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 [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets

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MessageSujet: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Sam 30 Avr - 1:44



« Votre majesté! Il y a un problème dans la salle du trône! Les garde n'arrivent pas à gérer la situation! Venez vite! »

Micaiah, la Reine de Daien. Une contrée maintenant paisible dirigée par une demoiselle aimée du peuple. Néanmoins, elle reste une fille à marier. Mais ça on s'en fou, puisse que pour le moment elle se promenait dans les immenses jardin du palais entre deux lourdes tâches administrative. Aux vues des traits de son visage durcissant aux dire du serviteur dépêché pour la prévenir, elle n'aimait pas du tout l'optique d'écourter son moment de détente. Mais si même les gardes royaux ne peuvent rien faire, elle ne pouvait que se déplacer.

La salle du trône. Une immense pièce dallée de marbre noir et blanc, entourée de même de pillier de marbre cette fois uniquement noir. Les murs se composaient de diverses tentures noir et blanches ou portant les armoiries d'or de Daien. Il y avait des fenêtres partout, la pièce magnifiquement illuminée donnait vraiment l'air de ce qu'elle était: une magnifique salle du trône.
Et en parlant de trôner, l'ambiance y était vive:

« Qu'est ce qu'on s'amuse, hein les copinous? »

L'étrange sommité (ou du moins c'est ce qu'il en pensait) avait actuellement une dizaine de lance sous le nez. Mais revenons au niveau de la porte géante en chêne. Gisait là une trentaine de gardes complètement KO et couvert de bleus. Plus on remontait vers le trône, plus il y avait de gardes armés et tenant en joue cet homme bizarre assis sur le siège en or massif de la reine. Il était à moitié allongé dedans enfaite.
Accoudé dessus d'un côté, portant sa tête de sa main, allongé sur la partie centrale, une jambe repliée sur l'autre accoudoir et l'autre débordant par dessus. De son autre main, il jouait avec une grosse balle en cuir. Enfin il jonglait d'une seule main avec, absolument pas déconcentré par toutes les pointes dirigées vers son corps. Il était habillé tout de long de rose presque bonbon, dans de la soie ample brodée de motif or et bleu ciels. Le tout dans un manteau long de même couleur et au même motif. Sa tête elle, était très jeune et abordait une longue tignasse lisse aux cheveux brun parfaitement lissé. Son visage était la perfection masculine aux yeux bleus très clairs et profond.

Bref, c'était un gros branleur:

« Que se passe-t'il ici? »

Micaiah venait de franchir la salle le plus importante de son domaine. En réflexe, l'homme totalement imberbe se leva après avoir lancé sa balle bien haut:

« Ma reine! »

D'un mouvement de bras ample et confiant, il écarta les lances et marcha d'un pas décidé vers elle, ignorant absolument toutes les menaces de la garde royale. Il marchait avec classe, déhanchait ses fesses d'un naturel absolument magnifique. Il y avait même un parfum lui allant comme un gant se répandent derrière lui tel le reflet de la pureté et de l'exception humaine qu'il incarnait. Non, cet homme n'avait pas de défaut. Aucun.

Un des gardes perdit un peu son sang froid, ou fit simplement son travail. Quand le type en rose passa à porter, il envoya la pointe de sa lance vers sa jambe. Il y eu trois bruit distinct. D'abord celui de la balle retombant et rebondissant sur l'accoudoir du trône. Le bruit du garde s'écroulant suite à un impact dans les côtes puis un léger « pof » relatif à la réception après ce dernier rebond de la balle dans la main du bonhomme. Il la jeta de nouveau en arrière, avec un dédain absolu propageant une vague de crainte dans la salle.

Il arriva donc sans soucis devant la Reine. Sans honte aucune, avec la classe du plus pure gentleman. Il n'était pas un homme. Il était l'Homme. Il s'agenouilla devant Micaiah qui ne semblait pas le craindre le moins du monde. Il prit sa main et l'embrassa d'un doux baiser, tendre et parfait qui fit voleter des petits fleurs bleus et des petits cœurs rose et imaginaire autour de la main de la reine:

« Suun Yggdrasil, pour vous servir.
-Alors c'est vous. Vous avez cinq jours de retard et vous auriez pu éviter de massacrer ma garde personnelle. »

Le dit Suun se releva en faisant un mouvement d'épaule décontracté, mettant la tête sur le côté et tendant les mains un peu vers le bas de ses bras arqués et alignés avec son bassin, le tout dans une superbe moue arrogante:

« Un homme doit savoir se faire attendre, ma Reine. »

Lentement, il ramena son bras droit sur son visage, calant son menton entre son pouce et son index. Souriant à pleine dent, une petite étoile charismatique apparaissant sur la blancheur naturelle de son sourire. Sourire qui ferait fondre un iceberg. La reine soupira:

« Peu importe, suivez moi.
-Au bout du monde, ma Reine! »

Avant de s'exécuter, il se retourna à demi, fixant les gardes qui le regardait d'un air mauvais. Il leur avait tapé dessus, et la reine le recevait ainsi!? Mais qui était ce type!
Et une voix dans leur tête répondit: « I am Perfection ». Heureusement pour eux, ils ne connaissaient pas cette langue.
Il leur tira la langue dans un « Blblbl » enfantin en leur assignant un petit coucou de la main, avant de suivre la Reine d'un pas charismatiquement divin.

***

Un petit salon. Richement décoré. Mais la beauté du décor était éclipsé par la prestance des deux personnalités en présence. A savoir la Reine Micaiah elle même et un type tout rose mais pourtant... Tellement beau. Qui laissait de marbre sa majesté:

« Ma Dame, quel plaisir pour vous de me recevoir ici. Je le conçois. Mais en quoi mon auguste personne peut-elle me servir?
-Comme vous le savez, Suun, j'organise demain soir un grand Bal. Toute la haute noblesse de Dain sera présente. Ainsi que les autres monarques. Vous serez le seul à assurer notre protection, il n'y aura aucun garde dans la salle...
-Oh, je comprend, la coupa t'il, vous avez demander mon auguste personne dans le but d'une stratégie politique qui consiste à faire comprendre à tout le monde que Nevassa est une capitale de paix, d'amour et de tranquillité. Sans aucun garde dans le coin et sans aucun incident votre popularité politique augmente tout autant auprès de votre peuple que des autres pays. C'est judicieux et tellement gros que cela va agréablement passer tout seul, et... »

Elle ne répondit rien. Il était perspicace. Mais il y avait une autre raison. Une que personne ne connaissait encore. Alors qu'elle était facile à deviner. Ce gros débile au regard pétillent était pourtant réputé comme l'homme le plus fort du monde. Et elle se demandait encore comment elle avait réussi à l'engager. Mais il était là, et son plan allait donc se réaliser sans accroche. Oui, ce type glauque avait toute sa confiance. Étrange, mais vrai. D'ailleurs elle ne l'écoutait plus, jusqu'à ce qu'il dise:

« J'ai trois conditions.
-Lesquels? »

Elle ne pouvait rien lui refuser, vu le service qu'il allait lui rendre:

« Vous allez m'inviter le type le plus bizarre que vous croiserez en ville. Je veux dix milles pièce d'or. Et vous allez m'épouser. »

Il était sérieux, ça se voyait. Elle ne pu s'empêcher d'écarquiller les yeux et d'ouvrir la bouche tout grand. Okay, il était beau, charismatique et puissant. Mais bien trop bizarre! C'est quoi ces conditions? Pour l'argent d'accord mais pour le reste!

« Je verrais ce que je pourrais faire...
-Parfait, alors commencez par déposer un baiser sur mes lèvres naturellement pulpeuse et douce au toucher! »

Il avança sa tête, fermant les yeux et tendant les lèvres.

Et se leva, et sortit de la pièce, n'entendant qu'un léger:

« Mais-euh. »


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Stefan
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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Mer 18 Mai - 19:26

Ah Nevassa ! Capitale de luxe, de paix d'amour et de ptits zoziaux tout gentil ! Tel était la visions stefanesque de la ville la plus rustre et anciennement plus grande puissance militaire de Tellius. Mais que voulez-vous, lorsqu'on est un joli cœur aux cheveux verdoyant superbement dans la lumière déjà bien levée du soleil de midi, qu'on abrite un poussin dans le dit océan verdâtre et qu'on se trimbale habillé de façon à ce qu'absolument tout le monde se retourne sur votre passage, on ne peut pas forcément avoir un point de vue logique sur tout et n'importe quoi ! D'ailleurs tout et n'importe quoi était actuellement l'objet du féroce débat engagé entre l'oisillon squatteur et l'épéiste greenpeace, le volatile menant actuellement grâce à un argument des plus pertinents!
- Pyu!
- Certes certes, je ne te contredis point là dessus mais tu avoueras que ta théorie est quand même outrageusement fumiste!
- Pyu!

Se disant, l'épéiste avait levé un doigt menaçant vers sa tignasse donnant l'étrange impression à tout spectateur extérieur qu'il engueulait... Ses cheveux...
- Je ne suis pas d'accord!
- Pyu!
- Mais comment un piaf tel que toi peut-il avoir un avis aussi laxiste sur une question aussi importante!

Bref, un débat donc qui se poursuivait depuis ce matin alors que l'épéiste s'était réveillé doté d'une étrange bonne humeur. Le soleil brillait, le ciel était bleu ciel et les gens se retournaient deux fois plus que d'habitude sur son passage. Rien à dire, il était dans un de ses meilleurs jours, un de ses jours où la joie de vivre et le bonheur affluaient autour de lui tels de douces vagues verdâtres charriant les effluves de la félicité!
- Halte!
- Bonjour monsieur le garde ! La pêche?
- Chef... Il m'a l'air pas trop mal celui-là...
- … Bien pour ça qu'on l'a intercepté...
- Pas mal ? Je suis mieux que ça mon ami!

Le doigt vengeur avait quitté la direction du poussin pour se poser à deux millimètres du soldat qui venait de parler. En temps normal, il était déconseillé de se foutre de la gueule d'une patrouille qui venait de vous arrêter mais, lorsqu'on a strictement rien à se reprocher et qu'on se sait assez balaise pour démonter un tas de cinq péons trop confiants, on peut presque tout se permettre!
- Je suis la beauté incarnée vous voulez dire ! Je ne suis pas « pas mal » comme vous osez le prétendre dans votre jargon soldatesque et dénué de la moindre once de charisme!

D'une pichenette, il releva le casque du plus jeune des deux soldats ayant pris la parole, révélant une mèche de cheveux blonds sur un visage juvénile et complètement abasourdi par un tel flot de paroles. Affichant un sourire de niveau moyen l'épéiste recroquevilla son bras sur sa poitrine avant de pointer son pouce fièrement vers son cœur. Bombant le torse:
- Je suis LE beau gosse en puissance!
- Pyu!
- ...
- Okay... On l'embarque!

Deux hommes s'avancèrent vers l'épéiste et tentèrent de lui empoigner les bras tandis que celui-ci reculait en faisant de grands moulinets de surprise.
- Eh oh ! Wow wow wow stop là j'ai rien fais!
- Discute pas bonhomme et laisse-toi faire ! Nous oblige pas à être brutal!
- Tu vas voir qui vas être brutal ici!

Reprenant ses appuis, l'épéiste écarta le bras d'un des hommes avant de lui placer son poing exactement sur le nez, le faisant presque imploser sous l'impact. L'autre homme le bloqua en lui saisissant les bras mais l'épéiste releva brutalement la tête, lui faisant subir le même sort qu'à son coéquipier . Un simple coup de coude acheva de plier le pauvre type au sol. Des lames sortirent de leur fourreau, les soldats se déployèrent avant de s'immobiliser, pétrifiés.

Le Stellaire rugissait, embrasant l'air de sa puissance magique, faisant claquer le long manteau sous son souffle. Le bretteur se tenait là, sans même avoir essayé de toucher à sa lame, faisant face à trois hommes armés et pourtant la différence de niveau se sentait à des kilomètres. Etait-ce de haine que son regard était chargé ? De tristesse, de détermination ? Comment toute cette joie de vivre avait-elle simplement pu être annihilée de la sorte... Quelles que soient les réponses à ses questions, le chef décida bien rapidement de jeter son arme au sol.

- Okay mon garçon on se calme...
- Alors Daein est encore une contrée de violence et d'abus...

Il fit un pas, engendrant un souffle magique forçant presque les soldats à reculer.
- Non ! Ce n'est pas pour cela que nous vous avons interpellé.

Il voulut articuler autre chose mais sa voix s'étrangla dans sa gorge au moment où l'homme se dressait face à lui, comblant la distance qui les séparaient en un quart de seconde à peine. Son regard argenté se plongea dans celui effrayé du soldat, des yeux charriant un mélange de haine et d'espoir... Un mélange si particulier qu'il conférait à cet homme un regard hors du temps, hors des bassesses de ce monde. Peut-être ne s'était-il pas si bien levé que cela ce matin.
- Parle vieillard... Tu viens de gâcher ma journée.
- C'est la reine Micaiah... Elle nous a demandé de ramener le type le plus bizarre qu'on puisse trouver en ville et...
- Micaiah?

Plus rien... Le calme plat. Pas un souffle de vent, pas une once de menace dans les airs. Juste...
- Mais c'est trop bien!!!

Juste ce sourire horriblement happy de la life sur cette face de gros benêt et ce poussin qui sautillait joyeusement sur la tête de son hôte sans trop savoir pourquoi. L'homme leva le bras et administra une grande claque sur l'épaule du vétéran avant de partir d'un grand rire.
- Aha ! Mais fallait le dire plus tôt m'sieur ! Bon allez on traîne pas là vos gars ramasseront vos autres gars, moi ça fait longtemps que j'l'ai pas vu la p'tite ! C'est par où?

Et sans même lui laisser le temps d'en placer une, l'épéiste entraîna le pauvre chef de patrouille vers le palais qu'il voyait au loin.
- J'vous ai présenté Pyu ? Nan j'l'ai pas fais ! Regardez, lui c'est Pyu ! Dis bonjour Pyu!
- Pyu!
- L'est meugnon hein ! Vous saviez que ces petites bêtes étaient très...

***

- Vous vous foutez de moi!
- Ben euh...

L'épéiste fit un tour sur lui même et contempla l'horrible vêtement bleu clair, rose et orné de dentelle qu'il était censé porter pour se présenter à la reine. Vu qu'elle donnait un peu une réception dans la soirée, les gardes avaient eu ordre de conduire le vagabond (le terme lui avait gentiment fais noter la tronche de l'auteur dans un coin de son esprit) jusqu'aux tailleurs royaux qui avaient reçus l'ordre de s'en occuper. Pour l'heure il se retrouvait coincé dans une espèce de justaucorps rose bien trop moulant à son goût recouvert par un haut bleu ciel et accompagné de collants et de chausses du même (mauvais) goût, le tout brodé d'or et de rose dans un océan de froufrous au niveau de la gorge et des manches. On lui avait également fourni une paire de chaussures soit disantes à la mode toutes aussi moches que le reste du déguisement.
- C'est vraiment comme ça qu'on s'habille à la cour...

L'épéiste avait beau tourner la tête, il ne trouvait aucun angle favorable à la vision de ses « habits ». Naturellement, l'oisillon sur la commode à côté s'était bien amusé jusqu'au moment où une jeune femme l'avait férocement empoigné par surprise pour le poudrer et le parfumer avant de lui passer un nœud-papillon rose bonbon. Désormais, l'animal tirait autant la tronche que le Beorc.
- Eh bien je dois avouer que c'est assez particulier mais ça possède une certaine... Classe... Et puis c'était les consignes.
- ...

Une soudaine envie de mourir violemment venait de saisir le nomade à l'idée qu'il allait devoir porter ces trucs horriblement inconfortables toute une soirée. Poussant un soupir de désespoir, l'épéiste se détourna du miroir.
- Puisqu'il le faut... Autant faire bonne impression alors...
- Sieur... Stefan c'est ça?
- Hmm?
- N'oubliez pas votre perruque!

C'en était trop. Pulvérisant l'infâme objet poudré entre ses mains, l'épéiste s'élança au pas de charge à travers la salle en rugissant.
- UNE PAIRE DE CISEAUX ! DONNEZ-MOI DES CISEAUX!
- Argh non pas le string en dentelle de Lord Su... Trop tard ! Amenez-lui des ciseaux vite il va tout détruire!

C'est au bout de cinq minutes de ravages que l'épéiste obtint ce qu'il réclamait. Se tenant au centre de la salle dévastée, le nomade leva l'objet métallique et libéra le Stellaire.
- Admirez l'artiste bande de troufions... Stefan... Version TAILLEUR!

Cinq claquement secs résonnèrent dans l'atmosphère tandis que vêtements moches et tissus de qualités partaient en pièce. Dans un « ooooooh » général, l'homme se redressa légèrement, laissant le public admirer sa nouvelle tenue. Un manteau presque similaire à l'ancien mais taillé dans une étoffe verte plus fine et légère ornait désormais son corps. La différence majeur, mis à part la couleur résidait dans la taille de l'unique manche, adaptée cette fois à la circonférence du bras du bretteur. Le reste du vêtement pendait, lâche et répandant sa délicieuse couleur émeraude parfaitement accordée avec la chevelure de son porteur. Par dessous resortait une nouvelle veste de tissus violet sombre...
- De la soie de Gohmor ! Vous avez osé piquer l'étoffe de la reine elle-même ! Sacri...
- Silence et admirez!

Une veste d'un violet sombre donc qui s'ouvrait à mi chemin sur le torse nu de l'épéiste. Un pantalon de toile noire et ses fidèles bottes de voyage accompagnaient l'ensemble. Il était nettement mieux dans sa peau, surtout lorsque Katti vint de nouveau rejoindre sa taille.
- Les armes sont censées vous être confisquées avant de...
- C'est mon couteau. J'en ai besoin pour manger.
- Mais...
- Quoi !
- Vous ne vous coiffez pas ?

Levant les yeux au ciel, l'épéiste passa une main dans sa tignasse avant de secouer la tête , faisant onduler ses beaux cheveux lisses et dénués de la moindre pellicule. Laissant tout cela retomber en un beau bordel, le nomade se coiffa d'un seul mouvement de la main, ordonnant sa coiffure en ce qui pouvait se faire de plus sayx et classe lorsqu'on a des cheveux de beaux gosses, longs, lisses et parfaitement apte à supporter des coiffures mangatesques.
- D'autres questions stupides ?
- Euh... Non...
- Alors ferme-la et ouvre la voie qu'on en finisse !

Tendant le doigt, l'épéiste récupéra son compagnon à plume avant de virer l'horrible petit nœud rose et de le remplacer par une superbe mini-cravate verte également. L'oiseau ébouriffa fièrement son pelage et le duo suivit le pauvre tailleur déshonoré dans son travail par un « vagabond »... En cinq coup de ciseaux...


Dernière édition par Stefan le Ven 2 Sep - 10:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Ven 3 Juin - 19:53

Il faisait doux, en ce magnifique jour qui précédait de deux fois lui même celui tant attendu du moment crucial. Enfin crucial, tout est relatif. Disons qu'il s'agira du passage temporel qui intéressait cet Homme. Oui, avec une majuscule.

Le long du château se dresse les hautes murailles qui font de cet endroit une forteresse imprenable pour qui tente de passer par la grande porte. Actuellement, la ronde habituelle des gardes était l'unique centre d'intérêt de Suun. Allongé sur son flanc droit, tourné vers l'extérieur du rebord du toit de la plus haute tour du bâtiment. Ses long cheveux bruns ondulaient au rythme du vent naissant du souffle de ce début d'après-midi ensoleillé au minimum. A vrai dire, un seul rayon filtrait à travers l'azur éternel des jours du printemps et baignait actuellement un type tout de rose habillé. Dignement, majestueusement même, il était partit à l'aventure. Sur le thème du défi, il entreprenait ce que tout être de sexe masculin ne sait faire: deux choses à la fois.

Ses yeux, puissamment concentrés sur trois gardes impériaux là bas sur la muraille étaient fixes alors qu'ils se mouvaient. Les paupières mi-closes sur des pupilles d'un bleu assurément claires et malsaines. Tel le faucon qui ne lâche pas sa proie du regard, il n'en était que plus grand car pouvait s'effectuer en restant statique là où un piaf doit voler. La liberté est représentée par ce mouvement antigravitationnel pour beaucoup de gens. Et ils les trouvaient un peu cons, ces gens, parce qu'on peut faire pareil à pied. Si le bonheur réside dans la possibilité de se déplacer sur un vecteur dimensionnel de plus, alors la vérité universelle se rapproche d'un truc genre... Du canard. Et ce volatile est un repas plutôt apprécié de tous. Il en concluait donc que l'humanité préférait manger son bonheur que de le laisser incarner ses rêves. Mais dans le cas d'un Laguz volant? Bah, ça fais juste plus de viande non? La loi du plus fort en somme.

Enfin, tout ceci faisait partit d'un plan bien plus grand. Quelque chose en corrélation avec sa deuxième action physique simultanée qui rappelons le, fait de lui un être supérieur pour les raisons suscités. Ces pauvres gardes ne savaient pas ce qui les attendaient. Marmonnant des trucs inaudibles dont seuls les mots « roses » et « mieux » éclaircissaient le silence entre deux rires machiavéliques. Accompagnant donc sa sournoiserie visuel de bruits divers, il effectuait en parallèle une sorte d'aventure épique. Une quête que bien peut tentes par politesse ou éthique, qui sait.

Il palpait donc en synchronisation l'intérieur d'une petite grotte à galerie double dont l'accès est bloqué après quelques tâtonnements. Mais cet endroit était remplit de minerais rares. Dans le sens où ils étaient certes rependus, mais que personne n'osait les extraire. Parce que de toutes façons, ils ne savaient pas spécifiquement comment en faire bon usage. Mais lui savait, il avait une raison. La première partie de son plan découlait de ce minerai.
Car oui, il se curait le nez allégrement:


« Yggdrasil, vous devriez vous occupez du travail que je vous ai donné. »

Il ne se retourna même pas pour officier les grâces dus à la présence d'une reine et sans doute sa cohorte de haut dignitaires lèches-cul... Bah, un coup de langue sur Micaiah ne devrait pas être désagréable enfaite. Mais peut-être à un autre endroit, hein.

Il excava le trésor tant recherché, et le roulait maintenant entre ses doigts d'un bras levé bien en évidence pour la troupe. Certains se demandaient ce que c'étaient, d'autres lâchèrent un râle de dégout. Pour l'héritière du trône, ce ne fut qu'un long soupire:


« Vous tombez bien, Ô ma reine. Je vous attendais afin de vous montrer l'étendu de ma puissance qui je vous l'accorde n'a pas besoin d'être prouvée. Mais comment une mortelle comme vous, même si infiniment supérieur au commun des autres... Mortel, Ouh que c'est redondant! Donc, comment peut-elle comprendre quelque chose d'inné sans l'avoir vue? Car je vous connais, vous les pragmatiques qui n'apportez la confiance qu'a vos sens. Contemplez la puissance, mes amis. Je vous offre ce présent afin d'égayer un peu cette place. »

Fredonnant un air lent et magistral, il descendit son bras en direction de la ronde située en contre bas. Positionnant le mucus durcit entre son pouce et son index. Après quelques secondes de suspens qu'il fut le seul à vivre, il envoya valdinguer le projectile à une vitesse faramineuse dans un mouvement de bras à l'ampleur théâtrale. Précision mortelle pour ces trois pauvres gardes de la muraille ouest. Et dépit totale pour la reine.

Et là, ce fut le drame. Rebondissant sur le casque de l'un des hommes en faction, l'assomment pour les trois heures à venir; la munition alla percuter la tour de garde. S'en suivit une gigantesque explosion qui anéanti la dite tour dans une gerbe de flamme et de peinture rose. Le reste de la muraille se retrouva inondé, et définitivement d'une autre couleur. Voilà qui allait faire beau pour le sommet. Bon, il n'avait blessé personne mais quand même. Micaiah était dans une colère noir:


« Suun! Vous êtes un stupide mal-venant à l'imbécilité n'ayant pour égal que vos fautes de gouts vestimentaires! Je n'aurais jamais du vous engager!
-Vos mots sont mesurés à l'étendard de la taille de votre popotin, ma reine.
-Je n'entend pas vos insinuations stupides...
-C'est parce que vos fesses font obstruction au son, ma reine. »

Elle serra le poing, se retenant de lui coller dans la tronche. Mais elle était reine après tout. Elle laisserait donc ses suivants sortir leurs armes pour réparer l'erreur qu'elle avait commise. Suun, lui, se lança sur le dallage du toit, faisant maintenant face à l'assemblée. Il avança de quelque pas vers la reine, les armes tranchantes se rapprochant de même:

« Il est dommage que vous ayez tant besoin de moi. Je sais tout de votre petit manège, Micaiah. »

Le reste fut inaudible pour l'entourage, car il glissa simplement les mots à quelques centimètres de l'oreille royale. Ce qui détacha la reine de toutes ses envies de meurtre, limites yeux écarquillés. Il avait gagné. Il n'était pas l'homme le plus fort du monde pour rien.

Et une fois sa tirade silencieuse terminée, il s'en repartit. Personne ne leva la main sur l'incongru personnage, suite à un signe de main de la plus haute autorité locale:


« Bien, allons voir notre vagabond. »


Quelque chose dérangea Suun. Il était à quelques pas seulement de là où se trouvait son invité, et un détail clochait. Une sorte de sensation, une sorte d'aura. Une essence qui rentrait en conflit avec la sienne. Une aura de charisme, se frottant à la sienne dans un halo d'inconvenance absolue. Il apposa lentement son menton entre son index et son pouce tendu, les yeux mi-clos. Une seconde de réflexion, et il prit une démarche dévergondée jusqu'à cette immense porte à double battant qui le séparait de son futur acolyte. Se déhanchant totalement, il éclata la porte d'un coup de pied et se mit à vociférer:

« BON ALORS! CE N'AY PAS HENCORE TERMINEY? MAA! QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEY! VOUS VOULEY MA RUINE, OU QUOI!? MAA, YE DEVRAIS VOUS PENDRE MOI! YE SOUIS MECTONTENT! DEGUERPISSEZ! »

Accompagné de son accent douteux, il tournait entre les ouvriers du vêtements via divers pas de danses calculés. Son visage reflétait le caractère même du mafieux mécontent. Extrêmement en colère, ce visage qui dès qu'il se posa sur Stefan se fendit d'un sourire émerveillé jusqu'aux oreille dans une habitude des plus roses. Il posa ses deux mains sur les épaules du nouveau:

« Ma, cey cheveuuux! »

Il amena ses propres doigts pour en embrasser le bout avant de rabattre son bras vers le bas en ouvrant la main. Appendice multi-doigts qui fit signe aux autres de sortir. Ils s'exécutèrent sous le régime d'une crainte certaine envers la folie de cet individu. Le type en rose recula d'un pas aveugle, prenant une position cinématique du genre main droite sur le cœur et l'autre adressé à la déesse pour une tirade mielleuse:


« De la solitude de deux êtres nait une amitié incommensurable. Je suis ce qui incarne la vie, le bonheur et la puissance. Celui choisit par la déesse pour porter ses couleurs intimes par delà le monde des vivants. Je suis l'Homme... Enfin non, je suis plus qu'un homme. Je suis même plus que la déesse enfaite. Mais je porte ses couleurs parce que je suis sympa... »

Il était revenu dans une position où ses mains tenaient ses hanches dans une attitude totalement pensive. Il agissait maintenant comme si il était seul, ce qui dura quelques longues secondes avant qu'il reprenne:

« En tout cas! Je suis celui qui t'as convié au plus grand des sommets mondains. Tu y sera parmi les plus grands, les Rois et les riches de ce monde alors que tu n'es qu'une page de ceux qui sont la couverture du livre en question... Eh, c'est une bonne métaphore non? Il ne s'agit certes que d'une fantaisie pour moi qui suis la bibliothèque que de t'inviter à te trémousser avec le haut du panier. La cours des grands, j'en suis le saint patron! Je suis Suun Yggdrasil, retiens bien ce nom car ce ne sera pas le dernier... Mais le plus important! Ne teinte-il déjà pas à tes oreilles comme le somptueux son cristallin d'un baiser sur la nuque donné par l'être aimé? »

D'un geste brusque mais élégant, il vint poser son index sur la bouche du nomade qui allait parler. Sa main gauche venant se poser contre son front levé vers le ciel, tel un comédien au bord de la mort:

« Non... Ne parles pas Stefan, n'agresse pas mes douces oreilles de ces mots que tu vas prononcer... »

Il ouvrit les yeux, inclinant la tête sur le côté et regardant en l'air:

« Oh, aurais-je oublié de mentionner que je te connais déjà? Sans t'avoir jamais rencontré! D'ailleurs, je suis tellement puissant que le mur que tu peux voir parla fenêtre a changé de couleur! »

Il trottina jusqu'à la dite fenêtre, et s'accouda à celle-ci:

« Mon très cher nomade... Crois-tu au destin? Ou pense tu que j'ai tout organisé dans ma magnificence la plus absolue? Car je suis génial, comme j'ai oublié de le signifier tout à l'heure. Mais il existe tellement d'adjectif rocambolesques pour me décrire et nous avons si peu de temps que je t'en gratifierais au fur et à mesure, car je ne peux pas me permettre de laisser la vérité t'échapper. »


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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Lun 26 Sep - 23:37

Si l'épéiste se demandait si les choses pouvaient aller de mal en pis alors la réponse eut sans doute été oui... Mais en l'occurrence la question ne lui était même pas venue à l'esprit. Que dire en effet devant cette... Chose qui se trémoussait devant lui... Cette agression vivante de la vue et de l'ouïe. La chose en question devait être un homme... Mais un homme avec un goût vestimentaire... Plus que super douteux. La créature s'agitait en tout sens, faisant valser ses longs cheveux bruns en tout sens tandis que sa bouche laissait passer un flot de paroles incompréhensibles tant l'accent mafieux dont ils étaient imprégnés déformait les mots. Une caricature du grotesque dans sa forme la plus... Flashy ! Un mot fort bien choisi pour l'occasion. Si les lunettes de soleil avaient été inventées, nul doute que l'épéiste en aurait équipées une paire dès l'instant où le marshmallow ambulant avait sauvagement défoncé le nez du tailleur qui le précédait de quelques centimètres, l'envoyant valser à l'autre bout de la pièce à grands coups de porte battante dans la tronche.

Le pauvre homme reposait maintenant au sol tandis que l'homme en rose engueulait toujours l'assistance, pétrifiée par l'énergumène qui venait de surgir ainsi. C'est à cette occasion que le nomade remarqua d'ailleurs qu'il contemplait tout aussi béatement la chose qui s'agitait devant lui et c'est en secouant la tête qu'il referma d'un doigt autoritaire le bec de Pyu dont les yeux ordinairement globuleux, et désormais presque exorbités, suivaient chacun des gestes de l'abomination rosâtre. Reprenant ses esprits, la petite boule jaune ébouriffa rapidement son plumage avant de se réfugier sur l'épaule du nomade, quittant la main sur laquelle il était juché pour se réfugier derrière une mèche de cheveux naturellement souple et soyeuse. Entre temps, le bretteur avait porté son poing fermé à ses lèvres et avait discrètement toussoté, attirant par ce geste l'attention immédiate et totale de la créature. Avec un sourire digne des plus grands acteurs, la chose s'approcha d'un pas arqué et qui se voulait probablement leste et svelte... Ses mains s’abattirent sur les épaules de l'homme tout de vert vêtu tandis que ce dernier sentait un frisson glacé lui parcourir l'échine... Tout ce rose lui donnait la nausée.

L'homme le jaugea d'un œil qui aurait pu être considéré comme lubrique et la remarque qu'il fit ensuite à propos de
 « chevaux » ne fit que rajouter à cet effet de pure perversion négative. Lorsque l'étrange individu embrassa le bout de ses doigts, le premier réflexe de l'épéiste fut d'épousseter rapidement ses épaules alors que le personnel se voyait congédié, emportant avec lui le tailleur déboîté. Brusquement tenté de suivre la marée humaine, l'épéiste fut arrêté par une porte se refermant à la volée. Pestant contre ce destin qui semblait vouloir lui refourguer une journée de merde, l'homme se retourna pour faire face à la pose la plus... Poseuse de toute l'histoire de ce monde... Enfin aussi loin qu'il se souvienne de l'histoire du monde... S'ensuivit alors un long discours, aussi complexe qu'il était idiot, incorporant les sous-vêtements roses de la Déesse, le soit disant charisme de l'être qui lui faisait face -celui-ci ayant d'ailleurs précisé qu'il n'était nullement humain!
*Je le savais !!!*

Et parmi ce fatras, ce bordel si l'on devait utiliser un langage plus vulgaire et qui ne conviendrait nullement à la situation, se baladait gentiment le nom du truc en question. Truc, qui ne semblait nullement avoir envie de s'arrêter de jacasser d'ailleurs, et qui répondrait désormais au doux nom de Suun Yggdrasil. Suun Yggdrasil donc qui venait d'assassiner froidement l'ex-future protestation de notre cher nomade tentant en vain d'informer le Rosé du danger imminent que représentais la minuscule boule de plumes jaune sur son épaule. En effet, le petit être traumatisé par la déferlante de parole tremblait de tout son être... Mais pas vraiment de peur ou de tristesse... Non, seule la flamme destructrice d'une rage meurtrière et d'une soif de sang insatiable brillait au fond des deux prunelles noires... Une flamme dans chaque œil... Super flippant.

Evoquant un nom qu'il n'avait même pas demandé, l'homme aussi rose qu'un saumon mal cuit poursuivit son petit blabla, gambadant jusqu'à la fenêtre et entamant un nouveau sujet : le Destin... Avec un grand D au moins aussi haut perché que l'immense tour de garde que l'on pouvait apercevoir par la fenêtre et dont l'impressionnant pic rose permettait sans trop de mal d'assimiler la tour à un gigantesque...

- Mais il existe tellement d'adjectif rocambolesques pour me décrire et nous avons si peu de temps que je t'en gratifierais au fur et à mesure, car je ne peux pas me permettre de laisser la vérité t'échapper.

L'épéiste tressauta. Ca n'allait pas, le babillage ennuyant de cet homme l'endormait, lui faisait oublier toute prudence... Et lui inspirait des trucs pas nets. Ce n'était pas de la magie, pas du charisme non plus... C'était juste... Un blabla insupportable ! Cet homme tournait autour du pot avec plus de lenteur et d'exaspération que n'importe qui, poussant la patience du bretteur à son extrême limite... Une limite visiblement dépassée chez l'oisillon qui n'était plus sur son épaule.

Un saut magistral avait propulsé le petit animal vers l'avant tandis que son regard étincelait d'une envie incontrôlable de détruire cet horrible tas de rose qui lui brûlait la rétine. S'il avait pu hurler autre chose qu'un ridicule
« Pyuuuuuuu ! » la bête eut sans doute poussé un rugissement de fureur mais en l'occurrence, seul son cri guerrier parvint aux oreilles du nomade. Et encore ne l'entendit-il pas tant la puissance de ce qui se passa devant ses yeux ébahis l'éblouit.

L'affrontement ne dura qu'un dixième de seconde. Un déluge de plusieurs milliards de coups placés dans un intervalle minuscule. Un vent de puissance souffla sur la pièce emportant lambeaux de tissus, perruques écrasées et autres ustensiles léger tandis que les manteaux des deux hommes claquaient sous le souffle. L'oisillon s'immobilisa à quelques millimètres du visage immaculé de son adversaire, semblant flotter un instant avant de repartir brutalement en arrière, lancé tel un boulet de canon réceptionné in-extremis par le bretteur. Au creux de ses mains, la petite bête étourdie par le choc était devenue aussi rose que la tenue de son adversaire. L'incrédulité laissa rapidement place à l'amusement sur le visage du nomade. L’événement qui venait de se produire sous ses yeux n'avait rien de logique mais après tout... Que restait-il de la logique dans cette journée qui avait pourtant si bien commencée?

- Je vois...

L'oisillon retrouva sa place au fond de la poche fabriquée spécialement pour l'occasion par le propriétaire du manteau vert. Un coup d'oeil lui permit de constater que la minuscule cravate avait aussi été repeinte. Monstre!
- On dirait qu'au final vous ne savez pas faire que parler mon cher Yggdrasil.

Le Stellaire enveloppa l'être aux cheveux vert d'une aura totalement green ! L'incarnation de la paix et de l'amour... Mais dans une version vachement plus équipée d'une armure et d'une grosse barre de fer pour expliquer de manière simpliste les concepts de l'entraide et de l'amitié aux ignorants. Un sourire rayonnant prit place sur le visage aux yeux devenus circonflexes tant le bonheur semblait les habiter.
- Vous avez vu ? Moi aussi je connais votre nom maintenant!

Les doigts du bretteur craquèrent légèrement tandis qu'il les crispait avant de les relâcher, parfaitement détendus. Son impression de fatigue l'avait quittée à partir du moment où la commère devant lui s'était métamorphosée en quelque chose de nettement plus combatif. Il avait certes la tchatche mais, manque de bol, il était tombé face à la mauvaise personne. Inspirant profondément, le bretteur étendit les bras tandis que l'aura du Stellaire semblait aspirée par son être. Relaxation, détente et maîtrise de soi.
- Il fait beau aujourd'hui ne trouvez vous pas?

Hors sujet total. C'était bon!
- Nevassa n'a jamais été ma ville préférée mais il se trouve que cette nation anciennement guerrière possède de nombreux trésors de culture et un patrimoine historique fort développé. Bien sur par rapport aux cathédrales de Begnion tout cela n'est que pacotille mais se promener dans les belles rues et les quartiers riches de la ville reste une attraction touristique que je vous recommande fortement, un peu comme ce superbe restaurant de poisson à l'entrée de la ville, juste après la porte ouest, un peu sur la gauche vous voyez la fontaine en forme de tortue ? Elle n'a absolument pas la forme ni la tête d'une tortue mais j'aime bien la penser ainsi donc vous prenez la rue sur votre droite vous marchez sur une petite centaine de mètre et là...

Il parlait sans s'arrêter, empêchant son interlocuteur d'enchaîner sur ce discours illogique sans aucun rapport avec la conversation précédente.
- … Vous allez arriver à ce restaurant, celui dont je vous parlais quelques minutes plus tôt. Ca me rappelle d'ailleurs cette histoire, celle de ce vieux pêcheur Tom et de son chat, Tom il aimait le rose un peu comme vous, faut dire qu'il était un peu olé olé je pense hein, toujours un peu comme vous mais c'était un brave gars quand même et donc il avait un chat...

Son propre babillage retentissait à ses oreilles, aussi insupportable que ridicule. Tout en parlant, il avançait dans la pièce, faisant les cent pas, faisant valser les débris sur son passage à grands coups de pied. Ses yeux viraient lentement du bleu au blanc tandis que son manteau ondulait derrière lui et que ses bottes résonnaient sur le dallage de la salle, en rythme avec ses jacasseries infantiles. Il guettait l'instant propice tandis que ses cordes vocales et ses lèvres s'activaient toujours plus vite, débitant un nombre incalculable de connerie à la seconde. Enfin, Suun Yggdrasil, l'homme en rose, la commère par excellence ouvrit la bouche. Stefan la sentit venir, la réplique idiote, l’enchaînement sur ce qu'il venait de raconter qui pouvait les entraîner vers une discussion encore plus stérile que ce qu'il continuait de débiter à propos de cette pomme qu'il avait une fois mangée dans un trou paumé près de la frontière de Gallia parce qu'elle était tombée toute seule d'un arbre sur sa tête. Le temps semblait ralenti. La bouche de Suun s'ouvrait toujours. Ce n'était pas pour bailler mais bien pour dire quelque chose... Concentrant son énergie, le bretteur leva instantanément un doigt tandis que sa présence frappait la pièce et ce qu'elle contenait de plein fouet. Le vent du Stellaire souffla !

STOP!


Un message que transmettait l'aura aussi verte et pure que le jade lui-même. Et ainsi, l'épéiste réussit un tour de force dont il lui faudrait se souvenir longtemps... Interrompre Suun Yggdrasil dans sa lancée durant au moins une seconde. Seconde dont le nomade profita pour se fendre d'un sourire aussi large que rusé. Le Stellaire brillait au fond de ses pupilles tandis que son index levé oscillait rapidement de droite à gauche en un signe ostentatoire de négation.
- Ennuyeux de ne pouvoir parler n'est-ce pas ? Apprenez à être plus concis et peut-être pourrons nous au final entamer cette conversation pour laquelle vous m'avez visiblement convoqué.
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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Sam 26 Nov - 23:22

"Ouvrez les guillemets très chers, car vous verrez que je n'ai pas besoin de prendre de respiration avant de souffler dans la beauté du monde ma magnifique tirade! Oh, monde, entend ce que tu prendra pour une prière mais n'est qu'un murmure de ma part. Fantasmagorique nomade, votre venue ici n'a rien d'anormal puisse que je l'ai ainsi décidé. Et je suis capable de prendre beaucoup de décision grâce à ce qui se trouve dans mon crâne. Comme chez tout être humain d'ailleurs, bien que certains savent mieux s'en servir que d'autre. Soucis étant que le génissisme du génie n'est pour moi qu'un pied habillé d'une chaussette, si vous me passez la commodité de l'expression. Et oui, car je suis capable de réfléchir. Non pas à plusieurs choses en même temps, mais à plusieurs situations à la suite. Car s’emmêler les pinceaux est la meilleure façon de se tromper. Hors je n'ai jamais tord. Et comble du paroxysme, j'ai toujours raison. Aucun paradoxe, ceci s'appelle la vérité.
Car moi, le grand, beau, généreux, magnifique, altruiste, génialisime, attirant, séduisant, mystérieux, gentil, élégant, distingué, ouvert, compréhensif, sage, enthousiaste, réfléchit, agréable, vertueux, divin, délicieux, extraverti, talentueux, compétent, courageux, volontaire, ordonné, sublime, patient, parfait, incroyable, incontournable, glorieux, calme, intelligent, inoubliable et bien entendu modeste Suun Yggdrasil suis doué de la possibilité d'écouter les gens parler. Eh oui, très cher invité, comment une discussion peut-elle avoir une existence propre dans un monologue?
Bien entendu ceci n'est pas une question, car comme je le disais précédemment il s'agit de la simple et pure vérité. Ceci est de la logique pure, ainsi vous pouvez aisément le comprendre. Beaucoup pense que je suis chanceux. Car j'ai énormément de talent. Cependant très peu de personne dans le bas peuple sont amenés, non pas à comprendre, mais à croire que la chance puisse être du talent. Ainsi il n'est pas difficile de se dire la foi est dérisoire. Établir telle ou telle croyance dépend de ce que l'on peut ou ne peut pas voir.
Alors je vois bien que justement, vous croyez que je m'écarte du contexte. C'est là que votre foi s’estompe et laisse place, libre cours même, à ce que j'appellerais une nouvelle fois la logique. Je vous laisse goûter au délice de ma voix mielleuse chatouiller vos oreilles de la beauté imminente de ma voix, de la perfection de mon langage. Car c'est là la voix de la raison.
Votre histoire était passionnante, car elle raconte une expérience. Tel vous qui m'écoutez depuis le début de ce long monologue qui n'en est point un, si vous avez bien suivis.
Noir son vos dessins et vos pensés qui actuellement doivent tambouriner l'intérieur de votre moulinet à gestuelle. Vous extasiez vous devant une réponse des plus palpitante à me narguer sur mes paroles? Ou n'êtes vous pas capable de vous souvenir de tout ce que je dis?
Bien sûr que si, la vie vous facilite les choses puisse que nous sommes sur un forum de jeu ou vous pourrez relire ce dialogue à l'envie, puisse qu'il est distillé à vos oreilles par écrit. Fabuleux.
Néanmoins, je suis parfait. C'est un fait, aucun doute n'est permis. Il est donc clair et net dans cette brume nébuleuse qui racle les parois de votre boîte crânienne que vous ne devriez pas vous attarder sur des sobriétés tels qu'une simple discussion entre le convié et le conviant. Car vous devez vous douter que vous êtes ici pour une bonne raison.
Raison qui, ma foi, et la Déesse seule sait que j'ai la foi. En moi tout particulièrement, est donc mienne. Oui, je sens vos jambes trembler devant la puissance. Celle des mots. Dommage, car ce n'est pas votre intellect qui sera sollicité ici mais votre épée. Au fourreau, car si la dernière syllabe finale est la même que celle qui compose ce qui est la détermination de chacune des choses de mes phrases, ce n'est pas une coïncidence.
D'ailleurs, en quelle vertu ai-je osé vous convoquer ici par ma simple volonté? Suis-je dieu? Biensûr que non. Je suis loin d'être aussi ennuyant, bien entendu.
Ou nous conduit ce soliloque, me direz vous? Bien loin d'où le fer des chevaux résonne. Cette énorme festivité qui va avoir lieu va vous permettre de rencontrer tous les grands noms de ce monde. La Beorcerie dans sa cerise sur le gâteau. Restez naturel, soyez confiant. Le danger ne guette que ceux qui sont en danger. C'est un fait, une fois encore, qui ne peut être compris que par ceux qui osent entrevoir la lueur de l'espoir dans le langage.
Bien bien bien, je vois que nous avons beaucoup discuté jusque là et partagé énormément de chose; surtout moi, puisse que vous pouvez intégralement tiré partit de mes expériences qui sont clairement plus intéressantes que les vôtres puisse que moi, j'ai un but dans la vie. Un véritable, réel, et intriguant. Que de mystère dans une seule phrase, ne trouvez vous pas? Puisse qu'il fait beau aujourd'hui, il n'est d'ailleurs pas étonnant de voir sur votre tête la verdure s’égayer au soleil. Ceci n'étant qu'un avis certain, évitez de trop vous arroser ce soir.
Vous avez donc quartier libre, monsieur Steffan. Je vous laisse instamment. Et maintenant que j'ai passé la porte, veillez à bien écouter ces dernières paroles: puisse les yeux de Shana se tourner vers vous durant cette longue nuit."


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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Ven 23 Déc - 2:14

Effarant, terrifiant, rose, amazing... Le silence d'une seconde qui avait suivi la petite intervention de l'épéiste vert n'était désormais plus, terrassé par la contre-attaque du peintre sur poussin rose. Un déluge de mots, pas toujours en rapport avec leurs voisins, mais tout de même censés formés des phrases et se suivant les uns à la suite des autres dans une bouillie verbale qui restait malgré tout compréhensible et parfaitement interprétable. Le tout se ponctuait d'une prononciation irréprochable et d'un talent pour la loufoquerie et la narration que l'épéiste n'avait pour ainsi dire, jamais constaté chez qui que ce soit.

Il avait provoqué cet homme en tentant de lui jouer son habituel petit rôle de l'épéiste un peu con mais, à ce petit jeu, l'on pouvait être presque sur de toujours trouver meilleur que soit. Cet homme était très certainement le roi des cons ! Et c'est ce qui en faisait toute la puissance de son monologue, qui n'en était donc plus un selon ses propres mots miraculeusement interprétés par l'esprit surchargé du bretteur.

Il avait souvent été confronté à la mort, aux risques qu'impliquent le maniement d'une arme ou tout simplement à la cruauté des conflits et, si le maniement de la langue avait été une arme, nul doute que l'explosion de puissance de cette attaque aurait longuement fait claquer son manteau au vent, l'aveuglant d'une lumière toute à fait rose, avant de le pulvériser sur place. Au lieu de ça, son agresseur et apparemment hôte entreprit de conclure avant de faire demi-tour et de claquer la porte, laissant son interlocuteur seul face à la vue d'un gigantesque pseudo-appendice masculin tout de pierres roses construit.

Le souffle court, les yeux écarquillés, le cœur battant, le nomade laissait lentement son esprit encaisser l'assaut, bloquant particulièrement sur l'évocation d'un faux rhum que l'on aurait écrit en jouant. Ca avait été tout simplement hallucinant. Son Stellaire en avait été dissipé, complètement perdu de vue par le nomade dont les jambes étaient agitées d'un très léger tremblement. Que s'était-il réellement passé pour qu'il ait réussi à provoquer ce qui lui était arrivé en pleine face. Quelques secondes s'écoulèrent avant que son esprit ne finisse par redémarrer normalement, lui permettant de se concentrer sur ce qu'il avait appris.

Cet homme, si l'on pouvait vraiment le considérer comme tel, ce... Yggdrasil, Suun Yggdrasil. Il avait parlé de la réception, c'était d'ailleurs effectivement lui qui l'y avait convié si l'on en croyait ses dires... Mais pouvait-on seulement croire un mot de la part d'un être capable de débiter autant de paroles inutiles en moins de cinq minutes ? Ce point étant bien trop compliqué à élucider pour l'instant, le bretteur se pencha plutôt sur la fin du discours. Il avait également évoqué la présence des grands noms de la politique Beorc, rien d'étonnant à cela. Quoi d'autre... Il y avait Suun, son but, les cheveux de l'épéiste et...

- Shana!

En un éclair il était à la porte, son pied s'enfonçant avec une fureur extrême dans le bois du battant, la faisant presque vaciller sur ses gonds alors qu'elle s'écrasait sur le mur de pierre – non rose cette fois-ci. Le couloir, vide évidemment, résonna longuement du choc du bois contre la paroi, laissant le bretteur en proie à ses interrogations. Comment... Qu'il connaisse son existence à la limite cela pouvait passer pour normal : nombreux étaient les gens qui s'étaient renseignés sur les noms et apparences des soit-disant héros des Deux Guerres et, même dans le cas contraire, les moyens qui existaient pour le faire couraient presque les rues qu'il s'agisse de livres d'histoire ou de romans fantastiques. Les années d'exil du bretteur dans le désert ne devaient d'ailleurs même plus être un secret tant sa rencontre avec les mercenaires de Greil avait été étrange... Mais qu'il en sache autant sur ces dernières... Avait-il rendu visite aux nomades ?

Les images d'une nuit sans lune s'imposèrent à son esprit : les cris, les sanglots, les corps brûlés, le visage presque réjouis d'un mage noir... La vengeance brillant dans les yeux des survivants. Un instant, il songea à se jeter à la poursuite de l'être en rose. Qu'aurait-il fait d'ailleurs, il l'ignorait lui-même. Ses chances de poser le bout de son doigt sur un homme capable de bouger sans qu'il ne s'en rende compte restaient tout de même très proches du zéro absolu. Rageur, son poing heurta brutalement la porte, s'égratignant les phalanges au passage avant qu'il ne s'empare de la poignée pour s'enfermer à nouveau dans la pièce. Trouvant une chaise qui avait survécu au carnage, il s'assit dessus, tentant de reprendre un minimum son calme. Nombre de questions tournaient dans son esprit et il savait très bien qu'il ne pourrait tirer aucune réponse de Suun si celui-ci ne voulait pas lui en fournir.

Un mouvement dans sa poche attira finalement son attention avant qu'il n'en extirpe un Pyu toujours aussi rose. L'animal observa l'air légèrement sombre de son compagnon de route avant de revenir à un sujet autrement plus pressant, son corps désormais incroyablement laid à son goût. Tentant vainement de se lisser les plumes, l'oisillon laissa finalement échapper un piaillement de dégoût avant de se réfugier sur l'épaule de son partenaire, lui arrachant un sourire de compassion. La peinture avait d'ores et déjà séchée et il y avait peu de chance que la bête retrouve sa couleur d'antan avant un petit bout de temps.

- Tu penses que tu arriveras à t'y faire?

L'animal le regarda, regarda son plumage, regarda à nouveau le bretteur avant de s'ébouriffer fièrement, doublant son volume initial. C'était différent... Mais ça faisait toujours aussi peur, voire bien plus. Il y survivrait. Le bretteur plaignait d'ailleurs quiconque oserait se moquer de son compagnon à plumes. Jetant un coup d’œil à la cravate rose, il leva un doigt:
- Mwai... Faut pas pousser non plus.

Deux coups de ciseaux plus tard, la petite bête ronronnait presque en exhibant sa nouvelle cravate verte. Le bretteur en profita d'ailleurs pour empocher deux ou trois petits bouts de tissu de la même couleur au cas où l'hurluberlu rose voudrait recolorer à nouveau son œuvre d'art. L'oiseau toujours sur son épaule, il se dirigea alors vers la porte, nettement plus détendu après ce petit travail manuel. Qui pourrait lui reprocher d'être en retard après tout ?

Parcourant les couloirs à l'aide de sa mémoire, il dut cependant user de son incroyable sourire afin de charmer la première domestique passant et obtenir pus d'informations sur la localisation précise de la salle où se déroulait la petite sauterie dans laquelle il savait pertinemment ne pas avoir sa place. A quelques pas des portes gardées par deux immenses butors en armures, son regard dériva lentement sur la lame à son côté. Yggdrasil avait parlé de son habilité à l'épée et du fait qu'il en aurait peut-être besoin. Cette histoire était tout simplement sans queue ni tête, une vaste blague à laquelle il avait malheureusement été convié. Avec un peu de chances, les gardes le repousseraient et il pourrait oublier tout ce fatras... Peut-être même enverrait-il un courrier par oiseau messager aux nomades afin de prendre de leurs nouvelles histoire de dissiper ses doutes. Ensuite sa vie pourrait reprendre son cours normal... Oui, ils allaient très rapidement se rendre compte qu'il y avait erreur.

- Bonsoir messieurs.
- Messire Stefan, vous êtes attendus. Passez une bonne soirée.

Encore raté.
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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Lun 26 Mar - 16:08

La fête battait déjà son plein. Pauvre plein d'ailleurs, car il n'était que minoritaire quand a l’espace dégagé de la salle de réception du Château.
Commençons par le mobilier:

Au delà de l'étendu de carrelage à l'en voir courber par la distance qu'il parcourait se tenait deux scènes. Une première, petite et peu surélevée sur laquelle se tenait le meilleur groupe de bardes du pays, ces derniers jouant des airs que l'on qualifierait dans quelques milles années de chanson d’ascenseurs. Personne sur la piste de danse? Peut-être en voilà la raison. De toutes façons cela ne serait que visuellement des balais en costumes s'agitant comme des dindes avec bien trop de plumes en cercles imparfaits.
La deuxième scène, grande estrade dans le fond avec un joli petit-pupitre royal pour les discours... Royaux. De grands rideaux rouges et guindés de fioritures graphiques se tenaient à l'arrière de la dite scène.
Pour le reste, de grands buffets de petits-fours exquis étaient dressés de part et d'autre de la salle, de nombreux serveurs allant par le biais de petits plateaux circulaires tendus à bout de doigt dans un effet d'impossibilité physique aller ravitailler les invités directement pour que ceux-ci n'aient pas à se déplacer jusqu'à la table prévu à cet effet. Il en allait de même pour les boissons, comportant même des spécialités venus de régions Laguz.
Passons sur les murs d'ors et de diamants, sur les lustres rutilants et massifs et tout le toutim car nous le savons tous: cet endroit est magnifique. Les tableaux brilles de mille feu, chacun représentant les anciens rois de Daien. Seul détail à noter: le portrait d'Ashnard reste l'unique endroit devant lequel personne ne discute. Les souvenirs restent des souvenirs, comme un échange gastrique entre soi et la cuvette durant la réminiscence de la soirée d'hier. Pourtant, pas question ici pour les invités de se mettre le cadre à l'envers. Et c'est sur cette magnifique transition que nous passons aux personnes présente:

En réalité, la salle devrait-être bondée. En comptant les serveurs, il y avait au moins mille personnes. Mais comme les serveurs ne servent à rien, contentons nous des cinq-cent intéressantes. Elles étaient toutes présentes:
L'impératrice Sanaki accompagnée de sa générale des cavaliers pégases.
Le Duc de Persis.
Le Sénat de Daien.
La reine Elincia accompagnée au bras de son plus fidèle conseillé: Magus Felh.
Toute la clique royale de la demoiselle.
Et bien sûr tout le fourrage à crâne qui sévit par la richesse, j'eusse nommé les nobles les plus notables de tout ces pays. Nous pouvons comparer ces gens à l'expression "en pleine plaine", ce qui explique l'impression que l'on a en les regardants et que l'on confirme en leur parlant.

Pourtant, aucune trace de la Reine de Daien. Sans doute apparaîtrait-elle pour un discours enflammé sur la passion Beorc.

Mais le détail restant pique. Il pique les yeux dans sa singularité. Alors que tout le monde discute avec son petit groupes et que les nobles interceptent les plus haut placés qu'eux dans des émois particulièrement monétaire (sauf vis-à-vis d'Elincia car son chien de garde semble le seul à avoir le cadre à l'envers et qu'en plus il mord), reste un groupe de personnes encaper dans des manteaux runiques larges et somptueux. Capuche sur le crânes, ils discutent de façon bien discrète et à l'écart du groupe.

Et avec eux. Un seul homme habillé normalement pour une telle occasion.

Et non, ce n'est pas Suun, qui ne semble même pas être dans la pièce.

Grand, en armure de cérémonie et avec un patch sur l’œil. Adossé contre le mur, ses cheveux bruns en bordel (le mot est juste), il semble plus roupiller qu'autre chose. Il est le seul homme ici a avoir une armure de métal (bien que de cérémonie) qui ne soit pas du tissu de parade surmonté de limaille de fer.

Voilà a quoi ressemble le plus grand des sommets mondains. Ce qui n'est qu'avec des mots, on ne pourrait tout de même pas lui rendre toute sa splendeur.


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MessageSujet: Re: [Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets   Lun 28 Mai - 18:24

Tant de luxe, tant de grandeur et d'opulence que c'en devenait presque grotesque. Le carrelage brillait, les murs resplendissaient et même le plafond semblait étinceler comme si un immense soleil de cristal et de diamant y avait été fixé. Et à l'entrée de ce monde hors du temps et de la réalité, se trouvait un parfait exemple de la réalité justement. Une réalité qui s'était bien habillée pour l'occasion mais dont les beaux atours semblaient si fades comparés au reste du troupeau d'oies s'engraissant en ces lieux.

Il n'osa tout d'abord bouger de peur de casser quelque chose puis un serveur, finissant par dénoter que cet homme là-bas n'était pas habillé comme un domestique traditionnel, s'approcha de lui pour lui présenter l'ultime coupe de champagne de son plateau. L'épéiste hésita puis s'en empara tandis que l'homme faisait demi-tour en reniflant dédaigneusement. Vraiment le niveau de ces soirées allait en se dégradant ! Fut un temps où l'on aurait jeté ce petit nobliau dehors à coup de pieds bien placés. Et c'était quoi cette manière d'arborer ainsi une arme en pleine cérémonie, ces bourgeois n'avaient plus aucun sens des valeurs.

Ainsi allaient les commentaires sur sa façon d'être, de marcher, de se vêtir ou de se comporter tandis qu'il glissait silencieusement à travers la foule. Il avait bien fait de laisser Pyu au fond de sa poche, un oisillon rose n'eut que plus accentuée sa réputation de sauvage auprès des invités, tous vêtus de façon outrageusement implicite. Les plus riches n'étaient pas forcément les plus gros mais ils étaient au moins les plus brillants. Diamants, rubis, saphirs et autres breloques de la plus haute valeur se côtoyaient. C'était joli... Mais ça ne valait vraiment pas la beauté des espaces qu'il avait pu contempler lors de ses voyages.

Savourant une gorgée du champagne qu'il tenait toujours, le bretteur en apprécia le subtil nectar avec ravissement. Les grands de ce monde étaient peut-être arrogants et vaniteux mais une chose était sûre, il était certains domaines où ils avaient du goût. La coupe prit une deuxième fois le chemin de ses lèvres alors que d'un habile jeté du bras il s'emparait d'un petit four passant à proximité. Ses pupilles d'argent scannèrent rapidement la foule avant qu'il ne repère un petit groupe un peu moins douloureux pour la rétine à proximité. L'air de rien il se joignit à la conversation, plaçant une ou deux répliques quant à cette scandaleuse nouvelle taxe qui venait d'être imposée sur le tissu en Begnion. La magie des mots, et son attirail coloré, l'aidant à convaincre habilement qu'il en connaissait un certain rayon sur le sujet, les invités lui offrirent de bon cœur une place au sein de leur discussion... Cependant à force de s'entendre répéter une trentaine de fois la même chose, mais à quelques tournures de phrase prêt, l'on finit par s'ennuyer.

Prenant donc congé de ses nouveaux « amis » avec force politesses et courbettes, le bretteur s'empressa de se saisir d'une nouvelle coupe de champagne afin d'y noyer sa lassitude. Il avait pu entrapercevoir au cours de ses pérégrinations salles-de-balesque la présence de l'Apôtre ainsi que de la Reine Elincia cependant, ces dernières étaient bien trop chargées de courtisans en tout genre -ou trop bien protégée pour l'une – pour que le nomade ne songe même à s'en approcher. Idem pour la commandante de la chevalerie pégase, il savait fort bien que jamais Dame Tanith ne quitterait son post même s'il venait à lui faire de grands signes de la main en hurlant son prénom... Ou alors si elle le faisait ce serait pour le mettre aux arrêts.

Vaquant à travers la salle, il jeta un regard complètement désintéressé au portrait du Roi Fou avant de poursuivre sur sa lancée en s'emparant au vol d'une troisième coupe, émiettant distraitement un petit four au dessus de sa poche afin que l'oiseau rangé à l'intérieur puisse en profiter. Il avait vogué d'un groupe à l'autre, s'infiltrant en bon invité qu'il était, tentant de suivre les diverses actualités de chacun voire même d'y répondre. Mais entre les prisonniers graciés qui ne l'étaient plus, le cours des sucreries en Criméa ou les quelques propos racistes – discrets mais bien présents – il n'avait pas encore trouvé un seul sujet susceptible de distraire son attention. Il avait même essayé de repartir par là où il était venu, se disant qu'au final toute cette histoire avec Shana n'était qu'une ultime farce d'Yggdrasil mais les deux butors à l'entrée lui avaient rapidement fait faire demi-tour. En clair, il se faisait chier ! Il se sentait comme la cinquième roue du carrosse, le porte-chandelle de la chandelle des dîners en amoureux, ou tout simplement comme l'inconnu de la soirée, celui qui devait connaître une personne qui elle-même connaissait toutes les autres et avait décidée de l'inviter pour le faire socialiser... d'ailleurs en parlant de cette fameuse personne, il n'avait pas encore revu le truc rose qui l'avait honteusement incrusté dans cette soirée plus ennuyeuse que la mort elle-même.

Parcourant la salle du regard à la recherche de la seule personne avec qui il aurait au moins un semblant de discussion, si discussion il y avait, il finit par voir quelque chose qu'il avait jusqu'ici loupé. Un petit groupe singulièrement habillé, enfin plus singulier que ce que le reste de la salle pouvait présenter, se tenant dans un coin de la pièce, visages et corps dissimulés, au côté de...

- Haar!

Cette exclamation pouvant très fortement s'apparenter au grognement de l'homme mal réveillé au petit matin alors que le soleil semble à peine levé, l'épéiste s'empressa de les diriger, lui et sa coupe de champagne, vers l'une des rares figures familières et disponibles de la soirée. Peu importe qui étaient les compagnons du monteur de wyvern, il connaissait le tempérament narcoleptique du lancier et se doutait qu'il pouvait tout aussi bien s'agir d'amis, que de parfaits inconnus ayant décidés de profiter du roupillon de l'homme en armure pour discuter tranquillement.

S'approchant à grand pas, il engloutit le reste de son petit four avant de s'emparer d'une deuxième coupe de champagne au vol pour fendre aussitôt la petite troupe de manteau. Par un pivotage magistral son dos vint se plaquer contre le mur, auprès duquel son ancien compagnon devait piquer l'un de ses habituels roupillons, avant que son bras n'étende la coupe pétillante jusque sous son nez.

- Few enfin un visage connu ! J'te jure quelle barbe cet endroit ! Qu'est-ce que tu fais là ? S'il y'a bien quelqu'un que j'étais persuadé de ne jamais voir débarquer dans ce genre d'endroits, c'est bien toi.

Tout en parlant il maintenait la coupe sous le visage de son compatriote, la sienne ayant bien vite fait de rejoindre à nouveau ses lèvres. Remarquant finalement les encapés qu'il dérangeait peut-être, le nomade leva rapidement sa coupe à leur encontre.
- M'sieurs dames?
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[Main Event: Stefan] Bataille de Charisme durant le plus grand des Sommets

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