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 Souvenirs et regrets [PV Stefan]

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❝ Invité ❞



MessageSujet: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Ven 22 Avr - 23:48

Parfois, lorsque l'on a vécu certains événements, on réalise que la vie ne fait pas de cadeaux. A personne. Elle prend sans penser à la douleur et la peine de quiconque. La vie est généreuse comme égoïste. Pour tout le monde.

***
Trop de réflexion n'aidait pas à avancer, n'aidait pas à faire quelque chose de concluant. C'était bien beau, de penser et réfléchir, mais encore fallait-il trouver un sujet sur lequel disserter mentalement sans arriver à court d'arguments après quelques instants, quelques heures peut-être. Il en était de même pour les choix, choisir ce que pourrait être notre vie, malgré les guerres et les conflits. Faire des choix en ne pensant qu'à soi n'était pas toujours très bien vu; pourtant la vie était ainsi, alors pourquoi chacun ne pourrait-il pas l'être également ? Malheureusement, ça ne pouvait être ainsi. Le monde serait totalement ruiné si les choses se passaient ainsi, quoi qu'actuellement, il n'était pas loin de la déchéance, avec tous ces conflits, ces guerres et ces batailles. C'en devenait d'ailleurs lassant, à vrai dire. Oui, c'était bien le mot, parfaitement. Maleen trouvait ça lassant, elle qui en somme toute n'avait pas non plus vécu d'aventures terriblement incroyables ou sordides, non, quoi qu'il y avait tout de même certaines anecdotes et rencontres à retenir, ainsi qu'un événement survenu dans de fortuites conditions, grâce au manque d'orientation de la Laguz, qui comme toujours, l'attiraient dans de bien étranges situations... Enfin, qu'importe. A l'heure actuelle, s'il y avait bien quelque chose qui la préoccupait, c'était ce qu'elle allait bien pouvoir faire de cette vie qui, plus les jours défilaient et avançaient, se remplissait de lassitude et d'ennui. Elle était passé d’un état de légère indifférence, préoccupée par ce qui s’était passé pour elle, ses rencontres et ce qu’elle avait appris, à un état de lassitude totale, ou presque. Non pas qu’elle envisageait une possible fin dans un futur proche, loin de là, simplement, la jeune et jolie femme commençait à se dire que malgré tout ce qu’elle pouvait dire ou penser, elle n’avait toujours rien trouvé qui lui donne une quelconque motivation pour continuer à avancer et donner un but, un sens à sa vie. Peut-être devrait-elle dans ce cas chercher non pas une chose, mais une personne ? Elle n’en était guère convaincue. Non, ça ne lui disait rien, elle ne se voyait pas se prendre d’affection pour quelqu’un, au point de finir par… En tomber amoureuse ? C’était trop improbable. Certes, il y avait des personnes avec qui elle s’était liée, d’une façon ou d’une autre, comme ce cavalier pégase, Ishtar, ou encore Samael, le prêtre rencontré cette nuit-là. Également, Raven, le corbeau, comme elle. Cela faisait déjà quelques personnes, et même si c’était peu, on ne pouvait pas dire qu’elle s’en plaignait. Car après tout, connaître du monde pour en connaître, mieux valait-il être seul, en ce qui la concernait. « Mieux vaut être seul que mal accompagné, non ? ». C’était du moins son avis actuel… Pourtant, au fond d’elle-même, elle le savait, il lui manquait quelque chose, cette chaleur provoquée par l’être aimé, et qui avait le don de nous réchauffer à n’importe quel moment, d’une simple pensée. Oui, ce sentiment doux et enivrant lui manquait, le nier serait mentir. De plus, avec le temps et ce qu’elle avait pu voir ou entendre, sa croyance en l’amour avait commencé à s’effriter, de plus en plus. Certes, elle n’était pas encore sur le point de s’effondrer, surtout qu’elle se connaissait bien, elle qui donnait si facilement de la tendresse à qui en avait besoin... Ce n’était cela dit pas suffisant pour tomber amoureuse, et elle ne le savait que trop bien. Son seul et unique amour avait été Kaen, elle la belle corbeau ne se voyait pas en aimer un autre que lui…

Alors, elle devait trouver… Autre chose. Elle en avait décidé ainsi, car même si cela ne se voyait guère dans son attitude parfois légère, elle était agacée par ce vide qu’était son train de vie. Trop répétitif, pas assez intéressant. Même si elle était du genre à vivre au jour le jour, il y avait un moment où il fallait savoir trouver un vrai sens à son existence. Certains n’en avaient que faire tout au long de leur vie, ne se souciant ni du passé, ni du futur, mais pas elle. Non, les fantômes du passés hantaient toujours son corps, comme des ombres éparses et inatteignables, qui parfois, l’empêchaient de réellement avancer, sans qu’elle ne s’en rende compte réellement. Son passé était une chaine longue et incassable qui la retenait sur la terre ferme, la privant du ciel qu’elle aimait tant. Pourtant, lorsque l’on se penchait quelque peu sur ce fameux passé, on réalisait que c’était tout de même quelque peu aberrant, dans le sens où malgré quelques événements tragiques, sa vie n’avait pas été une succession de drames ou de faits terribles… Alors pourquoi avait-elle tant de mal à se détacher de ce souvenir doux et réconfortant ? Peut-être bien parce que justement, elle en avait besoin, de réconfort. Elle offrait sa présence et sa tendresse à qui en voulait bien, et ce, sans jamais rien demander en retour… Mais à présent, elle se rendait compte qu’elle avait besoin de quelque chose en retour. De l’attention, juste pour elle, juste de quoi lui mettre du baume au cœur et calmer les soubresauts de son âme esseulée. Rien que cela, rien de plus. Jamais elle ne se permettrait de demander plus, de toute façon. Ce n’était pas dans son caractère. Mais peut-être allait-elle devoir changer quelque peu, qui sait ?

En cette fin d’après-midi, elle avait décidé de prendre le large, tant au sens propre que figuré. Elle était fatiguée de voler sans réussir à atteindre réellement le ciel qu’elle espérait. Fatiguée de croire qu’elle pourrait oublier en s’étourdissant de nuages et d’air pur… Il fallait bien qu’elle redescende sur terre, à un moment ou un autre. Et c’était ce qu’elle comptait faire, quoi qu’au final, c’était sur la mer qu’elle se trouvait. Un navire de voyageur de taille modeste, pas trop de passagers, reliant Criméa et Begnion. Trouver un moyen d’y monter simple et sans risque d’avoir des ennuis n’avait pas été simple, à vrai dire. Surtout que revenir dans cette région lui rappelait justement un accident, à savoir, cette altercation non-voulue et non-désirée avec ce moine, qui, même s’il n’avait pas réussi à attenter à sa vie, avait fait de sales dégâts à son épaule. De plus, vu ce qui s’était passé ensuite… Il lui avait fallu un certain temps pour récupérer, et pouvoir voler normalement. Enfin, pour cette fois, et dans un souci de discrétion, elle avait déniché une cape sombre, usant de ses talents de chapardeuse, pouvant ainsi dissimuler avec facilité ses ailes sombres et imposantes, qui auraient révélé sans aucune peine ce qu’elle était. Et par les temps qui courraient, ce n’était pas une bonne idée, connaissant les tensions qui régnaient entre Beorc et Laguz. Mieux valait jouer la carte de la discrétion. D’ailleurs, par souci de plus de discrétion, à moins que ce ne soit une simple fantaisie personnelle ou encore dans un souci pratique, sa chevelure longue chevelure de jais avait été nouée de sorte à former un chignon, chose qu’elle ne faisait habituellement jamais. Et c’était d’ailleurs si inhabituel pour elle que lorsqu’elle aperçut son reflet, dans la vitrine quelque peu crasseuse d’une échoppe quelconque, elle faillit ne pas se reconnaître. Coiffée ainsi, elle paraissait plus vieille, ses traits légèrement tirés ressortant également. Elle n’avait pas vraiment fière allure, mais cela n’empêchaient pas quelques hommes de se retourner sur son passage, observant sans doute ses formes quelque peu révélées par la cape, et surtout, les vêtements de cuir noir qu’elle portait.

Enfin, toujours était-il qu’ainsi vêtue, elle avait pu se glisser dans la foule sans être remarquée, atteignant donc ce qu’elle convoitait. Quant au prix du voyage, il avait été réglé grâce aux pièces trouvées dans la bourse d’un marchant grassouillet qu’elle avait détroussé avec habileté. Comme quoi, même si ses agissements n’étaient guère honnêtes, ils lui rendaient services et ce à maintes reprises. Quoi qu’il en soit, Maleen avait pu embarquer sur le fameux bateau, se dirigeant vers une cabine visiblement libre. Et, puisque apparemment, il n’y avait que peu de voyageurs sur ce bateau, quoi que tout de même suffisamment pour qu’elle soit forcée de partager sa cabine avec quelqu’un. Et ce quelqu’un, elle l’avait rapidement aperçu, n’y faisant pas trop attention, alors qu’elle s’apprêtait à entrer, et que lui sortait. Mais, tellement perdue dans ses pensées, ainsi que quelque peu alarmée par la possibilité d’être découverte, elle n’avait pas noté quoi que ce soit à son propos, et était entrée sans plus cérémonie.

A l’intérieur, pas de fioritures ni de surplus, quoi que c’était tout de même un minimum accueillant. Deux lits placés parallèlement de part et d’autre de la cabine, deux tables de chevets et de quoi se laver en se réveillant, ainsi qu’un emplacement pour entreposer des effets personnels ou autre. Puis que le premier des deux lits était occupé, elle se dirigea vers le seconde, et s’allongeant sur celui-ci sans plus attendre, fixant ce qui faisait office de plafond, pensive. Elle n’osait pas retirer sa cape, de peur que l’homme avec qui elle partageait cette pièce ne revienne, chose qui pourrait s’avérer problématique, si ce dernier avait quelque chose contre les Laguz. Et rien que cette perspective peu engageant lui faisait dire que le voyage risquait d’être long… Très long.

Quelques heures plus tard, réalisant qu’elle s’était assoupie, la jeune femme finit par rouvrir les yeux, bâillant à s’en décrocher la mâchoire. Se redressant avec lenteur, son corps encore quelque peu ankylosé par le sommeil, elle finit par décider, voyant que la nuit était tombée, d’aller prendre l’air. Ca ne pourrait lui faire du mal, pensait-elle. Mais avant de mettre le nez dehors, elle s’assura que sa cape dissimulait toujours ses ailes, et que sa coiffure était toujours en place… Comme si la coquetterie était de son ressort. Quelle étrange lubie. Toujours était-il qu’elle finit donc par sortir, allant lentement vers le pont. La nuit venait tout juste de tomber, et dans le ciel, à l’horizon, on pouvait toujours voir quelques lueurs orangées provenant du soleil venant de se coucher. Dommage qu’elle ait raté une si belle vue... Mais ce regret fut bien rapidement oublié lorsqu’elle aperçut un homme, appuyé contre le bastingage, cheveux au vent, brise marine qui caressait également le visage pâle et doux de la corbeau. Cette homme qui soudainement ravivait un souvenir datant d’il y a quelques années déjà. Cette chevelure aussi verte qu’une prairie, elle ne l’avait pas oubliée. Mais était-ce bien lui ? Était-ce donc cet épéiste rencontré lors d’une halte en territoire Beorc ? Les doutes étaient possibles, mais pour le coup… Elle était curieuse…

Alors, d’un pas léger et souple, gracieux, elle se dirigea vers lui, ses deux mains pâles se posant délicatement sur le bois de la rambarde du bateau, tandis qu’elle fixait le ciel d’un air distrait. Un bon mètre les séparaient, à vrai dire, et dans l’était actuel des choses, elle n’osait pas lui adresser la parole. Peut-être n’était-ce pas lui, après tout…. Pourtant… Jetant un bref coup d’œil en sa direction, il lui sembla reconnaître ce visage, ce regard. Pas de doutes. Il était plus vieux, certes, mais tout de même… Alors, laissant échapper un léger soupire, elle dit, regardant à nouveau devant elle en un premier temps :

« Excusez-moi de vous déranger, mais… Ne nous serions-nous pas déjà rencontrés ? C’est peut-être quelque peu cavalier de ma part de vous le demander ainsi, mais… Je suis certaine de vous connaître… »

Et, disant ces derniers mots, son regard marron, étrangement presque orangé, se posa sur lui, tandis que quelques mèches s’échappant de son chignon voletaient doucement au gré du vent. A vrai dire, qu’elle se soit trompée ou non, elle avait envie de parler à quelqu’un, quel qu’il soit….

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Stefan
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Sam 23 Avr - 1:25

Le vent marin gonflait la toile du vaisseau, poussant le petit bâtiment sur l'eau avec vitesse et précision... Une voile, c'est précisément ce à quoi l'épéiste pensait en entendant son manteau claquer sous la brise. L'iode marin s'engouffrait en lui tandis qu'il inspirait calmement la douce odeur salée de la mer. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas mis les pieds sur un navire et ce nouveau premier contact était loin d'être désobligeant. La coque du vaisseau fendit une nouvelle vague, un peu plus violente que les précédentes tandis que les embruns marins fouettaient le visage légèrement buriné du nomade, apposant leur fraîche caresse sur sa peau légèrement rugueuse mais correctement rasée.

Il avait embarqué dans un petit village de Criméa, poussé par une brusque vague nostalgique à rejoindre les terres de Begnion. Bien sur, les voies maritimes n'avaient rien de plus rapide que la marche à pied, au contraire, il leur fallait contourner les territoires Laguz avant d'enfin atteindre le pays souhaité mais le bretteur avait besoin d'être au calme. Loin de la cohue des villes, des dangers des routes ou même de ce shaman qu'il traquait inlassablement, ce voyage allait lui permettre de se détendre et, peut-être de mettre les choses au point.

Officiellement, le nomade avait réussi à tirer un trait sur Shana et à accepter sa mort mais officieusement, son cœur hurlait vengeance et n'aspirait qu'au meurtre de l'homme responsable de ce méfait. L'épéiste en avait bien conscience mais ne faisait rien pour empêcher ce désir de grandir et de corrompre son âme. Il avait même envisagé d'adopter ce nouvel objectif définitivement en en imprégnant la magie du Stellaire, laissant ainsi transparaître les sombres reflets de son cœur dans cette technique qui le dévoilait tout entier... Mais ce serait un aller sans retour. Que se passerait-il s'il parvenait réellement à atteindre ce but ? Les chances pour que son état empire jusqu'à le faire ressembler à celui qu'il aurait éliminé étaient infimes mais bien présentes...

L'épéiste poussa un soupir de détresse. Il n'était pas sur ce navire pour penser à ce genre de choses mais celles-ci s'imposaient à son esprit sans qu'il ait besoin de les rechercher. Son regard se porta sur le spectacle que lui offraient les derniers rayons de soleil, l'immense sphère solaire disparaissant déjà derrière les crêtes écumantes. Un nouveau soupir de lassitude lui monta aux lèvres alors qu'il s'appuyait à la balustrade. Son désert, paisible et calme, lui manquait... Surtout car aujourd'hui était un jour spécial, un jour qui s'apprêtait à se terminer aussi banalement que tous les autres, le jour de son quarantième anniversaire. Un jour particulier qui aurait du donner lieu à une de ces grandes fêtes, pleines de joie et d'amitié autour d'un grand feu comme savaient si bien les faire les nomades. Mais Stefan n'était pas d'humeur à faire la fête, il savait que retourner dans le désert lui apporterait un lot de souvenirs et d'émotion qu'il n'était pas prêt à affronter, pas encore. Une année qui allait donc s'éteindre aussi silencieusement que bien d'autres avant elle.

- Excusez-moi de vous déranger, mais...

La voix, gênée mais claire dans le silence du crépuscule, le tira de ses pensées et son regard ne tarda pas à localiser la femme qui se trouvait à ses côtés. Abandonnant son air meurtri pour un sourire de circonstance, l'épéiste se tourna vers elle, s'appuyant d'un coude sur le bastingage tandis que ses yeux, légèrement plissés par son sourire, la parcoururent rapidement, notant naturellement la cape et la coiffure en chignon mais bien plus précisément le regard pétillant et légèrement ambré. Plus jeune que lui, elle le dévisageait d'un air plutôt étrange... Timide ? Avait-elle quelque chose de particulier à lui demander ? Ou bien était-elle simplement intrigué par son allure quelque peu... Originale?
- Oui?
- Ne nous serions-nous pas déjà rencontrés?
- Euh...

Ah touché ! Une question à laquelle il ne s'attendait pas ! Ravalant sa surprise, l'épéiste détailla un peu plus longuement la jeune femme qui, bien que fort jolie, ne se démarquait pas plus amplement des personnes qu'il avait pu croiser jusqu'ici. Sa vie de nomade l'avait conduit à faire des rencontres particulièrement intéressantes et certains événements, l'ayant notamment amenés maintes fois à dégainer Katti, l'avaient suffisamment marqués pour qu'il garde certains visages en mémoire. Mais là... Il comprenait que son habit singulier et la couleur de ses cheveux amènent les gens à se retourner sur son passage mais lui ne voyait pas où il avait pu croiser cette charmante demoiselle.
- C'est peut-être quelque peu cavalier de ma part de vous le demander ainsi, mais... Je suis certaine de vous connaître...

Non vraiment, le chignon était... Classique, ses vêtements étaient... Noirs, et malgré la couleur intéressante de son regard, la mémoire du nomade ne voulait pas se débloquer. Se reculant légèrement, il porta la main à l'arrière de son crâne qu'il frotta en signe de confusion avant de lâcher en un léger gloussement.
- Ma foi, pour être franc votre allure ne me dit rien...

Oui... De la pure franchise capable de vexer sérieusement n'importe qui, ce dont il se rendit compte aussitôt.
- Mais, peut-être est-ce simplement ma mémoire qui commence déjà à vaciller!

Reprenant un air sérieux, l'épéiste s'adossa à la rampe, coudes posés sur cette dernière avant de tourner un regard nettement plus perçant vers son interlocutrice.
- Et si vous commenciez par me rappeler où vous pensez m'avoir vu ? Peut-être serais-je en mesure de vous fournir une réponse plus précise. Après tout comment pourrais-je oublier quelqu'un d'aussi charmant?

Et hop, le petit compliment qui ne gâchait rien, ou comment rattraper une mauvaise formulation made by un certain nomade.


Dernière édition par Stefan le Mer 27 Juil - 17:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Mer 27 Avr - 18:06

Alors qu’elle venait tout juste de lui adresser la parole, le dérangeant peut-être, elle vit l’homme à la chevelure verdoyante tourner la tête vers elle. Et dans ce mouvement, elle crut d’ailleurs voir l’expression de son visage changer, passant de la tristesse à un simple sourire. Du moins, c’était ce qu’il lui avait semblé voir, après, elle pouvait tout à fait se tromper, elle ne le niait pas. Dans tous les cas, il paraissait également surpris qu’on vienne lui adresser la parole en cet instant. Ne se démontant pas pour autant, la jeune femme lui avait donc posé la question qui lui démangeait les lèvres depuis qu’elle l’avait aperçu, chevelure portée par le vent, le regard fixé à l’horizon, sur cette fin de coucher de soleil… Et là encore, ce qu’elle put lire dans son regard à présent posé sur elle, ce fut bel et bien de la surprise. Surprise causée par cette intervention et cette question à laquelle, visiblement, il ne s’attendait pas. Elle le vit alors l’observer avec un peu plus d’insistance, la détaillant quelque peu, fait qui aurait pu en gêner plus d’une, tant le regarde l’épéiste était perçant, mais ce n’était pas son cas. De toute façon, vu ce qu’elle portait, il ne risquait pas de voir grand-chose de sa personne, la plupart de ses voluptueuses formes étant dissimulées par le tissu ample de sa cape. Dans son regard à lui, justement, elle voyait une sorte de réflexion mêlée à de la surprise, bien évidemment. Elle en déduisit d’ailleurs qu’il ne devait pas la reconnaître, et bien vite, alors qu’elle avait encore prononcé quelques mots, il vient confirmer sa pensée, affichant un air confus, une main passée sur l’arrière de son crâne :

- Ma foi, pour être franc votre allure ne me dit rien...

L’entendant, Maleen laissa échapper un petit soupire, se disant que décidément, elle n’était pas le genre de personne que l’on gardait en mémoire. Était-elle si banale que ça ? Elle en venait à se poser la question. Cela dit, même si ce n’était pas la chose la plus plaisant à entendre, elle n’allait pas se vexer pour si peu, elle avait appris à prendre sur elle en ce genre de situation, et surtout, il n’y avait pas matière à s’énerver pour si peu. Et puis, qu’il ne se rappelle pas immédiatement d’elle avait peut-être du bon, puisque parler de leur rencontre pourrait donner un peu de matière à la discussion qu’elle espérait entretenir avec lui. Lui qui d’ailleurs, elle devait bien l’avouer, avait une voix tout à fait agréable, chaude et terriblement masculine. De quoi faire frémir la jeune femme, d’ailleurs. C’est alors qu’il dut se rendre compte que ses paroles étaient quelques peu délicates, s’empressant alors d’ajouter :

- Mais, peut-être est-ce simplement ma mémoire qui commence déjà à vaciller!

Une remarque quelque peu légère, qui arracha un sourire doucement amusé à la noiraude. Et bien rapidement, le Beorc tourna le dos à la rambarde, y appuyant ses coudes, tout en tournant la tête vers elle. La Laguz lui rendit bien évidemment son regard, n’ayant aucun mal à regarder dans les yeux ses interlocuteurs. Quoi que là, même si elle ne le montrait guère, elle était quelque peu troublée par ce regard si perçant. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’elle voyait de tels yeux, et il y avait de quoi en être légèrement décontenancé. Enfin, ce n’était pas cela qui allait l’empêcher de garder son calme habituel, naturel en somme. Puis, sans plus attendre, il lui dit, allant droit au but :

- Et si vous commenciez par me rappeler où vous pensez m'avoir vu ? Peut-être serais-je en mesure de vous fournir une réponse plus précise. Après tout comment pourrais-je oublier quelqu'un d'aussi charmant ?

À ces mots, la jeune femme hocha doucement la tête, et afficha un doux sourire. Mais avant de lui répondre, elle tourna son regard vers le ciel, un sourire doux aux lèvres, sans réelle raison, si ce n’est qu’elle avait l’habitude de sourire en toutes circonstances, même lorsqu’elle était d’humeur quelque peu maussade comme ce soir, chose qui lui permettait d’éviter bien des questions gênantes. Cela dit, quelqu’un de suffisamment observateur pouvait sans mal remarquer qu’il y avait quelque chose de forcé dans ce sourire d’apparence doux et bienveillant. Tout comme elle avait l’impression qu’il était tourmenté par quelque chose. Elle avait eu le temps, en presque 10 ans d’errance, d’apprendre à remarquer ce genre de chose, même si ce n’était que faible et incertain. Cette pensée lui fit d’ailleurs réaliser que chacun avait quelque chose qui ne laissait pas son âme en paix, quelque chose qui troublait, même lorsque l’on vivait le plus parfait des bonheurs… Quoi qu’elle doutait que cette notion soit réelle. Pas qu’elle remettait en doute la véracité de l’existence du bonheur, non, mais plutôt de sa perfection... Une réflexion qui aurait pu durer des heures encore, si elle ne s’était pas rappelé qu’elle n’était pas seule, bien heureusement pour lui… Alors, soupirant doucement, elle tourna à nouveau son regard ambré vers lui, avant de dire, souriante :

« Je dois pouvoir faire cela, oui… Eh bien, si mes souvenirs sont bons, nous nous sommes rencontrés en territoire Beorc, il y a 5 ans de cela… Daein, il me semble, mais je ne saurais le certifier… »

Elle fit une légère pause, replaçant derrière son oreille une longue mèche de cheveux sombre, pour ensuite reprendre, toujours aussi douce :

« Vous étiez blessé, et en compagnie de deux personnes, dont un gravement blessé. Et je me rappelle vous avoir offert de quoi soulager votre blessure, une potion… »

Puis, se taisant à nouveau, elle s’accouda au bastingage, une main venant soutenir sa tête, sa joue au creux de sa paume, le regardant en biais. Elle garda d’ailleurs le silence quelques minutes, scrutant avec lenteur le regard encore tourné vers elle de l’épéiste, avant de finalement ajouter :

« Et vous m’aviez donné votre nom… Stefan, n’est-ce pas ? Ma mémoire ne me trompe que rarement pour ce genre de choses… D’ailleurs, vous n’avez pas vraiment changé, quoi que bien évidemment, vous paraissez plus vieux… Votre regard, lui, n’a pas changé, cela dit, même s’il me semble qu’il n’arborait pas cette vague de tristesse que j’y vois à présent… »

Et, fermant les yeux, elle finit par conclure, se laissant quelque peu bercer par le roulis des vagues :

« Et merci pour le compliment, c’est tout à fait charmant de votre part… »
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Lun 2 Mai - 0:15

Tout en écoutant son interlocutrice relater leur présumée rencontre, l'épéiste avait repris sa posture initiale, semblable à celle qu'avait adoptée la jeune femme, ses deux bras reposant sur la rambarde tandis que les derniers rayons de soleil chatouillaient agréablement son visage quelque peu buriné. Sa voix, se perdant dans l'immensité de l'océan, lui rappela une bien étrange rencontre. Une rencontre qui l'avait amené à un voyage encore plus intriguant. Cinq ans... Cela correspondait à peu près mais pas la personne qui lui faisait face. Il se souvenait du loup naturellement : ce Laguz un peu dérangé qui semblait parler à un ami invisible, ce Laguz qu'il avait affronté presque jusqu'à ce que mort s'ensuive... Il n'avait pas eu le choix, la bête s'était presque jetée sur lui, quitte à s'empaler sur sa lame. Blessé également, il était parvenu à le traîner presqu'à la sortie du village pour tomber sur cette étrange personne... Quel était son nom déjà ? Ringard ? Non probablement pas... En tout cas c'était quelque chose commençant par un R. Il se souvenait également qu'il l'avait trouvé fort sympathique, doté d'un sens de la répartie plutôt développé et d'une culture qui l'avait impressionné.

Accompagné de ce jeune homme, ils avaient traînés le blessé chez un médecin et étaient tombés sur une Laguz qui les avaient mis en garde... C'était il y a longtemps mais le nomade se souvenait parfaitement des ailes d'un noir profond. La suite de l'histoire était floue dans son esprit, probablement un souvenir qu'il avait intentionnellement choisi d'occulter. Tout à ses réflexions, il ne put empêcher son regard de glisser un instant sur le dos de la jeune femme. Pouvait-on cacher des ailes là-dessous ? En tout cas elle se souvenait de son prénom ce qui était un plus non négligeable quand à la possibilité de son hypothèse. Se tenant le menton d'une main, il le lâcha avant de répliquer.

- Vous avez raison mon nom est bien celui que vous venez de prononcer... Et je doute que vous connaissiez énormément de personne me ressemblant. Quand à moi, il me semble bien vous reconnaître mais...

Détaillant la jeune femme, il tenta de se rappeler de cette voleuse qui leur était tombée dessus par le plus grand des hasards. Sans le chignon et avec deux ailes peut-être... Aurait-elle subi elle aussi les affres du jugement des Beorcs?
- Il vous manque comment-dire... Quelques atouts...

Son regard descendit de nouveau le long du dos de la jeune femme... Peut-être qu'en les pliant... Revenant aux deux yeux dorés qui le contemplait il se rendit précisément compte de ce qu'il était en train de faire depuis tout à l'heure.
- Enfin je veux dire... Ce n'est pas ce que vous croyez voyez-vous, vous ne ressemblez juste... Pas corporellement parlant à la personne en question... Enfin non... Mais... Euh...

Poussant un soupir, l'épéiste laissa ses épaules s’affaisser, les joues quelques peu rougies par la gêne. S'il ne s'agissait pas de la bonne personne, voilà qu'il allait passer pour un pervers. Se brouiller avec u ne personne qu'il allait probablement voir durant le reste de la traversée n'était certes pas ce qu'il cherchait. Reprenant contenance, il fixa de nouveau le visage de la jeune femme, balayant les idioties qui lui embrumaient le cerveau.
- Pour faire simple, cette personne était une Laguz. Une corbeau même... Je ne sais pas quel est votre opinion sur la question mais il ne me semble point apercevoir d'ailes dans votre dos. Encore moins des ailes noires.
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Mar 3 Mai - 13:00

La mer était calme, pas de vagues, et juste suffisamment de vent pour que le bateau puisse avancer. Le soleil finissait de disparaitre derrière l'horizon, laissant sa place à la douce clarté de la lune et aux étoiles, bien visibles par ce temps découvert, et l'air était doux. Oui, c'était un cadre très agréable et plaisant pour un voyage. Plus encore lorsque l’on avait quelqu'un avec qui parler. Et quand cette fameuse personne s'avérait être un connaissance, c'était mieux encore. Quoi que, encore fallait-il qu'il se rappeler de nous. Et ça, ce n'était pas toujours le cas. Une situation qui pouvait d’ailleurs se montrer bien gênante pour la personne non-reconnue. La plupart du temps du mois. Car pour Maleen, cela ne semblait pas être particulièrement gênant ou embarrassant ou dérangeant. Après tout, elle n’était pas du genre à se vexer pour si peu des choses. Elle qui était si gentille et si compréhensive. Elle pouvait paraitre naïve, candide, mais il n’en était rien. Non, elle n’avait rien de naïf. Elle ne prenait pas la vie avec légèreté, jamais. Elle ne se le permettrait pas. Elle ne connaissait que trop bien, trop tristement, les aléas et la dureté de cette vie qu’elle se forçait encore d’aimer. Oui, elle voulait continuer à aimer la vie, malgré ce qui lui était arrivé, continuer à vivre. Pourtant, au fond d'elle-même, elle le savait, elle se sentait désemparée, seule. Triste, voir plus encore. Son cœur souffrait encore de son absence, de sa mort, même encore dix ans après ce jour sombre. Mais elle ne voulait pas le montre. Elle avait que Kaen ne l'aurait jamais voulu,. Alors, pour oublier, sans réussir cela dit, elle courrait le monde, encore et encore, usant de sa gentillesse et sa douceur presque maternelle pour espérer réconforter ou aider autrui...

Lui, il l'écoutait parler, parler de leur fameuse rencontre, prenant une pose similaire à celle qu'il tenait à l'arrivée de la Laguz. Il semblait pensif, alors qu0elle lui décrivait, de mémoire, leur rencontre et ses protagonistes. Est-ce que cela allait être suffisant pour qu'il se rappelle d'elle ? Elle ne le saurait que lorsqu'il se déciderait à parler. Cela dit, tout pensif qu'il était, le Beorc fixait le dos de la jeune femme, qui à vrai dire, se demandait ce qu’il faisait, pourquoi il la fixait ainsi. Cherchait-il à se rappeler ? Possible. Dans tous les cas, il finit par parler, toujours quelque peu tournée vers elle. Il reconnaissait qu’il était fort possible qu’ils se soient déjà rencontrés, ajoutant même qu’il avait l’impression de la reconnaître, sans en être certain cela dit. Il se tut alors, reprenant son analyse de sa personne. Elle sentait et voyait son regard glisser sur elle, son visage, sa chevelure, son dos… Vraiment, l’homme près d’elle semblait bien pensif, parlant à nouveau. D’après lui, il lui manquait quelques détails. Bien vu. Cela voulait-on donc dire qu’il se rappelait d’elle en tant que corbeau, Laguz du moins. Une conclusion qui fit sourire doucement la demoiselle, qui pourtant, ne dit rien. Non, il semblait encore réfléchir, et elle ne souhaitait pas l’interrompre. C’est alors que ses yeux qui jusque là étaient posés sur son dos allèrent rejoindre les siens, pour ensuite reprendre la parole, tout à coup nettement moins calme et sûr de lui. Il semblait vouloir essayer de se rattraper à propos de quelque chose qui n’avait même pas effleuré l’esprit de la corbeau, qui, comprenant la raison de son soudain embarras, afficha un sourire quelque peu amusé, alors qu’il soupirait. Et visiblement, il était gêné, au vu de ses joues quelque peu rougies et son air affligé. Un fait qui, elle devait bien l’avouer, le rendait… charmant. Cela dit, ça ne dura pas, et bien vite, reprenant contenance et calme, il lui dit clairement ce à quoi il pensait en parlant « d’atouts » manquants.

Ce qu’il lui dit la fit d’ailleurs grandement sourire, ravie de comprendre qu’il se rappelait bel et bien d’elle. Elle, la Laguz corbeau, voleuse de son état. Alors, son sourire se faisant doux et amicale, son regard malicieux, elle lui dit simplement :

« Ne vous mettez pas dans tous vos états pour une simple formulation maladroite, voyons. Je n’ai rien imaginé du tout, rassurez-vous… »

Puis elle fit une petite pause, regardant avec amusement le ciel, son cœur se réchauffant un peu, ravie et soulagée. Puis, lentement, glissant une main à sa coiffure, elle saisit entre ses doigts la simple épingle qui tenait le tout bien attaché, et la retira, sa chevelure retombant sur son dos en un mouvement fluide, le tout atteignant sans peine le fond de son dos, lui donnant tout à coup un air nettement moins lisse et sérieux. Cela fait, elle sourit quelque peu, avant de se tourner vers lui, et dire :

« Et ainsi ? Est-ce plus ressemblant ? Quant au dernier détail manquant... »

La jeune femme attendit quelques instants, avant de glisser une main sous sa cape, l’entrouvrant, sa tenue faite de cuir se dévoilant quelque peu, ainsi qu’un charmant décolleté, mais ce n’était pas cela qui comptait. En effet, discrètement, elle bougea quelque peu une aile, quelques plumes noirs rendues visibles aux yeux du nomade, avant qu’elle ne lâche le tissu de son vêtement, et ajouta, un sourire en coin :

« Et ceci vient donc compléter la description, n’est-ce pas ? »

Et inutile de répondre au fait qu’elle appréciait ou non les Laguz, vu qu’elle en était elle-même une. De toute façon, ce n’était pas le propos de leur discussion, alors inutile de se perdre dans ce genre de détails…

Et dans un petit soupira, elle s’accouda à nouveau au bastingage, le vent se glissant dans sa longue chevelure de jais, jouant malicieusement avec quelques mèches, tandis que la jeune femme, les mains jointes, lui dit :

« Je suis ravie de voir que… Vous ne m’avez pas tout à fait oubliée… »
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Stefan
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Dim 22 Mai - 22:24

Un mince sourire s'étira sur son visage alors qu'il apercevait les plumes noires s'échappant de sa cape. Les cheveux détachés et ce regard flamboyant le dévisageant, allié à la présence certaine d'un plumage aussi noir que la nuit en train de s'installer... Oui ainsi c'était nettement plus convaincant. Il s'agissait bien de cette femme qui les avait accompagnés un soir de pleine lune à la recherche d'un médecin Beorc pour traiter les maux d'un Laguz Loup.... Une aventure assez peu commune pour ainsi dire.
- Je suis ravie de voir que... Vous ne m'avez pas tout à fait oubliée.
- A vrai dire si.... Je vous avais complètement oubliée!

Et c'était vrai... Jusqu'à ce que la jeune femme ne vienne le trouver pour lui rappeler ces étranges évènements... Jamais il n'aurait songé un seul instant à se demander comment, bon dieu de bon sang, pouvait s’appeler cette foutue bonne femme dont il ne parvenait toujours pas à retrouver le prénom ! Se grattant l'arrière du crane, aussi bien pour masquer sa gêne que pour donner le ton à la plaisanterie, l'épéiste ricana quelques instants avant de poursuivre, dès fois qu'elle ne trouve pas cela aussi drôle que lui.
- Jusqu'à ce que vous me rappeliez cette fameuse soirée... D'ailleurs je dois toujours avoir la marque des crocs de ce sac à puce quelque part... Ah là ! Voyez?

Il exhiba rapidement sa main gauche où l'on pouvait distinguer avec peine une vague cicatrice blanche au milieu du dos de la paume. La bête l'avait attaqué alors qu'ils se trouvaient à l'époque prisonniers d'une bâtisse en proie aux flammes et, malgré qu'il en soit rapidement venu à bout par un coup d'estoc bien placé, cette dernière avait quand même réussi à lui broyer la main.
- Bon d'accord ce n'est pas très visible mais il m'avait mordu sacrément fort à l'époque. A croire que je cicatrise plutôt bien... Enfin bref...

Rangeant sa main, l'épéiste adressa un rapide sourire à la Laguz avant de reprendre la parole. Ses cheveux volaient au vent et son sourire étincelait dans la lumière toujours déclinante. Le temps se rafraichissait d'ailleurs mais le nomade n'en avait cure. Son long manteau le protégeait aisément de la fureur des éléments quelle qu'elle soit:
- Cela fait longtemps que nous nous sommes quittés et pourtant vous revoilà sur ce bateau... Le monde est petit quand même.

Cette conversation badine n'avait que pour but de laisser le temps aux méninges de l'épéiste pour retrouver tout ce qu'il savait sur son interlocutrice. Il se souvenait qu'elle leur avait offert une potion mais à part cela... Ils n'avaient pas vraiment discuté, l'épéiste entretenant surtout le dialogue avec le diplomate qui les accompagnaient. Aussi ne savait-il pas grand chose de cette jeune femme... A commencer par son prénom... Brisant le silence gêné qu'il avait installé, l'épéiste reprit.
- Je me verrais bien vous demander la raison de votre présence sur un aussi petit rafiot mais... Le fait est que j'ai complètement oublié votre prénom également.

Un sourire d'excuse prit place sur son visage tandis que son regard pétillait de malice, se moquant de sa propre bêtise.
- Alors que vous même vous souveniez du mien ! Pitoyable n'est-ce pas?

Il laissa à nouveau échapper un léger gloussement avant de reprendre une posture plus assurée, sa main reposant sur le pommeau de sa lame toujours au fourreau.
- Et donc, charmante demoiselle, me feriez-vous l'honneur de me répéter votre prénom ? Que je le grave une bonne fois pour toute dans ma mémoire défaillante?
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Dim 26 Juin - 11:19

La nuit commençait à se faire fraîche, mais ce n’était pas désagréable. Et puis, ainsi vêtue, la jeune femme n’avait guère froid, c’était même le contraire, à vrai dire. Et cette petite brise était donc des plus bienvenues. Et lentement, son regard glissa sur son interlocuteur, qui lui aussi, semblait suffisamment vêtu pour ne pas ressentir trop présentement ce changement de température. Une tenue qui d’ailleurs, était difficilement oubliable, tant elle était peu banale. Mais il fallait dire qu’elle était parfaite pour lui. Sans savoir donner un nom précis à cette impression, elle trouvait que le tout allait parfaitement ensemble, et correspondait à l’impression que lui donnait l’épéiste, un sentiment encore une fois indescriptible, mais qui lui inspirait une sorte d’admiration. Elle ne saurait donner son âge, mais son regard, son visage, lui faisaient penser qu’il devait avoir une vie bien remplie, et qu’il devait avoir vu bien des choses. Et elle devait bien avouer que sa curiosité lui donnait bien envie de lui demander de lui raconter quelques événements de sa vie. Mais quelque chose, peut-être son sourire, qui sait, ou encore son regard, lui disait que ce n’était pas le moment. Et puis, ils venaient tout juste de faire à nouveau connaissance, alors mieux valait attendre. Après tout, elle était tout aussi curieuse que patiente, et saurait trouver le moment adéquat, si celui-ci venait à se présenter. Et, alors qu’elle venait de lui révéler ce qui pourrait lui permettre de la reconnaître, il afficha un fin sourire, sourire qu’elle lui rendit légèrement, avant qu’il ne lui dise, avec franchise :

- A vrai dire si.... Je vous avais complètement oubliée!

Bon, il était clair que ce n’était pas forcément très agréable à entendre, mais au moins, ça avait le mérite d’être franc. Et bien sûr, ce serait mentir que de dire qu’elle ne s’était pas sentie vexée, rien qu’un peu. Cela dit, elle se doutait bien que ce n’était pas par méchanceté ou dans le but de la blesser, d’où le fait qu’elle ne dit rien, tandis que lui se frottait l’arrière du crâne, riant un peu, histoire de détendre un peu l’atmosphère, sûrement, pour ne pas trop la vexer, et il ajouta que c’était le cas jusqu’à ce qu’elle lui reparle de cet étrange soirée. Un discret sourire souleva le coin de ses lèvres, tandis qu’elle le regardait toujours. Il semblait chercher quelque chose, à moins qu’il ne soit simplement pensif. Il lui montra également la main qu’elle avait vu en si mauvais état à l’époque, et qui à présent, semblait tout à fait rétablie. Cela dit, elle eut peau plisser les yeux, elle ne voyait pas grand-chose, si ce n’est une petite marque blanche, là où les crocs du loup avaient entaillé la chair. Il admit rapidement que ce n’était guère très visible, souriant à nouveau à la jeune femme. Son regard à elle était posé sur le sien, le scrutant avec une grande curiosité. Il l’intriguait, à n’en point douter. Et Maleen ne disait rien, l’écoutant simplement, pour le moment. Lorsqu’il évoqua leur séparation, la corbeau sourit quelque peu, hochant doucement la tête, disant :

« C’est beau, c’est vrai… Le hasard fait bien les choses, parfois… »

Suite à ce court échange, un silence plutôt gênant s’installa entre eux. Elle ne savait si elle devait le briser, surtout qu’elle le trouvait quelque peu… Pensif. Cherchait-il quelque chose à dire ? A faire ? La question se posait, jusqu’à ce qu’il décide à donner une réponse, ainsi :

- Je me verrais bien vous demander la raison de votre présence sur un aussi petit rafiot mais... Le fait est que j'ai complètement oublié votre prénom également.

Voilà donc ce qui le rendait muet. Apparemment, il l’avait bel et bien oubliée. Cette conclusion arracha un petit soupir déçu à la noiraude, qui fit la moue, sans pour autant paraître fâchée pour cela. Après tout, elle avait un caractère plutôt doux et compréhensif, qui faisait que c’était bien rare qu’elle se mette en colère. Elle-même ne se rappelait plus la dernière fois qu’elle s’était fâchée. De plus, son regard doux et son sourire aimable, malgré sa légère déception, reflétaient plutôt bien sa nature si agréable, et quelque peu passive, bien malgré elle. L’épéiste, quant à lui, ne s’arrêta pas là, lui faisant bien comprendre qu’il était désolé de ce malheureux oubli, avant de tout simplement le demander de réparer cela en lui donnant son nom, n’oubliant pas quelques mots flatteurs qui firent sourire doucement la Laguz ailée. Et, tout en renouant consciencieusement sa chevelure d’ébène, elle s’exprima ainsi :

« Ne vous en faites pas, ce n’est pas si grave… Enfin, vous avez tout de même de la chance que je ne sois pas susceptible… Une autre personne, surtout une femme, se serait assurément vexée… »

Puis elle lui sourit de façon malicieuse, remettant en place quelques petites mèches rebelles rapidement, avant de répondre donc à la question qui le tracassait :

« Je m’appelle Maleen… Quant à la raison de ma présence ici… À vrai dire, je n’en sais trop rien… »

La noiraude marqua un petit temps de pause en disant cela, riant quelque peu, se sentant tout de même un peu ridicule de dire cela. Mais c’était la pure vérité, il n’y avait pas de motivation précise à ce voyage. Juste une envie, peut-être, une idée comme un autre qui avait tout son charme malgré tout. Alors, dans un geste lent, elle se tourna à nouveau vers la mer, son regard ambré se perdant dans l’horizon où le soleil terminait de décliner, se lèvres s’entrouvrant afin de laisser filtrer un petit soupir. C’était une vue magnifique qui s’offrait à eux, en cet instant, et elle réalisait que cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus pris le temps de l’observer ainsi. C’était bien dommage, d’ailleurs. Un souvenir lui revint alors en mémoire. Ces soirées chaudes passées sur le toit de leur maison, à regarder le ciel couchant, puis les étoiles. Elle, blottie dans ses bras, lui, la serrant tendrement. Quelques petits riens qui lui avaient été arrachés pour toujours. C’était trop long et cruel, vraiment.

Cette mélancolie qui surgissait soudainement se remarquait d’ailleurs sur son visage, où on pouvait lire la douleur et la tristesse de cette perte… Et, ce fut d’une voix morne et mélancolique qu’elle ajouta, sans le regarder :

« A vrai dire, je crois que j’avais besoin de ce genre de voyage pour… Me reposer, me changer les idées et cesser de ressasser de vieux souvenirs… Revoir aussi mon pays, même si… Ça n’a pas d’importance… »

Elle se tut, et son visage reprit cette douceur qi la caractérisait parfaitement, avant de lui demander, le regardant cette fois :

« Et vous, Stefan ? Qu’est-ce qui vous amène sur ce navire ? »
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Mer 27 Juil - 19:11

Comment mettre les pieds dans le plat en une seule leçon par votre serviteur, le bien nommé Stefan ! En à peine quelques minutes de conversation, notre cher bretteur nomade venait de lâcher un ou deux commentaires qui, en cas de susceptibilité du parti lui faisant face, lui aurait très certainement valu une moue de colère accompagné d'un superbe demi-tour et du dédain qui allait si bien à ce genre de situations. Mais il n'en fut cependant rien. La demoiselle, rattachant sa chevelure en un geste très féminin, se contenta de le réprimander sur sa négligence tandis que son visage passait successivement de la fine déception à un léger amusement. Savoir complimenter une dame pour se faire pardonner était un talent que tout un chacun se devait de posséder et sur le coup, l'homme aux cheveux vert se félicita de savoir suffisamment bien manier la langue pour outrepasser ce genre de petites difficultés.

Lorsqu'enfin elle se décida à lui révéler son prénom, le nomade agita rapidement son index droit en se tenant le menton de l'air de celui qui se répète qu'il le savait pourtant malgré le fait qu'il l'ait oublié quelques instants auparavant. Lorsqu'il se concentra de nouveau sur ce que la demoiselle lui racontait, l'épéiste nota le timbre morose de sa voix et son regard devint nettement plus sérieux en se reposant sur elle. La ressemblance entre leurs deux motivations étaient cependant saisissante et le nomade ne se fit pas prier lorsque son ton doux l'invita à lui révéler ses propres raisons.

- Ah pour tout vous dire, vous ne devriez pas vous sentir gêné par vos propres motivations, les miennes ne valent guère mieux.

Caressant la rambarde du bout du doigt, le bretteur sourit à l'horizon avant de ramener son regard sur la femme corbeau.
- J'avais envie de revoir mes terres natales. Certains événements m'ont contraint à les quitter mais... Il est peut-être temps que je rentre un peu chez moi maintenant.

Nouveau sourire agrémenté d'un léger gazouillis à peine perceptible, aussitôt emporté par l'air marin, en provenance de la chevelure de verdure. Pyu s'était assoupi depuis belle lurette, ayant voleté de ci de là toute l'après-midi durant, la découverte de l'océan infini étant une véritable nouveauté pour lui. Croisant les doigts pour que la Laguz ne remarque rien afin de ne pas réveiller le petit volatile, le bretteur accentua son sourire avant d'enchaîner.
- Ah ! D'autant qu'aujourd'hui est un jour un peu spécial. Avec un peu de chance nous fêterons ça à mon arrivée là-bas!

Son visage était rieur mais au fond de lui-même, il y croyait à peine.


Dernière édition par Stefan le Dim 21 Aoû - 14:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Ven 29 Juil - 17:20

    Le voyage sur ce bateau s'annonçait des plus tranquilles et agréables, c'était certain. L'air était frais comme il le fallait, agréable et reposant. Pas trop de vagues, et visiblement, pas de tempête à l'horizon. Elle n'aimait pas trop cela, d'ailleurs, et avaient envie d'un peu de repos. Derrière eux, quelques autres voyageurs se trouvaient sur le pont, se baladant un peu, peut-être avant de manger ou autre. De son côté, elle n'avait pas vraiment faim. Elle voulait juste passer un moment tranquille, seule ou non. Et seule, pour le moment, elle ne l'était guère. Un homme agréable quoi que distrait, voilà qui était son interlocuteur... Elle aimait bien parler avec lui, de tout et de rien, juste pour passer le temps. Il était de ces Beorcs ne semblant pas avoir de problème à parler avec une Laguz comme elle, et c'était des plus plaisant pour elle. Car ces derniers temps, elle en avait rencontré des gens peu tolérants et commençait à en être fatiguée, vraiment. Une fatigue des plus désagréables et exaspérante, vraiment. Le genre de fatigue qui vous ôtait toute envie de vous lever, dès le matin, et de passer la journée ailleurs que dans votre lit... Enfin, malgré tout, elle le savait, elle devait continuer d'avancer et arrêter de se morfondre de la sorte, ça n'aiderait pas aller mieux...

    Voilà donc pourquoi elle parlait avec cet homme, s'intéressant à ce qu'il faisait ici, etc. Mieux valait penser aux autres qu'à soi-même et continuer à perdre pied dans sa mélancolie. Il venait d'ailleurs de lui apprendre, son regard tout à coup sérieux, que la raison de son voyage sur ce bateau s'avérait être du même genre que la sienne, ajoutant ensuite que lui même, suivant de récents événements, il lui fallait peut-être rentrer chez lui. Il avait bien de la chance d'en avoir encore un, de chez lui, tiens. De son côté, on ne pouvait pas vraiment dire que c'était encore le cas... Certes, son village demeurait, mais elle n'y avait plus sa place. Et au final, elle se faisait plus de mal que de bien à vouloir revenir vers ses terres natales. Cette réflexion la fit soupirer doucement, exaspérée par elle même et sa bêtise... Vraiment, parfois, elle se disait qu'elle n'était vraiment pas futée...

    Par la suite, après un très bref silence, accompagné d'un sourire et d'un étrange son, il ajouta, accentuant tout à coup son sourire :

    -Ah ! D'autant qu'aujourd'hui est un jour un peu spécial. Avec un peu de chance nous fêterons ça à mon arrivée là-bas!

    La jeune femme afficha un sourire surpris, avant de pencher la tête, l'interrogeant du regard. D'ailleurs, elle le voyait bien sourire, mais pourtant, elle avait l'impression qu'il n'avait pas tant de conviction que cela. Étrange, d'ailleurs. Enfin, malgré tout, ce qui l'intriguait le plus, c'était ce dont il parlait. Que voulait-il fêter ? Pour le savoir, rien de plus facile que de le lui demander. Et c'est donc ce que la jolie demoiselle fit, regardant au loin, un sourire en coin :

    « Et que comptez-vous fêter, au juste ? »

    Suite à cela, elle se tourna à nouveau vers lui, scrutant son regard longuement, quelques mèches vertes venant parfois obstruer le tout. Des beaux yeux, c'était certain. Mais il n'était pas aussi jovial qu'il voulait le lui faire croire, elle en était convaincue. Alors, d'une voix douce, elle lui dit, ses doigts venant se déposer sur son torse, au niveau de son cœur :

    « Vous savez, si ce n'est pas la joie qui règne ici, elle appuya légèrement avec ses doigts, ne vous forcez pas à sourire... »

    Suite à cela, elle retira ses doigts et lui sourit encore, pour ensuite poser ses deux mains sur la rambarde, et fixer le ciel doucement assombri...
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Mar 30 Aoû - 9:03

Il se sentait mauvais comédien. Cette discussion tournait petit à petit en l'une des rares fois où sa nature le laissait lâchement tombé, une des rares fois où il se trouvait incapable de faire passer sa joie de vivre avant tout le reste. Mais jusqu'ici cela semblait plutôt bien passer. Après tout, n'avait-il pas trouvé un sujet de conversation ? Et de ce fait, en toute logique et concordant parfaitement à ses attentes, la demoiselle pencha la tête sur le côté avant de lui demander d'un air jovial quel était cet événement qu'il comptait fêter une fois sa terre natale rejointe. Le bretteur hésita un instant avant de lui répondre. C'est vrai quoi, annoncer ainsi qu'il allait prendre une année de plus à la première personne venue n'était pas chose aisée surtout compte tenu de son âge mur et bien trop avancé à son goût. Passer de l'image de jeune homme à celle de vieillard bien conservé n'était jamais réellement agréable et le bretteur en avait notamment fait l'expérience lors de sa rencontre avec une jeune albinos au caractère... Explosif. Un sourire amusé lui vint aux lèvres alors qu'il se remémorait cette aventure plutôt burlesque par certains points. Il n'eut toutefois pas le temps de se perdre plus avant dans ses réflexions que les doigts fins de la jeune femme venaient se poser sur son torse, non loin de son cœur dont les battements rythmaient ses pensées, l'emportant déjà loin du lieu où il se trouvait. Le contact, bien que très faible, le ramena malgré tout à la réalité en un instant.

Le ton de Maleen était doux, presque condescendant, comme si elle comprenait sa situation, comme si elle lui demandait de partager ses malheurs avec elle. Pourtant, lorsqu'elle s'appuya contre la rambarde, le bretteur la fixa longuement avant que son visage ne soit déformé d'un bref rictus ironique. Non vraiment comment pouvait-il continuer à être considéré de façon aussi... Faible ?

- Me forcer ? Parce que vous pensez sincèrement que je pourrais sourire si je n'en avais pas envie ?

Posant son coude sur le bastingage, il s'y appuya à son tour avant de fixer le profil de la femme oiseau dont les yeux s'étaient perdus dans les cieux désormais partiellement obscurcis. Son regard perçant contemplait la peau lisse et légèrement mâte de la femme oiseau en silence. Elle était peut-être très observatrice quand à son humeur mais lui conseiller de stopper de sourire équivalait à l'autoriser à faire la gueule ce qui n'était pas spécialement malin au vu de sa morosité actuelle. Reprenant un ton nettement plus sérieux, il enchaîna:
- Si je comprend bien, discuter avec un homme passablement de mauvaise humeur vous semble donc plus attractif que de mener une discussion agréable avec une personne souriante et de prime abord plutôt avenante... Sans parler de son charisme incommensurable !

Un nouveau sourire éclaircit son visage alors qu'il s'adossait contre le rebord sans pour autant lâcher la jeune femme des yeux.
- Laissez-moi vous dire ma chère qu'en ce cas, vous avez des goûts passablement douteux en la matière.

Tournant la tête en une feinte de moue vexée, il reprit:
- J'ajouterais à cela que le fait de sourire est un excellent moyen de motiver la joie et le rire chez les autres donc par déduction chez vous dans le cas présent.

Se laisser aller à la déprime n'avait jamais été sa tasse de thé principalement et surtout s'il se trouvait en compagnie de personne plus ou moins inconnue... D'autant que l'inconnue en question était une charmante demoiselle. Se retournant à nouveau vers elle le sourire aux lèvres, le bretteur reprit en inclinant la tête sur le côté:
- N'êtes-vous pas d'accord avec moi ?

Sans attendre la réponse, il quitta sa précédente position avant de s'étirer, levant les bras au ciel tandis que les os de son dos craquaient agréablement. Avec un léger soupir de relâchement, le nomade se détendit avant de se retourner vers la jeune femme.
- Sur ce je vais aller me chercher de quoi dîner. Le restaurant doit être ouvert à cette heure-ci. M'accompagnerez-vous?
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Jeu 1 Sep - 21:15

    - Me forcer ? Parce que vous pensez sincèrement que je pourrais sourire si je n'en avais pas envie ?

    L’entendant, Maleen soupira doucement. Ses deux mains légèrement bronzées posées sur le bois, un peu usé et rongé par l'eau salée, de la rambarde, elle soupira quelque peu, ne quittant aucunement du regard l’horizon assombrie. À vrai dire, elle avait dit ça comme ça, lui faisant comprendre qu’elle avait bien remarqué qu’il n’était pas d’aussi bonne humeur qu’il prétendait l’être, tout en ne disant rien clairement. Et il ne fallut pas longtemps avant qu’elle ne remarque qu’il la fixait avec une certaine insistance. Ce n’était pas particulièrement dérangeant en soi, et elle ne dit rien, le laissant faire, absorbée par son observation de la nuit arrivant. C’est alors qu’il parla à nouveau, une pointe d’ironie dans la voix :

    - Si je comprend bien, discuter avec un homme passablement de mauvaise humeur vous semble donc plus attractif que de mener une discussion agréable avec une personne souriante et de prime abord plutôt avenante... Sans parler de son charisme incommensurable !

    L’entendant, un léger rire s’échappa d’entre les lèvres douces de la demoiselle. Décidément, il semblait avoir le mot pour rire, et malgré la peine qu’elle ressentait chez lui, savait rester fort sympathique. D’ailleurs, elle devait honnêtement bien lui reconnaître les qualités qu’il se donnait là, parler avec lui était tout sauf désagréable, c’était certain. Et il ne tarda pas à ajouter que si c’était le cas, ses goûts en la matière étaient pour le moins bancales et douteux. L’entendant, elle afficha un petit sourire en coin, avant de dire :

    « Tous les goûts sont dans la nature après tout… »

    Bien sûr, elle n’était pas sérieuse, comme le montrait le grand sourire amusé qui s’était dessiné sur ses lèvres. Suite à cela, il lui fit remarquer l’utilité de sourire, surtout l’effet que cela avait sur les autres. Elle ne dit rien, hochant simplement la tête, le vent soufflant sur sa frange, qui passait parfois sur ses yeux, obstruant son regard durant quelques instants. Son geste répondait d’ailleurs à sa question, et tournant la tête vers lui, ajouta :

    « Possible… Mais vous voir sourire m’incite à le faire également, alors que je n’en ai pas vraiment envie en ce moment… »

    La mélancolie se lisait dans son regard tout à coup, mais en cet instant, il ne devait pas le remarquer, trop occupé à s’étirer longuement. Elle l’observa comme il l’avait fait il y a quelques instants, son sourire s’étant rapidement étiolé, ne restant que très vague sur ses lèvres. Il avait tout d'un homme fort plaisant, fort de son âge et de son expérience. Âge qu'elle ne saurait toujours pas définir avec exactitude.

    C’est alors que, se tournant à nouveau vers elle, il lui fit une proposition qui la surprit quelque peu. L’accompagner manger ? Une invitation qu’elle se voyait mal refuser, même si dans l’état actuel des choses, elle n’avait pas particulièrement faim. Elle était habituée à ne pas manger énormément, et s'en convenait très bien. Enfin, malgré tout, l’accompagner ne la dérangerait pas, et ce fut donc avec un sourire léger qu’elle lui dit, les bras croisés devant elle :

    « Je vous y accompagne avec plaisir, Stefan… »

    Et tout en disant cela, elle s’avança un peu, le regardant encore, avant de finalement le quitter des yeux, pour porter son regard sur le bateau en lui-même, le pont, et les rares personnes qui se trouvaient encore dehors. D’ailleurs, le temps était toujours aussi calme, plat. Ce qu’il fallait de vent pour les mener à bon port, mais pas le moindre signe d’une averse ou d’un orage. En un sens, c’était mieux ainsi. Car choses que peu savaient, la noiraude avait peur de l’orage, mais aussi du noir. Peurs irrationnelles qu’elle n’avait jamais vraiment cherché à perdre, ayant d’autres préoccupations bien plus graves et importantes. Comme survivre, déjà, mais aussi oublié sa douleur face à la mort de celui qu’elle aimait, ou encore celle des Beorcs face aux créatures de son espèce… Alors ces quelques peurs enfantines n'étaient que bagatelles à ses yeux.

    Cependant, elle préférait que ce genre de préoccupations ne soient pas au menu de ce soir. Non, elle allait manger avec ce bretteur, connu il y a quelques temps déjà, et revu sur ce bateau. Vague connaissance dont elle ne savait pour ainsi dire pas grand-chose, si ce n’est son prénom. D’ailleurs… Elle venait de réaliser qu’il n’avait pas répondu à sa question. Il l'avait esquivée de façon habile en orientant la discussion sur son manque de tact vis-à-vis de son humeur. De ce fait, elle glissa un petit regard malicieux sur lui, et, amusée, dit :

    « Vous n’avez toujours pas répondu à ma question, sinon… Qu’est-ce que vous comptez fêter qui est si gênant à dire ? »

    Tout en disant cela, elle poussa d’une main le battant de la porte menant à ce qui devait être le fameux restaurant évoqué plus tôt. Un peu de bruit provenant de l’intérieur, mais pas trop de monde, apparemment. Heureusement, ce serait moins dangereux pour elle… Car elle ne voulait vraiment pas qu'on en vienne à découvrir sa réelle nature. D'une part, elle irait au devant de gros ennuis, et d'une autre, il y avait des chances pour qu'il en ait aussi. Et ça, elle ne le voulait vraiment. Non, ce n'était vraiment pas son genre de laisser les autres avoir des ennuis à cause d'elle...

    Parcourant la pièce du regard, la survolant rapidement, elle finit par porter son attention sur une petite table un peu à l'écart. Il y avait même une vue sur l'extérieur, malgré le fait que les carreaux de la petite fenêtre avaient ternis avec le temps. Mais c'était mieux que rien, et elle s'en contenterait. L'interrogeant rapidement du regard, elle alla vers la fameuse table, d'un pas souple et très féminin, avant de prendre place, lui en face d'elle. En tête à tête. En un autre cas, cela aurait pu être tout à fait romantique, mais elle n'était plus certaine d'aimer ce genre de choses.

    Malgré le fait qu'ils étaient à présent à l’intérieur, la noiraude ne pouvait toujours pas quitter sa cape noire, même si elle l'aurait bien voulu. Ce serait directement exposer ses attributs volatiles, et donc, se condamner elle-même. Une chose stupide que même elle pouvait tout à fait éviter, à n'en point douter.

    Passant une main dans sa chevelure d'ébène, la demoiselle aux prunelles d'ambre observa son interlocuteur, avec moins d'insistance qu'auparavant, avant de sourire doucement et dire, regardant légèrement les gens alentours :

    "Je ne suis jamais à l'aise dans ce genre de lieux..."

    Après tout, être au milieu de Beorc était quelque peu dangereux pour la Laguz qu'elle était... Cela dit, elle tentait, sûrement en vain, de masquer son malaise par un sourire. Convaincante ? Elle espérait l'être, sincèrement.
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Jeu 8 Sep - 0:06

Quittant le pont, les deux compagnons s'engagèrent dans les petites coursives qui menaient au restaurant. Le Beorc et la Laguz... Un couple bien étrange qui déambulait ainsi dans les étroits couloirs du navire. Bien loin d'être un vaisseau de croisière, le rafiot en question ne possédait pas le luxe de ces derniers mais était équipé de façon à pouvoir transporter cent à deux cent passagers sans difficultés. L'étage le plus proche du pont possédait même des cabines individuelles pour les passagers les plus riches tandis que les pièces les plus importantes faisaient office de restaurant. Avançant d'un bon pas, l'épéiste se crispa légèrement à la réédition de la question de la Laguz. Lui qui pensait pouvoir y échapper c'était raté... Et pas qu'un peu.

La porte de la salle à manger le sauva, entraînant un afflux visuel et auditif suffisant pour laisser le temps au nomade de ne pas répondre tout de suite. Se glissant entre les tables et les gens déjà installés, il se laissa entraîner à la suite de la femme-oiseau jusqu'à l'endroit qui seyait le plus à la demoiselle, en l'occurrence un espace plutôt isolé. Ouvrant son large manteau, il fit glisser le vêtement avant de le poser par dessus le dossier, sa veste légèrement entrouverte laissant entrevoir le sous pull noir qu'il portait. D'aucun, connaissant les habitudes vestimentaires du nomade, aurait pu se questionner quant à la propreté douteuse de cet homme vu qu'il semblait porter les même vêtements en permanence. Il n'en était rien cependant. Le manteau et la veste étaient peut-être les même vingt-quatre heure sur vingt-quatre mais il s'agissait en l'occurrence de vêtements de voyage. Quand aux sous-pulls... Disons que le nomade appréciait particulièrement le designe simple et la couleur sombre de cette gamme de vêtements aussi son sac comportait-il aisément trois ou quatre vêtements du même style. S'il s'établissait quelques temps à un endroit, peut-être songerait-il à diversifier sa « garde robe » mais pour le moment, il préférait le confort simple et peu prise de tête de ses vêtements actuels.

S'asseyant en face de la jeune femme, il reprit tandis que son auguste fessier atteignait le bois de la chaise:

- Pour vous répondre... Disons qu'aujourd'hui est un jour spécial dans le sens où je suis censé fêter le fait d'être né... C'est mon anniversaire si vous préférez.

Il afficha l'un de ses plus beaux sourires tandis qu'il poursuivait:
- Les récents événements me font douter du fait que nous fêterons cela une fois chez moi mais... Un an de plus sur cette bonne vieille terre n'est-ce pas déjà là quelque chose à fêter ? Surtout en aussi charmante compagnie.

Il remarqua alors qu'elle n'avait pas enlevé sa cape pour se mettre plus à l'aise. Les ailes d'ébènes revinrent rapidement à son esprit tandis qu'elle lui confiait sa gêne à se retrouver dans un lieu si public. Oui la présence d'une Laguz corbeau à bord d'un navire de voyage Beorc pouvait se révéler extrêmement précoce comme situation... Principalement quand l'oiseau en question ne semblait pas vraiment apte à se battre, bien que n'importe qui d'un tant soit peu cultivé savait que n'importe quel membre des peuples animaux possédait la force nécessaire pour arracher une tête Beorc d'un coup de griffe ou de serre. Mais là n'était pas la question.

Chassant ses idées légèrement moroses pour l'occasion, le bretteur s'empara des assiettes avant de se relever, adressant un regard simple à la Laguz:

- Je vais aller nous chercher de quoi dîner. Il serait dommage que vous vous fassiez repérée parce que je vous ai obligée à venir partager mon repas.

Après un bref signe de tête, il commença à s'éloigner avant de s'arrêter, comme s'il avait oublié quelque chose, et de revenir sur ses pas.
- Si vous vouliez nous prendre un peu de vin ou quelque chose d'autre si vous n'aimez pas cela je vous en serais reconnaissant.

Et avec un dernier sourire espiègle il s'éloigna. Le menu n'était pas des plus variés. Fruits de mer et poissons péchés au quotidien constituaient la majorité des plats mais quelques fruits et légumes ainsi que de maigres pièces de viandes venaient égayer le souper. Equilibrant les deux assiettes, le bretteur servit généreusement deux portions de viande accompagnées de légumes frais. Ce n'était certes pas byzance mais cela ferait un bon repas pour les caler. L'air marin donnait faim.

Revenant finalement à sa table, il déposa sa part à la demoiselle avant de s'attabler à son tour. C'est après lui avoir souhaité un bon appétit enjoué qu'il s'attaqua voracement à son assiette. Entre deux bouchées cependant, il poursuivit.

- Cependant vous n'avez pas élucidés ma question vous non plus ma chère. Il but une gorgée de vin et en apprécia délicatement le contenu. Préférez vous l'homme souriant et sympathique ou le nomade morose et peu adepte de la conversation?
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Jeu 8 Sep - 21:38

    La réitération de sa question avait fait mouche, visiblement. La noiraude avait senti une légère crispation du côté de son interlocuteur. Cependant, il ne répondit pas à sa question pour autant, la suivant jusqu’à la table repérée par la demoiselle, se glissant entre les quelques clients présents à ce moment-là. Elle assise, lui debout, elle l’observa se délester de son manteau, vêtement qui, au début de la soirée, lui avait permis de le reconnaître. Il devait d’ailleurs être fort commode et très pratique. Rapidement, ses yeux parcoururent le torse de son vis-à-vis, avant d’afficher un sourire, ses prunelles presque dorée suivant son mouvement, alors qu’il prenait enfin place, assis face à elle. Et ce fut finalement là qu’il se décida à répondre à sa question par deux fois posées :

    - Pour vous répondre... Disons qu'aujourd'hui est un jour spécial dans le sens où je suis censé fêter le fait d'être né... C'est mon anniversaire si vous préférez.

    La demoiselle afficha un petit sourire en coin, amusée. C’était donc cela qu’il avait tant hésité à lui dire ? Ce n’était pas si terrible, pourtant. Il était normal de prendre de l’âge, et ce n’était pas comme si elle allait se moquer de lui, de toute façon. D’ailleurs, elle en venait à se demander quel âge il pouvait bien avoir, mais ne dit rien de plus. Autant ne pas le gêner plus que nécessaire, surtout qu’ils avaient mieux à faire. Lui ne tarda pas à poursuivre ainsi :

    - Les récents événements me font douter du fait que nous fêterons cela une fois chez moi mais... Un an de plus sur cette bonne vieille terre n'est-ce pas déjà là quelque chose à fêter ? Surtout en aussi charmante compagnie.

    Elle n’en savait trop rien. Cela faisait quelques temps qu’elle ne fêtait plus son anniversaire. Un peu moins de 10 ans, si ses souvenirs étaient bons. Cela datait de sa mort à lui. Lui qu’elle avait tant chéri. Une fois seule, elle n’avait plus eu la force de fêter à nouveau cela. Ni de fêter quoi que ce soit. Et puis, en était seule, ce n’était pas forcément très engageant. En tout cas pas pour elle. Aussi, elle se demandait quels pouvaient être ces fameux événements. Une autre question qu’elle ne lui poserait pas, ce serait déplacé, surtout si c’étaient de graves événements. Peut-être même la cause de cette tristesse qu’elle avait perçue en lui. D’où le fait qu’elle ne comptait pas l’assaillir de questions inutiles et futiles…

    Assis face à face, il dut bien vite remarqué que contrairement à lui, elle ne s’était pas vraiment mise à l’aise. Non pas qu’elle ne le veuille pas, mais elle ne le pouvait pas, étant donné ce qu’elle était, ce qu’étaient les gens autour d’eux, et leurs relations ces derniers temps. Des risques inutiles qui ne valaient pas la peine d’être encourus. Et puis, ce n’était pas si gênant que cela, cette cape. Cela étouffait un peu ses mouvements et lui donnait chaud, mais rien de grave…

    Cependant, il ne resta pas longtemps assis face à elle. Non, il se releva, prenant leurs deux assiettes, la prévenant qu’il allait leur chercher de quoi manger. C’était très aimable de sa part, et la jeune femme lui sourit grandement, avant de dire, d’une voix douce et reconnaissante :

    « Merci beaucoup, Stefan, c’est très aimable à vous. »

    Elle hocha légèrement la tête, avant de la tourner du côté de la petite fenêtre au verre légèrement opaque. Cela dit, elle le regarda à nouveau rapidement, car il était revenu sur ses pas, lui demandant de leur prendre de quoi boire, pendant qu’il allait chercher la nourriture. Bien évidemment, elle hocha la tête doucement et sourit, avant de s’exécuter. Du vin ? Pourquoi pas. Ce n’était pas une boisson dont elle raffolait particulièrement, mais pendant le repas, ce n’était pas dérangeant. Et ça ne pourrait pas lui faire de mal, surtout… Donc, elle prit du vin pour eux deux, sans problèmes.

    Toujours assise, elle l’observa de loin, sa silhouette, de dos. Ce qui était certain, c’était qu’il n’avait rien de déplaisant. Une telle carrure n’était pas à ignorer, et la noiraude avouait qu’elle se laissa facilement charmer par ce genre de détail. Après tout, ce n’était pas une honte. Elle l’avouait, elle savait se faire sensible à la beauté et le charme d’un homme, et le nomade en avait. Sincèrement. Enfin bon, elle doutait que cela entre en compte en cette soirée. Même si à plusieurs reprises, il lui avait fait quelques compliments. Il la trouvait charmante. C’était flatteur pour elle. Surtout qu’il ne semblait pas prendre en compte les ailes noires sur son dos, ou du moins, que cela ne le dérangeait pas. Et ça, c’était très agréable et bienvenu. Cela changeait de tous ces gens qui haïssaient les gens de son espèce, ou même les autres Laguz, sous prétexte qu’ils n’étaient pas comme eux. C’était si idiot… Maleen trouvait cela dommage, mais c’était ainsi fait. Cependant, elle espérait qu’un jour, quelqu’un change cela. D’ailleurs, si cela devait arriver, elle aimerait bien être là pour le voir…

    Un soupir léger s’échappa de ses pulpeuses lèvres doucement entrouvertes, alors que son compagnon de ce début de soirée était revenu, deux assiettes pleines en main. Heureusement qu’à force d’attendre et penser au fait qu’elle allait manger, la faim s’était faite un peu plus présente. Sinon, il aurait été certain qu’elle n’aurait pu manger tout cela. Et, lorsqu’il déposa son assiette face à elle, la belle lui sourit quelque peu, le remerciant gentiment. Elle lui souhaita également un bon appétit chaleureux, avant d’entamer son assiette elle aussi. Elle mangeait bien plus lentement que lui, gardant une certaine mesure, alors qu’en soit, ce n’était pas très utile. Enfin bon, elle n’aimait pas manger trop rapidement, c’était le meilleur moyen d’être malade. Surtout sur un bateau.

    Lorsque l’homme lui adressa la parole entre deux bouchées, la Laguz leva les yeux vers lui, haussant un sourcil. C’est vrai qu’elle n’avait pas exactement répondu à cela. C’est pourquoi, souriant en coin, elle prit la parole à son tour :

    « J’avoue que vous voir souriant est bien plus agréable, c’est certain, oui. Et puis, vous êtes bien plus charmant lorsque vous souriez, même si votre air sérieux n’est pas désagréable non plus. .. »

    Elle rit doucement et porta sa main à son verre de vin, en buvant une gorgée, soupirant ensuite. Il était bon, elle pouvait le reconnaître sans être une experte ou quoi que ce soit. Ou en tout cas, se laissait boire aisément. Elle en était bien contente. Continuant à manger, elle finit par ajouter, le regardant à nouveau, ses prunelles fauves se posant sur son visage :

    « Et vous savez, pour ce qui est d’avoir un an de plus à fêter, ce n’est pas si terrible. Tout le monde y passe, après tout. Les années défilent, et on ne peut y faire grand-chose. Autant assumer l’âge que l’on a, je trouve cela bien plus simple… Non ? Elle but une autre gorgée de vin, ajoutant ensuite : Surtout que je ne saurais quel âge vous donner. Vous ne paraissez pas si vieux que vous semblez l'insinuer, en toute sincérité. »

    Un fin sourire emplit de malice étira le coin des lèvres de la jeune femme. Autant rester d’humeur joviale plutôt que de se morfondre dans son coin. Ca n’en valait pas la peine, surtout en si bonne compagnie. Cela dit… Elle ne savait trop de quoi discuter avec lui, à présent… Quoi que…

    Suite à une autre bouchée, alors que son plat était terminé de moitié, elle demanda, son verre lui aussi à moitié vide :

    « Et savez-vous déjà où vous comptez aller, exactement ? Vous m’avez dit vouloir rentrer chez vous, et je dois bien avouer que cela m’intrigue quelque peu… »

    Il était certain que pour elle, c’était plus facile à deviner. Dans la forme, oui, mais dans le fond, retourner chez elle n’était pas la chose à faire, c’était même une très mauvaise idée. Pourtant, son pays lui manquait, sincèrement… C’était cruel, à vrai dire, d’être condamnée à rester loin de sa terre natale à cause du fait d’être tombée amoureuse d’une personne différente d’elle. Injuste. Mais elle s’y était fait, car ainsi était le monde qui l’entourait, la plupart du temps. Cependant, elle savait que la justice subsistait çà et là, et c’était ce qui lui faisait garder espoir…
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Sam 5 Nov - 20:34

Le nomade sourit à la réponse que lui fit la jeune femme. Elle en avait profité pour ui rendre l'un des nombreux compliments qu'il lui avait adressé durant la soirée et l'homme aux cheveux verts se laissa flatter sans broncher. Charmant ? Peut-être l'était-il, il ne s'était jamais réellement demandé s'il possédait un quelconque charme attracteur sur la gente féminine, préférant éviter de se prendre la tête avec le genre en question qu'il respectait sans doute bien plus que la plupart des hommes. Son histoire avec Shana l'avait profondément marqué mais, bien que le spectre de la vengeance et sa furie bouillonnante ne reposent en son cœur, son esprit et son positivisme naturel lui soufflaient la voie à suivre. Le peuple nomade ne se morfondait pas sur les atrocités de la vie et chacun de ses membres continuait de profiter de l'existence, aussi rongés soient-ils par la rage. Il était clair que le mage n'aurait droit qu'à la triste mélopée des sabres pour tout requiem tandis que la dernière peinture mortuaire de son esprit ne serait que visages déformés par la haine mais, en cet instant, ce n'était pas un ennemi que le bretteur avait devant lui, bien au contraire. Alors tant pis si de tristes souvenirs rendaient ses pensées moroses, il se devait d'être de bonne compagnie. Et le compliment qu'il avait reçu était certainement un témoignage de cet état de fait...

A bien y réfléchir, elle lui avait aussi parlée de son air sérieux... Avait-il eu l'air si déprimé ? Un deuxième sourire, mais intérieur pour celui-ci, lui vint alors qu'il essayait de visualiser les rares fois où il avait réellement affiché un visage sérieux... Non vraiment ça ne lui allait certainement pas, un sourire confiant et engageant tout comme un rire à une plaisanterie idiote n'avaient pas leur place sur un visage sérieux...

- L'air sérieux ? Je vous en prie ne parlez pas comme ça vous allez vraiment me faire croire que j'avais l'air triste.

Il ponctua sa phrase d'une nouvelle gorgée de vin tandis que son sourire jovial quittait l'intérieur de ses pensées pour reprendre sa place sur son visage. Le repas se poursuivit ainsi, les deux convives savourant la chair, frugale mais parfaitement adaptée à l'air marin. Et comme le dirait le dicton : « les voyages, ça creuse ! ».

Cependant, la corbeau ne semblait point en avoir fini avec la question de son âge ce qui fit légèrement tiquer l'homme assis en face d'elle. Le sujet ne le gênait pas en soi, son âge n'avait que peu d'importances en ce qui le concernait. Bien sur, l'âge pouvait être un facteur quant à la qualité du maniement du sabre d'une personne mais c'était aussi une chose dont il fallait se méfier... Le bretteur avait déjà pu croiser certains prodiges d'à peine vingt ans dont la dextérité et l'habileté rivalisaient aisément avec les siennes, voire même les dépassaient. Non son âge n'était pas important et pourtant... C'était ridicule mais le bretteur n'aimait pas se sentir vieux... Son corps reflétait d'ailleurs assez facilement cette pensée, visiblement opposé à l'idée de laisser trop paraître les bientôt quarante années de vie de son propriétaire. Non pas qu'il y soit opposé remarquez ! Le commentaire de Maleen soulignait d'ailleurs ce point, y ajoutant un délicieux sourire empli de malice auquel le bretteur s'empressa de répondre avant qu'elle ne reprenne.

- Et savez-vous déjà où vous comptez aller, exactement ? Vous m'avez dit vouloir rentrer chez vous, et je dois bien avouer que cela m'intrigue quelque peu...

Posant son verre qu'il venait de reprendre, le bretteur se pencha légèrement vers l'avant, croisant les bras, les coudes posés sur la table avant de répondre:
- Ah oui... Il est vrai que cela semble un peu plus évident pour vous que pour moi.

Pointant son imposant manteau d'un mouvement du menton, l'homme revint rapidement à la Laguz qui lui faisait face.
- Ce... Vêtement si particulier que les gens remarquent n'est autre que l'habit traditionnel des tribus nomades de Begnon. Vous en avez peut-être déjà entendu parler : ces hommes qui vivent à l'intérieur même du désert, luttant au jour le jour contre les difficultés de leur environnement.

Revenant à son assiette, il entreprit de terminer sa viande avant de reprendre:
- Je n'y suis pas né bien évidemment mais... Mes pérégrinations passées m'ont conduites à eux et j'ai, pour ainsi dire, finit par les rejoindre. J'ai adopté leurs coutumes, leur façon de vivre et je les considère désormais plus comme ma famille que celle qui m'a mit au monde. Je vais donc leur rendre visite de temps en temps, le trajet est assez long mais lorsqu'on a l'habitude de marcher ce n'est plus un souci.

Son sourire s'élargit en une véritable exposition d’émail rayonnant. Il aimait ce peuple et voulait le faire ressentir comme tel. Achevant son assiette avec entrain, il entreprit de se resservir un peu de vin avant d'incliner la bouteille vers sa convive afin de lui en proposer. Posant l'alcool sur la table, il saisit délicatement son verre avant de continuer:
- Quant à la question de l'âge...

Baissant les yeux vers la femme-oiseau, son regard bleu tentant de déterminer approximativement l'âge de la demoiselle... Il en vint à la déduction qu'elle était carrément plus jeune que lui. Et tandis que les « papis » d'une jeune albinos lui résonnaient aux tympans, il reprit:
- Il est vrai que je fais sans doute plus jeune... Mais ne dis-t-on pas que les voyages forment la jeunesse ?

Souriant toujours, il but une gorgée du liquide pourpre au fond de son verre avant de poser le récipient:
- Et vous ? Avez-vous l'intention de quitter ce navire avant la fin afin de rentrer chez vous ou bien me tiendrez-vous compagnie jusqu'au bout de ce voyage? Votre compagnie dissiperait sans doute cet air si... Sérieux que vous avez semblé apprécier.

Un grand sourire vint éclaircir son visage alors que ses yeux se réduisaient à l'état de fente. Le goût du vin sur sa langue entrait parfaitement en résonance avec les très légers fourmillements de l'alcool au fin fond de son cerveau. Il passait une bonne soirée c'était certain.


Dernière édition par Stefan le Dim 11 Déc - 9:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Mar 8 Nov - 7:27

    Son compagnon de voyage n'avait beau ne pas vouloir l'admettre, comme le manifestait ce qu'il venait de dire, mais les faits étaient là, ce visage si sérieux ne lui allait pas. Certes, cela lui donnait un certain charme, mais elle préférait voir un sourire malicieux étirer ses lèvres, et faire pétiller son regard qui ne la laissait pas indifférente. Tu es trop sensible, ma jolie. Pourtant, elle n'ajouta rien. La Laguz préférait le regarder en silence, et savourer leur repas. Elle ne mangeait que peu, alors la frugalité du plat ne la dérangeait pas vraiment. Elle savait ce contenter de ce qu'elle avait, une chose apprise à force de passer du temps à vagabonder à travers le continent. Car au final, c'était ce qu'elle était devenue. Une femme sans attache ni logis, vivant de petits larcins sans grande importance, rencontrant des gens, aimant ceux qui en avait besoin. Car elle aussi avait un besoin, finalement. Celui de se sentir utile. C'était devenu nécessaire pour elle, Maleen s'en rendait compte. Cependant, ce n'était pas un souci. Pas pour le moment.

    Un sourire malicieux rendu la sortit quelque peu de ses pensées trop compliquées pour la simplicité du moment. Elle secoua vaguement la tête, son attention revenant sur son interlocuteur. Il changea quelque peu de position, pour entamer son explication. Elle lui avait fait part de son incompréhension face à la destination de son voyage, et le voilà qui lui en donnait pas réponse.

      -Ce... Vêtement si particulier que les gens remarquent n'est autre que l'habit traditionnel des tribus nomades de Begnon. Vous en avez peut-être déjà entendu parler : ces hommes qui vivent à l'intérieur même du désert, luttant au jour le jour contre les difficultés de leur environnement.


    Il rabaissa les yeux vers son assiette, et la jeune femme le regarda terminer de manger, pensive. De son côté, elle n'avait plus très faim, à vrai dire. Et puis bon, penser l'occupait un peu trop. Tu préfèrerais avoir l'esprit tranquille, n'est-ce pas ? Cela dit, il n'en fallut pas trop à attendre pour qu'il ne reprenne :

      - Je n'y suis pas né bien évidemment mais... Mes pérégrinations passées m'ont conduites à eux et j'ai, pour ainsi dire, finit par les rejoindre. J'ai adopté leurs coutumes, leur façon de vivre et je les considère désormais plus comme ma famille que celle qui m'a mit au monde. Je vais donc leur rendre visite de temps en temps, le trajet est assez long mais lorsqu'on a l'habitude de marcher ce n'est plus un souci.


    Il se tut. Elle sourit. Elle aimait en apprendre sur les gens qu'elle rencontrait, pour mieux les connaître. Elle n'avait de préjugés que sur très peu de gens, voir personne, qui plus est. Non, le temps et les événements lui avaient appris à accepter quiconque venait à sa rencontre, faisant d'elle une personne plutôt sympathique, la plupart du temps. De plus, étrangement, bêtement peut-être, elle était ravie pour lui. A propos de quoi ? Lui, il avait un lieu où il était attendu et apprécié. Au contraire d'elle. Ne serait-ce pas plutôt de l'envie que tu ressens ? Cela faisait bien longtemps que chez elle, plus personne n'attendait son retour. Pas pour l'accueillir à bras ouverts, en fait. Plutôt avec des serres aiguisées. Autant dire que cela n'avait rien de tentant.

    Et son sourire la touchait sincèrement. Elle aimait voir les gens heureux, et malgré ce qu’elle avait lu sur son visage auparavant, là, elle voyait la joie qu'il avait à l'idée de retrouver ces gens qu'il semblait tant aimer. Toi aussi tu aimerais pouvoir sourire comme ça. Mais elle ne le pouvait pas. Pas pour une raison similaire à la sienne, en tout cas.

    Du vin fut à nouveau servit, autant pour lui que pour elle. Même si elle n'avait que peu l'habitude d'en boire, la sensation que le liquide lui procurait était agréable, sans trop forcer non plus. Elle lui sourit, en remerciement, alors qu'il revenait sur une question posées auparavant. Son âge. Question qu'il esquiva habilement, une fois de plus. Mais cette fois, elle n'insisterait pas. Ce n'était pas important, au final. Et il t’attire tout autant, qu'importe la réponse.

      - Et vous ? Avez-vous l'intention de quitter ce navire avant la fin afin de rentrer chez vous ou bien me tiendrez-vous compagnie jusqu'au bout de ce voyage? Votre compagnie dissiperait sans doute cet air si... Sérieux que vous avez semblé apprécier.


    La corbeau sourit vaguement, le regardant, encore. Son regard l'envoutait, sans qu'elle ne s'en rende totalement compte. Tout comme son sourire. Et, d'une voix adoucie plus encore par la chaleur de l'alcool, elle lui dit :

      "En voilà une proposition des plus... Tentante, si je puis dire. Vous me flattez, je ne pensais pas que ma présence était si plaisante pour vous."


    Un léger rire qui étouffa rapidement, alors que son regard se perdait dans la salle, pensive. Son voyage, où le terminer ? Tu as peur, avoue-le. Elle secoua doucement la tête, avant de reprendre, la joie de sa précédente phrase effacée par le poids de souvenirs trop douloureux :

      "Et j'avoue que vous accompagner me plait bien plus que rentre chez moi. Disons que mettre un pied sur ma terre natale me serait fatal. Il est arrivé une chose qui fait qu'aujourd'hui, je ne suis plus la bienvenue. Tous ne sont pas comme vous ou moi; tous n'acceptent pas la différence des autres."


    Cette phrase était chargée d'amertume et de tristesse, et en y regardant mieux, on pouvait voir son regard être un peu plus humide, plus triste encore qu'à l'accoutumée. Tu te sens si idiote, au fond. Mais elle se reprit bien vite, et lui lança un sourire charmant et peut-être charmeur, reprenant, d'un ton plus jovial :

      "Enfin bon, qu'importe. Les paysages de mon enfance me manquent, c'est un fait. Mais voyager en votre compagnie est une chose des plus agréables, à mes yeux. Je me ferais donc un plaisir de rester avec vous, Stefan."


    Et en y réfléchissant un peu, elle se demandait s'il ne sous-entendait pas quelque chose avec cette proposition. Elle soupçonnait quelque chose dans la façon de "dissiper cet air sérieux" qui la fit sourire en coin, tout à coup malicieuse. Et, d'une voix reflétant cette malice, elle demanda donc, en toute honnêteté :

      "Et comment pourrais-je donc faire disparaitre cet air si sérieux, quoi que ma foi bien séduisant ?"


    Oserais-tu déjà t'imaginer dans ses bras ? Après tout, de la tendresse, elle en avait. Pour lui ou pour un autre. Et peut-être se trompait-elle sur ses intentions. Tu le sauras bien assez tôt.
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Dim 11 Déc - 10:10

- En voilà une proposition des plus... Tentante, si je puis dire. Vous me flattez, je ne pensais pas que ma présence était si plaisante pour vous.
- Allons ne vous sous-estimez pas ainsi. Votre présence a tout simplement embellie ma soirée.

La plupart des hommes vous le diront sans aucune hésitation, il existe peu de moments plus plaisants que ceux passés au côté d'une inconnue aux charmes mystérieux. Certes Stefan était loin d'être un simple et banal homme mais pour une fois, il devait bien reconnaître qu'il rejoignait la majorité au niveau du point de vue. Cette soirée d'anniversaire aurait réellement pu être un désastre si Maleen ne s'y était pas invitée et avoir quelqu'un avec qui parler de ses petits problèmes était sans doute la meilleure chose qu'il pouvait espérer ce soir.

Ses sourcils se froncèrent légèrement toutefois à l'évocation du passé de la femme-oiseau. L'air perdue dans le vague, celle-ci ne sembla pas remarquer sa légère contrariété. Se pouvait-il qu'elle ait réellement commis quelque méfait à l'encontre de la province de Kilvas ? Ou son méfait était-il plus grave encore ? Un bref instant, l'idée d'enquêter un peu plus en profondeur lui chatouilla désagréablement l'esprit avant qu'il ne se reprenne. Même le dernier des attardés ne pourrait révéler inconsciemment ce genre de détails et la corbeau avait parlé de différence... Peut-être avait-elle elle aussi souffert de l'incompréhension des peuplades ignorantes et -trop- nombreuses habitant le continent de Tellius. Il avait peut-être trop bu pour aussitôt s'imaginer de graves complots et c'est du bout du doigt qu'il repoussa son verre presque vide. Dissipant rapidement son propre malaise, il entreprit de rasséréner la jeune femme que ces souvenirs semblaient mettre à mal:

- Si vous ne tenez pas à y retourner, personne ne vous y oblige. Vous êtes libre de choisir vous même votre destination et peut-être n'êtes vous tout simplement pas encore prête à retrouver ces terres.

Son regard se voulait compatissant même s'il doutait de parvenir à trouver les mots justes dans une situation dont il ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants. Heureusement, avec ou sans son aide, la demoiselle se ressaisit bien rapidement et le gratifia d'un sourire qui lui mit du baume au cœur.
- … Je me ferais donc un plaisir de rester avec vous, Stefan.

Il regrettait que son humeur morose ait pu s'étendre jusqu'à Maleen alors qu'il ne souhaitait qu'en apprendre un peu plus sur elle. Lui rendant son sourire avec la même chaleur, il entreprit de nettoyer consciencieusement son verre : au final, peut-être auraient-ils réellement besoin d'alcool tous les deux ce soir. Avec un gargouillement joyeux, le vin emplit à nouveau les verres sans que le bretteur laisse le choix à sa vis à vis. Après tout c'était son anniversaire que diable! Levant délicatement le récipient qu'il venait de remplir, il adressa un regard entendu à la jeune femme.
- Je suis ravi de l'entendre ! Trinquons donc à cette occasion, à cette heureuse rencontre... Et à mes trente-huit ans.

Un sourire de Don Juan emplit son visage alors que les verres s'entrechoquaient délicatement. Son âge importait peu au final, tout ce qui comptait ce soir c'était de passer une bonne soirée et il refusait de laisser sa compagne de table sombrer dans une morosité qu'il se réservait exclusivement. Le liquide goûteux glissa avec aisance dans sa gorge, réchauffant son palais tandis que ses papilles en appréciaient la légère amertume. C'était loin d'être un grand cru mais cela se laissait boire sans la moindre difficulté. Appréciant la gorgée, le nomade laissa son verre regagner le bois de la table alors que Maleen reprenait la parole.
- Et comment pourrais-je donc faire disparaître cet air si sérieux, quoi que ma foi bien séduisant?

S'il avait toujours été en train de boire, peut-être se serait-il étouffé de manière sensiblement ridicule mais tel ne fut pas le cas. Bien au contraire, le bretteur s'apprêtait à répondre par une quelconque subtilité afin de relancer la conversation lorsque son esprit, très légèrement embrumé par le vin, interpréta la phrase qu'il venait d'entendre. Jusqu'ici il n'avait nullement envisagé d'aller plus loin que cela avec la femme-oiseau. Leur soirée aurait été exquise, le repas et le vin y ajoutant grandement, la conversation aurait sans doute été fort agréable et ils se seraient quittés en excellent termes, se recroisant peut-être par instants sur le navire lors du reste de la traversée... Mais c'était la première fois de la soirée qu'il considérait sérieusement la possibilité que lui offrait la Laguz.
- Oh je connais bon nombre de moyens de faire disparaître un air sérieux que ce soit par un jeu, une tournure de phrase... Il s'appuya un peu plus sur la table, son menton reposant sur le dos de sa main. … Et bien d'autres choses encore...

Son sourire se fit plus charmeur tandis qu'il détaillait vraiment la jeune femme en face de lui. Un visage d'ange pour des ailes d'un noir d'ébène auxquelles se couplait ce regard d'ambre pétillant d'une malice que trahissait sa posture. Penchée vers l'avant, un sourire en coin, elle avait croisé les bras sous sa poitrine qu'affirmait les vêtements moulants qu'elle portait... Joyeux anniversaire?
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Ven 16 Déc - 5:02

    - Allons ne vous sous-estimez pas ainsi. Votre présence a tout simplement embellie ma soirée.

Le discret rougissement qui jusque là teintait les joues de la Laguz se fit un peu plus présent lorsqu'elle l'entendit. Doucement, elle se mordilla la lèvre, ne s'étant pas attendue à un si délicat compliment, quoi qu'avec lui, ce n'était pas la première fois. Plus cela allait, et plus une certitude s'affirmait dans son esprit : il était vraiment charmant. Elle aurait pu utiliser d'autres mots, comme séduisant ou agréable, mais charmant était des plus adéquat, vraiment.

De ce fait, il n'y avait pas grand chose qui pouvait assombrir une soirée qui au final, s'avérait plus agréable que prévue, et cela pour eux deux. Enfin, presque rien. Car l'évocation du but de son voyage n'avait rien de bien joyeux ou réconfortant. Elle voulait rentrer dans sa région, tout en sachant qu'elle risquait sa vie. Mais, chose normal, les paysages de son enfances lui manquaient. Mais sa famille également, et ça, c'était quelque chose de difficile à oublier, même si eux n'avaient pas eut de mal à l'effacer de leur existence, comme si jamais Maleen n'avait existé. Quelle cruauté.

Et toi, pourtant, tu acceptes cela. Tu n'as jamais eut le courage de protester, de retourner les voir pour leur faire changer d'avis. Par faiblesse, le coeur brisé, tu as préféré t'en aller, pour voir le monde de tes propres yeux, et essayer de noyer ta peine dans le voyage et les rencontre. Mais pas uniquement. Tu manques d'affection, tu sais en avoir besoin plus que tout. Des bras dans lesquels venir te réfugier de temps en temps, pour te reposer, t'abandonner à ton amant, et oublier, donner de l'amour autant qu'il pourrait t'en donner, ne serait-ce que pour une nuit. Rien que cela, et tu te sens un peu mieux. Jusqu'à la prochaine fois. Quand arrivera-t-elle ?

    - Si vous ne tenez pas à y retourner, personne ne vous y oblige. Vous êtes libre de choisir vous même votre destination et peut-être n'êtes vous tout simplement pas encore prête à retrouver ces terres.

La voix du nomade la sortit rapidement de ses sombres pensées. Elle se mordilla doucement la lèvre, repoussant ces réflexions qu'elle ne souhaitait vraiment pas avoir en cet instant. Ce serait gâcher un moment agréable avec un homme l'étant tout autant. Et il fallait dire que la noiraude en avait grand besoin. Vraiment. Ses mots étaient les bienvenus, en tout cas, même si personne ne pouvait trouver quoi dire de façon juste, dans ce genre de moment. Mais qu'importe. Tu y penseras plus tard.

De toute façon, lui aussi semblait désirer penser à autre chose, et sans souffrir la moindre protestation provenant de la demoiselle face à lui, il les servit à nouveau, le liquide sombre et alcoolisé emplissant une fois de plus leurs verres. Après tout. C'était censé être une soirée de fête, alors autant fêter cela dignement ! Et il pensait comme elle, de toute évidence.

    - Je suis ravi de l'entendre ! Trinquons donc à cette occasion, à cette heureuse rencontre... Et à mes trente-huit ans.
    « Bon anniversaire, dans ce cas, mon ami ! »

Un sourire passablement doux étira les lèvres de la Laguz, qui rougit un peu plus en voyant le sourire que Stefan lui adressait. Il n'y avait pas à dire, il était séduisant. Mais pas seulement. Sans vraiment vouloir se l'avouer, il l'attirait. Peut-être son regard, ses mots, ou encore, sa façon d'être. Quelque chose qui la faisait légèrement frémir, en tout cas. Quant à son âge, elle le connaissait enfin, et le trouvait des plus respectable. Il n'avait pas à en rougir, en tout cas. Vraiment pas.

Lentement, elle porta le récipient à ses lèvres, après avoir posé sa question, qui pouvait être prise comme étant lourde de sous-entendus ou non. Ses paupières s'abaissèrent lentement, alors que le liquide coulait doucement dans sa gorge, réchauffant son corps, un peu. Certes, pas aussi bien que pourraient le faire les bras de son vis-à-vis, mais c'était mieux que rien. Cette pensée la fit d'ailleurs rire intérieurement, alors que ses prunelles ambre revenaient quérir le visage de l'homme face à elle.

    -… Et bien d'autres choses encore...

Disant cela, il était accoudé à la table, l'observant, à présent. c'était la première fois qu'elle le prenait à agir ainsi, et ne bougea pas, gardant cette position fort intéressante pour lui, à n'en point douter. Et de son côté, la corbeau l'observait également, se faisant un tantinet pensive, alors qu'elle cherchait quoi lui répondre.

Tu te dis qu'il a peut-être la même idée que toi. Tu supposes lui plaire, tu l'espères du moins. Cela te ferait du bien, pour ce soir. Être avec un homme des plus agréables, pour parler, s'enlacer qui sait. Plus ? Tes plumes en frémiraient presque, mais tu es trop polies pour montrer tant d'audace. Tu ne sais pas, mes ses paroles te troublent, tout de même. L’ambiguïté de ses mots, comme des tiens, a quelque chose qui met à mal tes certitudes et ton jugement.

    « Bien d'autres choses, vous dites ? Et quelles pourraient-elles être ? Je suis bien curieuse de l'apprendre, très cher. »

Sourire malicieux étirant le coin de ses lèvres, elle jeta un coup d'oeil aux alentours. Trop peuplé à son goût. Et puis, tous les deux avaient terminé de manger, alors pourquoi encore rester ici ? La question se posait, et pour continuer à discuter, rien de mieux que quelque chose de plus confortable, comme un lit. Évidemment. Ou presque. Alors. Que diable, un peu d'audace ! Elle devait se secouer quelque peu, tout de même. C'est pourquoi, terminant sa coupe, toujours cette teinte pivoine aux joues, elle lui proposa :

    « Notre repas semble terminé, qu'en pensez-vous ? Je me ferais un plaisir de continuer à parler avec vous, mais pourquoi ne pas rejoindre un lieu plus tranquille et confortable. Pourquoi pas votre cabine ou la mienne. En tout bien tout honneur, ne vous méprenez pas. »

Enfin, presque. Car après tout, qui sait ce qu'il pouvait arriver, surtout entre deux adultes qui semblaient se plaire mutuellement, et qui avaient peut-être un peu abusé de boisson ? Un tas de choses, oui.

Lentement, elle aussi s'accouda à la table, sa joue venant doucement reposer dans le creux de sa paume, alors que le cuir de sa tenue un zeste provocante glissait sur sa peau pâle, soulignant toujours ses courbes qui semblaient si agréables, tant pour le regard que le toucher. Des caresses, elle n'attendait que cela.

    « Qu'en dites-vous ? »
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Dim 22 Jan - 12:22

- Bien d'autres choses, vous dites ? Et quelles pourraient-elles être ? Je suis bien curieuse de l'apprendre, très cher.

A ces mots, le bretteur eut un rapide rire avant de se pencher sur l'arrière de son siège croisant les bras d'un air suffisant. Il ne se considérait pas comme « doué » pour ce genre de petit jeu mais qui pouvait réellement y prétendre ? Les règles du jeu de la vie sont parmi les plus simples qui soient et pourtant, si nombreux sont les gens ayant du mal à les appliquer. Stefan lui, se débrouillait avec comme il le pouvait et parvenait à se satisfaire des résultats qu'il obtenait. C'était plus que suffisant pour pouvoir mener sa vie comme on l'entendait.
- Oh je suis persuadé que vous en savez plus que vous ne voulez réellement me le dire gente damoiselle.

Son sourire n'était qu'une invitation à poursuivre ce petit jeu auquel ils se livraient. Le vin devait leur être un peu monté à la tête pour tenir de tels propos aussi rapidement pour sur mais, étonnamment, ni l'un ni l'autre ne s'en formalisaient au contraire, ils se riaient l'un de l'autre, appréciant les sous-entendus de leur échange.

Finalement, jetant un regard à leurs assiettes vides et à la populace les entourant, sa compagne d'un soir l'invita poliment à poursuivre leur discussion dans un lieu un peu plus intime. L'épéiste haussa brièvement un sourcil avant de brusquement percuter lorsque son regard dévia sur les oreilles finement pointues de la Laguz. Il était vrai qu'une salle emplie de Beorc n'était peut-être pas le meilleur endroit possible pour elle. Se levant un peu précipitamment, et sans un mot, le bretteur ajusta sa veste et son manteau sur son bras avant de tendre sa main libre à la charmante créature ailée.

- J'en dis qu'il s'agit là d'une excellente idée. Si mademoiselle veut bien se donner la peine...

La main lisse de la jeune femme se posa avec grâce dans celle calleuse du bretteur, ce dernier l'escortant en dehors de la salle trop peuplée. L'air marin fit du bien à son esprit embrumé et c'est avec un sourire d'excuse qu'il se tourna vers la femme oiseau.
- Je tenais à vous remercier pour ce repas. Je viens seulement de comprendre que cela n'a pas du être facile pour vous de m'accompagner dans un endroit aussi... Populaire.

Poussant un soupir, le Beorc savoura la caresse du vent dans ses cheveux verts, ces derniers valsant dans un joyeux désordre des plus originaux.
- Ah quelle erreur de ma part je suis confus vraiment. Si vous le désirez, ma cabine vous est ouverte. Elle n'est certes pas très grande, et je dois la partager avec quelqu'un mais peut-être mon colocataire n'est-il pas encore rentré?

Offrant son bras à la demoiselle, l'épéiste lui offrit un sourire rayonnant lorsqu'elle le prit et c'est d'un pas lent et détendu qu'il entreprit de la guider en une agréable promenade digestive. Le petit rafiot n'était pas bien grand mais le pont en était assez long et large pour permettre ce genre de petite folie aux deux jeunes gens. Le soleil était désormais complètement couché et quelques étoiles pointaient timidement le bout de leur nez au dessus de leur tête tandis que la lune projetait son pâle éclat à la surface des flots peu agités. L'air était vivifiant bien qu'un peu frais et Stefan ne tarda pas à les mener à sa cabine avant de toquer à la porte. N'obtenant pas de réponse, il adressa un rapide clin d'oeil malicieux à sa nouvelle amie, le tout accompagné d'un léger sourire, avant d'introduire sa clé dans la serrure.
- La chance nous sourit, il semblerait que nous soyons seuls.

Pénétrant la petite chambre à deux matelas, le bretteur s'approcha rapidement de son propre lit avant d'y déposer ses affaires, son regard se tournant vers Maleen.
- Je vous en prie faîtes donc comme chez vous. Voulez-vous que j'aille vous chercher quelque chose à boire ?
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Lun 23 Jan - 20:27

Si elle en savait plus que ça ? Il se pourrait bien. Après tout, ce n'était pas un ange. Elle en avait l'apparence, au détail près des plumes noires, la douceur et la tendresse. Mais au fond, elle n'était pas sage, la délicieuse Maleen. Quelque chose comme du désir, de l'envie, de la luxure vivait en elle. Cette envie d'aimer celui qui en aurait besoin, ce désir pour les hommes aussi séduisants que celui qui se trouvait face à elle. Jamais la Laguz ne refoulait cette partie d'elle-même. Jamais elle ne tentait de museler ces envies coquines qui lui chatouillaient l'échine, le temps d'une entrevue, d'une rencontre. Elle était ainsi. Fière d'elle-même, n'ayant rien à cacher. Séduisante demoiselle ailée aux courbes rondes et alléchantes. Qui n'avait rien à cacher, ni même l'envie de se dissimuler. Autant assumer ses envie, son désir et ses actes. Et elle avait appris à faire ainsi. Au fond, t'es pas si malheureuse.

Elle ne répondit rien. Le regardant simplement, pleine de malice et d'amusement. S'il savait. Surtout que poussée par un léger abus de vin, délicieux au passage, il lui arrivait d'être plus... Collante et tactile, une fois dans un lieu plus tranquille. Et étrangement, elle doutait que ce détail, qui pourtant avait son importance, ne déplaise à son compagnon de la soirée. Vraiment pas. Son regard le suivait justement, alors qu'elle venait de lui proposer de quitter les lieux. Après un rapide coup d'oeil, il fut debout, tenue réajustée, main tendue vers elle. Une main qu'elle prit sans hésiter, y glissant la sienne, bien plus délicate, pour ensuite quitter le confort précaire de sa chaise, et se retrouver debout.

- Je tenais à vous remercier pour ce repas. Je viens seulement de comprendre que cela n'a pas du être facile pour vous de m'accompagner dans un endroit aussi... Populaire.

Le vent jouait dans leurs cheveux, s'amusant à arracher quelques mèches sombres à son chignon. Elle avait hâte de pouvoir détacher ses cheveux, qui plus est. Il semblait vraiment confus, alors qu'il n'y avait aucun mal de fait. Elle avait accepté de son plein gré de le suivre, tout en sachant qu'il y aurait du monde. Pourtant, rapidement, il renchérit :

- Ah quelle erreur de ma part je suis confus vraiment. Si vous le désirez, ma cabine vous est ouverte. Elle n'est certes pas très grande, et je dois la partager avec quelqu'un mais peut-être mon colocataire n'est-il pas encore rentré?

La belle corbeau sourit quelque peu, et doucement, glissa sa main sur l'épaule de l'homme. Une caresses amicale et réconfortante, avant qu'elle ne lui dise, souriant de toute ses dents, bien évidemment blanches et droites :

- Voyons, Stefan ! Ne vous excusez pas comme ça. Il n'y pas de mal. C'est avec plaisir que j'ai accepté ce repas, et c'est à moi de vous en remercier, qui plus est. De plus, personne ne m'a remarquée, non ? De ce fait, pas de raison de s'excuser. Je refuse vos excuses !

Elle lui avait lancé ces mots avec un sourire taquin, amusé. Un rire délicat quitta ses lèvres, avant qu'elle ne prenne son bras, acceptant silencieusement son invitation, qui avait quelque chose de délicieusement culottée à ses oreilles. Après tout, inviter une femme dans sa chambre n'avait rien d'anodin ! Ainsi, ils marchèrent quelque peu le long du pont du navire, d'un pas tranquille. Encore une fois, rien ne pressait. Le voyage serait de toute façon long, et il était évident qu'ils auraient encore du temps à passer ensemble.

Ni l'un ni l'autre ne parlait, à vrai dire. Pas nécessaire. Juste le vent frais, la tranquillité et les quelques étoiles déjà présentes, c'était suffisant. La demoiselle se sentait bien, et de temps à autres, elle l'observait du coin de l'oeil. Son regard. Les traits de son visage, retombant souvent sur ses lèvres qui de plus en plus souvent, lui donnaient envie. Le vin lui était monté à la tête, ou plutôt, plus vraisemblablement, avait enflammé ses envies. Qu'importe. Tant mieux peut-être. Un peu de détente ne pourrait pas le faire de mal, et aussi étrange que cela puisse paraître, la demoiselle ne connaissait rien de mieux qu'un contact sensuel entre deux corps. De quoi se réchauffer. S'aimer une nuit, se réconforter. Juste ça.

Finalement, ils prirent la direction des cabines. Et à mesure qu'ils se rapprochaient de celle de l'épéiste, la demoiselle devait se retenir d'afficher un sourire trop amusé, gardant une mine un peu ailleurs. Parce qu'elle savait à présent qui était son colocataire. C'était elle. Quelle coïncidence bien intéressante. Ils entrèrent, lui se débarrassant de ses affaires, après que la porte soit fermée. Elle regarda, et reconnu ses affaires. Un sourire en coin, elle se tourna vers lui, secouant doucement la tête :

- Non, c'est bon, pas pour le moment. Et. Je crois que je sais qui est la personne qui partage votre cabine, très cher.

Un petit clin d'oeil, un sourire taquin. Sans rien dire de plus, la demoiselle, tout à coup bien joviale et joyeuse, détacha sa cape, qu'elle laissa tomber sur son lit, avant de détacher ses cheveux, secouant quelque peu la tête, sa crinière charbonneuse se dénouant rapidement. Ainsi, elle se sentait mieux. Juste encore. Elle retira ses bottes, pour finalement se tourner vers lui, se rapprochant, souriante :

- Amusant hasard, vous ne trouvez pas ?

Visiblement, la belle était de bonne humeur, ce soir. Ce petit tour avec lui et le vin, ainsi que le reste semblaient faire bon ménage. S'asseyant sur le lit du nomade, elle le prit par la main et le fit asseoir près d'elle, avant de se pencher quelque peu en sa direction, son décolleté se faisant aussi visible que bien alléchant. Amusée, ses doigts posés sur le matelas effleurant ceux de l'homme, elle dit alors, son visage proche du sien :

- A présent que nous sommes tranquilles... Parlez-moi donc de ces autres choses que nous pourrions faire...

Sa voix s'était faite chaudement sensuelle, charmeuse et désireuse, alors qu'elle ne le lâchait pas du regard. Elle était entreprenante, c'était bien vrai, mais il le fallait bien, de temps en temps.

- S'il vous pl.... Hu ?

Elle fut coupée en plein élan, sentant quelque chose de duveteux peser sur sa poitrine. Surprise, elle se redressa et baissa les yeux, découvrant, bien nichée dans son décolleté, place très enviable, une petite boule jaune. Un petit poussin. Tout à fait adorable. Relevant ses prunelles fauve vers lui, la demoiselle, amusée, lui demanda alors :

- Est-ce que c'est petite créature est à vous ? Je crois qu'il a trouvé une place très intéressante.

Un léger rire, alors qu'elle regardait à nouveau le petit animal, un grand sourire aux lèvres, laissant échapper d'une voix attendrie :

- Dis donc, t'es très mignon toi... C'est confortable ?

Visiblement, la réponse devait être oui, puisque sans attendre, ledit poussin se roula bien en boule au creux de la poitrine de Maleen, le plumage ébouriffé, apparemment décidé à reste là encore un petit moment. Elle rit encore, amusée par tout cela, et tout en effleurant le duvet jaune, elle releva les yeux vers Stefan, à la fois amusée, mais pas seulement. Elle se demandait s'il allait faire quelque chose pour déloger la petite bête de là.
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Jeu 2 Fév - 1:53

Surpris, il l'était très certainement. Le fait que la coïncidence lui ait fait rencontrer une jeune femme délicieuse, partageant la même chambre que lui qui plus est, relevait d'un certain miracle. Mais après tout qui allait s'en plaindre ? Certainement pas l'homme qui observait maintenant la longue chevelure de jais de la demoiselle cascader dans ce dos cambré.

Bercé par le vin, le bretteur observa sa charmante compagne enlever ses bottes avant de répondre d'une voix perturbée, et pas forcément que par l'alcool:

- A ce stade ma chère, ce n'est plus que du hasard, c'est un véritable complot.

Les pieds nus de la Laguz laissèrent leur pas, léger et caressant, résonner sur le bois de la cabine alors qu'elle s'avançait vers lui, ses ailes noires repliées dans son dos accentuant le relief de sa chevelure. Lorsqu'elle fut assez proche, il plongea son regard bleu dans l'ambre de ses prunelles, sentant son souffle caresser ses lèvres.
- Pour ma part, je préfère appeler cela la divine providence.

L'alcool dilatait très légèrement ses iris, amplifiant leur couleur, et lorsque la belle l'obligea à s'asseoir sur le matelas, il s'y laissa entraîner sans opposer de résistance particulière.
- A présent que nous sommes tranquilles... Parlez-moi donc de ces autres choses que nous pourrions faire...

Les yeux du bretteur ne firent point honneur au décolleté de la belle tant il était concentré sur son regard et ses lèvres. A ce moment, ce n'était même plus une proposition, c'était de la provocation ! Un défi qu'elle lui lançait et qu'elle voulait qu'il relève... Un challenge que tout homme normalement constitué ne pouvait qu'accepter, marié ou non !

Leurs mains se touchaient à peine, leurs lèvres s'effleuraient de justesse. Il n'y avait pas besoin de mots, chacun d'eux était parfaitement conscient de ce qui se passait, de ce qui allait se passer. Le bretteur s'approcha encore un peu, les yeux mi-clos.

- Pyu!

Dans son esprit, un long hurlement retentit alors que l'objet de son récent désir s'éloignait, interpellée par l'attaque surprise d'un démon couleur des blés. Ses grands yeux globuleux, son petit air tout mignon et son duvet douillet... L'épéiste eut l'impression de sombrer dans les abysses infernales lorsque la demoiselle se mit à rire, taquinant l'oisillon du bout du doigt alors que ce dernier se roulait en boule dans l'endroit le plus douillet qu'il ait trouvé.

Se faire voler la vedette par un poussin... C'était quand même une première dans l'histoire sexuelle du nomade et, actuellement, il le vivait fort mal, ayant déjà inventé une bonne dizaine de moyens de faire regretter son geste à l'oiseau, toutes se terminant extrêmement mal pour sa propre verte personne tant il savait que la vengeance de l'animal serait terrible.

- Oui, cette bestiole est à moi en effet... Je suis navré j'aurais du faire plus attention mais visiblement... Il n'a pas l'air de vous gêner tant que ça.

Le regard amusé que la corbeau releva sur lui le replongea instantanément dans ses plans afin de faire partir la bête. Il y avait bien un moyen... Diabolique et particulièrement mesquin... Mais si tentant. Ignorant l'animal toujours enfoncé dans son recoin, le bretteur se retourna vers Maleen qui caressait la petite boule de plume d'un doigt distrait. Un sourire naquit sur ses lèvres alors qu'il se rapprochait sans qu'elle se décale.
- Vous vouliez donc que je vous parle de quelque chose non?

Ses yeux étaient plongés dans les siens et sa main effleura distraitement la cuisse de la demoiselle. L'oisillon ouvrit un œil mais il était trop tard.

Les lèvres du bretteur effleurèrent délicatement celles entrouvertes de la Laguz avant de finalement s'y joindre en un baiser délicat et empli de douceur. L'oiseau tira bruyamment sa petite langue rose avant que la main de l'épéiste ne s'en empare habilement, sans même effleurer la peau pourtant si proche de la jeune femme.

D'un geste rapide et efficace, le Beorc fit prendre le large au petit intrus qui s'en alla bouder dans son coin. Leur baiser s'acheva et l'épéiste adressa un large sourire à sa compagne.

- C'est mieux comme ça non?

Sans attendre, le bretteur entreprit d'accrocher à nouveau les lèvres de la femme-oiseau, de façon plus passionnée cette fois tandis que sa main glissait lentement le long de la jambe de cette dernière. Bientôt, les deux amants se retrouvèrent l'un dans les bras de l'autre, échangeant un long et tendre baiser.

Il n'y avait pas besoin d'amour pour aimer, il n'y avait pas besoin de s'attacher pour passer un instant de bonheur et c'était ce principe même de l'existence que deux êtres réunis par la providence appliquaient. Un sourire espiègle monta aux lèvres du bretteur alors qu'il éloignait légèrement sa tête de celle de la demoiselle:

- Joyeux anniversaire Stefan.


Dernière édition par Stefan le Lun 6 Fév - 18:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Lun 6 Fév - 17:18

La tranquillité de la cabine était tout à fait bienvenue. Un lieu calme et intime, où personne n'oserait venir les déranger. Qu'importe s'ils avaient prévu de juste parler, ou laisser leurs corps converser. Cela revenait au même, la présence d'autrui n'était nullement désirée. Maleen passait un des instants les plus agréables de ces dernières semaines d’errance et de doutes. Toujours seule, ou du moins, le plus souvent. Être avec quelqu'un, une personne fort agréable d'ailleurs, ne pouvait que lui faire du bien. Et, l'alcool aidant, ce bien allait surement être physique. Pourquoi pas. De plus, d'humeur aventureuse et entreprenante, elle ne se cachait pas, lui faisait de délicieuses avances, regards langoureux et murmures coquins à la clé. Tout ce qu'il fallait pour le ravir, après tout.

Cela dit, un petit élément imprévu venait de se glisser entre eux, littéralement. Il s'agissait d'une adorable petite boule de plumes jaunes, qui plus qu'être à la recherche d'un endroit où se reposer -lieu fort bien choisi selon la Laguz- semblait bien décidé à narguer l'homme aux cheveux verts. Cette idée l'amusait grandement, et la noiraude était curieuse de voir comment il allait arranger cette histoire et contrer l'adorable fourberie de la petite bête jaune.

- Oui, cette bestiole est à moi en effet... Je suis navré j'aurais du faire plus attention mais visiblement... Il n'a pas l'air de vous gêner tant que ça.

Ah ça, il était en effet certain qu'il ne la dérangeait guère, quoi que pour la suite, elle ne pourrait le laisser en un tel endroit. Non, ce n'était pas envisageable. Mais pour l'heure, curieuse de voir ce qu'allait faire Stefan, elle ne lui répondit que par un léger sourire amusé, sans le lâcher du regard. Il y eut alors un léger rapprochement de leurs deux corps. Un sourire, et quelques nouvelles paroles prononcées par l'épéiste.

- Vous vouliez donc que je vous parle de quelque chose non?

Pas de réponse. L'éclat coquin de ses orbes ambrés suffisait et surpassait n'importe quels mots. Et, déjà, elle sentait son souffle chaud et alcoolisé contre ses lèvres. Lentement, ses paupières s’abaissaient, alors que les lèvres de l'homme venaient quérir les siennes. Tendresse et douceur, rien de plus, rien de moins. Juste un baiser, avant-goût délicieux d'une suite enivrante. Tout cela te réchauffe un peu, mais tu en désires plus.

Visiblement, il avait réussi, car bien vite, le poussin réagit à cette provocation à peine dissimulée, pour ensuite être lestement chassé par son propriétaire, libérant le généreux décolleté de la belle corbeau, qui ne put s'empêcher de sourire discrètement contre les lèvres de son vis-à-vis. Et, le baiser prit fin. Il sourit. Et tu souris à ton tour.

- C'est mieux comme ça non?

Elle n'eut le temps de lui souffler qu'un bref mais chaleureux « Oui » avant que les lèvres de l'homme n'emportent à nouveau les siennes. Plus de passion et de sensualité. Sa main glissaient contre sa cuisse, puis sa jambes, alors qu'ils finissaient par être plus que proches. Et puis, le baiser prit fin. Doucement, les lèvres se quittèrent, laissant à nouveau filtrer leur respiration légèrement affolée. Maleen rouvrit les yeux, et d'un mouvement léger, se cala bien sur lui, se retrouvant à califourchon sur lui. Lentement, ses deux mains glissaient sur ses épaules, alors qu'elle lui rendait son sourire, murmurant :

« Bon anniversaire, en effet mon ami. Et mon cadeau risque de vous plaire. Je vais prendre soin de vous... »

Ses derniers mots moururent contre son oreille, contre laquelle ses lèvres pulpeuses s'écrasèrent lentement, un baiser chaud. Et, durant cet instant, elle commença à caresser lentement ses épaules, un main remontant sur sa nuque, très doucement, pour ensuite permettre à ses doigts de se faufiler dans sa chevelure verdoyante, l'autre en profitant pour caresser sa joue légèrement, avant de dévier sur ses lèvres, laissant peu après place aux lèvres de la corbeau, qui langoureusement, lui vola un long baiser. Et cette main, en quête de chaleur, à moins qu'elle ne soit juste curieuse, continua de descendre. Épaule, torse, abdomen. Avant d'arriver à la taille. Remontant, curieuse certes mais aussi patiente, elle s'occupa simplement d'ouvrir son manteau bleu. Du même mouvement, elle quitta ses lèvres, le souffle venant à lui manquer, et sourit.

Coquine, taquine, charmante. D'une main, elle remit ses mèches sombres derrière son épaule, alors que son bassin était bien calé contre le sien et que d'un geste lent mais néanmoins agréable, elle fit glisser le manteau le long des épaules puis des bras de son amant, l'abandonnant négligemment sur le lit. Elle ne disait rien, pas nécessaire pour l'instant. Juste des sourires, des soupirs, des caresses. Quelques regards. Le manteau en moins, Maleen recula quelque peu, pour mieux se pencher sur lui, et ouvrit la veste de couleur violette, lentement, doucement. Coquine. Tentatrice.

Il y avait encore une couche, mais ce serait pour plus tard. Tandis que ses deux mains ouvraient progressivement ladite veste, ses lèvres vinrent embrasser son cou, doucement, remontant sous son oreille avec langueur, pour ensuite suivre son lobe de sa langue et par la suite tracer la ligne de sa mâchoire sensuellement, et rejoindre ses lèvres, lui murmurant finalement, le souffle tremblant, la voix vacillante et le coeur palpitant :

« Hm. Cela vous plaît-il ? »

Question visant plus à le taquiner qu'autre chose, à le faire attendre encore un peu. Contre son torse musculeux se pressait l'opulence de sa gorge, fièrement, sa peau si très légèrement hâlée à force de vivre dehors contrastant avec le cuir noir de sa tenue, moulante.

Cette rougeur sur ses joues, ce n'était pas de la gêne. Juste la chaleur du moment, l'envie étourdissante. Elle frémissait à son souffle, soupirait en imaginant la moindre de ses caresses. Elle allait prendre soin de lui comme jamais une femme ne l'a fait. Elle l'aimerait avec tendresse et envie, passion et délicatesse. Oublions l'amour, et les sentiments. Ne gardons que le réconfort et le plaisir.
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Stefan
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MessageSujet: Re: Souvenirs et regrets [PV Stefan]   Lun 26 Mar - 0:12

A califourchon sur lui, son regard d’ambre le fixait empli de cette étincelle de braise que provoquaient l’envie et la luxure. Les grandes ailes d’ébènes de la Laguz formaient un délicat paravent autour de leurs deux corps si proches l’un de l’autre et le souffle de la jeune femme caressait sa peau légèrement hâlée, faisant frémir la chair. Les lèvres de sa compagne s’emparèrent délicatement de son oreille alors que ses propres mains glissaient le long du dos de la femme oiseau, suivant la gracieuse courbure de l’échine, contournant les membres recouverts de plumes et filant au creux des reins.

Sa bouche baisa les doigts fins avant de retrouver le contact presque soyeux de celle désireuse de son amante tandis qu’il sentait son désir pour cette femme monter lentement en lui. Pas d’amour dans cette étreinte mais une tendresse mutuelle, une envie de l’autre sur le point d’être comblée dans un rapport intime et sensuel. Et tandis que son long manteau chutait sur le matelas, tandis que les mains de sa compagne s’activaient afin de faire disparaître la deuxième couche de vêtement, le nomade n’eut pour toute réponse à la question de sa compagne qu’un léger mouvement de bassin, trahissant son désir de la posséder et déplaçant la masse de leurs corps entrelacés contre le fond de la couche, le dos toujours drapé du nomade s’y appuyant. Ses mains glissèrent sur les hanches de la belle demoiselle alors que lentement il tentait de la débarrasser de son haut, son regard bleu glissant du visage angélique de la Laguz pour se perdre un instant sur son délicieux décolleté. A quoi bon enserrer ainsi de si précieux trésor, et les masquer plus longtemps à la vue et l'envie de celui qui de droit en réclamait la possession, ne serait-ce que l'espace d'un court instant ?

Et là survint le drame, gênant et pourtant si amusant. A la manière d'un jouvenceau perdant sa virginité, l'homme d'expérience qu'il pensait être se heurta rapidement au seul problème que pouvait rencontrer un Beorc, être cloués au sol et dépourvu de la moindre plume. La gente féminine Laguz présentait visiblement une garde-robe un tantinet, non pas coriace, mais différente de celle des femmes qu'il avait jusque là pu connaître. Et comment diable pouvait donc se retirer cet encombrant vêtement sans endommager les larges ailes noires !

Cette petite déconfiture propulsa le Beorc quelques années en arrière, à l'époque de ses premiers essais et un large sourire illumina son visage alors qu'il allait quérir à nouveau les lèvres de la belle. Sa main taquine glissa le long du dos de la demoiselle afin de regagner le ventre, s'engageant délicatement sous le vêtement de cuir noir en une caresse presque indécente tandis que le bout de ses doigts allait effleurer la lingerie encore invisible, explorant de façon provocante ces terres qui lui semblaient interdites.

Ses lèvres libérèrent finalement ceux de la demoiselle alors que sa poigne s'affirmait dans le dos de la charmante créature, les rapprochant un peu plus encore l'un de l'autre, la belle en venant presque à le surplomber complètement si une main coquine ne tentait pas sournoisement d'esquiver le barrage de tissu qui protégeait encore le fruit rond et chaud de la passion.

Se redressant légèrement, le nomade déposa un tendre baiser au creux du cou délicat, surplombant un décolleté ravissant avant qu'un simple soupir ne s'échappe de ses lèvres étirées en ce sourire égayé qui le quittait rarement. S'adossant de nouveau au mur, le voyageur au sous-pull noir adressa un simple regard pétillant de charme à la femme-oiseau.

- J'ai la triste impression qu'il ne te faille m'enseigner quelques... rudiments.

Son sourire était celui rayonnant d'un gamin impatient mais son regard trahissait son désir.
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Souvenirs et regrets [PV Stefan]

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