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 Devil Never Cry

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Alan
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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Lun 26 Mar - 17:27

Des boules de feu! Encore des flammes toujours des flammes ! Il était définitivement en enfer ! Alan du lâcher les rennes et bondir pour éviter le projectile magique et commença à chercher la cible parmi les flammes avant que son regard ne tombe sur un étrange duo.

La première créature aperçue semblait être une louve... pourtant il y avait un truc bizarre chez elle mais Alan n'étant pas zoologue, il ne parvint pas à deviner quoi. Quand à l'autre, on aurait dit un phénix... peut être en était-ce un... pourtant les Laguz phénix n'existaient pas... si ?

Quoi qu'il en soit, le piaf semblait être un copain du playboy...


<< S’il vous plaît… Si nous nous y mettons tous ensemble, nous devrions pouvoir l’arrêter dans sa lugubre entreprise… C’est ce que vous vouliez faire dès l début, n’est-ce pas ? Bon, Curtis et moi pouvons le contourner et l’attaquer par la voie des airs, chacun d’un front. Stark peut couvrir Alan si nous avons à charger… S’il vous plaît, pourriez-vous nous aider à vaincre cet homme et ainsi détruire la supernova ?
- Chuis obligé de faire équipe avec lui? >> HRP, nouvelle couleur des paroles d'alan en raison du changement de design

Enfin après tout il n'avait pas vraiment le temps de contester, ils étaient en guerre contre ce mage et vu la taille de la boule de feu, ils allaient en chier... La louve grognait des choses incompréhensibles et le piaf traduit.

<< Elle va foncer dans le tas, mais c’est une couille molle face au feu donc faudra assurer son petit cul poilu. >>

Evidement, les pauvres Laguz quadrupèdes aiment pas le feu... mais fallait faire avec...

Un sifflement, deux lames qui s'entrechoquent et la puissance supérieur à la sienne qui le fait tituber et tomber au sol.


<< Ca, tu vas me le pay... >>

Une grande lame argentée brillant de milles éclats suite au reflets des flammes, inspirant la pureté et l'éclat céleste. Une lame plus courte en or stylisé dont la beauté et le tranchants n'avaient d'égal que le malaise qu'elles inspiraient. Des yeux émeraudes si semblable aux siens, des habits dans le même état que les siens, identique jusqu'à la moindre petite couture, des cheveux corbeaux sales et poussiéreux en pétards... Identiques aux siens. Alan faisait face à... Alan.

<< C'est quoi cette... meeeeeerdeuuuuh ! >>

Alan roula sur le côté en voyant la copie conforme d'Alondite s'abattre sur lui et lui trancher quelques cheveux sur le coup. A peine eut-il le temps de se relever qu'un nouvel assaut le força à bondir en arrière, lui entaillant sévèrement le ventre, suivi par une rafale d'assauts qui le forçaient à bondir pour reculer par petits bonds sans prendre le temps de dégainer ses armes. Le groupe s'éloignait de sa vue alors qu'il passait son temps à observer les lames danser devant lui. Ce style de combat était le sien, mais en plus vif...

<< Ca craint... >>

Dos au mur, un mur chauffé par les flammes. Alan s'accroupit au moment ou Alondite tenta de l'empaler et il se posa sur le postérieur pour donner une impulsion dans le thorax du zombie pour le faire reculer alors qu'il dégageait sa lame. Le vrai Alan se releva en vitesse et dégaina Alondite. Le sang ruisselait le long de ses jambes, suintant de son entaille au ventre qui collait ses vêtements à la peau en se mêlant à la sueur. Il faisait chaud... c'était insuportable. Il fallait en finir... et vite... en finir, rejoindre Hélène et fuir...

<< VA EN ENFER ! >>

Alan fonça sur sa copie conforme qui se mit alors à brûler d'une aura bleutée, aura qui, au moment de la parade, brûla Alan. Dans un hurlement de douleur, Alan bondit en arrière en observant ses mains rougies par la chaleur... une chaleur qui avait la même « odeur » qu'Alondite... ce mec se servait d'un véritable copie conforme d'Alondite et parvenait même à en utiliser les capacités ? Il dut alors se baisser quand une lame de flammes bleues manqua de le trancher en deux. Il faisait vraiment face à une copie conforme ? Dans ce cas, peut être que...

Ni une ni deux, Alan se retourna et fuya son ennemi, se perdant dans le labyrinthe enflammé et rural. Comme il s'y était attendu, l'autre le suivit aussitôt, un peu plus rapide. Alan s'arrangeait pour bifurquer dès que possible et autant que possible. Finalement, il s'arrêta à un cul de sac et se concentra. Il fallait frapper vite et bien.

Une seconde...

Son esprit cherchait la connexion avec le moindre nerf, la moindre parcelle endormie de son corps.

Deux secondes...

La connexion était effectuée, Alan commençait à manier son corps comme on manie une poupée de chiffons.

Trois secondes...

les muscles grossissaient et se déployaient pour atteindre un plein potentiel physique.

La copie se montra alors, sourire victorieux aux lèvres. Alan brandit sa lame sacrée et porta une estocade à la vitesse du son, pointe axée sur ce qui devait être le cœur.

La scène se figea dans le temps. La copie perdait petit à petit les traits d'Alan pour adopter ceux d'une femme. Les muscles rapetissaient pour se changer en bras maigrelets, les habits noirs prenaient la forme d'une robe qui devait tendre vers la crème avant de devenir noir charbon, les yeux émeraudes devinrent saphirs et la copie d'Artamon disparut... tout comme celle d'alondite qui était fichée dans le ventre d'Alan.

Le bretteur se laissa alors tomber en arrière, crachant du sang. La respiration sifflante, les mains tremblantes, il fouilla sa sacoche. Ses doigts maladroits déboutonnèrent l'ouverture et se saisirent du flacon bleu. Alan mordit le liège et recracha le bouchon avant d'enfoncer le goulot dans sa gorge. Le liquide était affreusement amer mais il sentit son corps se régénérer de lui même et les forces lui revenir. Quand le breuvage se retrouva entièrement dans son estomac, il s'arracha le flacon de la bouche et se releva souplement.


<< Plus jamais ça... t'entends Eve ? PLUS JAMAIS ! >>

Ramassant Alondite, il quitta le cul de sac et observa la rue... une question existentielle aux lèvres.

<< ... je suis passé par où déjà ? >>


I'm nuclear


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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Ven 13 Avr - 14:12

Les flammes, le feu, la folie d'un instant. Elle s'était mêlée à eux faisant abstraction de son ressentiment, de sa haine fugace. La peur de la mort lui avait fait oublié leurs différences et leur but commun l'avait rapproché d'eux mais ce n'était que le temps d'un instant, une seconde qui s'écoule à la vitesse d'un torrent sauvage. Et dans la lumière des flammes, l'éclat de leur danse l'avait éblouit pour ne la laisser qu'elle... seule dans une rue vide et en ruine.
Elle ne comprenait pas, elle regardait à droite, à gauche... personne. Pourtant dans son dos, son poil s'hérissait comme pour la prévenir d'un danger. Son instinct animal en éveil la titillait violemment alors qu'elle sentait la présence trop présente d'un Laguz dans les parages.

La transformation se fit rapide, la louve se savait sur ses gardes et pourtant elle n'évita pas les griffes qui lui déchirèrent le visage, ou plutôt elle ne put les éviter...
Elle toussa, cracha du sang, se releva... quelle coup, elle en avait rarement reçu de si puissant. Elle leva alors les yeux sur une louve d'une couleur chaude et sablée, les yeux blancs, le poitrail gonflé de vie, la gueule puissante. Elle était effrayante, et d'une élégance animale. Elle avait le porté des plus nobles créatures et le regard des plus vides. Personne ne pensait pas renvoyer une telle image, car il n'y avait pas de doute quant à l'identité de cette chose, ou plutôt l'identité qu'elle revêtait.
C'était une image d'elle, plus puissante, plus imposante...parfaite.

Elle était ce qu'elle n'était pas, la force, la paix intérieur, une créature créé avec un but, la tuer. Pas de remise en question pour cette chose, elle n'avait pas été créé pour ça. Pas de haine non plus, pas de honte, pas de pitié. C'était elle, sans ce qui la rendait faible, sans ce qui faisait son identité, son unicité.

Un instrument de mort à son image qui disparut en un clin d'œil... Personne devait bouger rapidement! Elle ne la voyait pas approcher, mais un craquement à droite puis à gauche lui signaler son mouvement...

Elle était là, la morsure aussi.

Personne roula sur le coté, tenant son bras méchamment abimé. Elle n'aurait jamais pensait que sa mâchoire était une telle arme de destruction. Mais le pire était cette vitesse... Elle ne la voyait pas se déplacer, elle la distinguait peut être parfois lorsqu'elle changeait de direction mais rien de plus.
Pourtant, elle pouvait sentir sa présence écrasante... Mais pas moyen de l'arrêter. La fuite était sa seule solution. Se relevant, ses jambes transformées, elle courut dans la direction opposée à la créature. Drôle d'idée lorsque l'on sait que son adversaire est plus rapide que soit mais elle ne voyait rien d'autre elle ne pouvait affronter ce qu'elle ne saisissait pas.
La créature la rattrapa, passa à coté de son flanc, et ce n'est que par un reflexe de survie que la louve évita la griffe. S'heurtant avec violence aux débris d'une carriole, Personne continua son esquive en sautant en arrière et en s'abritant sous les planches. Doux rêve que de croire que ça la protégerait, mais elle avait anticipé le mouvement et c'est sans mal qu'elle se dégagea de sa place alors que l'hybride transpercé de sa force le bois.

Personne entrevit une faiblesse et pour elle... un avantage. Cette créature de magie n'existait que pour la tuer, identique à son original, rendant ses mouvements prévisibles. Elle ne ferait que l'attaquer... Dit ainsi, l'avantage n'était pas très palpable mais Personne se sentait forte de son libre arbitre. Elle ne devait plus réfléchir et agir comme la Laguz qu'elle était mais peut être bien avec la perfidie des humains. Un piège serait des plus efficaces car comme elle, cette créature attaquait de front sans fioriture...
Elle s'était perdu en pensées et le paya chère alors que le monstre l'a rattrapée de nouveau et zébrée à présent son dos. La louve se retourna aussitôt, nouveau reflexe de survie et dans un coup de pied retourné à peine maitrisé, elle frappa l'adversaire. Léger coup, certes, mais elle l'avait touchée. Se réceptionnant sur ses pattes de louve, Personne profita de l'avoir étourdie pour se jeter de tout son poids sur elle. Si ses pattes ne touchaient pas le sol, elle ne pouvait courir. Les crocs plantés dans son épaule, elle ne démordait pas de sa prise, cherchant la soumission mais la créature miroir de Personne possédait plus que son apparence et cette vitesse extraordinaire, elle possédait aussi ce qui faisait d'elle un monstre... Ne changeant que ses bras en un mélange de mains humaines et de pattes de loup, elle saisit chaque partie de la mâchoire de Personne et l'écarta.
Tant de force... c'était douloureux, pire que ça... c'était effrayant, Personne avait peur d’elle-même.
Relâchant sa prise, elle recula de plusieurs bonds alors que la douleur dans les tendons de sa mâchoire ne lui disait rien de bon... Elle ne pouvait pas l'attaquer de front comme elle le pensait, ne restait que les pièges. Cependant, comment trouver le temps de les réaliser...

***
Elle avait fini par comprendre le rythme de ses attaques. Elle ne saisissait pas toute la complexité des mouvements et ne les esquivait pas toutes. Elle souffrait désormais de nombreuses coupures et hématomes mais ne trouvait toujours pas le moyen de définir une riposte. Plus elle réfléchissait, plus elle désespérait d'en trouver une.

*Merde!*

La main de la créature se saisit de son cou. Elle était trop distraite! Alors que la main se resserrait autour de sa gorge, par un mouvement double du tranchant des siennes elle remonta l'une et abaissa l'autre violemment en un effet ciseau, brisant l'os.

*Prend sa conasse!*

Mais loin d’être déstabilisée le monstre frappa du plat de son autre main alors qu'elle l'envoyait valser dans le décor.
Ca faisait mal...
En se relevant Personne se coupa sur un morceau de verre ou plutôt... un bout de miroir... Relevant la tête en toute hâte, elle comprit qu'elle était dans une boutique de vitrerie. Miroirs, vitres, et vitraux... elle se reflétait partout. Elle tenait son piège.

Quand le monstre rentra, il se trouva face à tant de répliques de sa cible que le temps d'une seconde salvatrice Personne put réfléchir à une stratégie, mettre au point ce qu'elle savait de sa cible, les avantages qu'elle avait, les inconvénients aussi.

Elle était comme elle, plus forte, plus rapide mais prévisible car elle réfléchissait comme la louve le ferait... et puis, elle avait un bras brisé. De plus, même si elle ne la voyait pas... Elle la sentait. Elle savait où elle était tout le temps, à chaque instant. Elle pouvait la frapper! Elle ne devait simplement pas jouer sur son sens de la vue, mais sur celui du touché.
Plus rapide, plus sensible un simple contact pouvait déclencher un réflexe comme celui de dents sur sa gorge… et lors de ce contact, d'un coup précis, elle lui arracherait le cœur comme elle l'avait fait pour son père...
M'enfin... il fallait tout de même pour cela, qu'elle ne lui broie pas la gorge de son autre main, bien trop vive...

Rapidement remise de son désarroi, la créature se fia à son flair pour retrouver Personne... Prévisible. Alors qu'elle se dirigeait vers la source de l'odeur, se jetant en plein dans la gueule du loup, Personne qui avait arrachait ses vêtements et une partie de ses cheveux avant de reprendre une forme humaine moins odorante, avait tendu son traquenard. Elle aurait pu tenter de lui briser nuque de ce monstre alors qu'elle lui tournait le dos, la louve l'aurait fait d'ailleurs, mais celle qui se battait ce soir était... plus prudente, plus lâche aussi.
Sautant sur sa proie alors que celle ci se rendait compte du piège, elle saisit le bras sain et avec hargne et aucune once d’hésitation le retourna et tira.
Le craquement fut horrible, le déchirement qui suivit encore plus...
La créature enragée par la souffrance hurla sa douleur en un son déchirant, un hurlement si semblable au cri de déraison de Personne que celle-ci savait ce qu'elle avait déclenché... La Furie.
Désarticulée la figure menaçante se tourna vers elle les bras ballants, Personne devinait des larmes dans le blanc de ces yeux. Dégoutée de sa propre attaque elle ne pu esquiver la nouvelle morsure, elle ne pu éviter cette souffrance...
Saisissant la mâchoire, Personne dégagea pourtant sa nuque, incapable de mourir dans une telle situation et se changea en louve pour renverser son adversaire incapable de la repousser de ses bras mais la créature comme elle, était muée de vie, et souhaitait le rester. Elle sauta sur le coté et évita la louve puis elle sortit de la boutique laissant une trainée de sang écarlate au sol. Personne blessée aurait surement fait de même…
La louve touché enfin du doigt son avantage, elle pouvait mettre un terme à...
Un vertige, elle se sentait mal. Saisissant une table près d'elle, elle se mit à vomir du sang alors que sa tête tournait irrémédiablement.
Le dessus... Faites moi rire. Elle avait essuyé tant d'attaques, non mortelles grâce à ses bons réflexes et son instinct animal, mais ça restait des attaque ayant fait coulé le sang. Ce dernier coup sur sa gorge avait fini de la vider... Elle était pourtant près du but...

*
Ecroulée sur le sol, elle sentait son haleine putride, son souffle chaud. Elle sentit la pression des jambes autour de son buste alors que la mort se rapprochait. Les yeux fermés, elle ne pouvait dire si la créature la regardait de haut ou si elle se trouvait à quelques centimètres de son visage, mais elle savait que pour la tuer... elle devrait lui trancher la gorge de ses dents.

- Peut être que puisque je te ressemble notre sœur m'aimera plus qu'elle ne t'a jamais aimée, tu ne crois pas Bien-Aimée?

Ultime provocation avant d'infliger le coup fatal... Unique erreur aussi.
Les dents rencontrèrent sa chair, ses griffes arrachèrent les os...
Pas un cri, pas une plainte... Personne tenait entre ses mains les vertèbres, le larynx, l'oesophage et une partie des cordes vocales. Le touché plus rapide que la vue…
Ses yeux de neige ne reflétaient que le néant. Se relevant alors que ses blessures cicatrisaient d'elles-mêmes, elle marcha sur le corps entrainant des gerbes de sang des plus ragoutantes... Son soit aurait vomi, son soit aurait crié, son soit aurait pleuré... Mais elle avait déclenché la furie, et s'était approprié l'amour de sa soeur. Elle n'était plus elle... juste l'ombre d'elle-même un peu comme cette créature qui au final n’était ... Personne.
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Jaffar
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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Ven 20 Avr - 3:12

L'homme émit un gargouillement, crachota comme il le put mais sa gorge n'était déjà plus qu'un bouchon de souffrance et de douleur. L'acide attaquait chacun de ses nerfs, chacun de ses muscles et de ses os. Le blanc de ses yeux s'emplit d'un voile jaunâtre, puis rouge et progressivement noir jusqu'à ce qu'une odeur de chair brûlée ne s'échappe des organes corrompus, dissous dans leur propre sang. Il la sentait, cette douleur par laquelle il avait voulu écraser ce misérable rouquin lui faisant face, cette souffrance que son assassin lui renvoyait en pleine face, décuplée, multipliée, exaltée.

Le Croc Pourpre maintint sa pression jusqu'à presque sentir l'acide chauffer la chair sous sa poigne. Alors seulement il rejeta le cadavre le plus loin possible, laissant le poison destructeur faire son office. Alors seulement il reprit conscience de la réalité, de la chaleur qui l'entourait, qui le surplombait, et de ses propres blessures. Ses jambes le lâchèrent en premier et son corps heurta le sol de tout son poids. Le contact brûlant du pavé sur son front lui sembla presque rafraîchissant tant chaque parcelle de son être semblait avoir pris vie uniquement dans le but de mourir aussitôt pour renaître dans une explosion de souffrance. Un cycle infernal et épuisant de douleur que son esprit ne pouvait endurer.

Combien de temps resta-t-il là, allongé face contre terre à endiguer les signaux d'alertes que lui envoyait son corps. A prier pour que tout s'arrête sans pour autant offrir cette satisfaction à son esprit. Car le tueur luttait, se battait comme jamais. Perdre définitivement conscience, c'était mourir et mourir c'était échouer. Le credo infernal du Black Fang défilait dans son esprit, l'empêchant de sombrer dans l'étreinte chaleureuse des ténèbres.

Il fallait qu'il bouge... S'il restait là...

Son bras tenta de remuer, provoquant une onde de souffrance qui fit tressaillir le corps brisé dans son entièreté. Son estomac se souleva en un spasme de douleur intolérable et tandis que la bile se mêlait au sang, le Croc Pourpre parvint à basculer sur son côté le moins endommagé. Il était hors de question de basculer sur le dos tant ce dernier menaçait de définitivement se déchirer mais il ne pouvait tolérer de rester plus longtemps face contre terre. Son adversaire était mort. Il aurait du se tenir auprès de son cadavre, à le contempler de son regard presque borgne et méprisant avant de disparaître dans les ténèbres à la recherche du maître de ce dernier. Au lieu de cela il se traînait à même le sol comme un roquet que l'on aurait battu à mort. Et ce bras qui refusait de lui obéir !

Un accès de rage silencieuse plus tard, le Croc Pourpre s'emparait du membre déboîté, ses ongles encroûtés de sang s'enfonçant à même la chair avant qu'en un claquement sec résonnant à travers les crépitements de la ville en flamme, l'os ne retrouve sa conformation habituelle. Le silence... Une seconde... Deux secondes... Et la rage qui se mêle à la souffrance. Les larmes qui coulent au même rythme que le sang. Les dents qui déchirent la chair des lèvres tentant de contenir ce hurlement qui monte, qui envahit la gorge et qui perce finalement les ténèbres de la nuit. Le cri d'une bête aux abois... Aux abois mais toujours en vie.

Ses poumons épuisés se vidèrent rapidement de l'air qu'ils contenaient mais il ne prit même pas le temps de respirer, continuant de hurler comme si le diable en personne s'était emparé de son corps. Ses jambes blessés s'agitaient frénétiquement tandis qu'il se cramponnait à son bras comme si celui-ci allait se détacher. Sa tête heurta violemment le sol plusieurs fois tandis qu'il extériorisait sa souffrance, sa honte d'avoir été réduit à cet état pitoyable mais également la joie morbide qui l'habitait à la vue du cadavre rongé qu'il laissait derrière lui. Oh oui jamais victoire ne lui avait tant coûtée mais jamais satisfaction n'avait été plus grande chez un homme, jamais émotion n'avait été plus intense.

Et lorsque le cri se tut, lorsqu'enfin le presque-mort cessa de bouger, emmurant de nouveau sa souffrance et ses larmes au fond de son cœur de pierre, que seul le murmure des flammes résonna de nouveau au sein de la ruelle, alors la brume de son esprit se dissipa.

Il souffrait... Atrocement. La douleur de son dos lui rappelait les crocs des dobermans qui l'avaient poursuivi alors qu'il n'était qu'un enfant des rues. Ses côtes enfoncées étaient le marteau de guerre de cet imposant guerrier qui l'avait rossé lors d'un entraînement. Son estomac brûlant était cette maladie qui l'avait terrassé lors d'un hiver plus rigoureux que les autres. Et ses blessures... Ses jambes, ses bras, son visage même... Tous ces gens qu'il avait tués, tous ceux à qui il avait infligé un jugement prompt et efficace, ils étaient là à le défier de se relever, de les vaincre une seconde fois. Vous ne m'aurez pas !

- … Vivant...

Ils ne l'entendaient pas, le piquaient cruellement de leurs lames effilées. Son poing se crispa, déchirant un peu plus la peau de son bras avant qu'il n'écrase le pavé de sa volonté, s'appuyant sur son avant-bras.
- Je... Suis...

Sa jambe se replia lentement, glissant sur sa propre trace ensanglantée, le genou écorché s'appuyant sur la pierre chaude.
- … Viv...

Son corps tout entier protesta sous l'effort et sa bouche s'emplit de son propre sang, masquant ses paroles. Par deux fois, il crut que son bras faiblissant allait l'abandonner, par deux fois il maintint l'effort jusqu'à se retrouver à genoux. Ses jambes s'arquèrent de toutes leurs maigres forces alors que le corps décharné de l'ange noir se dressait d'entre les morts, une lueur folle au fond des yeux.
- Je suis vivant!

Son rire éclata dans la ruelle détruite, ricochant sur les murs inertes tandis qu'il adressait un doigt squelettique à son ancien adversaire. Abandonnant sa folie au corps inerte qui lui faisait désormais face, le Croc Pourpre fit demi-tour et parvint à combler les quelques mètres qui le séparaient de sa lame. La dague, écarlate du sang de son propriétaire, regagna son fourreau avec un chuintement doucereux tandis que l'assassin levait les yeux vers l'immense supernova qui le surplombait. Le spectacle était d'une beauté effroyable. Un soleil à lui tout seul, une immense boule de flammes et de magma concentrant les souffrances de cette ville autrefois si prospère.

Quittant la monstruosité des yeux, le disciple tenta de se rappeler à son devoir, faire immédiatement cesser la formation de cet amas de flammes le menaçant. Mais son corps refusa de suivre son esprit. Trébuchant, il parvint tout juste à se rattraper à un mur contre lequel il s'affaissa. Là, enroulé dans le cocon protecteur de son unique aile ensanglantée, dos au mur, l'assassin resserra sa poigne sur le manche de ses armes. Son regard fixe et vide tentait de deviner ce qui pouvait attendre au bout de la ruelle qu'il avait tenté d'emprunter. Il ne mourrait pas ici... Pas maintenant... Il avait juste besoin... D'un peu... De repos...
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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Mer 16 Mai - 22:48

    Un blanc.

    Comme une absence dans le temps, dans l’espace, comme un sursaut où tout et rien se passait dans un même temps, dans une même fraction de non-seconde. Et où les âmes, en chœur dans une mélopée déchirante, hurlaient. L’incompréhension teinta de sombre les yeux attentifs de la cavalière.

    Devant elle, il n’y avait plus la louve si belle, qui lui avait répondu dans son merveilleux langage sans vouloir emprunter celui des humains, dans sa fierté animale. Il n’y avait plus ces deux acolytes, le bel archer blond et le phénix grossier. Il n’y avait plus le dénommé Alan et ses deux épées magiques. Il n’y avait plus qu’elle, la ville et le brasier. Il y avait cette plainte.

    Cette plainte lancinante dans l’air, qui ne ressemblait à rien. Ce cri d’agonie de corps déchirés forcés à se relever. Hélène recula de quelques pas pour aller chercher du réconfort dans l’encolure de son pégase, dont elle s’était accrochée aux rênes lors des derniers instants. Devant ses yeux éberlués, les corps se mouvaient à nouveau, se fondaient en des formes affreuses, pour finalement s’envoler.

    S’envoler.

    Hélène eut à peine le temps de lever les yeux que ce qui lui sembla être un sabot cingla sur son plastron, lui arrachant un cri étouffé par l’impact. Elle se réceptionna sur le large flanc de sa monture avant de grimper en selle, ignorant tout de la douleur lancinante qui traversait encore sa cheville. Raffermissant sa prise sur sa lance, elle fit fièrement face à ce qui l’attaquait sans crier gare.

    Le cri se perdit dans sa gorge.

    Comme dans un miroir, un immonde miroir déformant la réalité pour la simplifier à sa simple vilénie, elle se faisait face. Elle reconnaissait le port élégant, les pommettes hautes et les cheveux châtains croulant sur le dos cambré. Même Liam était là, blanc comme jamais, fringuant. Il semblait presque plus grand, plus vif.
    Mais ces yeux. Leurs yeux n’avaient plus rien, plus rien de vivant, de tout ce qui faisait la joie de vivre de la jeune femme. Elle se contemplait au travers d’une poupée vide d’émotions. Et pourtant, cette poupée irradiait d’une puissance et d’une beauté effrayantes. C’était comme si elle était capable de convaincre le monde entier de se rallier à sa cause, rien qu’en posant ses yeux sombres sur n’importe qui. C’était comme si un seul mot prononcé par ses lèvres fines se transformait en une sainte relique dont il fallait prendre grand soin. C’était comme si le monde n’existait plus autour d’elle. Ou plutôt, que le monde n’existait que de par elle.

    Hélène était mystifiée devant cette créature qui était elle, mais pas elle tout à la fois. Si mystifiée qu’elle ne prit pas garde à rester éveillée. Le coup partit une nouvelle fois, la frappant au flanc. Elle fit dévier la lame au dernier moment. La lame d’argent effilée lécha la peau blanche de la jeune femme, alors qu’elle s’écartait précipitamment de cet adversaire si étrange, et qu’elle ne savait pas contrer. Comment se contrer soi-même, la où chaque mouvement est connu de l’autre ?
    Et pourtant, les traits durcis de l’autre Hélène, effrayants de beauté, étaient illisibles. Elle ne pouvait prévoir ces feintes, ces mouvements. Où avait-elle appris à si bien manier son pégase ? Comment faisait-elle pour plonger sur elle avec tant de précision ? Et surtout, comment faisait-elle pour déstabiliser autant ?

    Les coups pleuvaient sur elle. A peine son adversaire avait-elle frappé qu’elle s’envolait à nouveau pour continuer cette danse macabre, à arracher chaque lambeau de la peau qui constituait la pauvre originale. Pauvre enfant, qui sentait ses jambes flageoler sous la peur que lui inspirait cette image miroir, obscurcie par la haine et la non existence. Pourquoi était-elle si forte ?
    Hélène plongea à nouveau pour éviter un coup qui arracha quelques crins à Liam. Le pauvre pégase, désorienté, ne savait plus à quelle maîtresse obéir. Il voyait cet autre lui, animé d’une vie factice, et tous ses sens animaux criaient à l’incompréhension. Hélène agrippa sa large encolure, et glissa dans son oreille des mots appaisants.


    « Ne regarde pas, n’écoute que moi Liam… Ce cauchemar finira, mais tu dois rester avec moi… »

    Elle réagit au dernier moment lors d’une attaque de leur adversaire. Ils s’envolèrent, compagnons d’infortune, alors que la lance dessinait un trait rougeâtre sur une des pattes du beau destrier blanc. Liam hennit fort, apeuré. La chevalière dut mettre toute la force de ses jambes pour forcer sa monture à foncer vers leurs doubles. Liam ne désirait qu’une chose. S’enfuir de cette folie. Et il ne pouvait pas comprendre que le seul moyen d’y parvenir était de vaincre cette entité monstrueuse et magnifique.
    Les rares coups qu’Hélène tentait de porter, était déviés. Au bout d’un certain temps, elle réalisa quelque chose avec horreur. Ce n’était pas son autre elle qui déviait ses coups. C’était elle-même. Elle qui ne désirait pas abîmer cette créature qui lui semblait si jolie. Un dégoût profond l’envahit. Elle n’était pas comme ça. Elle n’était pas si froide, pas si morte de l’intérieur. Elle vivait, aimait vivre profondément, avec toute la candeur et la sincérité possible. Elle n’était pas cette beauté froide et insurmontable. Elle n’était pas elle, cette chose devant. Elle devait l’occire, à tout prix. Quel qu’en soit le coût.

    Elle força Liam à foncer. Plus haut, toujours plus haut. Et alors qu’elle relâchait la pression, la lance fusa, traversant l’aile du beau cheval. Liam hurla, et commença une chute qu’il peinait à contrôler. Hélène le soulagea d’un poids. Elle sauta. Elle fila vers l’autre. Prenant parti de toute la vitesse qu’elle avait pu acquérir lors de la chute, alors que l’autre récupérait sa lance.
    Elle arriva en croupe, la pointe de la lance en avant. Et dans un craquement sinistre, avant que son adversaire ne puisse s’en rendre compte, l’argent transperça le magnifique arrière-train de ce qui ressemblait trait pour trait à son cher Liam. Des larmes coulaient sur ses joues alors que le gracieux animal s’écroulait vers le sol, emportant avec lui ses deux cavalières identiques.

    Si elle ne pouvait pas la toucher, elle devait bien faire la seule chose qui lui était possible pour l’affaiblir, n’est-ce pas. Le pégase. La prunelle des yeux de tout cavalier ailé, cette … Chose n’avait pas sourcillé lorsque le sang rouge et épais avait taché la robe si blanche.

    Hélène resserra sa prise autour de sa lance, et l’arracha sèchement quelques secondes avant l’impact, alors que sa double se réceptionnait parfaitement en amortissant le choc à l’aide du corps de sa monture blessée. Elle se releva, la toisant d’un regard aussi vide que la mort qui l’animait.
    Hélène chargea à nouveau, fermant à moitié les yeux.

    Slash.

    L’argent glacé avait mordu et percé son flanc délicat, alors que sa main se refermait sur le manche d’ébène, la prise plus dure que jamais. Le regard noisette de la jeune femme était brillant de conviction, pailleté de plus d’or et de feu qu’il ne l’avait jamais été.


    « Charmer les autres n’est pas s’en faire des esclaves de son silence. »

    Et sa propre lance chanta dans le brasier, coupant net la tête, sa tête dans laquelle elle ne reconnaissait rien. Et le seul moyen qu’elle avait trouvé pour pouvoir vaincre l’attrait terrible de ce charme noir, était de découvrir quelque chose de bien plus fort que ce charme. Sa propre douleur.
    Et alors que le tout réapparaissait devant ses yeux, et que la lance se désagrégeait comme par magie, il ne restait de cet instant de morts que deux trous, l’un dans l’aile du pégase, l’autre dans le flanc de sa jolie cavalière.
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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Sam 2 Juin - 15:49

Contempler ce qui ne devrait pas être possible n'est pas impossible.


Elle se restait droite, se tenant d’une main à la pointe de métal torsadé qui coiffait le clocher. Ses deux pieds reposaient en équilibre précaire sur une étroite corniche de granite lui servant de socle. En fait, elle ne craignait pas de glisser, l'idée ne lui avait même pas effleuré l'esprit. La peur n’existe plus lorsqu’on a la conviction de ne rien pouvoir perdre.
Pour l’instant elle ne bougeait pas, et laissait son être flotter au dessus de l’océan de plénitude qui la remplissait totalement. Elle ÉTAIT de nouveau. Mais qu'était t-elle devenue? Était-elle encore elle même? Était-elle encore un être humain, une femme, une guerrière, Eïlwen? Faute de pouvoir trancher dans l'immédiat elle se considéra ainsi.

Le monde brulait sous Eïlwen, explosait. Le souffle chaud des déflagrations agitait ses membres comme ceux d’un pantin. Le ciel du dessus était masqué par une orbe de flamme gigantesque, prête à s’abattre sur la tête des quelques êtres vivants qui restaient dans la citée.
Elle les voyait courir se démener et se battre pour subsister, pour exister. Insensibles aux flammes, écartant le désespoir ils se dressaient de tout leur être contre ceux qui voulaient les plonger dans le coma éternel. Rien ne semblait pourvoir les arrêter puisqu’ils se relevaient toujours malgré les brimades, malgré des blessures de plus en plus profondes. Où trouvaient-ils la force pour redresser la tête et brandir leurs armes dérisoires contre la face de la calamité ?
Même si l’échec les recouvrait petit à petit de son ombre, ils ne semblaient s’en soucier et cherchaient toujours à sauvegarder leurs petites vies insignifiantes.

Quand à ceux qui voulaient précipiter leur fin, en quoi étaient t-ils dignes d’intérêt ? Ils possédaient la connaissance et surtout du pouvoir revendre, une vague interprétation de l’espèce humaine qui ne satisfaisait que les esprits les plus faibles. Quel était leur but dans cette histoire?

Accrochée à sa tour, au dessus du vivant et surplombée par la Mort, la femme contemplait ce qui lui semblait être l’Absurdité. L’anéantissement de l'essence même de ce qui était l'élément constitutif de son être désormais; la vie, la création liée par la magie de sa volonté d’exister.

Petit à petit, le bien-être dans lequel elle s’était plongée, se fissurait suite à l’incohérence que prenait son monde qu’elle ne pouvait plus comprendre. Un malaise l'envahissait. Ceux qui combattaient pour se sauver, ceux qui combattaient pour les anéantir, tout cela en entrainent que la destruction des choses qui sont et amenant la laideur dans son monde. Une colère sourde commençait à emplir son cœur face à tous ces individus qui interrompaient l’ordre naturel des choses et venaient y amener le chaos. Mais la colère n'amenait que la destruction, ce qui une nouvelle fois était contraire à elle-même et ne faisait qu’agrémenter son malêtre.
Pour éviter d’avoir a poser son regard sur la bataille, elle détourna les yeux et rechercha une source naturelle et ordonnée qui pourrait rafraichir ses pensées.

A la place des étoiles piquetés sur leur drap de velours, le ciel était en sang. A la place de la fraicheur d’une brise nocturne, des bouffées brulantes venaient s’éteindrent sur sa peau. A la place du tout, il n’y avait que le rien, a la place de la vie encore une fois, la Mort.

Eïlwen sauta sur le toit de briques rouges dont la couleur était assortit à celle de la ville en sang. Elle paraissait tellement aérienne que la façon dont elle attérit rappelait les rayons du soleil filtrant à travers une épaisse couche de nuages. Lorsqu'elle se déplaça silencieusement sur les versants pentus, la gravités ne semblait pas l'atteindre et elle glissa de la même manière jusqu'au sommet d’une maison basse mitoyenne. Cherchant à se réfugier dans la pénombre de la ruelle qui courrait aux pieds de la bâtisse, elle descendit sur le balcon de bois vermoulu et sauta à terre, semblant voltiger dans l'obscurité. La petite rue semblait l'inviter à avancer. Dans cette partie épargnée par les flammes cernée par deux hauts bâtiments, elle se sentait plus à l'aise, protégée du chaos. Les pavés froids sous ses pieds l’apaisaient. Elle pouvait à nouveaux respirer, prendre son temps et contrôler les quelques émotions humaines qui lui restaient.

Elle prit quelques inspirations, relâcha doucement sa respiration, et sentit un léger courant d'air frait lui picorer la peau agréablement. Fermant les yeux et suivant son instinct, la femme se mit à marcher à travers les rues dévastées en direction du mur de la citée.

Avoir les yeux clos lui évitait de poser les yeux sur des objets qui auraient pu raffermir sa colère et la détourner de sa nature. Ainsi elle marchait à travers les dangers de ses rues enflammées, remplies de cadavres brulés, offerte au hasard, grand guide de l’existence.

Et puis soudain Eïlwen stoppa net. La petite brise qui la guidait venait de cesser. Un air chaud et suffocant l'entourait et à travers lui, une présence malveillante déversait ses miasques et sa puanteur. Elle ouvrit les yeux.

L'avenue dans laquelle elle se trouvait était encore bordée par des habitations en flamme. La jeune femme devait se trouver dans l'un des quartiers les plus touchés par la déflagration. Les reste d’une poissonnerie crépitaient doucement tandis que l'écriteau soufflé par une explosion se consumait au milieu de la rue.
Le bout de bois sur lequel des restes de peinture représentant un gros poisson ventru, disparaissait sous une couche de cendre se mit à frémir.
Puis il commença à se soulever pour laisser échapper une main à demi consumée. La main noircie et cloquée remua les doigts d’une étrange manière, comme si elle était surprise d’être a nouveau animée de mouvement.
Et d'un coup la plaque glissa en arrière alors qu'un petit corps décharné se redressait.

Ce qui avait été un petit garçon finit par se relever comme une poupée cassée que l'on aurait fracassée au sol. Ses membres possédaient des angles étranges, témoignant de leur fracture. Sa peau était brulée au troisième degré et partait en lambeau. Ses yeux exorbités et voilés laissaient voir un vide sans fond. Et le trou béant qu'il possédait dans la poitrine ne laissait aucun doute, il était mort; mais aussi vivant.

La jeune femme le contempla sans esquisser un mouvement. Son visage était lisse, sans trace d'expression. La seule chose qui aurait put trahir ses sensations était la diminution de la lumière qui transparaissait à travers elle. Elle semblait trembler comme une faible flammèche face à son entité contraire. Ce qui était en opposition totale avec son être : un mort-vivant.
Elle ne respirait plus, laissant seulement les événements continuer leur marche sans agir sur le destin. Les contours de la chose qui s’élevait en face se troublèrent puis le phénomène s'étendit à tout le corps du petit garçon. Il sembla grandir, s'affermir puis cela cessa soudainement.

Eïlwen pu contempler toujours immobile, ce qui aurait pu être son double devant elle.

Cela semblait plus à une caricature grossière qu’a une parfaite image d'elle même.
Penchée en avant, les cheveux d'un blond terne, sales et enmélés, les yeux vides injectés de sang, et un corps qui transpirait la laideur et obscénité. Son double releva la tête et plongea un regard pervers, remplit de malveillance et de souffrance dans le sien.
D'un claquement de langue, la chose s'enveloppa de vêtements noirs et cloutés et fit apparaitre dans sa main gauche une épée courte, qui aurait put être une grossière imitation de Belthil, et dans la droite un lourd bouclier d’argent sur lequel était figuré une tête de Méduse. Cet être tout droit sorti des contes d'horreur, à la chevelure de serpent et aux yeux verts étincelants.

Eïlwen n’esquissait toujours aucun mouvement, elle était figée. Elle avait le regard plongé dans les deux yeux d’émeraude du bouclier. Ils l’avaient aspirée et elle se pouvait détacher son regard des tourbillons lents qui les animaient. La chose laissa échapper un petit rire caquetant et après une seconde d’attente, elle chargea, l’épée pointe en avant. Eïlwen était perdue dans les méandres verts et pendant ce temps la pointe de métal glacée se rapprochait de sont cœur.
Elle sentait ses force se faire lentement aspirées par cette chose qui était son contraire.
Elle venait de renaitre, et déjà on la reconduisait vers l’oubli. Son double était sur elle.

Un soupire, rien qu’un petit soupire s’échappa de ses lèvres. La créature s’arréta net. Si la jeune femme ne pouvait lui résister, celle-ci avait également ses propres faiblesses face a toute la vie dont Eïlwen était constituée. Même si son bouclier aspirait cette vie, la moindre particules qui restait dans l'air faisait ressentir à la chose ce qu’elle avait perdu.
Et cela la plongeait dans un désespoir sans fond.

La créature releva la tête et poussa un long hurlement d’une vois féminine venant d’outre tombe, et des larmes de sang se mirent à couler de ses yeux rouges et déformés. Elle lâcha ses armes et braqua son regard dans celui d’Eïlwen toujours immobile. Puis elle lui sauta à la gorge, serrant ses mains froides et cadavériques sur la gorge brulante de vie de la femme.
Ses cris retentirent de plus belle tandis qu’elle raffermissait sa prise, augmentant la pression. Eïlwen senti un grand froid se répandre de sa gorge à tout son corps même si elle ne ressentait pas de douleur, contrairement à la créature qui semblait souffrir le martyre.
Son double ramena sa tête en arrière puis la propulsa pour la mordre dans le cou.

Elle tantait d’aspirer son sang sans doute pour essayer de récupérer cette vie dont elle était maintenant complétement dénuée. Mais il n’y avait plus de sang à proprement parler qui courrait en la jeune femme mais plutôt un fluide de lumière et d’énergie qui entra à plein flot dans la créature morte.
Malgré son essence qui s'échappait, Eïlwen plaça, presque avec amour, une main sur la tête de son double pour qu’il ne puisse s’arracher à la pression. Il se mit à se démener, essayant de s'échapper de sa prise. Maintenant, cette créature morte était envahie par l'énergie de la vie qu'elle ne pouvait supporter. Bientôt, ses forces l’abandonnèrent et elle s’écroula ou pieds de la femme, sanglotante, tendit qu’elle reprenait son apparence de petit garçon.
La vie qu’elle avait aspiré lui avait redonné une parie de son humanité perdue, mais n’avait pu combler son désir, et cet être déchiré portait en lui les deux extrémités du monde.

Eïlwen fit un pas en arrière contemplant son œuvre. Puis sans un état de conscience elle murmura un mot.

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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Mer 13 Juin - 21:37

Stark se releva des gravats. Se frottant la tête en faisant gicler les morceaux de pierres effrites, il reconnu dans les deux silhouettes s'en venant à pas lent dans l'allée celle qu'il reconnaitrait entre mille de Curtis:

"Ouh-ouuuh Curtis mon chouuu!
-Quoi?
-Wargh!"

Fit-il en se tournant instantanément dans un mouvement de peur digne d'un fameux tableau sur sa gauche alors que Curtis se levait à son tour:

"Oh ma déesse! Ils sont deux!.. Alors le type à côté, c'est moi?"

Il scruta de sa main sur son front l'horizon:

"Déesse que je suis beau."

Cette réplique inébranlable de conviction ébranla Curtis au plus haut point:

"Ces saloperies semblent vouloir en décou... STARK!!!"

Il avait tourné les yeux vers son allié à la moitié de sa réplique pour poser son regard sur une surface vide en forme de Stark:

"Abruti."

Droit et fier comme un i, Curtis faisait face. Seul. Face à un archer d'Elite et un Laguz Phoenix.
Il se lança en avant, la métamorphose le recouvrant de flammes:

"JE SUIS LE SEUL ET UNIQUE PHOENIX DE CE MONDE!"

L'autre en fis de même. L'archer d’Élite transperça Curtis d'une flèche sans demander son reste. Seul le bout de fer noirci ressortit de l'autre côté de l'animal légendaire. On ne peux pas atteindre un élémentaire de feu.
Les deux oiseaux prirent leurs envols, et disparurent dans la boule de feu géante. Un combat titanesque que seul la déesse pouvait prévoir débutait. Laissant là, seul et désemparé, un Archer d’Élite face à ce qu'il est vraiment.
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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Mer 13 Juin - 22:37

"Dites moi, Mr. Faucheur... Pour quoi vas-tu mourir?"



C'est une question qui suscitait autant d'enjeu que de réponses. Il aurait pu se souvenir, de ce temps et de ces paroles. De ce don éphémère, de ce trésor a présent refermé et dont on avait jeté la clé aux abysses. Mais il avait appris à nager pour remonter. Peu importe la lourdeur du poids du passé, sa force le laisserait flotter à mi-chemin plutôt que de couler.

Genesis et le Faucheur se faisaient face, alors que le vent portait leurs long manteaux rouges à son gré. La Supernova déchirait le ciel pour venir éventrer la terre. Un chant d'apocalypse:

"Il n'y a plus personne a sauver."

Il avait raison. Tous étaient mort, ceux qui restaient étaient des ennemis ou des gens qui pouvaient s'en sortir seul. Il n'était pas capable de les aider, car son destin se jouait ici.
Sa poigne se resserra sur son arme, il la brandit contre vent et marées vers son adversaire:

"Il reste quelqu'un à sauver."

Le silence régnait, le temps ralentissait. La flammes ardentes et approchantes de la Supernova irradiait la ville d'une teinte orange. Le chaos s’abattait si bas et personne, ni même lui, ne pouvait y changer quoi que ce soit. Il ne restait qu'un sursit, qu'un espoir de faire les choses bien avant que tout disparaisse d'une main divine. Et que finalement ces efforts reviennent à néant. La main de Genesis se tandis dans le vide, posture théâtrale:

"Et qui donc, très cher ami?
-Toi."

Genesis sourit. Sa lame était prête:

"Je doute que tu puisse y arriver."

Il se pencha en avant, l'espace d'une seconde. Et de sa puissante agilité, se propulsa vers son ennemi. Qui en fit de même. Le temps se courbait, le fer allait parler.



Les lames s'entrechoquèrent dans une vague d’énergie qui défia les limites de l'humanité. Le pauvre puits et les murs avoisinant éclatèrent en morceau via l'impacte. L'un était stoïc, l'autre souriant. Les coups déferlèrent a une vitesse inouïe et chacun oscilla entre parade et contre-attaque. Deux forces surhumaines du même niveau. Les spectateurs n'y verraient qu'une élégante danse d'ombres se déplaçant trop vites pour leurs yeux.

Articulant son bras avec toute la force dont il disposait, le Faucheur envoya latéralement sa lame. Elle fut stoppé un quart de seconde par l'homme aux cheveux rouge tenant la sienne par dessus son épaule et se servant de cette dernière pour encaisser un choc trop grand pour lui. Le reste de la seconde lui servit à voler dans le décor.

Réception par multiples roulades au sol. Il releva la tête pour voir le Faucheur lui sauter dessus, tenant son arme à deux mains.
Seul le sol fut tranché, roulade sur le côté. Ils se faisaient face à nouveau:

"Tout n'est que chair, frissonnante devant le danger...
-..."

Ses sourcils se froncèrent sur des yeux emplis de folie. Et de destruction:

"...Mon corps tout entier tremble! Sors ta Faux, Empreur de la Mort! Car sinon, tu goutera..."

Le corps de Génésis se défigura, gonflant et désenflant pour au fur et à mesure prendre du volume:

"A TON PROPRE DESTIN!"

N'en restait qu'un être d'une quinzaine de mètre de haut de chair informes et plaques de métal ne descellant que puissance. Une main griffue dont un seul coup détruirait un navire de guerre, une lame dans l'autre aussi imposante que lui. Ainsi que trois yeux. Celui de milieu avait l'air d'entrevoir le futur lui même de son blanc impie. Sa taille imposante frôlait presque la Supernova descendante: tout serait réglé en quelques secondes.

Le Faucheur resta impassible devant ce spectacle de puissance colossale, toujours déterminé:

"Malheureusement pour toi, je ne crois pas au Destin."

La lame du géant s’abattit sur le champ de combat, nul possibilité de la parer le Criminel du se jeter à corps perdu sur la gauche pour s'octroyer une chance de survie. Son manteau en fer le protégea des nombreux morceaux de dallages l'assaillant dans sa chute:

"TU ES IMPUISSANT!"

Au sol, il se releva en se propulsant des jambes en arrière pour projeter toute l'inertie de son corps dans ses bras et ainsi pouvoir s'élever dans les airs en poussant sur ceux-ci. Ce fut choses faite quand la lame passa juste en dessous. Mais un si gros bout de métal ne tranche pas, et la lourdeur de son manteau se retrouvant tourné vers le sol juste en dessous de lui se fit emporter par l'arme du géant. Celle-ci s'arrêta dans feu un immeuble, envoyant valsé Dayn a travers les murs de plusieurs battisses.

Sang et poussière s'étaient rependus dans les ruines de la ville sous les rires de l'horrible géant. Plus qu'une ou deux minutes avant que le Supernova ne soit à quinze mètres. La chaleur ici bas devenait insoutenable:

"HAHAHAH... COMMENT? TU TE RELÈVES ENCORE? MISÉRABLE INSECTE!"

Lentement et plein de son propre sang, le Faucheur s'était élevé au rang des simples hommes, la tête baissé sous la souffrance. Les bras ballants de douleur, il fit quelques pas en avant:

"RENDS TOI A L’ÉVIDENCE ET MEURS!"

Le géant envoya sa lame à toute puissance se fracasser sur ce simple homme. Celle-ci passa a travers la Supernova et en ressortit pleine de flammes. Vu son ampleur, il serait impossible de l'esquiver.


"Ne me prend pas pour un amateur."



De tout son corps exhalait le néant absolu. Noir comme l'invisible, il tenait la lame géant de sa main gauche brandit en l'air. La lame géante avait brisé l'os, brûlé la chair. Mais le coup était arrêté.
Les yeux du Faucheur se levèrent doucement vers l'être qu'était devenu Genesis:
Le destin était rompu. Archeron fut lancé avec dédain pour atteindre et perforer pleinement la poitrine du géant qui bascula en arrière sous le coup, hurlant de douleur. D'un bond, Dayn sauta sur la lame et la remonta en courant.

Il ne sentait pas le feu. Il ne sentait pas la douleur.
Mais son corps prenait tout de même les dégâts.
Le temps s'était courbé.

Le géant de chair chutait dans un cri terrible. D'un appuis du pied droit, le Faucheur sauta jusqu'à sa lame. S'accrochant au pommeau et la tirant du corps tranché de Genesis, il retourna au sol esquivant ainsi une énorme main pleine de griffes acérés.

Des éclats de lumières jaillirent de la blessure, engloutissant à jamais tout l'être de chair et d'acier. Golliath avait une nouvelle fois perdu, et ce dans un autre univers. La lumière blanche tourbillonna dans un hurlement afin de se recentrer au niveau du sol, sur un Genesis tout a fait humain, titubant face au Faucheur, se tenant une plaie béante au torse:

"Aaah, aaah... Comment?"

Il tomba a genoux, son sang se déversant comme de la grêle:

"Oh, déesse, je te fais ce présent:
Voici mon âme; voici mon corps.
Je ne suis que ton serviteur, alors...
Laisse moi... T'apport..."

Il s'écroula au sol, dans un son doux sonnant le glas.
Non loin de là, le Faucheur s'allumait une cigarette, l'énergie noir l'entourant s’estompait. Son regard se tourna vers l'horizon:

"Bonne chance..."

A peine une bouffée, et la cigarette tomba au sol. Et elle ne fut pas la seule.


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MessageSujet: Re: Devil Never Cry   Sam 7 Juil - 17:24

"...Tu n'es qu'une grosse mouche à merde aussi verte que la Luxure!
-C'est vert la lux...
-TRI LILILINLINLIN ♫
-Un air de Mandoline?
-Aaaahhhh!!! ♫
-Il gâche mes répliques ce con...
-Wouuuhou! ♫
-Mais quel gamin...
-YééééAHE!!! ♫
-Putain ils s'y mettent à deux..."

Les deux Phoenix s'étaient arrêtés côté à côte dans les airs, en pleine bataille, pour regarder deux abrutis dansants au milieu d'une ville en ruine en jouant de la mandoline sous une pluie de pétale:

"Dans la ville de trou-pauméééé! ♫
-Dont j'ai'z'oublié le noooom! ♫
-La Supernova va se cracheeer! ♫
-Et on va tous creveeeer! ♫
-Nan, là c'était une rime en "on".
-Ah pardoooon! ♫"

Les deux oiseaux légendaires soupirèrent de façon synchronisé:

"Toujours obligé de tout faire sois même, imbécile..."

Chacun prit un Stark pour cible, sans vraiment se soucier de savoir si c'était le siens:

"EH MAIS C’ÉTAIT DANGEREUX CA!
-Nos amis ne sont vraiment pas drôle, messire Stark!
-Mais ils ont raison, nous devons nous battre!
-Mais tu n'as aucune chance, je suis le meilleur!
-Si le fer de tes flèches est aussi affuté que ta langue, mon cher amis, je ne m'y risquerais point!
-Ah, l'avantage des flèches... C'est que j'en ai plusieurs!"

Une minute de silence où les deux adversaires se fixèrent terriblement, la sagesse du vent du désert dans les cheveux. Le regard sérieux, fixé dans celui encore plus sérieux de l'autre, créant ainsi un cercle vicieux de sur enchère d'égo.
Et soudain....

"NINJA!!!"

Un boum sonore retentit, suivit de la fumée blanche opaque d'un fumigène. Stark avait disparu, et ne restait que Stark. Allez savoir lequel était le vrai. Il en était toujours que Stark courait maintenant dans une ruelle annexe, Mandoline en main:

"Ha ha, nos spectateurs s'attendent à une bataille épique!! Mais je connais ton point faible, si tu es une réplique de moi! Tu vas poser des pièges et tomber dedaaaAAAAAARGH!!!"

Un coup de vent, et voilà Stark suspendu par le pied à une corde, à dix mètres du sol. Piège astucieux, sans prises et avec chute mortelle assurée:

"Mais j'en ai posé aussi..."

En effet, il l'avait posé il y a a peine dix minutes. Mais Stark Heart avait cette capacité d'oublier ses propres pièges. A l'autre bout de la ruelle, une flèche était encochée à son attention:

"Meurt, Stark Heart!
-TU VIENS DE TE DIRE DE MOURIR!
-OH NON!"

Décontenancé, l'arc débanda. (Ce qui aurait fait rire Curtis si ce n'était pas de la narration)
Mais l'archer se reprit bien vite, et la flèche fusa en direction du crâne de Stark. Pourtant, la flèche n'arriva jamais. Elle tomba au sol, en deux morceaux totalement symétriques. L'idiot au bout de sa corde souriait, Arc long à la main.
Il s'était servit des quelques secondes d’inattention pour calculer la trajectoire du projectile et le stopper. Mais idiot car il aurait pu en tirer une deuxième vers son ennemi, malheureusement son égo démesuré lui imposait de contempler son œuvre avec un sourire béât.

Un cri perçant, et la corde céda, consumée:

"Ah merci!
-Abruti..."

Curtis cracha une gerbe de sang, une patte à terre alors qu'un autre Curtis sous forme humaine lui plantait une épée d'Os étrange dans le dos:

"Tu n'aurais pas du détourner ton regard du combat!"

Il retira la lame, arrachant d'autre morceaux d'os au passage et bondit vers son collègue clone. Curtis lui s'affala, reprenant forme humaine avec un méchant trop au milieu du thorax:

"Je meurs..."

Déclama t-il, théâtralement:

"T'inquiète, je m'en occupe.
-T'as aucune compassion, alors tâche de pas clamser, minus..."

Et Curtis mourra.

Stark se releva pour faire face aux deux clones. Maintenant seul contre deux personnages connaissant parfaitement ses techniques. Et son imagination. Ça allait juste être compliqué. Enfin pas pour l'oiseau.
Il encocha une flèche:

"Tu sais, Curtis. Comme tu crèves tout le temps, tu ne connais pas toutes mes techniques! Ha ha, tu vas mourir!
-Tu es tellement égocentrique que tu les racontes en dormant.
-..."

Il détourna rapidement les talons pour s'enfuir à toutes jambes, esquivant les flèches de dos au bruit de leur trajectoire. Plus problématique, le cri de l'oiseau de feu qui décolle. Il s'esquiva dans une petite ruelle sur la droite. Tout en courant, il choppa quelques fioles à sa ceinture et le balança dans divers boyaux s'écartant de sa trajectoire. Des concentrés de son odeur, pour ne pas que Curtis le trouve.

Il sauta sur un bâtiment, et l'escalada pour s’engouffrer au deuxième étage. Agile comme un singe.
Ça devait être la chambre d'une petite, vu la décoration. Mais en version "enfer", vu l'état.
Il s’assit tout de long sous le rebord de la fenêtre, réfléchissant à un plan.

Non sérieux, ça allait être compliqué. En plus, l'autre aussi avait du se planquer et l'attendre pour le sniper dès qu'il sortirait. Tout allait se jouer au premier qui ferait un pas dehors. Le truc c'est qu'il y a une Supernova qui est entrain de tomber et que l'autre il s'en fout car c'est un clone. Et en plus cet autre, il a un Phoenix. Et le seul moyen de tuer ce Phoenix là, c'est avec de la magie. Ce qui est assez ennuyant et ce en deux points:
Le Phoenix en question a une aura d'anti magie.
Il n'avait de toutes façons pas de flèches magiques.

Il sauta par la fenêtre, amortissant la chute en se servant du mur. Il se mit à courir dans la rue, à l'affut de tout bruit. Il encocha rapidement une flèche gravée "boum-boum" sur le bois.
La course ne dura que quelques secondes, une flèche arrivait sur la gauche. Il aurait sauté en arrière brusquement pour esquiver avec surprise. Mais il se connaissait, et l'autre était lui. Alors il accéléra simplement. Ce n'était pas spectaculaire mais il fallait faire des concéssions.

Il sauta, se tournant en l'air et envoya sa flèche dans le bas de l'immeuble. Celui-ci explosa sans retenue, forçant un Stark désemparé a sauter dans la rue. Puis un cri d'oiseau:

"Timming parfait! VAS Y CURTIS! DEFONCE LE!"

L'oiseau fusa dans la rue, puis dans Stark. Instantanément réduit en bouillit et cendres. Un demi tour aérien, et Curtis se posa au sol près de Stark, se retransformant en humain:

"On les a bien niqués!
-A qui le dis tu."

Curtis eu la tête qui vrilla sur le côté, une flèche en travers du crâne:

"HA HA HA HA J'AI GAGNEEEEEEEEEEEEEE!!!!!"

Le chant insulaire de la victoire résonna dans toute la ville.
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