son nom, envers et contre tout. Parce que c'est quelque chose de magnifique de transcender son nom par ton être.

Et toi, à quoi tu penses? Là haut, des cieux. Crois tu que tout ce que je viens de dire est pour toi? Tu es si naïve... Tu l'as toujours été, après tout. Je t'aime tellement que je veux t'oublier, te dénigrer. Tu n'es plus et je suis. Elle est. Le silence est gris, criant son nom...

Vivre encore, la fadeur ailleurs. Je suis comme... Partagé. Cette impression de dévier d'une voit tracée, dont la fin du trait a été gommé depuis longtemps.
Tu t'appelles Ruika. R-u-i-k-a. Et je ne le sais pas. Comment pourrais-je penser à toi, si je ne connais même pas ton nom? Comme ça, en une simple image de toi sur moi. Me mordant, me suppliant du regard. Et si je n'étais qu'un simple humain? Si je n'étais que ce genre de personne à rêver du passer? Non pas comme d'un acquis, mais d'un futur?

M'en voudrais tu?

C'est si beau, là, comme ça. Ta chaleur contre la mienne; Avantages contre faiblesse. Il est vrai que le souffle divin de la rondeur de ta poitrine contre mon torse me tue. Que la sensation de moi en toi... C'est... Ton nom? Ton nom qui se dessine enfin dans ce brouillard d'amertume. Tu es tout ce que j'ai cherché.

Une voix qui cri dans le néant.

Aller, brise moi, brise moi encore une fois. Qu'est ce que toi tu cherches? Qu'est ce qui te fais avancer? Qu'est ce qui te pénètre fortement pour te donner de nouvelles idées? Est-ce que tu penses à cela au moins?

Non, tu vas oublier.
Aussi vite que le vent.

Je marche sur la tête.
Je peux voir comment tu es belle. Je peux regarder dans tes yeux profonds. Je peux dépasser cette ligne que tu t'es tracée.
Quelques fois je te regarde et je te demande pourquoi tu crois avoir raison
S'il-te-plaît parle moi.
Tu te touches en tant de façons. Et tu ne le vois pas, tes yeux si profonds de sensations et pourtant aveugles de sentiments.
Je suis la moi. Je ne suis pas ton futur, je ne suis pas ton avenir. Que reste-il? Mes bras t'enlaçant. Ta bouche me mordant; caressant ma peau avec douleur d'une sensation sans lendemain.

Tu ne peux pas. C'est une affirmation, vois-tu? Tu ne peux et ne pourra jamais m'aimer autant. Justement parce que c'est inutile, infondé. Un amour composé d'un grand coup de bassin la faisant gémir. C'est stupide n'est-ce pas? Mais qui peut me le donner.

Il ne reste qu'une raison. Et elle va me rendre triste.

Je ne dois pas le laisser faire, ce linceul de mort qui m’enveloppe dans le plaisir. Et c'est déjà trop tard. Pas besoin d'ouvrir les yeux pour te regarder, soudoyer ton corps de m'en donner plus. Aucune vertu à voler, juste s'évertuer à en profiter. Simplement franchir la ligne.

Je le vie assez mal de te savoir remuer sur moi, vulgairement. Moi le Faucheur, la fin de l’existence propre. La fin de la mienne, parce que tu dois savoir qui je suis. Et même si tu t'en fiches, toi tu as le droit de savoir.

Il pourrait dire n'importe quoi. Mais cela briserait l'élan, ce mouvement perpétuel.
Parce qu'en vérité dans sa tête, il n'existait que cela.
Avoir le droit de s'unir.
A quelqu'un.
Sans jugement.
Sans avis.

Je suis là pour toi aujourd'hui. Et demain. Mais ce jour là, tu m'auras oublié. Alors profite, profite aujourd'hui. Tant que je me fais une joie de t'émouvoir.

Je veux mourir. Je veux mourir dans tes bras.
Et dans ceux de personnes d'autres.
Car tu me comprends, en m'oubliant.


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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Sam 14 Jan - 23:59


Le réveil fut doux. Une légère brise sur ses hanches qui sortaient du drap alors que le reste de son corps se réchauffait sur le corps musclé de son vis-à-vis. Il dormait toujours son visage semblant plus tendre que celui d’un enfant. Elle s’étira doucement, sentant une légère douleur dans le bas de son dos. C’était plutôt agréable à vrai dire.

Elle se releva, retrouva sa chemise sur le sol encore humide de la soirée. Le reste de ses vêtements se trouvait dans la salle d’eau. Quand elle passerait la porte, elle ne reviendrait plus, elle ne le reverrait plus. Et ne resterait de cette nuit, que cette légère douleur dans le bas de son dos.
Elle resta un instant à le regarder, se demandant quels rêves pouvaient parcourir ses pensées était-elle l’objet de ses rêves ? Elle se demandait même si elle avait envie que ce soit ainsi.

Sans s’en rendre compte, elle perdit sa main dans ses cheveux et dégagea son beau visage. Il avait vraiment l’air d’un ange ainsi pourtant, elle savait bien que ce n’était pas le cas. Elle connaissait cet homme, elle l’avait déjà vu sur des avis de recherches. Elle connaissait ce manteau rouge, cette arme gigantesque, les rumeurs qui le poursuivaient et les histoires qui le dépeignaient comme le diable.
Pourtant, il avait était doux, il avait été tendre. Peut être n’était-ce pas pour elle, peut être n’était ce pas en pensant à elle. Mais elle ne pouvait oublier la chaleur qu’il avait partagée avec elle.

Elle quitta le lit. Quitta la sécurité de ses bras. Elle le quitta.

Elle ouvrit la porte avec une lenteur qu’elle ne souhaitait pas. Elle tremblait et pourtant elle n’avait pas froid. Pas encore. Son regard se porta une nouvelle fois sur le corps endormi et elle ne put se retenir.
Dans le vole du tissu autour de son corps elle retourna auprès de lui pour un dernier baiser, pour un dernier mot. Elle s’agenouilla à son chevet et pressa ses lèvres contre sa joue, sa main se perdant dans sa nuque chaleureuse.

- Je t’ai aimé le temps d’une nuit, M. le Faucheur mais ce n’était que le temps d’une nuit. Mon nom est Ruika Yoi, enfant de la digne famille de Phéonicis. Je ne t’oublierais point.

Elle se redressa, elle sortit. Elle ferma la porte. Reprenant le souffle qui lui manquait elle s’éleva dans les airs. Elle n’avait que trop longtemps foulé la terre de ses êtres inférieurs. Avec un dédain notable elle se dirigea vers la salle d’eau, à l’intérieur, elle récupéra le reste de ses vêtements gardant en elle la chaleur de l’homme. Et se dirigea vers la sortie de l’auberge. La lumière se fit éclatante, éblouissante.
C’était douloureux pour ses yeux. Mais la chaleur des rayon avait quelque chose de … réconfortant
~~ Dans la nuit noire se déplace l’ombre
Cherchant l’amour à travers la brume
Mais incapable de sortir de la pénombre
Personne ne le voit, nulle femme, aucune

Plongeant à sa suite dans le noir
Le faucon ambré se perd
Laissant place au désespoir
Et à un moyen de quitter terre

Dans le plaisir d’un touché sans fin
Elle se noie sous la pluie
Elle se déchire jusqu’au déclin
Et l’ombre repars là où la lumière luit ~~


- Toujours là ?

- Bah j’allais pas repartir sous la pluie battante tout de même.

- Tiens c’est pour ta nuit.

Il attrapa la pièce à la volée et mordit dedans pour vérifier son authenticité et quand il releva la tête pour la remercier, elle n’était déjà plus là.



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MessageSujet: Re: Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]   Dim 15 Jan - 17:36



"Papa! Papa!"

Il détestait qu'elle l'appelle comme ça. Non pas que ce n'était pas mignon, juste que ce rôle, il ne l'avait pas remplit pendant trop longtemps.
Assis sur une chaise, sans épée, sans manteau. Devant une petite maison de campagne isolée du reste du monde. Un jardin de fleurs, un petit lac à l'eau clair qui reflète les perles du soleil. Une enfant qui cours, le sourire aux lèvres. Si belle, avec ses cheveux blancs ondulants au vent. Aucune arme, aucune tension. Plus de guerre, plus de paix. Simplement autre chose.

Une seconde dans un autre monde.

Il la regardait tendrement, alors qu'elle se hâtait vers lui. Lui bondissant au cou avec violence avant de s'assoir sur ses genoux, comme toujours:


"Papa, papa! Qui sont ces gens? Pourquoi sont-ils là?"

Et c'est avec un sourire qu'il lui répondait, de même que le siens:


"Ce sont mes amis, des gens qui se doivent d'être ici, avec nous. Pour toujours.
-Aaaah! Alors je vais les accueillir comme il se doit!"

Toujours à ne pas tenir en place, elle était déjà repartie. Ils étaient tous là; eux qui en avait eu le désir. Il est impossible de sauver le monde. Juste en partie, tenter de le rendre meilleur.

Cet homme aux cheveux bleus était mort.

Et il s'était rendu compte, qu'il ne pourrait jamais rien changer à tout ça. Juste réussir à créer ce petit coins pour eux, et tout ceux qui seraient bons. A venir là, au paradis. Ils venaient les uns après les autres. Et c'est sans avoir le choix et avec un grand sourire qu'ils acceptaient de rester.

Elle arriva derrière lui, et ses bras l'enlacèrent. Ses cheveux perlèrent sur les épaules de Dayn, parce que le Faucheur n'existait plus, alors qu'elle posait son menton contre son cou:


"Ils seront bientôt tous ici, n'est-ce pas? Tu leurs a tous donné rendez-vous.
-Oui, c'était le seul moyen.
-Tu crois qu'un jour, Ichimaru et Nemesis nous rejoindrons?
-Je l’espère..."

La jeune femmes aux cheveux blonds ferma les yeux, et déposa un baiser au creux des lèvres de son amant, puis elle disparu à l'intérieur de cette grande battisse.

...

Loin, loin dans la nuit. Quand le firmament de la Lune était déjà dépassé depuis plusieurs heures, il ne restait rien. Le soleil brillait déjà en lieu et place de cette auberge, alors que ses véritables rayons ne caressait même pas encore le monde.

Il s'était sentis... Blâmé par le destin. Le bonheur n'a pas le droit d'entré, alors que les flammes rognent encore le bois. Que cette large plaque de métal inconnu pleine de sang frotte le sol.

Adieu, morceaux d'événements passés. Tu n'es plus qu'un rêve dans un cauchemars. Adieu, Ruika Yoi, fier descendante de la digne famille de Phoenicis. Car je ne saurais jamais si tu n'étais qu'un rêve. Si tu n'étais qu'une de mes victimes. Peut-être qu'un jour, tu me rejoindra de nouveaux.
Mais ça. Je ne le saurais jamais.


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Notre secret à nous [PV : Le Faucheur] [NC-18]

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