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 Les crocs de la vengeance

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Yue
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MessageSujet: Les crocs de la vengeance   Jeu 7 Juil - 17:59

Les crocs de la vengeance


Le soleil cuisait son cuir rêche, le sable s’infiltrait entre ses pattes, la soif le faisait haletait,… Pourtant, la tête haute, il continuait d’avancer sans jamais s’arrêter. L’atmosphère s’emplissait de la douce odeur du désert et sa chaleur même si étouffante, avait quelque chose de familier et de réconfortant. Ça faisait tant d’années que Yue n’était plus passé par ces terres, tant d’année qu’il avait quitté sa famille son peuple pour suivre une chimère qu’il savait désormais vaine et éphémère.
Il était parti plein de haine, de rancune envers celle qui avait volé son identité, sa vie, son père et il revenait, accompagné de l’amour qu’il lui portait mais aussi de la rage qui l’avait obligé à se séparer d’elle. Jaf était le nom qu’elle lui avait donné mais c’est sous le nom de Yue qui était également le sien, qu’il revenait sur ses terres pour demander réparations et défendre son honneur et l’honneur de son père.

Yue, le jeune loup, le prodige du combat était parti deux ans auparavant à la recherche de sang, à la recherche de meurtre. Il avait tant détesté cette sale humaine qui lui avait volé ce qui aurait du lui appartenir de droit. Elle lui avait volé son temps avec son père, elle lui avait prit son amour, elle s’était même attribué le nom qui était sien. Etait-ce une blague de mauvais gout que de l’avoir appelé comme cette fille, cette larve blanchâtre et faible, ce sale chien retrouvé dans un poulailler…
Le jeune loup avait mis du temps avant de se rendre compte que rien n’était de la faute de cette fille, de cette Beorc. Elle était comme lui, affectée par la disparition de celui qu’elle considérait comme son père. A force de la suivre, il avait fini par admirer son caractère si tranché et en même temps si souple. Sa force de caractère était la même que celle de son père. Parfois en la regardant, il avait presque l’impression de le voir… Pourquoi avait-il choisit cette fille pour être l’héritière de ce qu’il était… il ne savait pas, il ne le saurait jamais mais en un sens peut être était-ce mieux ainsi lui disait une petite vois dans sa tête. Car étrangement, avec le temps, il s’était mis à vouloir la protéger, à protéger ce qu’elle était, ce qu’elle était devenue pour lui. Sa famille, sa sœur, son amie.

Durant son voyage, il avait fait la connaissance de biens des gens que ce soit Laguz ou Beorc. Parmi ces rencontres, il ne pouvait pas oublier Cassandra, la jeune fille aux yeux olive qu’il avait suivit après le meurtre de ses parents par « l’ami » de l’albinos. Cette dernière avait sacrifié son amitié et son amour avec un Beorc puissant pour sauver cette gamine. Il s’était donc demandé ce qui avait fait que cette chasseuse avait voulu tout sacrifier pour la sauver elle et pas son père. Ce fut surement l’une de ses meilleures décisions, car il avait découvert une jeune fille, bien sur détruite par la mort de ses parents mais surtout d’une force extraordinaire. En une nuit, elle avait murie bien plus vite que n’importe quels autres humains. Il avait senti sa tristesse, échos de celle qu’il avait pu ressentir à la mort de son père, mais par rapport à lui qui avait tout fait pour se venger, qui n’avait vécu que par haine, elle, elle avait tout fait pour se reconstruire rapidement et surement. Elle ne s’était pas laissé abattre. Elle était forte…

***

- Dis moi humaine, si je te donnais le nom de ceux qui ont tué tes parents, voudrais-tu les tuer ?

- Qui es-tu ?

La jeune fille qu’il avait surpris à ramasser du bois dans la forêt s’était retournée vive et avait avec cette rapidité déconcertante pour une jeune fille de son âge, elle tendit une flèche sur son arc. Cependant, elle avait peur d’autant plus que celui qui lui faisait face avait des cheveux rouge sang, un sourire carnassier et des ongles si longs qu’ils pourraient la trancher en un coup.

- Vous êtes le démon, vous êtes venu terminer votre travail, c’est ça ? Sachez que je ne me laisserais pas faire. Je vivrais, je continuerais d’exister comme me la demander mon ange gardien ! Vous ne pouvez me tuer !

Comme pour faire échos à ses dires, un immense chien sortit des bois pour se mettre aux cotés de sa maitresse. Il n’était en rien agressif mais on sentait qu’il veillait et qu’au moindre écart il se révèlerait bien moins pacifiste qu’il ne l’était.

- Je ne vous veux aucun mal, vous pouvez le demander à votre ami, il l’a bien compris. Et faite moi la grâce de ne pas me confondre avec des sales humains, je suis bien plus noble que vous, ou qu’eux.

S’avançant doucement vers la jeune fille, le jeune roux pris une forme plus canine et plus belle encore. Lui qui était un beau garçon était un loup encore plus magnifique.

- Je suis Yue, Laguz d’Hatary mais là n’est pas la question. Ma question est ‘Veux-tu te venger de ceux qui ont tué les tiens ?’

La jeune fille le regarda longuement. Etrangement, elle n’avait pas peur de lui, elle n’avait pas peur des loups, ni des Laguzs. On n’avait pas encore pu lui enseigner la peur, le racisme et à vrai dire elle préférait les animaux comme son Rufus qui la protégeait. Elle passa une main douce dans son pelage et lui répondit

- Oui, bien sûr que je veux me venger d’eux. Maintenant, Yue répond à ma question. Pourquoi semble tu si triste et si plein de colère en même temps ?

Les yeux bleus du loup s’écarquillèrent à ces mots et d’un mouvement brusque il rejeta la jeune fille avec une violence non maitrisée. Et sans le vouloir il entailla son fin bras rose de ses griffes acérées. Reprenant sa forme bipède, il voulut plonger sur elle mais l’immense chien l’en empêcha retroussant ses babines sur des crocs aux moins aussi acérés que ses griffes.

- Je,… Je suis désolé je ne voulais pas te blesser, je..

- Ça va n’vous inquiète pas j’ai vécue pire c’derniers temps
_ elle lui sourit_ je ne pensais pas toucher la corde sensible avec cette simple question. Sinon pour tout te dire j’ai pensé à me venger mais je le ferais à ma façon alors je ne sais pas pourquoi tu es là mais je n’ai pas besoin de toi.

Son ton était ferme et son sourire magnifique pourtant une certaine froideur y résidait. Jaf se fit alors plus humble, plus modeste. Il ne voulait pas offusquer la jeune fille, il voulait étrangement, se faire bien voir d’elle.

- Je connais ton sentiment, mon père est mort et j’aimerais pouvoir me venger de mes mains…

Il semblait si triste…

- Tu es stupide gamin ! Ça ne sert rah rien de se venger dans le sang ! Bernard, mon tuteur, il dit que la meilleure manière et de continuer à vivre par ses propres moyens.

- Tu ne comprends pas…

- Non et je ne veux pas savoir, ni comprendre. Je m’en fout. Rufus on ny va !


Il ne savait comment il s’était retrouvé à la suivre, il avait mangé chez elle le frugale repas qu’il pouvait s’offrir et il se regarda avec dégout dans le morceau de miroir qui ornait le mur de la chambre qu’ils lui prêtèrent pour dormir. Il n’avait que peut échanger avec cette gamine et pourtant, il avait comprit les raisons de l’archère. Elle n’avait rien de plus que les autres, elle était simplement innocente, inconsciente du monde qui l’entourait.
Le lendemain, il partit à l’aube et revint le soir pour déposer devant la porte les biens appartenant à la jeune fille qu’il avait pu récupérés.

***
Encore aujourd’hui il se souvenait du regard ferme et fort de la jeune fille.
Cette rencontre était l’une des plus importantes de sa vie et il savait qu’il retournerait la voir un jour. Mais pas aujourd’hui.
Les fumées de sont villages déversaient une odeur acre dans l’atmosphère, une odeur qui se faisait de plus en plus forte à mesure que le jeune loup se rapprochait de ses terres. Trônant en haut d’une dune, il regarda son village à quelques centaines de mètres de lui en contrebas.
Il était enfin rentré à la maison, mais personne ne lui souhaiterait la bienvenue…
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Yue
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MessageSujet: Re: Les crocs de la vengeance   Lun 3 Oct - 21:09


Il avait attendu que la nuit tombe. Peut être parce qu’il ne voulait pas être vu, ou simplement parce qu’il savait que dans la journée, personne ne serait à la maison pour l’accueillir de quelque manière que ce soit. Il glissait silencieusement sur le sable, se déplaçant furtivement pour rejoindre son passage secret, un trou dans la muraille que lui seul connaissait puisqu’il l’empruntait petit.
Etrangement, la ville n’avait que peu changer en deux années, elle restait terne, muette, sombre comme dans ses souvenirs. Ça avait toujours était ainsi depuis qu’un couvre feu avait été installé par des militaires trop zélés, incapables de gérer les effusions de nuit. Seuls quelques uns parmi eux rester éveillé pour monter la garde. Cependant, Yue était passé maitre dans la discrétion et les déplacements furtifs. Il ne se mouvait que dans l’ombres des nombreux bâtiments, il tournait à droite, puis à gauche, reprenait forme humaine pour se faufiler entre deux maisons pratiquement collée l’une à l’autre. Tout ça pour finalement arriver devant le pallier d’une toute petite demeure dont les murs s’effritaient et dont la couleur était altérée par le temps.

*Bon retour chez soi…*

Comme il le pensait, la porte n’était pas verrouillée. C’était un vieux réflexe qu’avait gardé sa mère lorsque son mari disparaissait pour ne revenir qu’à des heures improbables. Peut être était-ce lui que sa mère attendait désormais. Il poussa la porte la faisant grincer d’un son strident et en passa le pas. Une vague odeur d’humidité régnait dans la maisonnée, une odeur désagréable et nocive pour l’odorat du jeune loup. Il prit sa forme humaine, posant une main sur son nez pour se prévenir de l’odeur et ouvrit chacune des fenêtres sur son passage. Une épaisse couche de poussière reposait sur le sol, cela faisait bien depuis son départ que le ménage n’avait pas été fait. Peut être sa mère avait quitté les lieux. Elle aurait pu se rendre dans la demeure de l’un de ses autres prétendants… elle avait de plus en plus après la mort de père.
Laissant une main nostalgique trainer sur les murs, il se rendit dans la pièce qui avait été sa chambre à une époque et sentit le parfum de son enfance, des mandariniers, de sa mère. Poussant une autre porte, il entra dans la salle de travaille de celle qui l’avait mise au monde et la trouva.

Flash
- Je prendrais soin de ta mère mon garçon n’est pas d’inquiétude

Fin du flash
Pourquoi s’était-il inquiété déjà ? Ah oui il pensait la vie de sa mère en danger, il aurait du comprendre plus rapidement que ce n’était pas le cas. Il referma la porte alors que l’image de Athanaël chevauchant sa mère alors qu’elle gémissait, à n’en point douter, de plaisir hantait son esprit.

- Putain de connard… j’aurais ta peau…

Ironiquement, il se rendit dans sa chambre comme un gamin qui va bouder dans son coin. Et se recroquevilla dans une ombre de la pièce…

Flash back

- Yue, mon chéri, comment s’est passé ta compétition aujourd’hui ?

- Hum…

- Ce n’est pas une réponse ça… allé !

- Tu le saurais si tu étais venue ou si même père était venu. Lui il n’est jamais là, mais toi tu étais où ???!!!

Le gamin roux claqua la porte au nez de sa mère alors qu’il s’enfonçait sous ses couettes. Bien sur que sa compétition s’était bien passée, il avait gagné. Mais comme toujours, il n’y avait personne pour le féliciter, ni père, ni mère.
Gagner pour soi-même avait étonnement un goût amer.
Pourquoi ne pouvait-il pas être ce petit garçon arrivé 5ème mais que ses parents portaient dans leur bras le faisant sauter avec fierté et le félicitant ? A quoi servait-il d’être fort si personne ne le reconnaissait…

Fin de flash back
Le matin vint plus vite qu’il ne l’aurait pensé, il n’avait que peu dormi. Il entendit la porte claquer alors que le son des talonnettes d’un homme en uniforme s’éloignait. D’un bond léger il se plaça alors dans le couloir, se tenant droit, la tête haute. La femme à la chevelure rousse et abondante se retourna, à peine habillée d’un drap blanc longeant parfaitement et avec une sensualité malvenue les formes généreuses de la femme.

- Bonjour mère.

Il n’y avait aucune chaleur dans ses paroles, pourtant, il aurait aimé être affectueux. Mais comment pouvait-il l’être alors que celle que se tenait devant elle, forniquait avec celui qui avait descendu, déshonoré son père.

- Yue… Tu es revenu…
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MessageSujet: Re: Les crocs de la vengeance   Jeu 20 Déc - 15:50

Savez-vous ce que l’on ressent...
Lorsque que l’on comprend que l’on n’est pas désiré même chez soit ?

Savez-vous ce que l’on ressent...
Lorsqu’on lit la peur dans le regard de ceux qu’on aime et que cette peur est dirigée contre vous ?

Savez-vous ce que l’on ressent...
Lorsque l’on nie votre existence alors que l’on est juste devant vos yeux… ?

Yue le savait désormais. Le visage souriant de sa mère avait laissé place à une expression se décomposant de seconde en seconde. Ses lèvres tremblaient alors qu’elle levait ses bras devant sa poitrine comme pour dresser un mur entre elle et lui. Alors qu’il s’avançait vers elle le regard sombre, elle reculait pour venir se plaquer contre la porte comme un agneau aculé par un loup. Doucement, Yue vit la main de sa génitrice se poser sur la poignée de la porte et en un éclair il fondit sur elle, attrapant son bras d’une poigne de fer, et plaquant son autre main sur sa bouche pour étouffer le cri qui tentait de s’échapper.

- Arrêtez mère ! C’est moi ! Yue ! Votre fils, je ne vais pas vous faire de mal…

Ses yeux se mirent à briller alors que des larmes venaient les remplir. Elle semblait si effrayée… elle avait le même regard que quand elle se disputer avec son père et qu’après l’avoir bien provoqué,  celui-ci levait la main sur elle. Avait-elle peur de lui, au même point qu’elle avait peur de son père ?
C’était triste.

Avec circonspection, il lui tendit la main pour l’aider à se relever. Sa main était si petite… comment une femme d’Hatary pouvait-elle sembler si faible…

- Venez mère, c’est l’heure du petit déjeuner, ça fait si longtemps que l’on ne sait pas vu autant essayer de refaire connaissance autour d’un bon repas. Je prépare tout…

Elle était muette et complètement déconnectée de la réalité. Etait-ce un tel choc que de le revoir. Qu’avait pu dire Athanaël à son sujet ? Pensait-elle qu’il était mort ? L’avait-il décrit comme un traitre à son sang et un assassin ? Pourquoi tant de crainte ? Pourquoi tant de dégout dans les émeraudes de sa mère…

La salle à manger n’avait que peu changé, une couche de poussière plus importante peut être, un meuble par ci qui avait disparu, un autre par là qui venait le remplacer. Si on observait bien, on pouvait voir que tous les portraits de leur famille avaient été retirés et au sol, dans les coins, on pouvait même percevoir des morceaux de verre comme ceux d’un cadre brisé.
Yue essaya de ne pas trop détailler la pièce car son cœur s’alourdissait à chaque changement qu’il remarquait.
Yue servit le gigot ainsi que le lard le posant sur la table en une présentation des plus adorables. Il tira la chaise pour prier sa mère de s’asseoir puis fit de même en face d’elle.


Flash back

- Alors mon p‘tit ange tu préfère quoi ce matin ? Un grand bol de lait pour devenir bien fort et robuste comme ton papa ou un bon jus d’orange pour être énergique comme ta maman ?

- Les deux, les deux !

Les tons enjoués la bonne humeur emplissaient la maison de leur chaleur.

Fin du Flash back
- Tu veux quelques choses pour accompagner mère ?
- Que fais-tu ici, Yue ?

Le loup roux eut un petit rictus nerveux devant la froideur de sa mère. Elle ne le regardait pas, elle ne le voyait pas, elle ne le reconnaissait pas. Il continua de manger calmement sans répondre et elle ne lui adressa pas autrement la parole. Prenant la serviette pour s’essuyer délicatement la bouche, il réfléchit à la meilleure manière de lui révéler l’objet de sa venue, sans l’offusquer et sans qu’elle ne sorte hors de ses gonds et n’avertisse tout le village.

- Mère, je suis venue défier Athanaël pour rétablir le nom de mon père, pour laver son honneur et le mien.

Un silence répondit à cette déclaration alors que prit de passion et de rage, le garçon frappa du poing sur la table en ajoutant avec ferveur

- Mère, Athanaël est un tyran rétrograde, il nous pousse à l’intolérance, et au racisme alors que de l’autre coté de la frontière tous travail à l’union de nos peuples ! Je ne dis pas que tout le monde nous accepte mais petit à petit, les barrières entre nos races sont détruites. Père était un érudit, un avant-gardiste dont les idées ont été piétinées part Athanaël. Ce n’était pas un bon père ni une bonne personne mais ses idées étaient justes.
- Tu es comme ton père un traitre à ton sang et un traitre à ta famille…JE TE RENIE TOI ET TON SANG !

Elle poussa un hurlement sonore de louve, il se jeta sur elle pour la faire taire mais elle ne se laissa pas faire, elle se débattit et hurla encore et encore. A son cri, une porte enfoncée répondit alors que Yue reconnaissait la voix de l’entrant.

- Aka ! Qui y’a-t-il ???

Les yeux d’Athanaël se posèrent sur Yue allonger sur sa mère et l’étouffant. Leur regard se croisa et la rage s’opposa au sadisme. Il aurait surement voulu l’égorger sur place mais entrèrent également la garde qui l’empêcha d’agir hâtivement.

- Saisissait-le !

Yue n’opposa pas de résistance, ne cherchant pas dans sa venue l’affrontement mais simplement l’honneur. Il se leva de lui-même et tendit les bras en croix pour faciliter son arrestation aucune gentillesse ne lui fit faites alors qu’on le plaquait contre le mur et qu’on enserrait ses poignés dans son dos.

- Emmenez le à la prison, je viendrais personnellement m’occuper de son cas !

Yue lança un dernier regard à sa mère, elle l’esquiva et se jeta dans les bras d’Athanaël pour chercher le réconfort et la chaleur.


***

C’est sans ménagement qu’il fut jeter dans les cachots, il ne semblait plus y’avoir le moindre traitement de faveur pour les enfants. Il se releva après que les barreaux de sa cage furent scellés et vint s’appuyer contre eux. Il savait que ceci arriverait forcément, mais il ne pensait pas que ça se ferait si rapidement il soupira et s’accroupie dos à sa liberté.

- Dis donc, tu es bien jeune pour être mis en prison avec tant de violence… Tu es qui et qu’à tu fais pour un tel châtiment ?

Yue se retourna sur sa voisine, une jeune femme d’un roux orangé avec des tâches de rousseur qui parsemait son visage. A sa carrure et à sa musculature, le loup pouvait aisément supposer la soldate, peut être une soiffarde n’ayant pas respecté le couvre-feu…

- Qui es-tu donc pour me demander mon nom ?
- Ah je vois, on se la joue prétentieux et grand seigneur. Les gamins de nos jours j’vous jure… Je suis Lotsan Gabrielle, sous-capitaine de la région frontalière d’Hatary. Ça te va comme ça ?

- J’te crois pas… Je suis Yue Legris, fils de Eristoff Legris, traitre à son sang.
- T’es un peu jeune pour ça non ? Mais attend Eristoff… Tu veux dire le Eristoff ? Le mec qui s’est soulevé contre Athanaël et qui le fait rager comme pas deux même dans sa mort ? Et attend c’est toi le responsable de sa blessure au bras ? Trop fort… Je te tire mon chapeau.

Yue n’en avait pas placé une mais il se satisfaisait que son nom et celui de son père soit encore connu pour autre chose que leur trahison et puis ça le soulageait de ne pas avoir à en parler. Il n’avait pas de quoi se vanter

- Je comprends mieux pourquoi t’es là du coup !

- Et vous ?
- Ah moi… bah le village va mal en ce moment économiquement parlant et un émissaire de chez les Beorcs m’a demandé d’ouvrir un commerce entre nos peuples. J’ai proposé l’idée à Athanaël et il a pas apprécié que je zappe son autorité en discutant avec des Beorcs sans son avis et hop prison.

- Je vois toujours aussi rigide.
- Bah ils le sont tous plus ou moins mais n’empêche que le village s’écroule et qu’Athanaël se fait vieux et bien trop conservateur. La nouvelle génération et de mon avis il faut changer la donne et ouvrir de nouvelle possibilité au marché Laguz. On a plein de minerais mais on ne se fait pas d’arme alors que je suis sur qu’on pourrait le vendre à prix d’or ! Enfin, je suis trop visionnaire… Mais je pense que les guerres appartiennent à une autre époque. Nous devrions les laisser derrière nous et avancer avec notre temps.


Le loup rouge pouffa de rire alors qu’il se rendait compte que son propre discours devait sembler aussi ridicule que celui-ci. Un gamin de 12 ans qui clame haut et fort vouloir changer les mœurs et éradiquer le racisme du haut de son mètre soixante valait bien une femme. Non il n’était pas sexiste.

- Au fait, je sais pas si tu le sais, mais si tu es le fils d’Eristoff Legris, ça signifie que je suis ta cousine. Enchantée


Dernière édition par Yue le Ven 13 Mar - 14:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les crocs de la vengeance   Mer 17 Juil - 21:47


Lotsan Gabrielle était la fille de l’une des sœurs de sa mère. Bien qu’il ait su que cette branche de la famille existait, jamais Yue ne s’y était intéressé. Pour lui n’existait que son père et les Legris bien qu’ils étaient une famille réduite étant le dernier de ce nom. Etrangement, il avait souvent croisé les Lotsan maintenant qu’il y pensait. Lors de leur classe, il avait souvent du affronter ces jeunes rouquines trop bavardes à son goût. Il les avait également souvent battues. Jamais il ne se serait douté que ces jeunes demoiselles n’étaient autres que les nièces de sa mère. Elle n’en parlait que peu et Yue ne s’enquérait point de leur existence.
Gabrielle était particulièrement intéressante pourtant. Entrée tôt dans la milice, elle avait fait ses preuves en évinçant tout une bande de brigands qui sévissait sur leur terre depuis bien avant la naissance du loup roux. Elle avait su faire plier leur chef par sa puissance et sa ruse et personne même parmi ses paires, ne lui manquait de respect. Selon Yue, c’était certainement la raison pour laquelle elle se retrouvait ici. Toute personne faisant de l’ombre à Athanaël, se retrouvait dans l’ombre de ses cachots.

- Au fait Yue, que comptes-tu faire ? Ici tu es reconnu comme traitre à ton sang et on t’accuse d’avoir essayé de tuer le chef de guerre des frontières. Tu avais un plan en revenant ici ?

- Je pensais lui lancer un défi en place publique et me battre, gagner et ainsi récupérer l’honneur de ma famille.

- Tu es bien un gamin pour penser que ce serait aussi simple. Si tu le provoques en public au mieux il déclinera, prétendant ne pas vouloir taper sur un mioche et au pire, il te tuera. Tu n’es pas de taille face au Loup Blanc du désert. Que tu l’ais blessé est déjà un miracle !

- Ce n’est pas moi… c’est ma sœur. C’est elle qui lui a brisé le bras.

Gabrielle fut surprise de l’entendre mentionner un autre membre de la famille Legris mais elle se ravisa de lui en demander plus voyant le garçon prendre forme de loup et s’isoler dans un coin de sa cage. Yue repensait à l’albinos, à cette idiote téméraire qu’il avait accompagné dans tous les précipices, dans les pires coins du monde, à travers les plus dangereux combats. Il se mit en boule et repensa à la chaleur de ses bras autour de son encolure, à son amour sans égale. L’humaine lui manquait, mais il ne pouvait la retrouver avant d’avoir réglé cette histoire.


***

Sans retenu, on le sortit de son sommeil à coup d’eau froide alors que deux loups le saisissaient par les bras et le trainaient hors de sa prison.

- C’est une manière de traiter un enfant du quart de vos âges !

Hurla Lotsan, mais elle n’eut pour seule réponse que le grommèlement du jeune garçon, la rassurant vainement. Yue se fit trainer jusque dans une salle sombre où trônait en maitre le Loup Blanc du Désert. Athanaël le regardait de son regard froid et perçant. Il sentait toute la haine qu’il pouvait lui portait mais également ce délicat plaisir qu’il avait à le voir dans cette situation d’infériorité. ils le mirent à genoux devant lui les bras fermement attaché dans son dos pour l’empêcher de se transformer. Puis  ils le laissèrent seul, à la merci de leur chef.
Un silence pesant s’installa alors que les deux loups se regardaient en chien de faïence. Ni l’un ni l’autre ne baissa les yeux, Yue savait qu’il jouait là sa première bataille et il ne comptait pas la perdre.

- Tu sais Yue… je me suis intéressé à toi à la mort de ton père. Tu étais si prometteur… un véritable petit soldat, un véritable petit chien.

Yue encaissait l’insulte sans broncher, il n’était pas sujet à la provocation.

- Mais il a fallu que comme ton père, tu te détournes de moi à cause d’une salle humaine. Lui c’était pour l’amour d’une fille… toi pour l’amour d’une femme.

Yue ne comprenait pas très bien l’insinuation. Il aimait l’archère, mais pas comme une femme… seulement comme une sœur, une amie, sa meilleure amie. Mais maintenant qu’il y réfléchissait était-ce elle qui avait initié son changement, l’ouverture de ses yeux ?


Cassandra…


- Il a été dur de trouver ce qui te toucher réellement. Cette humaine tu l’aimes mais il y en a une autre… une si fragile, si exposée…Quel est son nom déjà ? Cassandra c’est ça ?

Yue sentait la rage montait en lui mais il étouffa sa haine. Elle le desservirait et il ne le savait que trop bien.

- Whaouh alors tu viens me voir après trois semaines de trou pour me parler d’une gamine qui m’a hébergé ? Tu te fous de moi. J’ai du te cogner la tête plus fort que ce que je pensais.

- Tu nies alors ? Cela ne te fera donc rien si on la tue.

- Fais donc.

Le loup sentait la peur monter en lui, mais il n’en montra rien. Il l’enfouie sous un masque serein bien qu’il ne l’était point. Sa sœur savait se défendre, il n’en avait aucun doute, elle avait la force de repousser tout une meute de leurs meilleurs loups. Mais Cassandra était si exposée…

- Tu as plus de couilles que ce que je pensais gamin. Mais cela me pose un problème car si je ne peux te faire chanter, ni même t’énerver assez pour te tuer tout en prétendant l’accident, que fais-je de toi ? Nombreux sont ceux à s’être rassemblé autour des idéaux de ton père. Nombreux sont ceux à vouloir défendre un politique de tolérance envers les humains. Comme ta cousine… à croire que le vice est dans le sang de ta mère et non de ton père.

- Tu ne comprends rien. Mon père avait raison. Nous n’avons plus besoin de guerroyer avec les Beorcs, ils ne sont pas tous fourbe ou indigne de notre respect. Ce sont des hommes certes, ils ne sont pas parfaits mais certains essaient et nous devrions encourager ces personnes en essayant également. Dire non aux Beorcs c’est nous fermer à une belle amitié, nous fermer à un avenir plus prometteur que celui qui se dessine.

- Tais-toi traitre à ta nation. Ton discours n’est qu’une hérésie. Tu causeras notre perte.

- C’est vous qui la causez ! Vous avez si peur de voir notre peuple évoluer, vous avez si peur de ces humains… il est tellement plus simple de les tuer !!!

- Tu vas trop loin.

Le loup blanc s’était rapproché de Yue et le dominait de toute sa hauteur alors que le garçon continuait à hurler sans s’arrêter comme si le fantôme de son père l’habitait.

- Je les ais observer, je ne dis pas que l’on peut leur accorder une confiance sans commune mesure… je veux simplement dire que l’on pourrait essayer. Et mon père l’avait compris mais vous… vous vous voilez la face !

Athanaël lui saisit le bras et tira violemment dessus lui brisant l’épaule sans la moindre hésitation. Un hurlement de douleur s’échappa alors des lèvres du jeune loup alors qu’il continuait de regarder son tortionnaire droit dans les yeux, gravant la folie de son expression dans sa mémoire. Cet homme ne pourrait guider leur peuple vers la paix. Il ne vivait que pour faire du mal, voir souffrir les autres. Yue le comprenait maintenant… il devrait le tuer.

- Je te détruirais gamin jusqu’à ce que tu rampes à mes pieds comme la fait ton père avant de mourir, et comme le fait ta mère chaque nuit !

- Tu voudrais tellement que ce soit vrai. Mais comme mon père je ne m’inclinerais jamais devant toi !

Il reçut le coup de poing en pleine face et s’affaissa sur le coté. Athanaël fit appel à ses hommes qui le débarrassèrent de cette ordure rousse. Le briser serait affaire de temps, mais l’orgueil du du loup blanc était touché alors il prendrait ce temps et s’en délecterait jusqu’à ce qu’il le supplie et qu’il le tue.


*

- Yue ! Comment pouvez-vous vous regarder en face alors que vous vous en prenez à un enfant… Vous devriez avoir honte !

L’enfant fut jeté dans sa cellule sans la moindre délicatesse. Son épaule le lançait, il avait mal, incroyablement mal.

- Viens ici Yue ! Je vais te débarrasser de tes liens !

La louve rouge se transforma et pris entre ses dents les liens du petit et les déchira. Son bras était démis, elle devait absolument le soigner rapidement…
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Yue
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MessageSujet: Re: Les crocs de la vengeance   Lun 16 Mar - 15:10

La douleur le lançait dans chacun de ses mouvements. Les premiers jours il n’avait pas osé bouger et si Gabrielle ne s’était pas fait un devoir de le maintenir en vie, il se serait surement laisser dépérir. Sa volonté ne flanchait pas mais son corps commençait à souffrir des sévices subit jour après jour. Il avait de plus en plus de mal à se tenir droit, à regarder le loup blanc dans les yeux. Il ne savait même plus depuis combien de temps il pourrissait dans ce trou.
- Lotsan. Ta peine s’arrête ici, tu es libre, j’espère que ce petit séjour t’aura remis les idées en place.


La louve leva son regard sur Athanaël. Il était rare qu’il se déplace pour libérer lui-même un prisonnier. Et la louve le soupçonner d’avoir compris le lien qui l’unissait au jeune Yue et de la libérer pour les séparer… et mieux le briser.

- Je crains…Hélas ne pas avoir bien compris Seigneur Athanaël. Un mois de plus dans les geôles me feraient certainement du bien.


Le Loup blanc qui jusque là ne lui avait pas adressé un regard, préférant porter son attention sur le rouquin agonisant dans un coin de sa cellule, se tourna soudainement vers elle, une lueur mauvaise dans le regard.

- Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris…

Un sourire se glissa sur le visage de Lotsan. Elle était du genre inconsciente, effrontée et téméraire…Yue s’en rendait compte. Elle avait cette touche de passion qui inspirait les hommes, les femmes, le peuple. Elle ferait une merveilleuse chef de meute, il s’en rendait un peu plus compte jour après jour. Cette femme était l’avenir de leur village. Mais pour lui, elle était prête à encaisser les coups, pour le protéger lui qui a ses yeux n’était qu’un enfant qu’il fallait protéger. Il ne voulait pas être cet enfant.

- Gabrielle. Partez, ne vous occupez pas de moi.
_ Puis plus bas à sa seule intention _ Ta libération est certainement la chance que nous attendions pour répandre l’idéologie de mon père, la tienne…
- La notre.
_ Lotsan effaça son sourire de son visage et se leva. _ Résiste mon frère, ta volonté fait ta force, elle fait celle des Hatariens. Nous viendrons te chercher.
- Vas-tu sortir Lotsan ou dois-je venir te chercher par la peau du cou.
_ A l’entrée de la cellule, Athanaël n’avait rien entendu de leur échange mais il s’impatientait et soupçonnait un complot. Il aurait dû les séparer plus tôt.
Lotsan passa devant lui et prit la voie de sortie.

- Gabrielle ! Dis à ma mère que je lui pardonne.
_ Lui implora Yue alors qu’elle passait la porte.
- Désolée, je ne pourrais Yue, car moi je ne lui pardonne pas.
_ La porte se referma sur elle et l’enfant se retrouva dans les ténèbres. Son seul soutien s’éloignant à son tour. Il porta une main à son épaule douloureuse qu’elle lui avait remise en place tant bien que mal.
Ses pensées se tournèrent vers sa sœur… Il se demandait ce qu’elle pouvait bien faire en ce jour chaud car c’est comme ça qu’il imaginait sa journée. Elle devait se rafraichir au creux d’un rocher, courir dans le vent, marcher dans l’herbe fraiche et peut être que ses pensées se tournaient également vers lui.
Il ferma les yeux et son esprit dériva vers cette autre fille qui hantait parfois ses rêves. Cette enfant ayant été obligée de grandir plus vite qu’elle ne l’aurait dû. Elle, il était sûr, ne pensait pas à lui. Cette enfant avait bien trop à faire pour reconstruire sa vie alors pourquoi laisserait-elle ses idées dériver vers un chien ne souhaitant que vengeance car c’est ce qu’il était pour elle. Si seulement, elle avait pu voir son évolution depuis qu’il était parti rejoindre sa sœur. Peut-être l’aurait-elle pris plus au sérieux. Enfin…Il restait un gamin incapable d’agir. Trop faible pour défier l’homme l’ayant déshonoré et pas assez intelligent pour trouver une autre solution de gagner son honneur. Trop obstiné pour laisser cet affront de coté et continuer à avancer. Au fond il restait un enfant.

***

- Pourquoi continus-tu à te débattre. Tu n’as aucun soutien parmi les tiens et aux vues de tes crimes contre ton peuple, je pourrais simplement décider de ton exécution. Si seulement tu acceptais de te soumettre, je pourrais au moins te proposer l’exil. L’idée n’est-elle pas séduisante ?

Genou au sol, Yue n’arrivait même plus à porter son poids tant ses jambes lui faisaient mal. Il gardait la tête dressée pour s’assurer que sa faiblesse ne serait pas amalgamée avec de la soumission mais c’était bien la dernière chose qu’il pouvait faire pour démontrer sa force de volonté.

- Je ne vous ferais pas ce plaisir. Je préfère encore mourir de votre main. Cela ne fera que révélait l’homme que vous êtes au reste de notre peuple. Un sadique qui ne sait diriger qu’en temps de guerre. Un incapable ébranlé par un enfant qui remet en cause son règne en temps de paix.
_ Athanaël le frappa dans l’abdomen.
Yue s’effondra une nouvelle fois toussant à plein poumon pour retrouver son souffle coupé. Puis haletant quelques minutes il reprit une respiration normale et se redressa. Certains soldats postés à l’entrée de l’antre détournèrent les yeux avant d’échanger un regard qui en disait long. Yue sourit.

- Qu’est ce qui te fait rire traitre !
_ Athanaël ne savait plus comment passer ses nerfs…
- Ce n’est pas parce que vous m’enfermez que je ne sais pas ce qui se passe à l’extérieur. Vous ne m’aviez pas tué au début par orgueil, vous souhaitiez me briser avant de me réduire en poussière mais aujourd’hui, vous ne pouvez plus rien contre moi car la clameur monte dans le village. Me tuer ferait de moi un martyr. Une mort à laquelle se rattacher pour alimenter la cause de vos opposants.

- Ou un exemple pour calmer les rangs. Ne l’oublie pas gamin.

Depuis l’extérieur, Lotsan avait su se montrer plus efficace que jamais. N’étant plus la priorité de Nathanaël, elle avait pu s’en donner à cœur joie pour rassembler des partisans, pour délivrer son message et au cœur de son idéologie, elle l’avait placé lui, Yue, le fils d’Eristoff Legris, héritier de ses valeurs. Quand il y réfléchissait, il trouvait cela ironique. Lui qui n’avait jamais réussi à avoir l’attention de son père, devenait par le fruit du hasard le vecteur de sa pensée.

*Peut-être serais-tu fier de moi aujourd’hui, papa.*
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