Sujet: Re: Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh] Jeu 8 Sep - 11:34
Sentir ses vêtements glisser sur sa peau, la mettre à nu, est un plaisir discret mais bien réel, qui titille chaque pore de la peau et met les partenaires en joie. Déposer doucement ses lèvres sur un pan de chair, palper doucement, avec toute la gentillesse du monde, apporte de la confiance et de l’attendrissement. Ecouter le souffle de l’autre, regarder les yeux se clore quelque peu, permet de souder les esprits en plus des corps. Et alors, doucement, comme en agrippant prudemment chaque nouveau barreau d’une échelle, on monte. On ne sait pas encore où cela s’arrête, on peine à se rappeler du commencement. On ressent simplement l’instant présent, l’attente, patiente et impatiente tout à la fois.
Elle l’aida, le plus innocemment du monde, à se défaire de ses bottes de voyage. Se mordillant légèrement les lèvres pour ne pas sourire en entendant l’une d’elles atterrir dans le ruisseau. Son rire continuait de résonner dans la clairière, se muant parfois en de petits soupirs. Oh ! Bien gentils, discrets, et diablement entêtants. Elle parvint finalement à débarrasser l’épéiste de tous ses vêtements, ne lui laissant que ses atours les plus naturels. Elle-même avait –très innocemment !- égaré le reste de ses vêtements. Oups ? Alors qu’elle prenait à nouveau le cou de son amant en otage, elle eut comme l’impression que celui-ci devenait bien plus gourmand. Affichant un de ces doux sourires dont elle avait le secret, elle opina du chef et… S’en alla visiter de vertes contrées ? Ohla, l’histoire ne le dira pas. Sentant le partenaire satisfait, elle se retourna et alla se nicher entre les pectoraux finement ciselés, parcourant leur contour de ses lèvres. Elle remonta doucement vers les clavicules, qu’elle longea d’un doigt, puis retrouva son ami le cou qu’elle se plut à mordiller. Son souffle, entre temps, devenait plus court ; ses joues plus roses. Ses prunelles noisette brillaient d’attente, ses mains se crispaient parfois très légèrement. Elle resserra délicatement ses jambes autour du bassin de l’épéiste, prenant garde à ne pas se poser totalement sur lui. Petit rire devant la frustration certaine.
Une de ses mains trouva une des siennes. Délicatement, elle porta cette main à son visage, sentant les doigts parcourir l’arête de son nez, la courbure de ses lèvres. Sortant furtivement de son antre, une langue rose venait parfois effleurer le bout d’un doigt. De l’autre main, elle guidait gentiment celle de l’épéiste afin de partir à la découverte de ses formes. Les angles étaient rares, la peau douce parfois, tendue sur les cicatrices. La cambrure du dos se creusait au fur et à mesure de la visite guidée. A un moment, finalement, elle prit le visage de son amant entre ses deux mains, et l’embrassa doucement, tendrement. Et tout aussi doucement, tout aussi tendrement, son bassin se mit à se mouvoir. Rien ne pressait. Il n’y avait personne, à part si le petit poussin comptait comme une personne à part entière. Elle soupira à nouveau, mais accompagna le tout d’un sourire radieux, rompant le baiser. Sa notion du temps se perdait. Ils pouvaient très bien être là depuis dix minutes comme depuis une heure. Le soleil piquait sur sa peau. Il devait être plus de midi. Elle ne savait pas. Elle ne voulait rien savoir. Elle se concentrait simplement sur le contact des peaux l’une contre l’autre, l’odeur de l’épéiste légère comme l’herbe d’un champ fraîchement coupé, le goût du sel sur sa langue qu’elle passait de façon taquine dans le cou, derrière l’oreille. Elle écoutait le glougloutement joyeux du ruisseau, la respiration hachée de l’épéiste, les soupirs qu’elle lui arrachait.
Bientôt il fallut plus ; elle se sentit soulevée, et posée délicatement sur le lit de mousse et d’herbe tendre. Au-dessus d’elle, projetant de l’ombre sur sa peau délicate, l’épéiste la regardait. Le regard était brûlant. Brûlant d’un désir certain, mais toujours attentif à ses réactions à elle. Il se pencha vers elle ; le contact éphémère de ses mamelons roses sur le torse de son amant lui arrachant un petit soupir. Puis c’en fut assez de l’attente. Redressant légèrement son buste, elle referma doucement ses jambes souples autour du bassin de son compagnon, comme une invitation. Qui fut acceptée par un sourire ravi.
La jeune femme se mordit les lèvres pour s’empêcher de gémir, et préféra fermer ses bras autour du cou de son partenaire, réfugiant son visage dans le creux sous la clavicule, fermant doucement les yeux au fur et à mesure du va-et-vient qui s’imposait comme une évidence. Ses mains parcouraient la base du cou, ses ongles s’enfonçant légèrement dans la peau lorsqu’un nouveau soupir lui était arraché. Ses joues étaient alors parfaitement colorées d’un rose adorable, et ses yeux semblaient perdus, comme si elle découvrait ce plaisir pour la première fois. Ce regard troublé croisa les prunelles bleues de l’épéiste. Un sourire timide ajouté à ce regard le fit redoubler d’ardeur, arrachant un rire à sa –faussement- candide partenaire. En ce genre d’instant, nous ne sommes plus que sensation. On réalise l’existence de chaque petit pan de peau, on met à l’épreuve chacun de ses nerfs. On s’enivre de la présence de l’autre presque autant que de son toucher. On cherche des sourires, à croiser le regard. On veut savoir si tout va bien ; mais en même temps, on sait pertinemment que tout va bien. Une fine pellicule de sueur recouvrant les peaux, l’effort commence à se faire plus intense, plus recherché. L’étape de la découverte passée, on tente avec audace, on cherche à décupler les sensations de l’un et de l’autre. On cherche ses soupirs.
Cherchant du renouveau, Hélène, d’un coup de bassin expert, retourna la donne. Surplombant à présent son partenaire, le soleil faisant étinceler sa peau humide, elle s’amusa à défaire ses cheveux. Lentement. Très lentement. Prenant soin de continuer un mouvement de bassin imperceptible, et pourtant diablement efficace. Les cheveux croulèrent sur son dos, et le ventre de l’épéiste alors qu’elle se penchait à nouveau vers lui. C’était une nouvelle forme de caresse, légère comme un vent frais sur la peau mise à l’épreuve des sensations. Les rayons du soleil les faisait chatoyer de rouge, d’or, et rendait le brun aussi brillant que du bronze. Quel chaste rideau utilisé pour couvrir à nouveau le corps de son partenaire de tendres baisers, tout en continuant son ouvrage. Et puis, quelques mots, à peine soufflés, dans un sourire des plus innocents : « Tu fais une bien solide monture, dis-moi… » Petit éclat de rire devant l’air quelque peu effaré de son compagnon. Nouvelle danse délicate, prenant soin d’attiser le désir tout en faisant durer le plaisir. Un fragile équilibre, difficile à maintenir. Mais le regard noisette avait de ces secrets qu’on aurait crus bien improbables. Un infime changement d’expression, accompagné d’un mouvement souple du corps, qui, si le regard bleu était capté, arrachaient bien des frissons. Et autant de sourires.
L’herbe tendre et l’ombre des arbres donnaient un aspect bucolique et presque fantasmagorique à leur tendre ballet. Comme un retour à la Nature, au sens le plus simple et le plus vrai du terme. Un véritable hommage à la nature profonde de l’être humain, une acceptation du cadre forestier comme au tout début de l’humanité. Finalement, rien n’avait changé depuis des millénaires. Les humains s’aimaient parfois, se tuaient d’autres. Acceptaient ou refusaient certaines différences. Cherchaient à tout découvrir. Et puis, soudainement, les reins de la jeune femme se creusèrent un peu plus ; le rythme se faisait plus soutenu, les lèvres restaient entrouvertes afin de chercher de l’air qui se faisait, autour d’eux, comme plus rare. Elle se redressa un peu plus, le surplombant joyeusement, avec toute la candeur du monde peinte sur son visage. Puis, se mordant les lèvres, elle se pencha vers son cou, son oreille. Le souffle devenant court. « Encore… »
Messages: 321 Date d'inscription: 19/09/2010 Age: 20 Localisation: Attention derrière toi c'est affreux ! Autre Indication: Je suis piiiiiiiiscine love ! Groupe: Beorcs
Sujet: Re: Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh] Jeu 27 Oct - 2:06
Le plaisir n'est qu'une succession d'émotions intense et éphémères. Un enchevêtrement de joie, d'amour ou encore de tendresse dans sa forme la plus simple. Mais lorsque l'on partage ces sensations avec une personne. Lorsqu'on parvient à communiquer de telles émotions sans même parler alors ce plaisir partagé n'en est que décuplé. Les gens ont toujours accomplis l'acte sexuel qu'il s'agisse de perpétuer l'espèce ou tout simplement de faire l'amour pour rechercher ce plaisir. Donner pour recevoir c'était la définition même de cet acte. Et s'il fallait savoir savoir quelque chose à propos de Stefan, c'est qu'il n'avait jamais été radin.
C'était comme d'explorer de nouvelles contrées. Il fallait découvrir, tâtonner, chercher l'approbation de l'autre, trouver ce qui plaisait. Un jeu auquel s'adonnaient les deux partenaires avec la même candeur et une soif de savoir incontrôlable. Et tandis qu'elle le surplombait, offrant un panorama divin à peine altéré par la ligne rosée de la cicatrice, au regard azuré de son amant; tandis que ses cheveux tombaient, masquant sa nudité provocante à la manière des sirènes de certains romans fantastiques, c'est toujours avec ce sourire qu'il lui avait dépeint comme un outil qu'il la fixait. C'est avec ces yeux emplis d'une sincérité à toute épreuve qu'il la contemplait et c'est avec ce corps meurtri qu'il répondait à ses attentes. Le fin rideau des filaments bruns lui effleura le torse alors qu'elle s'allongeait presque sur lui, l'allusion salace semblant aussi bien surprendre le bretteur qu'elle le revigora. Ses mains avaient lentement remonter le long des cuisses pour s'agripper aux hanches puis plus haut sur les côtés du ventre rond et blanc. Une prise ferme mais sans aucune violence qui accompagnait les mouvements calculés du bassin.
Le souffle se faisait court, les pupilles se dilataient tandis que les lèvres et la gorge se faisaient sèches, obligeant sa langue rose à les humecter. Tout à sa besogne, il se surprit à comparer l'attitude candide de sa compagne avec la maîtrise qu'elle possédait. Parfois son sourire timide, presque effarouché, se muait l'espace d'un instant en celui de la femme d'expérience qu'elle était et son regard transcendé prenait les teintes de l'amusement face à ce petit jeu qu'ils menaient. Ce n'était qu'un détail mais toute cette affaire n'était qu'histoire de détails. Le soupir à son oreille lui fit resserrer son étreinte dans le dos de la jeune femme alors qu'il se redressait presque en position assise, forçant sa cavalière à entourer son bassin de ses jambes et son cou de ses bras pour ne pas être désarçonnée. Le souffle chaud chatouillant ses lèvres les attira irrémédiablement en un long baiser tandis que la proximité de leurs corps ne faisait que s'accroître.
Les yeux fermés, il ne se concentrait plus que sur le contact doux, et qu'il savait éphémère, de cette peau satinée à l'odeur parfumée, l'odeur de cette fleur délicate qu'il tenait entre ses mains rudes de guerrier. Ses mains qui repartaient à la découverte du corps blanc de la demoiselle tandis que le rythme ne se faisait que plus intense, plus ardent. Ils rompirent le contact, à la recherche de l'air que réclamait leurs efforts, avant que ses lèvres ne repartent à l'assaut de ce cou qui s'offrait à lui, impatientes de retrouver ce goût qui lui manquait déjà.
Basculant vers l'avant, il l'entraîna avec lui, reprenant la situation en main pour ainsi dire, imposant son propre rythme, brisant la cadence mise en place pour reprendre sur un autre ton, jouant avec la patience de sa partenaire. Ses coudes de chaque côté de la tête brune, une mèche masquant l'une des prunelles noisettes, il laissa le plaisir simple et pur l'envahir tandis que tout s'accélérait. Son pouls grimpa en flèche tandis qu'il mordillait légèrement plus fort la peau blanche de la gorge offerte, la toile des cheveux lui chatouillant les narines alors qu'il laissait une trace bientôt bleuâtre sur la chair pâle.
Sentant sa résistance faiblir, il se laissa aller à l'envie d'emmurer toute protestation en scellant de nouveau leurs lèvres tandis que dans un dernier caprice il libérait le Stellaire. Ce n'était plus uniquement des sensations physiques que le nomade donnait, c'était un pur sentiment de plaisir, d'envie de l'autre et de volonté qui se déversait de manière orgasmique entre ces deux êtres. La magie annihilait toute résistance achevant de combler les deux Beorcs dans cette ultime étreinte qui dépassait l'intimité la plus profonde. Un présent que l'épéiste faisait à sa compagne sans rien attendre d'autre en retour que les sensations qu'il éprouvait en cet instant. L'extase s'accentua brièvement avant que la magie ne se rétracte en même temps que la conscience du nomade ne lui revenait. Epuisé, il jeta un dernier regard de diamant à la jeune femme avant de doucement s'allonger sur elle, reprenant son souffle, son visage niché au creux de son cou. Inspirant lentement à plein poumons, il laissa l'odeur de son parfum l'emplir en même temps qu'un immense sentiment de satiété. Il se dégagea ensuite sans mouvement brusque pour ne pas trop lui imposer son poids et son dos brûlant rencontra la fraîcheur de l'herbe aussi verte que ses cheveux. D'un souffle bien placé, il chassa la mèche qui avait décidée de l'aveugler tandis qu'Hélène se blottissait dans ses bras.
Il savourait cet instant de silence tandis que ses muscles se détendaient et qu'un vent frais refroidissait brusquement la sueur sur sa peau, aussitôt réchauffée par les rayons solaires. Le ruisseau glougloutait toujours et Pyu avait visiblement décidé de ne pas reparaître pour le moment. Tout n'était que calme, un calme apaisant mais contenant aussi une trace de gêne... Ces quelques instants pendant lesquels on ne sait quoi dire, on attend un signe, quelque chose à dire à l'autre. En y réfléchissant, il ne connaissait pas la jeune femme aussi bien qu'il l'aurait souhaité et ne ne trouvait tout simplement pas quoi dire. Une nouvelle brise ébouriffa ses cheveux alors qu'il se laissait aller à la première chose qui lui passait par la tête. - Je suis... Heureux.
C'était le mot. Que pouvait-il dire d'autre, c'était exactement ce qu'il ressentait. Rien ne l'obligeait à se lever, à briser ce doux moment qu'ils partageaient maintenant aussi voulait-il en profiter, que le temps s'étire et s'arrête, même l'espaces de quelques secondes.
Sujet: Re: Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh] Lun 7 Nov - 23:03
Tandis qu’elle sentait un petit pan de son cou capturé par les lèvres de son partenaire, la jeune femme ne peut réprimer un large sourire, presque un rire discret qui s’envolerait haut dans le ciel. Elle aurait bien du mal à cacher ce méfait, n’est-ce pas ? Le léger relâchement de son bassin encouragea l’épéiste à redoubler d’ardeur, et tout d’un coup, quelque chose arriva. C’était comme un courant électrique violent, mais tout à la fois plein de douceur, qui les traversait l’un l’autre, les liait et les détachait à une vitesse ahurissante, se propageait partout à la fois sans crier gare. Jamais elle n’avait ressenti une chose pareille ; c’était incomparable. Chaque expérience était unique, mais celle-ci était extraordinaire. De la magie ? Alors que dans un souffle court ses lèvres caressaient doucement celles de son partenaire, leurs regards se croisèrent ; et Hélène sut alors que, dans l’espace d’un instant, elle aussi avait partagé le regard aux prunelles d’argent. Elle se mordit les lèvres alors qu’ils rendaient ensemble un dernier soupir, qu’ils arrachaient à l’autre une dernière émotion pleine de puissance et d’extase.
Puis, comme une marée descendante, la vague de magie retourna se loger dans son propriétaire. Stefan se posa un instant, épuisé par son ouvrage. Elle aussi n’en pouvait plus. Blotti chacun dans le cou de l’autres, ils s’emplirent quelques temps de leurs odeurs respectives, puis le verdoyant épéiste s’allongea sur l’herbe verte en soupirant. Il souffla quelques mots. La jeune femme eut un sourire.
« C’est parce que c’était magique. »
Depuis toute jeune, elle avait toujours adoré les contes de fées, emplis de bonheur, de magie et de rencontres inattendues. Cet après-midi semblait tiré d’un de ces livres charmants. Les yeux mi-clos, elle observait le soleil percer à travers les mèches qui couvraient son visage. Elle chercha la main de l’épéiste, finit par la trouver, et la serra doucement. Elle ferma les yeux en soupirant, un petit sourire aux lèvres. Elle aurait très bien pu s’endormir. Ce qui aurait été fâcheux ! Imaginez qu’un promeneur arrive dans la clairière et les voit ainsi ! Tout du moins, il ne verrait pas deux corps disgracieux. Mais les pensées malicieuses de la jeune femme furent coupées court, car elle sentit sur son sein gauche comme une pression piquante. Ses deux yeux noisette se posèrent, écarquillés, sur Pyu qui, sournoisement, venait d’approcher les amants pour les surprendre. Il sembla presque rebondir sur la peau encore gonflée, et s’en amuser avec un air presque méchant. Un air qui voulait dire qu’elle avait suffisamment profité de SON paillasson attitré pour les trente années à venir. Hélène soupira, et se relevant d’un coup, parvint à saisir le plus délicatement possible l’oisillon entre ses doigts. Celui-ci piailla d’indignation, mais se tut d’un seul coup lorsque la chevalière pégase déposa sur sa tête ébouriffée un gentil petit baiser, avant de le glisser sur le sommet du crâne de Stefan. Puis elle se releva souplement, laissant les rayons du soleil se refléter une dernière fois sur sa peau blanche. Elle se tourna vers l’épéiste en lui tendant la main.
« Je vous invite à déjeuner en ma demeure ? »
Considérant un sourire comme une acceptation, elle attrapa la main qu’il leva alors, et le tira vivement vers lui, presque sans peine. Elle eut un grand sourire accompagné d’une roseur aux joues lorsque ses tétons effleurèrent le torse du bretteur avant qu’elle ne s’enfuie récupérer ses affaires éparses. Les sous-vêtements, la petite robe bleue, le sac de ville et les jolies bottes furent enfilées rapidement. Il fallut par contre du temps pour qu’elle se recoiffe comme elle le désirait. Un temps qui fut nécessaire à Stefan afin qu’il puisse retrouver toutes ses couches de vêtements ainsi qu’une des bottes qui avait eu la bonne idée de dériver un peu au sud. Pyu n’avait pipé piaillement. Peut-être ne savait-il pas comment réagir. Allait-il retrouver son maître pour lui tout seul, ou cette vilaine dame allait-elle encore le lui voler pour quelques temps ? Patience, patience : il le saurait très bientôt. En tout cas c’était mal parti. Puis, les deux amants, les deux amis, les deux on ne savait trop quoi, retournèrent vivement vers Mélior. Ils marchèrent jusqu’à la demeure des Vincade, et cette fois-ci Hélène laissa parler Stefan et l’écouta, un sourire candide aux lèvres. Les aventures, elle aimait tant entendre les aventuriers conter leurs escapades. Elle-même pressait son frère de tout lui raconter en détail à chaque fois qu’il rentrait d’un voyage qui ne concernait pas trop ses affaires. Ils marchèrent dans l’allée. Liam était resté aux écuries de la garde, ce jour-là.
« Oh, je ne pourrai pas vous présenter mon cher pégase… Vous devrez revenir pour le voir alors ! » Conclusion pleine d’une logique qui devait échapper à tous sauf à elle. Ce fut dans un rire éclatant qu’elle ouvrit la porte du la coquette maison. Melina, toute de vert vêtue, son ventre rond offert à la vue de tous, l’accueillit. Elle n’aperçut pas Stefan immédiatement, et leva un sourcil en observant le cou de sa belle-sœur. Hélène eut un sourire et Melina rit légèrement. Elle avait toujours été amusée par la capacité de la scintillante jeune femme à attirer les hommes entre ses bras adorables. Puis elle vit enfin l’invité surprise, surmonté de son fier poussin. A la vue de Melina, Pyu poussa un cri de ravissement, et –miracle ! Voleta jusque dans le cou de la maîtresse de maison pour s’y loger. On l’aurait entendu ronronner, personne n’aurait été étonné. Puis les yeux verts de la future mère détaillèrent les cheveux verts, l’accoutrement vif, l’épée à la ceinture. Elle eut comme un moment d’absence, puis s’écarta de la porte et ouvrit un bras vers l’intérieur de la demeure. « Je vous en prie, entrez. »
A peine se furent-ils engagés dans l’entrée que Léandre parut, sortant du petit salon, un livre dans une main, l’épée au côté. Il s’approcha de la petite troupe, observa Hélène, observa Stefan, observa sa femme. Eut un coup d’œil entendu avec son épouse, jaugea Stefan du regard. Il passa devant sa sœur, et chuchota, si bas qu’elle seule put l’entendre « Tu les prends bien âgés, dis-moi. » Elle se mordilla la lèvre supérieure. Elle n’avait pas fait ses courses, et avait ramené (encore ?) un de ses amants au logis. Mais c’était la première fois que son frère semblait si fâché. Habituellement, il était le premier à rire à gorge déployée lorsque sa petite sœur racontait malicieusement comment elle avait fait la rencontre de tel ou tel homme. Elle ne comprenait pas. Léandre s’approcha du verdoyant personnage, lui présentant une main tendue. « Léandre, chef de la maison des Vincade. Enchanté de faire votre connaissance, messire Stefan. »
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Sujet: Re: Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh] Dim 4 Déc - 22:52
Rien ne l’aurait obligé à se lever en effet à part une intervention divine… Aussitôt exaucé. Un piaillement plus machiavélique que divin l’arracha et, à sa douce quiétude et à sa compagne, la vile créature responsable de ce méfait les regardant d’un air parfaitement… Jaloux ? Sa confusion laissa place à un début de fou rire lorsque la bestiole reçut son châtiment des lèvres de la cavalière pégase avant de retrouver ses vertes contrées, visiblement beaucoup plus confortables que l’herbe tendre dans laquelle les deux amants s’étaient allongés. - Se pourrait-il que tu sois jaloux petite chose ?
Chatouillant son démon portatif du bout de l’ongle, le bretteur n’eut droit pour toute réponse qu’à une morsure qui, transcrite dans le langage Beorc donnait surement : « Mêles-toi de s’qui t’regarde ! » Un incompréhensible sourire de triomphe se peignit alors sur son visage tandis qu’Hélène lui tendait la main pour l’aider à se relever, lui proposant dans un sourire de partager son déjeuner. Après tout pourquoi pas, il avait l’estomac dans les talons et comme le disait le proverbe : l’exercice ça creuse.
C’est donc sans autre forme de procédure que les deux compagnons entreprirent de se revêtir… Enfin d’essayer sans trop se mouiller avec plus ou moins de succès pour sa part, et c'est dans un demi floc-floc, donc un seul floc, que le bretteur suivit la jeune femme vers sa demeure. Bras dessus bras dessous, les deux tourtereaux se dirigèrent paisiblement vers ce qui promettait d'être un succulent repas alors qu'à la demande silencieuse de la cavalière pégase, le nomade se lançait dans le récit de ses péripéties.
Il lui parla des peuplades du désert, de son engouement pour le fantastique spectacle que pouvait offrir ces chaudes contrées, de tout ce qu'il avait appris sur les ressources insoupçonnées de ces terres arides. Il lui parla des gens qu'il avait rencontrés, de son vieux maître à qui il vouait toujours un profond respect, d'Indir le sage et de Velen le brave ses compagnons au pays des dunes.
Il lui parla des gens qu'il avait rencontrés lors des conflits d'Ashnard et de la Déesse, des combats qu'ils avaient menés, de la détermination du jeune Ike, de sa propre foi en ce bretteur devenu si célèbre ainsi que du courage de l'héritière de Criméa. Ce n'était pas un récit historique, ce n'était même pas un conte de fée, c'était simplement sa vision des choses et les affrontements tels qu'il les avaient vécus. Il y avait des moments de joies et de bonheur lors de victoires improbables, les commémorations aux valeureux guerriers tombés au combat mais aussi les moments de peine lors de la perte d'être chers.
Une véritable fresque se peignait sous les mots du nomade aux cheveux verts et c'est à peine à la moitié de son récit que la jeune cavalière lui fit remarquer qu'ils étaient arrivés. - La suite au prochain épisode donc.
Levant les yeux vers la bâtisse aux murs de pierre blanche, le bretteur dut effectivement reconnaître qu'il serait certainement mieux servi ici que dans la petite auberge où il s'était installé. Pénétrant la cour à la suite de sa compagne, il eut un sourire à la remarque sur le pégase. Il était vrai qu'il aurait apprécié croiser l'intelligent animal car après tout l'on disait souvent que le cavalier et sa monture ne formaient qu'un seul et même être... Et il avait maintes fois pu confirmer cet adage, les pégases étant d'une intelligence et d'une douceur sans égale dans le monde animal. Adressant un sourire jovial à Hélène, il entreprit de confirmer sa dernière affirmation. - Je serais ravi de faire la connaissance de votre compagnon. La prochaine fois je ne manquerais pas de faire un détour pour venir le saluer alors.
Une réponse aussi naïve que la phrase qu'avait pu lui soutenir Hélène. Il n'était même pas sur que ces deux êtres se recroisent un jour et pourtant ils agissaient comme s'il ne pouvait en être autrement. L'une pouvait prétexter sa jeunesse mais l'autre... Pouvait dire qu'il avait un poussin jaloux dans les cheveux qu'on le croirait forcément même sans preuve à l'appui... Partant de ce principe, le fait qu'il puisse recroiser la cavalière pégase devenait parfaitement logique. Arrivant à la porte, l'homme aux cheveux verts s'écarta naturellement afin de pouvoir laisser passer la maîtresse des lieux. Poussant vivement le battant, cette dernière gambada à l'intérieur avant de s'arrêter face à une charmante femme visiblement enceinte jusqu'au cou. S'apprêtant à présenter ses hommages à la délicieuse créature, l'épéiste n'eut toutefois pas le temps d'empêcher le drame qui suivit. Voletant joyeusement, le poussin jaune fila droit vers la pauvre créature sans défense et ce sans même laisser le temps à son compagnon de le saisir au vol. Paniqué, l'épéiste s'apprêtait à bondir vers l'infortunée victime, récupérant par la même son turbulent compagnon dans un geste plein de grâce et d'une classe certaine tout en gratifiant son hôtesse d'un sourire spécial détournement d'attention mais... Il n'en eut heureusement pas le besoin.
Créant la surprise générale au sein des neurones du nomade, la petite bête se blottit dans le cou de la future mère avant d'aussitôt piquer un roupillon. Si l'expression avait été inventée, un superbe « Wait... What! » aurait retenti dans toute la maisonnée mais le dit juron pouvant à peine effleurer l'actuelle conscience d'un seul être vivant et rose sur Tellius, le Beorc ne put que rester là, bouche bée et impressionné. Cette famille avait-elle des pouvoirs particuliers pour pouvoir ainsi calmer l'un des plus puissants démons qu’ai connu ce monde ? - Je vous en prie, entrez. *V'la autre chose tiens...*
Le ton employé avait ricoché aux oreilles du bretteur, ne laissant aucun doute quant à la courtoisie de la jeune femme. Encore quelqu'un de trop instruit... Qu'avait donc tous ces gens à vouloir l'élever à un statut dont il ne voulait pas et que beaucoup d'entre eux mériteraient peut-être même mieux que lui ? Remerciant toutefois son hôtesse avec toute la courtoisie qui lui était propre, il s'introduisit alors dans le salon à la suite d'Hélène tandis qu'un nouveau protagoniste faisait son apparition. Grand et élancé, son visage et sa couleur de cheveux prouvaient clairement qu'il s'agissait d'un membre de la famille de la jeune cavalière pégase. Le père ou le frère ? Il avait l'air d'être jeune et en bonne santé et et le bretteur ne douta pas un instant être son aîné de... Plusieurs années. Le frère donc, premier test.
L'homme portait une lame à la taille à laquelle le nomade jeta un coup d’œil appréciateur. Le fourreau noir était de qualité et la garde, bien que peu ornée, semblait avoir été ciselée avec un soin extrême. L'arme devait être plus lourde qu'une banale épée mais la forme du pommeau respirait un confort parfait pour la paume et une prise sans faille. L'épéiste paria un instant sur une lame à deux mains avant de se rabattre sur un sabre, la garde étant bien trop petite pour permettre un maniement correct du glaive. Pour assurer son équilibre, il fallait alors que la lame, actuellement toujours rangée, soit légèrement moins large que la moyenne, sa longueur lui permettant alors de posséder un léger avantage sur des armes de qualité usuelle. En clair, il s'agissait là d'une pièce non seulement exceptionnellement artistique mais dont l'efficacité au combat devait parler d'elle-même... Un défi lancé au regard du premier pécore un peu connaisseur. - Léandre, chef de la maison des Vincade. Enchanté de faire votre connaissance, messire Stefan.
Ah tiens, lui aussi lui donnait du « messire ». C'était bien le -supposé- frère de sa sœur tiens. Jaugeant la main tendue, le bretteur y nota les cals formés par le maniement de son arme. Hélène lui avait effectivement parlé du Léandre en question et l'avait qualifié de « très bon » voire « d'excellent »... Non vraiment c'était trop tentant... Levant la main, Stefan la passa largement derrière sa tête, un air déconfit de circonstance au visage avant de se gratter l'arrière du crâne sous l'oeil surpris des gens alentours. - Ahlala... Je ne sais trop comment dire mais... je crois qu'il y a erreur sur la personne.
Instant de flottement, un ange passait alors que le Léandre levait un sourcil visiblement agacé. - C'est-à-dire... - C'est-à-dire que vous me donnez de ce titre si pompeux et complètement inutile depuis tout à l'heure en vous basant uniquement sur des connaissances que vous prétendez posséder... Vous comme cette charmante dame.
Son doigt pointait maintenant la femme enceinte, ignorant toute convention à la manière d'un enfant qui accuserait ses camarades pour éviter la punition. Voyant que son discours ne faisait que perdre encore plus ses interlocuteurs, le nomade haussa les épaules d'un air dépité, soupirant largement devant la lenteur de réaction de ses hôtes. Ses mains se posèrent sur sa taille alors qu'il sentait très pertinemment le regard incompréhensif d'Hélène sur lui. Sans même la regarder il poursuivit. - Je ne suis pas ce « Stefan » que vous semblez tant attendre. -... Ah... Je... - Non ne dîtes rien!
L'index dressé du Beorc venait de s'arrêter à quelques millimètres des lèvres du chef de la maisonnée. L'insolent aux cheveux verts le laissa en place tandis qu'il reprenait de plus belle. - Inutile de vous excuser, même les riches de ce monde peuvent faire des erreurs. Il ne me reste plus qu'à partir avant que votre invité n'arrive.
Faisant demi-tour avec toute la superbe que procure un long manteau claquant au vent, l'épéiste pivota avant de se diriger vers la porte, ignorant froidement ses hôtes éberlués. Se retournant avant de franchir le cadre de l'entrée, il ne put toutefois résister à l'envie d'afficher son plus ironique sourire avant de lever la main en signe d'adieu. - Merci pour la ballade jeune fille. C'était... Instructif!
Et il partit... Ou plutôt il fit trois pas en dehors de la maisonnée avant que des pas furieux ne le rattrapent. Bingo !
L'homme à l'épée le dépassa avant de s'interposer devant lui. La colère brillait au fond de ses yeux. Un brave gars, on insultait pas sa famille comme ça. - Si nous nous sommes trompés de personne vous m'en voyez navré... Bien que je doute moi-même de la véracité de ces mots.
Ironique avec ça. Il lui plaisait de plus en plus. - Cependant je vais vous demander de supporter notre présence quelques instants de plus. Le temps que vous présentiez des excuses en bonne et due forme à ma sœur.
Le frangin donc ! Manque de bol, il était protecteur. Les plus susceptibles... - Et pourquoi donc je vous prie? - Que vous vous invitiez dans ma demeure passe encore. Que ma sœur vous ait trouvé à son goût cela ne me regarde pas... - J'espère bien! - Mais je ne vous permettrai pas d'insulter ma famille plus longtemps. Excusez-vous. Maintenant. - Voyez-vous ça... Un vrai petit chevalier.
L'épéiste moqueur avait croisé les bras d'un air crâne et souriait maintenant de toutes ses dents, ce qui ne semblait qu'ajouter à la rancune de son vis à vis. - Si ma mémoire est bonne, ce genre de personne ça lave son honneur dans le sang nan?
Détournant d'un seul coup la tête, le bretteur se caressa le menton tandis qu'il prenait un air songeur. - Quoique le sang ça doit pas laver si bien que ça... Tous fous ces nobliaux. - Pardon?! - Ah oui désolé j'avais oublié que vous étiez là!
Et il partit d'un grand rire que le crissement de l'acier coupa net. Ben voilà!
La lame était exactement comme il l'avait imaginée à la différence prêt qu'elle était faite d'argent. Le secret de sa maniabilité ! Bien que lourd, l'argent n'offrait que peu d'adhérence à l'air et son poids était amplement compensé par le tranchant que des lames forgées ainsi possédaient. Avec un peu d'exercice et une poigne solide, ce genre d'arme devenaient dévastatrices. Et c'était lui que l'épée en question pointait avec de l'autre côté un épéiste dont la colère glaciale transperçait le bretteur toujours souriant. - Voilà c'est de ça que je parlais tout à l'heure ! Alors ça se fait encore? - Soit vous le faîtes exprès... Soit vous êtes un crétin! - Euh...
Que devait-on répondre si la réponse en question se composait d'un peu des deux? - Dans tous les cas, je vous provoque en duel. Je ne peux laisser votre insolence impunie.
Rengainant sa lame aussi vite qu'elle était sortie, le bretteur s'éloigna d'un pas vif et rageur vers le centre de la cour. S'il s'était retourné il aurait très certainement été perturbé par le geste de son futur adversaire, ce dernier agitant son poing serré en un geste victorieux plein... D'excitation? - Yes!
Se dépêchant de rattraper le jeune homme, Stefan l'observa appeler un certain George qu'il identifia rapidement comme étant le maître-d'arme. Ce dernier ayant assisté à la scène, comme à peu près tous le personnel, traînait avec lui un râtelier d'armes diverses et variées. Des lames d'à peu près toutes les tailles, des rapières, de simples épées... L'épéiste laissa jaillir un sifflement impressionné alors que son adversaire tirait à lui... Deux fleurets... - Voyons si vous vous battez aussi bien que vous ne parlez !
L'arme décrivit un cercle dans les airs avant que le bretteur ne le saisisse pour l'examiner d'un air... Idiot ? Voire peut-être même complètement perdu? - C'est une blague... - En garde!
Un bourgeois restait un bourgeois... Ce dernier avait d'ailleurs pris la position rituelle : genoux fléchis, un bras dans le dos et sa lame dressée devant lui... Au contraire de son adversaire qui, après un soupir, se dirigea vers le râtelier. - Revenez! - Non sérieusement je ne sais pas utiliser ça... Vous n'auriez pas quelque chose avec un peu plus de standing ?
D'abord interloqué, Léandre se rendit à l'évidence. Un péquenot ne pouvait avoir été éduqué à l'art gracieux de l'escrime. D'un geste il indiqua au maître d'arme de laisser son adversaire choisir son arme. Ravi, l'épéiste tira l'une des lames de son fourreau avant de l'examiner à la lueur du soleil, pensif. Testant la prise sur la garde, le bretteur pris une posture de combat avant d'effectuer quelques moulinets vifs et précis sous le regard intéressé de Léandre. La lame se rengaina avec un chuintement appréciateur. - C'est du beau travail... Mais ça ne me résistera pas.
L'air fier qui s'était peint sur le visage de George disparut instantanément sous le regard courroucé qu'il lui jetait maintenant. Léandre voulut dire quelque chose mais Stefan enchaîna. - Quand je parlais de standing, je parlais de ça.
Son doigt pointait le fourreau noir qui le faisait rêver depuis tout à l'heure. Le regard de son propriétaire laissait cependant très clairement sous-entendre ce qu'il pensait quant à l'utilisation de sa lame contre un imbécile. Katti glissa presque sans un bruit de son fourreau tandis que le nomade laissait briller sa propre lame au soleil. - Alors ? Qu'en dites-vous ? Ma lame, Katti, contre votre sabre.
Une ombre de sourire glacial se peignit sur le visage de son adversaire. Depuis le début, cet hurluberlu aux cheveux verts se moquait d'eux et il venait seulement de le comprendre. Le sabre étincela à son tour dans la lumière du jour tandis que les deux adversaires prenaient place, un sourire féroce aux lèvres.
Sans un mot, sans que personne n'ait lancé de signal, les deux hommes s'élancèrent en même temps l'un contre l'autre, les deux lames se heurtant avec force. Le temps se suspendit tandis que les adversaires se jaugeaient à la force du bras. Le regard de Stefan glissa sur la lame parfaite à quelques centimètres de son crâne pour se perdre sur les yeux concentrés en face. Ca allait être super !
Se décalant, il enchaîna une botte simple que Léandre dévia d'un simple revers avant d'aussitôt plonger sa lame vers l'homme en bleu. L'acier hurla encore alors que Stefan paraît pour glisser juste sous la lame d'argent. Se relevant brusquement, il tenta d'atteindre la nuque offerte mais sa lame croisa à nouveau un obstacle. Ferraillant à qui mieux mieux, les deux hommes s'écartèrent finalement l'un de l'autre, à peine essoufflés par l'effort. Un sourire de gamin trônait sur le visage de Stefan alors que la colère de Léandre semblait avoir laisser place à un intérêt particulier. - Alors satisfait? - Pas vraiment. Est-ce réellement tout ce qu'un bretteur de légende peut faire? - Je ne suis pas une légende...
Levant sa lame à deux mains, le nomade aligna l'acier parallèlement à son œil tandis que ses jambes assuraient sa position. - Mais je vous propose de cesser ces enfantillages pour passer au niveau supérieur. Au premier sang ? - Au premier sang !
Une impulsion, un léger nuage de poussière et les deux bretteurs se rentraient férocement dedans. Les lames s'entrechoquaient, faisant pleuvoir d'éblouissantes étincelles, les coups sifflaient dans les airs tandis que les bottes se multipliaient, tentant de passer outre la barrière d'acier. Ce n'était même pas de la stratégie c'était simplement du talent. Leurs jambes semblaient fixées au sol alors que leurs bras décrivaient toute une arabesque de mouvements élaborés et maîtrisés après des années d’entraînement. Et tous deux souriaient visiblement ravis.
La lame de Léandre s'élança, un brin imprudente, avant que l'épéiste vert ne la bloque du tranchant de Katti. Glissant le long de l'argent étincelant, le bretteur pirouetta sur le côté, son long manteau bleu valsant au vent avant que sa lame ne se repositionne, d'un élégant mouvement rotatif dans sa main droite. Placée pointe vers l'avant, la lame glissa droit vers son adversaire en une rapide et dangereuse charge que Léandre esquiva d'un saut sur le côté, Katti ripant sur le riche tissu. Dangereuse... Mais pas que pour la cible. Ainsi étiré, le bras et la jambe tendu, l'épéiste était à la merci du sabre d'argent. Les dents blanches du nomade brillèrent alors que Léandre initiait son mouvement. D'un geste bref, Katti quitta la paume de son maître, pivotant légèrement dans les airs tandis qu'elle retombait lentement vers le sol. Un mouvement de bassin plus tard, le bretteur récupérait sa lame de l'autre main, abattant son attaque sur la garde complètement ouverte de son adversaire.
La pointe d'acier ricocha contre le sol alors que le chef de maisonnée effectuait une esquive désespérée, plongeant au sol avant de rouler plus loin. En une seconde, le chef de la famille des Vincades était debout, prêt à encaisser l'assaut, mais seul le sourire illuminé du bretteur lui faisait face. - C'est la deuxième fois que j'essaye ce mouvement. Vous avez été plus vif que le premier cobaye.
Les souvenirs de son affrontement contre la petite épéiste rousse remontaient à loin maintenant.. Katti s'envola à nouveau pour rejoindre la main droite du bretteur d'un saut bref. - Un style de combat ambidextre... - Non je n'irais pas jusque là... Manier deux épées est réservé aux brutes sans aucune notion de l'escrime. Je dirais plutôt que je me suis préparé à toute éventualité. - Intéressant.
Inspirant à fond, Léandre fit rouler ses épaules avant de reprendre sa garde. - Pour ma part je préfère parier sur la stabilité de ma main directrice. - Me ferez-vous l'honneur de me montrer le résultat de votre entraînement ? - Vous ne serez même plus capable de bouger le petit doigt quand j'en aurais fini avec vous. - Je suis impatient de voir ça.
S'élançant à nouveau, les deux guerriers firent chanter l'acier et rugir l'argent. Les feintes s'enchaînaient sur de puissants assauts parés ou esquivés pour aussitôt être contrés par une toute nouvelle stratégie. Léandre possédait effectivement un style moins aérien que celui de Stefan. Ses pieds ancraient fermement sa position alors que sa lame se dressait en véritable mur protecteur entre lui et Katti. Ses frappes étaient précises et vives sans pour autant être prévisibles alors que le nomade virevoltait, dansait avec la lame d'argent comme il l'aurait fait avec une humaine. Cette comparaison lui arracha un bref rire qu'une nouvelle attaque de Léandre interrompit. Il ferraillait avec le frère comme il avait couché avec la sœur : avec ardeur, passion, et surtout beaucoup d'expérience.
Leur duel se poursuivit de longues minutes durant dans un semblant d'égalité sans qu'aucun des deux ne parvienne à prendre l'avantage. Les lames se faisaient lourdes et la chaleur environnante faisait perler la sueur au front des deux combattants mais ni l'un ni l'autre ne voulait abandonner, aucun d'entre eux ne souhaitait que ce moment ne s'arrête. Ils avaient appris le maniement de l'épée pour vivre cet affrontement. Reculant brusquement, l'épéiste déséquilibra le bretteur avant de repartir en une superbe reprise de volée, frappant de toutes ses forces sans même essayer de contourner la lame d'argent qui s'interposait. La note, aiguë et sonore, résonna longuement dans la cour alors que les deux combattants s'immobilisaient, leurs lames vibrant encore du dernier choc, le souffle court, le bras tremblant. Leurs deux mains étaient crispées sur les gardes tandis qu'ils forçaient pour repousser l'autre. Les pieds glissaient sur la terre sèches, s'accrochant désespérément aux aspérités que leur offrait la cour intérieure. Les sourires avaient laissé place à la concentration sur les traits tirés par l'effort. Le dénouement était proche. - Vous semblez... en difficulté... mon cher... Quelque chose ne vas pas ? - Et vous... Vous êtes... Sur le point... de vous écrouler... - Dans vos rêves peut-...être.
Se repoussant mutuellement, les deux bretteurs s'éloignèrent l'un de l'autre. Léandre releva aussitôt son arme avant de s'immobiliser. Face à lui, l'épéiste venait de rengainer son épée sans pour autant que cette dernière ne soit complètement rangée. Jambes arquées, le nomade tenait la garde, prêt à dégainer au moindre geste en un arc de cercle mortel. Mais le plus étonnant n'était pas cette posture, somme toute logique lorsque l'on souhaite rester sur la défensive, mais plutôt l'aura qui se dégageait du bretteur. Les yeux fermés, l'épéiste avait retrouvé son calme, respirant harmonieusement maintenant qu'il laissait libre cours à sa magie. Ses précédentes utilisations avaient amoindries ses réserves mais cela ne représentait pas un problème. Le Stellaire se basait sur les émotions ; tant que ces dernières seraient fortes alors il serait imbattable. La Joie ? La haine ? L'amour que lui évoquait certains de ses souvenirs ? Lequel choisir ? Lequel serait le plus idéal ?
Et tandis que l'aura l'enveloppait, tandis que ses yeux s'ouvraient révélant les deux miroirs, l'épéiste contempla son adversaire. C'était Léandre qu'il affrontait, c'était cet homme qui allait l'inspirer. Jamais détermination à poursuivre cet affrontement n'avait été plus forte que la sienne, jamais personne n'avait jamais semblé aussi combatif et désireux d'en découdre que cet homme tout de bleu vêtu. Oui, les Vincade étaient une bonne source d'inspiration... Quel que soit le but du Stellaire. - Ainsi donc la voici... Cette fameuse technique...
Le regard était provocant, la posture ne demandait qu'une attaque, ce duel l’appelait. Léandre se jeta au devant de son adversaire alors que Katti jaillissait de son fourreau en un éclair lumineux. Le flash étincelant de la rencontre des deux lames aveugla momentanément les spectateurs alors que les deux hommes volaient sur plusieurs mètres, chacun effectuant une réception parfaite. Le chant du combat les enveloppait l'un comme l'autre et, alors que le Stellaire amplifiait l'ardeur de combattre du nomade, le bourgeois lui se laissait complètement entraîner par cette pulsion du sang émanant de son adversaire.
Fonçant l'un vers l'autre, les deux hommes se heurtèrent à la manière de véritable bœufs. Les lames s'entrechoquèrent tandis que leurs propriétaires poursuivaient leur chemin respectif, l'acier vibrant à s'en briser s'échappant des mains du nomade alors que Léandre parvenait à conserver son arme. Katti décrivit un superbe arc de cercle dans les airs tandis que Stefan se redressait un peu plus loin, l'air grave et concentré, sa main tendue au dessus du sol. Le temps sembla se ralentir alors que Léandre faisait demi-tour, sa lame allant pour entailler la peau de son adversaire, Katti fouettant l'air au rythme de ses pas. Redressant son dos, Stefan inspira avant de rattraper la Dague Katti au vol, comme s'il savait où et quand sa lame allait retomber et de nouveau, le choc de l'acier contre l'argent, brutal et sans aucune concession, les deux adversaires se repoussant mutuellement.
Plus prompt à la réaction sous l'effet de la magie, le bretteur vert agrippa fermement son arme avant de s'approcher à pleine vitesse de Léandre. Ce dernier releva le sabre d'argent avant de plonger droit sur la poitrine du nomade. Il devait esquiver pour ne pas mourir mais c'était sans compter la magie. Son pied changea brusquement d'appui tandis que son bras se levait juste devant la lame. Sentant le souffle froid du passage de l'épée et, tandis que son bras suivait le fil tranchant de l'argent, ce dernier s'engagea dans la manche béante du Beorc. Un moyen comme un autre de s'approcher sans se blesser. Ses pieds le propulsèrent vers l'avant alors qu'il mesurait la distance restante avant que la pointe du sabre n'entaille son côté et que Katti se propulsait vers l'avant, vive et dangereusement proche.
Le tissu céda facilement sous la pression de l'acier alors que Léandre fendait l'immense vêtement pour se baisser juste à temps, le mouvement déséquilibrant Stefan qui roula aux pieds de son adversaire. Le Stellaire s'amenuisait, le sabre d'argent se levait, Katti resplendissait !
Les miroirs d'argent plongèrent dans les yeux du bretteur alors que Stefan pivotait violemment, propulsant son arme vers le haut tandis que le sabre d'argent s'abattait. Le sang gicla, accompagnant une douleur fulgurante tandis qu'un voile rouge de souffrance le domptait une fraction de seconde. Le Stellaire se dissipa instantanément tandis qu'un large filet pourpre s'écrasait sur le sol poussiéreux. Plus aucun son ne résonnait dans la cour des Vincade qu'un vent chaud balayait. Un large ruisseau sanglant dégoulinait le long du bras du blessé, aussitôt absorbé par le tissu de son vêtement, venant goutter au sol tandis qu'un large sourire éclairait le visage du nomade. - Vous êtes mort... - ...
Bien droit au centre de son domaine, Léandre Vincade contemplait, l'air perdu, son sabre d'argent transperçant l'épaule de son adversaire de part en part, la lame ensanglantée ressortant de l'autre côté du manteau bleu. A deux centimètres de son cou, Katti brillait d'une lueur sinistre, menaçant sans blesser. Cette attaque était stupide, tous les deux l'avait vu, le sabre d'argent était plus long que Katti. Pour atteindre son but, il aurait fallu que cet homme s'embroche volontairement sur l'arme de son adversaire... Et maintenant, il était là, cette même arme fichée dans le corps... Et il souriait toujours. Le regard de nouveau bleu de l'épéiste se releva sur son rival. - Félicitation... Vous venez de battre une légende.
Semblant soudain reprendre ses esprits, Léandre arracha brutalement son arme du corps de son adversaire avant de se rendre compte de son erreur lorsque le sang glouglouta joyeusement au sol. - Ah ça fait un mal de chien!!! - Je... Je suis désolé! Je ne voulais pas...
Seul le rire de son adversaire lui répondit alors qu'il le regardait comme s'il était devenu fou. Ignorant complètement sa blessure, l'épéiste se releva, tenant Katti de sa main encore valide tandis que le tissu bleu s'assombrissait de plus en plus, l'hémoglobine ayant imprégné les deux premières couches de tissu. Son bras pendait pitoyablement sur le côté et le sang gouttait au bout de ses doigts mais jamais l'épéiste n'aurait pu paraître plus en forme que quand il reprit la parole. - Roh allez soyez pas modeste ! Vous auriez fais un superbe héros de la guerre tiens. Nous avions dis au premier sang, voilà qui est fait! - Il faut soigner ça, vous ne pouvez pas rester comme ça. - Oui, oui, attendez...
Redressant Katti, le bretteur effectua un salut en bonne et due forme avant de rengainer sa lame, celle de Léandre reposant au sol tandis que l'homme s'approchait, l'air inquiet. - Voilà, nous pouvons y aller...
Et comme si ses forces l'abandonnaient, le nomade bascula vers l'avant, aussitôt rattrapé par un Léandre qui passa le bras valide de son hôte autour de son épaule. - Eh, ne vous évanouissez pas ! Restez avec nous! - Hrrgn... Arrêtez de crier... J'ai juste un peu forcé... C'est le Stellaire... J'ai besoin de repos.
Trimballant son invité bon gré mal gré, Léandre le rapprocha de la maison, plus inquiet de l'air furax de sa femme que de la blessure de son invité... Bizarrement, un sentiment similaire tenaillait le dit blessé quant à Hélène... Il était peut-être allé un tout petit peu trop loin...
Stefan - Broken Soul
et sinon
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Sujet: Re: Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh] Mar 13 Déc - 23:04
Elle ne comprenait pas le jeu auquel il se prêtait. Quelle était cette prestance, cette façon de parler parfaitement inconnue ? Ce sourire insolent sur ses lèvres, cette assurance, et surtout, cette façon de nier son identité ? Un instant, pendant un instant, les paillettes dorées se ternirent dans les prunelles noisette. Hélène pressa doucement la main de sa belle-sœur, qui observait les deux hommes en silence. Melina connaissait son mari. Elle savait très bien que, fier et honnête comme il était, il ne penserait pas à percer le jeu de cet homme aux cheveux verts. Elle-même n’était pas certaine d’y arriver dans la même situation. Mais en tant que spectatrice, elle voyait tout. Léandre était encore trop jeune, elle aussi. Tous étaient trop jeunes pour comprendre cette soif que ressentait l’épéiste de légende. Cette soif de combat. Cette soif de découvrir la force de l’autre, et ce quel qu’en soit le prix. En réponse, elle garda doucement la main d’Hélène dans la sienne.
Hélène observa, dubitative, Stefan sortir de la pièce visiblement satisfait de son manège. Puis elle regarda Melina. Puis son frère, qui tiqua furieusement face à l’odieux remerciement fait à sa sœur. Puis elle se retourna à nouveau vers Melina, pour y observer Pyu toujours aussi content lové dans son cou. Pyu qui ne bougea pas d’un millimètre en voyant son maître quitter la maisonnée. A peine un bruissement d’ailes ennuyé. Elle eut un sourire en coin, qu’elle cacha bien vite en croisant le regard de son frère. Lui ne prenait pas la situation à la légère. Techniquement il avait parfaitement raison. Dans les faits… Il allait se faire rouler.
« Léandre… » « Laisse, Hélène. Il ne t’écoutera pas. Et puis, quel épéiste ne sentirait pas son sang bouillonner à l’idée de combattre une légende ? » La jeune femme observa son frère, puis son amant, songeuse. Tout ce cirque était bien inutile, tout de même. Melina eut un gentil sourire. « Et puis, si ça peut soulager Léandre quant à la proximité de l’accouchement, ça me ferait des vacances. » Le clin d’œil échangé entre les deux femmes voulait tout dire. Elles devaient juste espérer qu’ils ne se fassent pas trop de mal, les saligauds. Melina poussa Hélène vers le pas de la porte alors qu’elle s’enfonçait dans la maison en soupirant. Pyu émit une sorte de petit roucoulement lorsqu’elle lui grattouilla la gorge. La chevalière porta son attention sur les deux hommes qui n’en finissaient pas d’échanger des pics. Comme on aurait pu le prévoir, ce fut Léandre qui craqua le premier, puis dégaina son magnifique sabre. Hélène avait toujours été hypnotisée par ce sabre. Peut-être parce que cette arme ressemblait aussi beaucoup à celle de Léone, mais en plus fine. Feu le jumeau de Léandre portait à son côté une hache à la lame recourbée qui faisait grandement penser à un sabre monstrueux. Là où l’un des jumeaux tranchait en finesse et précision, l’autre tranchait en force et profondeur. Les voir combattre ensemble avait toujours été un véritable spectacle, plein de beauté et de sueur froide. Puis les souvenirs mélancoliques furent effacés d’un coup en voyant le manège de Stefan pour parvenir à obtenir son combat à véritables armes. Elle éclata de rire.
« Des fleurets ?? Léandre ! » Quelques années plus tôt, son frère l’aurait gratifié du magnifique spectacle de sa langue tirée. Il l’aurait certainement fait en privé d’ailleurs. Mais son courroux était tel (et sa concentration sur Stefan aussi), qu’il ne porta aucune attention aux rires de sa petite sœur. Tel qu’elle le connaissait, il avait certainement déjà oublié pourquoi il l’avait provoqué en duel ; seul croiser les fers l’intéressait alors. La lueur de ses yeux noisette ne trompait pas. L’attente de tester la puissance d’une Grande lame de la guerre était trop grande. Les paillettes dorées caractéristique à la famille Vincade emplirent ses yeux.
Et déjà, ils s’élançaient l’un contre l’autre, cherchant la faille dans le jeu de jambes de l’autre. C’était beau, c’était vraiment beau. Melina revint à cet instant. « Au premier sang ! » « Ah non ! Le premier qui meurt aura affaire à moi ! » Hélène eut un sourire face à la colère ingénue de sa belle-sœur, qui dans sa crainte de les voir blessés n’avait pas songé à l’absurdité de sa phrase. Elle vit néanmoins la raison de son précédent départ : dans ses mains reposaient son fidèle bâton lui servant à canaliser sa magie de soins. Toujours aussi prévoyante, même enceinte jusqu’au cou. Puis leur attention fut totalement absorbée par le combat. Les lames vrillaient, les jambes virevoltaient, les parades étaient à n’en plus finir, les esquives étaient admirables. Hélène put admirer le jeu des épéistes, qui parmi la grande majorité des manieurs d’armes devaient le plus se concentrer sur la perfection de leur technique et la vivacité de leurs réflexes. Leurs épées étaient moins grandes, frappaient moins mal que les autres armes. Il fallait des années d’entraînement afin de forcer le corps à se plier aux instincts et à des techniques rigoureuses afin de pouvoir outrepasser le manque de force de frappe. Il fallait frapper plus vite que l’ennemi.
Leur vitesse était grande, si grande ! A un moment, Stefan effectua une passe incroyable, lui permettant vivement de changer de main son épée en plein mouvement, afin de prendre Léandre en contrecoup. Léandre dut esquiver en plongeant, chose qu’il détestait. Son sourire était ravi, mais son regard furibond. Melin pouffa. « Quels gamins… » Ils continuaient. Tous les serviteurs s’étaient réunis dans la cour, entourant, à une distance gérée par le maître d’armes, les combattants. Cela dura longtemps. Ils se jaugeaient, s’épuisaient. Hélène était curieuse de voir comment tout cela finirait. Plus ils fatiguaient, plus l’un deux pourrait prendre l’avantage. Et plus le temps passait, plus le sourire de Melina s’effaçait. Elle avait peur qu’ils ne se blessent gravement, s’ils étaient trop étourdis par la fatigue. Hélène eut soudain plus peur de la colère sourde de sa tendre belle-sœur que de l’issue du combat.
Puis Stefan invoqua quelque chose qu’Hélène avait déjà aperçu (ou ressenti d’ailleurs) par deux fois cette journée-là : le Stellaire. Un frisson la prit tout le long de son échine. Léandre n’avait pas de tels pouvoirs. Il ne pourrait contrer des attaques telles que… Mais ? Il semblait aller moins vite que… Puis l’étourdie se souvint qu’après un effort physique tel que celui un peu plus tôt dans la clairière, le mâle a une tendance au relâchement. Moment de blanc dans le crâne de la jeune femme. Si c’était ça… Alors Stefan avait provoqué Léandre en duel alors qu’il était déjà épuisé ? … … C’était stupide un homme, quand même.
Sproutch. Le bruit fut peu élégant, la manœuvre trop rapide pour être entièrement analysée par la chevalière, mais le résultat resta le même : Léandre venait de transpercer l’épaule de Stefan, ce qui avait permis au verdoyant personnage de poser délicatement son épée sur le cou offert du frère éberlué. Puis il se retira promptement, annonçant bien sûr qu’il avait perdu, vu qu’il était le premier blessé. Léandre rangea rageusement son sabre encore ensanglanté dans son fourreau. Bien sûr qu’il avait perdu. Sacrifier son corps pour accéder à la victoire, voilà une belle leçon pour ce jour. Mais le moment était aux sentiments confus, et son éducation bourgeoise pris le dessus pour prendre soin de son hôte blessé. Il chargea Stefan sur son épaule (côté valide), puis le traîna en direction de sa sœur et de sa chère et tendre.
… Sœur et chère et tendre qui… … N’avaient pas… …Un gentil regard… …Du tout.
Reprenons les sentiments actuels des deux jeunes femmes voulez-vous. S’empaler directement sur la lame de son adversaire par simple crânerie (oui, parce que c’était stupide il fallait l’avouer), puis montrer par la suite combien on était un bon gars, c’était une chose. De l’autre côté, se laisser emporter par sa soif de combat en se laissant prétexter une offense à sa famille sans réfléchir au revers de la médaille, c’était une autre chose. Et puis accessoirement, utiliser des armes de manufactures si excellentes qu’un mauvais jeu de jambes les aurait tués tous les deux. Vous voyez où on veut en venir ?
SBAF. Les yeux verts de la rousse étaient brûlants de colère. La joue du mari était brûlante sous la force du coup. « Reprends un air digne immédiatement, et considère que c’est ton manque de sang-froid qui a mis notre hôte dans cet état ! » Puis elle l’embrassa tendrement (ne pas chercher la corrélation entre les événements), lui influant directement le soin dans le corps, refermant ses blessures superficielles.
SBAF (²). En fait, les deux gifles avaient été portées simultanément, mais pour la compréhension de chacune d’elle nous avons préféré les séparer dans la narration. Hélène n’était pas très contente, ça non. Elle pointa furieusement le bas de la blessure béante, juste deux centimètres en dessous. « Le cœur c’est là !!! » Ses yeux s’embuèrent de larmes alors qu’elle se taisait, n’ayant rien à ajouter. Melina avança vers Stefan, et prit le temps de soigner sa blessure comme elle le put, soutenue par Hélène qui la fournissait en force vitale afin de soigner plus vite l’épéiste téméraire. « Pyu ! » Le petit poussin furibond sauta du cou de Melina pour arriver sur le nez de Stefan, et le lui picorer sans ménagement. Non mais !
Puis finalement, tout le monde fut à peu près entier. Ils se retrouvèrent dans le salon, où ils s’écroulèrent tous dans un fauteuil de cuir moelleux, épuisés. Léandre servit un verre de vin pour tous, qui fit un effet merveilleux au moral. Melina faisait toujours un peu la tête. Hélène plus du tout. En fait elle n’était pas fâchée, elle avait surtout eu peur. Le chef de la maison Vincade soupira. « Et bien, heureusement que mère est en voyage, sinon elle nous aurait tapé sur les doigts… Quant à vous, mess… Stefan, puisque dorénavant vous ne pouvez plus nier votre identité, je suppose que vous ne me ferez pas l’affront de rester ici pour dîner ? … » Il se retint d’ajouter « ou pour la nuit », conscient que sa sœur n’apprécierait certainement pas, même si elle n’en pensait pas moins. La gentille jeune femme décidait d’elle-même si une relation devait durer ou pas. Et pour le moment, son grand record avait été de deux mois, avec un archer d’élite dont nous ne parlerons pas ici. Peut-être avait-elle été amoureuse, qui sait. Léandre avait ouï dire que c’était lui qui l’avait quittée.
Hélène se releva en entendant un bruissement au dehors. Elle alla ouvrir la fenêtre et poussa un petit cri de joie. « Liam ! » Elle embrassa le grand front du pégase, puis ouvrit délicatement la lettre cachetée glissée dans son mors. Elle la lut, puis eut un sourire passager. « Mmh, je pars en mission demain à l’aube, donc ils me renvoient Liam pour que je n’aie pas à repasser par la caserne. » Elle se tourna joyeusement vers Stefan. « Voulez-vous que nous fassions une balade à dos de pégase en attendant le dîner ? Les environs de la maison sont très jolis, et on peut voir toute la ville… »
Pour une fois, aucun sous-entendu dans sa phrase. Après toutes ces aventures, une gentille visite du domaine Vincade serait la bienvenue. Et puis, ce n’était pas encore l’heure du repas.
Spoiler:
Alors, deux points. Compétence de Chevalier Mage de Melina : Partage d'énergie Avec l'approbation d'un tiers, elle peut utiliser la force vitale de ce tiers afin de guérir des blessures plus graves qui lui aurait demandé trop d'énergie pour le faire seule.
Second point : l'archer dont je parle n'est pas Stark, mais celui mentionné dans ma réévaluation ^^"
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Sujet: Re: Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh] Dim 8 Jan - 19:01
Un peu étourdi par la fatigue qui l'assaillait désormais plus nettement que jamais, au travers de sa blessure comme de chacun de ses muscles, l'épéiste se laissa docilement trimbaler jusqu'au triste sort qui l'attendait. L'un comme l'autre, les deux hommes la voyaient venir : douloureuse, vive et cinglante, et parfaitement adaptée à deux grands gamins un peu crétins comme eux... La gifle de l'amante énervée !
Un destin auquel ils ne pouvaient plus échapper... Ils le savaient et pourtant, un mince espoir les poussa à tenter... - Chér... - Je s...
Mais non..
Les deux baffes partirent avec un timing et une précision similaire si bien que tous les spectateurs assemblés ne purent que se sentir chanceux d'être à leur place et non à celle des deux épéistes dont les têtes avaient étrangement suivies la même trajectoire, leurs longs cheveux retombant devant leur regards... Apeurés? - Le cœur c'est là!!!
L'épéiste vert baissa rapidement les yeux vers l'emplacement qu'indiquait le doigt. - Ah oui! *IMBECILE !!!*
Plongeant aussitôt son regard dans celui d'Hélène, il entreprit d'instantanément recommander son âme à tous les saints qu'il connaissait à l'instant même où un violent sentiment de culpabilité l'assaillait. Des regards pareils ça devrait être interdit. Mais le massacre qu'il attendait ne vint pas de là où il l'espérait. La future mère s'approcha de lui tandis que l'oisillon nichant dans son cou entreprenait de sauvagement démolir son propriétaire, les mains de la chevalière mage tenant un bâton de prêtre. - Vous êtes un imbécile. - Oui madame. *IMBECILE !!!*
Il se serait donné des claques s'il le pouvait mais son bras endolori le lui déconseillait fortement. La lumière protectrice s'échappa de la sphère ornant l'outil guérisseur et les deux femmes, après un ultime regard de reproche leur arrachant un glacial frisson d'effroi, retournèrent dans la demeure des Vincades, les domestiques ne tardant pas à suivre. Tétanisés, les deux conjoints attendirent quelques secondes avant de pousser, toujours simultanément, un intense soupir de soulagement. Léandre laissa l'air emplir à nouveau ses poumons avant de tourner un regard pétillant de la même malice que sa sœur vers son ancien rival. - « Oui madame » ? - Considérez que c'est de votre faute si je n'ai su que répondre.
Un échange de regard complice plus tard, les deux escrimeurs partaient d'un grand rire qu'ils entreprirent d'atténuer au cas où... On ne savait jamais.
Franchissant pour la deuxième fois de la journée le seuil de la demeure de son amante d'un jour, le bretteur se laissa guider jusqu'à un confortable fauteuil où il s’affaissa, guettant l'humeur d'Hélène. Cette dernière semblait, à son grand soulagement, aussi heureuse que si rien n'était jamais arrivé au contraire de la maîtresse de maison qui accablait toujours le fier dos de son mari d'un regard légèrement inquiétant. Le chef des Vincades était occupé à servir un verre de vin à l'assemblée et c'est avec un grand sourire que son invité l'accepta. L'alcool, doux et aromatisé, réchauffa ses sens engourdis par l'utilisation trop abusive de sa technique. La fatigue agitait ses jambes de légers soubresauts et une faim intense tenaillait son estomac. Mais pire que cela, bien pire que cette fatigue qui pour rien au monde ne l'aurait obligé à aller se coucher tant la soirée s'annonçait bien, ses vêtement étaient désormais impeccablement incisés au niveau de l'épaule gauche... Et le tissu en était imprégné de sang séché. Il lui faudrait faire mander de quoi les laver et les réparer une fois rentré à l'auberge. Il pouvait se passer de sa veste ou de son haut mais son manteau était un bien trop précieux pour être ainsi abandonné.
Une fois chacun servi, Léandre entreprit de rejoindre sa belle qu'il tenta de reconquérir définitivement, cette dernière étant occupée à caresser distraitement le plumage de son nouvel ami. Reposant lentement son verre, l'épéiste aux cheveux verts força une nouvelle fois son corps à lui obéir et, c'est d'un pas parfaitement assuré qu'il s'approcha rapidement du couple avant de s'incliner jusqu'à ce que ses yeux puissent contempler directement ceux de son hôtesse. Son bras non blessé se replia contre sa poitrine en un salut correct tandis qu'il prenait la parole. - Pardonnez moi très chère mais nous n'avons pas eu l'honneur d'être... Il hésita légèrement tandis que son faciès adoptait aussitôt la conformation dite « de l'excuse »... Convenablement présentés. Je vous remercie sincèrement de m'avoir ainsi accepté en votre demeure. - Je m'appelle Mélina et c'est une joie que de vous avoir ainsi chez nous pour moi comme pour mon époux, Léandre.
Un grand sourire illumina le visage de l'épéiste vert qui se redressait. - Oh nous avons déjà été présenté. Si je puis me permettre, votre mari est un formidable adversaire. Sa dextérité à l'épée n'a d'ailleurs d'égal que votre élégance.
Le regard d'avertissement taquin que lui jeta la jeune rousse le convainquit de simplement tendre la main afin que son oisillon puisse y reprendre position. La bestiole sautilla à sa place habituelle sans rechigner avant que l'épéiste ne s'incline légèrement. - Si vous voulez bien m'excuser.
Ses jambes chancelantes le traînèrent vaillamment jusqu'au fauteuil le plus proche d'Hélène où il se laissa tomber, épuisé mais un grand sourire adressé à la jeune femme sur son visage. Les discussions reprirent quelques instants entre les quatre personnes avant que Léandre ne laisse entendre qu'il était naturellement hors de question que leur invité refuse maintenant une invitation à dîner. - Je me ferais une joie de rester en votre compagnie ce soir. Son regard dériva un instant sur la cavalière pégase qui venait de se lever pour se diriger vers une fenêtre. Ce serait même un honneur... - Liam!
Jetant un œil par dessus le dossier de son siège, le nomade perçut rapidement la large tête blanche d'un pégase... Probablement celui qu'il n'aurait pas du rencontrer ce soir. La politesse eut voulut qu'il se lève pour aller saluer l'intelligente créature mais son corps lui expliqua rapidement que les efforts inutiles étaient désormais inacceptables. Sirotant tranquillement son verre, il prêta une oreille attentive aux paroles de la cavalière pégase avant de contempler le fond écarlate du récipient de cristal d'un air de défi.
En temps que compagnon de la jeune demoiselle, ne serait-ce que pour une journée, et même s'il ne s'agissait que de la galanterie la plus élémentaire, il ne pouvait refuser une telle proposition. Aussi luttait-il actuellement afin de convaincre son esprit, et son corps, que non il n'était pas fatigué! *Obéis je le veux !!!*
En l'occurrence, s'adresser à un verre de vin n'était sans doute pas la solution la plus efficace... Aussi fit-il disparaître le liquide sombre en une longue gorgée, bafouant par la même tous les principes d’œnologie qu'il avait appris à cultiver au cours de ses errances. Le vin c'est sacré...
L'alcool aidant nettement mieux que de simples défi à lui-même, le bretteur se redressa vaillamment, ragaillardi par la chaleur descendant au creux de son estomac. Reposant délicatement son verre, il salua brièvement ses deux hôtes avant de gambader joyeusement vers Hélène, lui octroyant même le délicieux son d'un magnifique « J'arriiiiive! »
Assis en croupe de Liam, sa main posée sur le ventre de la jeune femme en guise d'arrimage, le bretteur contemplait les lueurs naissantes de Mélior, la main en visière afin de se protéger des rayons éblouissants de l'astre couchant. Au dessous d'eux, la ville semblait renaître alors que le jour se mourrait. Les habitations s'illuminaient de la lueur rassurante du feu de bois alors que les tavernes s'emplissaient d'un joyeux brouhaha, la rumeur des quartiers qu'ils survolaient leur parvenant faiblement. Hélène leur fit traverser l'ensemble de la cité, survola la caserne et sa cour où traînaient les soldats de garde et poussa même plus loin que les remparts de Mélior afin de visiter les alentours. Le spectacle valait effectivement le détour et, bien que le bretteur n'en soit qu'à son deuxième vol, c'est sans crainte que ce dernier se penchait tel un enfant un peu trop curieux afin de mieux voir chaque détail qui l'intriguait. A un moment, il s'aventura même à demander au creux de l'oreille de sa compagne s'ils pouvaient survoler le château mais cette dernière fit un signe négatif de la tête et lui répliqua de la même manière que, contrairement au reste de la cité, la zone aérienne du château royal était constamment sous surveillance, probablement comme la majorité des lieux importants du monde. Dépité, l'épéiste bouda très exactement treize secondes avant de se pencher de nouveau dangereusement, à la recherche d'un détail qui l'interpellait.
Leur petite promenade dura une bonne heure avant que Liam, sous la conduite experte de sa maîtresse, ne les dépose au sommet d'une colline, non loin de la porte sud de la ville. D'après la jeune femme, l'on pouvait contempler toute la magnificence de la cité de ce point de vue parfaitement adapté. Et en effet, les derniers rayons de l'astre solaire se reflétaient avec grâce sur les toitures étincelantes de la capitale, jetant un dernier éclat de splendeur sur les vertes contrées de Criméa. Debout au sommet la butte, un bras entrelacé avec celui de la jeune femme, l'épéiste se sentait parfaitement détendu. Sa fatigue n'était plus l'éreintante sensation qu'il ressentait tout à l'heure mais plutôt la lassitude bonne enfant d'un homme qui a passé une excellente journée. Il pouvait s'arrêter là et regagner son auberge, conservant ainsi un bon souvenir de cette rencontre mais le dilemme était loin d'être équitable. Un repas frugal et des draps rêche contre un repas de bourgeois, des draps sans doute de soie et une superbe jeune femme accompagnant le tout. Le choix fut vite fait.
Le retour se fit en toute hâte, tant les jeunes gens étaient affamés. Le repas fut évidemment succulent, préparé avec soin comme il l'était et le vin coula comme il le fallait pour transformer un repas convivial en grande réunion familiale. Stefan et Léandre, assis côte à côte, développèrent rapidement un lien que le bretteur se promit d'entretenir lors de ses prochaines visites à Mélior. Leur conversation tenta une ou deux fois de déraper sur les armes et les actions militaires de chacun mais un rapide regard des damoiselles leur faisant face leur indiqua que le papier peint de la maisonnée formait également un sujet fort à priori. Comme l'avait supposé le nomade, la soirée fut donc délicieuse et la nuit qui s'ensuivit s'accorda sur le même rythme.
C'est donc au petit, tout petit matin que l'on retrouva un Stefan quelque peu échevelé et en pleine forme malgré le bâillement peu discret que sa main tentait vainement de cacher. Pyu ronflait encore au fond de sa poche, gigotant parfois au fond de son nid de tissu douillet tandis que Mélina, jouissant des avantages d'une femme enceinte, dormait encore également et seul Léandre et quelques domestiques déjà au travail surveillaient les préparatifs de la jeune demoiselle Vincade. Cette dernière, après avoir harnaché son compagnon de vol entreprit de faire taire son frère, dont les vérifications s'éternisaient, avant de délicatement déposer un baiser au coin des lèvres de l'épéiste nomade. Un grand sourire illumina le faciès de ce dernier alors qu'il regardait la silhouette ailée s'éloigner dans les cieux avant qu'un soupir ne franchisse ses lèvres. Les rencontres venaient et s'en allaient... C'était la vie !
Claquant des mains, il s'approcha de Léandre afin de lui faire ses adieux et les deux hommes se quittèrent après une poignée de main ferme et amicale, et la promesse de se revoir lors d'un prochain passage. Alors qu'il redescendait paisiblement vers son auberge, l'épéiste songea qu'il venait peut-être de trouver un deuxième lieu où revenir s'il en éprouvait le besoin... Une sorte de seconde maison... A cette pensée, son sourire s'élargit tandis qu'il accélérait le pas. Avec un peu de chance, il pourrait encore profiter de sa chambre pour se raser.
Stefan - Broken Soul
et sinon
je suis toujours Piiiiiiiiiscine love o/
Les rues sont pleines de surprises [Stefan / Hélène] [Nc -18, ohohoh]