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 L'ange et le démon [PV : Nino]

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Jaffar
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MessageSujet: L'ange et le démon [PV : Nino]   Lun 14 Fév - 19:22

L’homme heurta brutalement le mur tandis qu’une poigne de fer se refermait sur sa trachée, coupant l’arrivée d’air vers ses poumons. Ses mains agrippèrent en un geste désespéré le bras qui, lentement, le soulevait du sol. Comment était-ce possible ? L’homme qui lui faisait face était pourtant loin d’être une montagne de muscle ! Un gémissement lui fit tourner la tête vers son acolyte, toujours au sol. Le grand chauve, recroquevillé sur le dallage froid de la ruelle, tressautait par instant, le sang ruisselant de son crane blessé. Il était hors de combat pour un bout de temps et c’était cet homme, ce gringalet qui l’avait étalé... Si facilement. Son regard croisa celui du meurtrier. Un regard que même la soif de vivre ne faisait briller. Un regard qui ne promettait que mort et souffrance éternelle à celui qu’il fixait désormais. Cet abîme insondable était plus terrifiant encore que la sensation du manque d’oxygène qui se faisait de plus en plus oppressante :
- Où !
- Pi… Pitié !

La prise se resserra brusquement sur la chair tendre du cou, arrachant un infime gémissement de souffrance à l’homme. Les doigts tièdes pressaient fermement sa jugulaire tandis que l’étreinte glacée de la mort se refermait sur lui.
- Epargnez moi !
- Dis-moi ce que je veux savoir !
- Elle a… Elle a été aperçue dans les environs il y a… Quelques jours à peine…

L’homme suffoquait à présent. La rage portait son assassin et s’il voulait survivre à cette rencontre, il devait passer aux aveux :
- Où !!!
- A quelques kilomètres… Au nord… Terind…

Les pupilles de sa victime chavirèrent alors qu’il cherchait sa respiration. Ses jambes s’agitèrent quelque temps, tentant vainement de décocher un faible coup de pied à l’assassin ; ses bras gigotèrent inutilement avant que sa tête ne bascule vers l’arrière, ses lèvres articulant silencieusement de pitoyables supplications. Le Croc Pourpre contemplait ce spectacle affligeant d’un œil morne. Son bras frémissait légèrement sous la charge qu’il devait supporter mais c’était tout. Pas de pitié pour les traitres.

Le corps inanimé retomba, aucun souffle ne franchissant plus ses lèvres flasques. Sa langue pendait, bleuâtre et molle, à quelques millimètres du pavé, là où le crane reposait désormais. Se détournant de ce spectacle morbide, l’assassin s’approcha de son compère au sol, ce dernier faisant de vagues efforts pour se relever. Son regard terrifié plongea dans celui cruel et froid du Fang et il n’essaya même pas d’implorer pour sa vie. C’était inutile. La lame sortit de son fourreau dans un chuintement discret et aucun son ne franchit les lèvres de la nouvelle victime.


***

L’assassin franchit les portes de la ville au triple galop. Enfin, après tout ce temps il tenait une piste sure. Il avait d’abord douté des informations que ces deux là avaient à lui offrir, notamment lorsque l’un d’eux avait essayé de le prendre à revers, mais il ne pouvait mettre en doute leurs compétences. Quelle pitié. Penser pouvoir se débarrasser de lui aussi facilement… Quel intérêt surtout ? Ses hommes avaient consciencieusement appliqués ses ordres à la lettre et avaient même retrouvés sa piste… Tout cela pour l’attirer lui. Il lui faudrait tirer tout cela au clair mais plus tard. Pour l’instant, il avait beaucoup plus urgent à faire.

Terind se trouvait à quelques heures en poursuivant à cette allure, ce qui était tout bonnement impossible. Le temps qu’il perdait ne faisait que le rendre plus exécrable encore. Elle était si proche… Et si elle quittait le village avant qu’il n’arrive ? Et si ses agresseurs ne le visaient pas que lui ?

Serrant les dents, l’assassin talonna sa monture, la forçant encore à accélérer. Il lui faudrait faire une pause au relai le plus proche s’il voulait poursuivre à la même allure et Terind ne serait en vue que dans la soirée.


***

La bête épuisée déboula d'un tournant et du piler des quatre fers lorsque l’homme tira les rênes de toutes ses forces, freinant de justesse à l’entrée de l’auberge sous le regard interrogatif de deux hommes d’armes amorphes. La sueur de la monture s’évaporait en une vapeur légère et celle-ci se laissa tomber sur le flanc dès que son cavalier l’eut quittée. Le garçon d’écurie se précipita aussitôt juste avant que Jaffar ne lui jette une bourse de piécette remplie :
- Occupe-t-en bien. Elle a accomplie son travail.

L’assassin se dirigea d’un pas nerveux vers l’établissement. Il lui fallait réfréner son ardeur. Fouiller toute la ville alors que le soir tombait n’était pas une idée brillante. Il lui fallait chercher des indices, des alliés, des gens qui auraient pu l’apercevoir. Deux des hommes qu’il avait engagés avaient finis par la repérer et il ne doutait pas de réussir à en faire de même. Prenant une inspiration, l’assassin se prépara à une nuit blanche et poussa la porte du bâtiment.
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Nino
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Mar 15 Fév - 15:35

Je comptais bien passer quelques jours dans ce village, histoire de me reposer après un long voyage. Les villages étapes ne sont pas ce qui manquent! Mais avec ce qui est entrain de se passer je me demandes si je me dois de rester ici ? Mais je suis trop fatiguée pour faire autrement, et surtout une fois que j'en aurais terminé avec ce détail ! Ces poursuivants n'auraient aucun intérêt à revenir ici dans le cas où leurs envoyés ne reviendraient pas puisqu'ils considèreront que je suis déjà partie !
En tout cas, ces trois hommes étaient arrivé ici avec des informations non complètes, ils ne devaient pas me chercher moi en priorité:


"Aller jeune fille, viens avec nous, on ne te feras pas de mal !
-Et si je refuses ? J'ai beaucoup de choses à faire vous savez !
-C'est pas vraiment un choix qu'on te laisse."

Je me demande pourquoi ils sont là, ils avaient l'air assez ébahis de me croiser sur cette route. Ils venaient de Terind, et visiblement je ne suis qu'un bonus ! C'était en quelque sorte mon jour de chance !
Alors que je glissais ma main dans mon sac, posant mes doigts sur mon livre de feu, je les regardaient toujours en souriant. Je ne comprends pas pourquoi ils ne se doutent de rien, eux qui tirent leurs armes sans prétentions ! Ai-je l'air d'être si inoffensive que ça ? Il est vrai que je n'aime pas trop me battre mais je dois avouer que j'y ai un certain talent !
Levant la main gauche en l'air, je récitais l'incantation alors que le vent soulevait un peu mes vêtements. Ce qui pour effet de provoquer le début de la course chez mes opposants. Ils pensaient m'atteindre avant que le sort soit prêt. Il s'agit toujours d'une grossière erreur chez les gens qui ne connaissent pas les arcanes de la magie. Preuve en est qu'ils courent groupés vers moi.

A peine arrivés à mi-chemin, la boule de feu trônait au dessus de ma main tendu vers le ciel. Je n'aime pas spécifiquement lancer des sorts, parce que le vent qu'alimente l'énergie magique montre mes sous-vêtements ! De toutes façons, ils étaient bien plus concentré sur ma main se rabaissant en leur direction et l'amas de chaleur qui fondait sur eux.

Ils se jetèrent tous, chacun d'un côté tentant d'esquiver la prouesse pyrotechnique, mais aucun ne fut épargné durant l'explosion. Celui du milieu l'avait prit en plein torse, lui retirant directement la vie en synchronisation avec la moitié de son torse alors que les deux autres étant respectivement partis sur la droite et la gauche n'y avaient laissés que leurs jambes. Ces deux là râlaient de douleur, se tortillant au sol de leurs membres encore valide.

Il m'est toujours étrange de regarder la mort en face, c'est une sensation bizarre que de la donner. C'est un frisson désagréable, qui se prolonge quand le travail est mal effectué et qu'il y a des rescapés. Mais je ne veux pas achever des gens qui peuvent s'en sortir, mais je n'aiderais pas non plus des gens qui veulent attenter à la vie de quelqu'un que je connais en m'utilisant ! Ils n'auront qu'à ramper ! Je trouves cela très cruel, et j'aurais beaucoup de mal à ne pas y penser. Mais c'est ce que le Black Fang m'a appris, et je me dois de respecter mon enseignement. Ce monde est brutal, et moi qui vie dedans ne peut avoir que des principes qui me feront souffrir.

________________

Cela fait maintenant deux jour que j'ai enjambé ce corps calciné et que je me repose dans l'auberge, apparemment les villageois ont trouvés les corps. Les deux autres ne s'en sont pas sortis, c'est dommage pour eux. J'attends tout de même ici au cas où d'autres viendrais, je suis bien mieux protégée au milieu des citoyens !

Il devait être midi quand j'arrêtais enfin d'étudié et que je descendais manger un morceau, m'installant à une table toute seule. Tout était calme, et j'allais pouvoir profiter d'un repas au milieu du brouhaha local ! Ah, la vie peu être si gracieuse parfois !
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Jaffar
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Sam 19 Mar - 22:12

La porte s’ouvrit sous la poussée brutale de l’assassin. Oubliant toute prudence, le tueur balaya rapidement l’espace d’un regard fiévreux. Il y avait du monde... Le Croc Pourpre ne savait s’il devait s’en réjouir ou non. Plus de monde signifiait plus d’informateurs potentiels mais également plus de témoignages erronés. Il n’avait pas la patience ni le temps d’accomplir un repérage patient des lieux. Un besoin impérieux de la revoir le tenaillait et le poussait à agir rapidement et sans réfléchir alors que, plus que jamais, la situation exigeait de lui qu’il conserve son sang froid.

Le contact de la porte percutant l’une de ses omoplates sous la poussée d’un nouveau venu le ramena à la réalité. Se fondre dans la foule, écouter sans en avoir l’air, faire quelque chose mais ne pas rester bêtement planté là, voila ce qu’il devait faire. Traversant la salle, il trouva finalement une place au comptoir ou il commanda rapidement la première boisson que son regard accrocha. Dos à la salle, une bière de piètre qualité à la main, le voleur vouta le dos et baissa la tête. Son regard s’éteignit tandis qu’il disparaissait aux yeux du monde. D’une main, il reserra les pans de sa longue cape noire sur ses épaules.

L’homme qui se tenait avachi là n’avait plus rien de la vivacité du Croc Pourpre, il ne s’agissait plus que d’un client comme un autre, probablement légèrement hébété par l’alcool dans lequel il évacuait la tension de son quotidien. Il ne ressemblait en rien à ces piliers de bar dont l’odeur et le langage faisaient bien souvent fuir l’honnête homme venu passer un bon moment pour achever sa journée en douceur. Rien non plus de l’homme qui, harcelé par ses soucis, pourchassé par les créanciers et vaincu par la dureté de la vie, vient noyer le tout dans les derniers restes de sa maigre monnaie. Cet homme n’était qu’une ombre parmi tant d’autres, l’homme que l’on voit sans réellement l’apercevoir et même le flamboyant de sa chevelure pouvait sembler un détail anodin tant son attitude, sa posture, chacun de ses mouvements respiraient la banalité.

Levant le verre qu’il venait de remplir, l’assassin trempa délicatement ses lèvres dans le liquide étonnamment proche du jaune pisse. La mousse était fade, le goût amer sans aucune nuance fruitée et le breuvage laissait dans la bouche un mélange de saveurs indescriptible à mi-chemin entre le vomitif et l’ignoble... Une bonne vieille piquette du coin. Fixant le mur derrière le bar, l’assassin se concentra un peu plus sur le brouhaha environnant. Jusqu’ici, aucune information n’avait réellement filtrée... Après tout à quoi s’attendait-il ? Terind était loin de pouvoir être qualifié ne serait-ce que de village. La planque idéale, Jaffar n’était même pas sur que le Black Fang y possède des hommes alors que pouvait-il espérer de l’auberge du coin mis à part des ragots sur le dernier concours de la plus grosse vache de la région ?

Sirotant sa boisson, l’assassin réfléchit rapidement à ce qu’il devait faire. S’il n’apprenait rien d’ici une petite heure, mieux vaudrait commencer à fureter de son côté. Il serait peut-être bon de jeter un coup d’œil au village et à ses alentours. Avec un peu de chance peut-être parviendrait-il à repérer quelque chose de suspect... Dans le cas contraire... L’hypothèse de la fausse piste n’en deviendrait que plus crédible. Une de plus.

- S’tait vraiment horrib’...
- A s’point là ?
- Pisque j’te l’dis... J’y ai moi-même aidé à j’ter les corps de ces pov’ p’tiots !

En apparence, l’homme reposa un peu brutalement son verre désormais vide. En réalité, le mince sourire qui étirait le bas de son visage n’était en aucun cas du à l’euphorie naissante de l’alcool. D’un geste, l’homme recommanda un verre au patron tandis que la conversation se poursuivait un peu plus loin. On avait retrouvé des corps mutilés par les flammes, l’œuvre de la magie sans aucun doute. Aucun n’était, semblait-il, originaire du village et rien ne laissait penser qu’ils aient réellement été victimes d’une embuscade : leurs armes étaient tirées comme s’ils s’étaient préparés au combat... Alors... Victimes ou agresseurs ?

Les phalanges du Croc Pourpre étaient blanches de rage . Crispée sur le verre, sa main tremblait légèrement sous le poids de sa fureur naissante. Ainsi il avait raison... Quelque chose se tramait peut-être au sein même du Fang... Et ce quelque chose l’avait pris pour cible lui, ainsi que celle qu’il cherchait à protéger à tout prix. Les corps avaient été rapidement enterrés il n’avait aucune chance de récupérer des indices sur ceux-ci... Et même s’il le pouvait, ce n’était pas ce qu’il était venu chercher. Son verre se vida d’un trait alors qu’il repoussait son siège, s’apprêtant à sortir. Il avait perdu assez de temps ici.
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Ven 29 Avr - 23:33

Personne ne savait que c'était elle. Pourtant elle faisait tâche au milieu de tout ces gens. Elle était la seule à avoir les cheveux vert clair et à avoir l'air heureuse dans ce taudis à alcooliques dépressifs. Un poireau au milieu d'un champ de tomate. Voilà l'expression adéquate. Mais elle n'était pas suspectée. Elle avait l'air trop jeune et trop joviale pour être une meurtrière. Étrangement, le fait d'avoir tué ne la dérangeait pas. Une histoire d'éducation.
Mais qui étaient ces gens et pourquoi s'attaquer à elle ainsi? Le Black Fang était une organisation discrète et elle n'effectuait pas de mission. Quasiment aucune chance qu'on la connaisse. Et encore moins qu'on vienne la chercher à Terind!
Le pourquoi du comment était une question qui tournait dans sa tête depuis deux jours, et ça l'ennuyait vraiment. Elle voulait retrouver Jaffar, tout simplement. Le reste n'avait pas d'importance.

Elle sortit du lit. Elle y était resté trop longtemps ce matin, mais elle n'avait rien d'autre à faire. Ce soir elle partait. Elle prit son temps pour s'habiller et se pomponner correctement dans la salle de bain individuelle de sa chambre telle une grande fille qu'elle était presque. Elle aimait bien se faire toute belle, même si ici c'était inutile. Mais elle pourrait croiser son assassin, oui, celui qui pouvait lui déchirer le cœur sans qu'elle crie pour sa vie.

A cette pensée niaise et stupide, son cœur s'emballa. Un peu trop vite pour une jeune fille, elle se calma en terminant son bain plus tôt que prévu. Tant pis si elle n'était pas délassée entièrement, cette histoire de brigand venus la capturer la travaillait un peu trop. Il était temps d'aller prendre un petit déjeuner. Oui, oui, à midi. L'heure du petit déjeuner c'est quand on se lève!

Elle se munit donc de son plus beau sourire, et descendit les escaliers en gambadant de l'air le plus joviale possible. Son air naturel enfaite... Flippant hein?

Dévalant les escalier quatre à quatre, elle attira l'attention de tous les clients avec son arrivée théâtrale et non souhaitée. Pour un membre de l'organisation d'assassin la plus puissante du continent, elle n'était vraiment pas discrète. Aussi subtile que l'inventivité humoristique d'une publicité MMA:


"Patrooon! Un repas s'il-vous-plaît! Et un bon!
-Tou'd'suite m'amzelle."

Le patron était habitué. Elle avait manquée de lui cramer sa baraque à fritte si le prochain repas n'était pas convenable... Et pour le même prix. En même temps, cette gentille petite fille attirait les clients par le simple fait qu'elle faisait une sorte de spectacle à chaque fois qu'elle était là. C'était une fille de la ville, toujours heureuse et qui avait de vrai manières élégantes qu'ils ne connaissait pas. Bref, un vrai show pour les campagnards.

Elle ne calcula absolument pas Jaffar dans sa routine "matinale", et trottina jusqu'à la fenêtre, parlant toute seule sans faire attention au fait qu'elle avait justement toute l'attention en question. Peut-être était-ce par habitude d'être regardée par tout ces gens qu'elle ne remarqua pas l'assassin. Ou justement parce qu'un assassin, bah c'est discret:


"Il fait très beau aujourd'hui, ça va donc être une bonne journée!"

Elle le pensait vraiment, hein. Et elle en avait besoin, de n'importe quoi pour se mettre du baume au cœur. Elle lorgna par la fenêtre dix bonnes secondes avant de se retourner pour trouver une table de libre.

Et là, ce fut le drame.

L'effusion de petites fleures dans un aquarium à bonheur gigantesque. L'effusion rose de praliné mielleux. L'éruption volcanique de l'amour rasant le village de la vertu. La levé du rideau de l'attente sur la scène la passion. Le naufrage impétueux du navire du désir. L'avalanche d'émotion multicolore. Le délice de l'arrivée du colis de l'envie tant attendu!

Elle avait tourné ses yeux vers la salle, et quand ses deux prunelles se posèrent sur Jaffar elles s'agrandirent naturellement. Comme ses yeux enfaites. Puis elle devint pâle. Et pour finir, elle s'évanouit. Bein oui, c'est stupide. Mais j'y peux rien moi, j'suis que le narrateur. Elle tomba donc lentement en arrière, la main sur le front après avoir titubé quelques secondes. S'écroulant lentement comme un sac à patate. Mais attention, un sac à patate de luxe contenant des patates de qualités supérieur. Le tout sous le regard amusé et intrigué à la fois de tous les paysans locaux, qui cherchèrent du regard la cause de ce soudain changement d'attitude. Et personne ne bougea ses fesses pour voir si elle allait bien. Ça faisait partit du spectacle, non?


-Nino'o'Vision: deux secondes avant évanouissement- a écrit:

Oh mon dieu! Oh mon dieu! OH MON DIEEEEEEEEEEEEEEEU! Il est là après autant de temps! AAAAAAAAAAH! Je ne suis même pas bien habillée! Est-ce qu'il ma vue? Aaaah mais je suis moche! En plus j'ai eu l'air bête en arrivant! Nooooon! *out*
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Jeu 26 Mai - 22:13

Le bruit des conversations et des rires s'amplifia légèrement face à la chute imprévue de la jeune magicienne, un superbe spectacle pour la bande d'attardés qui s'esclaffait sous le regard imperturbable du tueur. Enfin... Imperturbable en apparence... Vous avez déjà vu un assassin perdre son déguisement ? Se retrouver visible d'un seul coup en plein milieu du camp ennemi sans pouvoir l'en empêcher... Car c'est ce qui arrivait actuellement au Croc Pourpre, emporté par une vague de sentiment de la plus pure couleur rose fuchsia qui puisse exister alors que son cerveau grillait lamentablement dans une odeur de guimauve et de marshmallow trop cuits.

Imaginez la transformation subite d'un simple poivrot en un jeune homme plein de vigueur, à la chevelure flamboyante et à la tenue tellement atypique qu'il ne lui était nul besoin de se promener avec une pancarte « Bonjour je suis un étranger ! » pour être grillé à des kilomètres à la ronde. Ajoutez-y une touche de regard agrandi par la stupeur, une bouche entrouverte par l'émotion et un tremblement involontaire du poing désormais crispé et vous découvrirez la position de l'assassin amoureux.

Perdu dans ses pensées, Jaffar ne remarqua même pas qu'il venait de se stopper net pour se retourner brutalement vers le lieu où il avait perçue cette voix. Ce son cristallin si longtemps espéré et désormais si proche. Maîtrisant comme il pouvait ses tremblements, le féroce Croc Pourpre sentit le feu de la passion lui ronger les joues alors que sa bien-aimée venait de lamentablement se vautrer au sol dans une chute digne des plus grandes actrices d'opéra du moment. Une gaffe qui rappela instantanément nombres de souvenirs précieux au tueur et pourtant profondément enfouis dans sa mémoire. Que devait-il faire ? Il n'avait jamais pris le temps d'imaginer ses retrouvailles avec elle, n'ayant jamais réellement eu le temps ou même l'imagination nécessaire pour y penser. Aucune scène de joie ou de retrouvailles larmoyantes ne lui avait effleuré l'esprit et il ne s'était jamais imaginé comme l'ange du salut descendu du ciel pour protéger sa bien-aimée aux prises avec un quelconque bandit... Ce qu'aurait logiquement du faire tout mâle plus ou moins en état de se la péter de cette façon...

Et après tout pourquoi penser à l'amour ? Il tuait sur ordre du Black Fang. Des pensées aussi simples et innocentes lui étaient interdites et l'idée même de pouvoir espérer vivre en temps que simple homme aux côtés de celle qu'il aimait n'aurait jamais du lui effleurer l'esprit. Mais, maintenant qu'il se retrouvait devant celle qu'il avait passé si longtemps à chercher, malgré son état de machine à tuer, malgré sa capacité à blesser ceux qui l'approchaient de trop près, le flot d'émotions si longtemps refoulé s'emparait désormais de tout son être et le clouait tout simplement sur place. Qui aurait cru qu'il était timide à ce point, que l'amour l'effrayait comme en cet instant... Bon peut-être la population complète de Tellius excepté lui certes mais tout de même... Comment un homme aussi fort, aussi redoutable et craint que lui pouvait se trouver immobilisé de la sorte face à une gamine... Qui n'avait même plus conscience qu'il était présent dans la pièce!

- Eh Bob tu crois qu'elle fait toujours semblant?
- J'en sais rien faudrait p'têtre allé vérifier...

Revenant de sa tétanie émotionnelle, l'assassin redressa la tête vers le lieu où gisait toujours la jeune magicienne avant de s'avancer vers elle. Qu'allait-il faire ? Que devait-il dire ? On ne l'avait jamais entraîné à ce genre de chose et pourtant, le rouquin dépassa le groupe de curieux, ignorant les interrogations à son encontre avant de s'agenouiller près d'elle. Ses lèvres fines étaient entrouvertes, laissant passer le fin filet d'air qui gonflait sa poitrine par intermittence régulière. Ses paupières étaient toujours closes et son visage détendu n'exprimait que de la sérénité. Et dès l'instant où son regard accrocha ce visage si angélique, dès qu'il fut assez près pour entendre le son paisible de sa respiration, le feu de ses joues s'estompa. Il savait ce qu'il avait à faire

Un silence presque religieux s'installa tandis que d'une main, il redressait légèrement le visage de la jeune femme. Ses doigts soutenant la chevelure verte, il dégagea le front juvénile des quelques mèches qui l'encombrait. Jaffar se pencha un peu plus en avant, il n'y avait qu'un moyen de réveiller rapidement la jeune femme. Une quiétude attendrie avait gagné tous les spectateurs tandis que sa main se levait lentement... Et s'abattait en une claque retentissante sur la peau douce de la jeune magicienne sous le regard confiant de l'assassin. Il avait du frapper assez fort, elle allait rapidement revenir à elle.
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Sam 28 Mai - 2:03

Le vent trancha tel le glas. Froid, silencieux, précis et douloureux. C'était son meurtrier à elle, celui qui avait assassiné son cœur à multiples reprises. Elle ouvrit les yeux d'un coup, et dans un bond rayonnant de bonheur elle sauta littéralement au cou de Jaffar. Croisant ses bras avec puissance derrière sa nuque et collant sa joue contre la sienne dans un sourire de pur bonheur enfantin. Peut-être qu'elle l'étouffait un peu.

Mais un contact chaleureux avec un homme si froid faisait palpiter son cœur d'une légère brise enflammée.

Le charme se rompant légèrement à cause des regards amusés du publique, elle appliqua ses paupières demi sur ses yeux. Sa paume se tourna vers le haut et une flamme apparut dedans. Une menace vacillante, accompagné de ses yeux balayant la salle d'un regard signifiant "Le premier qui moufte finie en barbecue". Chacun reprit instantanément ses activités précédentes et les deux jeunes gens étaient devenus des fantômes dans une foule. C'était ce qu'elle voulait, être seule au monde avec son démon. Torture moi si tu le veux, je suis à toi.

Relâchant sa prise sur lui, elle se releva. Attrapant sa main au passage, elle entreprit de gambader en le tirant avec elle à travers les rayons d’ivrognes jusqu'à la sortie. Le soleil éclatait déjà à sa suite, alors autant profiter d'un deuxième astre bien moins lumineux. Elle le traina dans la rue, sans rien dire, un sourire béat aux lèvres ainsi qu'une aura de joie englobant tout le village.

Sans rien dire, elle avançait jusqu'en dehors de ce lieu trop fréquenté. Elle eu l'idée de courir avec lui dans les champs, main dans la main, mais se ravisa bien vite. S'assoir à l'ombre d'un arbre pour discuter serait tout d'abord amplement suffisant. Elle avait tellement de choses à lui dire qu'elle ne savait pas par où commencer.

Alors qu'ils étaient en dehors du village maintenant, dans la cambrousse un peu éloignée du chemin. On pouvait dénoter que seul le léger vent faisait signe de vie en ce lieu, elle lui adressa ses premières paroles depuis des lustres:


"Je suis tellement heureuse de te revoir! Je pensais que tu ne viendrais jamais si tu retrouvais Yue!"

Le ton était joviale, emprunt d'amour et de petites fleurs tourbillonnante dans le souffle de ses mots. Elle le tirait toujours avec entrain, totalement ravie! Arrivée à destination, elle le tira violemment vers l'avent pour le forcer à s'assoir dos à un gros chêne feuillu avant de se laisser tomber à genoux à un centimètre de lui.
Elle le contemplait de ses grand yeux verts, elle n'avait jamais eu l'occasion d'être aussi loin de la civilisation avec lui. Tout son corps tremblait aux rythmes des palpitations de son petit cœur tout mou. Souriante, elle passa une main dans les cheveux roux, avec délicatesse et volupté. Un contact physique tant attendu:


"Merci d'être venu..."

Elle plaça son visage tout prêt du siens, leurs lèvres pourraient presque se frôler si l'un où l'autre bougeait. Ses mots avaient retentis dans son esprit avec une telle force qu'une larme de bonheur se formait au creux de son œil.
Sa main descendit le long du visage de Jaffar dans une caresse, avant qu'elle ne laisse tomber son bras ballotant.

Elle ne savait pas, elle ne savait rien. Elle qui avait toujours les mots et la réflexion, elle était démunie. Alors, tout simplement, elle se laissa tomber sur lui, nichant sa tête au creux de son torse et ses bras le long de son buste entre son corps et le siens. Qu'il l'aime ou non, peu importe. Elle voulait juste être prêt de lui. Il pouvait la jeter si il le voulait; cette simple seconde lui suffirait amplement. Elle se sentait en vie, comme jamais. C'était bien mieux que ce qu'elle avait toujours imaginé.

Nino avait conscience qu'il repartirait bien vite, sa cape noir disparaîssant à l'horizon. Elle ne le retiendrait pas. Elle ne le retenait jamais. Depuis la dernière fois, elle avait tout simplement prit un peu plus conscience de ses sentiments pour lui. Elle était grande désormais. Mais par pitié, prend moi dans tes bras et dit moi que tout cela n'est pas vain.
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Jaffar
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Jeu 9 Juin - 2:03

Un morceau de paradis dans ce monde insensible. Un rayon de soleil au cœur des ténèbres. Un sourire au cœur de la tourmente. C'était ainsi qu'il avait toujours perçu la petite magicienne. Nino... Sa Nino. La petite fille au doux sourire avait grandie et mûrie, elle s'était épanouie au même titre que lui-même s'était un peu plus enfoncé dans ces ténèbres qui constituaient son monde. Un monde qui ne saurait se passer plus longtemps de cette présence réconfortante, de cette chaleur qu'elle lui apportait, de ces précieux instants dont il avait tant besoin.

Elle n'avait pas attendue de reprendre complètement ses esprits pour lui sauter au cou, l'enserrant dans une étreinte pleine d'affection, prenant son cœur de glace au dépourvu dans un déluge d'affection chaleureuse. Incapable d'une telle démonstration dans l'instant, l'assassin se laissa simplement aller à cette prise, savourant le contact retrouvé ainsi que ce parfum si bien connu de ses sens. Les retrouvailles cessèrent lorsqu'une intense chaleur se déclara au creux de la paume de la jeune femme, offrant une voie de sortie rapide et praticable que le tueur emprunta sans même laisser le temps à la jeune femme de l'entraîner derrière elle. C'était confirmé, le Croc Pourpre n'aimait pas a foule, surtout lorsque cette dernière devenait témoin de sa propre vie privée.

Un soleil aussi radieux que le sourire de la magicienne les accueillit mais le tueur n'en avait cure. Son regard accrochait désormais la chevelure verte de la jeune magicienne comme s'il craignait de la perdre à nouveau. Le simple fait de la retrouver, de la tenir un instant serrée contre lui dans cette auberge miteuse lui avait rappelé combien la séparation avait été cruelle. Plus jamais... Plus jamais une si longue attente.

Elle le traînait après elle dans ce village qu'elle semblait connaître comme sa poche, sa petite main fine et élégante de magicienne frôlant sa paume calleuse d'épéiste. Une minuscule colombe qu'il n'osait trop serrer de peur de l'écraser. La délicatesse, tout un monde qu'il avait toujours ignoré et dont il s'était majoritairement tenu à l'écart... Même avec Yue.

- Je suis tellement heureuse de te revoir! Je pensais que tu ne viendrais jamais si tu retrouvais Yue!

Attends... Ce nom n'était pas censé se retrouver à cet endroit précis, à cet instant précis ! Comment avait-elle pu l'apprendre ? Les informations sur sa jeune amie avait-elles déjà filtrées au sein du Fang ? Pire encore, un signal d'alarme lui étant complètement inconnu venait de s'allumer dans son esprit... Quelque chose qui lui soufflait de ne point s'étendre sur le sujet en présence de la petite magicienne... Un peu comme une sorte d'instinct de survie... Et c'est donc tout naturellement qu'au lieu de simplement répondre quelque chose de gentil à celle qu'il aimait, le Croc Pourpre tint sa langue avant de se laisser entraîner plus avant à la sortie du village... Un peu comme une grosse loque en fait !

Son périple s'acheva contre un tronc d'arbre où elle avait décidée de les mener. Assis là, le dos calé contre l'écorce moussue, le tueur contemplait ce petit bout de femme qui venait de s'agenouiller devant lui, le contemplant de ses grands yeux pleins de jovialité et de gaieté. Penchée ainsi vers lui, son regard d'aigle pouvait percevoir chaque petit détail de sa peau pourtant parfaite à son regard. Lentement, elle passa les doigts dans sa tignasse rousse.

- Merci d'être venu.

Et ce fut l'électrochoc. Le court-circuit auquel le cerveau ne survit qu'en se rattachant à une seule et unique idée. Oublié tout le reste, oublié Yue, le Black Fang et son Maître. Son serment à la Dame Noire ? Vaporisé. Ne restait que cet instant pour lequel il avait vécu toutes ces dernières années. Le sentiment si pur et parfait qu'il tenait là, juste devant lui, sa seule et unique raison de vivre pour le restant de ses jours. En cet instant, il aurait détruit l'organisation de ses mains afin de pouvoir étirer le temps, rallonger cette simple après-midi passée dans l'herbe, le dos contre un arbre et la femme de ses rêves à quelques centimètres de lui. L'électrochoc quitta sa chevelure pour se perdre le long de sa joue avant que la main ne retombe mollement et que sa propriétaire ne se blottisse lentement contre son torse.

Combien de temps avait-il attendu ces délicieux instants ? Cette atmosphère de calme et de sérénité uniquement perturbée par le bruit lointain de la vie quotidienne d'un petit village paumé ? Suffisamment comme ça ! Ses bras s'activèrent d'eux-même, enserrant sa protégée dans leur étreinte un peu rude et ordinairement si glaciale. Mais ce n'était pas la mort que le Croc Pourpre... Non, que Jaffar allait désormais délivrer. Ce n'était que l'expression de ses sentiments, dans un geste qui retranscrivait mieux ses pensées que des mots maladroits et dont il ne maîtrisait pas toute la subtilité.

Inclinant la tête, le Fang laissa son front reposer contre le crâne de la jeune femme, ses cheveux verdoyants chatouillant agréablement sa peau mâte. Son torse se gonfla lentement avant qu'il n'exhale un profond soupir de bien-être. Oui, pour la première fois depuis bien longtemps, Jaffar était bien et serein, bercé par l'amour et le calme. Sa main se déporta légèrement pour jouer avec les mèches de celle qui reposait dans ses bras.

- Je suis de retour.

Plus jamais une si longue attente.
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Sam 26 Nov - 23:17

"Je suis de retour."

Comme de simples mots peuvent tout pardonner. C'est comme si elle sentait qu'il lui manquait quelque chose, au fond d'elle. Une parcelle de temps, un univers stupide construit sur des mensonges.
Oh, comme il est facile de se leurrer. C'était bien vrai que durant cette longue attente elle l'avait autant détesté qu'aimé. Lui le tueur solitaire, toujours au quatre coins du monde... Imprévisible. Avait-il pensé à elle? Attendait-il ce moment? L'aimait-il? Lui manquait-elle?
Et surtout, se posait-il ce genre de question?

Bien sûr que non. C'est un espoir futile qui quand on est loin, procure autant de souffrance que de bien-être. Elle s'était torturé l'âme à vouloir savoir si ce jour arriverait, sans jamais ne concevoir une autre sortie à son labyrinthe. Avec cette peur. Cette inflexible peur de ne pas réussir à trouver d’échappatoire.
Et puis il y a les vagues pensés naïves, un éclair de bonheur déchirant le ciel de l'incertitude.

Est-ce de l'amour? Est-ce de la passion?
Ou n'est-ce que mensonge et imbécilité?

Tout ces sentiments sont si proches quand on est si loin. Et quand on ose trouver une réponse à ces questions, comment sait-on que l'on a raison? Et même si l'on a la foi, pourquoi continues t'ont de se déchirer? Pourquoi ne peut-ont pas avoir confiance en l'autre?

Parce qu'on le sait. Se torturer à ce point n'est que le résultat d'une imbécilité totale. D'une folie longuement aiguisée.
Mais n'est ce pas être fou que d'être amoureux? Cet état perpétuel de bonheur et de stupidité? En contradiction évidente avec ce mal fou qu'on à au gré de la paranoïa.

Paradoxe? Non, amour. Des sentiments ancrés si profond que personne ne pourrait tirer assez fort dessus pour les arracher. Et pourtant vivre avec la peur que quelqu'un y arrives.

Car ce n'est pas ne pas avoir confiance en l'autre. C'est ne pas avoir confiance en soit.

On s'en rien bien compte, qu'on est stupide. Que ces peurs n'existent pas; il n'y a même pas besoin de chercher loin. Mais on ne veut pas que cela arrives. Car dans le temps, on a su envisager tous les scénarios possible. Aujourd'hui on ne peut plus.

Ça doit s’appeler un "rêve". Oui, c'est cela. Les rêves impossibles sont les plus intéressants. Ainsi, en étant réellement amoureux, on brise les limites de l'"impossible". On fait partit de ces sujets du genre humain qui ont la chance de vivre autre chose, au dessus des autres. Être unique à travers l'autre. Et quand on réalise un rêve, alors un autre née. Encore plus improbable, plus fou.

Mais on est fou, à cœur vaillant, rien d'impossible!

Voilà, c'est ça le problème. On à le courage, la volonté d'entretenir ce nouveau rêve. Et c'est bien celui qui tient notre petit cœur entre ses griffes. Un seul pas de travers et astalavista, baby.
Mais on est jeune et on marche encore en titubant, on ne sait pas que ce pas est bien plus grand que ce que l'on pourrait imaginer.

Chaque jour ils grandissent, ces sentiments qui prennent le pas sur l'imagination. Demain devient envie, chaque nouveau soleil ne rayonne que la douce chaleur des réminiscences d'être dans ses bras.

De simples mots permettent de pardonner. Se pardonner à soit même d'avoir douté de son propre rêve.


Elle se laissa aller à en sourire comme jamais, bouillonnant d'une telle tonne de sentiments qu'elle fut obligée de les extérioriser comme une enfant. Des larmes, abondantes, qui l'empêchait de parler. Lui enserrant la gorge de bonheur, serrant ses entrailles et libérant son cœur de la poigne de l'attente.
Ah, elle ne put s'empêcher de fondre en larme dans ses bras, n'hésitant pas un seul instant pour l'enlacer de toutes ses forces.

Peu importe que son corps soit faible, elle ne cherchait pas à faire mal. Juste une étreinte qui disais "tu m'as manqués, imbécile". Sonnant comme un regret d'avoir manqué de ça pendant trop longtemps.
L'attente n'augmente pas le plaisir. C'est un délit de le penser, car se priver de drogue rend le corps incontrôlable. Quel chemin vicieux, car chaque dose lui fait en demander plus.

Alors autant tout prendre, et cueillir la fleur. Certes, elle mourra sans cette terre qui la protège. Mais elle restera toujours dans nos souvenir et notre cœur, séchant quelque part entre deux pages de la fin d'un chapitre d'une vie.

Nino serrait sa tête contre le torse de son assassin, sentant un cœur battre fort dans ce qui était pour tous une cavité vide et froide. Une réalité rien que pour elle.

Elle ne saurait pas quoi rajouter, ou quoi dire. A certains moment, l'âme doit parler pour nous. Ses yeux se levèrent vers ceux de Jaffar, toujours un peu embrouillés par quelques larmes et pourtant ne reflétant aucune tristesse. Juste de la clarté, transcendante réalité d'amour profond au fond de ses yeux. Cherchant dans l'âme de cet homme, si il existait cette étincelle. Cette flammèche entrain de se nourrir à chaque instant présent.

Elle n'avait plus peur de ne pas la trouver, parce que depuis le début, elle savait ce qu'elle verrait.
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Sam 7 Jan - 13:16

Le calme, les petits oiseaux qui chantent et le soleil qui poursuit sa lente course dans les cieux, ajoutant sa petite touche de romantisme à une scène que l'on aurait presque pu croire calculée. Mais qui s'en souciait désormais ? Certainement pas eux, certainement pas lui. Il n'y avait plus rien. Plus de son, plus de silence, plus de monde tout simplement.

Ou alors si, un monde uniquement constitué d'elle. Comme c'était étrange... Lui qui avait été si longtemps habitué à faire attention à tout ce qui l'entourait, à noter le moindre petit détail... Cet homme là venait d'oblitérer la réalité pour ne conserver que ce qu'il désirait vraiment. Cet homme là venait tout simplement de s'en aller, ne laissant que Jaffar l'homme amoureux. C'en aurait presque pu être triste : le monde qu'il connaissait s'estompait pour ne laisser place qu'à une seule chose, une chose qu'il avait tant recherchée, qu'il avait tant espéré trouver. Et maintenant que c'était fait, voilà qu'il se trouvait désemparé, démuni face à quelque chose auquel il n'avait jamais pris le temps de réfléchir. Que faire ? Que dire ? Il était plus faible et fragile que ce qu'il aurait jamais pu penser en cet instant. C'était quelque chose de complètement nouveau et, il fallait bien l'avouer, un sentiment de crainte respectueuse se faisait jour dans l'esprit de l'amoureux roux.
Mais il était bien..

Aussi sûrement que cette situation le désemparait, il n'aurait pour rien au monde voulu que cette dernière cesse. Si ses sens avaient rejetés la réalité, ce n'était que pour mieux se focaliser sur la jeune femme au creux de ses bras. Le mouvement de ses cheveux sous la caresse du vent, le grain de beauté que laissait entrapercevoir sa nuque dénudée, ses grands yeux gris-bleus habituellement pétillants de joie et désormais... Embués de larmes ?!

Des larmes... Des larmes qui ruisselaient sur les joues de sa bien-aimée alors qu'elle ne se blottissait qu'un peu plus contre lui. Autant de petits poignards qui se fichaient profondément et violemment dans ce cœur de glace qu'un seul regard de la petite magicienne faisait fondre. La crainte précédemment redoutée de l'assassin laissait maintenant place à un déluge d'émotions.

Haine et colère.
Qui ! Qui avait osé la blesser ainsi!
C'est toi imbécile ! Qui d'autre?
Culpabilité et remord.
Pourquoi?
Il n'y a pas de réponses que tu puisses trouver.

Immobile, l'assassin contemplait ce doux visage dont l'expression de joie contrastait trop fortement avec les larmes pour qu'il puisse décider que faire. Agir rapidement et efficacement avait toujours été son mot d'ordre mais il était difficile d'envisager l'une de ses habituelles solutions en telle situation. Accepter l'étreinte sans même songer à se déplacer, voilà ce qu'il pouvait faire.

Et puis elle releva la tête, le regardant de ses prunelles encore larmoyantes, ses iris miroitants dans lesquels il se perdait sans aucun espoir de sortie, ses grands yeux qu'il avait aimé, qu'il aimait encore, et qu'il aimerait toujours. Un regard qui lui dictait sa conduite, qui brisait ses barrières et qui devenait sa seule et unique devise.

Un regard qu'il refusait de voir brouillé par les larmes.

C'était un acte stupide, irréfléchi, non calculé. Une erreur comme aurait pu le qualifier n'importe lequel de ses confrères. Ce qui n'a pas soigneusement été préparé n'est jamais une bonne idée. Et pourtant... Pourtant il ne put s'en empêcher, il savait que c'était maintenant ou jamais. Sa main s'empara délicatement du menton, deux doigts déposant une caresse fine sur la peau blanche. Jaffar se redressa, penchant légèrement son buste vers l'avant.

Et doucement, tendrement, loin, si loin de ce monde de haine et de ténèbres...

Il l'embrassa.
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Mar 22 Mai - 18:45

Les mots.
Les mots ont un terrible pouvoir. Parfois aussi froid et dur que l’acier. Parfois aussi tranchant qu'une épée.
Et des fois seulement, aussi doux qu'une caresse sur la joue.
Les mots sont plus puissants que tout, et transcrivent tout ce qui est. Qu'ils soient énoncés où griffonnés sur un morceau de papier à la découverte des âges.
Ils signifient.
Comme ces mots qui sont dits et importe l'idée qu'une personne dont on connait les antécédents pour les avoirs vécus ne comprennent pas comment il en est ainsi de son comportement maintenant.
Mais qu'est ce que leur mots savent de ce qu'elle a vécu? Dans son esprit, dans son corps? Où tout simplement quant ils n'étaient pas là? Indomptables bêtes pestiférés que sont les mots, il ne reste que le langage de ceux qui le prononce. Sous toutes ses formes, ceux qui osent parler de Nino comme une jeune fille simple et innocente ne sont que ceux qui ne comprennent pas qu'elle est amoureuse. Et qu'elle lit beaucoup trop de romans.

Il est intéressant d'observer qu'il existe un autre langage que la science expliquera très bien dans d’innombrables années, se contentant ainsi d'une explication hormonale sur la réaction que de pousser délicatement deux langues à rentrer en contact, cette fois sans mot, mais afin d'exprimer une discussion silencieuse. Audible en frissons, en description fautive de ce qui précède le pêcher immortel. Pourtant n'étant qu'un simple baiser de passion, mêlant l'envie et le désir à une simple expression de ce qu'est le plus simple et complexe des sentiments.

L'homme dont elle avait forcé les lèvres a s'ouvrir n'était pas pour le faire enfin parler. Lui qui était si discret. Elle le gardait dans le silence, en son silence. Fermant les yeux, la tête un peu sur le côté afin de laisser libre cour à leurs lèvres de s'abandonner dans un contact inerte alors qu'elle (avec autant de professionnalisme que possible alors qu'il s'agissait de son galon d'essai) s'enivrait et s’imprégnait du liquide mousseux et naturel qu'elle échangeait avec son partenaire. Ce nom étant faible, car il désignait celui avec qui elle le voulait. Et uniquement celui là.

Il était difficile à sa pensée de se coordonner sur autre chose qu'une réaction scientifique à sa langue s'enroulant en douceur avec celle de son aimée.
Durant 0.00001 secondes.
Parce qu'elle s'était déjà oubliée dans les abysses.

Écoute bien ces mots, Jaffar. Car les prochains qui tu entendra raisonnerons dans ton cœur comme la cloche à laquelle personne n'a jamais osé frappé. Faire attendre une si jolie et innocente jeune fille pendant si longtemps alors que tout son être brûle avec bien plus de passion que ses flammes magiques peuvent consumer le monde t'exposer à des conséquences indéniables.

Elle bougea à peine ses bras collés sur la poitrine de son amant pour se défaire de sa longue cape, la laissant glisser le long de son dos alors qu'elle venait clairement se positionner à califourchon au dessus de lui. Elle ne relâchait pas son baiser pour qu'il n'ouvre pas les yeux, elle même gardant les siens fermés pour plus d'intimité. Où tout simplement qu'elle avait peur qu'elle comme lui se rétracte si il voyait ce qui allait se passer. Car elle voulait vraiment en profiter, au cas où ce serait le dernier moment.

Quoi qu'il en soit, Nino était une fille. Mais même munie de ses complexes personnels elle prit les mains de son aimé pour les apposer sur sa poitrine. D'une façon aussi direct que délicate, parce qu'elle ne savait pas comment faire autrement. Elle espérait que même si il ne glanait que des extrémités pointues par l'envie il comprendrait où ces mains avaient atterries car elle se savait en manque de chair à cet endroit. Pourtant, elle s’enivrait déjà de la chaleur de la chaleur de ses paumes.

Et ce qu'elle voulait, c'est qu'il la transmette à son corps. Tout entier.
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MessageSujet: Re: L'ange et le démon [PV : Nino]   Lun 28 Mai - 1:24

C'était doux, c'était tendre, c'était... Nouveau. Ces sensations qu'il ignorait, qu'il avait jusqu'alors à peine effleuré du bout des doigts, Jaffar y goûtait désormais pleinement. On a beau dire que les choses viennent naturellement, que l'amour ne se calcule pas ou ne se prévoit pas mais c'est faux entièrement faux. Jamais on aurait pu voir homme plus concentré, plus focalisé sur une seule et même action que celle d'embrasser la personne qu'il aimait. Et le soleil de cet après-midi était loin d'être la cause du feu qui lui rongeait les joues et embrasait lentement l'entièreté de son corps.

Il aurait voulu que le temps s'étire et s'allonge pour pouvoir partager ce moment à l'infini. Sentir ce poids contre son torse, sentir ce contact pour l'éternité et se perdre indéfiniment dans le plaisir d'un simple baiser partagé. Ce que Jaffar, pauvre enfant démuni de la moindre connaissance théorique sur le sujet, ignorait encore, c'est que ce genre de moment dure moins longtemps qu'on ne le pense, et qu'il ne s'agit en réalité que d'un prélude à ce que certains hommes d'églises amateurs de jeunes gens appellent pompeusement : le vice.

A peine sentit-il le frottement de la cape de la jeune mage que l'arrivée imprévue de ses mains sur les rondeurs de sa bien aimée déstabilisait ses pensées comme ses actes. Ses mains... Ses mains qui ne l'avaient jamais trahies, capables de se resserrer sur une gorge offerte comme de jongler avec les pires instruments de mort... Ses mains si agiles tremblaient comme celles d'un homme effrayé. Un soubresaut presque imperceptible les agitaient tandis que sa paume trouvait lentement la conformation apte à englober la petite totalité de ce présent que Nino lui faisait.

Son cerveau carburait dans le vide, à la recherche d'une solution quelconque à ce nouveau problème que lui imposait la vie. Il tâtonnait mais pas dans le vide, bien au contraire. Ses lèvres quittèrent brièvement celle de la jeune magicienne, s'éloignant de quelques millimètres à peine. Juste suffisamment pour respirer mais pas assez pour échapper au léger souffle chaud de sa partenaire ou même briser la bulle d'intimité que ce simple contact avait fait naître. A travers ses yeux mi-clos il percevait son visage... Et ce visage, tout comme ce corps qu'il sentait contre lui n'exprimait qu'une seule et unique chose en cet instant précis : une autorisation.

Les choses se font toujours plus naturellement la seconde fois et, lorsque l'assassin se redressa pour embrasser celle qu'il aimait à nouveau, son corps parvint à se mouvoir indépendamment de ses autres actions. Ses mains quittèrent lentement la poitrine ainsi offerte, et tant pis pour le spasme qui les agitait encore, pour descendre le long du ventre en une subtile caresse, l'une passant dans le dos de la magicienne afin de la resserrer un peu plus contre le corps de son amant ; l'autre, après avoir retiré le bandana ceignant le front du jeune homme, entreprenant plus simplement de découvrir petit à petit les formes et la chair de la magicienne. Et ce, avec une douceur que Jaffar ne se connaissait absolument pas. Ses mains à la paume calleuse glissèrent sur les jambes douces, remontant lentement le long des cuisses sans pourtant oser trop en demander, trop en rechercher.

Et pourtant il essayait, gentiment, tendrement, posant ses lèvres dans le cou de la magicienne, s'enivrant de l'odeur de son parfum et de son corps avant d'à nouveau rechercher les lèvres fines. Un déluge de sensations inconnues humidifiant l'atmosphère tandis que les peaux se couvraient lentement d'une fine pellicule de sueur. Les vêtements étaient trop lourds et encombrants et pourtant, tous deux hésitaient à ainsi se révéler. Après tout ils n'en étaient qu'à leur première fois.
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