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 La ville qui ne dors jamais

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❝ Invité ❞



MessageSujet: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:20

Un ciel bleu garni de quelques nuages cotonneux, des arbres dispersés sur une plaine verte d’herbe, tous étaient balancés au rythme d’un vent assez fort.
Sur une petite route de terre endommagée qui coupait ce beau paysage tranquille de Criméa,
Deux chevaux suivaient le chemin, tirant une charrette plutôt lourde. Celui qui tenait les rênes était un vieillard au visage crevassé qui préférait cacher les cheveux restant sous un chapeau de paille, mais il avait au moins la fierté de posséder une longue barbe blanche lui retombant jusqu’au ventre, habillé d’une veste verte, d’un pantalon large gris retombant sur ses sandales faite main, il était aussi affublé d’une cape marron à moitié déchirée. Ce vieillard était un marchant itinérant, allant de village en village pour proposer vente, troc, et achat, afin d’obtenir toujours plus de sous et de rareté à revendre, cependant, sous sa dure vie nomade, il n’hésitait pas, après de très bonnes affaires, à retourner voir sa famille, dans la grande ville portuaire de Ameru, dans le Nord-Est de Criméa.

Sur le chemin alors qu’il se trouvait encore dans Daien, le vieillard avait croisé la route d’un jeune soldat très mal en point, portant une armure de Begnion presque en miette, et ayant du mal à tenir sur ses jambes.
Conscient que celui-ci n’irait pas bien loin à pied, il accepta de le laisser monter pour l’amener jusqu'à la fameuse ville. Tout en lui permettant de traverser la célèbre frontière entre Daein et Criméa. LE fameux pont connu de tous, où s'est joué de nombreuses batailles militaires décisives dans des temps plus sombres...
Le voyage reprenait donc de plus belle, et le vieillard s’abandonna dans la parlotte. Racontant ses aventures dans tout Télius, au grand désarroi du blessé.


-…Et c’est donc ainsi que moi, Masno, le plus grand troqueur de tout les temps, j’ai pu avoir 20 armures de la garde de Daein pour le prix de 8 !
-Super…
-N’est ce pas ? Mais encore ce n’est pas le meilleur dans tout sa ! Car figure-toi qu’en plus des armures je possédais…


* Choix 1 : je l’attrape par sa veste, et je le balance par-dessus bord.
Choix 2 : je lui couds la bouche avec ses poils de barbe…
Choix 3 : je lui explique avec patience et diplomatie qu’un homme épuisé avec une jambe cramé, un bras en sang et sans doute des cotes cassées, n’en à strictement rien à carrer de ses aventures pour commerçant !*


-… mais je pense qu’au final, j’avais fait le bon choix, t’en dis quoi toi ?
-Euh…… oui… c’était le bon choix…
-Hohoho ! Tu me plais mon petit ! Mais au fait ! Je ne sais même pas comment tu t’appelle ?
-Talaos…Talaos Dayl…
-He bien mon cher Talaos, tu as eu de la chance que je passais par la à se moment ! hohoho !
-Une sacrée chance oui…
-Bah ! T’en fait pas ! La ou je t’amène ils vont te requinquer en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! J’en sais quelque chose, c’est ma petite-fille qui est responsable de l’église. Mais quand même, qui a bien pu te mettre dans un état pareil ?
-Un mage… un mage complètement fou…
-Ha ben sa, je l’ai toujours dit ! Ils sont tous dingues ces accros de magie ! Mais j’avoue que leurs fameux livres se vendent bien ! Même mieux que des armes !
-Possible…


*je crois qu’il faut vraiment que je trouve une aiguille à coudre !*

-En parlant d’arme, c’est une belle lance que tu as avec toi ! Je doute que sa soit une lance banal de garde !
-En effet…


A se moment, Talaos se remémora une tonne de vieux souvenir, à l’époque même ou il n’était qu’un simple soldat et qu’il regardait l’homme qui tenait Galradjha, avec plein d’admiration. Un homme qui s’appelait Regil, infiniment bon avec ses soldats, qui était le modèle de Talaos et qui l’est encore même maintenant, malgré le fait qu’il soit mort bien trop tôt.
Maintenant perdu dans ses pensées dans lesquelles, même la douleur ne le faisait plus réagir, il regardait sa lance avec une pointe de mélancolie. Le vieillard sentait qu’il avait touché un point sensible, et préféra se faire discret, jusqu’au moment ou il aperçu sa destination devant lui.


-Ha ! Nous y voila ! La grande Ameru !

Ameru, une ville ou une atmosphère apaisante semblait régner, à première vue les maisons était belle, la rue était propre, même les gens qui passait était chiquement vêtu.

-C’est la première face de la ville, mais faut pas s’y fier ! La ou il y a de la richesse, il y a aussi de la pauvreté.

En effet, cette ville était vraiment bouleversante. En quelques mètres, on pouvait basculer du quartier riche au restant de la ville, ou il avait déjà l’air de faire moins bon de vivre, non par pour autant que l’ambiance était mauvaise, au contraire, les gens discutait tout autant, la vie s’écoulait pareillement, seul le cadre changeait, signe d’un endroit bien plus pauvre.
Le port quand a lui, était sans doute l’endroit le plus actifs de la ville. Car bien que les pécheurs était nombreux, beaucoup de voyageur trainait sur les quais, en attente d’un départ en direction de Daien.

Après une bonne minute, Masno s’arrêta devant la dite église plutôt banal et aida Talaos à descendre pour rentrer ensuite dans le lieu sacré. Une fois à l’intérieur, une jeune sœur interrompit sa prière pour essayer de distinguer les arrivants. A la vue du grand-père, elle eu un grand sourire, mais lorsqu’elle vit que ce dernier transportait quelqu’un de salement amoché, son visage changea du tout au tout. Elle se précipita sur le blesser afin de soulager le fardeau du vieil homme et de transporter le lancier à une chambre, pour ensuite commencer à le soigner.

Talaos compris vite qu’il s’agissait de la petite fille de Masno. Il en rougissait de honte. En fait, ce n’était pas dans sa nature de se faire soigner par ces croyants, mais cette fois, il n’avait plus trop le choix, et préférait faire comme si il s’en moquait.
La fameuse prêtresse, aux cheveux courts noirs, au visage mature et agréable et à la tenue blanche traditionnelle, prit son baton de soin en main pour commencer son petit rituel de guérison, le tout dans un déluge d’effet bleuté et dans une sensation revigorante pour le vagabond.

Le temps passa, Talaos était enfin remit sur pied. Bien qu’affublé de bandage sur le bras et la jambe gauche, le torse n’avait pas de blessure importante, sans doute grâce à l’armure qui avait du absorbé la plupart des dégâts. Néanmoins, celle-ci était inutilisable maintenant et il allait devoir en retrouver une. En attendant, il se sentait aussi vulnérable qu’un citoyen de la ville, bien qu’armé.
Alors que le vieillard était rentré chez lui, dans une des maisons de la ville, la jeune prêtresse était retournée à ses prières. Le lancier profita du moment de calme pour sortir discrètement de l’église et faire un tour dans cette ville qui attisait de plus en plus sa curiosité.

*Pourvu que je trouve une forge dans cette ville…*

Apres un petit moment, Talaos se retrouva sur le port, lui qui cherchait le quartier des commerçants, voila que son sens de l’orientation commençait à lui jouer des tours. Cependant, quelques affiches accrocher sur le mur d’un des bâtiments du port attirèrent grandement l’attention du vagabond.



On recherche
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[size=11"La Flèche du Silence"

22000 écus pour sa capture/mort.


Sur l’autoportrait, la jeune femme semblait représenter une archère avec de "gros atouts", des courbes jolie, un visage fin et de majestueux cheveux descendant jusqu'à sa taille.
Au niveau de la description de ses actes, on pouvait voir qu’il s’agissait surtout d’assassina de personne riche avec un type de flèche vraiment particulier.


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« La Lame Fantôme du clair de lune »

35000 écus pour sa capture, 15000 écus pour sa mort.


Aucun autoportrait ne venait étoffer la description du recherché, ce qui étonna grandement Talaos.
Seule une longue description de l’arme employée pour les meurtres était visible, mais absolument rien sur le tueur.
L’arme était décrite comme étant un cimeterre plutôt long, avec un diamant serti à son pommeau et des inscriptions sur le début de la lame.
Au niveau des meurtres effectué, cette fois, aucune distinction n’était faite, mais tout était réalisé pendant la nuit.


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«Les Crocs Pourpres »

20000 écus pour la capture du chef de l’organisation
1800 écus seront aussi versés pour chaque sbire de ce groupe, mort ou vif.


On pouvait voir écrit que cette organisation sévissait dans le vol et le meurtre. A cause d’eux, les ruelles qui ne sont pas dans le champ de vision des gardes, ne sont pas sur. Tout le monde les suspectes d’avoir établie leur base quelques par dans la ville, mais le lieu reste un vrai mystère, car tout les voleurs capturé ou pourchassé arrivait à se suicider avant de passer aux aveux.
Les sbires étaient habillé comme de simple voleur, mais utilisant des dagues de couleurs pourpres.
Leur chef quand à lui, se nommait Barn Esam, aucune autre information sur lui. Juste que la garde le définit comme insaisissable.

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* Voila une ville intéressante, je ne vais pas m’ennuyer ! Une tueuse de riche, un groupe de bandit, et un assassin… je ne demandais pas mieux !*

Talaos ne pu s’empêcher de sourire à la vue de tant de primes, cela faisait une éternité qu’il n’avait pas fait se genre de chose, s’abandonnant dans des petit boulots pas net, et mal payé.

*c’est décidé, Je réouvre mon commerce de mercenaire !*



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Flashback : La première attaque de La Lame fantôme du clair de lune.
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La nuit avait recouvert entièrement la ville d’Ameru, et pourtant, certain lieu refusait l’obscurité. C’était le cas de pratiquement toute les tavernes, remplie d’ivrogne, de personne voulant oublier la fatigue du travail, ainsi que des personne peu recommandable, voir très louche. Tout ce petit monde s’amusait gaiement, buvait, criait de toute leur force, sans aucune raison, sans aucune crainte, c’est dans ses moment la, que tout le monde oubliait l’extérieur, avec ses nouvelles terrifiantes, cette femme qui sévissait depuis peu, tuant les nobles un par un, et cette organisation des crocs pourpres, autrefois maitrisé par les gardes, mais aujourd’hui, prenant une ampleur sans précédent.

Mais l’heure n’était plus vraiment à l’inquiétude, l’heure continuait d’avancer et les tavernes se vidaient au fur et à mesure. Laissant finalement le calme de la nuit redevenir roi.
La nuit était noire avec aucune lune dans le ciel. Deux ombres vagabondaient dans les rues de la ville avec l’impossibilité de dévisager les deux hommes, en train de rire à l’unisson de quelques une de leurs blagues alcoolisée,
Finalement, à un carrefour, ils décidèrent de faire une courte pause.


- Et demain, tu reprends ton boulot sur les docks toi ?
- Bien sur ! Pas de repos pour les braves !
- Pouah ! Raconte pas des conneries, moins tu travaille mieux tu te portes !
- Hehehe, on n’a pas la même philosophie, c’est tout.
- Quand même, tu ne crois pas que sa serai bien que tout te tombe a tes pieds ? Fortune ? Puissance ? Femme ?
- Tu rêves les yeux ouvert, ou alors c’est l’alcool qui t’a trop imbibé le cerveau
- Arrête de te moquer de moi !

Personne n’aurait pu voir quoi que ce soit de louche dans cette nuit pourtant tranquille.
Personne n’aurait pu voir quoi que ce soit de toute manière dans ces ombres interminable.
Pourtant tous deux l’on belle et bien vu, cette épée était en face d’eux, une épée dont le reflet blanc de la lame aurait fait penser à un clair de lune, une épée qui semblait lévité sur le sol.
Mais pourquoi ne voyait-il que l’épée ?
Ils n’eurent pas le temps de ce posé la question qu’elle fonça sur eux à une vitesse folle, la lame devant ne laissant entrevoir qu’une trainée blanche. L’un eu suffisamment le cerveau opérationnelle, pour s’écarter, l’autre, ce prit l’épée en pleine épaule droite, ce qui lui laissa échapper un hurlement de douleur.


-Gram ! Sa va vieux ?
- S…sa va aller, aide moi veux-tu ? Sa fait vachement mal cette merde !
- Att…attend ! C’est ptet pas une bonne idée ! On devrait…


L’homme blessé prit la poignée de la lame, et tira fortement dessus. Un second cri, encore plus fort que le premier, ce fit entendre.

- Bordel Gram c’est pas sérieux ! Sa va pisser le sang !
- …
- Attend bouge pas, je vais faire un bandage.


Pendant que l’homme déchirait un bout de ses vêtements, Gram, voyait sont camarade, effectuer sa petite méthode de premier soin, et sur le coup, sans comprendre pourquoi ni comment, il prit l’arme dans ses deux mains, et attaqua son collègue, lui tranchant le bras dans un bruit sec, qui laissa place à un troisième hurlement nocturne en l’espace d’une minute.
L’homme, maintenant au sol, en essayant de compresser la ou son bras avait été tranché, continuait à gémir de douleur, après avoir réussi a se calmé un peu, il dirigea son regard vers Gram.


-B…Gram !! Putain mais ques’tu fou !! T’es devenu malade !?

Ce dernier, avançait d’un pas lent vers sa cible, tenant toujours l’épée lumineuse dans ses mains.

-G…Gram ?

En se rapprochant toujours le reflet éclairait le corps du jeune Gram, qui ne semblait pour le coup, pas blessé plus que sa. En effet, même la blessure de l’épaule, la ou l’épée c’était planter, n’existait plus.

-Gram… c’est pas vrai…tu…c’est une sale blague ?

Le reste de la scène se déroula dans le noir le plus complet, plus un bruit, plus un signe. Beaucoup de monde avait été réveillé par les horribles cris, mais personne n’avais trouvé le courage de sortir de chez lui. Seul une troupe de garde de la ville, armée de courage, essayèrent de chercher la cause de tout ces troubles, ils furent retrouvés le lendemain, taillader, trancher, et découpé de toute par, ne laissant qu’un spectacle macabre de chair.
Un seul survécu à cette lourde nuit, un homme, qui avait été retrouvé évanoui, avec un bras tranché à coté de lui. Certain eurent du mal à croire qu’il pouvait être encore en vie quand on voyait ce qui restait des gardes. Mieux encore, bien que son bras ai été tranché, et que beaucoup de sang semblait en être sorti, personne ne pu comprendre comment son bras avait pu cicatriser tout seul, et si vite.
Ce ne fut qu’à son réveille, qu’il put expliquer aux gardes ce qui c’était passer ce soir la, et bien qu’il passa pour un malade, l’avis de recherche fut placarder rapidement dans toute la ville.


Dernière édition par Talaos le Lun 22 Nov - 1:41, édité 1 fois
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avatarQuintessence de l'Absurde


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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:25


Ameru la belle, ils étaient enfin arrivés. Après trois jours et deux nuits de cheval, la cité leur ouvrait ses portes. Kratos savait ou se diriger et retrouva son chemin sans aucuns problèmes. Il se dirigea sans problèmes à revers les rues de la ville qu’il connaissait par cœur. Toujours à cheval à travers les rues, ils arrivèrent au niveau d’une auberge assez bien tenue appelée « la fleur des mer » ; mettant pied à terre ils déposèrent les chevaux dans une écurie. Kratos frappa alors à une porte derrière l’auberge et un gamin d’environ six ans lui ouvrit, il ressemblait étrangement à Kratos, celui-ci sauta sur Kratos tandis que celui-ci le prenait dans ses bras.

« Kratos !
-Den ! Alors gamin ! Tu va bien ? Ta mère est là ?
-Elle vient de rentrer. Dis tu me raconteras des histoires ?
-Pas ce soir mais c’est promis, je dois parler à ta mère elle est là ?
-En cuisine !
-Merci, et promis demain t’aura une histoire »

Kratos le déposa au sol avec tendresse et se retourna ver Lain tandis que le petit garçon retournait à l’intérieur.

«Tu verras, les gens de cette auberge sont très agréable, la tenancière et une très bonne "amie" à moi »

Il entra dans l’auberge à la suite de Den, saluant au passage tous les employés qu’il connaissait déjà et se dirigea dans la salle principale au Flores était accoudée au comptoir. Il se mit à coté d’elle et entama la conversation.

« Alors ?
-J’ai tout… J’ai aussi des informations sur ceux qui s’en sont prix à toi.
-Ah ? C’est très gentil de ta part merci ; je te dois…
-Rien, je veux que tu me rendes un service.
-Et quel est-il ? »

Kratos sentait déjà l’entourloupe arriver

« Des personnes ont leur tète mis à pris, parmi celle-ci, certaines doivent être tuées d’urgence…
-Et que veux tu que cela que me fasse ? Je ne suis pas un ange gardien… Haha haha…
-Tu veux ton matériel et mes infos ? Tu sais que je suis la meilleure pour ça comme je sais que tu es un des meilleurs assassins. En plus tu as une coéquipière talentueuse non ?
-Bien je m’en occupe, ou les trouver ?
-Va au port des informations sur eux ont été communiquées, tu devrais pouvoir démarrer à partir de là bas… »

Kratos partit la mine renfrogné. Il récupéra Lain qui semblait déjà s’être mise à boire et sortit par la porte réservée à la clientèle. Décidemment, elle n’avait pas changée et ne semblait pas lui avoir pardonnée son mariage. Elle lui demandait une tache qu’il détestait ; tuer sans être payer et cela l’énervait particulièrement, il détestait faire ça. Mais il n’avait pas le choix et il savait que ce serait le seul moyen d’obtenir ce qu’il lui demandait. Se dirigeant donc ver le port d’un pas vif et énergique, Lain à sa suite il se demandait qui pouvait être les personnes qu’il devait tuer. Il devait donc aller voir au port et espérait que l’endroit ou les tètes mises à prix n’avait pas changé.

Arrivé à l’endroit il lâcha tout une série de jurons plus ou moins originaux à l’adresse des gardes, de ceux chargés de mettre les affiches, de ses « cible » et bien sur, de Flores. Décidemment, cela faisait à peine un an qu’il n’était pas venu à Ameru et son retour était déjà source d’ennuis. Vraiment, plus tôt il en aurait terminé avec cette dernière mission, plus tôt il aurait la paix. Il partit donc à la recherche de l’endroit ou les primes pouvaient êtres affichés.


« Décidemment, ce dernier boulot est plus emmerdant que tous les autre, des assassin qui attaquent, un petit dragons qui se fait la malle et on conclue sur une ancienne amante rancunière. Dès que c’est fini je deviens barde itinérant et je ne tue plus qu’en dernière nécessité. En attendant, mes dagues vont étinceler de rubis… »

L’envie de se livrer à un carnage se faisait de plus en plus pressente lorsqu’il tomba sur les affiche concernée. Un autre homme était là, observant lui aussi les primes. Décidemment, cela était rare en ce moment. Il regarda les cibles et leur description. Une tueuse à l’arc, un groupe de meurtriers et un type se battant au cimeterre. La description des « crocs pourpres » l’amusa, il avait bien envie de voir si lui pourrait tirer des informations aux sous-fifres. L’archère… Il pourrait toujours en faire son quatre heures. Le dernier… Lain allait lui être d’un grand secours. Il se tourna ver l’homme qui observait les affiches.

« Vous avez une idée de la méthode pour trouver ces personnes ? »

Lorsque l’homme se tourna vers lui, il faillit avoir un choque. Ses cheveux étaient quasiment identiques au sien et il retrouvait dans son visage des traits typiques de sa propre mère. C’était surement la fatigue mais quelque chose l’intriguait, quelque chose que sa mère lui avait dit avant de partir et dont il n’arrivait pas à se souvenir…

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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:31

Après de longues et interminables heures de chevauchée à vous en faire mal le derrière, ils arrivèrent enfin à destination. Les paysages familiers de Daien avaient laissé place à ceux de Criméa.
Kratos ne leur avait quasiment pas laissé la moindre pause, histoire de rattraper au plus vite les jours de retard sur Nils. Ils avaient tracé, l’assassin connaissant parfaitement les environs et la ville elle-même. Ils voyagèrent ainsi pendant trois jours et deux nuits. Et lorsqu’ils entrèrent enfin dans la citée, Lain ne cacha pas sa joie.
La bretteuse se sentait incroyablement fatiguée et ses blessures l’élançaient toujours. Elle n’avait pas eu un instant de répit depuis. Lorsqu’elle mit pied à terre, elle sentit ses genoux flageoler sous son poids et jura à cause des courbatures. Si elle n’était pas contrainte par ce foutu poison, cela ferait déjà longtemps qu’elle aurait buté cet assassin de malheur…

C’est donc avec des pensées assassines plein la tête qu’elle suivit encore une fois Kratos dans une auberge. Ou du moins, à la porte de derrière. Cette auberge au nom sympathique était donc le refuge de personnes aussi louches que lui ? Comme quoi.. Il ne fallait jamais se fier aux apparences. Et pourtant…
Peu de temps après qu’il ait frappé à la porte, un enfant à peine plus haut que trois pommes (bon.. 7 pommes tout compte fait) lui ouvrit et lui sauta dessus, apparemment fou de joie. Kratos le prit même dans ses bras. Interloquée, la bretteuse regarda la scène sans rien dire, se demandant si cela était vraiment réel. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il était la parfaite réplique miniature de l’assassin. Alors comme ça, il était père, hein ? La bonne blague. Lain n’arrivait pas à se l’imaginer, elle devait sûrement se tromper. Mais tous les indices étaient là, devant ses yeux. Et Kratos la ramena à la réalité en s’adressant à elle. Non, tout ceci était bien réel, même ce geste de tendresse envers l’enfant.
La bretteuse réprima un fou rire, tant cela lui semblait si inimaginable, mais elle parvint à se maitriser tant bien que mal.


- Hm, oui ils ont intérêt à être sympas et à servir de la bonne bière, avec tout le trajet qu’on s’est tapé… Bon j’te laisse à tes occupations « Papa ».

Lain éclata finalement de rire, plus nerveux qu’autre chose, et ne se fit pas attendre pour entrer dans la taverne. Les affaires de l’assassin ne la concernaient pas… Enfin, si mais elle s’en fichait un peu. Plus important, elle avait soif et les maigres collations du voyage ne lui avaient pas suffit. La taverne était sympathique, quoiqu’un peu trop calme à son goût. Mais qu’importe. S’asseyant à une table isolée, près d’une fenêtre, la jeune fille ne se fit pas prier pour les commandes. Un repas pour quatre personnes accompagné de boissons bien évidemment… Patientant avec une lourde choppe de bière qu’elle savourait déjà, Lain balaya la salle du regard et en vint à suivre une partie de tarot qui se jouait à la table d’à côté. Les quatre joueurs étaient si enjoués qu’elle eût envie de les rejoindre en attendant son fameux repas. Mais le jeu fut de courte durée, que déjà Kratos vint la récupérer… Lain protesta, sa commande était enfin arrivée. Seulement voilà, l’assassin avait décidé de partir, alors il fallait suivre... Foutu poison et saleté de Kratos.
C’est donc non sans exprimer sa colère et son exaspération qu’elle suivit l’assassin en dehors de l’auberge. Non, mais c’est vrai quoi ! Pour qui il se prenait à la trimballer comme ça ?! Mais ce dernier n’avait apparemment que faire, bien trop occupé par sa conversation de la taverne. Elle réussit quand même à lui faire dire qu’elle serait leur prochaine destination : le port. Mais loin de se diriger vers les navires pour pouvoir gagner Goldoa par voie maritime comme le pensait la bretteuse, Kratos se dirigea vers l’endroit où étaient affichées les têtes mises à prix… visiblement de mauvaise humeur.


- Tss, tu nous joues quoi là ?! T’as choisi ton mode de vie, assume. Et puis, tu penses vraiment pouvoir tuer en dernière nécessité comme tu le dis ? Me fais pas rire ! Un assassin reste un assassin, quoiqu’il puisse dire. De toute façon, ta mission est loin d’être terminée. On est même pas arrivé à Goldoa.. D’ailleurs pourquoi tu veux avoir des primes ? On perd du temps et ça nous est pas forcément utile. Je pensais que t’étais plein aux as…

Arrivés devant le mur remplis de primes, ils découvrirent une autre personne – le nez collé contre les affiches - qui les lisait attentivement. Lain décida de lire à son tour les affiches qui ornaient le bâtiment, découvrant ainsi trois primes qui sortaient du lot. En plus d’être assez élevées, les personnes représentées semblaient avoir causé de sacrés problèmes à cette ville d’apparence si calme… La jeune fille n’avait déjà d’yeux que pour celle de « La Lame Fantôme du clair de lune ». Le peu d’informations sur la personne la laissa un peu perplexe. L’arme en question ne la laissa pas de marbre et elle avait déjà les yeux qui brillent de pouvoir se mesurer à cette fine lame.
Elle n’était d’ailleurs pas la seule apparemment, puisque l’inconnu avait enfin levé son nez des affiches, l’air visiblement ravi. En le voyant de face, Lain eût l’impression d’avoir avalé une brique. Sans le savoir, elle faisait écho à la réaction de Kratos, mais pour des raisons différentes. Cet homme… Même sans son armure, elle l’avait reconnu. Après tout des cheveux comme les siens, c’était pas courant…
La bretteuse poussa alors une exclamation de surprise non feinte.


- Hey, mais t’es l’autre gars de l’autre jour non ?!? Qu’est ce que tu fais ici ?! Où est passé l’autre brute qui t’accompagnait ?! Et puis, qu’est ce que tu fais habillé comme ça ? T’as fait quoi de ton armure ?!

Tandis qu’elle l’inondait de questions, Lain l’avait rejoint, plissa un moment les yeux et finit par le regarder d’un air sceptique. Non, pas de doute. C’était bien le lancier qu’elle avait rencontré à Daien et qui avait été engagé par l’autre noble à fanfreluches. Se pourrait-il que Nils l’ait rejoint… ? L’interrogatoire se poursuivit, après qu’elle ait dit en quelques mots à Kratos qu’il s’agissait d’un des deux « gardes du corps » d’Eliwood.

- Tu sais où se trouve Nils ?!

La question avait été posée avec un ton plein d’espoir, sans qu’elle s’en rende compte. Si seulement c’était vrai…
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❝ Invité ❞



MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:50

Maintenant perdu dans ses pensées, Talaos essayait de s’organiser pour le travail qui l’attendait. Allait t’il commencer par l’archère ? Où alors chercherait-il des renseignements sur cette fameuse organisation que sont « Les Crocs pourpres », il pouvait même attendre le soir pour se mesurer à ce mystérieux meurtrier de la nuit. Que de choix !
Il fallait bien avouer que « la Fleche du silence » ne le laissait pas de marbre, pourquoi une beauté pareil s’en prenait au riche, mieux encore, comment quelqu’un de si voyant arrivait à échapper aux nombreux gardes de la ville… tout ceci était tout de même bien étrange, mais toute sorte d’étrangetés se retrouvait sur les trois primes. Coïncidence ? Pur hasard ? Allez savoir…

Alors qu’il trainait encore à coté des affiches, il se fit interpeller par une personne, semblant s’intéressé aussi aux affiches. Lorsque Talaos se tourna en direction de l’homme en question pour lui répondre, il eu comme un trouble, à la vue de ce dernier. Son visage, ses cheveux, Talaos ne l’avait jamais vu, mais pourtant, ses sens était complètement déstabilisé, à tel point qu’il du se tenir contre le mur pour ne pas tomber, quel était cette sensation… un vertige ? Ou était-ce autre chose ? Il n’en savait rien, il ne comprenait même pas ce qui arrivait à son corps et il ne préférait pas imaginer la tête que devait faire le mystérieux individu a la vue d’un homme à moitié en train de tomber dans les pommes.

* Un léger coup de fatigue sans doute…*

Bien évidement, sa ne pouvait être sa car il se sentait pourtant en forme, c’était autre chose, comme si son corps lui-même se sentait bouleversé, essayant de le prévenir de quelque chose qu’il ignore… aurait-il oublier quelques chose d’important ?
Quoiqu’il en soit, Talaos essaya de se ressaisir malgré une migraine qui grandissait dans sa tete. Et Répondit à la question du voyageur.


- Trouver ces personnes est facile, elles attaquent toutes des cibles différentes, sous des conditions différentes, ou avec des objectifs différents, comme trois tavernes qui n’ouvre pas à la même heure.
Le plus dur ensuite, c’est de les attrap…


Il s’arrêta dans son dialogue lorsqu’il vit que le fameux voyageur était accompagner d’une personne que cette fois si, il connaissait.
Il se souvenu très vite de la jeune épéiste du village de Daein, celle la même qui c’était fait trainé de force par Alan dans une maison délabrée, non sans lancer quelques injure mal placé. Que faisait-elle-la ? Qui peut bien être celui qui l’accompagne ?
Il eu à peine le temps de penser à ses deux interrogations qu’elle commença à le bombarder de question, toutes plus indiscrètes les une que les autres.

- Je suis bien le « gars » de l’autre jour, ce que je fais ici n’est pas important. Pour la brute, on peut dire qu’il avait des choses a régler qui n’avait aucun intérêt pour moi, et pour le reste de tes questions… sa ne regarde que moi.

Finalement, elle sembla se calmer un peu, commençant à le dévisager. Puis elle reprit avec une énième question, qui, cette fois ci, n’avait presque rien à voir avec le lancier, «Tu sait ou se trouve Nils ?!».
Allons bon, tout le monde est a la poursuite de ce laguzs ses derniers temps. C’est une nouvelle légende ? Une histoire disant qu’un gamin/dragon aux cheveux bleu apporterai gloire et richesse a qui le trouve et le sacrifie à un dieu ? Ou peut être à t’il vraiment des compte à rendre à tout le monde. Dans tout les cas, Talaos plaignait un peu la jeune demoiselle, car ce n’était clairement pas lui qui pourrait l’aider à localiser Nils.

- Je ne l’ai pas vu depuis que Alan, la brute comme tu l’appelle, m’a trainé jusqu’en enfer, donc je pense que tu en sais plus que moi à ce sujet. De toute façon je n’aime pas que l’on me questionne, cherche par toi-même !

Au moment ou il racontait cela, il se souvenu de quelques chose. C’était peut être minime, mais lorsque le groupe c’était divisé en deux, l’un devait retrouver Nils, alors que l’autre groupe, composé de Raya, Kameryu, et d’un dénommé K, devait rejoindre un dénommé Morgan qui, parait-il, se trouverait à Goldoa… si il y avait bien des gens qui pouvait les aider, c’était sans doute eux.
Finalement, il ne préféra rien dire à la fille ainsi qu’à son compagnon, après tout, il n’avait plus rien à voir avec cette histoire, la dernière chose qu’il ferra, c’est empaler la tête de Talmos sur un pieux, mais pour sa, il avait tout son temps, de toute façon la vengeance est un plat qui se mange froid et il avait autre chose à faire pour le moment, comme trouver de l’argent, acheté une nouvelle armure, et autre chose… de personnel.

Bizarrement, il sentait que les choses risquaient de mal tourné, mais il resta calme comme à son habitude, de toute façon, Talaos avait compris que les primes affiché sur le mur ne les avaient pas laissés indifférents.

- Et donc ? Qu’est ce qui vous amène en Criméa si vous cherchez Nils ? je ne crois pas que les personnes recherchés sachent quoi que se soit à son propos, ou alors, il y a autre chose ?
__________________________________________________________________________________
(hrp) aller hop, ptite ambiance théatral (/hrp)

Au même moment, dans les quartiers nobles de la ville. A l’intérieur d’une riche maison…

Ouverture de porte

(Un majordome rentre dans un grand salon un peu vide et sombre, mais quand même chic. On peu voir un homme assis dans un grand fauteuil)

- Monsieur Balderme ? Votre entretient avec monsieur Fedrov aura lieu dans une demi heure, souhaitez vous prendre un bain avant ?

(Pas de réponse de la part du noble. Le majordome avance un peu dans la pièce, et distingua d’avantage l’homme aux cheveux blancs, qui avait les yeux fermé)

- Vous dormez monsieur ?

(Quelqu’un camouflé dans l’ombre de la pièce arrive rapidement dans le dos du majordome, et le menace d’une dague sur la gorge)

- Seigneur ! qu..qui ?
- Ne demande pas a un tueur de se présenter.


(le majordome remarque que la dague du dit assassin est de couleur pourpre)

- Non ! tout mais pas sa ! je vous en pr…

bruit d’une dague qui tranche la gorge

(le majordome tombe a terre et du sang commence à couler sur le sol)

- voila ce qui arrive lorsque l’on arrive au mauvais moment. Néanmoins il me reste un problème.

(L’assassin regarde l’homme assis sur le fauteuil, il peut voir qu’une flèche de couleur sombre est plantée sur l’épaule de l’homme paisiblement mort.)

- Tsss elle est arrivée avant moi… cette salle pouffiasse, elle va me le payer ! je vais la retrouver et lui faire comprendre qu’il ne faut pas énerver les crocs pourpres !

(l’assassin range sa dague, et s’évanoui dans l’ombre)


Dernière édition par Talaos le Lun 22 Nov - 2:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:52


« Tu sais ou se trouve Nils ? »

Kratos n’avait sur le coup qu’un seule envie, coller une raclé à Lain voir lui trancher la langue. Mais il ne pouvait en aucuns cas se permettre ce genre d’action, que ce soit devant quelqu’un d’autre ou quand ils n’étaient que tous les deux. Après tout, ce genre d’action déciderait Lain à partir immédiatement ; poison ou pas. Au moins maintenant il était sur de deux choses ; premièrement ce gars ne pouvait être que le marqué de la dernière fois et qui était partit avant que lui n’apparaisse, deuxièmement ils étaient liés par autre chose que la marque. Il était d’ailleurs prêt à mettre sa main a couper que l’autre avait lui aussi eu une sensation similaire à la sienne.

A présent il ne lui restait plus que trois choses à faire avant de partir en chasse : expliquer d’une façon crédible pourquoi il cherchait Nils, pourquoi ils étaient ici avec Lain et se faire en sorte qu’il les aide afin que Kratos puisse s’assurer de ses doutes. Décidemment, sur le coup il détestait Lain ; elle parlait toujours trop vite et réussissait au final à le mettre dans des situations embarrassantes. Il allait devoir jouer franc-jeu à la manière des assassins. Il tendit la main au lancier si familier et pourtant étranger et lui fit un sourire joyeux. Son sourire étant toujours sa première arme.


« Je m’appel Kratos, enchanté de faire ta connaissance. Et je pense que nous te devons des explications. Si nous cherchons Nils c’est que je dois à tout prix aller à Goldoa, mais j’ai besoin de renouveler mon équipement et pour ça je me retrouve à devoir chasser ces personnes dont la tète a été mise à prix. Mais pas pour la prime par contre. »

Maintenant toujours la main de l’homme il l’attira à lui avant de lui murmurer à l’oreille.

« Tout comme toi, je suis un marqué mais je ne révèlerais pas qui tu es ; alors soit sur que je ne te mens pas… »

Il s’adressa alors aux deux en même temps.

« Je vous propose de faire équipe, de toute façon Lain et moi n’en avons pas après l’argent, juste après les cibles »

Ku, son corbeau fondit alors sur Kratos et s’agrippa à son bras, battant des ailes avec force. Ecoutant les croassements de son oiseau, un sourire large se dessina sur son visage. Alors comme ça, deux personne dans le même bâtiment avaient étés tuées, Et par deux personne différent ? L’un avait été tué d’une seule flèche et l’autre avait été égorgé ? Il jeta un coup d’œil aux affiches, son large sourire devenant soudain carnassier. Un des tueurs ne pouvait être que l’archère… l’autre pouvait sans doutes appartenir au croc pourpre mais il n’en était pas sur ; mais il le souhaitait ardemment. L’envie de décimer un cartel d’assassin lui plaisant particulièrement. Il fit un geste de tète au corbeau qui prix son envol, disparaissant dans le ciel étoilé.

« Bonne nouvelle, au moins une des cibles à été repérée voir une deuxième. Allons nous en occuper Lain. Si tu veux tu peux ton aide est la bienvenue à toi aussi, je te laisserais la prime et je pense que Lain en fera de même. N’est-ce pas Lain ? »

Ne prenant pas le temps d’en dire plus, il s’enfonça dans les ruelles sombres, suivant son corbeau que lui seul arrivait à voir…



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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:53


C'était une journée ensoleillée. Oui, il faisait doux, le ciel était totalement bleu et l'on sentait très clairement cette brise marinière venir taquiner nos narines de sa puissante et singulière odeur iodée. Il était clair: l'été était bien là et la chaleur commençait à faire oublier les pluies du Printemps, à Criméa.
Ça faisait bien deux semaines que Kyuusei voyageait depuis la capitale de Begnion. Quelques soldats de la Garde Impériale l'accompagnait bien évidemment, pour sa protection et pour le transport de la nourriture, du matériel de couchage et des armes.
Depuis le départ, Kyuusei n'avait presque pas parlé, mise à part pour quelques directives à donner. Le voyage n'ayant été que fatiguant et ennuyant pour l'escorte, ils furent réjouis à l'annonce d'un passant, qu'il leur avait indiqué le chemin vers leur destination: ils en avait seulement pour moins d'une heure, à cheval.
La joie avait regagné les visages des soldats et ils recommençaient à discuter et à rire. Kyuusei, en tête de groupe, avait la tête rabaissée et le dos légèrement courbé. Il se redressa vivement à l'éclat de rire d'un de ses soldats. Il regarda le ciel, au loin...

« Rire... ? », pensa-t-il.
Le mot résonna plusieurs fois dans sa tête... en même temps, il vit, au fond de son esprit, une silhouette féminine... puis un visage et... un sourire.
Un des soldats toussota. Le général, qui semblait ailleurs, redescendit sur Terre. Le soldat en question déclara:
« Nous sommes arrivés. Voici Ameru ! »

Le soleil éclatait de plus belle. La ville côtière semblait très animée, on pouvait voir au loin un gigantesque marché, prêt du Port. On voyait aussi au loin les mouettes s'agiter prêt de l'océan, vaste, étendu et d'un bleu plus profond que jamais. La ville était très animée: de nombreux commerçants vantait la qualité de leurs articles, des marins saouls, riaient aux terrasses des pub et des petits enfants jouaient dans la rue.

Le groupe se dirigea vers l'auberge du quartier chic de la ville. Kyuusei avança la note pour un séjour d'une nuit, repas de luxe et frais d'écurie compris. Il déclara, à ses accompagnateurs:
« Vous quitterez la ville demain matin, dès l'aube. »
L'un d'eux, perturbé, demanda:
« Mais... on vient juste d'arriver ! Et vous, Monseigneur ? »
« Je resterai ici, seul. Retournez directement à Sienne. », rétorqua-t-il
« Sauf votre respect Sir, mais nous avons reçu l'ordre de vous escorter jusqu'ici et de faire en sorte que la mission se déroule au mieux, et... », répondit le plus courageux.
Kyuusei, se précipita sur lui, lui serra violemment le cou d'une main et de l'autre, fit apparaître une boule de magie aux couleurs sombres.
« Ainsi veux-tu rejoindre mes plus dévoués serviteurs ? Comme tu le souhaites... », déclara-t-il
« Aargh! Non! Non! Mes plus plates excuses Monsieur le Général! Nous partons demain matin! », paniqua le concerné.
Kyuusei reprit une position passive, et d'un ton froid, lui dit:
« … Je préfère. Maintenant, disparaissez! »
Et ils exécutèrent tous l'ordre, en se dirigeant vers l'écurie pour s'occuper de leurs chevaux.

Kyuusei, lui, retourna dans la rue animée. Il regarda de nouveau le ciel et réfléchissait à ce qu'il allait faire maintenant. C'est ainsi que le souvenir de la raison de son voyage jusqu'à Criméa lui traversa l'esprit...


***



« Monseigneur le Général Kyuusei. Je vous prie d'accéder à la salle de réunion, en présence des Sénateurs Impériaux Sacrés. », indiqua un des gardes au nécromant. Ce dernier, après que de grandes portes s'ouvrirent, pénétra dans la salle présumée. Les bottes du mage claquait sur le somptueux dallage; le son résonnait dans la vaste pièce. C'était une grande salle, pouvant accueillir au moins le gouvernement, tous les généraux et autres militaires hauts-gradés, en cas de réunion de guerre. C'était un peu le cas – même si Kyuusei avait été appelé seul. Tous les Sénateurs étaient confortablement installés dans leurs sièges. L'un d'eux, Lekain, se leva puis prit la parole:
« Merci à toi d'être venu. Tu ne réponds que très peu à nos convocations, mais je vois que notre dernier petit message a été reçu et... compris. N'oublie pas, tu es Général de l'armée de l'Empire et tu es dans l'obligation d'obéir à nos ordres. Ça serait ennuyant, si tu étais exilé, n'est-ce pas ? ... Mais passons, tu es ici et c'est le plus important. Maintenant, écoute attentivement ce que vas te dire le Sénateur Hetzel... »
Le sénateur cupide se rassit et laissa la parole à son collège, Hetzel. Il était chétif et une expression lasse de tristesse et de remord ne quittait jamais son visage. A l'annonce de son nom, il réagit brusquement et se leva. Il salua le nécromant, racla plusieurs fois sa gorge et s'adressa à ce dernier:
« Écoutez-moi bien. Il y a longtemps, quand la magie affluait de part et d'autres de Tellius, nos ancêtres étaient de puissants mages. Beaucoup étaient de pieux saints, dévoués à la Déesse Ashera. Seulement, un groupe de mages, de sombres mages, s'était formé et avait crée, à partir d'incantations dangereuses et de sorts noirs des croyances populaires, une nouvelle magie: La Magie Noire. Faisait appel aux ombres, aux démons et aux puissances des Enfers, le Pontife de l'époque avait directement décidé de formellement interdire cette magie. Mais, ça n'avait en aucun cas arrêter ces mages accomplis. Ils poursuivaient dans l'étude des arcanes et créait au fur et à mesure de nouvelles magies, de plus en plus puissantes. Leur leader, Naglfar, était le plus puissant d'entre eux et possédait des pouvoirs extraordinaires: au moyen de rites élaborés et de formules complexes, il arrivait à ressusciter les morts. Miracle pour le peuple, malédiction pour l'Église. C'en n'était de trop pour le Pontife et les saints mages. L'Église proclama que ces êtres sataniques ne devaient pas exister et ordonna de les exécuter. Les mages noirs résistèrent à l'attaque des soldats impériaux mais ils tombèrent au bout de quelques heures de combat: ils étaient beaucoup moins nombreux que la garde. D'après d'anciens récits, Naglfar, était en train, pendant ce temps là de cacher au moyen de la magie ses dernières trouvailles sur la magie noire et la nécromancie. Puis il fût emmener de force à la capitale de Begnion pour être brûler vif au bûcher, comme ses compagnons. D'après ce que l'on raconte, ses dernières mots auraient été: « L'Eclat du Sabre Fantôme est la Clé ». On crut pendant des années la magie noire, qui fut scellée, disparue mais depuis un demi-siècle, la corruption des hommes favorisa le retour aux Ombres dans le monde... et cette magie réapparu. Et plus surprenant: il y a une quinzaine d'années, la nécromancie refit surface elle aussi...
L'histoire s'arrête là. Personne ne sait jusque là où se retrouve les quelconques vestiges des recherches de Naglfar... », finit-il, tout essoufflé d'avoir parlé aussi longtemps, sans s'arrêter...
« Cependant... », reprit Lekain, « Nous avons très certainement une piste. Il se trouve que, nous avons reçu de sources fiables, qu'il se pourrait qu'on ait retrouvé ce « Sabre Fantôme ». En effet, très récemment, dans une ville portuaire de Criméa, il y a eut plusieurs meurtres étranges, tous produits la nuit. Personne n'en n'est vraiment sûr, mais des victimes affirment qu'elles se sont fait faites agresser par un escrimeur fantôme, disent-ils. Ils voyaient seulement l'épée, qui avait des effets pour le moins effrayants sur ses cibles... Nous n'en savons pas plus, et, nous voudrions que tu te rendes sur place pour voir de plus prêt cette fameuse lame. Non... c'est plutôt un ordre. Nous t'ordonnons de te rendre à Criméa et de ramener cette épée ici. Nous avons besoin de la "clé"... »
Il y eut un silence pendant plusieurs secondes dans la salle... puis le sénateur enchaina:
« Tu pars demain matin. Tu auras quelques soldats pour t'escorter, des fonds et un convoi. … Tu peux disposer. »
Kyuusei avait attentivement écouté l'histoire de Hetzel et les ordres de Lekain. Il appréhendais mal tout ça, mais il n'avait pas le choix et de plus, ce mystérieux sabre l'intriguait, il fallait l'avouer...


***



Kyuusei s'était décidé à récolter des renseignements sur sa mission. Et le meilleurs endroits pour cela, c'était bien sûr les pubs, où les rumeurs étaient plus crachées que la boisson ingurgitée. Le nécromant entra majestueusement dans le bar le plus proche et s'installa au comptoir. Il ne demanda rien à boire, ne prêtant juste attention aux discutions des autres, pour commencer. Au bout de 10 minutes, un groupe de mercenaire déboula dans les lieux. Gai et bruyant, ils s'installèrent tous au comptoir et commandèrent plusieurs chopes de boisson. Ils n'étaient pas vraiment discrets et on pouvait clairement entendre leur conversation. Après quelques blagues salaces, l'un d'eux parla, plus doucement, d'affaires. Kyuusei tendit son oreille et redoubla d'effort pour tenter de percevoir ce qu'ils disaient... Mais soudain, l'un d'eux s'écria:
« J'vu pas mal de monde traîner autour des papiers au port... c'pas des p'tits amateurs comme eux qui coinceront ces vermines... pfff... les jeunes, j'te jure! »
Kyuusei réagit et se dirigea alors vers eux:
« Excusez-moi mais, est-ce qu'un sabreur fantôme est stipulé dans ces recherches ? », leur demanda-t-il
Le mercenaire plaignant fut surpris:
« Qui c'est lui ?! Et Quess'qui veut ??! »
Un autre, plus calme, répondit directement au mage:
« En effet, il y a une recherche sur la « Lame fantôme du clair de lune » , allez vous renseigner là-bas. Les recherches sont affichées sur un panneau, au port. »
Dès cette réponse, Kyuusei s'empressa de sortir sans tarder... mais avant de franchir le seuil de la sortie, il se retourna et s'adressa à l'homme qui l'avait éclairé:
« Ah et... merci. »
Puis il s'en alla, en direction du port.

Après des rues bondées de monde, après avoir évité des objets volants et en ayant contourné les rues suspectes, Kyuusei fut contraint d'emprunter les bidonvilles pour rejoindre le port. La vie en était tout autant animée, d'une autre façon, plus familiale dirait-on. Beaucoup regardaient avec surprise le nécromant, qui, d'après ses vêtements et sa façon de se tenir n'était pas un pauvre.
Il arriva enfin au port; les marins hurlaient des directives, un bateau allait partir. Kyuusei balaya l'endroit d'un bref regard et repéra un grand panneau avec des affiches; il y avait aussi 3 personnes postées devant les avis de recherche. Kyuusei se rapprocha, il voulait se renseigner au maximum sur sa cible. Les 3 personnes n'étaient pas vraiment ordinaire, du moins physiquement: l'un d'eux était vêtu de vêtements ordinaires, on aurait dit un civil s'il n'avait pas eu sa belle lance dans son dos. Il avait des cheveux étrangement blancs, virant au vert, au niveau des pointes. Mais l'autre homme parlait et leur conversation semblait assez agitée... Lui aussi avec des cheveux totalement blanc et on remarquait de nombreux tatouages sur son bras, dont un qui semblait vraiment mystérieux... juste la vue de ce tatouage mit mal à l'aise le nécromant, mais il tenta de l'oublier rapidement et regarda le dernier membre, qui était d'ailleurs une femme. C'était une jolie jeune fille, à la chevelure flamboyante, avec un charme particulier. Ils semblaient tous les trois des guerriers pas vraiment comme les autres, on sentait en eux un énorme potentiel, beaucoup de force et une puissance écrasante. Kyuusei, les dévisageant de trop, reprit brusquement la lecture et la description de l'arme présumée, mais n'arrivait décidément pas à se concentrer convenablement, la discussion des trois autres le gênait. Énervé, il s'emporta:

« Excusez-moi mais, pourriez vous parler moins fort, où vous écarter d'ici bon sang! »
Mais il fut lui-même surpris de sa réaction... sans voir que, un des membres était déjà parti...
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 1:55

Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard…

Seulement voilà, ce même hasard savait se montrer taquin et aimait s’amuser avec ses victimes, pour son grand plaisir à lui. Mais surtout, oui surtout, pour leur plus grand désarroi à eux. Il aurait très bien pu les mener tout droit sur la route du petit dragon en fuite, même si, il fallait l’avouer, cela voudrait dire avoir un sacrée chance, bien digne de celle d’un cocu. Il aurait tout aussi bien pu les mener directement à Goldoa par on ne sait quel moyen extravagant et rapide.
Mais non, cela devait être tout simplement trop fade pour lui.
Et c’est ainsi, que la jeune bretteuse retrouva cet homme qu’elle avait déjà rencontré par deux fois en l’espace de même pas un mois, toujours dans des situations tout aussi inappropriées qu’improbables. Combien avait-elle de chance de tomber sur lui, alors qu’elle l’avait laissé à Daien, dans l’anarchie la plus totale qui plus est ? Bah, pas des masses en tout cas.

Et pourtant, il se tenait là, devant ses yeux à discuter tout calmement avec l’assassin qu’elle était forcée de suivre. Lain n’avait pas écouté la moitié de ce qu’ils racontaient, qu’elle avait déjà commencé à le questionner. Surprise au point d’en oublier les convenances (qui même en temps normal ne faisaient pas parti de ses priorités), elle ne songea pas un seul moment que ses questions pouvaient être indiscrètes, déplacées ou même dérangeantes pour ses propres affaires… Ce n’est qu’à la fin de son énième question – et en voyant le regard blasé de son interlocuteur – qu’elle s’en rendit compte. Un léger coup d’œil à Kratos, et le regard noir qu’il lui lança, lui confirma sa bourde.
Bah tant pis.
C’était fait à présent. Lain s’empourpra légèrement, seul signe manifeste de sa gêne. Mais elle ne s’excusa pas le moins du monde. C’était d’ailleurs cette même gêne qui l’empêcha de répondre vertement, comme quoi, elle posait des questions si elle en avait envie. Finalement, la jeune bretteuse grogna et tourna vite les talons pour reporter son attention sur les affiches. Kratos quant à lui ne perdit pas son temps ; il s’empressait déjà de mettre le nouveau venu dans sa poche…
On ne change pas les bonnes vieilles habitudes, que voulez vous ?

Tandis que ses yeux d’argent parcouraient les affiches aux offres les plus alléchantes, histoire de ne laisser passer aucun détail lui échapper sous le nez, Lain écoutait, toujours d’une oreille discrète mais attentive, ce qu’ils disaient.
Mais à présent, elle savait au moins une chose : cet homme – dont elle ne connaissait toujours pas le nom - n’aimait pas les questions, et c’était sûrement pas en l’attaquant de front qu’elle obtiendrait les réponses qu’elle cherchait. Malgré tout ce qu’il avait pu dire, la jeune fille restait persuadée qu’il savait plus de choses qu’il ne voulait dire. Et puis, une personne qui ne parle pas cache forcément quelque chose (encore plus que ceux qui le faisaient)… Lain en était convaincue.
Autre chose d’important : il semblerait que lui non plus n’avait pas été épargné par les gardes de Daien… Au point de laisser de côté armes et armures pour vouloir se fondre dans la masse de simples villageois blancs comme neige ?
Au souvenir de ce qu’elle avait elle-même vécue il y a de ça plusieurs jours, la bretteuse compatirait presque à son sort. Presque. Oui, car il ne fallait pas oublier qu’il travaillait pour l’autre noble. Le rouquin gringalet qui s’intéressait lui aussi étrangement à Nils. Plus elle repensait à la scène et plus Lain se demanda pourquoi elle ne lui avait pas refait le portrait sur le champ alors qu’elle en mourrait d’envie et avait les moyens pour le faire. C’était de sa faute à lui –entre autre- si ils s’étaient payé tous ces foutus gardes…
Contrairement à elle, le myope savait très bien dans quel merdier il s’était fourré, en travaillant pour ce foutu prince de pacotille.

Levant enfin son nez des affiches, Lain s’aperçut que l’assassin venait de glisser un mot discret à l’oreille de l’inconnu. Ce geste amena un froncement de sourcils de sa part. Alors qu’elle était déjà sur le point de lui faire une remarque à ce propos, Kratos ajouta une phrase qu’il n’aurait pas dû. La jeune fille cilla un moment, espérant avoir mal entendu. Mais il ne se reprit pas… Ainsi donc, il comptait vraiment partir chasser ces primes pour rien ?!
Lain n’avait pas encore dit son dernier mot, et le fusilla du regard.
En étant sous l’emprise de son poison, elle ne peut-être pas se permettre de protester.. Pourtant là, elle ne s’en priva absolument pas :


- Comment ça JUSTE les cibles ?! Tu rigoles ?! T’as vu leurs primes ?! On peut pas se permettre de laisser ça ! En tout cas, il est HORS DE QUESTION que JE laisse ma part !! T’es p’tetre pleins aux as mais moi pas, alors équipe ou non, je garde l’argent !

Le ton était une fois encore monter. Le ton suffisant et la sale manie qu’avait Kratos de tout décider sans qu’elle ait son mot à dire l’agaçait au plus haut point. Tellement que la bretteuse oublia momentanément qu’elle était toujours sous la menace de son poison qui la tuait à petits feux. Lain reprit alors de plus bel en désignant l’autre homme :

- Et puis d’ailleurs, pourquoi tu veux faire équipe avec lui ?! On sait rien de lui, à part qu’il travaille pour l’autre gringalet de rouquin qui se fait passer pour un noble ! Il ne nous a même pas dit son nom !!

Tandis que la jeune fille de nature si impulsive, laissait libre court à sa colère, le corbeau de Kratos choisit exactement ce moment pour pointer son bec. Ce maudit piaf, comme elle l’appelait, accaparait désormais toute l’attention de son maitre, qui ne sembla aucunement se soucier des sautes d’humeur de la bretteuse. Pire encore… Voilà qu’il souriait à présent.

Et c’était franchement pas le bon moment pour.
Lain grogna une nouvelle fois et était bien décidée à régler ses comptes avec « cet enfoiré de première » qui se moquait ouvertement d’elle. Mais avant qu’elle ne puisse dire quoique ce soit, quelqu’un d’autre lui coupa la parole. La jeune fille fit volte-face et gratifia l’individu, aux cheveux tout aussi écarlates qu’elle, d’un regard furibond. Elle ne l’avait pas vu arriver, ou du moins n’y avait pas prêté plus d’attention que cela. Lain ne parut vraiment le remarquer qu’à ce moment là… A son plus grand malheur, car la bretteuse s’enflamma littéralement cette fois-ci. Non, mais c’est vrai.. De quel droit un mage (à en juger par sa robe et son teint cadavérique digne de ceux qui passent leur temps enfermé dans une bibliothèque), de quel droit donc, pouvait-il se permettre de lui faire la moindre remarque ?!
C’était un fait, elle n’aimait pas les mages, les jugeant tous aussi fêlés les uns que les autres et incapables de faire quoique ce soit sans leur satanés bouquins. D’ailleurs sa dernière rencontre avec l’un d’entre eux à Daien lui avait confirmé sa vision des choses. Rien que le souvenir de la demi-portion qui lui avait fait tout une scène l’irrita davantage.


- Oh la ferme toi !! On t’a pas sonné ! Si t’es pas content, rien ne t’empêche toi, d’aller plus loin ! Parce que je ne crois pas me rappeler qu’on nous interdit d’élever la voix par ici ! Alors c’est surtout pas un mage de pacotille comme toi qui va me faire la leçon !!

Elle renifla d’un air méprisant et remarqua que Kratos était déjà parti… Sans elle.
Dans son emportement, Lain n’avait même pas écouté les dernières paroles de l’assassin et tout ceci commençait sérieusement à lui taper sur le système. S’il s’attendait à ce qu’elle le suive, il allait franchement être déçu. Il avait qu’à se débrouiller tout seul avec son maudit piaf tiens, vu qu’il se fichait de ce qu’elle pensait !
La colère céda la place à la frustration :


- Bon, faites ce que vous voulez, après tout, c’est pas mes affaires. Mais j’m’occupe de celui là.

La bretteuse se retourna vers l’affiche de la lame fantôme, ne prêtant aucunement l’attention au mage qui se tenait à côté. Et sans plus de cérémonie, elle l’arracha, la fourra dans une de ses poches et s’éloigna à grands pas du port.

_________________________

A plusieurs dizaines de mètres de là, Lain se sentait d’une humeur étrange tandis qu’elle descendait d’un pas énergique les marches usées qui menaient aux ruelles quasiment abandonnées de la ville. Comparé à l’effervescence du port, les rues semblaient vides, ce qui n’était pas pour déplaire la bretteuse qui s’était peu à peu calmée.
Une petite virée dans les tavernes du coin ne l’avait rien appris de particulier qu’elle ne savait déjà sur la prime qu’elle voulait : Il était particulièrement doué, trop même pour « une simple fillette » comme elle d’après les dires de nombreux clients du bar (mais bizarrement, ils ont vite changé d’avis lorsqu’elle fit siffler le tranchant de Coronach), et il ne se montrait que la nuit pour accomplir ses meurtres.

La jeune bretteuse soupira, jetant un bref coup d’œil au ciel dégagé de l’après-midi. Il lui restait encore un peu de temps avant de réunir quelques indices. Des gamins lui avaient parlé d’un fou qui prétendait avoir survécu à l’attaque de La Lame Fantôme au clair de lune. On disait qu’il était passablement déluré et cela laissait sûrement supposer que ses paroles ne seraient que du vent. Mais qu’importe, au point où elle en était, elle n’allait sûrement pas cracher sur un peu d’informations.
Suivant le chemin qu’on lui avait précédemment indiqué, Lain arriva finalement devant une petite habitation assez délabrée mais qui collait parfaitement au décor de la ruelle. Elle frappa à plusieurs reprises mais ne reçut aucune réponse. Mais alors qu’elle s’apprêtait à rebrousser le chemin, une quinte de toux se fit entendre, signe manifeste qu’il y avait bel et bien quelqu’un à l’intérieur... C’est qu’il se moquait d’elle lui aussi ?!
Finalement, elle décida de ne pas y aller par quatre chemins et donna un grand coup de pied dans la porte qui céda sans trop de résistance. Les gonds étaient tellement en mauvais état que la dite porte s’écrasa pitoyablement sur le sol dans un crac sonore et un nuage de poussière.
La jeune fille tomba alors nez à nez avec un homme à peine plus grand qu’elle. Les traits tirés, le teint cireux d’une personne qui n’avait pas vu la lumière du jour depuis longtemps, et les cheveux blancs qui parsemaient sa chevelure firent qu’on le prenait plus vieux que son âge.
Mais Lain ne s’attarda pas sur ses détails et avait les yeux rivés sur la manche vide qui pendouillait lamentablement du côté gauche. S’il était étonné de voir une fille enfoncer la porte de sa maison pour venir le voir, il n’en montra pas beaucoup de signes. Il la poussa d’ailleurs sans ménagement vers la sortie en la tirant par le bras, malgré les protestations qu’elle pouvait faire.


J’avais déjà dit que je ne voulais plus voir personne ! Dégagez vous n’avez rien à faire ici ! Comme si ça suffisait pas que vous me pourrissiez la vie tous les jours…
- Hey, attendez !
Le fou du village peut très bien se passer de ça ! C’est de votre faute à tous si Gram finira par avoir votre peau, alors vous plaignez pas ! Allez déguerpissez !!!
- Mais arrêtez je veux simplement parler !

Une fois dehors, il s’occupa de remettre le semblant de porte qu’il lui restait en place, en maugréant toujours dans sa barbe. Lain insista encore.

- Qui est Gram ?
Qui est Gram ? Ah ! Elle est bien bonne celle là, j’ai pas le temps de discuter avec vous fillette alors du vent.. ou aidez moi au moins à remettre cette foutue porte en place !

Lain allait s’exécuter mais elle retint son geste. Il y avait une autre personne dans la ruelle mais elle ne pouvait que discerner l’ombre de là où elle se trouvait, avec une cape flottant au gré du vent.
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:02

Après avoir été harceler de question, Talaos réussi enfin à placer une des siennes ce qui lui permit d’en savoir un peu plus sur les intentions, des 2 personnes.
L’homme prétextait devoir chasser les primes afin de changer son équipement… sans prendre les primes ! À l’entente de cette phrase, Talaos ne compris pas bien a quoi cela pouvait bien rimer, ils ont besoin de matériel… mais ils n’ont pas besoin d’argent ? Depuis quand peut on avoir de l’équipement gratuit ? À cette idée, Talaos plongeait presque dans un rêve, ou il se voyait rentrer et sortir des magasins, sans rien donner, en disant juste « bonjour » « au revoir » ; Quel pied ! S’il en avait eu le temps, sans doute il lui aurait demandé ou il se fournissait. Malheureusement, le lancier sortit bien vite de son doux rêve. L’homme qui c’était présenter sous le doux nom de Kratos, venait de murmurer a l’oreille de Talaos qu’il était marqué... et qu’il savait que lui l’était aussi… et il proposa donc de faire équipe.

Sa, il aurait mieux fait de le garder pour lui, Talaos avait pourtant fait énormément d’effort pour cacher son origine. Et depuis se temps, seul le village de Girel devait pourtant être au courant, pourtant, un parfait inconnu se pointe comme a sa et devine d’un coup ? Impensable !
Comment pouvait-il le savoir ? Ou alors, s’il avait deviné, comment avait-il fait ?
Intérieurement, il aurait eu presque envie de tuer ce type, mais, il ne pouvait pas faire sa, de toute façon sa ne ressemblait pas à sa manière de faire, trop de chose restait encore en suspend. Et, comme d’habitude, il finirait bien par savoir ce qui se trame, avec le temps vu que dernièrement, tout lui retombait dessus.

Finalement, le retour sur le sujet des primes semblait inévitable, et se fut au tour de la jeune fille, d’ouvrir la bouche… c’était quand même impressionnant cette force de voix qu’elle pouvait posséder, a croire qu’elle ne pouvait gueuler qu’a longueur de temps, bon, il est vrais que la fois ou Talaos l’avais vue, y avait de quoi, mais la, elle hurlait de tout son saoul pour un peu d’argent, pour le coup, le lancier la comprenait, si il avait été a sa place, équipement gratuit ou pas, il aurait sans doute protester. Mais se sentait-elle obliger d’en rajouter une couche, et comment pouvait-elle encore croit que le lancier travaillait pour Eliwood ?

Pour couronné le tableau, une sorte de noble, chiquement vêtu, avec un teint très pales, arriva pour demander a toute la troupe de faire moins de bruit.

Alors que la gueulante repris de plus belle, Talaos s’éclipsa de la zone, tout comme l’autre homme, appeler Kratos, l’avais fait avant lui. Tout ceci devenait trop bruyant, et n’avait aucun sens… il était déjà plus intéressant de revenir a quelques chose d’un peu plus palpitant : trouver l’armurier du coin. Pour les primes, peu importe ce qui croisait son chemin, il était bien décider à ce regarnir, d’autant plus qu’il commençait à devenir pauvre d’écu.

En marchant un peu dans la rue, il repensa a tous les événements de Daein, et il espérait que sa ne se reproduirait pas ici.
Apres un petit moment de balade, il fini par trouver la fameuse armurerie d’Ameru. Il se jeta donc sur la porte, l’ouvrant et la poussant d’un coup rapide.

A l’intérieur, toute sorte d’armure était entreposé, de la plus petite a la plus grande, en passant par quelques œuvre d’art pas du tout pratique, remontant sur des armures extrêmement robuste, mais importable, ou revenant encore sur des armures plus fragile, mais sans doute mieux convenu pour des gens sans grand moyen.

-T…Talaos ? Talaos Dayl ?

A l’entente de son nom, le lancier tourna la tète en direction de la voix masculine, Il vit un jeune homme d’une vingtaine d’année, qui venait tout juste de revenir de l’arrière boutique, les yeux rond comme des billes


-Tu es ?
-Tu ne te rappelle pas ? C’est moi ! Erd !
-QUOI ?


Erd, aussi loin que remontait les souvenir de Talaos, était le banbin d’un des soldats qu’il connaissait particulièrement bien, appeler Hartem Blaix, un père brutal sur le champ de bataille, mais pourtant doux comme un agneau avec son fils. Avant de partir en mission hors de Criméa, Talaos accompagnait souvent Hartem jusqu'à sa famille, pour qu’il puisse les voir un peu avant le départ c’est ainsi que le jeune Dayl connu le petit Erd, haut comme cinq pomme, un regard plein d’admiration, et toujours le sourire aux lèvres, malgré le départ de son père.
Cet homme se tenait aujourd’hui en face de lui, beaucoup plus grand, beaucoup plus mature.

*c’est dingue ce que le monde peut être petit...*


-Maintenant que tu le dis, c’est vrai que je reconnais bien les trais de famille.
- toi par contre, toi t’as pas vieilli d’un pouce ! C’est dingue !
-euh… ouai… euh...
-enfin, disons plutôt que je ne sais pas si tu as vraiment vieilli ou pas, vu que se sont des souvenir lointain. Bref, tu a besoin d’une armure ?
-…oui, une bien solide si possible, et qui ne gène pas le mouvement
-… t’a vraiment pas changé d’un pouce ! Quand j’étais gamin, tu étais le seul de l’armée à ne porter qu’un plastron sur toi.
-…
-d’ailleurs, t’en es le dernier survivant…
-…
-bon… bouge pas je reviens.


Erd retourna a l’arrière boutique, Laissant seul le lancier pendant un moment, ce dernier redevint pris de nostalgie, et en parcourant les armures de la boutique, il se souvenu de toute ces batailles, tout ces affrontement. Pas une seul fois Talaos n’avait regretté ce qu’il avait fait, même encore maintenant, mais pourtant, même sachant que ce jour la, la défaite était impossible a éviter, il aurait voulu pouvoir les sauver, ne serait-ce qu’un, voir deux, mais il ne pu rien faire, et assista impuissant, a l’effondrement de l’armée ou il servait.

*tsss, sa ne va plus… je suis en train de trop me rappeler le passé…*


-Désolé de l’attente, je pense avoir ce qu’il te faut !

Talaos retourna prés du comptoir, voir la fameuse armure, et en effet, l’armure était exactement comme il l’aurait souhaité. D’ailleurs « exactement » était peut être un mot faible, en fait, elle surpassait même tout ce qu’il aurait pu imaginer.
Le plastron, d’une couleur verte rappelant l’émeraude, semblait avoir été travaillé et raffiné au fil du temps. Le tout était clairement le travail d’un expert, les courbes, les pliures, les détails, tous avait été travaillé minutieusement pour ne faire qu’un. Le tout était fourni avec des jambières, et des bottes fait du même alliage, suivant la continuité de l’armure.
L’ensemble aurait fait penser à un dragon. Des écailles de dragon d’émeraude.
A la vue de ce chef-d’œuvre, Talaos en resta bouche bée, et n’arrivait pas à quitter son regard de l’armure.

-Alors ?
- Elle est parfaite ! Mais tu ne crois pas qu’elle sera un peu trop chère pour un homme comme moi ?
- et si je te la donne ?
- Quoi ? Je refuse !
-… en fait, j’aurai plutôt une question à te poser… à propos de mon père… au moment de sa mort…


Un silence de plomb s’installa, le jeune Erd, hésitant à continuer ses parole, il semblait remuer une profonde blessure qui, malgré le temps, refusait de cicatrisé.
Talaos compris évidement la question, et de toute façon il n’avait aucune raison de ne pas réponde à sa demande. Il s’approcha donc du jeune armurier et posa sa main sur son épaule, en signe de réconfort.


-Ton père c’est battu courageusement, jusqu'à la fin. Si il n’avait pas été la, sans doute que je ne serais pas en train de parler ici a l’heure qu’il est. Il se battait toujours avec force, courage, et hargne, car il était ce genre d’homme, à ne jamais baisser les bras. Mais sache que pas un seul instant, il n’a cessé de penser à toi, et à sa femme, et ce, jusqu'à son dernier soupir…
-… merci…


Apres ces belles paroles, Talaos ressorti de l’armurerie sous un nouveau jour. L’armure lui allait comme un gant, d’ailleurs, en parlant de gant, il n’oublia pas non plus de se rééquiper de son gantelet de fer noir qu’il avait gardé sur lui depuis la fuite de Daien.
Il était maintenant fin prêt à aller à chasse au prime, d’ailleurs, elles n’avaient plus qu’a bien ce tenir, car il n’allait pas se montrer clément.

L’après midi allait donc se terminer, le soleil commençait à rougir dans l’horizon, alors que les rue commençait a ce vider sérieusement. Talaos avait fini par remonter dans la ville, cherchant des indices sur les primes, mais rien ne le faisait vraiment avancer, il commençait à croire que le soir serait de meilleur conseil, vu que la nuit, les voleurs et les tueurs était bien plus enclins à se montrer.
Finalement, il remarqua qu’il était retourné du coté des quartiers noble.

Bien évidement, la zone était surveillée de très prêt par des gardes posté devant les maisons, sans doute engagé par les nobles, ayant peur de se retrouver avec une flèche dans le dos.
En parlant de noble, Talaos tomba nez à nez avec l’un d’eux, accompagné d’une escorte de garde plutôt impressionnante.


-He toi ! Le garde ! Tu sers quelqu’un ?
-Je ne suis pas un garde…
-et bien c’est chose faite maintenant, je te paye un salaire que t’est pas prêt d’oublier ! T’a juste à me protéger !
-Je refuse, je ne suis pas la pour être votre nounou


Le noble, d’un regard énervé, tourna la tète en direction des gardes et leur fit un signe de la main, ses derniers encerclèrent Talaos, lui empêchant toute possibilité de fuite.

-Je ne me souviens pas avoir dit que je te laissais le choix !
-Espèce de …


Le mot n’eu pas le temps de sortir, que le noble était déjà a terre, une flèche noir planter dans son ventre, les gardes, affoler, brisèrent leur formation, commençant à regarder dans la direction ou la flèches avait été tiré. Mais rien, pas même sur les toits de maison. En fait, si il avait regardé quelques seconde plus tôt, il aurait pu voir cette silhouette de femme, avec les cheveux dans le vent, mais il semblait que seul Talaos eu le temps de voir la scène, d’ailleurs, il n’attendit pas bien longtemps pour filer fasse au garde qui l’encerclait, et courir en direction de cette archère, qui devait sans doute prendre la fuite.

*avant de l’attraper je pourrais au moins la remercier d’avoir tué cet idiot…*
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:13


Kratos courait à travers les ruelles ; il s’était rapidement rendu compte que personne ne l’avait suivi. Ba ! Après tout il avait l’habitude d’opérer en solitaire. Enfin pas exactement, il était toujours accompagné de son fidèle corbeau qui lui indiquait le chemin quelque soit la situation. Il s’arrêta quelques secondes et découvrit qu’il était arrivé dans des quartiers riches. Il se remit à courir plus calmement cette fois ci ; après tout le tueur était certainement déjà partit, rien ne servait de vérifier que celui-ci appartenait aux crocs pourpres ; il en était sur. Il suivait donc Ku qui devait, estima t-il, s’être mis à suivre la cible. Il arriva alors devant une taverne avant de se rendre compte qu’il avait de nouveau changé de quartier ; cette fois ‘était un quartier pauvre. Son oiseau se percha à sr son épaule et émis quelques croassements. Un large sourire se dessina sur le visage de Kratos, la cible avait été repérée.

Il pénétra donc dans la taverne avec calme. L’odeur du tabac, de l’alcool et de la nourriture bas de gamme agressèrent ses narines. Pourquoi fallait-il que les seconds couteaux aient toujours aussi mauvais gout ? il se dirigea alors au comptoir et commanda une bière avant d’aller s’asseoir en face de son homme. Celui-ci n’était d’ailleurs pas très discret et le fait de porter une capuche le rendait encore plus louche. Il fit signe de sa bière à l’homme et lorsqu’il fut sur que son attention était dirigée vers lui il se mit à parler


« Alors ? Le travail a été fait correctement ?
-Pas aussi bien que prévu, la catin à l’arc était passée avant moi ; de plus, j’ai du tuer un serviteur. J’assume entièrement mes erreurs et je suis prêt à en subir les conséquences.
-Ne te tracasse pas trop pour ça, suis moi dehors j’ai une proposition à te faire. »

Il se leva alors et fit signe à l’homme de la suivre, ce que celui-ci fit sans aucunes hésitations. Décidemment, les sous-fifres étaient profondément stupides. Ce dernier le suivait sans faire d’histoire, le prenant pour une autre personne. Il l’amena dans une ruelle sombre et non fréquenté ; avant que l’homme ne puisse réagir, il le plaqua au mur et sortit sa dague. Avec brusquerie il lui mit deux doigts dans la bouche et en sortit une capsule de poison prête à l’emploi.

Le premier coup partit au visage et il lui trancha l’arcade gauche. Ce fut ensuite un coup de poing qui vint se loger dans le plexus du second couteau et pour finir, ce fut un coup de genou dans les côtes. L’homme n’avait pas put bouger d’un poile et n’avait pas eu le temps de comprendre ce qui se passait que déjà il était à terre.


« Maintenant je vais être clair. Je n’appartiens pas aux crocs pourpres, je veux savoir ou est votre chef.
-Va chier !
-Si tu le prends comme ça… »

Il lui balança avec violence un coup de pied dans les côtes et ensuite lui écrasa du talon la main qui s’était dirigé ver une dague. Un sinistre craquement retentit alors et l’homme laissa échapper un grognement avant de rouler sur le dos. Hors de question de le laisser se suicider ou de se faire blesser.

« Cette fois je vais être clair, tu n’as pas le choix. Et n’espère pas y échapper, pour l’instant personne n’a put me résister.
-Je ne dirais rien, plutôt mourir !
-Mais c’est ce qui va t’arriver, après cela serra plus ou moins douloureux… »

Il prit alors l’homme par les cheveux et l’emmena au plus profond de la ruelle, pénétrant dans une baraque abandonné.

**

« Il y a deux méthode de torture pour faire parler un homme…
-physique et mentale
-Exact ; mais sache que le résultat obtenu lorsque les deux sont mélangée est généralement bien plus sur…


**

Lorsqu’il en ressortit, il s’essuya les mains sur son pantalon et jeta un regard désabusé sur le corps inerte qui jonchait le sol. La majorité des articulations avait été déboité, un œil manquait ; la surface de tout un bras était exempt de peau à présent et un pied été à la limite de s’arracher et n’était plus retenu que per un lambeau de chair. Il adressa un sourire sarcastique à l’homme qui agonisait mais ne pouvait produire aucun son à cause de ses cordes vocales qui avaient étés sectionnées et la langue coupé. L’homme avait été particulièrement résistant, il lui avait bien fallu trois heure et une patience exacerbée pour maintenir l’homme en vie jusqu’à ce qu’il parle. Maintenant il savait ou aller ; il n’était pas pressé et comptait arriver dans le repère des crocs pourpres à la nuit tombée. Il fit un grand sourire au semblant d’être humain qui restait à partit, il n’allait pas lui faire le plaisir de l’achever…

Il avait réussi à pénétrer dans l’antre de ses ennemis sans difficultés et ne s’était toujours pas fait repérer ; il avait déjà tué une dizaine d’homme lorsqu’il pénétra dans la salle de réunion. Il eu alors une mauvaise surprise et un couteau se ficha directement dans sa cuisse ; il avait été repéré. Jetant un regard à la pièce, il vit une dizaine de personnes. Un homme trônant au centre, encadré par deux guerriers aux larges épées plus qu’impressionnantes, les sept autres personnes devaient être les membres les plus éminents. Malgré la douleur il réussi à esquiver les sept couteaux qui volèrent dans sa direction et en jeta un. Il fit mouche et un homme tomba, un couteau dans la tète. N’attendant pas, il bondit et sortit une de ses dagues, égorgeant un autre assassin. Plus que huit. Mais sa jambe lui fit défaut et il tomba à terre. Il reçu alors un coup à la tète et perdit immédiatement connaissance.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, un visage familier lui faisait face ; un garçon qu’il avait lui-même formé à l’époque ou il était encore noble. Un sourire se dessina sur son visage. Le petit tueur de l’époque avait bien grandit et était devenu un homme dangereux…


« Aspar… Tu a bien grandis je dois avouer.
-Oui, j’ai pris en compte tout ce que tu m’as enseigné ; je désespérais d’ailleurs de te revoir un jour, j’attendais nos retrouvailles avec impatience…
-Ah ? Que dois-je en conclure ? TU veux quelque chose bien sur…
-Je te veux toi ; toi qui a été mon maitre. »

Kratos éclata de rire ; alors comme ça, le jeune homme de seulement deux ans plus jeune le considérait comme son maitre ? Quelle ironie.

« Moi ? Ton maitre ? Excuse-moi mais tu y vas fort… J’avais besoin d’hommes surs, et tu en faisais partit. Je n’ai jamais eu la capacité d’être un maitre, tout au plus t’expliquer certain trucs. Quand à ton désir, oubli le. Je n’ai pas de seigneur, pas de chef. Je travail pour mon propre compte et bientôt je vais arrêter l’assassina…
-Toi arrêter ? Laisse moi rire, tu es un tueur né, tuer est le sens de son existence. Il n’y a qu’un seul moyen pour que tu arrête l’assassina… Mourir toi-même. »

La situation tournait mal, très mal. S’il ne faisait rien il mourrait à coup sur. Et il ne pouvait rien faire, un homme le maintenait à chaque membre et les deux guerriers avaient leurs épées prêtes à s’abattre sur lui. Ba, l’heure était peut-être venue après tout. Non ! Il ne pouvait mourir ! Pas maintenant !

« Alors je crois que je suis condamné au vue de la situation, je ne travaillerais jamais pour toi.
-En effet, c’est vraiment dommage mais je n’ai pas le choix.
-Mais je te promets une petite surprise…
-je l’attends avec impatience alors. »

Aspar et Kratos souriaient, le même sourire et pour les mêmes raisons, l’idée d’être confronté à la mort. Aspar fit alors un signe de tête à un de ses gardes du corps. Avant qu’il ne s’en rende compte, la lourde lame était déjà en travers du corps de Kratos. Il n’aurait jamais crut qu’il ne puisse ressentir de douleur. Et pourtant, son corps venait d’être transpercé, laissant le sang couler abondamment mais la douleur était absente. Les hommes la lâchèrent et il s’effondra au sol, l’épée toujours en travers du corps. Et lentement, la vie commençait à quitter son corps, il ne sentait plus que la morsure glacé du sol, le même froid qu’autrefois…

*Alors je vais mourir comme ça ? C’est vraiment stupide…
-Non ! C’est ridicule ! La mort ne peut pas encore me prendre.
-Si, l’assassin est mort aujourd’hui, c’est fini…
-Mais je ne suis pas l’assassin, rappel toi ces heures passée à l’épée, toute ces heures à manier l’épée, ce plaisir !
-Je n’ai jamais aimé utiliser l’épée, ça ne sert à rien…
-Mais moi si ! Cette sensation de force, de noblesse !
-Les poisons sont plus intéressants…
-Et moins noble !
-Mais toi ? Qui est tu ? Le dragon ? OU suis-je le dragon ?
-Je suis celui qui prend plaisir au combat mais pas à la mort ; je suis celui qui sème la mort pour le plaisir ; je suis celui que la violence excite ; je suis celui qui fait preuve de noblesse ; je suis…
-Foutu dragons. J’étais donc bien la part humaine. Je te laisse la place alors, amuse toi…*

Un rire sonore s’échappa du corps de Kratos tandis que celui-ci se relevait, retirant la lourde claymore de son corps. Il y eu un bruit de succion et trois hommes s’effondrèrent au sol. D’un même mouvement, il avait sortit l’épée de son corps et tranché les trois hommes les plus proches dont le guerrier qui n’avait plus d’épée. Ne laissant pas aux autres le temps de réagir il exécuta un rapide mouvement circulaire de l’épée et fit un pas en avant tuant trois autres hommes sur le coup. Il ne restait plus qu’Aspar et son dernier garde du corps. Il fonça sur le guerrier qui esquiva sans problème sa charge. Kratos fit alors tournoyer l’épée et s’abaissant trancha la jambe droite du guerrier qu’i s’effondra au sol déséquilibré par la perte d’un de ses membres. D’un rapide moulinet du poignet, il décapita l’homme et se dirigea alors vers Aspar qui s’était reculé loin de lui.

« Voila ma surprise, j’ai aussi passé toutes mes année à m’entrainer à l’épée avec divers maitres d’arme afin de pouvoir me faire passer pour un épéiste. Et même si ma maitrise de l’épée n’égale pas celle des dagues, je ne pense pas que je risque quelque chose face à un assassin à présent. Quand au fait que je sois toujours en vie, je ne sais pas comment cela se fait alors ne te fatigue pas. Ton parcourt s’arrête là.
-Non pitié ! Laisse moi vivre je t’en supplie, je ne t’ai jamais trahis, j’ai à peine réussi à fuir le château le soir ou ça a eu lieu.
-je sais très bien, mais là, à l’instant tu allais me tuer… »

Le jeune homme s’était jeté à genou et l’avait supplié. Kratos n’en avait cure et la miséricorde n’était pas de mise avec les lâches tels que lui. Il le décapita sans autre forme de procès. Prenant la tête il ouvrit alors les volets de la seule fenêtre et après avoir ramassé un fourreau pour sa nouvelle épée il sauta. Et il se rendit compte qu’il était au troisième étage. Une fois arrivé au sol, il sentit ses tibia craquer sous la choque et glissant s’écrasa face contre terre, s’éclatant mâchoire, nez et front. Ainsi il allait vraiment mourir cette fois ? Et d’une façon aussi ridicule ? Après tout vue ou il en était ; il ferma alors les yeux après s’être aperçu qu’il faisait encore jour. Peut-être que quelqu’un passerait…

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il faisait noir ; une musique douce emplissait l’air. Il était mort c’était la seule solution pour qu’il se sente aussi bien. Une lumière apparue alors et une jeune fille tenant une bougie apparue dans l’embrasure d’une porte. Non, même si le visage qu’il avait en face de lui était digne du plus beau des anges, il ne pouvait-être mort.


« Oh ! Je suis désolée si je vous ai réveillé ; vous allez mieux ? Lorsque je vous ai retrouvé dans cette rue avec une épée dans une main et une tète dans l’autre… »

*Je passe trop de temps dans le comma…*

« J’imagine que vous avez du vous imaginer bien des choses à mon sujet alors.
-Vous savez, dans cette ville on est habitué à voir bine des choses étranges, et puis vous n’avez pas l’air de quelqu’un de mauvais.
-Méfiez vous des apparences, même avec mon visage d’ange et me cheveux aussi blanc que neige… »

La jeune fille éclata alors de rire. Qu’avait-il dit de si drôle que ça ? Il se sentait quelque peu vexé. Lui ? Vexé ?

« Pourquoi vous rigolez ? Je n’ai rien dit de drôle !
-Si !, vous avec votre histoire de cheveux blanc ! Alors que vous les avez n’un noir tirant au violet…
-Moi ? Noir tirant au violet ? Vous plaisantez !
-Si ! Regardez-vous ! »

Elle lui désigna alors un miroir et lorsqu’il s’y regarda faillit s’étouffer. Sa peau était d’une blancheur nacrée, ses cheveux de l’étrange couleur que lui avait dite la jeune fille. Il ressemblait à son père si ce n’était que ses trait de visage étaient restés inchangés…


"Les Dieux jouent avec les Hommes.
Moi, je me joue des Dieux."
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:14

[Quartiers pauvres d’Ameru.
- Aux alentours de la maison du seul survivant et témoin de la Lame Fantôme]



*Grr… Non, mais sérieux, pour qui il se prend ce vieux barge ?! Je l’aide à rafistoler sa maudite piaule et c’est comme ça qu’il me remercie ? Si j’avais su, j’lui aurai fait bouffer sa porte, ça aurait été plus rapide !*

Une fois n’est pas coutume, la jeune fille retrouva son éternel air bougon sur son visage où l’on pouvait clairement y lire sa frustration du moment…
Et une fois encore, elle se retrouvait à vagabonder dans les sombres ruelles des quartiers pauvres de la ville…
Retour à la case départ donc : la situation n’avait pas avancé d’un pouce. Ah si, il y avait bien une différence par rapport à tout à l’heure : Lain venait de détruire toutes ses chances d’avoir les informations tant espérées sur la Lame Fantôme avec le vent royal qu’elle s’était prise.
Le manchot ne devait certainement pas être très bavard en temps normal, alors lorsqu’on débarquait chez lui en défonçant sa porte… n’en parlons même pas.
La bretteuse l’avait pourtant charitablement aidé à remettre sa porte en place, dans l’espoir qu’il se montrerait plus coopératif. Mais, loin de le devenir, bien au contraire, il s’était tout de suite empressé de se débarrasser d’elle ; la renvoyant bouler sans même la remercier ! (Lain omettait le fait que c’était elle la principale responsable de tout ce bordel..)
Et la jeune fille devait bien admettre que ça ne servait à rien d’insister, elle ne réussirait pas à le faire parler – du moins, pas sans violence, et elle rechignait quand même à taper sur les vieux, qui plus est infirme -. Autant chercher ailleurs.
Alors oui, pour le coup, elle se sentait vraiment arnaquée.

Lain ne savait plus vraiment où aller, il semblerait que ce ne soit pas le meilleur endroit pour avoir des informations sur la Lame Fantôme…
Finalement, elle décida de retourner à la taverne de tout à l’heure, même si ça ne s’était révélé d’aucune utilité. Elle arriverait bien à faire parler deux ou trois personnes avec quelques tournées… Du moins, elle l’espérait. La bretteuse rechignait à dépenser ses sous pour si peu, mais il fallait bien avouer qu’elle n’avait plus le choix. Soupirant rien qu’à l’idée de voir disparaître en moins de temps qu’il n’en faut cet argent si durement gagné – voyager avec un assassin qui vous empoisonne la vie, au sens littéral du terme, avait de bons côtés parfois -, la jeune fille sortit de ses pensées lorsqu’elle croisa un petit groupe de personnes richement vêtues qui ne devaient pas dépasser son âge. Leur attitude était celle des hommes riches, puant l’orgueil à des mètres à la ronde et ne se souciant que de leur propre petite personne. Sûrement des fils de riches marchands venus passer du bon temps par ici…
Un autre détail capta son attention, un garçon qui ne devait même pas avoir 10 ans les regardait avidement. Les personnes concernées ne semblaient pas l’avoir vu. Non, elles étaient bien trop occupées avec leur conversation de pacotille sur la météo du jour, ô combien passionnante !
C’est alors que sans crier gare, le jeune garçon s’avança vers eux et fit mine de les bousculer.
Lain soupira à ce spectacle, à son âge, elle avait dû être un aussi piètre voleur que lui.

Tournant à l’angle de la rue, elle se remit à la recherche de la taverne de tout à l’heure.. Mais après 10mn, la bretteuse se retrouva toujours bredouille, elle aurait pourtant juré que le bâtiment se trouvait ici..
Décidant de rebrousser le chemin, elle termina dans la ruelle de tout à l’heure et ralentit l’allure lorsqu’elle vit le même petit groupe de personnes qu’elle avait croisé auparavant.
La vue de ces quatre personnes ne devant pas dépasser son âge et du gamin par terre qui se prenait des coups de pied de leur part la révoltait. A voir son état, Lain jura que ça faisait déjà un p’tit moment que cela durait…
Tout d’un coup l’image d’un autre gamin lui revint en tête : celui de Daien auquel elle n’avait absolument pas pu être d’une quelconque utilité. Il devait avoir à peu près son âge, et tout comme lui, il n’était pas en position de se défendre. Voleur ou pas, la jeune fille décida de lui venir en aide.

S’approchant d’un pas décidé vers eux, elle tapota à l’épaule de l’un d’entre eux, qui dût baisser les yeux pour voir qui avait osé le déranger alors qu’il était si occupé. Après un bref échange qui ne se révéla guère constructif, Lain soupira lorsqu’elle conclut qu’elle n’arriverait pas à les raisonner par de simples paroles. Un poing fusa en direction de sa tête comme pour confirmer ses pensées. La bretteuse esquiva aisément et lui en redonna un dans les côtes. Elle en profita également pour le prendre par le col et l’envoyer sans cérémonie sur son copain qui voulait suivre son exemple.
Avant que les deux autres ne se servent de leur dague, Lain avait déjà sorti Coronach de son fourreau et par une brève torsion de lame, fit voler une d’entre elle dans les airs. Tandis que celui qui venait d’être désarmé se frottait sa main rougie par le plat de l’épée de la bretteuse, elle s’adressa aux autres :


- Rangez moi vos armes, vous allez vous faire mal pour rien…
[color=#33ccff]- Ah oui vraiment ? Et qu’est ce que tu penses pouvoir faire contre nous ?[color]

La jeune fille fit mine de réfléchir quelques instants et reprit avec un sourire au coin qui en disait long et n’avait absolument rien d’engageant :

- Eh bien, la prochaine fois ce ne sera pas seulement vos dagues qui voleront, il se pourrait aussi qu’une ou deux mains passent par inadvertance sous ma lame… Une préférence du côté peut-être ? Et je ne plaisante pas, j’suis vraiment pas d’humeur aujourd’hui.
-..Bon, on y va, cette fille est complètement cinglée.. De toute façon l’autre a eu son compte.
- C’est ça, et n’oublie pas de dire à tout le monde qu’une « cinglée » a bien été généreuse de te laisser la vie sauve ! répliqua-t-elle sur un ton ironique.

Détalant sans faire d’autre histoire, ils la laissèrent avec le petit voleur de tout à l’heure. Et rangeant son épée dans son fourreau, Lain s’accroupit à la hauteur du garçon afin d’inspecter les dégâts. Vêtus de simple guenilles en guise de vêtements, le sang coagulait avec la crasse qui recouvrait sa peau. A part des bleus et de légères entailles, il n’avait apparemment rien de cassé, à son grand soulagement.


- Bon petit, j’veux pas dire mais t’es un aussi bon voleur que moi à ton âge… Et crois moi, c’est loin d’être un compliment. Alors crois-en mon expérience, tu n’as pas le talent pour ce genre de choses. Si tu continues comme ça, tu finiras au bout d’une corde avant même d’avoir douze ans… Ou pire, mourir piétiné par des bouseux comme ceux de tout à l’heure.. Trouve-toi une autre voie si tu veux mon avis.

Le petit en question ne trouva rien d’autre à dire et se contenta simplement d’hocher la tête.
Lain l’aida à se relever sous le regard suspect de quelques passants, lorsque tout d’un coup, un homme accourut vers eux en criant le nom de Limm. Un vague air de ressemblance avec le petit voleur, l’homme aux cheveux brins en bataille et aux habits simples se précipita sur lui, le prenant par les épaules. Dans sa hâte, il n’avait pas même pas fait attention à la bretteuse se trouvant à côté.


- Bon dieu, Limm, dans quel pétrin tu t’es encore fourré cette fois ? Bon viens, rentrons, il va bientôt faire nuit.
- C’est votre fils ?
- Hm ? Euh oui.. Et vous êtes ?
- Une simple passante qui n’a pas supporté de voir Limm se faire massacrer par une bande de petits bourgeois qu’il venait de voler.
- Ah.. Eh bien merci de l’avoir aidé dans ce cas. Je doute de pouvoir vous rembourser un jour, mais si je peux faire quoique ce soit pour vous, je le ferai.
- Dans ce cas, est ce que vous pourriez m’indiquer où je pourrai trouver l’auberge du Nain Joyeux ? Il semblerait que je me sois perdue…
- Bien sûr, je vais vous y accompagner... A vrai dire, vous n’êtes pas du tout dans la bonne direction là.

La bretteuse emboita donc le pas au père qui se prénommait Logan, Limm sur leurs talons. Au bout d’un moment, et décidant de briser le silence qui commençait à se faire pesant sur le trajet, Lain demanda d’un ton neutre :

- Est-ce qu’il fait souvent ça votre fils ?
- Quoi donc ?
- Bah.. euh, voler..
- …
- Désolée, je ne voulais pas..
- Malheureusement oui, Limm vole de plus en plus depuis quelques temps.. Depuis que j’ai perdu mon travail aux docks en fait.
[color=#cc0000]- Je vois… Ici ce n’est pas vraiment le bon quartier pour en trouver un autre.
- Je sais, j’étais juste de passage pour aller voir un vieil ami, et de toute façon, qu’est ce qui vous amène par ici vous aussi ?
- J’espérais glaner quelques informations sur la Lame Fantôme – vous savez l’une des primes qui rapporte un max ! -, mais j’ai cherché au mauvais endroit apparemment… Hm ? Qu’y a-t-il ?

Lain s’était interrompue en voyant la mine assombrie qu’arborait Logan, le père de Limm. Il s’était arrêté à un carrefour et jetait à présent un regard grave sur la jeune fille.

- J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas… ?
- Si vous voulez des primes, prenez en une autre que la Lame Fantôme, vous n’y trouverez que la mort.
- Vous savez quelque chose à ce sujet ?!
- Bien sûr que je sais quelque chose… Tout le monde est courant que la première attaque de la Lame Fantôme a eu lieu dans les docks. J’étais pas loin à ce moment là… M’enfin de toute façon, laissez tomber, vous ne ferez pas le poids face à lui. Même la garde de nuit n’a pas réussi, alors une fillette comme vous ce n’est même pas la peine d’essayer.
- Eh bien la fillette a p’tetre plus de ressources que vous ne le croyez ! Et je fais ce qu’il me plait de toute façon ! Vous vouliez savoir comment me rembourser d’avoir sauvé votre fils ? Eh bien dites moi juste tout ce qu’il y a à savoir sur lui, je m’en contenterai.
- … On pourra pas dire que je ne vous ai pas prévenu. Venez, je vous raconterai en marchant. Je pense que mon ami Isaac serait plus à même de vous en parler, c’est le seul à l’avoir véritablement vu après tout. Il habite pas loin d’ici et..
- Si vous parlez d’un vieux sénile qui met à la porte des jeunes filles voulant simplement discuter, c’est pas la peine, je l’ai déjà vu, merci. Un résumé devrait me suffire je pense.
- Ne soyez pas trop dure avec Isaac, si vous saviez ce qu’il a enduré.. Tous les gens de la ville le prennent pour un fou, je pense qu’il est encore sous le choc de son agression. Mon avis est partagé sur la question, peut-être parce que j’étais son ami autrefois. Je l’avais même vu quitter la taverne avec Gram, après une bonne soirée comme il n’y en a plus eu depuis un moment maintenant.. *soupir* Et après cela, ils se sont faits tous les deux attaquer par celui que l’on appelle désormais « la lame fantôme ». Isaac a eu la chance de n’avoir perdu qu’un bras, alors que le corps de Gram est toujours introuvable depuis. Le pire dans tout ça, c’est que cette pourriture d’assassin ne s’est pas arrêté là, le même soir, il a tué -non massacré serait le terme le plus exact- toute une troupe de gardes à lui seul…

S’arrêtant quelques instants, il avait le regard au loin, et la voix soudainement rauque sous le poids de l’émotion. Le poing serré à s’en faire mal les jointures, il semblait en proie à une profonde douleur qui ne laissa pas Lain indifférente.

- Mon fils ainé faisait parti de l’un d’eux. Et lorsque je l’ai retrouvé, il n’était plus qu’un.. un.. Ce n’était vraiment pas beau à voir, vous savez ? Le genre d’image que l’on a dû mal à s’enlever de la tête même après des mois.. Il avait le double de votre carrure, peut-être à peu près votre âge. Alors si je dis que vous ne pourrez rien contre cette ordure qui a tué mon fils, c’est que c’est vrai.
- Je suis désolée pour toutes ces personnes et encore plus pour votre fils. Raison de plus pour que quelqu’un s’occupe de ce bâtard vous ne croyez pas ? Si cette Lame Fantôme avait vraiment ma peau, eh bien ça voudrait tout simplement dire que j’étais trop faible… Et si c’était vraiment le cas, je ne pourrai pas réaliser mon rêve le plus cher. Et puis c’est une belle mort que celle de tomber au combat face à un adversaire de taille non ?
- Vous êtes peut-être aussi folle qu’Isaac à vous entendre.. D’ailleurs, si on le prend pour un fou, c’est qu’Isaac n’a cessé de répéter des histoires d’épées volantes et de Gram qui se serait tout d’un coup converti en as de l’épée…
- Alors ça serait Gram cette fameuse lame fantôme ? Pourquoi aurait-il blessé son ami ?
- Sérieusement, j’en doute, même si j’apprécie beaucoup Isaac. Il n’a jamais pris des cours d’escrime à ce que je sache, non, de toute façon on était bien trop occupé sur les docks. Et surtout, le Gram que je connais n’aurait jamais tué autant de personnes sans raison comme cela. Alors je préfère croire qu’Isaac s’est trompé. Mais je vous laisse en décider toute seule, on arrive bientôt chez lui.. Mais que faites-vous ? Pourquoi me donnez-vous ça ?
- Je sais.. Mais j’ai pas très envie de voir ce vieux sénile tout compte fait. Et prenez cette bourse je n’en ai pas besoin, avec la prime de La Lame Fantôme je serai bientôt plus riche que vous ne le pensez ! Merci pour tout et prenez bien soin de Limm ! – Que je ne le revois pas voler ou j’vous jure que j’lui apprendrai les bonnes manières moi ! >< -

Quasiment arrivés à la maison qu’elle venait de quitter quelques heures plus tôt, Lain s’était empressé de se débarrasser de sa bourse en la fourrant dans les mains de Logan. Et sans plus d’explications, elle les laissa là, bouche bée, avant qu’ils n’aient pu dire quoique ce soit. La jeune fille courut vers les docks tandis que le soleil déclinait à l’horizon. Elle courrait comme pour éviter d’avoir à regretter son geste – toutes ses économies y étaient passées -, mais surtout, elle courrait à la rencontre de cette Lame Fantôme.
Bien déterminée à lui faire payer pour tout ce qu’elle venait d’entendre.

Oui, car plus que la grosse prime à la clé, désormais Lain voulait lui faire regretter d’avoir massacré des innocents…

________________________

Il faisait quasiment nuit lorsqu’elle atteignit enfin les docks.
La bretteuse avait mal aux pieds et se sentait affamée, normal lorsqu’on savait qu’elle s’était tapée trois jours de voyage à cheval et avec un compagnon tyrannique pour couronner le tout…
Tandis que la plupart des gens rentraient chez eux après une dure journée de labeur, elle, attendait.

On sentait bien que tout le monde se pressait de rentrer chez soi, qu’après une certaine heure, un certain malaise se faisait sentir… Voici donc le résultat de ces meurtres mystérieux qui touchaient de plein fouet Ameru ?

Lain n’avait aucune garanti de retrouver la Lame Fantôme ici. Après tout, s’il avait déjà sévi dans les environs, il était peu probable qu’il y revienne ici. Mais le fait qui la choquait était qu’il n’avait pas hésité à attaquer son ami et tuer sans aucune raison apparente…
La jeune fille secoua vainement la tête. Voilà qu’elle se mettait à croire cet Isaac maintenant ? Au souvenir de l’infirme à qui elle avait démoli la porte, elle regretta un peu son geste.
Alors que les rues se vidèrent peu à peu, la bretteuse trouva un petit muret où elle s’y percha afin de les regarder un par un partir. Jusqu’à ce qu’elle ne soit plus la seule.

Enfin, c’est ce qu’elle croyait.

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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:21

La ruelle de droite,
Tout droit,
On bouscule le passant sans s’excuser,
On continue à courir comme un dératé,
La ruelle de droite,
Puis de gauche,
On renverse un stand de fruit garé en plein milieu de l’allée,
Encore tout droit.

Ça faisait un moment que Talaos suivait cette archère posté sur les toits, mais force est de constaté que suivre quelqu’un en hauteur n’était pas une tache facile. A l’endroit ou elle se trouvait, les maisons était très proche l’une de l’autre, et il était vrai que sauter d’un toi à l’autre ne devait pas être difficile à moins d’être un manchot.
Le pauvre lancier, ne savait encore trop quoi faire. que faire lorsqu’il l’aurait retrouvé. Il voulait sa prime, mais en même temps, cette femme attirait sa curiosité, lui soulevant pas mal de questions de sa tête, mais alors même que Talaos poursuivait cette femme, le soleil commençait à décliner à l’horizon, et dans le noir, il était sur qu’il serait impossible pour lui de la rattraper, d’autant plus qu’elle semblait connaitre la ville comme sa poche.

Finalement, alors même que Talaos cherchait un moyen de rejoindre les toits, l’archère se laissa tomber du haut de ceux-ci, et tomba dans une petite ruelle déjà bien assombrit par le coucher de soleil qui n’éclairait plus ces lieux.
Le lancier embraya le pas dans cette rue, bien décidé à ne pas la perdre de vue, mais alors qu’il arriva au croisement ou normalement la femme aux longs cheveux devait avoir atterri, ce fut vide, le néant, rien. Plus aucune trace d’elle,

*c’est pas possible, elle à pas pu s’évaporer comme ça !*

Regardant les alentours, on ne pouvait vraiment rien voir dans cette ruelle miteuse, d’ailleurs, le lancier s’étala plusieurs fois au sol après avoir trébuché sur quelques choses qu’il n’arrivait pas à identifier. Il commença donc à inspecter la ruelle au peigne fin, enfin, un peigne fin auquel il manque la moitié de ces barres, cette noirceur était un vrai problème et il commençait déjà à penser qu’il n’arriverait à rien. Sans doute n’avait-il pas tord, sans doute l’archère avait vraiment réussi à filer du quartier…
Finalement, il fut interrompu après deux petites minutes de fouilles,
Quelques chose de pointu, et froid, touchait son cou, c’était pas dur a deviner, L’archère était derrière lui, prête a le poignarder avec une de ces flèches, elle avait réussi a ce camoufler dans l’ombre et avait attendu le moment opportun pour s’occuper de celui qui la pourchassait.
Talaos c’était fait avoir comme un débutant, il était n’avait même pas vu le piège qu’elle lui avait tendu et il avait marché en plein dedans… il allait devoir faire avec sa position inconfortable, au moins pour essayer de rester en vie.


-Qui es-tu ? Que me veux-tu
-Je... tenais juste à vous remercier pour ce que vous avez fait plus tôt
-En me poursuivant pendant dix bonnes minutes ?
-Je suis plutôt persévérant c’est vrai
-Arrête un peu de mentir ! T’est un mercenaire qui a été engager par ce gros porc et maintenant qu’il est mort tu essaye d’avoir la prime !
-Bon, je suis vraiment nul pour cacher mes intention on dirait… par contre, évite de dire que j’ai été engagé par un type comme lui, sa me donne la nausée rien qu’a entendre ça, je préférerais encore crever que d’aider des gens comme eux,
-j’ai rien qui me le prouve, vous autres, les mercenaires, vous n’êtes que des gens assoiffer de sang qui tue pour de l’argent !
-Alors ce n’est pas l’argent qui t’intéresse…
-Pardon ?
-Non, je réfléchissais a toute cette histoire, sa me faisait pensé a un vieux conte de voleur volant les riches pour le distribuer au pauvre, un truc dans le genre. Hors, la, les deux choses qui change tout, c’est que tu n’en veux pas après leurs argent, et que tu les tues… vengeance personnel ?
-Sa ne te regarde pas
-Bien sur que sa ne me regarde pas, mais en même temps, si j’ai accepté cette prime, j’ai bien le droit de m’offrir quelques curiosités. Et on est quand même en droit de ce demander pourquoi une jolie dame tue des nobles à longueur de temps, comment elle a obtenu ces flèches si mystérieuse… sans compté sur le fait que c’est pas la ville la moins gardé du monde…on peut aussi prendre le fait que les nobles sont de plus en plus sur leur garde et que…
-Chut !


L’archère mis fin a la discussion d’un seul coup. Talaos ne comprenait pas trop au départ, puis ce fut plus clair lorsqu’il entendit des bruits de pas métalliques. Des soldats commençaient à affluer dans la ruelle et à fouiller ce qui était visible. L’archère s’enfonça dans le renfoncement sombre et elle y traina le lancier de force, n’hésitant pas a ce coller a lui, afin d’être le plus discret possible…

Difficile d’expliquer la situation, d’un coté, les gardes cherchant une femme dans le noir de la ruelle, un vagabond menacé d’une flèche qui n’hésiterait surement pas à se planter dans son cou si il venait a faire le moindre petit truc bruyant, mais en même temps, avec son épaule qui collait les deux généreux ballons de la demoiselle… on pouvait comiquement décrire le moment comme « un moment de bonheur dans une situation périlleuse ».


-C’est pas la peine, les gars, elle a du foutre le camp… venez, faut revenir à la caserne, la nuit va tomber et quand elle sera la, je ne veux pas être dehors…

C’est au moment ou le garde prononça ces mot que le lancier eu une petite pensée pour la petite épéiste qui c’était emparer de l’affiche de la lame fantôme un peu avant.

*j’espère pour elle qu’elle va s’en tirer…*

Puis finalement, il revint à la dure réalité qu’il était toujours dans le pétrin, lui collé à sa blondasse gonflée.


-Hum…bouge… tu m’étouffes la…

Comprenant vite le sens de la phrase, le lancier s’avança dans la ruelle, affichant une tète un peu gênée. Il était encore et toujours suivit par cette flèche qui lui chatouillait le cou…

-Bon ? Tu va me trainer comme ça dans toute la ville ou tu comptes en finir avec moi ?

*La soirée, risque d’être longue*
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:22

"Dans les silences, on peut dire tant de choses …"

_____ Silencieuse était la nuit dans les docks qui auraient dû grouiller d’activité en temps normal. Toute la ville sommeillait … tout du moins en apparence.

Une épaisse brume venue de la mer avait commencé à engloutir peu à peu le port, et bientôt Ameru toute entière. Cette ville de Begnion n’était jamais au repos, et pourtant… Pas un chat dans les rues, pas même un son pour briser ce silence oppressant. Les bruits habituels de la nuit étaient même étouffés par la brume presque impénétrable qui envahissait la ville. Tout semblait plus calme, moins strident qu’à l’habitude, comme si Ameru était en paix avec elle-même.

_____ Mais ce n’était qu’une vulgaire façade.

En vérité, tous les habitants cloitrés chez eux, n’espéraient qu’une chose : que cette nuit annonciatrice de chaos se termine au plus vite, laissant derrière elle des cadavres qu’on aurait vite fait d’envoyer avec tous les autres trouvés un peu plus tôt.



_____ Lain s’immobilisa sur place et se colla contre le mur d’une maison lorsqu’elle entendit des bruits de pas étouffés sur le pavé passer non loin d’elle. Sa main effleura déjà la garde de Coronach et avait à moitié sorti la lame de son fourreau lorsqu’ils passèrent près d’elle.
La bretteuse fit de son mieux pour maitriser sa respiration - pourtant saccadée après de bonnes minutes de course - afin qu’elle ne trahisse pas sa présence. Et ce n’est finalement qu’au bout de quelques minutes qu’elle put se permettre de lâcher un léger soupir de soulagement, lorsqu’elle se fut préalablement assurée que tout danger était désormais écarté.
La jeune fille bénit, pour une fois, le coup du sort et passa la main dans ses cheveux rouges sang trempés par la brume. Si ce brouillard n’avait pas changé chaque rue en passage étroit et sombre, ces foutus gardes lui seraient encore tombés dessus.

_____ Ces derniers l’avaient interpellée quelques instants auparavant, lorsqu’ils l’avaient aperçue sur son muret. Sûrement l’avaient-ils trouvé louche à rester là, attendant on ne sait quoi, alors que toute personne sensée aurait pris soin de ne pas se risquer à sortir la nuit ces derniers temps...
Quoiqu’il en soit, à leur vue, Lain ne cacha pas sa joie de tomber nez à nez avec des gardes de Begnion et détala aussitôt dans les ruelles sombres de la ville.

_____ Cette épaisse purée blanche qui recouvrait Ameru lui avait peut-être évité des ennuis avec ces gardes… Mais comment allait-elle faire pour pister la Lame Fantôme maintenant ?! Pire encore, la voilà on ne sait où, perdue dans ce dédale de rues transformées en labyrinthe pour ce soir. Déjà qu’en temps normal c’était un vrai casse tête pour s’y retrouver, avec tout ce brouillard et la nuit qui plus est, c’était même pas la peine d’essayer…

_____ Lain jura tout bas et maudit encore une fois Kratos de l’avoir amené ici mais surtout de l’avoir laissé toute seule. Il aurait quand même bien été utile par ce temps de chien, ne serait ce que pour se repérer un minimum. En espérant que ce foutu assassin de malheur en bave bien avec toute sa joyeuse compagnie de voleurs. Sans compter l’autre myope ami du rouquin à fanfreluches et l’amateur de robe qui avaient aussi l’air intéressé par les primes alléchantes.. Oui, c’était vraiment pas juste qu’elle soit la seule à en baver autant.
Elle décida quand même de continuer à avancer, même si cela devait se faire à l’aveuglette désormais. Rester dans un lieu paumé ne lui servirait pas à grand-chose… Il fallait qu’elle revienne aux docks.. ou du moins, qu’elle essaye. Les sens en alerte et le pas léger, la jeune fille s’engouffra un peu plus encore dans les ténèbres de cette nuit sombre et humide.
A peine avait-elle débouché d’une ruelle donnant sur un autre dédale de rue, qu’un bruit que la bretteuse reconnaitrait sans peine se fit entendre : celui de cliquetis de lames. On se battait non loin d’elle. Lain se lança sans hésiter dans cette direction, s’aidant des bruits de combat pour se guider à travers cette brume. Elle déboucha d’une artère et parvint finalement au lieu-dit, mais ce qu’elle vit la consterna.

_____ Ce n’étaient pas tant les cadavres qui gisaient au sol baignant dans une véritable mare de sang qui la choquaient. Ni même l’aspect surnaturel et horrifique que dégageait la scène dans cette véritable brume où les cris des mourants emplissaient l’air.
Non, c’était la véritable boucherie qui se déroulait devant ses yeux qui la cloua littéralement sur place. Des membres à qui l’on ne saurait dire le propriétaire gisaient au sol, plusieurs hommes éventrés, démembrés et même décapités entouraient une silhouette encapuchonnée qui se dressait debout devant ce triste spectacle. Il tenait dans sa main une épée qui brillait d’un étrange halo lumineux. Au vu des morceaux qu’elle put voir, Lain reconnut une petite troupe de soldats, sûrement la même qu’elle avait semé un peu plus tôt.
Il ne restait qu’un seul garde de Begnion. Sérieusement blessé à la tête, dégoulinant de sang, un bras levé pour demander grâce. Il gisait au sol, impuissant et grimaçant de douleur. Il ne pouvait fuir l’individu qui s’avançait d’un pas lent mais assuré vers sa proie. Soudain, l’épée lumineuse s’éleva dans les airs et retomba, tranchant d’un geste net et précis la tête du soldat qui retomba avec un bruit sinistre un peu plus loin. Du sang gicla sur la longue cape miteuse du tueur qui laissa échapper un petit rire bref et fit tomber par la même occasion sa capuche.

_____ Lain ne pouvait détourner les yeux de cette boucherie. La jeune fille était en ce moment même écrasée par une peur terrible, qu’elle n’avait jusqu’alors jamais ressentie. Son instinct lui disait de fuir, qu’elle ne pourrait rien contre lui. Mais ses jambes refusaient de lui obéir.
Elle pouvait affronter toute une armée de sous-humains ou de soldats vétérans, cela ne la dérangeait pas… Mais cet homme … Non, ce n’en était plus un justement.
Ce dernier s’était à présent détourné de son massacre et Lain sentit un choc quand son regard se posa sur elle. Ce n’était en effet pas un homme qu’elle avait en face d’elle. Ou du moins, s’il en avait été un, il avait totalement disparu. C’était maintenant une présence étrangère qui imprégnait cet être.
Elle l’avait donc finalement trouvée … La Lame Fantôme qu’elle cherchait tant.

C’est alors qu’une voix lointaine imprégnée d’une antique majesté mais à vous glacer le sang s’adressa à la bretteuse.


- Qu’attends-tu pour fuir ?

La jeune fille se le demandait bien elle-même. Mais sa peur l’empêcha momentanément de répondre. Devant son silence, il répéta sa question quasiment en criant, avec un masque de rage inhumaine collé sur son visage. Voilà qu’il commençait à venir dans sa direction maintenant…
Rassemblant tout son courage pour affronter cette peur qu’elle n’avait jamais autant ressentie, la jeune fille dégaina Coronach et se mit en position de combat. A cette vue, le possesseur de la Lame Fantôme émit un rire sans joie et avant que Lain n’ait eu le temps de réagir, il se retrouva à ses côtés avec une vitesse surhumaine.


- Dans ce cas meurs.


Stupéfaite, Lain envoya un coup d’épée qui manqua de puissance dans sa direction mais seul le vide rencontra sa lame. Rapide. Il était déjà derrière elle. Et avec autant de facilité qu’il aurait écarté un enfant importun, il envoya valser la jeune fille quelques mètres plus loin. Lain grimaça de douleur lorsqu’elle atterrit rudement et avec fracas sur des caisses en bois et eût un sourire ironique. Le prêtre qui l’avait soigné quelques jours auparavant avait vraiment fait du bon boulot pour ses côtes cassées, et voilà qu’elle aurait sans doute encore besoin de ses services. Titubant et légèrement sonnée, elle cherchait à tâtons son épée qu’elle avait laissé échapper sous le choc.
Mais c’était trop tard. La lame fantôme menaçait déjà sa gorge, laissant juste échapper un mince filet de sang. Avec toute cette brume l'entourant et masquant ses mouvements, on aurait vraiment crû qu'il se téléportait... La jeune fille désarmée et déjà sérieusement amochée par les coups qu’elle venait de subir, ferma alors les yeux, comme si elle se préparait déjà à sa mort prochaine. Sans qu’il le sache, la bretteuse commençait déjà à se concentrer pour lancer « prémonition ».
Puis Lain, la respiration étrangement calme, marmonna tout bas, comme pour elle-même :


- Je ne fuirai pas…
- Que dis-tu ?!
- JE NE FUIRAI PAS ! hurla-t-elle en levant ses yeux d’argent vers la Lame Fantôme, à la fois effrayée et plein de défi.

_____ Avant que la lame ne transperce sa gorge, Lain se baissa. Elle entendit la lame fantôme siffler juste au dessus de sa tête et elle put encore une fois remercier ses réflexes lorsqu’elle roula sur le côté en direction de Coronach. Une lame s’écrasa lourdement sur le sol là où elle se trouvait encore l’instant précédent. Reprenant vivement son épée et se relevant avec autant d’aisance que ses courbatures le lui permirent, elle s’apprêtait déjà à esquiver un coup qui allait venir de droite. Elle le savait désormais.
La jeune fille se décala légèrement, recevant ainsi une légère égratignure au bras, mais assez pour éviter un coup qui aurait pu lui être fatal.
Si la lame fantôme en était étonné, il n’en montra aucun signe mais redoubla davantage d’effort..
Les coups qui auraient dû être mortels ne lui causèrent que des blessures superficielles à de multiples endroits. Après un bref moment d’enchainements rapides de parades et contre attaque elle trouva enfin l’ouverture qu’elle attendait tant. Elle attendit qu’il la frappe de nouveau, esquiva, en s’approchant à la portée de la Lame fantôme et se fendit. Coronach s’enfonça dans le flanc de son adversaire. Lain se recula un instant, hors de portée de son ennemi afin de pouvoir contempler le coup qu’elle n’aurait même pas osé lui infliger.


- Qui que tu sois sale bâtard, je ne te laisserai pas massacrer qui que ce soit sans rien faire ! Allez approche !

_____ Visiblement contente de son acte, la jeune fille s’était même permise cet affront. Mais elle regretta bien vite son geste, lorsque sous ses yeux écarquillés, elle vit la blessure béante qu’elle venait de lui infliger se refermer d’elle-même…
Lâchant un juron, Lain resserra encore plus sa prise sur la garde Coronach, s’apprêtant encore une fois à esquiver une série d’attaques qui, elle le savait, seraient beaucoup plus redoutables que les précédentes.

Voilà pourquoi elle répugnait à se battre contre des entités inhumaines..
Elles ne savaient absolument pas la jouer à la loyale et crever en paix.


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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:23

- …
- …
- …
- … alors quoi ?
- quoi quoi ?
- … euh… tu compte me faire tourner en bourrique longtemps comme sa ?
- explique-toi.
- m’expliquer ? Je suis en train de me balader de nuit dans les ruelles de la ville avec une femme qui me tien en joue avec son arc… prête à tirer…
-… et ?
-et alors j’aimerai bien comprendre ce que tu attends de moi puisqu’a priori, tu ne compte pas me tuer.
-…
-… génial…


Voila ce qui en gros, c’était passé depuis le moment ou Talaos avait sa vie qui ne tenait plus qu’à un fil. La beauté fatale avait l'encombrante lance du pauvre bonhomme attaché dans son dos, et fixait toujours le lancier avec son arc bandé, position sans doute loin d’être confortable, dans le sens propre pour l’archère, ainsi que pour le vagabond dans le sens figuré.
Il réfléchissait, comme à son habitude sur un moyen de pouvoir sortir de cette position de faiblesse, un moyen pour renverser la situation, afin de pouvoir la capturer et gagner un maximum d’argent, il pouvait aussi tenter de la ramener morte, mais cette option n’était pas dans ces habitudes, et il en fit vite abstraction. Que faire alors ? Fuir dans l’ombre de la nuit ? Impossible, d’autant qu’il ne connaissait pas la ville comme sa poche, chose, qui devait être par contre le cas pour l’archère.
Combattre ? La bonne blague… Il se prendra une flèche dans le crane avant même d’avoir eu le temps d’agripper sa lance avec sa main. Il avait beau être agile. Il savait bien qu’elle ne tirait pas comme une débutante.
Seul un événement chanceux pourrai le sauver, mais avec les passages vide et les rue calme, cela risquai d’être encore une fois plutôt difficile.
Finalement, des fort bruits d’épée qui s’entrechoque leur fit marquer un temp d’arrêt,
Un combat semblait engager, quelques par sur les docks, qui devait sans doute se rapporter à l’affaire de la lame fantôme, en tout cas, il y avait plus de chance que sa soit cela plutôt qu’une querelle d’ivrogne.


- encore cette histoire…
- tu penses que c’est…
- sa l’est. Tous les soirs c’est la même chose…
- quelle ville de cinglé…
- hehe… je ne te le fait pas dire…
-… !!!


*bordel je viens juste de me rendre compte que je suis en train de parler avec ma… hey attend une minute…*

- Pourquoi restes tu dans cette ville si tu la déteste autant ?

A l’entente de cette phrase, l’expression de son visage montra vite de la mélancolie. Sans aucun doute que les paroles du lancier lui avait faire ressurgir des souvenir triste… des souvenirs qui devait être la raison qui l’avait poussé à rester ici… sans doute pour accomplir ce qu’elle était en train de faire : tuer.
Talaos l’avait bien compris, et évidement, ne sachant jamais trop quoi dire dans les situations pareilles, il préféra jouer la voie de la facilité.


- Fais comme si je n’avais…
- j’ai été pendant toute mon enfance l’esclave d’un homme riche et puissant. Tous les soirs, il passait son temps à me battre, avant d’abuser de mon corps, voir, même, à le faire partager à ses autre connaissance de pacotille…
-…
-finalement j’ai fini par m’enfuir, et une femme m’a recueilli, une archère.
-sans doute celle qui t’a légué ton arc avec ces fameuse flèche magique.
-Elle… elle m’avait donné une raison de vivre ! une raison de pouvoir laver mon corps de ce qu’il m’avait fait ! Elle m’avait donné un moyen de me venger de ces sales ordures ! et je ne vais pas m’en priver !


La tristesse avait facilement laissé place à de la rage, voila qu’elle genre de femme elle semblait être. Une véritable bombe a retardement qui avait été « crée » par des nobles… encore des nobles… toujours ces foutus nobles !

Grosso modo, Une enragée qui possédant un moyen de tuer son adversaire a distance et d’un seul coup, tant que le projectile touche sa cible.

*Si les déesses existe vraiment… elles doivent se foutre de ma gueule à toujours m’envoyer à l’abattoir*

Sans doute qu’il était proche d’avoir raison, et rien que cette pensée le fit soupirer lourdement.
La vengeance… Face à ça il se trouvait lui-même bien calme, même si il haïssait ardemment le mage qui lui avait fait le magnifique cadeau d’un piège explosif et qu’il savait qu’un jour, il lui rendrai la monnaie de sa pièce, il n’a jamais ce genre de désir de vengeance, qui vous ronge de l’intérieur, ne vous faisant devenir que l’ombre de ce que vous êtes, comme par exemple, une esclave qui deviendrai une archère tueuse de noble. Ho ! quel heureux hasard ! elle ce tenait devant le concerné ! toujours avec son arc banal bien que fort joli, ses cheveux long qui se distinguait malgré la nuit, et ses flèches effrayante, attendant patiemment dans leur carquois d’être utiliser pour tuer, leurs seul but…

Etonnamment, Talaos repris la conversation, il n’en avait pas fortement envie, mais il sentait qu’il devait, et que, peut être ainsi, il arriverait à la percer à jour pour ensuite essayer de la maitriser.


-Je pense que tu fais une erreur
-pardon ?
-je pense que tu n’a aucune raison de rester ici, tout simplement
-Je t’ai déjà dit ma raison !
-c’est pourquoi je te le dis, je pense que tu fait fausse route.
-COMMENT ???
-tu es ici pour la vengeance, tu est ici pour tuer, pour te salir les mains de sang, je ne sais combien de noble tu as pu tuer, mais ceci n’empêchera pas que le mal qu’il t’on infliger est fait et ne pourra être« lavé » comme tu le disais
-peut être ! mais au moins je me sentirait soulagé que ces ordures se fasse bouffer par les asticots dans leurs foutu tombe !
-au prix de sacrifier ta propre vie ?
-que…
-A vouloir continuer dans ton chemin sinueux, tu finiras au bord du gouffre. Mort après mort, ta prime grandi, et elle finira bien par se propager dans tout Criméa et plus tard, dans Tellius, tu seras jugé comme une criminelle et mit au bout d’une corde, et si ce n’est pas les mercenaire qui t’auront tuer d’ici la, en ramenant ta tète comme preuve.
-…je…n’..n’ai pas peur… d…de la mort
-Je ne le crois pas
-…
-je suis pas quelqu’un qui lit facilement dans les gens, sans doute parceque je ne suis pas très sociable… mais je reconnaitre ceux qui n’on plus rien à perdre et ceux qui veulent vivre…
-Je n’ai rien a perdre !!
-mais tu ne veux pas mourir, je l’ai vite compris. Au fond de toi, au fond de ton âme, tu aimes et tu chéri cette liberté que tu a si difficilement gagné, cette sensations de n’être que le maitre de toi-même !
-t…tais-toi…
-Tu aimes cette vie, cette vie que ton maitre ta donné et tu es pourtant en train de partir pour finir dans le désespoir le plus total !
-TAIS-TOI !!!


C’est à ce moment la qu’il y eu le déclic tant attendu, l’occasion rêvé pour le lancier de renverser la situation. A l’instant précis ou l’archère craqua, la flèche fut décoché, mais alors qu’elle se trouvait complètement bouleversé par le lancier, ce dernier était rester complètement calme, attendant justement l’occasion de pouvoir esquiver cette foutu flèche, Il était à une distance raisonnable de sa cible, et pour un archer, entre le moment ou l’on tire une flèche et le moment ou on en prend une autre, c’est une position de faiblesse, même pour un désarmé, et même si cela ne pouvait être qu’un court instant, Pour Talaos, sa restait amplement suffisant.
Il parti donc sur le coté gauche, priant les déesse que la flèche, pratiquement invisible a cause de la nuit et d’un foutu brouillard côtier qui commençait arriver, ne le transperce, ou que se soit.
Il entendit finalement le sifflement de la flèche, sur sa droite, montrant que cette dernière avait lamentablement manqué sa cible.
Fonçant cette fois ci vers l’avant, en direction de l’archère, afin de pouvoir poursuivre son plan, il se confronta à un petit problème bien épineux.
Comme raconté précédemment, il ne pouvait voir la flèche. Or, lorsque quelqu’un censé rien voir, se met a remarquer, non très loin, quelques chose se reflétant dans la faible lumière avoisinante, on commence à se poser des questions, Mais quand on arrive directement a cerner de quoi il s’agit, on se dit qu’un autre problème surgit des ténèbres, surtout quand la dite lueur vous permet de voir « Deux dagues de couleur Pourpre »

Talaos préféra changer sa trajectoire, aucun doute que cet assassin en voulait à l’archère, et bien, que Talaos ne savait pas pourquoi, il ne voulais pas que sa prime meurt maintenant, surtout avec le mal qu’il se donnait. Il venait de louper, une belle occasion, mais à quoi bon, il savait qu’il ne voulait pas la voir morte c’était la seul chose qui l’importait. Pourquoi ? car c’est ce qu’il c’était fixé, sa lui posait des complications, certes, mais c’est ainsi qu’il préférait procéder. Sans doute était-il vraiment trop gentil.

Voyant que quelqu’un lui barrait la route jusqu'à sa cible le voleur, toutes dagues sorti, commença son attaque sur l’obstacle, C’est a peut près à ce moment la que Talaos compris le sens du mot « inconscience », il avait foncer, sans arme, en direction d’un voleur, lui, armé jusqu’aux dents


-Hors de mon chemin vermine !

Le croc pourpre lança ses attaques de plus belle chose que le pauvre lancier désarmé avait du mal a esquiver, vu la vitesse d’attaque ahurissante de l’autre et la position de faiblesse de l’un.
Le voleur persista, et se rua une nouvelle fois sur l’homme, qui réussi a parer le premier coup de dague avec son gantelet, et a envoyer la lame valdinguer sur un toit voisin. Le problème venait de l’autre lame, celle-ci qui, à l’opposé, faisait une trajectoire circulaire pour viser le cou du lancier, histoire de le mettre hors d’état de nuire, cette fois-ci , pas d’autre choix que d’y laisser des plumes, il mit son bras gauche en garde, pour parer le coup, à l’exception faite que ce bras n’était pas protéger par un quelconque gantelet, ce qui permit a la dague de s’y enfoncer aisément, mais, au moins, d’éviter de transpercer le cou de Talaos.


-Va-y ! il est vulnérable !

………………………

30 bonnes seconde de vide plus tard le lancier ce posa bien sur des questions, dans le genre « pourquoi ai-je fais tout ceci », « pourquoi ai-je voulu la protéger », « pourquoi ai-je sacrifier mon bras pour lui offrir une opportunité de tirer une flèche », Mais celle qui devait sans doute lui resté le plus en travers de la gorge était clairement celle la : « POURQUOI CETTE GROGNASSE EST PARTIE ! »

Laisser pour compte, blessé, sans arme, seul face à un adversaire coriace. Encore une nuit des plus plaisantes pour le malchanceux mercenaire qui se trouvait toujours dans les ruelles de la ville.
Mais pendant ce temps, on pouvait toujours entendre ces bruits sur le port, ces chocs de métal qui résonnait partout dans la ville, dont l’extérieur était maintenant devenu aussi cotonneux que des nuages.


Dernière édition par Talaos le Lun 22 Nov - 3:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Lun 22 Nov - 2:24

"Seule la profonde certitude que tu vas gagner te conduira à la victoire."

    Relève toi bon sang. Relève toi. Vite.

Dans le ramassis de caisses à poissons qu'elle venait encore de détruire en atterrissant lourdement dessus, l'épéiste semblait à bout de force. Une profonde entaille au crâne était en train de laisser une vilaine trace de sang sur son visage à présent déformé par la douleur.
C'était le résultat de quelques minutes de combat acharné où le vainqueur était déjà connu d'avance.

Elle avait arrêté prémonition plus tôt que prévu. De toute façon, toutes les blessures qu'elle lui infligeait, aussi profondes soient elles, ne lui faisaient strictement rien. Même le coup porté à la gorge avait été vain...
Alors comment espérer vaincre un ennemi qu'on ne pouvait même pas blesser ?
Qui ou quoi qu'il soit, il n'était de toute évidence plus humain. Lain avait du mal à l'avouer mais les mises en garde des autres personnes étaient plus que justifiées. Cet homme.. Non.. Cette chose était beaucoup plus forte et résistante qu'elle.
N'y avait il donc aucun espoir .. ?
Serrant les dents à cette idée et rageant plus que jamais, l'épéiste refusait toujours de l'admettre.
Oui, elle avait la rage en ce moment même. La rage contre elle même, de ne pas avoir été assez forte pour vaincre cette raclure.

Mais la jeune fille n'eût pas le temps de maudire encore plus sa faiblesse, qu'elle cria de douleur lorsqu'une poigne solide se saisit de sa tignasse rouge pour la tirer des décombres. Toujours paralysée par sa technique qui avait pris fin, elle ne pût même pas se débattre, se contentant de jeter un regard haineux et apeuré vers la mort qui avait pris la forme et les traits d'un épéiste. La main toujours crispée sur Coronach, son bras refusait désespérément de lui obéir afin de lui porter un énième coup.



    Que c'était long bordel... Péniblement et atrocement long. Qu'il en finisse vite, bon sang.

Pourtant tout s'était passé rapidement.
Un cri avait déchiré le silence pesant de la nuit, vite suivi de pas rapprochés dans leur direction.


    - GRAM !! Je sais que c'est toi ! Arrête ce massacre tout de suite !!
    - ...
*Cette voix.. ne me dites pas que le vieux manchot... raaah, bouge, je t'en supplie, bouge saloperie de bras*

Enième tentative de mouvement de sa part. Enième échec.
Son corps ne lui obéissait toujours plus, à son grand désarroi, la rendant encore plus impuissante que jamais. Il n'avait que faire des ordres qu'elle essayait en vain de lui communiquer, mais elle n'abandonna pas pour autant.
La Lame fantôme aurait très bien pu en finir pour toujours avec cette gamine qui croyait avoir le moindre espoir de le battre. Mais comme le redoutait la jeune épéiste, c'était pile le moment qu'avait choisi le dénommé Isaac pour faire irruption.. Logan sur ses talons, d'après les voix familières qui percèrent dans la brume.

Son champ de vision obscurcie par le brouillard de douleur et le sang qui maculait sa tête lui renvoya néanmoins l'image de deux silhouettes armées.
Sa mâchoire se crispa davantage tandis que les voix se rapprochèrent.
Là encore, Lain ne pouvait crier son envie de leur dire de fuir. Elle parvint seulement à tousser du sang sur son adversaire qui la tenait toujours par les cheveux.
Se débarrassant d'elle telle une vulgaire poupée de chiffons dont il ne voyait plus l'intérêt présent, il l'envoya valser, encore une fois, un peu plus loin.

Quelque peu sonnée par cet ultime atterrissage forcé, la jeune épéiste déjà bien amochée finit par perdre connaissance pendant quelques minutes.
Le temps nécessaire au boucher pour accomplir son œuvre..
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, un cadavre gisait non loin d'elle. Un garde à en croire l'armure lourde. Ce n'était pas Isaac mais le choc avait été le même. Les fermant aussitôt, comme si elle espérait pouvoir se réveiller d'un cauchemar éveillé, Lain ne pouvait par contre pas empêcher les voix de l'atteindre.
Celle qui s'éteignait peu à peu lui était étrangement familière.. Logan.. Il ne serait pas venu si elle ne l'avait jamais rencontré...



    Tout était sa faute.

    - Alors.. Comme ça Isaac avait raison.. depuis le début.. Gram.. Pourquoi ? .. Pourquoi fais-tu tout ça ?

Aucune réponse. Que pouvait on espérer de sa part de toute façon ?
La lame au reflet de clair de lune siffla, traçant dans son sillage une magnifique courbure lumineuse.
Mais elle n'atteignit pas la cible voulue. Le cri déchirant de douleur qui perça dans les allés fantomatiques et le sang qui éclaboussa les pavés déjà maculés, n'appartenaient à personne d'autre qu'à Lain.
Regardant avec horreur et consternation l'épée qui traversait désormais le corps de la petite épéiste qu'il avait rencontrée un peu plus tôt auparavant, Logan était abasourdi.
Il ne l'avait pas vu arriver, mais elle avait eu le temps nécessaire de se placer entre la lame et lui.

Lain quant à elle, ne savait pas pourquoi elle s'était littéralement envoyée à la mort.. Puisque ça reviendrait au même au final.. Logan se ferait tuer, qu'elle meure ici ou pas. Son geste pitoyable n'avait aucune utilité.
Foutu sentiment de culpabilité quand tu nous tient.
La jeune fille avait lancé prémonition une nouvelle fois et n'avait même pas pris le temps de récupérer Coronach, qu'elle s'était déjà lancée sur la Lame Fantôme..
Tiens.. En réalité, celle-ci était vraiment plus belle en vraie que dans les pâles descriptions placardée sur tous les murs de la ville. En effet, Lain avait d'ailleurs tout le loisir d'admirer maintenant qu'elle était profondément enfoncée dans ses entrailles.
Dernière pensée ironique tandis qu'elle se vidait peu à peu de son sang et que sa respiration se faisait de plus en plus difficile. La vue et tous les autres sens brouillés, la petite épéiste posa ses mains ensanglantées sur la lame qui continuait de briller à travers elle, sans savoir réellement ce qu'elle faisait.


    Qu'elle était sotte d'avoir crû avoir la force nécessaire pour lui faire face.

La force.. Si seulement elle avait été plus puissante. Juste un peu..
Même en y mettant toute sa volonté et toute sa rage, elle n'avait rien pu faire pour les sauver.
Si seulement cette puissance pouvait être sienne.. Alors peut-être que...
Non, elle l'aurait battu, elle en était sûre.

    - Tu es bien prétentieuse...
    - C'est faux ! Si j'avais eu une telle force j'aurais été en mesure de me battre plus longtemps et j'aurais eu mes chances de gagner !
    - Eh bien, si c'est vraiment ce que tu désires alors tu n'as qu'à la prendre. Elle est à portée de main..
    - .... Je ne sais pas.
    - N'est ce pas ce que tu voulais au plus profond de toi ? Cette force incommensurable qui te permettrait de vaincre n'importe qui ?
    - Non, je..
    - Plus personne ne mourra par ta faute, puisque tu pourras les protéger..
    - ...
    - Alors ?! Qu'attends tu ?! Pourquoi hésites-tu encore ? Prends la et tu n'auras plus jamais à souffrir !


Le temps semblait s'être arrêté, du moins pendant ce petit interlude.
La lame fantôme semblait briller davantage lorsque Lain rouvrit ses yeux. La scène était étrangement claire désormais. Elle savait ce qu'elle avait à faire.

Logan quant à lui, remis de sa stupeur et profitant de cette diversion, avait saisi sa chance et sa hache pour porter une attaque de taille à La Lame Fantôme.. qu'il reçut de plein fouet. Il avait fait exprès de ne pas l'esquiver, après tout, les blessures avaient perdu toute leur signification pour lui. Il se contenta simplement de regarder l'entaille se refermer de suite.
Mais tandis qu'il voulut récupérer le cimeterre pour achever l'autre cloporte, il s'aperçut qu'il ne venait pas.
La jeune fille ensanglantée s'était enfoncée jusqu'à la garde et s'en était saisi.


- Lâche ma lame.

Elle avait lancé ça d'une voix calme, tranchante et implacable... une voix qui ne correspondait absolument pas à son état actuel.
Si son adversaire parut surpris, il n'en montra rien et dégagea le cimeterre d'un geste furieux dans un torrent de sang.. Enfin, c'est ce qu'il aurait voulu faire, sauf que toujours maintenu par les mains de la petite épéiste, c'était elle même qui se l'était retirée, quitte à trancher son abdomen.

La jeune fille tenait, miraculeusement, toujours debout ; un semblant de sourire sur les lèvres ensanglantées.
C'était fini. Elle allait lui montrer ce qu'était la vraie force.
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MessageSujet: Re: La ville qui ne dors jamais   Dim 28 Nov - 17:37

On raconte que c'est souvent dans les situations désespérée que l'homme exploite tout son potentiel cachée, mais dans une situation ou un homme désarmée fait face dans une nuit aveuglante, a un assassin de l'ombre, le mot "instinct de survie" reprend le dessus.

Talaos, après avoir voulu rattrappé une archère se retrouve à vouloir fuir un assassin,
courrant dans les ruelles à nouveau, tout en serrant son bras gauche bléssé, il esperait pouvoir semer le tueur, sans succes car celui-ci, pourtant determiné a tuer l'archère, semblait vouloir prendre un malin plaisir a s'occuper de celui qui avait gaché son effet de surprise, de toute façon, l'archère devait maintenant etre loin maintenant, et tant qu'a poursuivre quelqu'un...

jettant un coup d'oeil derriere lui et remarquant l'absence du meutrier qui le poursuivait, Talaos coupa court et se jetta dans la premiere petite ruelle qui lui tomba sous la main. se collant a un mur en essayant de reprendre son souffle irrégulier. Essayer etait d'ailleur le mot car la douleur au bras ce faisait de moin en moin ressentir en meme temp qu'un violent vertige s'en prit à lui. l'obligeant à s'avachir contre un mur

*bon sang, mais que m'arrive t'il, je suis pourtant loin d'avoir courru un marathon, et je suis pas non plus bléssé au point de voir ma mort arriver...*

Sa respiration se fit plus forte, le peut de vision qu'il avait dans cette nuit ce brouillait, des gouttes de sueur perlait sur tout son visage, en meme temp, la douleur sur son bras gauche disparaissait malgrés tout le sang qui s'en echappait.

-bordel, l'en...enthro...

Sa bouche n'arrivait meme plus a articuler correctement et sa voix se faisait faiblarde, au meme moment, il s'ecroula au sol, collé contre le mur qui le soutenait

- Enthrotexionine, ou poison de la mort calme, provenant d'une jolie fleur mais dont le puissant poison fait croire à un lourd sommeil.

Tournant difficilement la tete, Talaos remarqua l'ombre qui se dessinait a coté de lui, et meme si il ne le distinguait pas complètement, mais il compris facilement que l'assassin l'avait retrouvé,

- Je suis étonné jeune homme, je n'aurai pas cru que quelqu'un résisterait si bien au poison tout en le connaissant. c'est aussi la premiere fois que je vois quelqu'un courrir la moitié de la ville après une tel quantité déversée dans ses veines...

La résistance au poison de Talaos y etait bien sur pour quelques chose, mais face a ce dernier, retarder son effet d'à peut pret 5 minutes, c'etait le maximum que pouvait faire ce corp, et le temp etait déja écoulé...

-dois-je en convenir que tu t'y connais en poison ?
-...occu..........oi... de.................................. . . . . .
-ho, je crois que ton temps est compté, si tu n'arrive plus à parler, c'est que la paralysie commence a toucher le cerveau,
tu n'en a plus pour longtemp rassure toi, ton agonie sera

Et voila deja qu'il n'entendait plus rien, il ne disait plus rien, et pour le peut qu'il arrivait à voir ce n'etait qu'ombre déformée et flou constant.
c'etait fini il ne pouvait plus rien faire il etait laisser pour mort, sans n'avoir rien accomplis, plein de regret ? sans doute, il laissait telement de chose derriere lui... et alors que l'image qui lui faisait face s'assombrissait toujours plus les tenebres engloutirent bientot tout.


-Bien, celui-ci a eu son compte, dommage que j'ai gaspillé mon poison sur une raclure pareille... apres tout c'etait plutot destiné a...
-Ne bouge pas !
-Tien donc, quand on parle du loup...
-Au moindre geste, c'est une fleche entre les yeux.
-Hahah, si tu viens sauver ton ami, c'est deja trop tard, au mieu il en a pour 10 minute, au pire, il deviendra un légume.
-Va t'en, tu n'as aucune chance contre moi
-Certes, il est vrai que tes fleches sont un veritable atout... mais ne crois tu pas que le croc pourpre ne sais pas deja tout de toi ? aller va-y ? tire ?
-...
-Ton meilleur atout dans tes meurtres, c'etait l'effet de surprise, ne crois pas pouvoir me faire la meme chose. le moment ou tu décochera ta fleche signera ta mort, archère.


les deux combattants se regardèrent pendant de longue seconde, l'archère ne semblait pas vouloir tirer, la premiere, mais de l'autre coté, l'assassin n'attendait que ça.

-Pas d'attaque ? voila qui est décevant...

D'un geste rapide en direction de la jeune femme, deux couteaux de lancer décollèrent dans sa direction, au meme moment, et par reflexe l'archère tira sa fleche, et alors que les projectiles se croisèrent l'un des deux couteau dévia la trajectoire de la fleche, se fixant dans le mur non loin de la ou le lancier gisait. de l'autre coté, le couteau c'etait planté en plein dans l'épaule droite de l'archere dans un violent cri de douleur. En un temp record, l'assassin avait deja plaquer la femme au sol, dans une dernière tentative, cette derniere ce saisi d'une fleche de son carquois pour tenter de la planter dans son adversaire, mais c'etait sans conpté la rapidité ce ce dernier qui avait deja bloquer le bras, evitant ainsi toute mésaventure.

-C'est terminé, vas donc rejoindre ces chers nobles que tu hais ! tu n'as pas ta place ici, a interférer avec les projects du croc pourpre !

elle se débattait toujour, essayant de faire lacher prise à l'assassin, mais c'etait sans espoir, celui ci etait pres a savourer la victoire, n'hesitant pas d'ailleur, a remuer le couteau dans la plaie, au sens propre du terme, faisant pousser de nouveau cris à sa victime et intensifiant la douleur. Elle etait abatue, et pourtant, c'etait entièrement sa faute, pourquoi avait-elle décidé d'aider ce chasseur de prime... elle qui ne jurait que par la vengeance et la liberté pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?

-Dit adieu au monde des vi...

Dit-il avant de sentir deux mains appuyer fortement sur son cou, tres fortement, trop fortement.
le voleur en avait le souffle complètement coupé, et dans une horrible grimace, il essaya d'agriper les bras de son etrangleur pour alléger l'emprise, sans succés.


-J'espere que t'a bien aimé la mise en scene... j'avoue que j'ai rarement atteind un tel niveau de comedie auparavant, tu ne m'en voudra pas si je me dépèche, mais je sens que ton poison commence vraiment à prendre effet, donc je ne vais pas trop m'attardé la dessus... du coup, "dit adieu au monde des vivants".

Un violent craquement d'os ce fit entendre. Juste après, l'assassin, sans doute le dernier de son ordre qui plus est, tomba au sol, la tete tordue sur le coté, mort.
Talaos avait mine de rien fait un sacré effort cela faisait maintenant trop longtemp que le poison parcourait son corp, et il avait beau avoir une bonne resistance, celui ci est bien plus que dangereux, et ne peu pas etre ignoré, il tendit une main vers l'archère,

-Allez, lève toi... et au passage, faudra que tu me dise ou tu as planquer ma lance
-Je...j...
-On parlera apres, si j'attend trop longtemp, je vais vraiment finir par crever, ne va pas me dire que c'est un canif qui va t’empêcher de bouger
-...j...
-... Attend, ne me dis pas que...


inspectant la blessure -non mortelle-, mesurant le poul -irrégulié-, problème ? -poison-

Aucun doute la dessus le couteau qu'elle c'etait prit était aussi empoisonné, le meme poison qu'il avait, lui aussi reçu, mais elle, elle n'avais aucune resistance naturelle à sa, et son état ce dégradait bien plus vite.

*bordel c'est bien ma veine... pour changer*


-Je t'interdit de crever tu m'entend ! "pas peur de la mort" et le reste, c'est des connerie ! bats-toi pour autre chose que la vengeance ! bats-toi pour vivre !

Portant l'archère dans ses bras et traçant dans les ruelles en direction de l'endroit ou il avait été lui meme soigné un peu plus tot, il lutta de toute ses forces, pour faire en sorte que le poison n'ai pas raison de lui avant de franchir le palier de l'église...celle la meme qui se trouvait non loin du port, la zone meme ou la jeune fille semblait livrer un duel sans précedant... mais qu'en etait-il d'ailleur ? les chocs d'armes semblaient terminé, un vainqueur serait t'il en mesure de se prononcer ?

Parti à la base pour des primes, il reviend les bras chargés d'un fardeau bien différent de ce qu'il à l'habitude de porter, mais pourquoi faisait-il tous sa pour elle ?
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La ville qui ne dors jamais

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