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 Lame, longue et dure, en fourreau ou en poche? [PV : Luciella Clémens]

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MessageSujet: Lame, longue et dure, en fourreau ou en poche? [PV : Luciella Clémens]   Jeu 28 Sep - 17:15



Après le village, il fallait se mettre en route pour en route pour Mélior. Encore en des heures et des heures de marches. Heureusement que la marche était une de mes passions. Laisser son esprit libre de toute émotion si ce n’est que se concentrer sur le prochain pas. Une forme de sérénité à elle seule. Malheureusement, avec ces derniers temps, voyager n’est pas sûr. Pas seul en tout cas. Comment j’en étais arrivé là ? La joue bleu, un filet de sang coulant des lèvres ainsi que son goût dans la bouche… Le contacte du tronc d’arbre sur mon dos alors que je sentais mes forces m’abandonner. Sans épée, je n’étais qu’un estropié sans valeur…

Le bandit me prit par le col et me souleva pour mieux me remettre un coup de poing que je para avec la main. Hélas, sa force surpassait la mienne, et le coup s’enfonça dans mon visage, mettant en perte mes sens. Mes épées… Kaze, loin de là. Planté contre un arbre pendant que j’avais pris un temps de repos sur ma route. Mon épée d’acier ? Subtilisé par le bandit qui m’a sauté dessus par surprise. Si ces ordures ne méritaient à mes yeux que de se faire décapiter, je devais commander leur intelligence. L’assaut fut effectué avec précision et méditation. Retirer mon épée, me surpasser en force physique plutôt que chercher la sécurité d’une arme. Ces hommes n’avaient certainement pas confiance en leur capacité aux combats, mais cela les forçaient à compenser par la tactique et l’ingéniosité, des qualités rares chez des bandits. Ce qui aujourd’hui m’amène à leurs pieds…

Le contact du tronc plus violent cette fois m’arracha un grognement de douleur. Je ne pouvais que tenir un certain temps ces assauts. Pourtant je n’avais pas d’occasion propre de les surprendre. Effectivement, Melly attendait. Calmement, sans précipitation, dans le fourreau caché dans le bas de mon dos. Son temps viendrait, mais il fallait choisir le bon. La réalisation que l’opportunité que je cherchais ne viendrait certainement jamais fut l’étincelle. Dans un geste de défense contre le bandit qui tenta à nouveau d’abuser de moi, je dégaina avec force Melly. La lame courte fendit l’air et trouva le cou de son adversaire. L’ouverture gicla de sang sans prévenir, arrosant mes vêtements comme l’arbre, faisant s’écrouler la victime.

Haletant, je repris posture, trouvant confort dans le tronc pour me soutenir. Entouré de 5 bandits, je ne pouvais que tenter de me défendre jusqu’au bout. Hélas, ils avaient l’avantage de la portée, et du nombre ainsi que de la santé. Si mes plaies ne me mettaient pas en danger de mort, il restait que mes forces s’amenuiseraient d’autant plus vite que les coups que j’avais déjà subis. Le terrain était également à leur avantage. Les routes de Criméa étaient larges, et donnaient sur de la forêt. Dans ce cas précis, j’étais isolé contre un arbre du coin d’une route… D’un coup d’œil, je vérifia mes armes. Kaze reposait sur le feu que j’avais fait, planter à la verticale. L’avoir serait ma condition de victoire sur ces enfoirés, mais… Réalistement parlant, manier une lame aussi longue et lourde relèverait du suicide dans un espace aussi confiner. Si je pouvais clairement couper en deux un, l’autre aura déjà le temps de m’infliger le même traitement…

Autre chose. Mon épée d’acier ? A la ceinture du chef et dégainer. L’enfoiré voulait l’utiliser contre moi. Avec Melly, combattre un avantage de portée n’était définitivement pas ce qui allait me faire l’emporter… Particulièrement en désavantage numérique sévère. Seul à seul, il n’y avait aucun doute que je pouvais m’en charger. Il ne me restait que Melly, une lame trop courte pour être pertinente en arme visible…

Un assaut du bandit le plus proche me força à réagir. Quittant l’abri de l’arbre pour la liberté de la route, esquiver l’un revenant à laisser une ouverture pour l’autre. Commença une danse dont la meilleure représentation était celle d’un canard au milieu de tigre, tentant d’esquiver coup après coup pour simplement prolonger sa vie. Parfois, l’épée et la hache se rencontraient dans une pluie d’étincelle mais l’avantage tombait toujours désespérément pour les bandits. Leurs grossières erreurs étaient dilués dans leur nombre. Chaque esquive me fatiguait plus et mon souffle ne tiendrait jamais le rythme. Malgré mon aversion envers les assauts à bras ouverts, je n’avais pas le choix. Le Loup était au pied du mur, la seule direction était désormais de l’avant.

« ggggGRAAAAAAAAAHHH ! »

Je me jeta en avant, le prochain bandit qui devait me ‘réceptionner’ fut surpris de cet sursaut et brandit sa hache mais mit bien trop de temps à armer le coup. La hache percuta tout de même ma hanche. Mon armure de cuir pouvait réduire les frappes de couteaux ou d’armes contendantes légères. Une hache, c’était plus compliqué. Hors, ce qui me sauva de ce pari, c’était que le coup était en train d’être armé et pas parti. La hache fut basiquement au point mort quand elle percuta, le tranchant ne perça pas le cuir mais l’impact de l’acier m’infligea une douleur cinglante. Mais j’avais ma cible sans défense, mon épée pénétrant sans le moindre mal ma petite plaque de cuir léger qui protégeait le cœur du bandit. M’écrasant sur lui dans un silence menaçant, le silence fut brisé. Vite.

Courir. NON ! BAT TOI ! Non ! FUIS ! Que choisir. La fuite. Retrouver la route ? Ou combattre, récupérer mon dû ? C’était un 4 contre 1 mais toujours avec un désavantage massif en terme d’arme et de nombre. Mon souffle tremblant trahissait mes limites… Aussi honteux que cela devait être, je décida de prendre la fuite, récupérant au moins Kaze sur le chemin avant de réaliser qu’ils avaient déjà bloquer l’accès à la route… Deux devant, deux derrières, et pas d’échappatoire sur le côté cette fois. Rangeant Melly, je dégaina Kaze de son fourreau, dardant du regard les 4 bandits qui avançaient chacun a pas lent et synchronisé, conscient que l’ouverture fatale était à un pas…
Je ne pouvais qu’attendre. Frapper ceux de devant, c’était ouvrir mon dos et inversement. Utiliser Melly, c’était assurer la mort de l’un mais pas de l’autre… Echec et mat ?
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MessageSujet: Re: Lame, longue et dure, en fourreau ou en poche? [PV : Luciella Clémens]   Lun 2 Avr - 2:51

Lames dures, dans le fourreau ou en dehors

En cette saison, les routes n'étaient pas extrêmement fréquentées. Enfin, pour être plus précis, la route que Luciella empruntait n'était pas extrêmement fréquentée. La route principale, elle, était toujours pleine de monde après tout, et ce n'était pas sans raison, mais elle se retrouvait alors également être bondée, et ce n'était pas l'idéal pour elle. La marchande à la lance ne se rendait à Melior que rarement, mais à chaque fois qu'elle le faisait, c'était pour livrer ou récupérer des marchandises qu'elle devait déposer ou obtenir d'urgence.

La capitale était après tout le centre du commerce du pays, à juste titre d'ailleurs, et parfois ses fournisseurs habituels ne pouvaient tout simplement pas avoir ce qu'elle cherchait. Mais du coup les grands chemins très fréquentés ne l'arrangeaient pas, et elle se retrouvait à galoper sur les chemins moins empruntés, dont la terre battue n'est pas marquée des passages constants des marchands, visiteurs, et chevaux. En fait, c'était la raison précise pour laquelle elle portait toujours son armure dans ce genre de situations : elle faisait comme les félins, et se donnait l'air le plus gros et intimidant possible pour prévenir des attaques en traître. Et si on décidait d'effectivement l'attaquer, parfois c'était ces plaques de métal qui lui sauvaient la vie. Mais généralement l'effet d'intimidation seul suffisait, et la tranquillité de ne pas se faire attaquer par un bandit à la première occasion venue suffisait pour elle à justifier de passer le temps qu'elle devait utiliser à revêtir l'encombrante tenue d'acier. Mieux valait prévenir que guérir, et de toutes façons, elle gagnait largement en trajet le temps qu'elle perdait à se vêtir et s'équiper.

Aussi, fut-elle des plus surprises quand, au loin, elle apperçu des gens visiblement bien décidés à mutuellement s'étriper. Enfin, au départ, elle avait juste cru à un groupe de voyageurs qui peut-être avait décidé de voyager à l'écart des grands chemins, comme elle, et s'était apprêtée à les héler. Elle avait cependant vite ravalé cette pensée en voyant l'une des personnes en planter une autre à l'aide d'une épée courte et...

...

c'était tellement stéréotypé que c'en était risible mais oui, voilà, c'était des bandits, en muscles et en hache. Luciella soupira dans son casque à la vue de la scène. Elle qui espérait passer un trajet tranquille, la voilà qui se retrouvait à devoir aider un individu totalement inconnu.

En même temps, au vu de sa chance de ces derniers temps en matière de bandits, il n'y avait pas non plus de quoi se sentir étonnée. Malheureusement... Ceci dit, si elle les avaient remarqués, eux étaient trop occupés à s'entretuer, ou plutôt à essayer la personne au beau milieu d'eux, pour remarquer la cavalière et la carriole que son cheval tirait derrière lui. Et c'était parfait pour elle. Sans un mot, elle avait alors détaché Oberon de son poids de bois et de métal pour lui donner toute la liberté de mouvement qu'il méritait, et...

cataclop, cataclop, cataclop...

... Si elle n'avait pas été remarquée maintenant, alors ces gens étaient sourds ! Mais entre la vitesse du galop de son cheval, la surprise de voir CE TRUC EN ARMURE, armé d'une lance, leur foncer dessus, et la générale corpulence de l'animal... eh bien, Luciella n'eut pas grand mal à profiter de son effet de surprise et d'intimidation, empalant bien vite le premier des quatre bandits restant sur le fer de sa lance acier, avant de le laisser tomber au sol, un joli trou dans la tête. Le coup avait été net et direct, et s'il manquait peut être un peu de force, tout du moins avait-il été assuré. Luciella n'aimait pas spécialement tuer, mais elle savait très bien qu'avec ce genre d'individus, le choix ne se présentait que trop peu...

"Si vous pouvez vous défendre, allez en égorger un, ou mettez vous à l'abri, mais décidez vous vite !"

Luciella avait à peine eu le temps de prononcer ces paroles, au timbre déformé par l'écho de son armure, qu'elle du parer un coup de hache, la lame de l'arme lourde grinçant dans un bruit horriblement déplaisant contre le manche métallique de sa lance avant qu'elle ne puisse le dévier, gratifiant le bandit qui le lui avait asséné d'un généreux coup de sabot de son cheval qui, manifestement, n'avait pas apprécié être autant approché. Quand on affrontait un cavalier, il fallait aussi se méfier de sa monture après tout...
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MessageSujet: Re: Lame, longue et dure, en fourreau ou en poche? [PV : Luciella Clémens]   Mer 4 Avr - 14:32




L’étau se resserrait. Le temps flottait et glissait. Pas à pas, une étreinte froide passait dans mon dos, une caresse funeste. La fin était proche. Et je ne voulais pas l’accepter, pas comme ça, pas ici. Ce n’était pas la première fois, et certainement pas la dernière que j’étais dans ce genre de situation. Un nouveau pas en arrière, et simultanément les quatre bandits s’avancèrent également d’un pas. Le calme qui m’habitait était relatif, très relatif. Une façade, une simple impression pour cacher ma panique, et mes peurs. Des sentiments humains après tout, des sentiments de Beorcs, d’être faible et fragile, inutile dans cette situation.

Je poussais un long soupir pour reprendre une dernière fois mon souffle, un grand bol d’air, le dernier peut-être. Cette pensée était à la fois douce et amère. Un dernier calme avant une dernière tempête. J’effectuais un dernier pas en regardant derrière moi rapidement, c’était le dernier pas… Malgré la douleur que cela allait provoquer, je me préparais à utiliser mon bras droit, la simple pensée suffisait à me faire grincer les dents mais quitte à y rester…

C’était le moment de vérité, Kaze fermement tenu dans ma main mais sa présence seule n’était pas suffisante, l’esprit le savait, je le savais. Une douce lumière verte apparaissait sur l’épée, indiquant une résonnance avec son porteur. Alors que je m’apprêtais à tenter un assaut, un bruit de cheval se profilait. D’abord je cru délirer, que ferait un cavalier si loin de la route principale. Puis le bruit gagna en intensité, je n’osais pas briser le contact avec les brigands jusqu’à ce que le son devienne simplement si fort que cela confirmait mes frayeurs. Soit j’allais être sauvé, soit on venait m’achever. Tournant doucement la tête pour voir ce qui allait certainement m’ôter la vie, la vision avait de quoi impressionner.

Un cavalier, en armure lourde et épaisse, son cheval filant au galop, la lance fière et brillante, perfora sans forme de procès un brigand en pleine tête. La formation se brisa et je me jeta sur la côté pour ne pas gêner la manœuvre du cheval. Sur des mots brefs, mais encourageant, je repris la garde de mon épée à deux mains pour couper garder ses arrières.



« Occupe-toi de celui à l’épée, je me charge des autres. »

Fort heureusement pour nous, les combattants à la hache se trouvaient devant moi, l’un aidant l’autre à se relever après le coup de sabot qui, ma foi, paraissait particulièrement douloureux considérant la puissance de l’animal. Dans un mouvement ample et souple, le long sabre commença un arc gracieux de bas vers le haut pour couper l’air, semblant inoffensif d’abord, arborant des airs de danse exotique alors qu’elle gagnait dangereusement en inertie. Avant de finalement, dans un mouvement plus brutal, un léger souffle de rage avec, trancher verticalement et s’abattre au sol. Une longue onde de vent, tranchante comme l’original, poursuivit son chemin avant de percuter de plein fouet le brigand se relevant. Le bruit strident s’étouffa dans la chair de la victime, une longue marque sanglante et un filet écarlate éclaboussant son compagnon. La rage de perdre quelqu’un remplit celui qui se tenait encore debout jusqu’à tenter une attaque. Idiot.

Ayant déjà relevé mon épée et prit une posture plus acceptable, la trajectoire de la hache était péniblement prévisible. D’une esquive qui suivait naturellement mon attaque, l’instrument de bucheron brassa le vide alors que Kaze lui, mordait allègrement l’abdomen, laissant sa morsure longue et fine dégouliner de sang. Le brigand refusait de tomber, mais la suite du combat restait la même, une nouvelle lacération, une nouvelle esquive, un flot de sang pour la terre de plus. Si je pouvais commander sa résilience, je n’avais pas le temps de jouer. Il fallait en finir et tout de suite. Prenant de l’élan, je brisais ma posture pour soudainement me jeter en avant, le genou déployé pour frapper la plaie au ventre, laissant une énorme ouverture sur le dos.

Le bruit de l’acier pénétrant la chair retentit, puis celui d’un corps tomber au sol. L’épée était partiellement enfoncé dans le cadavre encore chaud du brigand. Mon cœur battait fort, vite et cela n’allait pas s’arrêter. Tirant à nouveau ma courte lame pour me jeter sur le brigand qui se relevait, ce dernier arma également un coup du couteau.



« ?!? Kugh ! »

Ma survie n’était due qu’à ma vitesse, et ma précision… Et beaucoup de chance. En attaquant à la lame courte, mais plus longue qu’un couteau, je mis à profit la portée pour trancher la main. Le couteau tomba au sol et … En pleine gorge. Un long flot coula sur l’épée puis au sol alors que la main du brigand tenait avec désespoir l’acier qui pénétrait sa trachée. Un gargouillis alors que des bulles se formaient dans le sang et puis. Vlan. Mort.  Soudainement je me sentais fatigué, terriblement fatigué. D’un regard de l’épaule, j’observais le cavalier aux prises avec le dernier brigand. Comment s’en sortait-il ? C’était difficile de juger quand le regard se courbe… Dans un enchainement mécanique mais tremblant, je rengainais la lame, pour ensuite retourner sur le cadavre et retirer Kaze, plaquant le pied contre le corps. Putain qu’est-ce qu’elle était lourde !!! L’effort pour simplement l’arracher était assez pour me faire regretter l’idée mais au moins, elle était à nouveau dans mes mains. J’approchais, l’épée mollement tenue, du cavalier…
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