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 La Flèche Noire [PV : Yue]

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MessageSujet: La Flèche Noire [PV : Yue]   Lun 16 Mai - 16:27

Le vent nocturne faisait bruisser les branches alentours, secouant les géants endormis, paisibles gardiens de la forêt. Ce même vent qui effleura les narines du tueur, apportant à son esprit la senteur boisée des lieux, faisant voleter les fines mèches de sa chevelure. Il avait toujours aimé la traque en pleine nature. La chasse à la manière de ces grands prédateurs qui terrorisaient les enfants dans les contes de fée, la proie était toujours plus réactive dans les grands espaces. Humains, animaux, aucun instinct, aucune ruse ne l'avait jamais dupée et à l'inverse, il avait développé une technique de traque qui le rendait indétectable.

Sa langue rose humecta rapidement ses lèvres sèches tandis que son regard aussi glaçant que l'acier dont il avait la couleur perçait la nuque de sa cible. Il se trouvait à une distance si éloignée qu'il eut été presque impossible de le détecter à l’œil nu, il était sous le vent et son armure sombre aux reflets pourpres ne pouvait le trahir dans cet environnement dont il se considérait comme le maître. D'un œil expert, il détailla finement les courbes, les muscles et la chevelure blanche de sa proie. Une femelle jeune mais en parfaite santé. Vive, très vraisemblablement sujette aux pulsions de son jeune age... Une forte possibilité d'actes inconsidérés en perspective surtout en connaissant la bête. Elle agissait exactement comme ces grands félins qu'il avait autrefois affrontés, ces bêtes sauvages agissant à l'instinct, celles la même qui lui avaient laissées cette cicatrice.

Pensif, le chasseur suivit le tracé de son ancienne blessure le long de sa mâchoire jusqu'au menton avant d'abandonner. Il savait pertinemment où descendait la fine ligne rosée mieux valait en revenir à la proie.

Depuis si longtemps qu'on lui avait ordonné de la suivre, de la pister sans se faire repérer, l'ordre était enfin parvenu. Dans un message, simple et envoyé par pigeon voyageur, une seule phrase.


Abattez-la.

Et c'était tout. Quel avait été l’intérêt de toutes ces informations sur la jeune femme qu'il lui avait fait parvenir ? Apparemment suffisant pour décider que sa vie ne valait plus la peine d'être vécue, ce que l'archer attendait avec impatience. A travers ces longs mois de poursuite silencieuse, il avait pu observer l'habileté, la force et l'adresse de sa proie. Il l'avait perdue lorsqu'elle avait décidé de suivre un groupe capable d'user de téléportation... Mais rien n'est impossible au Black Fang : en l'espace de quelques semaines ses hommes l'avait retrouvée. Elle avait croisée toute sorte de créatures aussi bien de simples Beorcs que ces horreurs de sous-humains, s'étant même acoquinée avec l'un d'eux, un loup à la fourrure de sang. S'il n'avait pas reçu l'ordre d'être plus discret encore qu'une ombre, ses flèches auraient sans doute déjà mis fin à la vie de cette abomination... Mais le Maître en avait décidé autrement... Et Ven savait pertinemment qu'on ne désobéissait pas à l'un des membres de la Trinité enfin, pas si on tenait à la vie. De plus, la bête avait abandonnée sa proie et ne le concernait plus nullement désormais. Sa patience avait été récompensée, il allait sans doute pouvoir se mesurer à l'un des gibiers les plus captivants de sa longue vie d'assassin.

Les pupilles argentées se décalèrent légèrement dans leur orbite, fixant un point plus à l'est avant de repartir mais vers l'ouest cette fois, suivant à la trace l'avancée des deux sous-fifres qu'il avait choisi pour l'épauler. Deux machines du Fang sans réelles capacités ni performances. De la chair à canon tout juste bonne à tuer ou encore à permettre à des combattants tels que lui de placer un coup fatal. D'après ce qu'il avait observé ces derniers mois, les deux hommes allaient entrer dans le champ auditif de la cible dans quelques instants. Ils avaient pour ordre de l'attaquer sans se soucier de la garder en vie. Oh ils étaient doués au combat mais il ne ferait aucun doute qu'elle parviendrait à les terrasser... Et c'est là qu'il entrait en scène. Se redressant, l'archer sombre s'empara de son arc appuyé sur la roche juste à son coté. L'arme venait tout juste d'être polie et son bois veiné de rouge resplendissait sous la clarté lunaire. Epaulant l'arme, il posa le pied sur le roc qui l'abritait. La formation rocheuse se découpait clairement sous l'assaut de l'astre lunaire mais elle avait l'avantage d'offrir un parfait poste de tir pour qui avait la vue d'un oiseau de proie. D'un mouvement lent et parfaitement calculé, l'archer s'empara de l'une des hampes noires de son carquois avant de l'encocher. Lentement, il ferma un œil tandis que la corde craquait sous la force que lui imprimaient deux de ses doigts. Les hommes franchirent l'entrée de la « zone auditive » au moment où la pointe acérée ciblait la nuque sans défense. Des fourrés qui entouraient la jeune archère, jaillirent deux silhouettes obscures à l'instant où le projectile de mort plongeait dans l'encre de la nuit, guidé par le sourire sardonique du sniper.

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Bien alors situation : toi dans une forêt (libre à toi de me dire comment tu y es parvenue)
Evènement perturbateur : Ven, l'archer à la solde du Fang que la Maître a chargé de te pister a enfin reçu l'ordre d'agir et plus précisément de mettre fin à ta vie.
Position ennemie : Actuellement deux voleurs (classe I niveau 19) viennent de se jeter sur toi. Pas d'armes particulières à noter si ce n'est les deux dagues que chacun possèdent, attention celles du voleur venant de l'ouest sont empoisonnées.

Quand à Ven il se trouve... Loin XD Il s'agit d'un archer d'élite (classe II niveau 2) doté d'une compétence très utile qui lui confère une vision de pur roxxor qui lui permet d'exercer pleinement son job de sniper. La formation rocheuse se trouve à un bon kilomètre, légèrement surélevée par rapport à la forêt et Ven est planqué tout en haut o/ Je te déconseille fortement de te balader dans des endroits à découvert, c'est pas une quiche et bien qu'il ne puisse t'atteindre il sait majoritairement la plupart du temps où tu es =)

Dernière petite information : les sbires t'attaquent alors que tu t'engages dans une petite clairière, lieu que Ven a naturellement attendu que tu atteignes pour obtenir une précision maximaaaaaaaaaaale \o/ Bonne chance and fear da powa of da Black Fang \o/


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Lun 16 Mai - 18:07


La lune était au plus haut dans le ciel donnant un aspect fantomatique à la forêt bordant celle de Serrenes. Le vent dans les feuillages abondant de ce début d’été avait une mélodie des plus enchanteresses pour celui sachant écouter les délices de la forêt. De nouveau seule, abandonnée de son amant et de son ami, Yue errait non pas comme une âme en peine mais une âme en paix. Elle savait l’amour qu’on lui portait, elle connaissait et comprenait ce sentiment si profond et si fort que Jaf, Allen et Kyria s’étaient efforcés de lui transmettre avant leur départ respectif. La solitude qu’elle portait maintenant sur ses épaules n’avait rien de lourde car l’albinos la savait temporaire. En temps et en heure, ils reviendraient tous. En temps et en heure, elle se sentirait à nouveau complète.

Cette nuit elle n’avait pas envie de chasse, cette nuit, elle avait envie de calme, de silence et de douceur. Ce que la forêt pouvait lui offrir avec toute la facilité du monde. Emportée par la brise et le son des bois, elle se mit à danser à travers les arbres, les buissons, courant par endroit fouettant les branches à son vif passage, s’arrêtant au milieu d’une clairière pour saluer l’astre lunaire et s’émerveillant seule de la beauté de la nuit.
Du moins c’est ce qu’elle pensait avant de voir une nuée d’oiseau s’envoler de manière si caractéristique. Ils fuyaient le danger. S’arrêtant brusquement et fermant les yeux, la fille de la forêt laissa chaque bride de sa demeure, de son domaine la posséder et la pénétrer jusqu’au plus profond de son être laissant ses sens de sentinelle la renseigner sur ce qu’ils, ce qu’elle avait à craindre. Ce pouvait être un prédateur comme ce pouvait être un humain mais le bruit si particulier des lames que l’on sort de leur fourreau suffit à écarter la première option. Vivement elle rouvrit les yeux sachant d’où proviendrait l’attaque et d’un bond en arrière elle se plaça au milieu de la clairière pour mieux voir ses attaquants.
Deux hommes tout de noir vêtus, le visage masqué d’un tissus épais, une lame dans chaque main sachant que vu l’odeur de celle de droite et leur effet sur l’herbe, elle n’avait aucun intérêt à rentrer en contact avec… si elle n’avait pas rencontré Jaffar, elle aurait presque pu être impressionnée d’un tel attirail mais ces voleur de bas étage n’avaient rien d’originales.

- Bonsoir messieurs ou mesdames, comment savoir avec un tel accoutrement, je me présente je suis Yue, votre camarade pour la nuit.

L’archère arc et flèches en mains, les bras bien écartés de son corps et la lune au dessus des ses épaules, s’était inclinée de manière ostentatoire donnant un air ridicule à sa posture et laissant paraitre insultantes ses mots de courtoisie. Pourtant, ce fut certainement cette boutade qui lui sauva la vie à la vue de la flèche plantée devant elle et lui étant passée juste au dessus du crâne en un sifflement annonciateur de mort. Yue se répétait souvent que la survie était une question de chance dans ce monde… elle devait vraiment être née sous une bonne étoile. Faisant volte face elle concentra sa vision dans la direction d’où venait le projectile mais elle n’eut pas le temps de repérer le lâche qu’une seconde pointe plongea sur elle. D’un bond sur le coté elle évita l’arme meurtrière et du rapidement se retourner pour parer de son arc les lames qui s’abattaient sur elle.

Alors c’était ainsi, pas de présentations, pas d’apéritifs, ni d’amuses gueules, ils ouvraient directement les hostilités sans préliminaire. Yue rejeta l’adversaire de gauche avec une légère pression et esquiva le second d’un pas sur le coté, avant de se baisser pour éviter un nouveau projectile. Ses messieurs voulaient danser, elle allait les servir. Prenant ses distances et s’enfonçant de quelques mètres dans la forêt, et se plaçant en hauteur, l’archère saisit trois de ses flèches et les tira simultanément visant les pauvres rats fixés à la terre et cibles parfaites.
Elle ne savait ce qu’ils lui voulaient mais vu l’aspect miteux de ses vêtements, l’absence totale de sac ou autres matériels de transport, ces gens n’étaient pas la pour la voler, mais bien pour la tuer. Thèse renforcée par le fait que pas un seul d’entre eux n’avait parlé avant d’agir. Ils avaient agit de manière machinale faisant fis des convenances et leur yeux semblaient vide de sentiments… elle connaissait ce type de personnes, et elle les exécrait profondément.
En même temps que la colère de Yue, la forêt se réveilla laissant ses habitants exprimer leur énervement à compter des intrus parmi les leurs. La forêt était vivante et le hurlement des loups, appuyé par le cri des corbeaux et des hiboux avait de quoi intimider les ignorants. L’albinos se déplaça autour de la clairière toujours à l’abri des arbres protecteurs. La sécurité de la forêt était réconfortante et lorsqu’elle se retrouva dans le dos de l’homme de droite, elle plongea arrachant l’une des flèches plantées dans le sol qu’elle avait tirée précédemment. La tenant près de ses côtes elle passa près de celui le plus proche et le planta en chuchotant à son oreille :

- Entends-tu le chant d’espoir du loup qui pleure d’amour ?

La seule réponse fut le sifflement d’une flèche perçant l’air dont la trajectoire devenait prévisible. Yue tendit le bras se servant de l’assassin comme bouclier. Cependant, le second ne resta pas à la regarder et sa lame acérée entama son flanc mordant la chair avec cruauté.
D’un mouvement circulaire de son arc, l’albinos l’écarta et lui envoya le corps de son camarade à la figure avant de se retirer à l’abri ténébreux des bois.

Elle savait où se trouvait le troisième larron, elle le prendrait au piège, car elle était la chasseuse et non pas la chassé et il l’apprendrait à ses dépends qui qu’il soit.
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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Lun 30 Mai - 22:32

Raté... Comme c'était amusant, son premier coup avait raté. Qu'importe, le second l'emporterait !

Un sourire ironique se peint sur son visage alors que la deuxième flèche d'ébène se fichait dans le sol et que ses sbires chargeaient la proie de la nuit. A quoi s'attendait-il ? Cette créature avait captée l'attention du Maître, craint et respecté dans tout le Black Fang, l'un des conseillers privés de la Dame Noire. L'assassin d'élite quitta un instant des yeux la femelle venant de plonger à l'abri avant de contempler les munitions qu'il avait emportées. Non... Il n'était pas homme à se laisser surprendre et s'il devait épuiser la centaine de flèches trônant dans les imposants carquois à son côté... Alors ainsi soit-il.


***

Manquée... Ils l'avaient manquée malgré une attaque vive et presque indétectable. Cette fille était à la hauteur de la réputation que l'archer sombre leur avait dépeinte. Imperturbable, le tueur aux lames empoisonnées recula dans le cercle lumineux de la clairière, son acolyte l'aidant à scruter les ténèbres impénétrables de la forêt. Dans l'aire d'action de maître Ven ils n'avaient rien à craindre. Le sniper n'était pas un membre du Black Fang comme les autres. Sa vision hors du commun, son caractère froid et cruel ainsi que sa dextérité l'avaient très rapidement propulsé dans les hautes sphères de l'organisation avant que le Maître ne le fasse « disparaître ».

Mourir pour mieux renaître, l'archer s'était vu engagé dans la garde privée de l'un des membres de la Trinité. Désormais, il travaillait à satisfaire les moindres désirs du vieil assassin, tuant ceux qui se dressaient en travers de sa route, inconnu de la plupart des membres de l'organisation elle-même. Et c'était eux que ce combattant d'élite avait choisis pour cette mission. Eux qui allaient pouvoir se faire un nom auprès des hauts gradés du groupe en éliminant cette simple fillette et...

- Entends-tu le chant d'espoir du loup qui pleure d'amour?

Ses pupilles s'écarquillèrent alors qu'il tentait d'esquiver l'assaut de la flèche dans ses côtes. Son acolyte réagit au quart de tour, sa lame entamant la chair d'albâtre de la créature . Dans un flot de couleurs flouté, l'assassin tenta de se retourner malgré la morsure de l'acier mais trop tard. Le trait noir s'enfonça dans sa poitrine, lui arrachant son dernier souffle tandis que son cadavre obstruait momentanément le passage de son coéquipier et que leur cible disparaissait dans les fourrés.

***

- Pas mal...

Il n'avait pas été assez rapide, bien qu'il ait plus ou moins anticipé l'action. Son attaque avait été précise comme d'habitude mais le temps de réaction de la cible était supérieur à ce qu'il pensait. Il lui fallait revoir quelques paramètres de façon à pouvoir garder un temps d'avance sur l'albinos. Tenant la position tendue de son arc quelques secondes supplémentaires, l'archer relâcha la pression en un faible soupir en voyant le survivant disparaître dans les bois à la poursuite de la jeune femme.

Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne se dirige vers lui mais, en attendant, ce simple pion lui donnait un léger répit. L'arc se posa en douceur contre le roc tandis qu'il allongeait délicatement la flèche sur la pierre sombre... Aussi sombre que son cœur.

Une mince flammèche éclaircit l'obscurité alors que le Fang enflammait sa cigarette, tirant une première bouffée tout en suivant l'affrontement qui se déroulait sous ses yeux. Il y avait trop de branches dans le coin pour tirer à cette distance mais si elle se rapprochait un peu... Le bout rougeoyant de sa cigarette s'illumina dans la nuit.


***

Elle s'était retirée dans l'épaisseur de la nuit aussi rapidement qu'elle en était sortie. Cette fille était dans son élément et comptait bien leur faire regretter de l'avoir poursuivie jusqu'ici. Elle était vive, discrète et puissante... Un véritable prédateur de la nuit.

L'assassin fit tourner nerveusement ses lames au creux de ses paumes. Prédateur ou pas, le liquide sombre sur l'une de ses lames prouvait qu'il avait blessée sa proie et qu'il gardait pour l'instant un avantage certain. La laisser se planquer dans les bois trop longtemps eut été une véritable folie mais tenter de la débusquer pouvait tout aussi bien tourner au drame et à l'inversement des rôles.

Filant à travers les arbustes, le tueur évaluait ses chances de s'en tirer seul face à son adversaire. Son calcul fut rapidement effectué et l'homme bifurqua à travers les bois, se dirigeant vers l'imposante formation rocheuse. S'il se rapprochait, le sniper embusqué aurait plus de chance de faire mouche. Ses yeux s'écarquillèrent cependant lorsque deux traits lumineux fendirent les cieux, passant bien au dessus de lui.


***

Cet abruti avait mal joué son coup, l'archère s'éloignait de lui alors que ce dernier tentait de l'attirer dans ses filets. Imbécile... Même pas capable de jouer son rôle de pion convenablement. Poussant un soupir de dédain, le sniper se dirigea vers les carquois avant d'en sortir deux flèches particulièrement épaisses. La pointe était enrobée d'un étrange rouleau noir d'où dépassait une mèche et le projectile en lui même devait peser le double du poids d'une flèche normale. Autant dire qu'il fallait une expérience certaine pour atteindre une cible précise... Mais ce n'était pas un point que le Fang voulait atteindre.

Lentement et avec calme, l'archer sombre enflamma la mèche du premier projectile avant de tendre la corde de son arme. La pointe monta lentement, visant les cieux étoilés avant que dans un claquement sec, le premier outil de mort ne démarre sa course céleste. Le tueur s'empara de la deuxième flèche avant d'y appliquer le même sort, visant plus à droite cette fois-ci.

Les deux projectiles enflammés passèrent loin au dessus du voleur, frôlèrent la cime des arbres où se terrait l'albinos et, tandis que la première implosait lors d'un choc contre le tronc d'un arbre, la seconde se déclenchait dans les airs, projetant le liquide enflammé de son contenu alentour. L'effet fut immédiat et rapidement, plusieurs brasiers s'allumèrent à travers les bois, s'attaquant aux arbres avec une vélocité sans pareil. L'air avait été très sec ces derniers temps et les flammes léchaient avidement le bois, se propageant à une vitesse ahurissante, formant une ceinture de flamme coupant toute retraite à la cible. Un sourire satisfait aux lèvres, Ven saisit une de ses flèches noires et épaula sa cible. Il suffisait qu'elle se décale un tout petit peu... Avec la lumière du brasier il ne pouvait plus la perdre de vue.


----------------------------------------------------------

Bon comme tu peux le constater, Ven a plus d'un tour dans son sac pour te forcer au combat. La ceinture de flamme s'étend très rapidement te coupant la retraite. L'archer a repris ses tirs à ton encontre et accélèrera surement la cadence au fur et à mesure que tu te rapprocheras. Quand au premier tueur, il t'attend quelque part entre la formation rocheuse et ta position actuelle. Note simplement que Ven déclenchera une pluie de flèches (quitte à abattre son homme) lorsque ce dernier te barrera la route. Enjoy ^^


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Ven 3 Juin - 23:29


La blessure suintait et puait le sang mais elle n’était ni profonde, ni mortelle,… juste gênante. Yue plaça les flèches qu’elle venait de ramasser dans son carquois et arma son arc avant de battre en retraite. Elle n’avait aucune envie de se battre ce soir encore moins contre des crétins inutiles tout juste bon à servir de diner aux charognards. Elle recula, s’écartant de la clairière alors qu’elle pouvait distinguer l’autre assassin retourner auprès de son camarade meurtrier, à travers feuilles et branches. La vue de l’albinos était celle des chouettes, rapaces de la nuit réussissant à percevoir le moindre mouvement, que ce soit les souris sous les plantes rampantes ou les oiseaux dans leur nid. Ils ne servaient vraiment à rien ceux là. Elle se retourna sachant pertinemment qu’ils ne la rattraperaient pas si elle utilisait la célérité de ses jambes. Mais alors qu’elle tournait le dos aux deux hommes, le ciel s’illumina de mille lumières. Des lumières loin d’être naturelles et bienfaitrices. Les flèches sombres envoyées haut, au dessus de la tête de la chasseuse relâchait des centaines de petites étincelles don le pouvoir brulant enflamma la forêt de ses lumières dansantes et chaleureuse.
Les flammes se reflétèrent dans le regard rougeoyant de l’albinos alors qu’elle voyait la forêt se détruire sous ses yeux. Avertis par la fumée qui s’échappait dans les airs avec une rapidité affolante les habitants des bois se mirent alors à fuir la demeure sécurisante de la forêt et l’abri des arbres. Serennes hurlait sa douleur, la verdure qui l’avait recouverte, les animaux qui avaient décidé d’y retourner tout était de nouveau détruit et pour quoi… pour la capturer, ou la tuer… ils étaient prêt à sacrifier ce lieu, cet endroit si plein de souvenir pour elle…

Les yeux de Yue s’enflammèrent faisant échos au désastre qui l’entourait. Cette lumière ferait surement sa perte mais elle ferait la leur également. Armant son arc de chasseresse, elle visa la petite souris qui fuyait retrouver son trou. Il bougeait si lentement, ses mouvement étaient si prévisible… et sa flèche invisible dans la nuit. C’était d’ailleurs bien ingénieux de la part de son adversaire et cette flèche noire aurait bien pu la tuer si elle n’avait pas cet instinct si particulier et cette vision surhumaine… Elle utiliserait les mêmes méthodes qu’eux mais elle, elle ne manquerait pas sa cible.

Elle tira. Il chuta.

La flèche avait atteint la tête sans aucun problème se créant un chemin à travers les branches, les feuilles et la forêt. Ils l’avaient attaquée sur son territoire, ils comprendraient rapidement leur erreur. Les bois étaient ses amis, chaque plante, chaque arbre, le comportement du vent,… elle connaissait tout de ces lieux. Et eux… ils allaient payer le prix de leur inconséquence et abreuver de leur sang et de leur chair ce lieu sacré.
Remontant son regard sur les formations rocheuses un peu plus haute, elle repéra dans la sombre étendu une petite pointe de lumière étincelante et sa colère ne fit que redoubler… Se moquait-il d’elle pour se mettre à découvert ainsi… sautant sur le sol, Yue avança vers l’endroit où était posté le Beorc. Evitant les quelques flèches qui volaient à travers la nuit en se cachant derrière les arbres épais, elle continua de réduire la distance entre eux et quant elle fut de nouveau couverte par l’ombre de la nuit, elle jeta sa cape au sol et se positionna.

Il était si visible, tellement simple à attaquer, si simple à viser. Positionné sur le haut de sa formation rocheuse, Yue pouvait le manquer car s’il avait de bon réflexe ou une capacité comme la sienne il esquiverait au vue de la distance, par contre, elle ne pouvait le perdre de vue. Il puait le tabac, et cette odeur était si forte qu’elle pourrait le traquer où qu’il aille et le tuer.
Elle posa un genou à terre armant une de ses flèches et deux flèches noires à son arc, en les préparant différemment. Elle avait retiré deux plumes de l’une des flèches noires qu’elle avait récupérée et rien aux deux autres. Et lorsqu’elle tira leur course dévia. La flèche de bois plus fine et légère était moins rapide que les flèches noirs, quant à celle-ci, bien que celle n’ayant subit aucun traitement étrange partait en ligne droite l’autre effectuait une courbe arrondie des plus précises. Les trois projectiles n’arriveraient qu’à quelques dixièmes de seconde d’intervalle mais pas des mêmes directions.
Yue était une chasseuse, une archère depuis sa tendre enfance et elle montrerait à cet impie, ce qui arrivait à ceux qui s’en prenait à sa demeure.
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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Jeu 30 Juin - 4:26

- Headshot.

Un sourire éclaircit le visage du tueur alors qu'il reprenait tranquillement une bouffée, laissant l'acre fumet se répandre dans les airs. Le tir avait été d'une précision sans égale et la hampe de bois avait très précisément éliminé le pion. Sans un bruit, sans un cri, l'homme était mort aussi rapidement qu'il était apparut. La partie devenait intéressante. L'archer sombre profita de la lumière que lui procurait l'incendie pour poursuivre ses attaques mais sans grande conviction. La protection des bois rendait la jeune femme intouchable à cette distance, aussi se contenta-t-il d'apposer son arc sur son épaule avant de prendre une autre bouffée.

Elle se terrait maintenant. Dans l'obscurité traîtresse de la nuit elle attendait son heure pour le prendre par surprise. Qu'espérait-elle ? Elle n'avait qu'une dizaine de flèches à sa disposition, peut-être un peu plus si on comptait les munitions qu'elle lui avait dérobées et bientôt, les flammes l'obligerait à s'approcher un peu plus... L'occasion pour lui de s'en donner à cœur joie.

Un éclair blanc, une simple seconde qui aurait pu lui coûter la victoire s'il l'avait laissée lui échapper mais son œil averti la vit clairement jaillir l'espace d'un instant, ses yeux rouges scintillant dans l'ombre tels deux rubis ardents avant que la flèche ne perce le manteau d'ombre, prête à rendre son jugement. Cela ne dura que l'espace d'un clignement d’œil, d'une respiration mais il l'aperçue. La flèche noire, sa propre flèche précédent la mince hampe de bois clair. Une feinte élaborée mais tellement classi...

Le sifflement aiguë le prévint au dernier moment de l'arrivée du deuxième projectile obscur. Basculant le haut de son corps vers l'arrière, le Fang bondit aussi rapidement qu'il le put sur le côté, la panique brouillant son jugement. Un bruit mat suivit d'un picotement des plus désagréables l'informa qu'une des armes avait presque faillit atteindre son but et c'est avec une moue de dépit qu'il contempla le bout tranché de son mégot, pendouillant toujours à ses lèvres. Ses flèches l'avaient loupé mais le troisième projectile avait ripé sur le coté de son armure, la vitesse lui permettant de déchirer le cuir aussi facilement que s'il n'avait s'agit que d'un vulgaire bout de papier. La pointe d'acier avait occasionnée une vive coupure plutôt profonde mais il aurait fallu quelques centimètres de plus sur la gauche pour en finir avec lui.

L'adrénaline retomba, emportant avec elle le rire glacial du sniper. Une feinte classique mais poussée à un niveau qu'il n'aurait pourtant pas estimer même chez cette femme. Les intérêts du Maître à la voir morte lui semblaient soudain nettement plus plausibles. Il fallait qu'il en finisse rapidement avec elle. Son arc quitta son épaule et il s'empara lestement d'un carquois encore plein sans pour autant quitter sa proie du regard. Le poids des flèches ne le handicaperait point autant que la brûlure qu'il sentait juste au dessus du bassin... Mais si ce qu'il avait vu était juste, sa proie devait se trouver dans un état tout aussi gênant.

- Prend garde petite chose blanche... Le grand méchant Ven vient te chercher.

Caressant le poignard à son côté, le tueur s'élança par dessus le roc, glissant souplement et lestement sur la pierre noire, son arc dans une main, l'autre prête à faire feu à la moindre trace de cette petite peste aux yeux rouges. Vulnérable lors de sa descente, l'assassin força sa proie à rester terrée dans les bois par un feu nourri. Il savait que chaque flèche était importante et pouvait incarner l'objet de sa victoire mais sa confiance restait intacte... Certains gibier étaient tombés sous ses coups dans des conditions nettement plus rudes et alors qu'il était bien moins préparé. La chasse était sa vie et chaque coup, y compris celui-ci, était calculé.

Ses pieds atteignirent enfin le sol moussu et en deux bonds, l'archer d'ébène se retrouvait à son tour sous le couvert du bois. Deux autres projectiles partirent dans le silence de la nuit, uniquement troublé par le joyeux ronflement du brasier quelques centaines de mètres plus loin. Il ne pouvait certes plus savoir à cent pour cent du temps où se trouvait sa proie mais infligeait également ce malus à son adversaire.

S'adossant contre le bois protecteur, le snipeur inspira lentement l'air nocturne empli de cendre. La tension de la chasse accélérait son rythme cardiaque et la chaleur des flammes pourtant encore assez éloignées s'additionnait à celle des efforts fournis par son propre corps. Il savait qu'elle pouvait le pister... Cette créature presque hybride à l'odorat aussi développé que ces répugnants sous-humains. Cette femme à la limite de l'humain et de la bête ne pouvait le perdre à l'odeur tout comme sa propre vue pouvait la débusquer à la moindre sortie... Il y avait pourtant un moyen de contrer ce léger inconvénient.

Jaillissant hors de son abri, l'archer d'ébène plongea son regard glacé dans les ténèbres orangées de la forêt avant de décocher un nouveau tir, plongeant à l'abri d'un nouvel arbre, son arc retrouvant son épaule en un quart de seconde. Une flammèche illumina brièvement son visage balafré tandis qu'il enflammait d'un geste rapide la dizaine de cigarettes que tenait désormais sa main gauche. Il allait falloir être rapide et précis...

La fumée amer lui chatouillait déjà les narines alors que sa main se portait à son carquois, embrochant un premier mégot sur l'un des projectiles. Rapidement, un premier projectile traversa la pénombre boisée, sifflant vers l'est. Deux autres prirent la direction de l'ouest tandis que l'archer, coinçant ceux inutilisés entre ses lèvres, se décalait en direction de l'incendie plus au nord. Arc à l'épaule, le tueur se propulsa avec agilité dans le feuillage protecteur du premier arbre à sa portée avant de tirer un nouveau projectile acre. Bondissant de branche en branche, il eut vite fait de disperser sa petite piste odorante.

*Essaie de pister ça !*

Traversant les feuillages roussissant sous la chaleur du brasier, l'archer pourpre fila à travers l'air nocturne, dégainant une onzième flèche. Sa silhouette se découpa un bref instant sur le décor écarlate, ce monde embrasé d'un ocre sanguinaire éclairant brièvement son sourire cruel et son regard étincelant d'adrénaline tandis que la flèche noire partait, silencieuse et légère, discrète et mortelle vers cette tache blanche qu'il voyait étinceler là-bas au loin.


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Dim 3 Juil - 22:55


La chasseuse se déplaçait discrètement, subrepticement, sans un bruit, ni un son. Elle se rapprochait de la proie se croyant chasseur, elle réduisait la distance petit à petit sans que la proie le sache, sans que l’homme ne comprenne qu’il était déjà encerclé. Elle sentit alors le subterfuge de son agresseur et le mot était bien choisit car elle étouffait littéralement de sa technique fumante. Mais ce n’était plus une novice, ça faisait bien longtemps qu’elle avait apprit à faire abstraction de certain de ses sens pour se concentrer sur d’autre. Depuis le temps où elle réalisait des missions en compagnie de Jaffar, elle avait dû, bien malgré elle renforcer sa technique et faire en sorte de l’améliorer pour s’adapter aux villes Beorcs comme aux sous-bois. Elle avait appris à faire la part des choses de manière forcée mais efficace et elle pouvait se targuer de posséder des sens surdéveloppés mais également d’une précision sans faille. Se concentrant sur sa vue et son ouï plutôt que sur son odorat, elle perçut chaque craquement de feuille, chaque petit brasillement du feu rongeant le bois. Elle percevait le bruit du galop des animaux sur le sol alors qu’ils se rapprochaient d’elle…
Quel idiot il avait été… pensait-il vraiment qu’ils étaient seuls dans la forêt ne savait-il pas que les pierres, l’oiseau et les fleurs ont une vie, ont un esprit et un cœur ? Que ce soit le daim qui se balade en troupeau avec sa famille, les insectes qui grouillent dans les plantes et les pétales s’abreuvant du nectar des fleurs, les nuées d’oiseaux sévissant dans les arbres, les buissons et les grottes. Il avait brûlé leur habitat il s’en était pris à leur demeure, leur maison et leur territoire et si elle, elle l’avait repéré au premier son de corde tendu claquant au vent, les animaux maitres des lieux, ne mettraient pas longtemps à le trouver et à le chasser. Que ce soit par intelligence ou pas. Au pire, ils se contenteraient de fuir les flammes et la chaleur et de foncer droit devant sur lui. Quand à son subterfuge… comment dire, c’était tellement basique que Yue se sentait réellement sous-estimée, limite insultée.

Un hurlement de loup se fit entendre dans le bruyant silence de la nuit. Un hurlement qui décida l’albinos à achever sa proie et toutes les créatures de la forêt à venir revendiquer leurs droits sur leur territoire.

Les créatures de la nature ont besoin d’air pure et non pas de la pestilentielle odeur de cet herbe à fumer. Resserrant son carquois sur son épaule, la chasseuse se lança en avant sachant également qu’elle se trouvait dans la trajectoire de bêtes enragées qu’elle entendait rugir de rage derrière elle. Quadrupède, oiseaux, rongeur tous se jetaient en avant, elle a leur tête sans pour autant les diriger. D’un saut habile elle sauta dans l’abri sécurisé des arbres et vit certaines des bêtes tomber sous les rafales de flèches. Ça ne se passerait pas ainsi. Se plaçant à la cime du sycomore dormant, elle se concentra sur le bruit typique de la corde d’un arc tendu qui se détend sous l’assaut et qu’avec ce son, elle ajusta son tir, lançant ses flèches meurtrières à l’encontre de l’homme. Puis dans un second temps, elle utilisa sa vue de faucon pour intercepter les pointes de mort en plein vole.
Toute sa précision, sa force et sa célérité était requise elle ne laisserait pas un animal mourir et elle ne le laisserait pas fuir. Le suivant au son de ses pas, de ses attaques, elle le tirait comme un lapin même sans le voir, elle savait que chacun de ses tirs le visait lui et seulement lui. Elle perçut alors la lumière, l’étincelle au milieu de la forêt, le signe des Déesses lui indiquant à vue sa position et sans une hésitation elle plongea sur lui mais alors qu’elle allait pour le frapper de son arc à l’arrière de sa petite tête de gland, la vague de loups, de cerf, de biche mais également des animaux plus modestes mais dont le tranchant des pattes, des becs et des griffes parlaient d’eux même. La nuée de la forêt vint se venger de cet être et alors que l’homme tranchait dans la chair de sa lame assassine yue dégaina sa flèche meurtrière.

- Ne sous-estime pas les habitants de la forêt de Serenes nous ne sommes pas limité comme vous humains à notre simple vue, nous possédons des oreilles aussi précises que vos yeux et nous ne nous reposons pas seulement sur un seul de nos sens mais sur tous. Je te suis en tout supérieur Beorc.

Le tir parti aussi droit et aussi rapidement que fut la réflexion de Yue en le tirant. Sa détermination et son envie de blesser voir même de tuer se lisait dans la sanglante couleur de ses prunelles rendues plus effrayantes par le feu. Les flammes les avaient rattrapés et les animaux dépassé. La chaleur devenait étouffante mais l’incendie se réduisait. Demain la cendre recouvrirait la forêt et la nature reprendrait ses droits sur l’homme. Une nouvelle génération de plantes plus solides, plus résistantes prendraient la place de l’ancienne et tout recommencerait.
Mais dans le millième de seconde qui venait là, seules les Déesses pourraient décider de si cet homme et elle-même verrait se lendemain…




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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Dim 31 Juil - 20:19

Sa flèche fendit les cieux sans pour autant atteindre sa proie. Bien loin d'être perturbée par le piège odorant qu'il avait mis en place, la créature qu'il traquait darda son regard embrasé sur lui, le transperçant de ses deux rubis éclatants. Et alors que le tueur retrouvait l'abri des arbres, un loup hurla dans le lointain. Un hurlement glacial et effrayant, un hurlement bien différent des cris qu'il avait déjà entendus jusque là. Ce loup là hurlait le rassemblement, il appelait ses frères au combat et à prendre leur revanche sur l'individu qui avait osé profaner leur domaine.

Un grondement se fit entendre, un piétinement sourd et malsain qui se rapprochait, forçant le tueur à risquer un œil hors de sa cachette. Ses yeux de lynx percèrent l'intensité de la pénombre environnante et ce qu'ils y virent fit frissonner le Fang de terreur. La masse grouillante des habitants de la forêt se jetait sur lui, galopant vers l'incendie tout proche bien décidés à en finir avec l'intrus qu'il était. Et à leur tête, guidant ce troupeau comme un général guide son armée, cette monstruosité blanche qui le défiait en s'exposant consciencieusement à ses tirs. Pris de panique, l'assassin ne remarqua pas le léger tremblement de ses mains lorsque ses flèches transpercèrent les premières créatures sans pour autant parvenir à stopper l'avancée de la masse grouillante des habitants de la forêt. Il ne visait même plus la créature blanche, celle-ci avait de toutes les façons disparue... Et il devait absolument l'imiter dans les plus bref délais. Détalant dans la forêt, franchissant bosquets et buissons avec raideur, sa blessure au côté le gênant dans ses mouvements, le chasseur tenta de fuir le flot de proie qui se rebellait contre lui... En vain.

Tel le guépard, tel les plus grands prédateurs, il s'essouffla rapidement tandis que la masse grouillante se rapprochait de plus en plus jusqu'à devoir s'arrêter, le souffle court et les mains sur les genoux. Il aurait peut-être du arrêter de fumer... Se redressant, l'archer pourpre inspira longuement l'air nocturne empli de cendre. Dans son dos, la bête se dressa, un ours noir enragé debout sur ses grosses pattes visiblement plus rapide que ses confrères. Un mince sourire étira le visage carré de l'assassin quand dans un sifflement métallique, sa lame franchit la courte distance qui séparait le fourreau noir de la gorge de la même couleur. Dans un court bruit de succion, l'acier s'enfonça dans cette nouvelle gaine de chaire et de sang avant de s'en extirper à la même vitesse. La masse monstrueuse s'écrasa au sol tandis que son assassin se retournait, un sourire dément aux lèvres. Ecartant les bras, son défi s'adressa au fleuve grouillant se ruant sur lui mais également à celle qui avait provoqué ce « miracle »... Cette abomination capable de commander aux bêtes!

- Approche monstre ! A moins que tu aies peur ! Est-ce ainsi que tu te bats ! A une armée contre un?

La fin de sa litanie fut englouti par le glapissement d'agonie de la bête la plus proche. Les animaux ne le ciblaient pas particulièrement mais pouvaient le piétiner sans la moindre hésitation et c'est donc avec cette même absence de pitié qu'il trancha tout ceux qui se trouvaient sur son passage. Combien de temps lutta-t-il pour parvenir à s'extraire de cette masse ? Même lui n'en avait aucune idée. Le sang tachait son visage, ruisselant le long de sa cicatrice, empoissant la paume de ses mains, gouttant le long de sa lame. Aujourd'hui, le chasseur avait tué avec assurance, courage et précision. Il n'avait point essayé de se défiler... Comment l'aurait-il pu ? Et pourtant, la hampe de bois qui dépassait de son dos, tache claire dans cette armure de ténèbres qu'il avait endossée, se colorant maintenant du rouge de sa défaite, montrait clairement la supériorité de celle qui à la base devait être sa proie. Une attaque en traître qu'il n'avait pu arrêter... Une attaque digne de son talent.

La douleur lui coupa le souffle alors qu'il posait un genou en terre, sa main droite toujours crispée sur le manche de son poignard. Sans même qu'il ne la voit arriver, elle était là devant lui, le jugeant de son regard sanguinolent. Ils étaient seuls dans cet univers embrasé mais les flammes qu'il avait déclenchées s'éteignaient désormais aussi rapidement que sa combativité. La blessure le faisait souffrir horriblement et pourtant, l'assassin parvint à sourire. De ce sourire que possèdent ceux qui vont mourir et le savent, mais également celui de ceux qui se battront jusqu'au bout quitte à y perdre la vie. Ses doigts se resserrèrent sur le manche de l'arme tandis que ses jambes tremblantes le relevait lentement.

- La victoire de la bête sur le chasseur... Quelle fin pitoyable...
- Je la trouve au contraire d'une originalité inattendue.

Les pupilles de l'archer se dilatèrent au son de cette voix dénuée d'émotions, aussi froide et tranchante que la lame d'un poignard et pourtant gonflée d'une ironie aussi insipide que le goût de sang sur sa langue. Sans plus se préoccuper de sa cible, Ven se retourna brutalement, faisant hurler les muscles de son dos sans pour autant avoir l'air de sentir la brutale souffrance. Quelque chose de bien pire l'attendait. Il était là, s'avançant au travers de l'écran de fumée et de cendres, dans ce décor apocalyptique, le Maître, le membre le plus énigmatique de la Trinité et accessoirement l'un des meilleurs assassins de l'organisation. Son éternel manteau de couleur indéterminée flottait au vent, les rebords déchirés de sa cape claquant au vent nocturne tandis que son regard d'émeraude fixait les deux protagonistes. Aucune lueur n'y brillait, aucun amusement malgré le ton de ses paroles : le verdict avait d'ores et déjà été rendu. Le poignard étincelant s'écrasa sur le sol aride tandis que le chasseur posait un genou en terre. Le sang gicla de sa blessure mais l'homme ne réagit même pas, son ton hésitant trahissant tout seul sa douleur.
- M... Maître...

L'homme s'avança sans se presser, s'arrêtant à quelque distance du petit duo, son habituelle queue de cheval se balançant souplement dans son dos tandis qu'il tournait la tête vers l'archère blanche, ignorant complètement le salut de son soldat. Un sourire aussi pâle que celui d'une statue de cire s'étira sur son visage tandis qu'il reprenait la parole.
- Très chère Yue, c'est un délice de vous revoir ainsi en pleine forme.

La remarque arracha un frisson à l'assassin toujours à genou. Il luttait visiblement pour rester conscient et sa respiration devenait de plus en plus rauque.
- Ven. Votre rapport je vous prie.
- ...

Toujours ce ton si désincarné et si acide malgré tout.
- Alors?
- La... La cible possède des aptitudes...*huh*... Inhabituelles.
- Vous voulez dire qu'elle vous a vaincu.
- J... Je peux tout expliquer!

L'excuse pitoyable n'éveilla absolument aucun regard compatissant dans les yeux du tueur. Son visage se tourna, impassible, en direction de l'archer qui tentait désespérément de se relever, s'appuyant sur son genou pour tenter de supporter son poids. Ven était peut-être un pourri, un homme qui ne vivait que pour la chasse et l'excitation du meurtre, mais se voir ainsi traîné dans la boue n'était pas dans ses habitudes.
- Vous connaissez naturellement les conséquences d'un échec au sein de notre organisation.
- Une autre chance... Donnez-moi une autre chance ! Je peux la battre!

Le vieil homme n'eut qu'un soupir de dédain avant de se retourner, présentant son dos à son ancien sous-fifre et fixant la jeune femme droit dans les yeux.
- Vous pouvez disposer. Avec un peu de chance votre blessure ne vous tuera pas avant que vous trouviez de l'aide.

Une grimace de rage et de souffrance défigura le visage marqué du blessé, les ténèbres de la nuit y ajoutant ce qu'il fallait de folie et de désespoir. La civilisation était à des kilomètres de leur position et il lui aurait été impossible de faire plus de cent mètres dans son état. Un rugissement de rage jaillit de sa gorge alors qu'il s'emparait de son arme au sol, se jetant sur celui qui voulait le priver de son combat. Seul le fantôme de la véritable cruauté parût sur les traits du vieux combattant. Une lame siffla tandis que la cicatrice de l'archer se rouvrait violemment, aussitôt prolongée jusqu'au milieu de la gorge. La douleur aveugla complètement l'attaquant tandis que le poison, violent et particulièrement corrosif, s'engageait déjà en lui, perforant les artères, contaminant le sang, rongeant l'homme de l'intérieur. Dans son dos, une ombre jaillit, enfonçant sa griffe sanguinolente dans son épaule, tranchant le tendon comme de rien avant de se retirer et de laisser le corps brisé choir misérablement au sol. Le poignard quitta la main insensible de son propriétaire pour se planter aux pieds de la jeune albinos. Il voulut crier mais seul un gargouillis agonisant sortit de sa gorge tandis qu'un pied s'écrasait sur son dos déjà meurtri.
- Il me semble que ceci est à vous.

Une poigne ferme s'empara de la hampe de bois avant de l'arracher d'un coup sec, ne provoquant qu'un misérable tressautement chez le corps bientôt cadavre. Le Maître contemplait son œuvre d'un air satisfait. Plus aucune arme n'encombrait ses mains hormis la flèche qu'il présentait désormais à l'albinos, à plat dans sa paume tendue.
- Je vous en prie. Je sais à quel point elles vous sont chères.

Un sourire s'étira sur son visage.
- Approchez... Je ne vais pas vous mordre.


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Jeu 11 Aoû - 19:41


Une impression ou simplement une pression, elle connaissait cette atmosphère, elle connaissait cette ambiance froide et cynique. Elle connaissait son odeur presque indolore, lui permettant de ne laisser aucune trace lors de la réalisation de ses méfaits. Elle n’eut pas le temps d’un clignement de paupières qu’il était là devant elle avec sa pompeuse prestance et son écrasante présence. Elle l’avait déjà ressentie la première fois qu’elle l’avait vu ce n’était pas seulement du charisme, c’était aussi une aura, une aura de frayeur, de peur et malsaine. Si trente secondes plus tôt des milliers d’animaux se trouvait dans les alentour, ils avaient tous disparu guider par leur instinct de survie et elle ne les comprenait que trop bien car bien que l’archer semblait être humain lui… c’était une autre histoire.
La première fois qu’elle l’avait rencontré, elle était encore une enfant et l’avait provoqué avec la témérité et l’insouciance d’une gamine. Elle ne ferait plus la même erreur. C’était triste à dire mais elle avait grandi que ce soit dans son cœur ou physiquement mais elle avait aussi perdu de sa spontanéité. Il y a un an de cela, elle aurait foncé dans le tas en improvisant mais au jour d’aujourd’hui… Elle ne ferait plus l’erreur de courir vers la mort. Elle analysait chacun de ses mouvements et ne le sous estimait pas comme l’archer avait pu le faire. Si elle s’écoutait d’ailleurs, elle l’achèverait d’autant plus qu’elle pourrait mettre un terme à sa douleur mais surtout à son regard noir et accusateur. Ne pouvait-il pas assumer ses actes ? Il était le seul responsable de sa faiblesse et de sa situation.
Cependant, elle ne l’acheva pas car comme le disait si bien l’homme debout, un pied sur le dos ouvert du pauvre archer, ses flèches lui était précieuses elle ne devait pas les gâcher encore moins pour un incendiaire s’étant attaquer à la forêt sacrée de Serenes.

- Cher Monsieur l’assassin que me vaut l’honneur de votre visite et de celle agressive de votre sous-fifre. N’avez-vous pas suffisamment de jouets avec lesquels faire joujou plutôt que de venir perturber ma tranquillité relative ?

Tout en lui parlant, elle ignorait sa main tendu, tenant sa flèche. Elle était devenue trop prudente pour oser tendre sa main à celle de cet homme. Et tout en le regardant, elle saisit dans l’intérieur de sa cape une petite gourde dont elle prit une bonne rasade. Sentant le liquide chaud se répandre dans son œsophage, puis dans son estomac et son intestin, Yue lutta contre la détente sachant pertinemment que la moindre relâche signifier la mort ou au moins la douleur. Le liquide soignerait ses blessures internes et dans quelques dizaine de minutes, il refermerait même sa plaie et les plaies à venir.

- Je suppose que votre visite n’est pas de celle que l’on compte parmi les courtoises. Peut être venez vous m’apprendre que ce cher Jaffar a enfin décidé de prendre sa vie en main et de quitter votre pseudo organisation d’assassins ainsi que son rôle de chien assommant
_ elle saisit ouvertement une flèche dans son carquois qu’elle fit tourner avec style et l’arma sur son arc sans pour autant se montrer agressive _ ou alors, ne me dîtes pas, il vous a déclaré son amour et vous souhaitez des conseils _ elle afficha une mine exagérément concernée _ ou alors, plus sérieusement, vous vous êtes rendu compte que même en m’ayant éloigné de lui en choisissant cette stupide mission, j’ai toujours une influence sur lui et qu’il est incapable de me tuer. Vous avez donc envoyé vos petits soldats pour régler le problème Yue, l’amie de Jaffar qui fait qu’il échappe à votre contrôle.

Seule sa voix perturber le silence de la forêt abandonnée par ses habitants et même si elle sentait une présence rassurante dans les parages, elle savait qu’elle était seule face au démon. Un toussotement, l’archer venait de rendre son dernier souffle et sombrer dans les enfers qu’il méritait surement pleinement. Elle n’eut pas un remord, elle n’eut pas un frisson, ni une larme. Au moins il était mort de la main, ou du pied plutôt de son maitre peut être cette idée le réconforterait dans sa mort.

Son regard était plus dur, plus ferme et également plus effrayant alors que l’assassin en face d’elle garder son impassibilité cynique et son petit sourire satisfait.

- Mais je vais vous dire un truc, ma mort ne changera rien a ce que j’ai fait. J’ai implanté en lui la graine des sentiments, je lui ai montrais ce qu’était une véritable amitié et à ma connaissance, quelqu’un se charge de lui montrer ce qu’est l’amour. Votre créature n’est déjà plus à vous alors pourquoi venir me voir ?

L’archère leva son arc bandé, visant le cœur de l’homme dont elle n’était pas sure de l’existence.

- Peut être que je vous ai tapé dans l’œil
_ elle sourit _ si c’est le cas je me vois obligée de vous dire que j’appartiens déjà à un autre.
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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Mar 30 Aoû - 10:15

Sa main tendue ne rencontra que le vide tandis qu'une réplique cinglante accueillait son geste pourtant si généreux. Le sourire de la Mort elle-même prit place sur son visage de marbre tandis que la demoiselle lui faisait bravement face, aussi bien dans sa posture prudente que dans ses paroles. Ah l'impétuosité de la jeunesse...
- N'avez-vous pas suffisamment de jouets avec lesquels faire joujou plutôt que de venir perturber ma tranquillité relative?

Son regard se déporta sur le « jouet » en question en train d'agoniser un bon mètre plus bas.
- Vous insultez la mémoire de ce pauvre...

Sa main se porta à son menton tandis qu'il grattait machinalement son habituelle barbe mal rasée, un air perplexe déformant le masque de cire que son visage présentait jusque là.
- Comment s’appelait-il déjà... Ah oui ! Ce pauvre Ven!

Il claqua des doigts tandis que le nom de l'infortuné archer paraissait lui revenir soudain, son visage reprenant instantanément la conformation impassible précédente.
- Quel triste sort que de se voir rabaisser par la créature même que l'on chassait tout de même...

Son pied s'enfonça un peu plus dans la colonne vertébrale de l'assassin, lui faisant régurgiter une quantité non négligeable d'hémoglobine en un gargouillement de souffrance, aussitôt absorbé par le sol forestier. Doux bruit que celui du travail accompli efficacement. En face de lui, la gamine venait de sortir une petite fiole dont elle descendit le contenu en quelques gorgées. Si ses souvenirs étaient exacts, les rapports faisaient mention de cette lotion dont elle s'enduisait et qu'elle absorbait par moment. Les éclaireurs en avaient déduits qu'il s'agissait probablement d'un puissant élixir protégeant aussi bien la peau pâle de l'albinos des rayons solaires que la nourrissant ou offrant un quelconque avantage nutritif à la jeune femme. Jonglant négligemment avec la flèche, il attendit qu'elle range le précieux produit avant qu'elle ne reprenne.
- Je suppose que votre visite n'est pas de celle que l'on compte parmi les courtoises.
- Votre esprit de déduction me laisse bouche bée! Réussirez-vous à faire encore plus fort et à déduire la raison de ma présence en face de vous ?

L'albinos se lança alors dans une diatribe verbale des plus cyniques, évoquant des arguments à en faire sourire d'amusement même cette incarnation du désespoir qui lui faisait face. A plusieurs reprises, les lèvres fines s'étirèrent en un rictus de cruauté censé représenter la joie chez l'être morbide qu'elle défiait ainsi. Dans le même temps, elle réarmait son arc, lentement mais sûrement, visant sa poitrine sans même essayer de le cacher tandis que le tueur quittait sa position à pas mesuré. Ses bottes faisaient craquer les brindilles mortes tandis qu'il commençait à décrire lentement un cercle dont l'albinos s'arrangeait pour occuper constamment l'autre extrémité. La flèche encore recouverte du sang de l'archer pourpre avait cessée de gigoter entre ses doigts et occupait maintenant le creux de sa paume, la pointe d'acier dirigée vers le bas, étrange coutelas improvisé que l'homme n'aurait sans doute aucun mal à manipuler. Ce n'est que lorsque le bout des bottes de la jeune femme heurta l'épaule désormais froide du cadavre que l'homme s'immobilisa, se délectant du silence précédent sa réplique. Un rire froid et sombre lui échappa finalement... Un rire très différent de ceux que Jaffar avait pu avoir, un rire qui ne renvoyait rien. La personnalité de cet homme n'apparaissait nulle part en lui... Ou plutôt si : sa personnalité était ce reflet cruel et sadique qu'il présentait au monde, qu'il présentait à l'impertinente qu'il était venu chasser.
- Votre sens de la répartie est remarquable jeune fille. Vous m'amusez énormément. Mais sachez que vous manquez de courbe et de maturité pour pouvoir ne serait-ce qu'espérer m'intéresser. M'imaginer batifoler avec vous serait comme m'imaginer avec ma propre fille... Si j'avais une fille naturellement. Enfin bref...

Son regard vert et aussi dur que pouvait l'être une émeraude la transperça:
- Pour vous répondre en toute simplicité, le Croc Pourpre se porte merveilleusement mieux depuis que vous n'êtes plus là.

Son ton était sans émotion. Aucune trace de sadisme n'y perçait et pourtant ses mots étaient ceux de la perversion incarnée.
- Les informations que l'homme à vos pieds m'a transmises sont d'une précision redoutable vous savez ? Il me semble que vous avez rencontré la jeune Nino... Celle dont notre cher louveteau s'est soi disant épris... Une fillette si prometteuse... Savez-vous qu'elle a assassinée sa propre mère il y a deux ans de cela?

Sa lente marche reprit mais cette fois c'est en ligne droite qu'il s'avançait, droit vers l'albinos, la contraignant à reculer pour garder une distance de sécurité.
- Oh naturellement Sophia n'était pas sa première victime non. Cette enfant possède un potentiel de destruction au moins aussi intéressant que celui du Croc Pourpre et elle remplit ses missions avec une efficacité des plus remarquables... Contrairement à vous.

Il enjamba le cadavre inerte
- Quand à mon élève, ce garnement s'est très bien remis de vos petites aventures et n'en garde visiblement plus aucune trace à ma plus grande joie.

Le ton presque paternel aurait pu être une insulte à la paternité elle-même si l'homme avait un seul moment cru à ce genre de lien entre lui et le tueur roux.
- Ce que votre petit discours m'apprend c'est que vous pensez avoir encore un impact sur son existence. Ce que vous ignorez, et qui me donne un certain avantage sur vous, c'est que le Croc Pourpre n'a jamais été aussi efficace que depuis que vous êtes partie. Ses victimes peuvent se compter par dizaine sur ces derniers mois, probablement pour effacer la honte d'avoir échouer à vous retrouver par ses propres moyens...

Semblant se rappeler de quelque chose d'important, l'homme stoppa sa progression alors que le dos de l'albinos rencontrait un tronc d'arbre qu'elle s'empressa de contourner.
- Ah oui, il a également du rendre une autre visite à la demeure des Dickens afin de retrouver votre piste ou celle de la petite Sophie...

Un sourire sanguinaire s'afficha sur son visage alors qu'il reprenait son avancée.
- Charmante enfant n'est-ce pas ? Il est vrai que le nom de Cassandra lui convient bien mieux, ce brave Bernard a été fort bien inspiré de la renommer ainsi.

Son regard narquois appuya son sourire sardonique alors qu'il accélérait le pas, la flèche glissant légèrement le long de sa main.
- Allons vous ne pensiez tout de même pas qu'elle pouvait nous échapper ainsi... Mais rassurez-vous elle ne représente plus une menace pour le Fang, espérons juste que ce cher Jaffar ne mettra pas la main dessus aussi facilement que je l'ai fais.

Sa stature sembla se redresser alors qu'un rictus de sadisme perçait son masque de mort.
- Vous ne représentez plus rien pour lui Yue. Vous et la fillette n'êtes plus que des cibles. Il est heureux sans vous et votre présence lui a causé plus de tourments qu'autre chose. En temps que maître, je me dois de protéger ce pauvre garçon de votre influence. N'y voyez strictement rien de personnel.

L'archère rencontra à nouveau l'écorce rugueuse d'un arbre à la différence que cette fois l'homme s'approchait de plus en plus rapidement.
- Peut-être avez-vous une dernière volonté... Ne vous en faites pas ce sera rapide!


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Sam 3 Sep - 2:23

Yue avait mal au cœur à chacune de ses paroles. Son venin la transperçait de part en part avec une violence et une véhémence grandissante. Il allait mieux s’en elle et alors ? Nino était une tueuse au service de leur organisation, elle s’en doutait et s’en moquait. Ses phrases n’avait pas d’emprise sur elle du moins elle voulait que ce soit ainsi pourtant elle se sentait tout de même touchée. Néanmoins, elle n’en laissait rien transparaître. Son sourire se fit plus sarcastique, plus sardonique, car même si ça faisait mal, elle sentait au fond d’elle-même que ses paroles étaient vides.
Après tout à quoi ça lui servait de lui dire ces choses. Si elle était vrai, il était plus avantageux pour lui d’envoyer directement Jaffar la tuer plutôt que ce Ven. S’il était si sûr de la loyauté de son sujet, il l’aurait envoyé lui plutôt que de se déplacer lui-même. Yue avait beau avoir son cerveau qui chauffait et les oreilles sifflantes elle pouvait, elle réussissait tout de même à réfléchir posément. Et s’il voulait y aller au bluff, elle pouvait très bien jouer son jeu.

- Oh alors comme ça, il n’en a plus rien à faire de moi. Il serait même à la recherche de cette gamine qui lui a échappé par ma faute… c’est qu’il ne doit pas avoir grand-chose d’autre à faire ou alors, ça l’obsède tant d’avoir échoué contre moi que sa haine le pousse à poursuivre une voie qui ne lui est pas imposé par son organisation.

Elle souriait tout en reculant posément, tranquillement. Elle ne prenait pas le dessus sur la conversation mais elle se maintenait à niveau.

- Mais attendez que je réfléchisse… Je devrais le féliciter la prochaine fois que je le verrais. C’est bien la première fois qu’il fait quelque chose par lui-même, qu’il décide quelque chose par lui-même. Même si c’est me tuer. Je ne suis peut être rien pour lui mais n’empêche qu’il me voue assez de haine pour se donner des heures sup.

Elle avait arrêté de tourner et reculait désormais dans les ténèbres de la forêt.

- Vous ne représentez plus rien pour lui Yue. Vous et la fillette n'êtes plus que des cibles. Il est heureux sans vous et votre présence lui a causé plus de tourments qu'autre chose. En temps que maître, je me dois de protéger ce pauvre garçon de votre influence. N'y voyez strictement rien de personnel.

Un rire cristallin éclata alors dans la nuit noire.

- Alors comme ça j’ai de l’influence sur lui maintenant ? Hahaha. Vous parlez bien mais vous vous contredisez, et par cette simple phrase vous venez de détruire tout votre effet de style.

Son dos s’heurta au bois rêche. La forêt était son ami, son refuge, sa compagne la plus précieuse. Si ce devait être le lieu de sa mort, alors elle lui en donnerait une magnifique.

- Peut-être avez-vous une dernière volonté... Ne vous en faites pas ce sera rapide!

Elle n’en attendit pas plus pour disparaitre. D’un bond en arrière, elle s’enfonça dans la noirceur de la forêt et partit en courant. Elle courrait à reculons et de coté ne perdant jamais de vue son prédateur. Il ne fallait pas le perdre de vue car un homme comme lui…
Soudain, il disparut et alors qu’elle continuait à avancer, elle sentit une présence sur la droite et plongea à terre. Elle ne le vit qu’à peine mais elle le ressentait. Plus que tout autre chose, elle savait toujours où il était. Elle n’anticipait pas ses mouvements mais elle pouvait éviter ses attaques même si elle n’en connaissait pas les mouvements et surtout…
Saisissant une poignée de terre au sol, elle concentra son esprit sur sa respiration. Elle pouvait même imaginer le petit sourire satisfait qui trônait sur son visage. Elle voyait tout, elle sentait tout, maintenant, elle devait trouver un moyen de l’utiliser contre lui. Elle se retourna alors, utilisant sa Célérité naturelle. Elle ne pourrait pas l’attaquer, il connaissait déjà ses capacités par contre elle pouvait toujours l’aveugler.
Elle envoya la terre dans la direction de son visage et n’attendit pas de savoir si elle l’avait atteint pour déguerpir. Mais avant de fuir elle enregistra l’odeur de cet homme. Elle l’imprima dans un coin de son cerveau et couru. Elle fuit mais en sachant où elle allait, car elle avait un endroit précis où aller.

*Putain, où est cette satanée clairière !*

Le seul endroit où il y aurait assez de munitions pour qu’elle puisse établir un plan mais également la seule zone assez découverte pour qu’elle puisse le voir arriver. Mais comme beaucoup le savait, elle avait un sens de l’orientation assez mauvais mais heureusement que le sang moisi des assassins était suffisant pour la guider.

Le feu avait ravagé la clairière mais il était passé et ne reviendrait pas, elle se posa en plein centre du cercle de lumière dessiné par les bois et ramassa toutes les flèches ainsi qu’un objet bien particulier qui se montrerai surement utile.
Un bruit dans son dos. Il était là. Son rire accompagnant chacun de ses pas. Yue arma deux autres flèches sur son arc et le repéra.
Un sourire d’une autre nature barrait son visage.

- Petite devinette pour toi, monsieur le Maitre. Quel est le sentiment le plus fort entre les suivants : La peur, l’amour ou la haine

Elle se retourna alors face à lui et tira.


----------------------------------
HRP : trois flèches foncent sur toi, elle ont la même vitesse mais pas la même cible en gros ça fait la diagonale dans un carrée de 1 m de coté avec pour centre ton cœur. Donc si tu ne bouges pas tu te prends une flèche dans le cœur, si tu te déplace sur la droite, c’est dans la tête et sur la gauche c’est dans le ventre. Et par du principe que si tu fais un mouvement pour les détruirs elle en profitera pour t’envoyer une autre salve.


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Dim 4 Sep - 23:51

Sa proie détala ventre à terre tandis que son regard tranchant comme l'acier la suivait. Bonne vitesse, déplacements souples et agiles... Elle parvenait même à le suivre du regard tandis qu'elle piquait un véritable sprint. Amusant vraiment amusant... Elle aurait fait une recrue si admirable.
- Ah... Ce sont toujours les meilleures qui partent les premières.

Aux yeux des simples mortels il disparut sans laisser de trace, invisible et redoutable fantôme dans ce sous-bois où même les bêtes sauvages ne pouvaient lui disputer sa suprématie. Un œil plus expert l'aurait remarqué pourtant, ce léger arc-boutement de ses jambes, cette minuscule portion de force qu'il utilisait, résultat d'un entraînement pire que drastique, ces foulées qui avalaient les mètres comme de rien et surtout... Surtout cette aura sanguinaire, cette envie de tuer qui émanait de lui, cette lueur rouge au fond de ses yeux pourtant noirs. Sa botte s'enfonça violemment dans le sol moussu, quelques mètres devant la jeune albinos alors qu'il effectuait un demi-tour contrôlé. La pointe d'acier décrivit un parfait arc de cercle mais ne trancha qu'une fine mèche de cheveux blancs alors que la jeune femme avait plongée à terre. Elle avait perçue sa présence au dernier moment et son corps avait utilisé toute sa puissance dans un seul et unique but : survivre.

Son sourire s'étira alors que d'un mouvement ample de sa cape il arrêtait la fine poignée de terre. Lorsque le tissu et la poussière retombèrent, sa proie était déjà loin, sa crinière blanche scintillant dans la noirceur des lieux. Un ricanement lui échappa:

- Comme c'est mignon. Allez, supposons que j'ai été atteint. Un... Deux... Trois...

***

Quelques nuages masquèrent la clarté lunaire tandis que les dernières braises de l'incendie mouraient en chuintant, privant les alentours de leur lumière rougeoyante.
- Douze... Treize...

En se concentrant légèrement il parvenait encore à percevoir le souffle haletant de sa future victime. Ce n'était pas très dur. Tout être vivant un minimum censé avait depuis longtemps déserté le périmètre sur plus d'un kilomètre.
- Quinze... Seize...

Un mince rayon de lumière filtra, illuminant cet être à la pâleur cadavérique, découpant chaque trait, chaque ride de son visage glacé.
- Dix-neuf... Vingt.

Son sourire s'étira en un rictus cruel, faisant étinceler l'ivoire de ses dents à la lueur de l'astre nocturne. L'instant suivant, il n'était plus là.

***

Une brindille craqua sous son poids, la pointe de flèche effectua un moulinet avant de résonner contre l'écorce d'un chêne centenaire noirci. Nouveau moulinet, nouvelle répercussion, nouvelle brindille qui casse, rythmant ses pas. Il se serait bien vu à faire résonner le talon de ses bottes sur le dallage marbré de la salle de bal du château de Nevassa... Mais rares étaient les forêts équipées d'un tel attirail, aussi faisait-il avec ce qu'il pouvait. Cette pensée quand à sa manière d'entrer en scène lui arracha un rire, glauque et morbide, résonnant à travers le sous-bois que défigurait une clairière illuminée et criblée de flèches et d'un cadavre. Ah oui, il avait bien aimé cette partie, celle où la chance insolente de cette gamine l'avait sauvée du piège magistralement orchestré par cet incapable de... De... Bref par cet archer ridicule.
- Ainsi c'est ici que vous souhaitez être enterrée... Puis oubliée.

Il ignora superbement l'archère tandis qu'il examinait les lieux. Le cadavre de l'apprenti gâchait un peu le décor mais autrement c'était fort coquet... Un peu brûlé peut-être mais pourquoi ne lui ferait-il pas l'honneur d'être enterrée ici plutôt que de l'incinérer. Après tout l'incendie était éteint et il avait la flemme d'en rallumer un. Il fit un pas en avant.
- Petite devinette pour toi, monsieur le Maître.
*Que j'aime ce titre.*
- Quel est le sentiment le plus fort entre les suivant : la peur, l'amour ou la haine.
- La réponse...

La gamine n'attendit pas qu'il finisse, l'insolente, son arc se détendit et trois projectiles, presque invisibles, se dirigèrent vers lui, parfaitement organisés tandis qu'elle rechargeait déjà son arme. Et, alors que d'un geste presque dédaigneux, il attrapait la flèche le visant de sa main libre, une nouvelle salve parsemait l'endroit où il ne se trouvait déjà plus. Une poigne glacée s'empara alors doucereusement de l'épaule de la chasseuse tandis qu'une ombre bloquait la lumière blafarde de la lune et que deux iris plus noirs que le plumage d'un corbeau se posaient sur elle.
- … Est évidente. C'est la peur.

Le ton était d'une acidité sans égale et, avant même qu'elle puisse bouger, une pointe acérée se posait le long de sa gorge offerte tandis qu'il abaissait sa bouche jusqu'à son oreille, laissant suinter son venin au creux de cette dernière.
- Cette peur que la mort peut vous inspirer. Cette peur que je vais vous inspirer... Que je vous inspire peut-être déjà... La sentez-vous ? Cette sensation qui vous tord l'estomac, ce désespoir qui se bloque dans votre gorge, alors que vous peinez à respirer...

Sa prise se resserra tandis que la flèche piquetait sa peau d'une minuscule gouttelette rouge. Son sourire s'étiola sur ses lèvres tandis qu'il reprenait, machiavélique.
- Je suis sur qu'il vous l'a déjà apprise... Le Croc Pourpre... Lorsque ses griffes ont failli vous ôter cette vie que vous trouvez si précieuse...

La bousculant, il la projeta devant lui, hors de son emprise et, alors qu'elle roulait pour aussitôt se redresser et lui faire face, lui reprenait sa marche silencieuse, tournant autour de leur arène improvisée à pas lents et mesurés.
- Que vous inspire-t-elle ? Vos jambes sont-elles flageolantes au point que vous vous écrouliez ? Ou n'avez-vous plus que l'envie de fuir et de vous terrer dans l'ombre jusqu'à la fin de vos jours?

S'arrêtant, il porta la flèche où brillait un unique rubis écarlate à ses lèvres, avant que le bout de sa langue ne passe délicatement dessus, l'écrasant malgré sa beauté étincelante.
- Ou peut-être sentez-vous l'adrénaline bouillonner, se répandre dans chacun de vos membres... Peut-être votre instinct vous ordonne-t-il de supprimer cet être méprisable au possible devant vous.

Un pur rictus de défi défigura son visage impassible alors qu'il ouvrait grand les bras.
- Montrez-moi l'effet de la peur sur votre esprit Yue. Qu'au moins vous ayez pu me montrer quelque chose de... Satisfaisant avant de mourir!


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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Lun 5 Sep - 1:23


De la peur, de la haine, de la colère… Que ressentait-elle ? Elle était incapable de mettre un mot dessus. Bien sûr, elle s’était retrouvée face à la mort, bien sûr, elle avait déjà ressenti la peur. Pourtant, il n’y avait rien de semblable à cette dernière dans son corps, dans son être, dans son cœur. Alors qu’elle était ce sentiment qui faisait que même si elle se trouvait face à l’ange de sa mort, elle se relevait toujours et le provoquait avec une insolence à peine souhaitée.

- Le saviez-vous cher Maitre, les flèches faites de ma main ne peuvent me blesser
_ la jeune albinos montra son cou où la plaie c’était déjà refermée _ Il n’y aucune magie dans cela, c’est juste que je les connais toutes si bien, leur tranchant et leur pénétrance, que ces derniers ne m’affecte que peu. Vous ne l’avez peut être pas remarqué lorsque que vous m’appliquiez ma propre amie sur la gorge, le mouvement était trop rapide pour vous, mais le sang que vous avez gouté, c’est moi qui vous l’ais offert.

Elle ne savait pas ce qui animait ses paroles, ni ses mouvements. Elle n’avait pas peur de la mort, elle avait peur d’être tuée par un ami. Elle n’avait pas de haine pour cet homme, elle ne le considérait pas assez pour cela. Quant à la colère… non, ce n’était pas cela.

Alors qu’était-ce ?

De la résignation ?

De l’indifférence ?

Peut-être bien qu’elle était résignée à mourir et que cela l’indifférait. Allen était mort, Jaf avait fui, Jaffar souhaitait sa mort. Peut être que mourir ne la gênait pas tant que ça. Sa propre vie ne lui était pas précieuse comme le pensait cet homme qui se croyait omniscient. En fait, il ne savait rien d’elle, il n’avait eu que les rapports de ses espions, mais eux-mêmes ne pouvait pas savoir ce qui motivait réellement l’archère.

C’était la vie des autres qui lui était précieuse.

Seule, sa vie ne valait juste rien. A quoi sert une existence si on ne peut la partager avec les autres ?

- Vous ne me faîte pas peur, vous ne me donnez même pas de poussée d’adrénaline. En faite, vous m’ennuyez. Je n’en ai rien à faire de vous, de votre organisation, de votre personne. Même votre Croc Pourpre me désintéresse totalement. Ceux qui m’importent c’est Jaffar, Allen, et tous les gens que j’ai rencontré et avec qui j’ai partagé de merveilleux moments. Et même si vous m’ôtez la vie maintenant, ces moments existeront toujours dans leurs souvenirs à eux et ça vous ne pouvez me l’ôter.

Elle ne sait pas quant elle était devenue si consciente de tout cela. Elle avait l’impression d’avoir vieilli d’un coup ou peut être bien qu’elle était simplement devenue plus mature. Elle n’allait pas se jeter à corps perdu dans ce duel, non elle devait réfléchir, le pousser à commettre la faute qui lui permettrait de s’échapper car elle savait qu’elle ne pourrait le tuer.

Elle prit une à une les flèches qu’elle avait ramassé et collecté au sol et gratta discrètement chacune de leur pointe sur l’objet qu’elle avait ramassé. Tant dis qu’avec l’un de ses bandages elle attachait le dit objet sur une extrémité de son arc. C’était un couteau d’assassin que son adversaire reconnaitrait très bien.

- Cher Monsieur Maitre, savez-vous danser car si c’est le cas s’est le moment de me le montrer.

Levant son arc vers le ciel, elle tira sa pluie de flèches, encore et encore. La lune était si brillante que les flèches se faisaient invisibles dans son sillon. Mais sans grande surprise, le Maitre dansa, esquivant chacune de ses pointes empoisonnées. Mais la pluie ne s’arrêtait pas, comme si certaine flèches étaient montées plus haute que d’autres pour tomber plus lentement sur leur cible. Hors désormais, Yue s’était mêlée à la danse. Ses propres flèches toujours dans son carquois prête à être dégainée, elle décrivait un balai des plus gracieux au centre de cette scène de mort. Tant tôt, elle se rapprochait de son adversaire, esquissant un mouvement circulaire de son arc qu’il évitait par un élégant saut en arrière, tant tôt elle dégainait une flèche plus rapide et meurtrière que jamais, qu’une roulade lui faisait éviter avec fluidité.

- Accélérons le pas mon « ami ».

La chasseuse alternait entre tir direct et pluie de pointe ramassant ses projectiles pour les relancer. Elle n’avait jamais fait preuve d’une telle rapidité, dextérité, et réflexion. Elle ne tenait pas à la vie, mais ne tenait pas à ce qu’il lui prenne. Non, elle ne lui ferait pas se cadeau, elle ne lui ferait pas cette joie, pas à lui qui l’indifférait totalement. Si elle devait mourir, elle le ferait pour quelqu’un qui lui est cher, pour un ami ou contre un ennemi. Mais lui il n’était rien juste une ombre dans la vie de l’un de ses amis qui disparaitrait avec le temps. Un insecte qui ne vaut rien sans ses sous fifres, un être inutile et mesquin qui serait balayé par ceux qu’il méprise.

Elle se battrait pour défendre cette vie qu’il réclamait sans aucun droit, jusqu’à ce qu’une seule de ses pointes ne tranchent la chair et n’infectent le sang.
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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Sam 17 Sep - 20:05

Un mouvement trop rapide ? Pour lui ? Le comique de la situation lui arracha un sourire de prédateur. Cette jeune femme excitait une partie de lui même qu'il pensait disparue... Le plaisir de tuer. L'adrénaline avait commencée lentement mais sûrement son diabolique chemin, faisant tressauter l'arcade sourcilière du vieil assassin, ses phalanges blanchissant sur le manche de la flèche qu'il tenait toujours. Parviendrait-il à ne pas la tuer trop rapidement ? Il serait bête en effet de gâcher ainsi son plaisir. La victoire n'aurait actuellement qu'un léger arrière goût sucré alors que les cris de la jeune femme comblerait nettement ses attentes lorsque le sang, plus rouge et sombre que les yeux de son adversaire, recouvrirait ses paumes calleuses.

L'assassin inspira lentement tandis qu'un léger frisson descendait le long de son échine, savourant déjà son plaisir à venir. Son poing se décrispa légèrement sur l'arme devenue inutile sans pour autant la lâcher. Il n'en avait après tout pas réellement besoin pour se débarrasser d'une faible albinos malgré les ressources de cette dernière. Sa fin via l'une de ses « précieuses amies » comme elle se complaisait à les appeler eut été si poétique pourtant...

La rêverie du tueur s'estompa alors qu'elle reprenait la parole. Elle semblait sincère lorsqu'elle disait ne rien éprouver. Ainsi donc cette petite créature n'avait même pas peur de lui ? S'il avait été un poil plus susceptible il aurait presque pu se sentir vexé par le peu de considération que lui apportait sa proie. Semblant soudainement faussement abattu à la suite de cette petite litanie, l'homme laissa ses épaules retomber avant de pousser un profond soupir de vexation presque convaincant.

- Ah me voilà bien déçu. Le rôle d'ombre du Fang est un bien lourd fardeau...

Sa tête se redressa alors qu'il affichait une parfaite imitation de la joie de vivre. Ses lèvres étaient étirées en un sourire des plus chaleureux alors que ses yeux plissés brillait d'une malice toute à fait artificielle.
- L'amour, l'amitié, marcher main dans la main avec pleins de jolis souvenirs en tête... Quelle merveilleuse vision de la vie que la vôtre ma chère.

La transformation était prévisible et pourtant... Le passage instantané d'un extrême à un autre restait toujours aussi saisissant. Il n'y eut même pas une trace du masque de neutralité qu'il arborait habituellement. Sa joie de vivre se brisa simplement sous la poussée de la cruauté qui envahissait désormais son visage. Le sourire heureux s'était tordu en un rictus effrayant, les yeux s'étaient dilatés sous l'effet de l'adrénaline et chaque parcelle de son corps se vouait désormais à la transmission d'un seul et unique message. Le messager de la mort. Homme, femme, enfant, Laguz, Beorc... Tout cela n'entrait plus en compte. Une soif de sang plus intense et plus sinistre que tout ce que pouvait imaginer le commun des mortels. Un état aux limites de la folie... Non, il s'agissait de l'essence même de la folie meurtrière. Quelque chose qu'un assassin aussi sentimental que le Croc Pourpre n'avait jamais pu éprouver. Tuer ne devenait même plus un besoin, c'était bien plus que cela, bien plus qu'une simple nécessité ! Il s'agissait d'une raison de vivre, de la notion même de l'existence de cette créature qui avait chassée le Maître, l'assassin calme et froid du Black Fang, pour ne laisser place qu'à une bête... Une bête sans âme, une bête de haine et de sauvagerie.

- Vous me décevez Yue... Oui je suis atrocement déçu...

Elle n'en avait cure. Elle préparait son équipement, armant son arc d'une lame empoisonnée. Le venin des apprentis qui l'avaient attaqués marchait sur le principe de la relaxation musculaire. La victime voyait chacun de ses muscles se relâcher sur le passage des toxines jusqu'à ce que celles-ci n'attaquent un organe vital, provoquant l'arrêt complet de celui-ci et par la même, la fin de l'existence de la cible. Une égratignure et même un combattant aussi doué que lui pouvait y laisser la vie... D'autant que le poison en question était particulièrement connu pour sa virulence. A sa proposition de danser il n'ajouta qu'une révérence des plus hypocrites avant que le sifflement de multiples projectiles ne chasse le silence morbide de la clairière. La pluie noire se refléta une fraction de seconde dans les prunelles avides de l'assassin. Une telle rapidité d'exécution relevait de la beauté dans sa plus pure apparence. Cette enfant présentait un potentiel si élevé... Une telle opportunité, une image même de la perfection... Si seulement il avait pu mettre la main dessus avant son apprenti. Un inconcevable gâchis mais... Son sang devait posséder un arôme et un goût semblable à nul autre... Et il serait le premier à goûter ce grand cru.

La première flèche frôla sa joue tandis qu'il brisait nette la seconde à l'aide de celle qui reposait en sa paume. Pivotant sur lui même, l'homme sentit les vibrations provoquées dans sa longue cape par le passage meurtrier de l'essaim ténébreux. Une soif de sang incontrôlable rythmait lentement sa danse, marquant le rythme, décuplant ses réflexes dans le seul et unique but que possédait sa vie. Sa main libre attrapa au vol l'un des projectiles avant de s'en servir pour parer le suivant, le lâchant aussitôt après. Les oiseaux de mort se fichaient en terre alors que lui se déplaçait simplement au travers de ce rideau fatal, comme s'il s'agissait de la plus naturelle des choses. La damoiselle blanche avait à son tour entrepris de l'accompagner dans ce ballet morbide. Chacun économisait sa force, n'utilisant qu'une parcelle de son énergie pour survivre à cette invraisemblable attaque. Le nombre de projectiles au sol fournissait sans cesse l'archère lui permettant d'alimenter sa pluie. Combien de temps pourrait-elle maintenir le rythme ? Sa question muette n'eut pour toute réponse qu'une accélération du rythme. La flèche en sa main s'envola un instant alors que du bout du doigt il plaçait une pichenette sur le manche de celle qui le frôlait, déviant sa trajectoire pour la placer en travers du passage d'une autre, plus mortelle. Ses dents étincelaient au travers de son sourire carnassier alors que de l'autre main il récupérait la flèche aérienne. Son manteau fouetta brusquement l'air, chassant une nuée de ces encombrants moucherons par son simple souffle. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas été obligé d'utiliser un peu de sa force... Il devrait s'en montrer reconnaissant... Peut-être en abrégeant plus rapidement les souffrances de l'être capable de cet exploit?

- Votre vision de la vie est si dérisoire mon enfant...

Il avait reprit la conversation le plus naturellement du monde, aussi aisément que s'il avait été dans un salon, assis en face d'une vieille amie, une tasse de thé à la main.
- A quoi bon s'accrocher à quelques chose d'aussi fragile qu'un souvenir...

La pointe de la flèche qu'il tenait fendit en deux les trois flèches noires qui lui fondaient dessus.
- La mémoire peut-être si aisément manipulée...

Il se décala de deux pas sur le côté pour éviter un nouveau projectile.
- Les êtres vivants sont si éphémères... leur vie disparaît en même temps que leur enveloppe... Ni vous ni moi ne ferons exception.

Se penchant légèrement sur le côté, il savoura le courant d'air frais que lui prodigua le passage de l'un des projectiles.
- Vivre pour une mémoire... Vivre pour une cause... Il ne s'agit là que d'un prétexte égoïste pour justifier notre présence sur cette terre.

Son regard brilla alors qu'il s'immobilisait, les flèches l'épargnant un court instant tandis que la lueur cruelle de ses yeux brillait plus intensément encore.
- Vous êtes vous déjà réellement sentie vivante ? Lorsque votre vie est en jeu... Lorsque l'on se rend compte que l'on a réellement quelque chose à perdre...

La pluie meurtrière se rapprocha de lui alors qu'il ne bougeait toujours pas. Au concert des flèches s'ajouta celui de l'acier, tranchant l'air, fendant les impalpables ténèbres, une nuée de couteaux jaillit de nulle part, percutant les hampes de bois, déviant les pointes d'acier, formant un périmètre de sécurité temporaire autour de la créature machiavélique qu'il était. Son bras partit alors que la corde de l'Eristoff se tendait de nouveau. L'arme n'était nullement ornée, nullement particulière aux yeux de cette homme. Il ne s'agissait que d'un banal outil... Un outil dont la lame sectionna la corde qui reliait encore Yue à ses possibilités de victoire. Le câble tendu de l'Eristoff claqua, cinglant les airs, le couteau responsable s'écrasant au sol, sa lame ébréchée le rendant définitivement inutile.
- Voici venir la fin...

Elle se tourna instantanément vers lui... Ses réflexes de survie étaient tout simplement magnifiques. L'énergie qu'elle mettait à lui échapper ne faisait qu'aiguiser son appétit.
- Votre fin!

Les dernières flèches ne frappèrent que le vent de sa course. Elle voulut amortir le choc, reculer face à sa fureur mais il était trop fort. La tranche de sa main rencontra la gorge blanche et si tentante. Le coup la fit tituber mais l'arc au poignard venimeux s’abattit brutalement sur son agresseur. Aurait-il pu éviter ça il n'en savait rien... Ce qu'il savait c'est qu'il n'en avait absolument pas eu envie. C'était le cadeau qu'il lui faisait, le présent qui récompensait sa ténacité, l'exploit dont elle pourrait se vanter. Sa paume s'éleva face à l'acier tandis que le poignard tranchait la chair, sans pour autant fendre la main en deux. Il lui aurait fallu plus d'élan et le coup qu'elle avait subie l'avait affaiblie.

Le sang rouge de l'assassin coula tandis qu'il offrait un effrayant sourire à sa valeureuse adversaire. Son pied se releva et se propulsa presque automatiquement dans l'estomac de l'archère. Loin d'être seulement repoussée, elle s'envola aussi aisément que si l'homme avait voulu souffler une plume. Le dos blanc blanc rencontra à nouveau l'écorce tant appréciée mais de façon nettement moins douce que les fois précédentes. Un sifflement, un bruit mât, et l'épaule de la femme sauvage se retrouva clouée à l'arbre noirci par un nouveau poignard. Dard impure dont l'insultante banalité contrastait avec les vêtements désormais légèrement rougis qu'il avait transpercés. L'homme inspira un grand coup puis éclata de rire.

- Ahhhhhhhh ! J'aurais presque envie de dire que vous m'avez donné du mal.

Le corps prostré devant lui se débattait nettement moins énergiquement qu'avant. Il est vrai qu'il n'y avait pas été de main morte... Mais il avait évité de viser l'os de l'épaule, il eut été dommage qu'elle ne puisse plus se servir de son arme. Sa générosité le perdrait.
- Vous êtes si drôle... Quel dommage vraiment que nos façons de penser diffèrent à ce point, vous auriez fait un outil au moins aussi performant que ce brave Jaffar.

Sortant de ses pensées sordides, il s'avança vers la jeune femme.
- Inutile d'essayer de parler, le coup que je vous ai donné à du vous faire perdre l'usage de votre langue pour un moment, Ashera soit louée.

Riant de sa propre remarque, il s'accroupit devant son adversaire vaincue, reposant au pied d'un hêtre brûlé. Son regard dévia sur la lame enfoncée jusqu'au manche dans la chair puis l'écorce avant de revenir, narquois, sur les yeux sanguinolents.
- Vous devez le sentir non ? Le poison qui coule dans vos veines... Le même que celui que vous m'avez injecté. Malheureusement pour vous vous n'avez ni mon entraînement...

Il sortit de sous son vêtement une minuscule fiole emplie d'un liquide transparent avant d'adresser un sourire sadique à l'archère.
- Ni l'antidote.

Déposant au sol la flèche qu'il avait conservée, l arracha le bouchon avec les dents alors que la sensation d'engourdissement atteignait son épaule. Sans hésiter, il engloutit la moitié du contenu de la fiole. Il faudrait cependant une bonne heure pour que son bras retrouve toute sa mobilité. Pour l'instant, l'archère devait avoir perdu l'usage de son bras et son côté droit devait lentement commencer à s'engourdir. Bientôt la jambe... Puis la deuxième et enfin...

Un nouveau sourire s'étira sur son visage tandis que son bras empoisonné s'emparait du bouchon, le tâchant de sang, avant de refermer la fiole. La levant devant les yeux rouges, il la jeta par dessus son épaule, l'entendant retomber sur le tapis de cendre. Un bon point pour l'albinos, elle ne s'était pas brisée. Laissant passer quelques secondes, il reprit, un faux air soucieux au visage.

- Je devrais vous tuer... Je le devrais vraiment... J'ai le sentiment que si je vous laisse vivre, nous nous recroiserons un jour... J'ai même le sentiment que je pourrais éprouver quelques difficultés à vous maîtriser la prochaine fois...

L'avidité transparaissait désormais dans son ton aussi sûrement que sur son visage.
- Oui il serait vraiment dommage de laisser ainsi un si jeune louveteau progresser sans un guide... Qui sait ce qu'il pourrait en advenir...

Ses yeux se perdirent dans le rouge de ceux de Yue, semblant revenir une dizaine d'années en arrière, lorsque le Croc Pourpre commençait à peine à s'aiguiser. Un ultime sourire de convoitise fleurit sur ses lèvres alors qu'il se levait, emportant avec lui la précieuse flèche. Sans se retourner il dépassa la fiole d'antidote quelques mères plus loin. Ses yeux ne prirent même pas la peine de s'attarder dessus alors qu'il levait le projectile dans sa main.
- Je vous emprunte ceci... J'ai toujours été un grand collectionneur de bizarreries...

Son regard glacial dépassa une dernière fois son épaule.
- Peut-être aurez-vous un jour l'envie de la récupérer.

Son rire sinistre retentit dans la forêt toute entière alors que son les ténèbres de la forêt semblait l'absorber, l'éclipsant tout simplement de la vue du monde. Seule persistait une trace de sang au sol et un couteau, fiché dans la chair du vaincu.






Bien ! Il ne te reste qu'un seul post à faire. Considère que si tu parviens à survivre au poison dans ce dernier... Tu auras changée de classe !!! Félicitation wouuuuh bravo toussa !!!! Bienviendue à la première classe II du forum !

Concernant ta situation:tu es effectivement aphone et le poison s'infiltre lentement mais sûrement dans ton organisme, te paralysant petit à petit comme l'a décrit le Maître. Après tes jambes, l'autre côté de ton corps s'engourdira, mettant fin aux battements de ton cœur avant de stopper ton bras puis ta tête (mais tu seras probablement déjà morte XD) il ne te reste pas énormément de temps, le produit se propage rapidement. Considère que lorsque le Maitre disparaît, le venin a déjà atteint le haut de ton bassin. Ce n'est pas que tu ne peux pas bouger mais les muscles engourdis sont comme « privés de sang » les rendant quasiment inutilisables ^^

J'espère que ce rp t'auras autant plu qu'à moi. Encore félicitation et déchire toi sur le dernier post =) Après tout ce n'est pas comme si on changeait de classe tous les jours ^^


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Moi, je me joue des Dieux."
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Yue
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MessageSujet: Re: La Flèche Noire [PV : Yue]   Dim 18 Sep - 21:39

Se débattre, lutter, souffrir, mourir… Connaissait-il seulement la valeur de ses mots, connaissait-il seulement la valeur de la vie ? Il ne la connaissait pas car à part la sienne aucune n’avait d’importance à ses yeux. Il s’amusait, il riait d’elle mais elle, elle ne ressentait que de la peine pour cet homme. Sa vie, son existence était triste. Il mourrait seul, personne ne le regretterait et le pire c’était surement qu’il n’en avait cure. Yue se savait vivante à travers les yeux de ses amis. Elle se sentait vivre à chaque sourire qu’on lui adressait, à chaque larme qu’on lui offrait, à chaque cri aussi. Elle se sentait vivre à travers les autres, quelque chose que lui, ne connaissait pas car il n’avait pas d’ami, pas de personne précieuse à ses yeux. Il n’était rien, qu’une personne dont l’existence ne signifiait rien et il disparaitrait des esprits après sa mort.

***
Les unes après les autres ses amies étaient tranchées, les unes après les autres, elles chutaient pour ne jamais se relever. A chacun de ses coups, il brisait un peu plus ce qu’elle avait pu être et ne redeviendrait pas. Il heurtait son art au sien et l’écraser comme une vulgaire feuille reposant sur le sol de cette forêt. Il la brisait physiquement mais ne faisait que renforcer son mental. Yue pleurait intérieurement pour chacune de ses amies qui se brisaient au sol et dont elle n’avait pu prendre soin. Mais ses larmes de l’esprit n’étaient pas des larmes de tristesse, non, elle était un remerciement pour l’avoir aidée tout au long de ses aventures, tout au long de sa vie, depuis leur création jusqu’à leur destruction.

*Merci*

Son corps aussi commençait à faiblir pourtant, elle ne faisait qu’accélérer ses mouvements devenant presque aussi rapide que ses propres projectiles, elle lui assénait coup sur coup mais sentait à chacun de ses mouvements ses muscles se déchiraient et se régénéraient sous l’action de sa potion. Son cœur pompait tant de sang qu’elle le sentait prêt à lâcher à tout moment. La corde de l’Eristoff se tendait avec plus de difficulté comme si son arme se fatiguait elle aussi. Elle savait qu’elle allait perdre mais pourtant elle continuait ne se résignant pas à abandonner. Elle l’avait dit, elle donnerait le plus beau des spectacles à la forêt de Serennes. Jamais, elle ne laisserait sa vie à un homme qu’elle ne considérait pas.

Quel doux rêve que celui de mourir dans les bras de ceux qu’on aime…
Mais tous les rêves ne se réalisent pas. Elle le sentit percer sa garde, elle sentit le vent que déplaçait sa course, elle sentit le coup qu’il lui asséna. Le sang encombrait sa gorge. Sa voix résonnait victorieuse à ses oreilles. Quel satisfaction dérisoire que de l’avoir blessé… si elle l’avait estimé, peut être cela lui aurait fait plaisir mais dans le cas présent, elle s’en voulait juste de pas avoir pris plus d’élan, de ne pas avoir eu plus de force pour le blesser mortellement.
Le poison, se répandait bien dans ses veines, mais ce n’était pas le plus douloureux, il ne comprenait pas l’ampleur des dégâts qui affublait son corps. la potion avait ses limites et les lésions internes de son corps la tueraient surement avant le poison. Son cœur arrêterait de battre par simple fatigue. Le venin qui se répandait dans ses veines, n’était en réalité que la simple cerise sur le gâteau. Le dernier petit point inutile qui rendait sa mort inévitable. Et la seule chose qu’elle trouva à faire alors qu’il disparaissait dans la nuit en la laissant vivre, était de rire, rire à s’en faire exploser littéralement les poumons.

***
Les yeux bleus perçaient la nuit comme la lune éclair le ciel. Ce n’était pas un regard humain qui croisa celui de l’assassin mais celui d’une bête. Le gamin roux marchait dans les ténèbres de la forêt ses yeux flamboyant dans la nuit noire. Comme sa ressemblance avec Jaffar pouvait être troublante… mais sa voix aux tonalités rauques ne laissait aucun doute quant à la nature de l’enfant. Il passa en marchant tranquillement et croisa l’assassin. Sa tête haute pouvait sembler insolente mais son attitude ne laissait aucun doute sur la conscience qu’avait le loup de son infériorité face à l’homme.

- Vous savez, elle survivra, mais elle ne cherchera pas à vous retrouver car elle n’en à rien à faire de vous. Par contre, moi, je reviendrais vous chercher et je peux vous assurer que je vous tuerais pour elle, pour Cassandra, pour Jaffar…

Jaf continua d’avancer toujours sur le qui-vive, mais il ne se retourna pas. Son sourire satisfait, il lui arracherait de ses griffes et il lui percerait les yeux de cette flèche qu’il prenait à son ami.

Il entra dans la clairière, découvrant le champ de bataille, le sol criblé de flèche, le cadavre d’un assassin et le corps inerte de Yue…

- Que ferais-tu sans moi…

***
Yue le sentit plus qu’elle ne le vit, ses paupières incapables de se relever. Jaf était revenu… une chose de moins qu’elle regretterait dans la mort. Elle sentit sa main d’enfant lui soulever sa tête endolorie et y verser un liquide au goût acre. Elle sentit son corps se réchauffer mais rien de plus. Un gâteau sans sa cerise reste un gâteau et même sans le poison, ses blessures étaient trop importante pour qu’elle ne puisse y survivre.

- Tu croyais vraiment que j’étais venu seul idiote !

Une odeur qu’elle n’avait plus sentit depuis quelques jours vint alors s’ajouter à celle bestiale de son ami loup. Une odeur qui tira des larmes hors de son corps. Venus…

- Kyria, c’est toi !
_ essaya-t-elle de dire mais seules ses lèvres bougèrent.
- Mieux encore ma Yue…

Yue ouvrit les yeux sur le doux sourire de son aimé. Le dernier souhait qu’elle n’avait pu formuler, incapable de parler, la vision qu’elle s’était résignée à ne pas avoir était là devant elle. Jaf derrière, toujours aussi énervé de sa bêtise et lui devant l’entourant de ses bras et de sa chaleur.

- Dors mon amour, demain sera un autre jour.

Yue ferma les yeux se laissant aller à la chaleur d’un contact humain. Elle se laissa dériver sur le fleuve de la vie mais elle se savait retenue par les mains tendues des personnes précieuses à son cœur. Une fois de plus, elle pu narguer la mort, une fois de plus, elle allait lui échapper.

***
Le réveil fut difficile, son corps endolori ne voulait pas bouger, ne voulait pas sortir du sommeil. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle dormait mais il était temps de sortir de sa torpeur. Ses paupières s’ouvrirent sur un plafond de marbre au décor floral et simple. Sa main, ses jambes, la totalité de son corps reposait sur un matelas moelleux et sous des draps de satin. Elle tourna la tête à droite, elle avait mal. Elle tourna la tête à gauche et vit Allen, le haut du corps étendu sur le lit, ses mains tenant la sienne et ses fesses sur une chaise de bois dure. Il était là, à son chevet, exténué de fatigue. Elle fit un mouvement vers cette main qu’elle ne reconnaissait pas et la pressa gentiment.

- Yue, tu es réveillée…

- O…oui. J’ai un peu mal

- C’est normal, tu étais pas mal amochée, tu es toujours amochée quand je te retrouve. A croire que c’est ta seule raison de me voir

Un sourire naquit sur les lèvres de la chasseuse, elle essaya de se redresser mais en vain, son corps refusait de lui obéir.

- Ne va pas trop vite
_ il lui caressa les cheveux et soudain, le ventre de l’albinos grogna… _ Ah je manque à tous mes devoirs, je vais te chercher à manger.

Avant même qu’elle n’ai pu s’excuser, il avait disparu, en s’assurant bien de la border avant de disparaître.
Dans un coin de la pièce, son arc brisé reposait avec les morceaux de ses flèches, la lame empoisonnée était enroulée dans un torchon et ses vêtements lavés et pliés trônait sur une chaise. Yue souleva alors le drap et fut rassurée de voir le tissu d’une robe de chambre recouvrir son corps. quant à la personne qui l’avait habillée…

- Me revoilà, tient, hop redresse toi un peu et voilà, un joli plateau de fruit avec de la bonne viande rouge. Mange !

Allen la regardait avec un sourire bienveillant, elle avait l’impression d’être une enfant dont on s’occupait mais ça lui plaisait. Elle engouffra alors la viande et se jeta sur les fruits avant de se rendre compte qu’il manquait quelqu’un…

- Où est Yue… enfin Jaf ?

- Après m’avoir retrouvé grâce à l’odeur de Venus, et mené jusqu’à toi il a entendu de te savoir hors de danger et est reparti. Il avait des choses à faire apparemment. Il m’a donné ça pour toi.

Le troubadour lui remit une lettre qu’elle s’empressa de ranger sous son oreiller.

- J’avais raison quant à sa nature tout de même. Tu t’étais pourtant bien foutu de moi la première fois

Yue sourit au souvenir de leur rencontre, il s’était passé tant de chose depuis…

- Tu as changé Allen.

- Oui, mais mon amour pour toi n’a jamais était altéré pour autant.

Elle avait changé, elle aussi. Peut être était-ce ce que l’on appelait grandir, devenir adulte… En tout cas, elle se sentait plus forte.


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La Flèche Noire [PV : Yue]

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