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 Coeurs jumeaux [PV : Allen]

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MessageSujet: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Lun 2 Mai - 1:36

Il faisait extrêmement beau ce jour là. Un ciel d'un bleu étincelant pour un soleil rayonnant, réchauffant agréablement le corps du mage. Les flammes solaires, si puissantes, si destructrices... Il avait toujours aimé cette force inclassable que pouvait procurer les flammes... Cette puissance que lui procurait la magie. D'un claquement de doigt, l'homme tout de noir vêtu fit jaillir une mince flammèche au dessus de sa main. Admirant les reflets rougeoyants de l'instrument de mort qu'il tenait en ses paumes, il la fit ramper jusqu'au bout de son doigt qu'il porta tout naturellement à la mince cigarette ornant ses lèvres. Les graviers du chemin crissaient par endroit sous ses bottes tandis qu'il avançait d'un pas lent et calme, un sourire de contentement s'étirant sur ses lèvres tandis qu'il tirait une première bouffée avant de reprendre l'objet entre deux de ses doigts et d'expirer longuement un fin filet acre.

L'herbe se répandit agréablement dans son esprit tandis que, de sous son chapeau, il scrutait la route de ses pupilles aussi rouges que sa chevelure, aussi rouges que le brasier qui grondait en lui. Il n'y avait pour ainsi dire personne. Trop loin des villes, trop loin de la civilisation. Avec un peu de malchance, il tomberait sur quelque voyageur inconscient de son destin. C'était dommage, il était suffisamment énervé pour ne pas tenir compte d'une vie innocente...

Eve lui en voudrait peut-être... Mais...Qu'Aurora aille se faire doucement foutre. Il avait rendez-vous avec quelqu'un de beaucoup plus intéressant à ses yeux. Quelqu'un qui avait osé lui prendre quelque chose qui lui appartenait et comptait le garder... L'inconscient.

Son regard agrippa finalement quelque chose dans le lointain. A travers les ondulations illusoires que projetait la chaleur, une forme humaine avançait lentement sur le chemin de terre battue. Ces longs cheveux blancs, cette tenue, ce physique séducteur et probablement érotique pour la majorité de la population masculine... Il n'y avait point de doute, elle était là. Pile à l'heure songea-t-il ironiquement, non pas qu'elle eut été au courant qu'elle le rencontrerait probablement aujourd'hui. Se stoppant dans sa progression, le mage rouge prit son temps pour finir allègrement sa cigarette, observant l'avancée sans hésitation de la femme... A propos, pouvait-on réellement appeler cette chose une femme ? Un démon, un monstre, un vampire, une nymphomane... Un transexuel spirituel peut-être mais aucun être un tant soit peu conscient de la réalité des choses, comme le fait par exemple que le monde n'était sûrement pas aussi plat que le fond de son chapeau qui lui ne l'était plus d'ailleurs, ne pouvait considérer logiquement cette créature comme une femelle de type Beorc... Ce... truc ne méritait nullement une appellation aussi délicate... Truc c'était pas mal ouais...

Elle devait l'avoir repéré maintenant, après tout aucun autre gus en noir et aux cheveux rouges ne se trouvait dans les parages. Et puis... Il suffisait de sentir son aura pour comprendre. Cette vague qui balayait les environs de façon purement affichée, telle le gigantesque panneau lumineux « coucou je suis là » qu'il imaginait actuellement en train de flotter deux bons mètres au dessus de sa tête. Il eut été amusant de lui faire remarquer qu'il ne pouvait imaginer de panneaux lumineux, l'électricité n'ayant pas encore été inventé cependant, l'auteur de la remarque eut sans doute finit de la même façon que la victime innocente quelques lignes plus haut. Un vent chaud se leva, faisant voler le long manteau de la Walkyrie, charriant poussière et débris tandis que l'homme retenait son ample chapeau deux doigts. Le bout de sa cigarette s'illumina une ultime fois tandis qu'il la finissait lentement et que la femme arrivait à son niveau, quelques mètres devant lui.

Relevant la tête, Magus souffla sa dernière bouffée avant d'écraser son mégot à terre, fixant la démone tandis que son pied appuyait lentement sur le bout calcine, de droite... A gauche... Le vent s'apaisa tandis qu'il détaillait sans vergogne le corps modifié d'Allen Walker. Oui c'était effectivement une très belle journée pour mourir.

- Bonjour Kyria...

C'était étonnant. Pour la première fois depuis bien longtemps, le mage lui même entendait du sérieux dans sa voix. Un sérieux qui balayait toute envie de plaisanter à qui que ce soit, un sérieux lourd de promesse. Son regard se fit plus perçant.
- Ou peut-être devrais-je dire... Falcar?

Oups... Une petite palpitation magique de rien du tout. Un frisson d'excitation dans le brasier de son âme.
- Nous avons à parler.


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Mer 11 Mai - 15:29

Le temps. Certain en parle comme de la quatrième dimension, celle qui régit les trois autres sans pour autant pouvoir en être dissocié. Un rouage existant dans l'unique but de tourner avec le reste, toujours à la même vitesse en sans fin.
Pourtant, cette vitesse change en fonction des sentiments. Il est universelle que l'ennuie ralentit le temps alors que des sentiments tel la passion, le bonheur ou tout simplement l'amusement l'accélèrent de façon non exhaustive.
Et elle seule savait qu'être enfermé dans le corps de quelqu'un qu'on déteste rend chaque seconde un siècle, une éternité de calvaire assourdissant. On y perd le goût de toutes choses, sauf du mal. Du désir de vengeance, de l'envie de meurtre. De toutes ces sensations fortes qui prouve que l'on existe.

Quinze ans. Quinze longues années avant d'être libérée de cette calomnie infantile. Est-ce que vous savez ce que cela peu faire de n'être qu'une substance, comme du liquide contenu dans une bouteille scellée et perdue au milieu d'une nature morte ou personne n'ira la chercher? On a beau dire que l'âme est ce qu'il y a de plus beau chez une personne. C'est faux, car un rien peu la torturer à l'infini. Les plaisir corporelles sont indissociables de la vie.
Le libre arbitre l'est d'autant plus qu'elle n'en a plus eu depuis toutes ces longues années, et elle s'était rendu compte qu'en influençant le jeune Allen Walker, elle l'avait privé du siens. Mais peu importe que les autres souffrent si elle peut s'en tirer.
Elle les détestaient tous.

Non, pas parce qu'ils étaient humains. Parce qu'ils étaient crée par cette terre qui ensuite les forçaient à rentrer dans un moule qu'ils acceptaient volontiers. Ce monde réglé comme une horloge dont chaque rouage est indissociable de plusieurs autres.

Oui, tel le temps, l'humanité ne peut vivre sans elle même. A la différence qu'elle, se laisse manipuler par le temps.

Elle avait longtemps marché sur cette route. Là où ce chemin la mènerait n'avait pas d'importance, elle voulait juste s'amuser un peu. Le soucis était que l'ennui l'énervait, et que voyager seule était d'une certaine façon une activité non propice à l'amusement. Ainsi, sa colère se reportait sur la premier jouet de passage et ce dernier se brisait toujours comme du verre entre ses doigts. Et la roue tournait, recommençant ainsi un cercle sempiternellement chiant.
Mais le prochain jeu allait être malsain. Elle qui cherchait sans relâche à être le jouet, elle allait être servit. Si il y avait bien quelqu'un qu'elle détestait tout juste un peu moins qu'Allen Walker c'était cette tête au rouge flamboyant qu'elle apercevait au loin. Un idiot aux sentiments dissimulés sous un masque. Elle lui avait coupé l'herbe sous le pied et il était du genre à replanter un arbre à la place.
Affichant un sourire aussi angélique qu'un démon puisse se le permettre, elle se mit à trottiner jusqu'à lui dans ses nobles vêtements noir et blanc qui faisaient gigoter sa poitrine opulente dans des directions improbable pour qui porterait un soutien-gorge.
Arrivant à son niveau, elle gambada une fois autour de lui alors qu'il parlait, s'arrêtant nette au nom de "Falcar". Lui avait comprit, dès le début sans doute, qu'elle n'était pas qu'un esprit égaré. De profil, face à lui, elle se tenait droite et la tête haute. Son sourire devenu grimace, ses yeux enfantins devenus infernales. Elle tourna lentement la tête vers lui, ses long cheveux raides non enlacés par son chapeau volant dans le vent en découvrant son visage à la peau si douce de destruction:

"Bonjour Magus."

Sans quitter ses yeux, elle l'entendait massacrer le mégot de son pied. Alors maintenant, les cafard imitent ce que leur font subir les êtres supérieurs?

"Ou devrais-je dire... Papa?"

Après tout ce draguer incontestable avait élevé Allen vers ce qu'il était devenu. Et elle était lui, alors il l'avait élevée aussi, en une quelconque façon. Elle savait que ces mots énerveraient encore plus cet homme. Et c'est tout ce qu'elle voulait.

L'air crépitait de magie, et elle savait très bien que si il en venait aux tomes, elle aurait beaucoup de mal à le vaincre, alors autant parler:

"Mon humble personne accepte tes jacassement, alors piaille donc."




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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Mer 18 Mai - 1:10

De la provocation, encore et toujours ces ridicules niaiseries qu'elle seule parvenait à sortir. Le mieux étant qu'il s'y croyait... Ce ridicule petit diablotin. On a deux pastèques en guise de cerveau et on pense pouvoir contrôler le monde... Si vulgaire, si terriblement pathétique. Le venin de la créature lui passa bien au dessus de la tête tandis que sa main droite provoquait une légère friction entre deux de ses doigts, dégageant quelques étincelles ardentes par intermittence. C'était comme ça, l'ennui lui donnait certains tics gênants.
- Piailler... voilà un domaine où il me sera bien difficile de te battre. Rien que de t'avoir écoutée, me voilà déjà largement surpassé. Pourquoi n'écouterais tu pas ton paternel pour te taire quelques instants ?

Il ferma à demi les paupières, écartant les bras avant de relever légèrement la tête vers le ciel, semblant apprécier ce soudain calme qu'il venait de créer. L'envie le démangeait de ressortir de quoi fumer. Cela l'occuperait en attendant de devoir allumer autre chose. Car tous deux le savaient, ce qu'ils désiraient n'était certainement pas du genre à pouvoir être négocié, surtout lorsqu'on répugne tout ce que peut, a pu ou représentera son interlocuteur. Pour l'heure, il se contenta de reprendre sa posture initiale, fixant les prunelles folles de la créature, un sourire carnassier sur son visage.
- C'était nettement mieux. Et cela m'a permis de trouver un lien.

Presque instinctivement, il porta malgré tout une nouvelle cigarette à sa bouche avant de l'enflammer du même claquement de doigt que tout à l'heure, emplissant le silence environnant du simple bruit de ses doigts. Le bout s'illumina brièvement tandis qu'il tirait une longue bouffée. La première était toujours la meilleure.
- Un lien entre toi et moi. Il ne s'agit nullement de ce... Truc, ce débris dont tu squattes impunément l'organisme...

Il s'interrompit pour reprendre une bouffée et en profita pour décocher un regard railleur au démon.
- D'ailleurs j'ignore comment tu fais pour le supporter. Vivre avec quelque chose d'aussi faible...

Il mima un frisson de dégoût avant de rire tout seul sous le regard incendiaire de son interlocutrice. D'une petite tape, la Walkyrie se débarrassa de la cendre surchargeant son mégot.
- Il y a cependant quelque chose de dérangeant à cette situation.

Le mégot se consuma presque instantanément au creux de ses doigts tandis que son regard rouge sang vrillait celui de son adversaire. Un vent magique se leva sous l'effet de la haine jusque là contenue du maître magicien.
- Je suis extrêmement possessif. Et toi Kyria R. Fall... Tu m'as pris ce que seuls les gens de mon espèce oseraient me prendre.

La flamme naquit au creux de cette même main qui tenait une innocente cigarette quelques secondes auparavant. Une flamme qui s'éleva jusqu'à projeter une ombre sur le visage du mage, offrant un contraste très intéressant ainsi qu'un effet de style des plus effrayants pour les plus superficiels... La classe... Toujours avoir la classe...


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Lun 23 Mai - 17:28

Quelle pire calamité existe t-il sur cette terre que Magus Felh? Non mais réellement! Okay, il y a des criminels qui parcourent la rue, cachés au milieu de la foule. Oui, ceux qui marchent juste à côté de vous et sans même vous voler votre portefeuille ou quoi, restent de la pire espèce. Ceux qui ont tué votre voisin ou kidnappé votre chat. Ils marchent parmi nous, et son certainement des gens odieux même si leurs motivations sont justes. Car par exemple vous ne nourrissez votre chat qu'avec des saucisse Daienoise. Enfin, ça reste un exemple. Ne parlons même pas des gens qui vivent cachés tellement ils sont connus pour leur monstruosité. Non, ceux là ne lui arrivent même pas à la cheville.
Toutes ces petites infamies collectives ou solitaires, allant de la petite fraude au génocide. Tout ces gens sont mauvais. Et si le monde en étaient débarrassé, il serait-bien plus beau...

...Mais tellement ennuyeux.
Ce magicien si puissant que tous le monde craint sans réellement savoir pourquoi. Son pouvoir est si grand et pourtant tellement inférieur à son influence. Il est sans doute impossible de participer à un quelconque événement de grande ampleur sans que ce type y soit lié.

Et ce gars en question, il était là. Devant elle. Avec l'air menaçant. Enfin, l'air... L'air de rien, son regard lui glaçait l'échine. Ce frisson froid et douloureux qui caressait rapidement sa colonne vertébrale en prenant bien soin de slalomer entre toutes ses vertèbres. Pour la première fois de sa vie et sans doute la dernière, Kyria R. Fall avait peur.
Et elle aimait ça.

Quelque chose de nouveau parcourait ses veines, se mêlait à son sang et dansait avec ses nerfs. Non, ce n'était pas ce plaisir fugace qui s'emparait de ses synapses avant de se rependre dans son corps tel une drogue. Rien à voir avec tout ça, tout ce qu'elle connait et qui la pousse à agir comme elle l'aime. Quelque chose de plus sérieux, et étrangement d'encore plus délicieux. Une flamme qui s'allume et qui vient lui lécher le fond du cerveau afin de le réduire en bouillit. Concentré d'information projeté directement dans l'ensemble de son enveloppe charnelle pour une réactivité accentuée. Le risque n'est en ce cas plus une possibilité, mais une philosophie de vie.
Ce qu'elle découvrait, c'était l'adrénaline.

Enfin, enfin quelque chose à ma hauteur sur cette terre. Cette fois, j'ai une occasion de mourir avec le sourire aux lèvres.

Son visage se raffermit, se fermant complètement à toute émotion communément humaine, simulée ou non. Pour une fois, elle suivait d'un regard neutre tous les mouvements de celui qui était en colère. Les mesurant à leurs propres valeur. Il était dangereux, et il lui avait pris cette chose unique. Sa voix se fit molle et plate, presque un murmure tandis qu'elle se redressait de tout son long pour faire face dignement à ce Beorc. Croisant les bras sous son opulente poitrine, on avait pu la voir auparavant se saisir de sa sphère de téléportation, maintenant située dans sa main droite:

« Est-ce que tu veux récupérer ton jouet préféré, tel un enfant capricieux?.. »

Inclinant la tête sur le côté, de mise avec un battement de sourcil enchanteur laissant finalement ses yeux à demi-clos posés sur lui. Elle plaça son pied gauche en arrière, pointé vers la bordure de la route et se mit de profil. Reprenant la parole, sifflant au vent tel un serpent sans l'attente d'une réponse quelconque:

« Ou souhaite tu simplement revoir un être cher à ton cœur? »

Il n'était pas le premier. Il n'était pas le dernier. Il était le seul à en avoir le pouvoir.
Elle ferma les yeux. Un profond soupire s'insuffla du plus profond de ses tripes pour finir par ne pas sortir d'entre ses délicates lèvres. Elle rouvrit les yeux, cet air qu'elle transformait en elle lui appartenait puisse qu'il n'était plus respirable par autrui par la suite. Pourtant, toutes les voiles charriés par ce vent intérieur portaient les navires du désir. Le désir du retour de son alter-égaux.

C'est vrai, elle l'aime. Sans doute pas dans tous les sens, comme le physique. Bien qu'elle se le serait octroyé comme quatre heure si l'occasion s'était présentée. Mais par simple plaisir. Un simple amour. Un simple amour de la vie. Elle qui est si différente sans lui, la moitié de son être. Il était difficile de l'accepter, mais tout ce temps qui a coulé sous ces ponts en font s'écrouler la structure.

Toutefois, il reste cette délicate partie. Aussi souple que l'acier, aussi douce que le verre pilé. Le plaisir lui même. Celui du combat, de la souffrance et de ce petit genre de sorbets aromatisés au sang.

Que choisir? Ce mage là avait décidé lui. Un peu tard, certes, mais il voulait le récupérer. Ils avaient un but commun.

Mais le plaisir n'as pas de limite.

Elle savait qu'elle allait perdre. Mais cette lutte qui ne reviendra même pas à l'honneur ne serait déraisonnable que si au final, elle ne gagnait pas. Une tentative de d'auto-persuasion sans doute:

« Il ne faut tenter le diable que si l'on peut lui lisser la queue... Et dans le sens du poil, tu ne crois pas? »

Son discours avait changé. Il se fait plus sec, plus combatif. Elle voulait en découdre, et sa décision semblait irrévocable.
Face à un tel adversaire, elle s'attendait absolument à tout. Il fallait absolument tenir le premier coup, au minimum.

Pour un brin de reconnaissance... Ou un brin d'amour.




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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Mar 31 Mai - 2:39

La flamme s'éteignit alors que le mage la compressait dans sa paume, la réduisant à l'état d'une minuscule sphère ardente, cœur embrasé rugissant d'une colère passionnée. Elle avait soulevée un point intéressant, de son sourire narquois dominé par un regard déterminé. Ne voulait-il récupérer que ce jouet, cet être qu'il baladait dans les pires ennuis à travers Tellius ? Ou bien était-ce la volonté de retrouver un être cher qui le poussait à agir ainsi ? La Walkyrie prit un air pensif, portant sa main libre à son menton, les yeux perdus dans le vague. Les bagues à ses doigts resplendissants sous l'ardeur du soleil de l'après-midi. Un sourire lui vint aux lèvres avant qu'il ne se mette à rire doucement:
- Pour tout te dire ma chère, je l'ignore moi-même. Je pourrais dire un peu des deux. Il est tellement amusant de le torturer qu'on en finit par bien l'aimer.

Son rire se tut alors que son regard se faisait plus sombre. Il sentait la chaleur au creux de sa paume s'accroître alors qu'il rabaissait son grand chapeau du bout des doigts, protégeant ses yeux écarlates de l'agression lumineuse qu'ils subissaient.
- Mais je ne pense pas avoir à te donner d'explications...

La démone lui lança une ultime provocation alors que son regard glacé, contrastant étonnamment avec son tempérament de flammes, plongeait dans celui de son adversaire.
- … les morts n'ont pas besoin d'explications.

Elle voulait se battre... Ca tombait bien, il n'avait jamais été aussi chaud pour écraser quelqu'un. Libérant son pouvoir, le mage propulsa la sphère ardente vers la démone. Un superbe lancer en ligne droite, un projectile de pure puissance, gorgée de flammes solaires et destructrices. La femme aux cheveux blancs bondit sur le côté alors que l'objet implosait là où elle se tenait quelques secondes plus tôt, libérant une colonne ardente et calcinant l'herbe déjà desséchée. Un sourire monta aux lèvres du magicien alors que deux autres sphères se déployaient dans ses paumes, prenant exactement le même chemin que leur prédécesseur.

La mage de bataille ne s'arrêtait plus, les sphères jaillissaient de ses paumes, se matérialisant jusque dans son dos, fusant à une vitesse impressionnante tandis que la femme bondissait, esquivait, dansait avec la mort écarlate que le maître d'Allen Walker faisait pleuvoir. Les colonnes de flammes se resserraient toujours un peu plus et, tandis que la démone se démenait pour ne pas finir calcinée, l'homme aux cheveux de sang, lui, n'avait toujours pas bouger. Un sourire carnassier prit place sur son visage, un sourire empli d'une joie presque morbide tandis qu'il testait à peine quelques parcelles de sa puissance.

- Alors Kyria R. Fall ! S'agit-il là d'un duel de magiciens ou seulement du jour de ton exécution?

Si elle lui répondit, il ne perçut point le bruit de sa réponse tant les brasiers qu'il convoquait l'assourdissaient. La démone parvint finalement à trouver une ouverture, une faille dans cette mitrailleuse infernale qu'elle s'empressa d'exploiter, passant outre le barrage, fonçant vers son adversaire dont le regard pétillait sous l'effet de l'adrénaline. Levant les bras brusquement, le mage éleva un rempart de flammes sans même paraître ciller sous l'énergie magique dégagée. L'incendie sembla naître de nulle part, surgissant de la route poussiéreuse comme si une faille infernale s'était ouverte à cet endroit précis. Les flammes rugirent tandis qu'elle se déployaient, vague monstrueuse prête à consumer cet insecte qui tentait de défier un dieu. D'un simple geste de la main, le maître des flammes laissa la déferlante incendiaire s'écraser droit devant, balayant tout sur son passage, stérilisant la terre, carbonisant l'herbe, réduisant en poussière tous les êtres vivants, insectes et petits animaux sur son passage.

Le sourire du magicien avait disparu désormais. Sa main se portait au repli intérieur de son long manteau noir, il savait que ce n'était pas fini. Et dans un flash bleuté, la démone à la peau d'alabâtre jaillit de cet espace intemporel qu'elle maîtrisait. La créature aux yeux sanglants avait franchit ce mur de pure destruction et s'apprêtait à en châtier le créateur. Pitoyable petite créature pathétique... Pauvre petit être ignorant luttant pour une vie qu'elle ne méritait pas... Qu'elle ne méritait plus. La voix de Magus était grave tandis qu'il la voyait s'approcher, centimètre par centimètre. Le temps semblait tourner au ralenti, les battements de son cœur résonnaient de l'enfer qui l'habitaient mais son regard n'était que la morsure acérée d'un froid polaire. Sa main gauche traînait au fond de la poche de son manteau, sa main droite tenait un livre à la couverture de sang, ouvert en son milieu, dans une pose des plus décontractée. C'était fini... Déjà fini...

- Inferno.

Il n'y eut point de minuscule boule de feu implosant en une immense colonne. Point non plus de rayons solaire frappant la créature déchue de sa divine colère. Le sceau de l'Inferno s'imprima au sol en une fraction de seconde, immense symbole cabalistique englobant les deux magiciens, Magus en son centre. Elle se rapprochait. L'arcane s'illumina d'une violente lumière rougeoyante, la chaleur grimpa en flèche. Elle allait le toucher.

Tout s'arrêta.

Le jugement dernier aurait pu s'abattre sur ce ridicule espace de terre déjà calcinée qu'il n'en aurait pas été autrement. Le sol se fissura sous la poussée incroyablement violente des flammes infernales avant de libérer le brasier de ses abysses. Immense colonne de flammes s'élevant à travers les cieux, explosion de lumière et de chaos, image même de la magie anima dans son état le plus pur et le plus puissant.

Et en son centre, au milieu même de cet enfer ayant rejoint la surface de la terre, parmi les flammes démoniaques de sa propre magie, se tenait cet homme tout de noir vêtu. Ses cheveux aussi écarlate que les flammes qui l'entouraient, voletaient sous le souffle de sa propre puissance, son manteau claquant au rythme de la montée des flammes. L'enfer l'accueillait, le caressait de son souffle chaud et aride sans même réussir à lui assécher la gorge. Et son sourire était triomphant tandis qu'il tenait le rebord de son chapeau que sa propre attaque manquait de faire s'envoler.


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Et wala, chose promise chose due. Bon alors j'ai un peu fait interagir Kyria histoire d'avoir un combat un peu plus dynamique mais libre à toi d'esquiver ou pas les attaques y compris pour la dernière : l'inferno version Magus o/ En effet il a tout fait cramer autour de lui (dont lui logiquement mais étonnamment une walkyrie de son niveau ne craint pas vraiment sa propre attaque XD) et logiquement toi avec... Ou pas =p Tu as totale liberté pour le combat et tu peux nous faire de l'epic, du vrai du bon encore meilleur que le petit joyau que je me suis amusé à faire là rien que pour toi =) Enjoy your CDC o/


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Mer 1 Juin - 20:35

Elle ne lui répondait même pas. Elle n'en voyait pas l'intérêt. Ou peut-être n'avait-elle pas le temps à cause des nombreuses cabrioles qu'elle se devait effectuer pour ne pas succomber. Pas par de simples boules de feu, non. Il jouait avec elle, il était présomptueux. Ces simples sortilèges qui ne font que partir en ligne droite. Elle n'aurait eu aucun mal à les esquiver si il n'en envoyait pas autant à la seconde. Aux vues de sa puissance, un seul coup et c'était la fin.
Elle se déportait en tout sens, esquivant avec brios toutes les attaques. Le seul soucis était qu'il y en avait tellement qu'elle ne pouvait pas se rapprocher. Il était hors de question de mourir sans l'avoir ne serait-ce qu'effleuré du petit doigt.

Elle frissonnait d'un malsain plaisir à chaque pas qui l'écartait d'une mort certaine. Jamais le désespoir n'avait été si grand, jamais elle n'avait autant eu envie d'en découdre. Il ne s'agissait pas d'une simple exécution. Ce n'était pas non plus un duel de magicien, car elle était certaine de perdre. Après tout, rien ne la retenait en ce monde. Rien, si ce n'est ce moment. Ce délicieux passage où la vie et la mort s'entremêlaient pour une dernière danse avant de plonger dans le néant. Plus rien n'avait d'intérêt à ces yeux que d'atteindre cet homme.

Un tel fossé de puissance les séparaient. C'était indéniable, la sensation de chacun de ses nerfs déchargeant des millier d'informations a chacune des parties de son corps était extrêmement désagréable. Elle ne pouvait quasiment plus le supporter, l'exercice physique ne faisait pas partit de ses attributions initiales.
Alors qu'elle se jetait sur le côté pour esquiver une énième poussée d'énergie magique, elle empoigna sa sphère de téléportation.

Elle disparaissait dans un halo bleuté d'électricité, mêlant sa propre énergie magique à ce champs de bataille. Qui aurait cru qu'un simple chemin de terre serait sa tombe? Son ultime passage sur cette affreuse terre. Elle ne détestait point cet homme, il n'était que source d'humanité. Le Beorc dans sa forme la plus pure quand il est gavé de puissance. Ses secrets, ses ambitions, sa propre existence. Chacun possède ses propres buts, et lui a ceux qui dépassaient les cieux. Un modèle en quelques sortes, un exemple pour elle.

Elle apparaissait quelques secondes et repartait dans un espace tridimensionnelle avant de se retrouver ailleurs. Elle progressait parmi les explosions, elle se rapprochait de lui. Quand allait-il prononcer ce simple mot, ce sort qu'il affectionnait temps. Celui qu'il connaissait le plus, cette puissance qu'il avait développé avec lui. Cette colonne de feu magique qui impose le respect et la crainte. Ce pouvoir auquel personne n'a jamais retissé, celui avec qui il achève ses victimes.

Kyria touchait presque au but. Rien ne la retenait sur cette terre. Rien, mais pourquoi? Elle n'en avait aucune idée, et peu importe. Le sceau magique se dessina instantanément au sol. Il était gigantesque, rougeoyant. Il inspirait la peur, toute sa peau frémissait. L'incarnation de l'essence de Magus dans son potentiel magique le plus pur. Une vision du glas avant qu'il sonne:

« Qui sommes nous pour oser revendiquer notre existence sur cette terre? »

L'énergie des arcanes remplissait l'air. Elle souillait l'atmosphère, imprimant la volonté du magicien. Ancrant dans ce monde son envie de destruction. Il ne jouait plus, il en avait terminé. D'habitude, il aimait à entretenir son sadisme sur ses cibles, le plus longtemps possible. Il était sérieux, et c'est ce qu'elle appréciait dans ce combat. Dans cette exécution sommaire d'un souhait.

Elle posa sa main sur l'épaule de son vis à vis, centre de l'enfer qu'elle allait vivre:

« Je ne peux atteindre l'équivalence de ta puissance, mais je peux te toucher par des mots. Te crois tu as ce point être dieu, pour décider de qui peut vivre ou mourir? »

Ses mots étaient recouvert par le chaleureux crépitement des flammes naissantes. Le feu prenait racine dans cette terre mourante, liée à son destin de finir calcinée:

« Ton souhait le plus cher n'est pas une vengeance. Tu cherches à protéger le seul qui t'aimes vraiment pour ce que tu es. Tu n'es qu'un... »

La colonne de feu brisa la terre, les flammes léchèrent le ciel. Lui, au centre de ce désastre contempla son œuvre d'agonie. Les cheveux de la demoiselle blanche s'embrasaient, se réduisant significativement à néant en moins d'une seconde. Ses vêtements se détachaient, réduits en cendre lui collant à la peau avant de venir la grignoter. Son corps entier partait en lambeau, la souffrance était réelle. Elle n'était pas aussi agréable que d'habitude; elle n'était que mort. La fin, le regret. Mais pas une humiliation. Sa chaire se disloquait amèrement en résidus putrides d'un noir aussi violent que la fin des choses. Qui y a t-il après la mort? Aucun besoin de le savoir, où de le demander. Elle mourait, et c'était tout ce qui importait. Ce ne fut même pas un beau combat, ce n'était pas non plus une question d'honneur. Il n'y avait qu'une raison, une seule:

« Humain. »

Lentement, elle tomba au sol. Ses yeux enflammés par la simple chaleur dans un dernier éclat de vie significatif. Ce dernier soupire, ce dernier avis donné à cette terre qui nous a crée. Un râle sombre, silencieux. Une dernière prière, un dernier souhait. Un murmure inaudible pour ceux à qui il n'est pas destiné. Un au revoir a ceux qui ont croisés ses pas, peu importe les sentiments, les raisons et tout ce qui a pu se produire. Tout a une fin, tout c'est terminé aujourd'hui. Tout s'arrête pour ceux qui ne continues pas la route. Il n'existe aucun mot pour décrire ça. Comme l'amour, comme l'amitié. Ce qui est vrai est ce qui est intangible. Et si les paroles ont un sens, c'est que notre esprit peut les caresser du bouts des doigts. Aujourd'hui une porte noir se ferme à tout jamais.



Le monde existe-il sur différents plans? Sans doute est-ce une corrélation de l'esprit de ceux qui sont puissant. Dans celui-là, on se serait attendu à voir un trône. Un siège de Dieu de l'univers où serait assis un gamin aux cheveux blanc, marque sur l'œil. Il tiendrait tout entre ses mains, et serait le seul à gouverner dans cette dimension. Aux portes de la mort, il est toujours question de trouver quelque chose. Mais rien, rien n'est ce que l'on croit vraiment. Ils étaient des milliers, elle était seule. Il était unique.

Elle était assise sur ce trône d'or et d'argent, sur cette estrade élevée de quelques mètres du sol d'où coulait un immense tapis de sois rouge. Cette pièce était baignée dans le noir, il n'y avait aucune autre délimitation que ces dalles d'or blanc peignant la terre d'une richesse incommensurable. Elle ne portait aucune couronne, elle n'avait aucun sceptre. Elle n'avait que le titre de déesse. C'est tout. Cet immense fauteuil impérial où elle se tenait assise, voir même affalé dans une position royale. Des habits noirs extrêmement féminins, une robe surmontée d'un corset à motifs violets. De longs cheveux rouges clair, bouclés, cascadant sur ses frêles épaules à nue. L'incarnation de la grâce féminine. Une sorte de prince aux yeux violets, d'une profondeur extrême.

Devant elle, en bas des quelques marches, des milliers de soldats. A genoux, tête baissée. Ils étaient en armure d'or et de noir, chaque pièce de métal représentant sa richesse. Chacun étant une idée, un concept. Une arme pour se battre contre la vie. Tous, sauf un. Un seul, un unique. Celui qui était au centre du tapis de soie, un être vêtu différemment. Celui qui lui faisait face. Des cheveux blancs dans une coupe défiant la gravité, un œil marqué par une cicatrice faite au couteau. Ce même symbole que porté sur les armures des autres. Des yeux bicolores, bleu et rouges. Elle le savait, même si il les avaient fermés. Un long manteau noir brodé de motifs d'argents imprimait les formes doucereusement musclées de son corps. La manche gauche était arrachée, donnant lieu sur un bras entièrement noir bien que totalement humain. Comme si on avait tatoué son bras en noir, tout simplement. Un pantalon de tissu noir large donnant sur une double ceinture à la boucle d'argent, à laquelle était accroché une épée longue finement ouvragée. La poignée était d'or et d'éden. Elle resplendissait de bon sentiments. Un cœur d'argent terminant le pommeau.
Son torse lui, était recouvert d'une chemise blanche semblant faite d'une matière aussi noble que la soie, et son cou était entouré d'une sorte de nœud singulièrement noble d'un rouge foncé.

Elle avait l'impression d'avoir oublié énormément de choses. Toutes ces choses qui voulaient s'emparer de son esprit à nouveau. Une tumultueuse tempête morcelée des vents passés dans un océan où l'eau n'est que bris de verre. Tout ces hommes devant elle, s'inclina sous son commandement. Avec respect, honneur et dévouement:

« Qui suis-je? »

Sans surprises, et sans se mouvoir autrement que vocalement, ce fut cet homme aux cheveux de nacre qui s'exprima:

« Vous êtes la déesse qui gouverne ce monde; vous êtes ce qui régule le cycle de notre nature. Votre nom est celui de la saison où tout s'endort pour renaître après celle de la mort. Vous êtes Kyria R. Fall.
-Et qui sont ces hommes?
-Ces hommes, disait-il en tendant son bras noir arqué en arrière, sont vos serviteurs. Chacun de vos messagers. Tout ces hommes qui sont prêt à mourir pour votre cause. Chacun porte le nom d'un de vos sentiments, d'une de vos idées. Une ambition, un rêve... Ou devrais-je dire, nos rêves. »

Il ouvrit lentement les yeux, en se redressant. Plongeant son regard dans celui de sa dame; elle était calme, impassible. Elle ne comprenait pas encore:

« Je suis Allen Walker, enchanté de te rencontrer à nouveau, Kyria.
-Tu es censé être mort.
-Je ne peux pas mourir, tant que tu es en vie.
-Je ne comprend pas, misérable insecte.
-Je suis revenu pour te sauver. Une deuxième fois. »

Il s'approcha d'elle, mettant son pied droit sur la deuxième marche:

« Toi qui existait avant même que les océans ne recouvrent la terre. Tu étais si puissante. »

Il montra de la main le bras démoniaque de Kyria:

« Tu étais la plus puissante des mages que ce monde ai porté. Tu ne m'as jamais tout raconté. Je sais juste que tu t'es enfermée dans ton esprit. Tu te sentais si seule... Tu étais si puissante. »

Il baissa la tête, le ton de sa voix s'incrémentant vers la tristesse au fur et à mesure que ses paroles flottaient vers sa reine:

« Tu m'a crée. Je n'existe pas vraiment. Après un millénaire de rêve, ici, toi et moi. Tu m'as fais naître dans le vrai monde.
-...Quoi? Répondait-elle, en secouant la tête sous le désarroi.
-Je ne peux pas te dire qui tu es réellement. Je ne suis que ton bouffon, ton jouet. Celui crée en ce lieu pour t'amuser. Tu as oublié, tu as renier ce que tu étais avant. Et tu m'as donné naissance en transformant ton corps. Tu n'es pas amoureuse de moi, tu as juste oublié.
-Explique moi... Je suis... Perdue.
-Kyria n'est pas ton vrai nom, c'est celui que tu utilises en ce monde. Tu m'a créer avec tes pouvoirs, m'a donné naissance dans le vrai monde pour que je puisse vivre après m'avoir enfermé ici durant cinq cent ans. J'ai foulé cette terre, et tu sommeillais en moi. Tu n'es pas une partie de mon âme, c'est moi qui suis une partie de la tienne. Ce bras, n'est qu'un catalyseur que tu as créer pour réduire ta propre puissance. Mais ce qui restait, toi, ces souvenirs oubliés qui voulaient refaire surface. Ils étaient si omniprésents qu'ils t'ont réveillés, et t'ont rendu folle. Ma mort physique t'as rendu ton être, mais tu as oublié qui tu étais alors tu t'es créer un nouveau corps, refusant toujours ton passé. Tu t'es fermé ta propre porte. Tu es de nouveau toi même, mais es-tu prête à accepter ton sort? Quel est ton choix? »

Il tira sa lame, doucement. La grisaille sonore du métal frottant l'intérieur du fourreau afin d'être libérée:

« Quel qu'il soit, j'existe pour te servir. Et je te sauverais. Je te ferais accepter. Je renierais mon existence. Je suis là parce que tu voulais que ton essence réussisse là où tu avais échoué précédemment. Tu a réussi à créer la vie de ton simple pouvoir. Mais tu manipules ton propre destin pour détruire ce tout que tu as crée. Je ne peux pas te laisser entrevoir une telle fin. Je ne suis pas toi. Je suis ton enfant, un monstre. Quelque chose qui ne devrait pas exister. Une idée, un aberration magique. Je suis Allen Walker, ton fils. »

Rien n'avais plus de sens. Les paroles d'Allen entraient telles des informations contradictoires et se battaient dans son esprit. Elle était la source de l'existence de ce qu'elle détestait et adorait? Elle avait déchiré son âme en deux pour se donner une autre chance en tant que spectatrice? Impensable... Pourtant, ici, tout allait en ce sens. Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?



Magus avait tourné le dos à la scène. Il s'en repartait, son travail était terminé. Il avait fait ce qu'il fallait faire. Pourtant, son pied s'aplatit la poussière avec stabilité. Il s'était arrêté. Quelque choses dans l'air avait changé. Alors, il se retourna pour contempler ce qui devait arrivé.

Se mouvant dans tous les sens, grossissant tel une bulle de mazoute à divers endroits; le corps noir et mort de Kyria dégoulinait de formes physiques improbables dans tous les sens. C'était immonde, totalement. Tel un phœnix, un nouvel être naissait parmi les cendre. Sortant de sa propre mue, éclatant la carapace putride d'une morte par le feu, sortit brusquement quelque chose d'humanoïde. Ses long cheveux blanc se rependant dans le vent tel du lait projeté dans le vide. La peau extrêmement pale, des pupilles blanches sous un masque noir et rouge ne lui couvrant que le contour des yeux. Une armure noir et blanche, où seul le torse et les jambières semblent êtres faites de chitines noir lugubre et monstrueuse. Toujours le même bras maudit, qu'il empoigna de sa main droite tirant lentement ce dernier vers le bas.

Il se déchira dans un sceau magique, apparaissant dans la main droite comme une épée tirée d'un fourreau d'une autre dimension. Une épée maudite, à la lame chitineuse d'un noir de jais venu des enfer. Il en dégoulinait une fine brume noir disparaissant presque instantanément dans l'air. Ce truc au sexe indéfinissable avait une expression folle sur le visage:

« Oh.... Eh! Mais! Eh! Tête de tomate! On s'la donne? »

Sa voix était étrange, alors qu'il effectuait des mouvements stupidement théâtrale avec son corps. Il fixait Magus avec une expression de défi totale. La vanité pour aura, il regardait maintenant à droite puis à gauche avant de se mettre à danser en tournicotant sur lui même:

« Aller aller! C'est l'heure de mettre le feu au publique! »

Il s'approchait du magicien en tournoyant dans une valse avec un partenaire invisible:

« Oh, mais y a pas de publique! »

Il s'arrêta et baissa la tête, se mettant à sangloter quelques secondes avant de se laisser tomber au sol. Il pleura à chaudes larmes une bonne minute en roulant sur lui même au sol dans des directions impressionnistes, avant de s'arrêter face à Magus. Allongé sur le flanc, un bras arqué sur la main duquel il avait posé sa tête, une jambe repliée par dessus l'autre. Il avait maintenant prit un air sérieux tout attentionné vers le pyromane:

« Alors, on s'amuse un peu copain? »




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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Jeu 30 Juin - 4:27

- Humain.

Ils étaient seuls en ce monde de flamme, ce monde de destruction qu'il avait créé par sa simple puissance, ce monde qui la pulvérisait littéralement. Son corps partait en lambeaux, sa peau se recroquevillait aussi aisément que s'il n'avait s'agit que d'une feuille de papier et pourtant... Elle continuait de le fixer de ce regard de défi. Ce regard empli de folie, à la frontière entre les mondes, contenant la peine et la joie, contenant la soif de vivre et l'amour de la mort. Ce n'était plus qu'une carcasse décharnée dont le visage se consumait lentement, un visage qui continuait pourtant de le fixer...
- Je ne crois point être un dieu...

Le livre écarlate claqua lorsque le mage le referma d'une simple poussée, annihilant l'enfer sur terre aussi rapidement qu'il était apparu, laissant la morte s'écraser pitoyablement au sol dans un nuage de cendres brûlantes, résidus de chaire calcinés mêlés à la terre en fusion. La Walkyrie lissa rapidement la tranche de l'ouvrage avant de faire demi-tour,son long manteau volant dans l'air encore aride.
- … Je suis un dieu. Le juge de ton existence.

Le livre disparut dans les replis de son vêtement tandis que sa main rajustait le rebord de son long chapeau. Il allait lui falloir une nouvelle cigarette rapidement.
- Le verdict est rendu.

Et Magus s'éloigna sur cette terre désormais désertique et aussi noire que sa tenue alors que le corps défunt de Kyria R. Fall palpitait une première fois.

***

Son monde s'effondrait. Tout ce en quoi elle avait cru, tout ce pour quoi elle avait cru se battre... Tout n'était donc qu'un rêve, une illusion dont elle s'était bercée volontairement, espérant fuir son passé, espérant tracer un nouveau chemin... Et qu'avait-elle obtenu ? Qu'avait-elle réussie ? Un amour factice, une existence voilée, une folie constante et une mort pitoyable...
- Me sauver...

Son rire cristallin résonna, clair et distinct, joyeux et pourtant empli de démence dans cette dimension où ils se trouvaient, cette dimension qu'elle contrôlait, cet espace qu'elle était. Cet être qu'elle avait elle-même créé, cette chose que tous devaient rejeter, son outil se proposait de l'aider... Lui, lui qui avait même obtenu un nom... Allen Walker, l'homme que tous regrettaient. L'imbécile qui se sacrifiait pour les autres, la créature dont elle s'était crue éprise, l'homme qu'une véritable femme aimait... L'homme pour lequel on l'avait assassinée. Le rire se tut aussi brusquement qu'il avait commencé. Autour d'eux, le néant qui les entouraient rougeoyait désormais de ces flammes qu'elle se souvenait maîtriser... Ces flammes par lesquelles elle avait périe tandis que le violet de ses yeux brillait d'un éclat mortuaire.
- Pourquoi aurais-je besoin d'être sauvée... Par un mort qui ignore sa place.

De son ongle chitineux elle égratigna l'accoudoir de ce trône si riche avant de décroiser les jambes dans un mouvement des plus féminins. Et tandis que sa majesté se dressait sur l'estrade, dominant ce fils qu'elle s'apprêtait à éradiquer aussi facilement qu'elle l'avait créé, ses soldats reculaient, libérant l'espace de la pièce tandis qu'elle le fixait droit dans les yeux.

De sa main humaine elle fit naître les flammes, faisant danser cette langue ardente autour de son bras nu sans éprouver la moindre souffrance. C'était si agréable... Tellement plus chaleureux que la brûlure glaciale de son meurtrier... Car oui elle était morte. Elle n'était plus que l'esprit de ce qu'elle était réellement... Un esprit qui entrevoyait une possibilité de réincarnation.

- Allez... Allen Walker... Voici venir la dernière ligne droite...

Elle disparut, se téléportant quelques mètres derrière le trône puis apparaissant quelques centimètres sur la gauche. Assise sur le dossier de l'imposant fauteuil, de plus en plus vite, de moins en moins perceptible, son écharpe de flammes dansant sur son corps de rêve, un sourire provocant ornant ses lèvres. Pourquoi voulait-elle se battre ? Pourquoi voulait-elle revenir ? Personne ne l'attendait... Tous le voulaient lui... Son sourire se tordit en un rictus de haine.
- Montre-moi cet amour que tu leur voue... Cet amour dont ils ont tant besoin!

Elle bascula en avant, se téléportant une ultime fois, son visage de déesse réapparaissant à quelques millimètres de celui de son pion, le bras démoniaque levé, le poing serré, les flammes rougeoyantes augmentant la puissance d'un coup déjà magiquement amplifié.
- Il est temps... De mourir!

***

Il ne s'était même pas retourné. Pourquoi se donner la peine alors qu'il était persuadé de s'en être débarrassé... Et pourtant... La créature pitoyable qui se couchait devant lui avait tout et rien de ce qu'il attendait... Il devrait peut-être attendre pour fumer...
- Alors, on s'amuse un peu copain?

Pas de pitié dans son regard mais pas non plus de menace. Celle qu'il cherchait n'était plus... Que le destin fasse ce que bon lui semble de ce qu'il restait. Et tandis que les flammes bleutées de son majeur brillaient faiblement, le magicien noir s'avança vers cette créature dont il ignorait tout.
- Hors de mon chemin.


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Mer 13 Juil - 14:26

"La transformation est... Complète."

Sa voix avait changée, son ton aussi. On descellait là les caractéristiques vocales d'Allen et de Kyria synchronisés au bout d'une seule paire de lèvres. Sauf si tenté que cet être soit féminin, ce qui restait à prouver. Kyriel devait être à moitié mâle et à moitié femelle. Un demi-Allen, c'est vous dire si on se retrouve avec une infime partie de rien par rapport à ce qu'on avait à l'origine.
De toutes façons, tout ce qui résultait de l'aura de cet être androgyne était une sorte de mysticisme emprunt de folie. De folie meurtrière. Pourtant, en regardant dans ces yeux dénués de sentiments on pouvait apercevoir cette légère touche de bonté. Cet infime fragment qui dit: "Eh, je ne te tuerais pas, quoi que tu ai fais". Ce qui était certain, c'est qu'il était bien plus fort que le modèle original:


"Alors, Magus... Qui vas-tu tuer? Kyria où Allen?.. Où devrais-je dire: Moi ou moi?"

Il posa un genoux à terre, ces dit genoux étant surmontés de bottes-armures jusqu'au bout des pieds. Il ne faisait nul doute qu'il se battrait aussi avec. Il posa sa main au sol, devant lui, doigts écartés alors que ses yeux d'un blanc pur se posaient sur le Mage en face de lui, derrière son masque:


"De la terre nait la vie..."

Serrant d'un coup la terre sous sa poigne, cette dernière semblant meuble. Au point où la main s'enfonça dedans mais se resserra autour d'une partie solide. Il se releva donc, fixant toujours son "maître", entrainant dans son sillage une longue barre d'os, plus ou moins taillée droite et sans trop de pointes:


"Du sang vit la vie..."

Étant maintenant droit comme un i, de la terre sortait le bout de l'arme. C'était ce qu'on pourrait appeler une hache à deux mains, double tranchant de mise. Toujours en os, et à la lame irrégulière. Cette dernière semblait pourtant extrêmement bien affutée. Entre les deux lames se tenaient deux spectre, ressemblant étrangement aux deux enfermés à l'intérieur, s'enlaçant au sommet de l'arme et s’entremêlant dans des filaments d'os vers la poignée.
D'un mouvement vif, il la rabattit sur son épaule, d'une main. Ce truc devait peser une tonne:


"De l'eau nourrit la vie."

A ces mots, l'un des deux tranchants s'enflamma. Des flammes bleus, dont on pouvait sentir le froid amené par le vent à plusieurs mètres d'ici:

"Du feu termine la vie."

Et comme psaume finale, l'autre côté de la hache s'enflamma. Narquois, il se tenait avec sa hache de flanc par rapport à celui qu'il fixait:


"Je suis le commencement et la fin. Je suis ce que tu aimes et ce que tu détestes. Je suis le feu et le givre. Tu peux m’appeler Kyriel, l'Alpha&L'Oméga."

Il commença à marcher, lentement, vers Magus:


"Et je te défies, Magus Fehl. Oh, et que dirais-tu de faire un... Pari? Aller, si je te bats, tu me donnes ta bague."

Un sourire carnassier se dessina juste sous le masque où ses yeux avait toujours l'air inexpressif. Aujourd'hui était un bon jour pour mourir, surtout quand c'est celui d'en face qui crève.


_______________________

Allen se jeta sur le côté, roulant au sol jusqu'à se relever. Il avait esquiver les flammes in extremis. Ce monde était le siens, et pourtant, il n'en était pas le maître. Elle avait tous les pouvoirs ici, et quand elle l'aurait comprit, son âme disparaitrait dans le néant et cette fois pour toujours.
Mais il ne pouvait pas s'y résigner. Pour ceux qui l'attendaient, pour Kyria. Pour elle aussi.
Maintenant à genoux, il leva la tête vers elle, affichant un air déterminé:


"Tu rechignes à voir la vérité, Kyria. Mais je suis là, et je te tendrais la main. Tu m'as crée pour te sauver une fois. Je ne te laisserais pas périr car je n'étais scené n'avoir qu'une chance."

Il ne pourrait pas esquiver celle là. Elle lui avait envoyé une véritable boule de feu alors qu'il parlait. Et c'est en regardant cette sphère dans les yeux qu'il avait parler. L'épée dans la main droite, il se releva simplement, tranchant la boule de feu devant lui en remontant un poignet inversé vers le ciel. Le sortilège se brisa en deux, allant s'écraser de part d' autre derrière Allen, faisant voler certains soldats restés en arrière en en éliminant d'autres définitivement dans d’horribles cris d'agonies:

"Je suis l'Alpha, tu es l'Oméga. Mais pourquoi la fin a elle crée le début, tu peux me répondre?"

Elle ne le voyait pas. Aveuglée par la haine, elle créait déjà entre eux un amas de feu informe qui fut propulsé en quelques secondes vers le jeune marqué.
Elle fit quelques mètres avant que ne jaillisse par dessus le maudit, épée tendu par dessus l'épaule gauche. Il frappa, et elle contra simplement avec sa main maudite. Saisissant l'épée avec une telle force que le Troubadour ne put pas retourner au sol. Elle se retourna, gardant son bras chitineux en place et le rabattit violemment vers le bas, envoyant Allen s'encastrer dans un mur sans qu'il ne puisse réagir.
Suite au choc, il s'étala au sol, un peu plus bas. Il lui fallut quelques secondes pour se relever, épongeant un peu de sang au coin de ses lèvres:


"Je suis Allen Walker, tu peux dénier mon existence mais... Pas la tienne."

Il se tourna vers elle, plongeant ses yeux dans les siens:


"Tu ne me tuera pas, car je suis plus puissant que toi."

Tel un chevalier, il plaça son épée devant lui, fermant les yeux avec sérénité:


"Attaque moi tant que tu veux, utilise ce que tu as de plus puissant, Kyria. Laisse moi te prouver que défendre un idéal est plus fort que tout. Arrête d'hésiter, libère toi de tes craintes. Je suis là pour mourir pour toi, et pourtant tu ne veux pas me tuer. Tu es devenue faible Kyria."

Ces mots étaient emprunt d'une certaine ironie, après tout. Il ne parlait comme ça que pour la stimuler, car elle avait vraiment peur. Peur de perdre son identité, d'avoir disparu dans son propre jeu. Au final, elle pouvait le tuer. Il était là pour ça.

Peu à peu, une aura d'un bleu pure et visible se dessinait autour du gamin. Car il tenait ses promesses, et il lui tendrait la main.

Comme dit, c'était un bon jour pour mourir.




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Dernière édition par Allen le Lun 19 Sep - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Dim 31 Juil - 20:19

Ce... Truc le toisait maintenant d'un regard qu'il aurait cru être le seul à pouvoir délivrer. L'impertinent se pavanait face à lui, armé d'une hache qui laissait clairement entrevoir ses complexes les plus flagrants, un sourire parfaitement stupide ornant son faciès de tête à claque... Somme toute logique vu qu'il était en partie Allen Walker. Magus était cependant nettement plus impressionné par les effets pyrotechniques de son petit joujou plutôt que par la tirade qu'il venait de lui répéter. Le genre de phrase classique que l'on est obligé d'apprendre lorsqu'on possède une arme aux pouvoirs destructeurs. Ce qui signifiait probablement que le gros couteau qu'il lui présentait ne servait pas qu'à couper du beurre. La Walkyrie soupira, laissant ses épaules s’affaisser avant de reprendre contenance. Lui qui avait espéré régler cela rapidement.
*Allen Walker... Je ne sais pas comment tu as encore fais pour te mettre dans un tel merdier... mais j'espère bien obtenir des explications et ce jour, tu regretteras de ne pas être resté mort !*

Ses menaces mentales achevées, le mage approcha sa main luisant de bleu de son visage avant... De faire apparaître une clope déjà allumée et d'en prendre une bouffée. Recrachant le nuage amer, il toisa le gus qui lui faisait face de ses yeux ardents. Ce machin lui avait demandé la bague mais il ignorait encore comment il était au courant. A sa connaissance, il n'en avait jamais parlé à son disciple et le bijoux ne se différenciait de ceux présents à ses autres doigts que par son étonnante luminosité lorsque son propriétaire s'énervait. Prenant une nouvelle bouffée, il tendit la main devant lui, présentant le dos de celle-ci à l'étrange créature. La flamme s'intensifia alors qu'il parlait.
- Bon... Je suppose que si tu me la demande tu n'es pas sans savoir ce que c'est ni même que tu n'es pas le premier à me présenter cette... Requête. Le truc...

La flamme bleue glissa lentement le long de la main jusqu'à englober d'une fine couche chacun des doigts du mage, avant de s'élever au dessus du bout de ces derniers, ondulant tels des serpents jusqu'à former des lettres.
COME ON
- … C'est que je possède toujours ce bijou. Et que je compte le garder.

Un claquement de doigts dissipa les lettres tandis qu'il sortait à nouveau son livre.
- J'ai un apprenti idiot et parfaitement inintéressant dont le seul intérêt est de savoir fuir...

Ouverture du livre.
- Sauras-tu esquiver aussi bien que lui?

D'un simple geste de la main à la bague, le mage concentra instantanément un sort de feu juste devant le visage de son interlocuteur. La petite boule implosa aussitôt provoquant lumière, fumée, projections incendiaires et autres effets pyrotechniques masquant les deux adversaires et c'est d'une voix posée et calme que la Walkyrie prononça l'incantation.
- Inferno.

Trois boules de feu s'élevèrent de sa main avant de foncer vers leur lieu d'impact. Trois piliers de flammes carbonisèrent les environs tandis que le mage achevait sa cigarette en même temps que sa victime.

***

Leur duel était une danse ! Un affrontement des plus excitants aux frontières même de l'existence. Elle ne ressentait pourtant ni extase ni même l'envie de lutter. Elle pouvait revenir : si elle abattait l'être ridicule qu'elle avait créé alors elle pouvait redevenir ce qu'elle était. Tout récupérer, tout retrouver. Son sourire sadique s'élargit alors qu'elle propulsait le gamin à l'autre bout de la salle. Ses paroles ne l'atteignait plus tant le feu du combat résonnait en elle. Il fallait qu'elle franchisse cet obstacle, Allen Walker ne la priverait pas de ce qu'elle souhaitait à tout prix retrouver. Elle l'avait créé par ennui, parce qu'elle était trop forte ! Maintenant qu'elle se retrouvait au fond du gouffre, qu'elle avait perdu ce qui la gênait temps, elle ne souhaitait plus que le retrouver quitte à devoir tuer celui qui se proclamait comme sa propre création.
- Attaque moi tant que tu veux, utilise ce que tu as de plus puissant, Kyria. Laisse moi te prouver que défendre un idéal est plus fort que tout. Arrête d'hésiter, libère toi de tes craintes. Je suis là pour mourir pour toi, et pourtant tu ne veux pas me tuer. Tu es devenue faible Kyria.

Les mots la heurtèrent avec force et brutalité. Elle ? Faible ? Non elle était forte ! Elle était plus puissante que lui ! Elle était celle qui l'avait ainsi fait ! Elle le battait à plate couture !

Son bras vola en éclat tandis que le rouge la cernait. Les flammes grossissaient au sein de son être comme aux alentours, carbonisant tout sur leur passage. Ces flammes qui se concentraient maintenant au creux de sa paume, ces flammes qui n'existaient que dans un seul but...

- Tout ce que j'ai...

La lueur meurtrière s'intensifia tandis que son regard fou s'abaissait sur le bouffon qui se prenait pour un chevalier. Et dans un rugissement de rage, la sorcière lâcha sa déferlante de mort sur celui qui représentait tout ce qu'elle exécrait désormais.


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Dim 25 Sep - 16:02

No time, no Run




« Come On »

Se battre, toujours devoir se battre. Mais quel plaisir! Il n'y a rien de plus agréable que de se battre, que d'arracher l'espoir à pleine main de la poitrine de son ennemi. Ah, gagner, perdre. Quel intérêt. Une divination sans borne, sans limite. Voir la fin, voir le début. Vivre le moment présent et respirer à fond. Jouer; le jeu, être un pion. Être un roi.

Être un fou.

D'un puissant mouvement, l'être aux prunelles blanches planta la hache dans le sol, en diagonale. Les flammes bicolores se mélangeait et consumaient l'air avec acharnement et volupté:


« Oh non, très cher. Je n'ai aucunement besoin de cette arme pour t'affronter. Non, pour te vaincre. Ou peut-être pas. Après tout, je suis ton disciple. Enfin la moitié. De l'autre moitié. A demi l'un, à demi l'autre. Et pas que. Ou sans doute que non. Le bleu c'est lui. Le rouge elle. Ou peut-être l'inverse. Ou peut-être les deux en même temps. Qui sait. Enfin, moi je sais! Quelque soit les faits, si une des flammes s'éteint tu aura perdu ton disciple. Comme c'est drôle, n'est-ce pas? Alors, vas-tu risque de me tuer? Ou non? Tu penses? Tu frémis? Non, c'est bien pire que ça! Alors c'est la fête, c'est ça!? Chouette! Fromage pour tous le monde!
…Attend, ne dis rien, tu as raison. Il n'y a pas moyen que cette fête ne s'élargisse pas au cercle de ceux qui n'aiment pas le from...

-Tais-toi. »

Tendant simplement la paume vers Kyriel, il créa un cercle arcanique sous ses pieds. Instantanément, une colonne de feu s'éleva haut dans le ciel, dissipant dans cet enfer l'image physique de cet aberration. Il soupira, longuement. Les flammes de l'arme ne démordaient pas.

La silhouette noir du messager blanc se dessinait dans les flammes, apparaissant comme un signe de mort:


« Hahahahaha! Du simple feu pour me vaincre, HAHAHAHAHA! »

D'un mouvement de poignet, le feu disparu. Et restait seul sur cette terre calcinée l'être aux cheveux blanc. Aucune trace, aucune blessure. Aucune séquelle. Dans une pose stylée et les yeux fermés, il se redressa lentement pour faire face à l'éminence de la magie de ce monde. Magus plissa les siens.
Très lentement, Kyriel tendit ses mains en avant, formant une croix de ses deux mains avec seulement l'index et le majeur. Son aura se déployait. Son aura incendiaire. Mais malgré tout ce potentiel, le Mage de la Cour de Criméa ne cilla point:


« Crépuscule Infernale! »

Et l'enfer naquit sur terre. Le ciel se teinta de rouge. La terre de noir. Les eux devinrent laves. Les arbres moururent. Les bâtiments se transformèrent en ruine. Et lui, totalement recouvert de flammes:


« Consume toi! »

Écartant d'un coup ses bras, les remettants en arrière en bandant les muscles il dégagea un énorme dôme de puissance incendiaire, consument tout sur son passage. Et tout simplement, Magus sourit. D'un mouvement vif et tranchant de la main dans l'air, il répliqua:


« Ignition. »

Une ligne de feu tranchante partie de la prolongation de son mouvement vers Kyriel à une vitesse fulgurante. Tranchant tout sur son passage. Le feu tranchant le feu lui même:


« Quel... Quel est ce-pouvoir?
-Je suis le Dieu de la magie, gamin. Il te faudra encore dix milles-ans pour me vaincre. »

Il prit la vague de plein fouet, le feu broyant sa chair et dissipant ses viscères. Relâchant sa prise sur le monde au fur et à mesure de sa chute en arrière, tout redevenait normal. Sauf l'énorme entaille qui faisait jaillir de son corps une fumée rouge de sang. Et quand il toucha le sol, même le silence se tut.



Le feu ravagea tout. Il planta son épée dans le sol pour ne pas s'envoler vers les cieux, préférant subir le courroux des flammes. Partout, tout ce consumait. Les dalles s'envolaient une à une, fondant avant même d'avoir parcourut quelques mètres en l'air. Elle tenait sa simple main en avant, dédaigneuse au point de manier ce déluge de feu si puissant d'un seul bras. Le visage mauvais, elle contemplait tout ses soldats mourir sous la chaleur. Leur chair coulant et leurs os fondants.

Et tout ce qu'il restait de ce champ de ruine était Allen, dont une aura bleu s'élevait de lui au fur et à mesure que le panorama se déformait au rythme des flammes dansantes. Cette lumière, cette douce lumière bleu. Elle le protégeait. Elle incarnait tout ce que Kyria détestait. Elle ne comprenait même pas ce que c'était réellement. D'un coup, elle se sentait vide. Et l'aura s'intensifiait.
Le genoux quitta terre, et le bouffant se redressa dans les flammes. Droit, fier, valeureux:


« Nous n'étions que tes pensés. Tes souvenirs. Ta quintessence. Souhaite-tu vraiment nous détruire? Veux tu devenir vide?
-Je n'ai aucune ordre à recevoir d'un simple jouet. Cesse de te protéger et affronte moi véritablement! »

Il se mit à marcher vers elle, lentement, après avoir sortie son épée du sol carbonisé. Les flammes n'avaient aucun effet sur lui:


« Comment! Comment peux-tu avancer? Comment ose tu venir vers moi, misérable larve! »

Le feu redoubla de puissance, elle s'énervait de plus en plus. La fureur, la haine. Rien que des sentiments mauvais:

« Je suis là pour toi. Je viens pour te tendre la main.
-DEGAGE, CLOPORTE! »

Elle usa de sa deuxième main pour venir à manier la magie, intensifiant les flammes dans un véritable tsunami de brûlure. Plus rien qu'une couleur flamboyante partout. Elle y mettait toute son âme, elle ne voulait plus le voir! Qu'il disparaisse dans ces flammes, qu'il soit anéantis! Il avait beau être invisible à cause des flammes, elle voulait qu'il meurt! Et il allait mourir, ce n'était plus qu'une question de secondes avant que le feu de la haine ne le consume. Qu'il retourne dans le néant.

Une main se posa sur les siennes, stoppant le feu net. Devant elle, Allen, sans aucune égratignure. Rien que cette aura bleuté. Rien que ce halo qui n'avait rien de puissant. Sa main douce et chaude, sur la sienne. Ce simple contact d'amour pur et simple qui emportait sa main dans la sienne. Un simple acte de gentillesse. Il souriait, et pourtant il semblait si sérieux.

Elle tremblait. Rien que par ce contact, la peur se lisait dans ses yeux. Oui, pour la première fois de sa vie, elle était terrorisée. Ses jambes ne répondaient plus, elle n'étaient plus que du coton. Elle tomba à genoux, s'effondrant en pleures et en proie à l'espoir. Un esprit dans l'esprit. Il la prit dans ses bras, la laissant verser ses larmes sur son épaule:


« Je suis là. »

Et alors, elle se souvint.

Qui est-tu?

Je suis toi.
Qui suis-je?
Je ne sais pas.
Pourquoi?
Je n'ai aucun souvenir.
Tu n'es pas...
Bien sûr que si. Tout a une origine.

Allen Walker. A-l-l-e-n W-a-l-k-e-r. Quel nom intéressant. Comment a tu connus ton nom? Tu ne le connaissais pas. Tu le savais au fond de toi. Tu as été crée, par mes simples pouvoirs. Par mon désir et mon envie. Tu n'es rien d'autre qu'un bouffon, une création de mon esprit impure.


Falcar. F-a-l-c-a-r. Pourquoi ce nom? Tu le savais aussi, toi? Au fond de ton être? Que ceci était ton nom? D'où cela te vient-il? Alors, raconte moi. Tu m'as créer pour que je te divertisse certes. Mais aussi pour que je t écoutes.


Je suis Kyria R. Fall. Falcar n'existe pas. Je n'ai... Je n'ai jamais... Jamais... JAMAIS! JAMAIS CONNU CE NOM! MONSTRE! COMMENT OSES-TU? TU ESSAYES DE MANIPULER TON MAÎTRE? MAIS POURQUOI T'AI JE CREE HEIN? Pour mon simple plaisir. Si je te veux, je t'ai. Si je veux que tu danses, tu danses. Si je veux que tu me baises, tu le fais. Si je veux que tu meurs, TU M-E-U-R-S.

Tu n'es ni un démon, ni un ange. Tu es simplement une humaine. Tes pouvoirs furent si puissants qu'ils pouvaient détruire le monde. Mais aussi le protéger. Tu as eu peur de toi même. Tu n'as eu aucune confiance en toi.

ARRÊTE! TAIS-TOI!

Tout ces siècles se sont passés depuis que tu as crée ta propre prison. Tu avais les pouvoirs de défier la déesse. Et de la vaincre. Tu avais le pouvoir de sauver tous le monde. Tu pouvais devenir une reine, où une déesse. Tu pouvais rester une simple humaine.


FERME LA! JE NE VEUX PAS T'ENTENDRE! DE QUEL DROIT OSE TU! JE NE VEUX... Je ne veux... Plus... T'entendre...

Pourquoi ces mains sur tes oreilles. Pourquoi ces perles glissent elles de tes yeux?


Arrête... Arrête... Je ne veux pas me souvenir... Je voulais mourir, je voulais que tu meurs... Je voulais... Je ne sais plus... Cesse... Cesse...


Le pouvoir ne t'as jamais arrêté. Car tu ne l'as jamais utilisé. Tu as été amoureuse, oh oui. Tu as aimé. Tu as aimé ta mère, Anna Walker. Tu as aimé ton père, Allen R. Fall. Et puis tu t'es entiché de ce démon, ce Roi qui avait tout pour lui mais ne faisait rien pour agir correctement. Nex. Et tu t'es hais. Pour ton premier meurtre, quand tout à mal finit. Celui d'un dénommé Falcar. Toi aussi tu as connus la haine, le désespoir. Tu es une personne à part entière. Je ne suis une partie de toi. Je ne suis pas une copie. Je suis quelque chose d'unique, une de tes créations pour palier à tes sentiments. Tu vois, Kyria, rien n'est fait au hasard. Tout tes choix on un sens.


Pitié, pitié, pitié... Arrête, arrête de me torturer! Je ne veux pas me souvenir, je ne veux plus aucune image! Je me fiche de qui je suis! Je me fiche de qui tu es! Je ne veux rien savoir! Rien rien rien! Plus une goutte de ce venin! Toi et moi sommes censés ne faire qu'un, hein? Tu as échappé à mon contrôle et tu es devenu quelque chose. Ou sommes nous la même personne? Me suis-je inventé toute cette histoire pour en finir avec une maladie mentale?
Non! Quel nihilisme. Nous sommes bien différents! Tu es bon, généreux et aimé. Par ton satané maître! Et par cette fille, cette Yue! Hahahaha ça me fais bien rire. Ils t'abandonneront tous! TOUS! Que tu sois un monstre ou pas ne fait aucune différence à leurs yeux, hein? Pour le moment... Je ne peux PAS te pardonner. Je ne peux pas. Pas pas pas pas pas pas. Ton chemin s'arrête ici. Ils t'aiment tous. Et rien n'est meilleur que des larmes de sang. Oh non, je ne te pleurais pas. Moi je vais rire. Et j'attendrais qu'ils viennent me tuer à mon tour, et je te rejoindrais dans le néant.
Toi et moi pour l'éternité... HAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Et toi, tu m'aimes?



Les sanglots cessèrent. De son bras maudit, elle attrapa la gorge d'Allen. Elle serrait fort, et se relevait alors que lui s'affaissait. Elle croisa son regard. Elle était emplit de haine et de folie. Lui d'amour et d'ordre. Il suffoquait, s'agenouillant devant elle qui était revenue debout. Elle baissait les yeux et daignait regarder cet insecte, l'étranglant d'une seule main. Non, non. Il n'allait pas mourir comme ça. Ce serait bien plus douloureux. Elle leva son bras maudit. Assez haut pour remonter le gamin à hauteur de visage. Ses pieds ne touchaient plus terre. Son visage était crispé de douleur, il était incapable de faire le moindre geste. Le manque d'air, son énergie le quittait. Et elle, elle le regardait en souriant. Il souffrait, et elle aimait ça. Ça lui faisait du bien, au plus profond d'elle même. Remuant l'abysse des ténèbres. Il lui demandait si elle l'aimait, n'est-ce pas? Elle posa son autre main sur le visage d'Allen, paume ouverte:


« CE N'EST PAS UNE FACON DE PARLER A UNE DEESSE! »

La lumière du feu jaillit comme un éclair, la boule de feu explosant directement au visage du gamin. Sa tête fut projetée en arrière à une vitesse prodigieuse, et même l'aura bleu ne le protégea pas suffisamment. Il se fracassa le crâne contre le sol avec une furie due à la physique. Lâchant, son épée, étalé au sol dans son propre sang.
Non, il n'était pas mort. Juste blessé. Il allait souffrir:

« Alors c'est ça, ce petit joujou qui incarne tes sentiments... »

Elle s'était saisie de la lame, entre ses mains, la parcourant du regard. Une magnifique épée représentant la lumière et l'amour que lui portait les autres. Eh bien qu'elle brûle. L'arme s'enflamma, et tous les sentiments d'amour se consumèrent langoureusement dans l'étreinte de la folie:

« Tu es à moi. Ce doux rêve n'est qu'un cauchemar. Dont je suis la maîtresse. »



D'un coup, les deux flammes s'amplifièrent. Créant un brasier. Un feu de pouvoir. Ce n'était pas terminé, et le pire était à venir. Alors pour cela, Magus s'était allumé une cigarette.

Encore une fois, le corps de Kyriel se souleva tout seul du sol. Lentement, entouré d'un halo de flamme et de poussière de givre, s'entremêlant dans une danse éternelle et chaotique. Deux éléments distinct dans une lutte sempiternelle. Un enchevêtrement de sentiments. Un flot de pouvoir qui s'emparait de son corps.

Ses cheveux blanc devinrent des flammes ardentes. Ondulants au vent, se consumant d'elles même dans l'espace. Ses yeux se teintèrent du bleu qu'est le givre pur. En émanant de la poussière d'azur, s'élevant vers le ciel sur quelques centimètres tel des brasiers flamboyants. Sa peau se recouvrait de la couleur noir de jais, imprégné de rainure bleutés et rouge comme le magma par endroit. Dessinant ses muscles et donnant à son corps une profondeur infinie. De ces rainures s'élevait de la fumée similaire aux couleurs intérieurs.
Il tendait les bras, tel un crucifié, alors que son corps se remettait debout peu à peu; Ses dents devinrent pointus. Son bras droit s'enflamma totalement alors que le gauche se recouvrait d'écailles et de piques de givre.


Il émanait de lui un tel pouvoir. Un tel chaos. Un tel ordre. Il avait la possibilité de rivaliser avec un dieu. Cela ce sentait, même l'atmosphère avait changée:

« Tu as peut-être les pouvoirs d'un Dieu. Mais le Dieu de la Magie. C'est moi.
-Les titres ne valent rien. Soit ce que tu veux, si ça te fais plaisir. Tu ne fais pas le poids. »

A peine sa phrase terminée qu'il levait les bras pour incanter un nouvel inferno. Kyriel tendit simplement son bras de givre vers Magus, et matérialisa tout autour du mage flamboyant des piques de Givre alors qu'une boule de feu naissait au creux de sa main. Magus du cesser son sort, préparant sa défense. Il était cerné.
Kyriel ferma une poigne solide sur la boule de feu et le mage de feu explosa sur une grande distance au moment même où le piège de cristal se refermait sur lui. S'en était terminé du Maître.

Dieu ou pas. Seul le pouvoir a une raison d'exister.




«Quelle est cette folie. Quelle est cette douce et sulfureuse agonie. Nombre sont les gens que je n'ai pas pu sauver. Nombre sont ceux qui m'ont renier. Nombre sont les obstacles qui se sont dressés sur ma route. J'ai rencontré beaucoup de gens, j'ai vécu beaucoup de choses. Je suis tout ce que tu veux. Un être méprisable, un manipulateur. Un ange ou un démon. Le choix est tient. L'important, c'est que je sois en vie. Et je le suis bel et bien. Je n'ai qu'une façon de le prouver. Je l'aime. C'est tout. Elle est mon présent et mon avenir, et sa simple image dans mon esprit me rend immortel. Cela me donne le courage que je n'ai jamais eu.
-
Et que compte tu faire, alors? Tu reste impuissant.
-
Je suis faible parce que je me borne à protéger tout ce qui existe. Parce que tous le monde mérite d'avoir un appuis, un soutiens. Quelqu'un qui pense à lui, l'aide et l'apprécie pour ce qu'il est. Je suis faible parce que moi j'ai la force d'agir dans la difficulté, d'agir pour les autres. Je ne choisis pas la facilité.
-HAHAHAHAHAHA! Comme c'est minable, le bouffon est amoureux et il se sent pousser des ailes!
-Je te tendrais la main, au dernier moment. Et cela est injuste. Mais si jamais tu crois pouvoir m'empêcher de la revoir, alors je te tuerais moi même.
-...Quoi? »

Elle était abasourdit. Et lui il se relevait, le visage plein de sang. Il était déterminé, et ce halo bleu qui l'entourait s'intensifier. C'était l'amour, l'amour qui le caractérisait. Non pas celui qu'il éprouvait pour son prochain. Mais celui qui incarnait son présent.
Elle ne pouvait pas le supporter, et elle lui envoya d'emblée une boule de feu qui fut anéantis d'un simple revers de la main:


« Tu... Tu ne peux pas! Tu es censé être faible! »

Il monta les escaliers, lentement. Ses yeux plantés dans les siens, avec détermination. Rien de meurtrier, rien de mauvais. Ce n'était qu'une preuve de volonté. Tout le corps de Kyria frissonnait. Elle ne pouvait pas esquisser un mouvement. Et pourtant elle pourrait le tuer, ce n'était pas un simple regard qui... Qui... Qui l'effrayait. Il n'avait pas la puissance... Qu'est ce qu'il avait alors!?

Et il la gifla.




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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Jeu 13 Oct - 1:08

L'air était empli de particules givrés et l'enfer embrasé des lieux avait soudainement laissé place à un froid sibérien. L'être qui se prenait pour un Dieu trônait dans ce paysage de fin du monde, imbus de ses nouveaux pouvoirs et persuadé d'être le vainqueur. Il aurait pu profiter d'un effet de surprise, il aurait pu ruser et l'achever d'un claquement de doigts... Mais non. Rien ne valait un bon pétage de gueule dans les règles de l'art:
- Few ! C'était juste.

Il se dressait là, à l'emplacement exact de sa disparition, les flammes bleutées qui l'avaient protégées se dissipant lentement tandis que sa silhouette recroquevillée sur elle-même protégeait sa cigarette du souffle du choc.
- Elle a failli s'éteindre.

Tirant une nouvelle bouffée du petit bâton de tabac, il constata avec joie que les flammèches bleues qui enflammaient désormais l'herbe à fumer régénéraient l'objet selon son désir. Tirant une nouvelle bouffée, il en reprit aussitôt une troisième, tentant de contrer la régénération de plus en plus rapide de son centre d’intérêt du moment. Ce n'est que lorsque ses poumons atteignirent leur limite de survie qu'il abandonna le combat pour relâcher un épais nuage bleu, stagnant dans les airs. Inspirant à pleins poumons il s'adressa à son adversaire, un sourire ravi (et bleu) aux lèvres.
- C'est magique ! J'aurais carrément du y songer plus... Déesse que c'est moche.

La cigarette éternelle manqua de s'écraser au sol alors que le sourire se changeait en une feinte expression de surprise. La chose qui se dressait devant lui n'était même plus humaine. Aux yeux de tout être humain normal il ne pouvait s'agir que d'un monstre mais un mage, aussi puissant soit-il, ne pouvait qu'y contempler la quintessence du pouvoir. Une fusion magnifique entre le feu et le givre... Or premièrement, Magus était Magus et deuxièmement, Magus était une Walkyrie (et non un vulgaire mage) ce qui réduisait sa vision à celle limitée d'un pécore moyen : un truc... Bleu et rouge et avec une tête pas contente se dressait face à lui en gueulant des menaces auxquelles l'arcaniste préférait le bout bleuissant et clairement plus stylé de sa clope. Il souffla une nouvelle volute avant d'ouvrir lentement mais sûrement son tome magique.
- Bon alors pour un apprenti qui se prend pour un Dieu...

Le pouvoir s'accumula en face de lui alors que son regard embrasé transperçait le démon,
- … Pour une catin qui croit de même...

Ses doigts tracèrent un invisible signe cabalistique dans les airs alors qu'une explosion de flammes l'engloutissaient. C'était chaud... Il allait falloir bouger... Il avait été interrompu...
- Soit puni, crétin de disciple!!!!

Jaillissant des flammes alors que l'attaque prenait de l'ampleur, le mage fit déferler sa fureur incendiaire dans tous les sens du terme sur la créature. Celle-ci leva son bras de glace avant de balayer l'attaque d'un revers de la main, aussitôt suivi d'un givre mordant. La neige se heurta à une chaleur insoutenable avant de s'évaporer deux mètres avant le cœur même du sort. Les préliminaires de l'affrontement de deux entités de la magie avaient rasées toute forme de vie dans un rayon de quelques centaines de mètre. Ils allaient maintenant passer à un stade supérieur. Celui où l'on se bat, non pour espérer bloquer la magie adverse... Mais celui où l'on se bat pour percer les défenses et détruire la chair.

Un geste de la main contre un mouvement de griffe. Bras tendus, les deux mages laissèrent le choc de leur puissance briser la terre au centre de leur affrontement, balayant la cendre et la glace tandis que les vêtements de la Walkyrie étaient agités d'un vent impalpable. Serrant les dents, il accentua la pression brutalement tandis que le sol implosait sous la créature, emprisonnant la bête au centre d'un véritable enfer volcanique. Loin de stopper l'attaque roussissant ce qui lui servait de peau, la créature combattit le feu par le feu et c'est un véritable rayon magmatique concentré qui perça la barrière de flamme, aussitôt contré par un sort similaire de Magus. L'explosion retentissante qui s'ensuivit projeta débris et rocs ardents contre les deux adversaires. Aucun d'entre eux n'avait bougé d'un pouce.

- Hmm... Ca mérite AU MOINS un B+.

La Walkyrie aux cheveux ardents se tenait le menton d'une main éraflée. Sa tempe écorchée laissait filtrer un mince filet de sang mais il ne semblait pas avoir été atteint outre mesure. Ses narines recrachèrent un énième nuage bleuté, rejoignant le chaos fumant de la scène. Etrangement, les volutes azurées ne se dissipait pas sous les assauts monstrueux des deux adversaires et continuaient de stagner dans les environs de l'endroit où ils avaient été relâchés. Le regard de Magus pétilla tandis qu'il feuilletait de nouveau son livre.

Il fut le premier à quitter sa position statique, le sourire aux lèvres, aussitôt suivi par la créature. Une pluie d'infernos s'abattit sur le champ de bataille, concentrés purs de magie projetés par la puissance du mage rouge. Profitant de l'occasion, il bondit sur la créature, toujours souriant, concentrant sa force dans le tranchant de sa main. Un iceberg l'accueillit mais il le fendit d'un coup sec de sa paume chauffée à blanc. La bête était derrière lui, sa bague brilla vivement alors que les flammes du purgatoire l'engloutissaient de nouveau. A un tel degré de puissance et sur une si petite surface, une telle attaque eut pu être mortelle... Mais le gouffre de flamme s'heurta à la barrière divine, le feu bleu rongeant son confrère pour s'abattre telle une immense vague aquatique sur la bête. La température y était pire que tout : mélange de froid mordant et de concentré pur de puissance infernale. L'odeur acre du tabac aurait du le forcer à se retourner s'il n'avait pas du combattre l'agression de l'Emblem et c'est trop tard qu'il sentit le contact de deux doigts sur sa nuque.

La magie de la Foudre l'envahit et l'éclair implosa en ce corps métamorphosé. Une attaque bien faible mais suffisante pour anesthésier les muscles et paralyser l'ennemi quelques instants. Le Vent se leva alors, emportant le mage le plus puissant de Tellius dans les airs, maître des éléments et détenteur d'un pouvoir inqualifiable. Son regard était de glace, sa chevelure de flammes et ses paumes crépitaient de l'énergie du tonnerre tandis que le souffle d'Eole le portait. La tornade emprisonna Kyriel en son œil tandis que l'Emblem scintillait une fois de plus.

- Dieu ou pas : seule une créature règne en ce monde... Et seule une chose permet de s'élever à son niveau.

Sa main s'étendit au dessus de l’œil du cyclone alors qu'elle semblait s'enflammer des flammes sacrées. Une volute bleutée s'échappa de la tornade alors que la Walkyrie invoquait les flammes... Non pas d'Ashera... Non pas de la Déesse...
- Dawn of Magus.

Le rayon jaillit, embrasé de flammes sacrées, de flammes élémentaires et irréelles. Tous les éléments mélangés en une seule attaque que canaliserait le cyclone. Les arbres tombèrent, l'herbe brûla, le sol se fracassa tandis que les animaux survivants fuyaient. Et là, au loin, cette immense colonne embrasée : rouge comme les pupilles de celui qui atterrissait sur ses pieds, tel une fleur. Son tome claqua alors qu'il constatait, déçu, à quel point sa cigarette mettait de temps à se régénérer... Il allait devoir fumer plus lentement.

***

Le choc de sa paume contre la joue blanche. La douleur qui ne perce même pas tant sa confusion était grande... Elle heurta l'estrade brutalement sans même esquiver un geste pour se protéger. Sa tête rebondit contre le marbre froid et dur alors que ses yeux restaient grands ouverts, écarquillés par la surprise. La rage ne laissait désormais plus place qu'à une incompréhension totale et même le sang dégoulinant lentement le long de son visage ne parvenait à la faire se relever. Il avait osé... Il avait porté atteinte à sa créatrice, il s'était rebellé contre elle, il avait bravé ses menaces et survécu à ses coups... Pourquoi !!!

Pourquoi ne pouvait-elle le battre ?
Ce n'était que son bouffon!
Pourquoi ne pouvait-elle ébranler sa détermination ?
Elle était sa déesse!

Un être aussi pur que celui qu'elle avait créé ne pouvait l'atteindre, il n'était là que pour la distraire, pour se plier à sa volonté !

Des pas sur le sol de l'estrade... Il avait même violé cet espace qui lui était réservé à elle ! Il s'approchait toujours, nullement animé par cette animosité qui habitait l'esprit de sa créatrice. Encore une fois il était là pour la raisonner. Malgré ses tentatives d'intimidation, malgré ses grands discours il venait encore pour lui parler, peut-être pour s'excuser... Peut-être pour la frapper de nouveau, lui faire comprendre à quel point il n'avait plus besoin d'elle...

La main de son serviteur s'approcha d'elle mais c'est d'un geste violent, presque sauvage, qu'elle le repoussa. Il n'y avait nulle trace de magie, nulle trace de puissance. La main fine de la magicienne avait claquée contre celle du troubadour, refusant son aide, griffant la peau de ses ongles acérées à travers le gant blanc, maculant ses ongles de sang. Ce n'était que le geste d'une femme blessée... Apeurée ? Jamais... Jamais elle n'aurait peur de lui, elle aurait préférée se tuer ! Non Allen Walker n'avait rien d'effrayant comparé à l'ampleur de cette solitude qui rongeait petit à petit l'esprit de la rouquine.

- Vas-t-en. Tu n'es rien pour moi.

Elle avait détournée le regard, sa longue chevelure flamboyante masquant ses iris étincelants. Des larmes ? C'était ridicule, la gifle l'avait à peine blessée... Mais son corps n'avait pas tant été amoché que son esprit. La folie y régnait... Mais la lucidité s'y tapissait... Pourquoi fallait-il que la réalité choisisse de resurgir dans d'aussi cruels instants. Et il était toujours là avec sa main tendue, sa promesse d'avenir... Sa promesse de la sauver...
- Disparais... Je ne veux plus te voir... Disparais...

Il n'en faisait rien. Il défiait son autorité, une fois de plus. Colère, jalousie, envie, haine... Tous ces sentiments qui se mêlaient en elle rajoutaient à l'injustice de la situation. Qu'il s'en aille. Qu'il aille donc batifoler en ce monde qui le réclamait tant ! Elle était seule et elle le resterait. Les ténèbres étaient sienne... QU'IL S'EN AILLE!!!
- HORS DE MA VUE MISERABLE INSECTE!!!

Elle rugit au moment où un éclair fendait les cieux. Son regard, sec et hargneux, plongea dans l'éternel halo bleuté de ceux du bouffon tandis que la foudre déchirait le trône en deux, traversait l'estrade et creusait le sol, laissant imperturbable la magicienne. Cette signature... Elle l'avait sans doute aussi bien reconnue que le stupide chevalier qui la fixait. Même l'homme le plus égoïste de la création, celui qui les avait ainsi plongés au cœur de l'irréel se battait en ce moment pour son cher disciple. C'en devenait insupportable... Qu'ils le garde donc, leur précieux Allen Walker, elle n'en voulait plus, elle le rejetait : lui, et tout ce qu'il apportait.

De son corps s'éleva de la fumée, de sa chair naquirent les flammes, ces flammes qu'elle se targuait de manipuler à la perfection, elle les utilisait aujourd'hui pour éteindre le brasier de son esprit. Kyrira brûlait. Lentement d'abord, un simple rougeoiement sous la chair puis de plus en plus intensément jusqu'à ce que la morsure ardent ne recouvre sa peau, son regard seul restant fixé dans celui de l'être qu'elle haïssait en ce moment. Elle haïssait son regard, elle exécrait son sourire, elle détestait toute cette joie qu'il apportait avec lui. Debout face à lui, elle eut un sourire de doux dingue, elle était presque heureuse qu'enfin cela finisse.

- Puisque tu t'obstines à obscurcir mon horizon... Alors il ne me reste qu'à tourner la page moi-même ! Peut-être parviendrais-je ainsi à t'effacer de ce que je suis... De ce que j'étais. Adieu Allen Walker ! Puisses-tu souffrir éternellement!

Ce ne serait pas une mort douce, ni rapide, mais plus que toute autre chose... Elle aurait souhaité qu'il cesse de sourire face à sa disparition.

***

Magus haussa un sourcil face à la silhouette qui se découpait petit à petit dans les cendres retombant. Il y avait eu un léger changement d'aura, comme une perturbation qui s'accentuait au fur et à mesure que le temps passait. Haussant les épaules, la Walkyrie exhala un nouveau nuage. La zone était maintenant presque entièrement envahie par l'acre nuage bleu. Ce serait idéal pour conclure ce petit affrontement. Il se doutait que quelque chose de déterminant agitait la caboche mal dégrossie de son « interlocuteur » mais il aurait souhaité que cela aille un peu plus vite... Bah s'il survivait à son prochain coup peut-être y aurait-il un changement... Et s'il ne survivait pas?
- ...

Il songea en souriant que l'on parlait de son disciple. Disciple qu'il avait condamné à la mort pour lui avoir causé tant de souci. Un incident sans importance donc. Une page du livre se tourna tandis qu'il inspirait lentement l'air empli de cendre. C'était un beau jour pour un duel au sommet...

----------------------------------------------------------------------------------------------
Résumé de 1h du mat :
Kyria est en train de s'immoler au cas où tu n'aurais pas suivi x)

Magus a préparé une spéciale kaboom rien que pour toi. Si le combat se poursuit, il utilisera son anneau pour provoquer une explosion bien explosive de flammes bleues dans toute la zone envahie par la fumée de sa clope... Sympa nan ? XD Si questions => portable. I need dodo XD


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Sam 26 Nov - 23:21

"Est-ce que je... j'en ai réellement le droit?"

Son souffle s’appauvrissait. Ils étaient si loin et si proche à la fois. Seulement deux ou trois pas, de petits pas. Mais un véritable fossé de sentiment. Cet écart immense. Il n'y avait ni amour ni haine. Nullement besoin de toute cette violence, et aucune raison de pleurer.
Parce qu'ici, tout s'arrêtait.
Alors pourquoi cette larme unique, perlant le long de sa joue?
Ni joie, ni peine. C'était simplement un coup de pas de chance. Pauvres petits êtres, aussi supérieur à l'humain normal qu'ils soient, ils n'en sont pas moins des êtres doués de pensés. D'envies. De rêves.
Ces milliards de petites connexions, diamétralement opposés dans un même corps. Une véritable maladie, un virus peut-être?

Il n'en est rien.

Les opposés s'attirent, indéfiniment. Sans relâche leurs envies s'entremêlent et se repoussent. Pour créer quelque chose de différent. Et au final, se détruire sois-même:

"Est-ce notre destinée, que de regarder l'autre mourir sans rien faire?"

Il la regardait agoniser. Que ce soit pas rage ou désespoir. Il n'existait pas dans rancœur au plus profond de lui, rien qui contredise sa propre origine de vie ou son simple désir d'être vivant. Alors voilà, il faut être égoïste à un moment ou à un autre. Il faut oser changer, il faut oser dire adieu.

On ne peut pas toujours gagner, c'est comme ça. L'avenir ne se dessine pas sous nos coups de crayons, car on ne peut pas perdre de temps à dessiner. On doit s'accrocher à ses principes et tenir le coup face aux assauts du présent et tenter de s'en sortir avec la tête haute.

Ses yeux vacillèrent vers le sol, vaguement troublés par une brume humide.

La fatalité est ainsi, on a l'avenir devant soit parce que l'on est jeune. Mais aucune notion d'âge n'est préventive face à quelque chose qui se brise en nous. Et aucun autre sentiment ne pourra la réparer; car si tel était le cas ce pilier sentimental aurait empêché la fracture. On pourra oublier, seulement. Et que ça nous revienne durant les longues nuit d'hiver.

Il s'agit d'un prix bien lourd à payer, pour un acte non désiré qui nous vide de notre substance.

Dans ce monde, la loi de la nature prévaut. Les forts dominent les faibles, ces derniers ne pouvant qu'être esclave de la volonté des autres. Alors une fois confrontés à leur propre faiblesse, que peuvent-ils faire? Devenir fort? Pour faire subir aux autres ceux qu'eux même ont subit? N'y a t'il aucun autre moyen de contourner les règles? Peut-on être altruiste?

Il sanglotait, silencieusement. Ses yeux n'osaient pas arpenter le corps irradiant de son autre moitié. Léchée par les flammes ardentes, dansantes dans une couleur harmonieuse tendant à atteindre le ciel. Ce sont ses rêves qui se consument, a genoux et sans aucun repentit. C'était la fin, et les choses allaient s'arranger. Le temps ne manque qu'à ceux qui lui court après.

S'abaisser à des choses si futiles, c'est bien parce que l'Homme est égoïste. Moi, moi, moi et toujours moi.

Ce grand silence ne s'interrompit point des bruits de pas provenant du non-loin. Délicatement, une main se posa sur l'épaule du jeune garçon en pleure. Un contact chaleureux, tout bonnement humain. Une présence indésirable, non pas dans le sens où elle est rejetable mais plutôt du fait qu'elle ne devrait pas pouvoir être ici.

La fumée d'un blanc nacré emplit l'air sous la brèche d'un souffle:


"Allons nous en, Allen Walker. Tes démons sont vaincus."

L'homme aux cheveux rougeoyant tira légèrement sur l'épaule de l'enfant, qui opposa une résistance immobile. Magus soupira:


"Qu'est-ce qui t’arrive? Je te fais l'honneur de venir te chercher en personne et tu refuses mon aide? Soit réaliste, gamin, ta volonté s'est scindée en deux. Il ne reste plus rien du vous. Il ne reste que le "tu"."

L'enfant frémit, agité par un spasme résiduelle. Nul folie, nul violence. Juste un frisson perpétuel. De peur, d'angoisse:

"Suis-je si... Si faible?
-Tu l'es.
-..."

De la part de son maître, il ne s'attendait vraiment pas à autre chose. Il était habitué. Et pourtant, cette fois là, ses mots lui déchirèrent le cœur. Accentuant la fissure déjà largement propagée par son alter-égo. Il ne restait rien que des miettes, de la poussière s'envolant et disparaissant suite à une exhalation de fumée violette:

"Je ne... Devrais pas avoir le droit d'abandonner...
-Ta pensée est forte mais ta voix sonne faux. Tu as le droit d'abandonner, d'échouer. Tu dois admettre que la perfection n'existe pas.
-Suis-je... Humain?
-Peu importe ton origine, gamin, tes sentiments font de toi un humain. Rentrons chez nous.
-Mais alors, pourquoi ça fait si mal?"

Il serra sa main sur sa poitrine, proche de son cœur. Alors à ce moment là, celle de Magus le lâcha. Ainsi, à pas lent, il laissa son disciple disparaître dans le néant en n'affichant qu'un simple sourire, venant prendre une bouffée nauséabonde.

Allen tandis la main vers Kyria, les yeux humides mais bardé d'un espoir flamboyant. Une flamme vaine et futile. Car il n'y aurait pas de lendemain. Elle lui prit la main, et il la tira vers lui, la remettant debout.

Puis il l'a prit dans ses bras, partageant son existence. Ses peines, ses joies, ses cris, son agonie. Tout le recouvrait en enveloppait:


"Nous ne sommes qu'un, laisse moi te donner ce que je suis."

Et la gardant ainsi dans son étreinte, il se laissa consumer avec elle. Quoi qu'elle dise, quoi qu'elle pense. Il ne voulait pas être un simple humain. Il ne voulait pas être une création sacrifiable.

Il voulait prouver que qui qu'on soit, l'on est pas obligé d'être égoïste. Même si l'on est faible.




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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Dim 27 Nov - 0:05

Les flammes, la chaleur, la souffrance. Purger la douleur par la souffrance, combattre le feu par le feu. Les langues ardentes la léchaient, dévorant son corps spectral. Bientôt, elle serait purifiée par ses propres flammes, bientôt elle cesserait cette existence inutile et désespérée. C'était peut-être mieux ainsi. Après tout elle n'espérait plus rien de cette vie, on lui avait déjà tout pris.

Le désespoir, c'est ce qu'elle voyait désormais sur le visage du bouffon de la reine. C'était ce qu'elle avait espéré : souffrance, haine et solitude... Elle avait tellement voulu qu'il les ressente ! Elle l'avait voulu à en crever !!! Mais il avait l'air si faible, si pitoyable et impuissant... Ce n'était pas de la joie que la sorcière rousse ressentait non, c'était de l'irritation. Irritation d'avoir abandonné, irritation de laisser cette enveloppe à une chiffe molle, irritation de ne jamais être satisfaite ! Qu'avait-elle voulu ? Qu'avait-elle tant souhaité que cette destruction par les flammes ne lui apportait pas ? Que recherchait-elle à la fin !

Les flammes s'intensifièrent autour du corps recroquevillé de la magicienne et pourtant, jamais l'éclat de ses prunelles n'avait été aussi perçant. Ça faisait mal, c'était atrocement douloureux ! La paix était-elle à ce prix ? Pourquoi devait-elle encore souffrir afin d'atteindre un objectif qu'elle ignorait ?

Etouffant un gémissement, la magicienne se roula presque en boule, seuls ses yeux restèrent, droits et fiers, contemplant celui qu'elle détestait par dessus tout, qu'elle avait essayé d'atteindre sans y arriver. Et par dessus le corps avachi du troubadour, annoncé par une odeur de tabac l'accompagnant y compris au fin fond d'un univers abstrait, son maître se présenta, son éternel clope au bec.

Une main sur l'épaule, à peine un regard pour le corps agonisant de celle qu'il avait tenté de tuer... Pour lui aussi, le destin avait fait son choix.

*Regardez-moi...*

Ses yeux passaient de l'un à l'autre. Leurs regards étaient braqués sur un autre point de l'espace tandis que sa chair fondait et que ses os se fracturaient. Ainsi ils l'ignoreraient jusqu'à la dernière seconde... Jusqu'à ce que elle, Kyria, n'ait complètement disparue de ce monde abject.
*Regardez moi !!!!!*

Elle aurait voulu le hurler mais sa bouche ne lui appartenait plus, son corps entier n'était plus qu'une vulgaire poupée de chiffon à laquelle elle avait délibérément mis le feu. Elle allait mourir... Elle allait disparaître... Et le monde entier s'en foutait... Allen aussi... Il avait vaincu son double maléfique alors à quoi bon... Un goût amer de bile lui encombrait ce qui restait de sa gorge et si elle l'avait pu, elle aurait pleuré de rage, laissant toute sa colère, sa folie et sa haine s'exprimer. Maintenant... Ici et en cet instant, elle ne pouvait qu'accélérer l'échéance... Le brasier de son existence reprit, plus ardent et plus violent, aussi rouge que le sang qu'elle aurait aimé verser... Aussi noir que les tréfonds de son âme.

Kyria R.Fall souffrit. Une douleur insoutenable qui consommait jusqu'à la moindre parcelle de son existence, détruisant sa personnalité, ce qu'elle était, ce qu'elle avait été... Ce qu'elle serait. Juste avant que son corps ne se désagrège cependant, juste avant que les flammes ne la consument définitivement, une image résista. Un souvenir, celui d'un homme... Il avait les cheveux blancs, une marque à l'oeil... Elle ne se souvenait plus de son nom...

Allen


Et Kyria mourut.

Sa main agrippa quelque chose. Une poigne ferme la tira, l'arrachant aux ténèbres, l'arrachant à la mort et atténuant les flammes de son désespoir. Une étreinte d'acier la maintint, l'empêchant de retomber, la soutenant sans la brûler comme le faisait ses propres talents. Quelque chose l'enveloppait... Quelque chose qu'elle ne connaissait pas et qui possédait pourtant une touche de familiarité qu'elle avait autrefois haïe mais dont elle avait besoin là, maintenant, en cet instant, en cet endroit. Elle suffoquait... Les flammes étaient trop ardentes, elle ne voulait pas retomber, elle ne voulait pas retourner là-bas.

Alors elle s'accrocha, elle accepta de partager ce qu'il lui offrait. Tout plutôt que d'être rejetée à nouveau. Si elle disparaissait, ce serait avec la certitude de ne pas être seule.

- Comme c'est touchant...

Il était là, à les contempler de son regard si supérieur... Un regard auquel l'un comme l'autre s'étaient habitués au fil des ans maintenant qu'elle y pensait. Le regard ardent de Kyria n'était certes pas plus doux lorsqu'elle le regardait... Mais au moins maintenant la voyait-il. Était-ce donc cette considération qu'elle avait recherchée ? Être aimée, être appréciée d'une quelconque manière que ce soit... Elle, la créatrice, avait donc cherchée à être remarquée de son bouffon, ce bouffon qui touchait les gens comme elle l'avait sans doute fait autrefois à sa manière.

Les flammes faiblissaient, le brasier s'éteignait, libérant la reine de son carcan étouffant. Tout recommencer... Tenter sa chance une nouvelle fois... Mais pas seule... Il y aurait quelqu'un pour qui elle comptait sans doute... Peut-être... Elle ne savait pas mais elle voulait essayer....

Deux mains s'abattirent sans aucune considération sur les épaules des deux personnalités. Magus les surplombait maintenant tandis que le corps de Kyria reprenait consistance. D'ailleurs... Comment avait-il fait pour les suivre jusqu'ici?

- La déco vous plaît peut-être les enfants mais ça manque de couleur.

Un vent frais balaya la plaine chaotique... Un vent venu de l'autre monde, celui où la Walkyrie s'apprêtait à les ramener. Elle aurait pu s'échapper, les repousser tous les deux avec leur irritante compassion... Mais qu'aurait-elle été toutes ces années sans ce gamin énervant ? La magicienne aux cheveux rouges ferma les yeux tandis que la lumière solaire réchauffait lentement son être jusqu'à éblouir complètement les lieux... Une chaleur réconfortante, une chaleur qui ne faisait pas mal.

***

Tout n'était plus que cendre et destruction. Le paysage entier de cette plaine si verte avait été ravagé par le combat qui s'y était déroulé. Magus extirpa la cigarette bleue de ses lèvres avant de la laisser tomber au sol, l'écrasant d'un geste lent et méthodique jusqu'à ce que l'objet s'éteigne. Une cigarette éternelle c'était bien pratique mais où était la nouveauté dans tout ça ?

Fouillant dans sa poche à la recherche de son tabac, l'arcaniste respira l'air parfumé de braises environnant. Même cette vision de cauchemar était plus rassurante que l'endroit d'où ils revenaient. Tout de même quels abrutis... Tant d'histoire pour un malentendu entre eux. Un vieux malentendu certes, mais un malentendu quand même. Enfin, tout s'était bien passé c'était l'essentiel d'autant qu'il ne percevait plus l'aura de la bébête toute bleue et franchement... Il était heureux de ne pas avoir à regarder une tête aussi moche de nouveau.

Se tournant vers la silhouette qui émergeait de la fumée, Magus eut un début de sourire presque joyeux:

- Bon allez, finis les conneries on rentre!

Ouvrant son paquet de tabac, le mage jeta un œil à l'intérieur... Il était vide... Désespérément vide. Son regard se porta vers l'endroit où il avait écrasé sa cigarette... Puis vers son apprenti... Puis de nouveau vers sa cigarette avant qu'une aura meurtrière n'envahisse les lieux. Le regard sombre, la Walkyrie froissa le paquet vide avant que celui-ci ne s'enflamme brutalement. La flamme grandit tandis que le maître regardait son disciple, une toute nouvelle lueur au fond des yeux.
- Mais d'abord... Un peu d'exercice...

Et la flamme dans son poing grossit de façon très... Exponentielle.




Félicitation ! Tu es mon deuxième personnage que je fais passer classe 2 !

Je te laisse réagir comme tu le sens à ce post que ce soit au niveau de l'évolution de tes persos toussa. Tu es également libre de faire un post de conclusion pour montrer l'évolution d'allen et/ou Kyria/Kyriel enfin bref je te laisse libre de faire le kéké avec tes persos XD J'espère que ce cdc t'auras plu et bonne continuation parmi nous monsieur le fonda.


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MessageSujet: Re: Coeurs jumeaux [PV : Allen]   Mer 30 Nov - 4:43

L'air libre. La vie. Le silence des mots. Comme quelque chose de perdu, de brisé. Se portant vers le vide, un vague sourire au lèvre. Au loin, très loin de là.

Une étreinte longue et passionnée, insoutenable. Non pas entre deux amants.
Ils n'étaient pas non plus amis.
Il n'étaient rien de qualifiables.

C'était terminé, tout ça. Personne n'avait gagné et il n'y avait pas de victoire à clamer. Juste une légère saveur. Un délicieux goût, la liberté. Enfin, enfin libre.

Vivre ses rêves, non pas envers et contre tout. Non pas pour sois; pour quelque chose de supérieur. De plus transcendant. D'inexplicable.

Le vent dans ses cheveux, les soulevant en légers filaments alors qu'il songeait au bonheur au milieu de cette terre en ruine. C'était une belle journée pour avoir le droit à une seconde chance. Allen Walker était de retour.
Ils ne seraient qu'un pour toujours. Mais plus de bras maudit, plus de sceau qui entrave quoi que ce soit. Chacun avec le droit d'exister, chacun avec sa liberté.

Des mots en silence.
Elle resterait elle même, avec ses envies et ses désirs. Comme lui. Mais elle s'était rappelé d'une chose. Ce monde n'était plus le siens; elle l'avait abandonné. Pourquoi avait-elle passé le flambeau? Elle s'en souvenait. Maintenant. Un éclair de lucidité, quelque chose qui était ancré bien profond et qui était dès lors gravé en évidence. Ne plus jamais oublier.

Oublier quoi? Chacun son jardin secret.


"Live your dreams."


Tant d'aspiration, tant de rêves pour une réalité si dure. Un coup d’œil vers le feu, puis une course effrénée. On ne change pas une habitude qui gagne. Et pourtant, courant en évitant de mortels impacts de feu, il riait. A gorge déployée.

Il se sentait vivant.



Parce que la vie vaut la peine d'être vécue.
Si l'on peut sauver ne serais-ce qu'une personne.




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Coeurs jumeaux [PV : Allen]

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