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 Le dernier souffle [Event]

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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mar 8 Aoû - 20:38


Je me suis souvent demandé de quelle manière je devrais mourir. Trahi et assassiné dans le dos, par jalousie ? Sur le champ de bataille, pour mes convictions ? Terrassé par la force de la Nature ou de l'expression de la magie Anima ? Aux mains d'un esprit ? Oui, je me suis souvent posé la question. La seule certitude que j'ai toujours eue à ce sujet, était que je mourrais jeune. Car un soldat, un général de surcroît, a toujours des combats à livrer, et des risques à prendre. Peut-être que cette fois j'ai trouvé la réponse : loin de chez moi, pour une bataille qui ne m'appartenait pas, mais qui me touchait. Pour le bien de Sienne, de Beignon, et par extension de Tellius.

"Sire Laguerran !"

La rue se vidait de ses soldats en un instant, qui profitaient de la tornade du chevalier Criméan et du temps offert pour sauver leurs vies. L'initiative portait ses fruits puisque les zombies en première ligne se retrouvèrent propulsés dans tous les sens, démembrés ou écrasés contre les façades, pourtant d'un geste d'une brutalité sans nom le sorcier lui lança une hache comme une simple balle. A environ 4 étages de hauteur, l'arme trouva sa cible et se planta dans son épaule, rompant la concentration sous l'effet de la surprise. Laguerran poussa un cri de surprise et de douleur mêlées, recula de manière incontrôlée en refermant son tome. Les archers à ses côtés blêmirent, retirèrent l'arme aussitôt pour lui prodiguer un bandage de fortune. Un monstre, cet homme était un monstre.

"O-On va tous y passer... Pourquoi on est venus là ? Pourquoi on a accepté ? On doit protéger Criméa, pas Sienne !
-Silence ! Comment osez-vous remettre en doute notre rôle dans cette bataille ! Votre général sait ce qu'il fait ! Nous avons prêté serment de toujours venir en aide aux Telliusiens, et nous nous y tiendrons ! Il ne sera pas dit que Criméa regardera sans rien faire ! Cela dit j'avoue que ce colosse en armure a une force prodigieuse..."

C'est alors que la voix tonnante dudit colosse résonna dans la rue, jusque sur les pas des derniers fuyards qui lui tournaient le dos pour aller se réfugier dans le giron impérial. Une poignée de braves -ou de civils tellement tétanisés qu'ils n'arrivaient plus à bouger- subsistait à peine demeurait là, témoin de l'avancée du fléau aux premières loges. Bien sûr, les massacres, les guerres passées, il parlait avec des arguments cents fois réutilisés, et à l'entendre le sang de Mysti se mit à bouillir.
Son regard croisa celui d'Azelian, que le guérisseur ne déchiffra que trop bien.

"Non Mysti, je t'en conjure, non...
-Azelian... Qui le fera ? Regarde autour de toi, qui s'opposera à lui ?
-Tu n'es pas sérieux... Tu ne fais pas le poids...
-C'est mon devoir, et tu le sais, sinon tu ne m'aurais pas accompagné pour veiller sur moi."

Le général se redressa et sortit du couvert d'un meuble éventré. De nouveau il fit face au maître des morts, mais cette fois sans chercher à s'en protéger. Il éleva la voix de façon à ce que Death pût l'entendre clairement et sans vaciller.

"Nous sommes responsables, il est vrai ! Mais les choses ont changé depuis les dernières guerres ! Le racisme qui s'était installé entre beorcs et laguz a fini par s'effriter, et chaque jour nous travaillons à ce qu'il s'éteigne pour de bon ! Les souverains de chaque nation, je le sais pour avoir combattu à leurs côtés, œuvrent en ce sens ! Les déesses elles-mêmes ont reconnu que devant l'adversité nos deux peuples pouvaient s'unir dans un but commun ! Et il n'y a pas que cela ! L'existence des Marqués prouvent que les beorcs et les laguz peuvent s'aimer, se mélanger ! Nos efforts vont vers la paix, et le mal que nous tentons de combattre est coriace. Nous ne réussirons pas en un jour, mais la paix que nous recherchons est possible, je le sais ! Et si elle ne dure pas, d'autres se lèveront pour la défendre à nouveau !"

Le sorcier alors, mentionna les "trois autres", et Mysti sentit une bouffée de colère intense lui manger les entrailles en trouvant là confirmation que ces sorciers étaient bien liés les uns aux autres. Celle qui réduisait les laguz-loups en marionnettes et dressait les uns contre les autres. Celle qui "dévorait" ses proies d'une faim insatiable, saccageant récolte, bétail et vies avec la même hideur. Celui enfin, sournois et méthodique, qui n'avait pas hésité à empoisonner tout un banquet dans le seul but d'atteindre la reine, pour qui Sothe avait fait rempart. Il devait faire quelque chose. A quoi bon aller dans les montagnes et subir des entraînement s'il ne parvenait même pas à en stopper un seul ?

La marée morte continuait d'avancer, avec ses yeux vides et ses corps décharnés. Lui-même couvert de sang -le sien ou celui, putréfié, des cadavres ambulants-, Mysti semblait représenter un pantin idéal pour rejoindre l'armée de Death. Il dégaina Iridescence une fois de plus, son éclat se teintant aussitôt d'une flamme rougeoyante, sortit son tome Inferno de l'autre main.

"Je suis homme de parole et j'accepte ! Mais si tu veux vraiment me voir poursuivre mes idéaux jusqu'au bout, stoppe ton armée ici et bats-toi contre moi à la loyale : un contre un, sans coup bas. En ma qualité de chevalier de Criméa, moi, Mysti de Méline, général des armées royales de Criméa, duc de la maison De Méline, j'ai juré de servir le faible et l'opprimé, l’Église et la Justice. Je me dresserai face à toi ici même, sorcier !"

Une main se posa tout à coup sur son épaule, et Mysti crut qu'on tentait de le dissuader, mais à la douleur qu'il lisait dans le regard de son ami succéda une chaleur merveilleuse qui circula dans son corps et soigna ses blessures.

"Si tu veux te battre à la loyale, tu auras au moins besoin de cela...
-Az...
-Je refuse que tu meures ici. Tu m'entends Mysti ? Je te l'interdis ! Terrasse-le, romps le sortilège et rentrons ensemble, vivants !"

Le mage sourit. Il ressemblait presque à un mendiant, avec son armure presque déchiquetée et souillée, couvert de poussière, néanmoins il s'avança de quelques pas vers Death pour bien marquer sa détermination, attendant sa réponse pour engager ce qui serait peut-être son dernier combat.

Autour, les derniers spectateurs de la scène n'en croyaient pas leurs oreilles, et bientôt du centre-ville leur parvint la rumeur que Sanaki marchait dans leur direction pour leur prêter main-forte. Cette perspective conforta Mysti dans son idée : s'il pouvait gagner du temps encore une fois, et peut-être affaiblir le sorcier, alors Sanaki devrait pouvoir l'achever.

Sur les toits, les archers et Laguerran serraient les poings, impuissants. Le chevalier ordonna de quitter la position, décidé à rejoindre ses amis dans la rue afin d'assister au duel et d'encourager son général. S'il n'interviendrait pas -code d'honneur de la Chevalerie oblige-, au moins Mysti l'aurait derrière lui et il serait fier de mourir pour le venger ensuite.

"Je fais face à la Mort ! Au nom de Tellius !"
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Engar
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 16 Aoû - 1:54

Bon... Autant pour le plan initial ! Si la diversion initial au niveau de l'écurie avait fonctionné, il n'en allait pas être de même pour la suite. Ça, il ne fallait pas être un génie pour le deviner après avoir observé la situation. Les zombies s'étaient plus éparpillés que je ne l'avais imaginé au travers de la cité, et même en essayant de rejoindre les remparts par un escalier pus éloignés des remparts, ils étaient trop nombreux... Sacrifier ces montures ne serviraient donc à rien et je suis ainsi au final forcé de faire demi tour. Pas que cela me fasse plaisir, mais nécessité fait loi, et je ne suis pas assez borné pour sacrifier ces montures potentielles pour un plan qui s'avère désormais perdu d'avance ! Quelque peu fâché, je m'empresse cependant de revenir sur mes pas, guidant les chevaux du mieux que je peux vers le centre. Bien sûr, il me serait plus facile de prendre Galopin et de partir au trot. Seulement, ces bêtes pouvaient encore être utiles, que ça soit pour permettre à certains de fuir lors d'une éventuelle percée, ou contribuer à une charge de cavalerie... Au moins alors ma petite excursion n'aura pas été vaine !

Heureusement pour moi, rejoindre le centre me fut assez facile, les zombies restaient assez lents, et les plus rapides, semblables à des laguz, que j'avais pu entrapercevoir, ne paraissaient pas s'intéresser à moi. En fait le plus dur fut de conserver le calme des chevaux. Plus d'une fois j'ai manqué d'en perdre le contrôle, mais bon gré, mal gré, je suis parvenu à tous les garder ensemble jusqu'à finalement atteindre une des lignes de défense de Sienne, plus fine qu'au niveau de la rue principale, mais tout de même présente pour protéger les civils et éviter un éventuel contournement... Le plus beau est que je n'ai alors même pas besoin de m'explique, moi et mes chevaux on respire, c'est tout ce qui leur faut, et la ligne s'écarte un bref instant pour me laisser la franchir. Une fois derrière les rangées de piques et de bouclier, je ne tarde pas à être accosté par un officier, qui détaille les montures d'un œil sévère.

"Je ne sais pas qui vous êtes, vous ne portez ni l'uniforme de Beignon, ni celui de Crimea. Pour autant, toute aide demeure la bienvenu, et ces chevaux pourront sans doute nous être utile, peu importe ce qui nous attends."

"Je n'en doute pas un instant...Hmpf..."

"Vous êtes blessé ? Vu votre état vous devriez rejoindre les civils et vous faire soigner ! Pas envie d'avoir un cadavre qui se relève derrière nos lignes on a déjà assez d'emmerdes comme ça ! Enfin que vous sachez, si ça arrive, on vous fera cramer, ça limite les risques !"

Il n'est pas commode dans ses propos, mais je me vois mal le blâmer vu la situation actuelle. Dans le fond j'ai été utile, mais je représente une menace potentielle si jamais ma blessure vient à avoir raison de moi ! Cela étant la perspective de voir mon corps brûler m'importe assez peu. C'est un truc de croyants ça que d'avoir quoi que ce soit à faire de ce qui arrive de son corps, du moins tant que ça ne concerne pas cette réanimation magique... Cela se voit par ailleurs je pense sur mon visage qui demeure impassible face à ses propos, ne prenant la parole au final que pour préciser.

"Je garderai juste une des montures, qui était déjà la mienne..."

"... En temps normal je vous la réquisitionnerai, mais c'est plus une monture de paysan que de bataille, et j'ai pas de temps à perdre à négocier, et vous exécuter troublerait les troupes. Allez, déguerpissez plus vite que cela !"

Bon... Ca ne s'est pas très bien passé, mais c'est mieux que le pire, n'est ce pas ? Je ne me fais donc pas prié pour filer d'ici, tendant les rênes de la plupart des montures à un sous officier, avant de m'éloigner vers les cachettes des civils, tirant galopin par la longe. Se faisant, je passe à côté de certains soldats légèrement blessés qui se sont retirés de l ligne principale, durant une accalmie sans doute, pour se restaurer.

"J'ai entendu qu'à l'instant le général venue de Crimea était parti défier le chef des morts. C'est courageux !"

"Totalement fou oui ! Ce rouquin, tout mage qu'il soit, n'a aucune chance face à cet être ! Il s'est pris une fichue maison sur le coin de la tête et il est encore debout... Mais qu'est ce qu'il fait le borgne ?!"

Sa surprise, c'est car je me suis brusquement mis en scène et presse ma monture vers l'allée principale... Bien sûr, après avoir fait cela, ma blessure ne fait que me lancer davantage, mais j'y pense à peine. Un général Criméen et magicien, je n'en connais qu'un seul, Mysti... Mais bon sang qu'est ce qui lui a pris ?! Quoique non... vu ma rencontre avec lui un tel acte de sa part n'est pas si surprenant. Seulement s'il y passe, la cité sombrera aussi rapidement que le moral des troupes ! Et bon sang, je refuse de m'être gentiment soumis à ma condamnation pour que celui auprès de qui je cherche à en être fier périsse avant que je ne lui ai montré avoir fait mes preuves !

Cela étant ma progression est assez ralenti, car je ne compte tout de même pas écraser ceux qui viendraient à être sur mon chemin... Mais malgré cela, je finis par revenir au niveau de la rue principale, derrière les rangées de soldats en train de repousser les hordes morts vivantes, et là, je les vis, Mysti et son adversaire, en pleine confrontation ! A vrai dire, je peine à me concentrer sur cette vision, je dois avoir perdu trop de sang... Mais je dois tenir, encore un peu. rattachant l'arc long que j'avais pris pour le siège à la selle, afin de pouvoir prendre celui, plus adapté au tir monté, je commence à guetter, sans encore bander, une opportunité. Si je tend mon arc dès maintenant avec une des rares flèches qui me reste, je risque d'être remarqué par le seigneur des morts, alors que je ne suis là qu'un spectateur, comme d'autres, mais également de me fatiguer les bras pour rien et de rater l'instant fatidique. Non... Il faudra que j'encoche, vite et bien. Sa proximité avec Mysti n'est pas un problème, j'ai eu l'habitude de ce genre d'exercice avec Ethan. Par contre, il est tout de même loin, et observer une faille sera difficile, alors la viser...

Je ne dois rien laisser au hasard, pas plus qu'à mes sentiments. Je dois être le plus efficace possible si je dois espérer sauver Mysti si jamais la confrontation venait à mal tourner. Il fallait que je puisse repérer au plus vite et sans doute toute faille, tout point faible dans son armure, que ce soit par sa conception ou par l'usure de s'être pris un bâtiment pour le coin de la figure... Et pour cela, il y a déjà quelque chose que je peux faire. Une chose que je n'apprécie pas, qui m'est odieux, mais de tels sentiments n'ont pas leur place sur un champ de bataille, pas quand notre propre vie en dépend, ou quand celle d'un frère d'arme est menacée !

Ainsi, aussi déplaisant que cela me soit, ma main libre se porte sur mon bandeau, et je le défais... J'ai beau l'avoir placé de façon à pouvoir voir un minimum avec mes deux yeux, je ne doute pas un instant être plus précis sans cette gêne, et au vu de la difficulté du tir qui s'annonce je vais en avoir besoin. Tant pis, si des regards sont assez curieux pour se détourner de morts pour s'attarder sur ma marque. Tant pis si cette infamie doit m'être encore rappelée, tant pis si c'est en marqué que je meurs. Il ne sera pas dit que ma honte m'aura amené à laisser mourir un des rares hommes à avoir cru en moi...

Et c'est ainsi l’œil et l'esprit à l’affût, le corps tendu, oubliant la douleur et mon affaiblissement que j'observe le combat. Tient bon mon corps, juste en cet instant...Après tu pourras me lâcher, me faire sombrer dans l'inconscient, ou même mourir si ça te chante ! Pour peu que tu me laisses tirer avec adresse cette ultime flèche dès que l'occasion se présentera... C'est tout ce que je te demande...


Dernière édition par Engar le Jeu 17 Aoû - 23:48, édité 1 fois
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Alice
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 16 Aoû - 9:24

Le bon côté de la position d’Alice, c’est qu’elle n’était, pour le moment, plus menacée par les vagues de morts qui déferlaient dans toute la ville. Le mauvais côté de la situation, c’est qu’elle était sous surveillance. Les soldats avec qui elle était se méfiaient d’elle, non sans raison. En temps normal la situation l’aurait exaspérée et elle aurait râlé et aurait donner quelques coups de griffes, mais là ce n’était pas d’actualité. Elle savait qu’au moindre mouvement suspect elle risquait de prendre un coup de lance dans le dos, un coup mortel qui aurait au moins eu le mérite de la tuer sans trop de souffrances…mais elle s’y refusait. Mourir ici, et pas au combat, aurait été idiot, stupide et indigne du nom qu’elle portait.

Elle se laissa relever par les soldats qui lui accordaient le bénéfice du doute, sous les yeux méfiants des autres. Ils avaient raison sur un point : pour l’instant elle n’était pas une menace. Elle était fatiguée et avait besoin d’une pause avant de retourner se battre. Elle attrapa une gourde d’eau qu’on lui proposa timidement et la bu goulument. Ça lui faisait un bien fou. Son souffle redevenait peu à peu normal, ses muscles se calmaient, sa blessure…la lançait toujours par contre. Elle demanda à un Beorc s’il y avait un guérisseur qui aurait pu l’aider, il l’envoya promener d’un cinglant "La ferme sous-humaine." suivit d’un crachat au visage avant de partir. Si elle avait été dans une situation normale, elle aurait été folle de rage et aurait arraché chaque membre de cet individu avec un plaisir non dissimulé…cependant, dans la situation actuelle, cela ne fit que la blesser.
Oui, ça l’affecta, et plutôt profondément. Pour une fois, elle baissa la tête, sans oser répondre ou réagir. Elle qui se battait pour eux, qui s’était pris un coup et ne demandait qu’un soigneur pour pouvoir retourner au combat, on lui crachait au visage sans plus de respect. Alice les sentait, les regards pesant de centaines de soldats autours d’elle, les inquiets, les curieux, les méprisants, les menaçants, les bienveillant. Elle était un peu le centre d’attention du moment, et elle n’aimait pas ça.

-Montrez-moi votre blessure Mademoiselle. » une main se posa sur son épaule, elle se tourna instinctivement, prise au dépourvu. Elle vit un homme blond aux yeux bleu, relativement jeune, qui portait une sorte de toge et avait un sac en bandoulière. Un peu surprise, Alice demanda, d’une voix peu fière :
-Vous allez y faire quoi ?
-La soigner, quelle question.  » répondit l’inconnu d’une voix amusée.
-La soigner ? Vous ne me considérez pas comme une traitresse ? dit elle en levant le haut de sa tenue pour montrer le flanc blessé au jeune homme. Blessure légère certes mais qui méritait d’être soignée. Alice sentait de nouveau des dizaines de regards médisant sur sa pauvre personne…et certains regards lubriques qu’elle se forçait d’ignorer.
-Non, nous sommes du même côté, ça saute aux yeux.
-Comment en êtes-vous aussi sûr ?  fit elle intriguée.
-Vous respirez encore...Votre blessure est superficielle.
-Ça veut dire que je pourrai retourner au combat ?
-Euh, il vaudrait mieux que non mais dans l’absolu : oui.
-Parfait, je ne compte pas rester ici et faire les 100 pas en attendant la mort, si je dois périr alors ça sera en arrachant la tête de l’ennemi. »

Alice avait entendu la nouvelle dans les rangs de soldat : l’impératrice allait apparemment rejoindre le combat très bientôt. En écoutant attentivement autour d’elle, elle réussit à obtenir l’information qu’elle cherchait, à savoir où elle allait attaquer. Son intention était simple : une fois que le guérisseur aura terminé son travail, elle ira rejoindre les soldats de l’impératrice et elle chargera de concert avec eux. Bon pas de trop près non plus, pour peu qu’un soldat ne la considère comme ennemie et qu’elle se prenne un coup d’épée avant de pouvoir dire un mot…

Le jeune homme appliqua une sorte de baume sur la légère plaie de la laguz, cela ne prit pas longtemps, mais cela laissa suffisamment de temps à Alice pour se détendre et pour retrouver une partie de ses forces, elle était prête à se battre de nouveau.

-Et voilà, presque comme neuve. Vous pouvez y aller.
-Merci beaucoup Beorc…j’arracherai une tête en votre nom sur le champ de bataille. Prenez soin de vous. »

Alice offrit un profond sourire au guérisseur puis se releva, examina rapidement ses forces, son état global, puis elle se dirigea vers le lieu où allait se diriger la charge de l’impératrice. Si elle était aussi importante que les croyants ne le disent, alors ça allait être un sacré combat, peut-être même un combat décisif pour le cours de la bataille, elle devait faire de son mieux pour soutenir ses alliés vivants.

[HRP: après cette pause, elle va tout faire pour rejoindre l'impératrice et l'aider à combattre. Elle passera par les toits s'il le faut pour éviter les morts.]
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Phoenix
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 16 Aoû - 13:06

“ Le dernier souffle.

Vole, vole Espoir, emporte avec toi tout ce qu’on a.

Elle avait beau essayer, faire de son mieux pour que la bataille tournât en leur faveur, rien ne semblait fonctionner. Les pégases allaient et venaient, embrochaient quelques morts-vivants, mais les troupes s’amoindrissaient petit à petit. Etant moins fournie que l’armée des putréfiés, la cavalerie Begnionienne commençait à faiblir, ne représentant plus un espoir pour les combattants. Phoenix cessa de danser, dépitée, presque désespérée. Elle ne savait plus quoi faire, définitivement. Chaque geste semblait complètement inutile. Chaque action, chaque mouvement, rien n’arrêtait les zombies. Ils continuaient de revenir, encore et encore. A croire que lever les morts avait plus d’impact que mobiliser les vivants.

Phoenix regarda autour d’elle, à la recherche d’autre chose. Il n’y avait que des combattants ailés : des pégases, mais aussi des Laguz. Parmi la foule, la blonde perçut quelque chose d’étrange. Dans la masse volante se trouvaient … des morts ? Elle arqua un sourcil. Des corbeaux ou des faucons, tellement dans un sale état qu’ils volaient de travers. Leur vol était malhabile, maladroit, poisseux. L’un d’entre eux, probablement attiré par la danse de Phoenix – une blonde aux cheveux d’or au beau milieu d’un clocher, cela se cachait difficilement – se précipita vers elle. La danseuse eut un violent mouvement de recul, tombant directement sur les fesses. Le corbeau tendit les serres pour l’attraper. Phoenix leva les bras pour se protéger, préférant avoir les bras blessés que risquer perdre un œil. Elle attrapa une patte d’une main, attrapant son couteau de l’autre. Le corbeau continuait de lacérer, un peu au hasard, dérangé – énervé ? Les morts pouvaient-ils s’énerver ? – par la prise sur sa patte. La blonde tira sèchement pour se redresser, mais rien n’y fit : la bête n’était pas lourde, mais sa force semblait dépasser la sienne. Elle tourna le visage et commença à donner des coups de dagues complètement au hasard. Un combat à l’aveugle, les chairs se déchiraient partout, le sang perlait n’importe comment. Toutefois, Phoenix était vivante, et elle ne comptait pas perdre ce statut contre une saleté de bestiole morte. Elle serra les dents et encaissa un coup de griffe en plein visage, tandis qu’elle planta son couteau dans la cage thoracique de la bête, traversant tout son corps, de haut en bas, jusqu’à la tête. Elle essuya de nombreux craquements douloureux pour ses oreilles, mais la bête finit par lâcher. Le jeu en valait la chandelle.

Pleine de sang, écorchée de partout, la blonde se redressa. Son corps piquait, la fatigue la gagnait. Elle mis un coup de pied rageur sur la bestiole et entreprit de descendre le clocher pour aller se cacher ailleurs.
En bas, la rumeur se répandait comme une traînée de poudre : Sanaki était en route. Elle arrivait pour venir les aider. Le pouvait-elle vraiment ? L’Impératrice, aussi puissante fut-elle, ne venait-elle pas seulement se mettre en danger ? S’exposer à une mort aussi violente et douloureuse que pour tous les autres ? La blonde se réjouissait tout de même de cette nouvelle : Sanaki présente signifiait une nouvelle possibilité de trouer ce bataillon. Cela allait-il suffire ? Au fond, nul ne le savait.

La danseuse accéléra le pas, à la recherche d’un point, un point plus en sécurité que les autres, mais elle ne savait même pas où elle allait. Tout autour d’elle se trouvaient des pégases mal en point, des cadavres, mais aussi des morts prêts à en découdre. La danseuse se fraya un chemin tant bien que mal à travers tout ce bazar et parvint à trouver une ruelle encore sauve. Ses yeux parcoururent les alentours dans l’espoir de trouver un moyen de monter sur le toit. Elle aperçut une gouttière, puis un tuyau qui remontait le long d’une maison. Ni une, ni deux, la blonde entreprit sa longue ascension. Derrière elle, un petit sifflement l’arrêta. « Suis-moi. » Phoenix se bloqua, surprise de reconnaître la voix qui l’invitait. Elle tourna la tête : Kellan ? Que faisait-il ici ? Elle fronça les sourcils. « Suis-moi je te dis ! » Un long frisson lui parcourut l’échine, réduisant sa résistance à néant : il lui fallait fuir. Dans son état, elle pourrait gagner une bataille, pas plus. Elle descendit et attrapa la main de son ami, qui l’entraîna à travers la ruelle, dans des endroits plus profonds de Sienne, à l’abri. « Je ne peux pas partir, je dois les aider ! » Il poursuivit, faisant mine de ne pas l’entendre, jusqu’à une maison en hauteur. Il poussa la porte : de nombreuses personnes étaient cachées ici, à attendre la fin du monde.

Une infirmière s’approcha d’elle. « Vous êtes dans un sale état … » Phoenix serra les dents et tourna la tête quand la soigneuse tendit la main vers son visage. « Je dois les aider … » Au fond, elle se savait affaiblie et en danger, mais elle avait besoin d’y retourner. La jeune femme tendit la main derechef, la posant cette fois sur la joue de Phoenix. « D’accord, mais d’abord laissez-moi m’occuper de vous. Vous pourrez repartir une fois remise sur pieds. » La blonde tiqua, mais Kellan pressa son épaule pour qu’elle cessât de réagir comme une guerrière. Elle ne dit plus rien et se laissa faire, pour le plus grand plaisir de l’infirmière.

Vole, vole Espoir, tu es déjà si loin de moi.


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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 16 Aoû - 20:03


Le bruit de ses pas se perdait dans le brouhaha ambiant qui régnait dans la forteresse impériale surpeuplée. Trouver Juliano dans cette jungle allait s'avérer un véritable défi, mais elle devait faire vite. Chaque seconde qui passait voyait ses chances de retenir Sanaki diminuer. Mais le palais était gigantesque, et l'avancée de la demoiselle était sans cesse freinée par les passants et serviteurs paniqués qui tentaient de se rendre utile à leur échelle. Comme elle.

Réfléchissons... Où pouvait bien être Juliano à un tel moment ? Il était étonnant qu'il ne soit pas avec Sanaki... Peut-être portait-il un message, ou alors était-il allé chercher quelque chose ? Le plus sur était peut-être encore de retourner près du hall et d'attendre de voir s'il y revenait... Énervée par la perte de temps, elle se précipita sur la fenêtre la plus proche, arrachant quelques cris surpris aux serviteurs lorsqu'elle se jeta dans le vide pour prendre son envol. Rejoignant rapidement la cour, elle se percha sur une colonnade et regarda attentivement la petite armée de cavaliers pégases réunie par l'impératrice finir de se préparer à intervenir. L'inquiétude la rongeait.

Soudainement, elle le vit. Juliano sortait d'une porte attenante au hall, l'air préoccupé, et Oerdhall n'attendit pas plus : Elle descendit en quelques battements d'ailes jusqu'à son maître et se posa sous son regard surpris.

- Oerdhall ? Je t'avais dit de t'enfuir !
- Impossible. Ils ont des Laguz volants, et avec les flèches allées, j'aurais pu être prise accidentellement pour cible... Mais il y a plus important que cela.

Elle entreprit alors de lui expliquer ce dont elle avait été témoins. Le colosse en armure noire qui avait défoncé la porte à lui tout seul, les armées de morts qui déferlaient sur la ville, les propres soldats de Sienne qui mourraient sous les coups des morts et rejoignaient leurs rangs... Plus elle parlait, plus Juliano semblait soucieux, comme s'il prenait la pleine mesure de la catastrophe qui se déroulait dans la capitale de Begnion.

- Il faut que vous alliez parler à Sanaki, que vous l'empêchiez de partir à la rencontre de ce monstre ! Elle mourrait à coup sur !
- Je lui ferais part de tes observations, mais je ne pense pas que cela la dissuadera de partir défendre sa ville... En revanche, si la voie des airs est proscrite pour la fuite, tu peux emprunter les couloirs secrets de Sienne. En espérant que les morts-vivants ne se tiennent pas aux sorties...

Les couloirs secrets ? Oerdhall n'en avait jsuqu'alors eu aucune connaissance, mais il était normal qu'un palais tel que celui de Sienne en ait... Vestige de l'ancienne époque, ou l'esclavage était encore toléré et où il fallait pouvoir les faire circuler, ou encore voies de retraites aménagées à la création même de la ville, plus elle y pensait, et plus il lui paraissait logique de disposer de tels passages secrets.

- Maître... Serait-il possible de se servir de ces passages pour évacuer la population ?
- C'est possible, mais ce ne sera pas à toi de faire cela. Déjà parce-que les civiles feront plus facilement confiance à des soldats pour les garder en sécurité... Mais je vais également en toucher un mot à l'impératrice.

On voyait cependant que l'idée ne l'enchantait pas le moins du monde. Ces passages étaient probablement cachés depuis les origines même du palais, une voie de secoure pour des générations d'oracles, et les dévoiler ainsi au public ne devait pas vraiment faire plaisir à l'assassin, qui aimait conserver ses petits secrets. Si la ville survivait au siège, tous ces passages devraient être colmatés, ce qui demanderait une certaine masse de travail et couperait une sécurité pour la tête couronnée de l'Empire.

- Reste avec moi, nous verrons ce qu'on peut faire.

L'oiselle suivit donc Juliano alors qu'il allait rejoindre Sanaki, qui était déjà parti aux devants des envahisseurs pour lui rapporter les observations d'Oerdhall.

Spoiler:
 


Thème d'Oerdhall ~ Ma couleur : #99CCFF ~ Ma fiche ~ Ma fiche technique
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Death
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 16 Aoû - 22:17

Visiblement piqué au vif, le soldat releva son défi. Sous son heaume, Death sourit, tant à son audace qu'à ses propos. Toujours la même rengaine, toujours la même naïveté. Il reprit sa pose, plantant son épée dans le sol et s'appuyant dessus pendant que le général qui déclamait ses titres et ses honneurs, sans parler de ses conditions pour le duel, se faisait aussi soigner. Cela l'amusait, d'un humour noir.
Puis enfin, le dénommé Mysti vint se poster proche de lui, visiblement prêt. Le Chevalier de la Mort ne se pressa pas, savourant l'instant, les fracas de l'enfer qui grignotait la capitale et ce jeune fou qui pensait avoir la moindre chance. Death savait patienter, lorsqu'il en avait envie. Après tout, la mort finit toujours par prendre son dû, qu'importe que cela soit un peu plus tôt ou plus tard.


"Tu crois vraiment être un héros, jeune garçon ? Que le destin que vous pensez forger durera toujours ? Le chevalier ricana, comme face à une blague si stupide qu'on ne peut qu'en rire. La paix dont vous rêvez...les races qui devinrent Beorcs et Laguz furent créés avec. Vois-ce qu'elle est devenue ! Et cela, c'est de votre faute. Tant que vous existerez, la guerre reviendra. Tous vos efforts seront un jour vains, car vous êtes le cancer de ce monde."

Il tira à nouveau son épée du sol, sans le moindre empressement. Il entendait les gens crier "Sanaki arrive ! Sanaki arrive !"...quelle merveilleuse nouvelle, voilà que sa proie lui sautait dans les bras alors que l'amuse-gueule lui offrait un satisfaisant divertissement.

"Cependant tu te fourvoie. Mon armée n'a rien à voir avec notre duel. Il ne s'agit que d'une affaire, réglée d'avance, certes mais tout de même, entre toi et moi. Même si ça ne m'aurait pas gêné que tu invites tous tes amis au massacre. un sourire mauvais étira ses lèvres sèches sous son casque, la lueur malveillante irradiant par les fentes de son heaume s'intensifia. Il lui venait une idée cruelle. Au fait, il n'est pas très sage de révéler les noms de tout ce qui nous est cher à son ennemi, en particulier quand celui-ci n'a qu'un seul but."

Le Chevalier de la Mort honora au moins le courage absurde du jeune général en levant sa lourde épée devant lui, dans un salut en bonne et due forme. Il appréciait ce genre de jeune fou.

"Et puisque tu t'es répandu en bonnes manières, à mon tour. Mon nom est ma fonction, et ma fonction est l'unique vérité qui régit ce monde, ou un autre. Je suis Death, et nul ne peut me vaincre."

La lueur gagna encore en intensité alors qu'il savourait une pensée. War était une vicieuse manipulatrice, puissante mage qui aimait semer la zizanie. Famine était un ventre sans fond, capable de faire mourir la terre elle-même. Peste était l'ombre dans les ombres, à peine un murmure qui ne se donnait même pas la peine de tuer de ses propres mains. Tous étaient puissants, et de bien des points de vue, plus dangereux que lui. Mais aucun n'était un guerrier, alors que lui n'était que ça. Et c'est pourquoi il était qui il était.
Le plus puissant des quatre Cavaliers.

D'un pas de géant fulgurant et d'une allonge absurde, Death chargea le général et le trancha d'un unique revers en biais. Son épée enragée siffla une note grinçante en givrant l'air sur son passage et entailla profondément la chair du général humain. Une forme de chaleur remonta le long de la lame, une sensation qui devrait être enivrante...mais qui demeurait fade. Le Chevalier de la Mort sourit en regardant tomber le courageux duelliste.


"Ton courage m'a plût, petit homme. Mais aujourd'hui tu n'es rien, pas même amusant à tuer. Alors je vais te laisser vivre pour que tu me vois brûler ta chère patrie, retourner tes fidèles soldats les uns contre les autres, et anéantir la moindre trace du nom de ta famille. Nourris cette haine, savoure la souffrance que je t'offre, et reviens me divertir avant qu'il ne te reste plus rien."

Sans plus y accorder d'intérêt, Death enjamba le Criméan. Sa lame dentelée déchirait la chair et meurtrissait l'essence elle-même, laissant des cicatrices douloureuses, incurables et glaciales, puisqu'il en retirait toute vie, toute force vitale. Mais le général prodigue vivrait. Peut-être même qu'avec beaucoup de temps, il récupérerait plus ou moins de la blessure, mais ce n'était plus son affaire.

Un tumulte plus lointain attirait déjà son attention, ses marées impies grignotant les lignes tenaces des défenseurs. Certains s'empalaient sans réfléchir pour se rapprocher en vain des poches de résistances, d'autres escaladaient même leurs congénères frétillant pour passer par-dessus. Il ordonna seulement d'ignorer son ex-opposant, cela l'aurait hautement contrarié de faire le malin tout ça pour qu'un pauvre crétin de zombie pas frais vienne bouffer sa victime.
Mais il pouvait entendre et voir l'agitation que provoquait l'arriver de l'impératrice, et de la garde qui l'entourait. Death commença à faire des moulinets avec sa lourde lame, il ne serait pas venu pour rien, nom d'un p'tit bonhomme !


Chez les défenseurs, la situation prenait des allures...mitigées. Les morts devenaient vraiment insistants, leurs assauts continus, sans aucun répit, étaient épuisants. Mais la nouvelle de l'arrivée proche de l'impératrice regonfla le moral des troupes, le front parvint à tenir à peu près bon, cédant prudemment du terrain car chaque seconde gagnée était une chance de voir arriver à temps les renforts, tandis que dans les lignes arrières on prodiguait tant bien que mal des soins à tout va.
Sur le théâtre des opérations, le ciel appartenait pour de bon aux vivants, bien qu'il n'y ait que peu de troupes encore en vol, et bientôt on put apercevoir la cavalerie arriver, la foule s'écartant tant bien que mal pour laisser passer leurs sauveurs, fuyant vers le coeur de la cité comme elle pouvait. Des vivats encouragèrent la dernière chance, alors que Death les prenait pour cible avec arrogance.
Sanaki tenait un tome crépitant à la main, sachant déjà qu'il serait inutile de négocier. Il n'y avait qu'en éliminant ce monstre, un autre dans la série des horreurs, qu'elle sauverait sa cité et son peuple. Elle essaya de rallier toutes les troupes à disposition en criant, un de ses chevaliers soufflant dans un cor pour se faire entendre par dessus le fracas de la guerre.
Le dernier affrontement était imminent.





Hrp : Boudiou, plus ça avance, plus j'en fais des gros ou je rêve ?

Bien, pour commencer : Mysti. Toutes mes condoléances, tu es...en vie. Bon, tu t'es fait méga-poutré comme un afk qui a agro un world-boss, mais tu es en vie. A peu près. Et entier. Tu garderas juste une très douloureuse balafre là où a manqué de te couper en deux, elle est glaciale et dure à soigner. Tu pourras commencer à t'en remettre dans quelques mois, en guérir à peu près complètement dans plus d'un an.
De plus : Les zombies ne t'attaquent plus. Mais ça ne vaut que pour toi.

Tous les autres, puisque vous avez tous fait la même chose presque (merci de me simplifier le travail '-') bah...vous pouvez deviner/voir/entendre Sanaki arriver, se tenant déjà prêt au combat, et Death continuant sa marche pour la combattre, son armée continuant à faire pression. (bah oui, quand tout le monde se planque en backlane ou se tient prêt à foutre le camp, j'ai pas grand chose à vous dire u_u)

Je n'aurais qu'une chose à ajouter : Faites nous rêver. Vous tenez le sort de sienne entre vos mains ! (sauf Mysti qui tient probablement plutôt ses tripes *PAF*)
Allez, j'vous laisse jusqu'à mercredi prochain, soit le 23, jusqu'à minuit. A vous !
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Engar
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Jeu 17 Aoû - 23:18

Je ne devrai pas l'écouter, c'est sans doute une erreur, mais pourtant... J'ai beau tenté de me concentrer sur la scène qui s'offre à moi, de guetter l'opportunité qui allait bien finir par se montrer, je n'arrive pas à me défaire des paroles du seigneur des morts qui résonnent dans mon esprit. La guerre, les conflits... Il fallait en effet des hommes pour les débuter et pour les mener. Sans Beorcs ou Laguz, il n'y aurait nul affrontement, c'est certains. Seulement, aussi froid et implacable que soit sa pensée, elle est en fait viciée, et cela saute aux yeux. Les bêtes elles mêmes se battent entre elles ! Faut il pour autant les exterminer pour libérer le monde de leurs querelles ?! C'est absurde ! Certes, Berocs, Laguz, et même sans doute marqué, sont coupable de tout ce que dit nos ennemi, mais il n'existe pas de sentences plus appropriés par nos actes que leurs conséquences directes et ça n’allait pas être le jugement d'une bigote, d'une catin, ou de ce marionnettiste de cadavre qui allait décider de notre futur ! C'était à nous et à nul autre de le créer, et si nous devions disparaître...Et bien nous le ferions très bien tout seul !

Reprenant donc mes esprit, j'écarte de mon esprit tout autre songe que l'observation de ses mouvements et de ceux de Mysti, j'ignore les gens appelant de leurs vœux la venue de l'impératrice, pour ne voir que la lame qui se lève lentement et le combat s'amorcer. J'en profite alors pour détailler l'armure de ma cible sous tout ses angles. Le combat va commencer, et il me suffira de quelques passes pour bien tout observer, me remémorant des points faibles habituels des armures lourdes, à savoir la gorge et les aisselles. Allez, Mysti, j'ai juste besoin de quelques entrechocs d'armes...

Mais d'un coups, d'un seul ma concentration est brisé. Le combat a commencé, mais il n'y a nul tintement métallique, seulement le son de l'acier déchirant cruellement la chair. Un bref instant j'ai du mal à croire ce que je vois, je pense que mes yeux me trahissent... Mais non, cet affrontement n'en est pas un, c'est juste une exécution. Un des plus grands généraux de Crimea mis à bas comme un vulgaire animal, d'un seul geste, d'un seul mouvement de lame, rapide, trop pour être paré ou esquivé. J'en suis tétanisé, un instant, mais la seconde d'après, mon corps se secoue, et réagit plus rapidement que ma pensée. Avant que le bras de ma cible ne s'abaisse totalement, la flèche est décochée, fendant l'air en un sifflement... Juste pour percuter de nouveau son armure, en vain. Bon sang, pourtant je l'ai bien vu frapper près de l'aisselle. Sa protection n'a t-elle aucune faille ? C'est impossible, la bigote même a du s'agenouiller. Il doit y avoir un moyen, il y en a forcément un...

Mais il n'est pas entre mes mains, je suis obligé de m'en rendre compte, et toute la haine avec laquelle je le fixe n'y changera rien. Cependant, mon regard est alors attiré par le corps de Mysti et... Et il me semble voir son corps, ses chairs ouvertes encore agitées par un spasme bien particulier, pas celui d'un mourant, mais d'un être qui respire encore. Y a t'il encore une chance ? Je l'ignore, mais je préfère songer que oui. Je l'ai bien senti autour de moi, le fait que le général Criméen soit ainsi mis à bas avait porté un sacré coups au moral des troupes, et ce alors même que l'impératrice et ses renforts sont en train d'arriver. Mais s'il respire, s'il vit, ça peut encore tout changer. Seulement, l'armée des morts continue de s'avancer, et non seulement il ne faudra pas longtemps avant qu'il ne soit dévoré, mais qui plus est ça ne me faciliterait pas la tâche pour le sauver, car il allait falloir que je progresse de plusieurs mètres dans cette masse grouillante. Une tâche impossible, surtout vu son état... Mais si je suis prêt à ne plus me battre, je refuse de laisser Mysti crever... Désolé Ethan, un soldat blessé fait peut être mieux de se retirer pour se battre un autre jour, mais tu m'as aussi appris à ne jamais laissé un camarade derrière tant qu'il y avait une chance.

Mes mains tremblent, ma vision est légèrement trouble, mais je peux le faire... Je DOIS le faire ! J'ai échoué à être utile face au seigneur des morts, il faut au moins que je le sois à l'égard des vivants... De fait j'éperonne Galopin, qui réagit sur le champs, et, heureusement pour moi, soit des soldats ont compris mon intention, soit je ne suis pas le seul à vouloir sauver Mysti. Ainsi, les hommes s'écartent, juste assez pour laisser ma monture prendre son élan et passer sans bousculer la formation même, visant à rejoindre Mysti tout en évitant le seigneur des morts. Il suffit alors de quelques pas pour que le premier impact contre des morts-vivants se fasse sentir. Face à la carrure de percheron de Galopin lancé à pleine vitesse, les premiers non morts sont facilement repoussés, mais il y en a d'autres... Mais les lances derrière moi sont portés en avant, empale les non-morts proches de moi, commençant à m'ouvrir une voie. Pour autant je sens de nombreuses lacération au niveau de mes jambes, et il en va sans doute de même pour Galopin qui plus d'une fois joue du sabot pour repousser un mort un peu trop audacieux... Ils sont nombreux, trop sans doute , et le détour que je dois faire pour éviter le chef de cette armée ne m’aide pas, mais je continue malgré tout d'avancer, en direction de là où j'ai vu tomber Mysti. J’en suis le premier surpris, car j’ai bien senti ma monture être ralentie, mais je comprends rapidement, en voyant les morts à proximité de Mysti s’effondrer, frappés par une puissante magie. Je ne suis pas seul, ni même le premier à vouloir aider le général, et c’est une bonne chose, une chose nécessaire…

Cependant, cet effort n’est rien de plus qu’un ressac face à cette marée mort vivante, et il faut que j’en profite rapidement. Je presse les flancs de ma monture pour la pousser en avant, la projeter au trot, jusqu’à entrapercevoir le corps du général, visiblement gardé par le magicien dont j'ai pu voir les sorts, que les morts-vivants semblent avoir ignorés. Cette vision suscite en moi une crainte, qu’il soit déjà mort, mais aussi l’espoir de pouvoir le ramener vivant, de pouvoir le tirer de là, pour peu que la ville subsiste à l’assaut… Il y a quelque chose de très triste à voir cet homme héroïque littéralement aussi bas que terre… Un mélange de respect pour ses actes, d’amertume à l’idée que ces derniers aient été vains, et de culpabilité de ne pas avoir été à la hauteur…  Mais en même temps, tout le monde ne peut pas être un héros, hein ? En attendant, il est quand même préférable que ces derniers survivent, et c’est sur cela que je dois me concentrer, pas sur ces sentiments mitigés, pas sur la douleur… Non juste… Sauver Mysti…

Pour autant je ne vais pas mentir, je me sentirai bien plus à l’aise si j’avais une lame entre les mains, même si je ne sais pas m’en servir ! J’ai beau voir les morts s’effondrer au fur de ma progression face à la magie de mon compagnon improvisé qui continue à veiller sur le général, j’ai toujours l’œil aux aguets, à craindre qu’une main parvienne à faire plus que m’égratigner, à me saisir et à m’attirer au sol pour me dévorer, et ce n’était pas mon arc qui ferait alors une grande différence, sans même parler de la faiblesse de mes bras… Bon sang je ne sais même pas si je vais réussir à tenir jusqu’au retour derrière les lignes… Mais je dois au moins mettre ce crétin de général sur Galopin !

Arrivant à proximité de lui, je me laisse glisser de ma monture, tombant lourdement sur le sol, près du mage. Dès l’instant où mes pieds touchent terre, je manque de basculer pour deux raisons. La première est que je suis tombé en plein sur un cadavre et que je manque de trébucher sur ce dernier… La seconde, c’est tout bonnement que mon corps commence à avoir du mal à me porter, ma vision se trouble un instant d’un voile sanglant, mais je secoue la tête. Me concentrer, simplement, ignorer la douleur dans mon corps, la chaleur du sang sur mon ventre et la peur de la mort dans mon coeur… Un pas, puis un autre, j’arrive au niveau de Mysti.

Il me suffit d’un coups d’oeil sur le corps du général pour savoir que c’est bien là la seule chance qui lui a été accordé. A voir sa plaie je le croirai mort, et pourtant, il respire encore, je l’entends, je le vois… Allez soldat, l’heure n’est pas venu de mourir, votre mission n’est pas terminée ! Quoiqu'à bien y regarder, cela semble moins grave que suite à l'assaut, la plaie ayant visiblement cessé de saigner du moins pour l'instant… Mais elle reste tellement profonde que je crains qu’au moindre mouvement elle ne se rouvre et ne répande aussi bien le sang de Mysti que ses tripes.

Mais pour le moment je ne peux rien faire de plus, même un simple bandage au cas où la plaie venait à se rouvrir. Je manque de temps, et de moyen…

Le temps, c’est la faute à cette marée gémissante et puante qui, si elle a reculée assez pour me permettre d’atteindre le général, ne va pas tarder à revenir nous engloutir tout les deux… Mais le temps ça se prend, et ça se donne, et c’est ce que fait ce mage qui m’a assisté, ainsi que, je ne m’en rends compte que maintenant, une poignée de soldats qui m’a suivi dans mon avancée pour m’ouvrir la voie, parmi lesquels le duo qui m’avait aidé sur les toits. Le temps à vrai dire m’est compté, mais également donné, à moi d’en faire bon usage.

Quant aux moyens… Je ne suis pas un guérisseur, ou même un barbier, tout ce que je peux faire c’est user d’une étoffe… Mais toutes celle à portée sont souillées de sang et de chair en putréfaction. J’en enrage. A quoi bon endiguer l’hémorragie si c’est pour qu’il meurt d’une infection ?! J’en serre le poing, mais c’est alors que je me rend compte que… Que je tiens une étoffe encore propre. Celle du bandeau que j’ai retiré, et que je n’avais pas lâché sans même m’en rendre compte, même lorsque j’ai tiré cette vaine flèche… Et bien, puisque mon infamie est montrée à tous autant qu’il serve à quelque chose ! Heureusement, il était plus long que ce qu’on aurait pu penser, faisant tout de même plusieurs fois le tour de mon crane pour être sûr de bien tout cacher, et même s’il serait probablement un peu court pour la plaie, cela serait mieux que rien.

J’ai donc le temps et les moyens, en conséquence, je ne gâche ni l’un ni l’autre. Mais le bandage lui même attendra, tant pis si la plaie se rouvrait sous l’effor,t l’important est d’évacuer Mysti de là au plus vite. Peu importe l’odeur de sang et de charogne, peu importe les sons, les hennissements des chevaux, les gémissements des morts, les cris des vivants, je m’approche du mage et prend la parole.

"Il faut le caler le sur ma monture, je vais le ramener, Ngh… En sécurité. Il ne survivra probablement pas si on le transporte autrement."

Je ne dis pas un mot de plus je ne m’en sens pas la force, pas plus que je ne suis à même en vérité de porter le corps de Mysti, le mage va devoir se débrouiller seul. Néanmoins, je fais de mon mieux. Je reprends les rennes de ma monture au bord de la panique, et malgré les tremblement de mon corps, je parviens à me hisser sur son dos, et se faisant je vois les plaies que lui ont laissé les morts. Ses flancs sont labourés de nombreuses entailles, plus ou moins profondes… Je suis désolé Galopin, mais c’était nécessaire… Et je dois avouer savourer l’instant, ne plus avoir à me porter repose mon corps, juste assez pour me laisser la force d’aider le mage à caler le général sur ma monture, juste devant moi, son corps vaguement calé contre le mien, me gênant légèrement pour mener ma monture, mais cela ira.

Après cela je tente de me diriger de nouveau vers les lignes alliées… Quand bien même les morts se rapprochent de nouveau, quand bien même l’étau se resserre, j’avance...Et mon regard se lève vers le ciel. Non pas en l’espoir que la bigote ou la catin nous vienne en aide, mais pour voir les renforts promis, ceux dont j’ai entendu la rumeur sans y faire attention jusque là… L’impératrice est ainsi vraiment là, avec ses soldats triomphants dans les airs. Une vision d’espoir… Mais à cette simple pensée un frisson me parcourt, je revois la porte de la ville, une vision de sécurité, brisé d’un simple geste par le seigneur des morts...Et c’est ainsi presque machinalement que mon regard retourne sur lui, sur cette masse de métal fendant sa propre armes, s’approchant de la ligne de défense qu’il allait bientôt briser...Et je songe à cet éclat dans les mains de la déesse, au métal de son armure, au récit d’Ethan, d’un officier terrassé par la foudre alors qu’il levait son épée vers le ciel. Peut être était ce la sa faiblesse ? Je l’ignore, mais une chose me semble certaine, il va enfoncer nos dernières lignes de défense, et l’impératrice même ne pourra pas lancer son sort avant d’être terrassé. Il faut faire… Faire comme Mysti, le retarder, attirer son attention. Il me reste deux flèches, je peux essayer… Alors que Galopin avance encore je serre mon arc, prend une flèche, et l’encoche, ouvrant les deux yeux visant, de nouveau fixés ma cible… Et c’est un nouveau tintement, mais non du métal ricochant contre le métal, mais du bois sur la pierre.

Je n’ai plus de force, je ne parviens même plus à bander mes flèches… Et je tremble… De froid ? De peur ? Je ne sais pas, mais alors que je vois cette progression inébranlable du seigneur des morts, je ne fais que me haïr, plus que jamais, et c’est bien la première fois que ce n’était pas  à cause de ma naissance. Mais même cela… Je dois l’oublier, je dois avancer avec Galopin… avancer jusqu’à ce que Mysti soit à l’abri … Pour peu qu’il reste encore ne serait ce qu’un seul lieu à l’abri dans tout Sienne...
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Ven 18 Aoû - 9:30

Dire qu'il n'avait pas peur ? Cela n'aurait été qu'arrogance. Intérieurement Mysti pressentait à l'intérieur de chacun de ses pores qu'il ne faisait pas le poids face à cet être singulier. Son instinct de survie lui hurlait de prendre ses jambes à son cou, là où sa raison, ses valeurs, sa foi et son devoir lui dictaient de ne pas céder un pouce de terrain. Il avait prêté serment, et comme pour bien d'autres chevaliers, il s'agissait plus que de simples mots prononcés sans conviction. A chacun de ses pas, il devait prouver ce qu'il était, mais aussi ce qu'il défendait, encore et encore. Toujours. Car le fardeau du chevalier, ainsi que celui du général, pesaient sur ses seules épaules.

"Moi, un héros ? Non. Cependant j'ai prononcé des vœux auxquels je ne renoncerai pas si facilement, pas même devant toi. Être chevalier n'est pas vide de sens à mes yeux."

Une brusque envie de hurler. Oui, sans les beorcs et sans les laguz, le monde se porterait bien mieux. Les déesses avaient choisi de créer ces races pour peupler la terre, la rendre vivante, la rendre florissante de pensée, d'arts, de sciences, de civilisations... La cupidité de quelques-uns avait pourri le monde de tous, et la haine, le mépris, le racisme, tout cela perdurait bien plus longtemps et facilement que la paix. Pourtant il n'y avait qu'en croyant, qu'en espérant un monde plus beau que l'on faisait un premier pas vers lui. Sinon, à quoi bon seulement naître ?

Le général raffermit sa garde. Le sorcier avait prouvé qu'il était fort, bien plus que la normale, mais il semblait aussi lourd, et lent. Avec de la chance, il le serait trop et Mysti pourrait prévoir ses mouvements, les esquiver. En vérité, toute sa maigre tactique reposait sur ce simple postulat.
Même avec son casque, le visage couvert, le Criméan pouvait presque le voir, l'entendre sourire. Le ton de sa voix allait sans équivoque, démontrant combien Mysti ne représentait rien face à lui. Un jeune garçon. Pas même un général, pas même un chevalier. Simplement un garçon dont l'audace le tenait face à beaucoup plus grand que lui. Une vie trop jeune encore pour son poste, pour la réalité de ce monde. Mais même s'il ne pouvait opposer aucun argument à cela, le mage resta debout, fermement résolu face à lui.
La perspective soudaine de voir le duché, Mélior, et même tout Criméa brûler lui noua la gorge. Bien imbécile était-il de se désigner pour cible, mais à bien y réfléchir cela n'importait que peu si Death pouvait réellement raser tout un empire comme il le prétendait. S'il parvenait à détruire Sienne, la capitale du plus grand territoire actuel de Tellius, quelqu'un pourrait-il seulement l'empêcher d'aller ailleurs ? Les déesses se décideraient-elles enfin à protéger leur création ?

"Non ! Je..."

Ce fut tout. Une fraction de seconde plus tard, Death se retrouvait si près de lui qu'il réalisa à peine. Le sort qu'il avait lu s'éteignit au bout de ses doigts, flamme vacillante d'une bougie soufflée par l'air glacial de la nuit. Comme par rémanence la scène passa devant ses yeux, lesquels se figèrent dans les iris incandescents du sorcier. L'énorme épée, sa vitesse, sa puissance, sa morsure. La proximité de cette source gigantesque de magie nécromante. Sa garde avait été brisée aussi facilement que le vent, mais la chance -ou l'odieux envahisseur ?- avait voulu qu'elle suffît à écarter très légèrement le coup, le déviant du cœur, quelques centimètres un peu plus loin. Il sut pourtant sans la regarder qu'Iridescence venait de prendre un coup très dur, tout comme lui.
Ses genoux ployèrent tandis que les morceaux de cuir que l'on qualifiait auparavant d'armure tombaient à ses pieds. Une douleur vive lui vrilla le corps, fit cesser toute réflexion dans son cerveau. Plus d'air tout à coup, et cette vague de chaleur qui coula de son torse vers ses jambes comme un raz-de-marée, l'odeur poignante du sang frais, chaud, palpitant.

Terrassé, il n'entendit même pas le bruit mat de son tome qui tomba dans la poussière, bientôt teinté lui aussi de cet écarlate intense. Sa vision se réduisit à croiser quelques orbites vides, floues, proches, plus proches qu'il ne l'imaginait. Death passait déjà outre, et ses suivants semblaient se détourner de lui comme d'une relique appartenant au passé. Ses forces le quittèrent sans qu'il ne s'en aperçût, en silence. Une mèche se glissa devant ses yeux pendant qu'il s'écroulait sans rien pouvoir faire au sol, le choc le laissant insensible tant la douleur pulsait, elle, dans tout son être.

"MYSTI NOOOON !"

Laguerran et ses archers posèrent à peine le pied, hors d'haleine, sur le sol dallé de la rue principale, que le tableau les laissa stupéfaits. A quelques pas devant eux, Azelian presque aussi pâle que les morts laissa passer Death sans réagir. Le sorcier ne s'intéressa ni à lui, ni à la troupe armée de Criméa. Aucun d'eux ne lui donnerait ne serait-ce que l'ombre d'un défi à relever.

Le guérisseur put respirer de nouveau après son passage, comme délivré d'un enchantement, et il hurla à la fois son horreur et sa douleur dans ces mots terribles. Sans réfléchir il s'élança au-devant des zombies, sans penser à sa propre sécurité, à ces morts qui arrivaient près de son ami -de son tant aimé-, à Beignon ou à Sanaki. Il regretterait plus tard, quand il en aurait le temps.

Les nerfs plus fermes, le chevalier Laguerran réagit à son tour, sortit son tome de vent et fit signe aux archers et de se mettre en position pour couvrir l'avancer du comte. Comme dans un décor de fin du monde, les sorts et les flèches se mirent à pleuvoir autour du médecin désespéré, fauchant têtes et jambes en priorité pour lui permettre d'atteindre Mysti dans la mêlée.

Un martèlement de sabots attira l'attention d'un archer, cessant son tir pour laisser passer un cavalier bien vivant. Ils le savaient, le seul espoir d'en réchapper pour le mage.

Azelian s'en moquait pour le moment. Il plongea en un tacle contrôlé à côté du général presque mort, sortit son bâton de Cure alors que ses larmes se mélangeaient à cette mare sanglante sous ce corps chéri. Il le renversa sur le dos, crut vomir en constatant la profondeur des dégâts : le blanc des os transparaissait au jour. Il n'osait même pas imaginer la souffrance intolérable, car un frémissement de paupières lui confirma que son ami vivait toujours, conscient. Jusqu'à quel point, impossible à dire, d'autant que cela ne dura pas.

"Tiens bon ! Tiens bon, tiens bon ! Mysti ! Ne meurs pas ! Ne me laisse pas !"

Après ces longues secondes à se demander ce qu'il venait de se passer, le chevalier perdit connaissance, et cela suffit pour que le guérisseur entrât en action. Il voulut s'aider d'Iridescence pour amplifier son sort, mais l'épée lui renvoya la même vibration de faiblesse qu'à son propriétaire. Plutôt que de risquer un contre-sort de l'artefact, Azelian concentra la totalité de ses forces magiques dans le soin qu'il administra sans perdre de temps. Les zombies continuaient de tomber en paquets autour de lui, plus encore quand les deux faucons de Serenes décidèrent de joindre leurs forces à celles des Criméans. Entre deux flèches strictement coordonnées, les serres puissantes écartèrent tout danger de ce point précis, lumière dans un océan de mort imminente.

Quand il n'en put plus, Azelian remarqua un Marqué près de lui. Quand était-il arrivé ? Pourquoi ? Il lui fallut un peu de temps pour comprendre que le salut de son compagnon résidait entre les mains de cet homme, sur le dos de son cheval plus précisément. Cela lui arracha le cœur, mais il devait se séparer déjà de son ami pour le confier à des mains étrangères. Alors il accepta de lui céder, non sans un dernier geste. Connaissant la tendance de Mysti à se dresser face au vent dans les pires situations, il savait qu'il portait sur lui, mieux encore, il avait FORTEMENT insisté pour qu'il portât sur lui des breuvages en cas de danger. Il n'eut pas à fouiller bien longtemps pour trouver dans la sacoche de son tome de feu l'un d'eux, qu'il lui fit avaler aussitôt. Il remisa Iridescence à son fourreau puis aida le Marqué à hisser le général sur sa selle, avant de lui-même se trouver brusquement soulevé par les serres d'un faucon proche. A temps d'ailleurs, car la dernière flèche venait de fuser, et même Laguerran et les archers se trouvèrent forcés de battre en retraite. Une claque énergique sur le flanc plus tard, Galopin démarrait en trombe, semant de peu ses poursuivants cadavériques.

Pendant son envolée, Azelian sentit la course du faucon erratique : un coup d’œil lui confirma que l'oiseau blessé peinait à maintenir le cap, mais il se doutait que les cieux restaient l'endroit le plus sûr, pour l'instant. Son binôme encore plus mal en point dut faire quelques haltes sur les toits pour reprendre son souffle, et c'est là que le guérisseur prit conscience que ce n'était pas seulement un rempart, mais toute la cité qui croulait sous le siège des morts. Si Sanaki possédait le pouvoir de vaincre Death, et avec lui tous ces malheureux tirés de leur sommeil éternel, elle allait devoir agir vite et prudemment.

Le guérisseur indiqua tant bien que mal depuis le ciel un itinéraire qui semblait sûr à ses camarades pour rejoindre le centre-ville. Sans concertation, les faucons et les Criméans à pieds se rejoignirent près du cavalier. De nombreux civils se tassaient un peu partout par groupes, souvent des familles, et les hôpitaux dressés à la hâte débordaient de blessés que l'on alignait au sol sur une couverture faute de mieux.
Mysti fut ainsi allongé en pleine rue, la tête surélevée sur un trottoir, le haut du corps exposé à qui voulait le voir et soulevant des murmures. Certains le traitaient de fou, prônaient qu'on l'achèvât pour mettre fin à ses souffrances, d'autres louaient son initiative que personne d'autre n'avait osé prendre, aussi vaine fût-elle.
Azelian se fit déposer tout près et se rua aussitôt pour se pencher sur son ami. La plaie semblait tenir le coup après la chevauchée, en partie grâce au bandage de fortune d'Engar. Le bruit environnant l'empêcha tout d'abord de percevoir le pouls de Mysti, mais il s'obstina dans son examen et colla son oreille directement sur sa poitrine, pour entendre un très léger battement. Laguerran arriva à ce moment-là, épuisé par la course.

"Il vit encore !
-Les déesses... soient... louées..."

Les archers s'entre-regardèrent en silence, satisfaits d'avoir au moins réussi ce coup d'éclat, mais l'un d'eux s'avança pour souligner qu'ils n'avaient plus de flèches. Tous confirmèrent tour à tour, puis le cavalier-mage feuilleta son tome sous leurs regards anxieux.

"Il me reste une dizaine de pages... Nous ne pouvons plus participer aux combats. Toutefois il y a encore une chose que Criméa peut faire."

Il vint s'agenouiller près du médecin, lequel ne détournait plus le regard de Mysti. D'un geste ferme, il le força à croiser son regard terrorisé. Cela creva le cœur du chevalier, mais il savait qu'il devait les séparer temporairement.

"Azelian, je te jure que je ne laisserai personne s'approcher de lui sans ton autorisation. Sur ma vie et sur mon serment de chevalier. Mais toi, tu ne peux pas rester ici sans rien faire. Tu dois venir en aide aux habitants de Sienne.
-Je ne le peux... Je n'ai plus de forces.
-Ne me fais pas croire qu'un guérisseur est peu prévoyant au point de ne venir qu'avec ses bâtons et de tous les utiliser sans compter."

Un sanglot secoua ses jeunes épaules, mais le message passa. Il se releva alors, les jambes en coton, et se dirigea vers Engar le premier. De son sac il sortit une potion et lui tendit, puis sans attendre de remerciement alla en donner une autre au faucon le plus mal en point. Il lui semblait bien difficile à cet instant d'exercer son métier, de devoir s'éloigner des siens, mais le simple fait de savoir Mysti entouré le rassurait.
Il distribua toutes ses potions aux plus mal en point, principalement des soldats, puis courut vers l'un des bâtiments réquisitionnés comme hôpital pour aider, demander d'autres potions à distribuer. Il allait faire demi-tour brusquement quand il remarqua la jeune femme aux cheveux blonds du clocher.

"Damoiselle, vous pratiquez la danse seid, n'est-ce pas ? Vous sauveriez beaucoup de vies en utilisant ses bienfaits sur moi : je suis guérisseur."


Citation :
Et je débite 1/2 breuvage de mon inventaire du coup, parce que j'ai dit que je le jouais full RP u_u
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Lun 21 Aoû - 15:20

“ Le dernier souffle.

La chaleur des baumes et des bandages calmait les picotements ressentis par la danseuse. Dehors, la rumeur ne se répandait plus, confirmée par l’arrivée de Sanaki. Qu’allait-elle faire ? Phoenix ne voyait en son arrivée qu’un espoir de fuir, car elle craignait que tout être fût impuissant face à ce colosse. Impatiente, la jambe tremblante pendant qu’elle demeurait assise sur le tabouret, la jeune femme ne pensait qu’à sortir. Partir, courir au milieu de la bataille, trouver quelque chose à faire, quelqu’un à aider. Lorsque l’infirmière relâcha son attention, une fois les soins finis, la blonde se redressa. Face à elle : Kellan. Il avait l’air réticent, plus réticent que n’importe quelle personne ici. Pourtant, Kate ne se laissa pas faire : elle devait partir. Ce n’était pas une volonté, mais un devoir. Il y eut un échange de regard beaucoup trop long, puis une bousculade. « Je suis désolée ! » Et déjà, la jeune femme courait à travers la ruelle.

En chemin, elle croisa un zombie, chétif et déjà bien amoché, qui tenta mollement de l’attraper. D’un geste souple, la blondinette l’esquiva et le regarda s’écraser contre le mur. Elle reprit sa course aussitôt. Au loin, le brouhaha semblait plus fort encore, plus terrifiant. Les monstres, leur chef, mais surtout Sanaki et sa troupe venaient d’apparaître. Phoenix regarda autour d’elle : était-ce vraiment bien ? Ne fonçaient-ils pas tous vers une mort certaine ? A force de balayer du regard, la danseuse remarqua un attroupement légèrement différent de tous les autres. Un attroupement sans zombie. Quelque chose n’allait pas. Elle accéléra le pas pour se retrouver nez-à-nez avec … La mort ? Un homme, au sol, entouré d’un guérisseur et d’autres personnes.

Le corps détruit, allongé au sol, incertain de rouvrir les yeux un jour. Alors, c’était ça, le chemin entre les deux ? La petite passerelle sur laquelle les hommes tanguaient, avant de tomber définitivement ? Être un funambule prenait tout son sens. « Damoiselle, vous pratiquez la danse seid, n’est-ce pas ? Vous sauveriez beaucoup de vies en utilisant ses bienfaits sur moi : je suis guérisseur. » La blonde cligna des yeux. Danse seid. Sauver des vies. Guérisseur. Guérisseur. Mort. Soin. Protection. Elle tiqua, puis revint à elle. « Oui, pardon ! » Sauver des vies. Sauver des vies. Elle se ressaisit et regarda la direction dans laquelle il s’avançait : le bâtiment transformé en hôpital de fortune. Elle hocha la tête, surtout pour elle-même. Sauver des vies. « Je vous suis ! » Au moins, elle aurait une utilité, plus que de rester à attendre dans cette petite maison.

Sauver des vies.


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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 23 Aoû - 20:57

Alors que Juliano s'engageait dans les rues de Sienne, Oerdhall prenait la voie des aires, soulagée de constater qu'elle s'était quelque peu dégagée. Mais Sanaki et ses troupes avaient pris beaucoup d'avance, et chaque battement d'ailes lui rappelait qu'elle arriverait trop tard pour lui faire son rapport. Surtout sans l'appui de son maître, qui mettrait bien plus de temps à arriver qu'elle. Et cela ne manqua pas : Lorsque l'oiselle arriva enfin sur les lieux, Sanaki se dressait déjà devant le colosse destructeur à l'armure noire. Trop tard. Elle arrivait trop tard.

Son inutilité la sidérait. Elle avait passé son temps à faire des allées et retours, à essayer de suivre les directives de Juliano, sans succès. Elle n'avait pas pu s'enfuir comme il le lui avait demandé, et maintenant elle arrivait trop tard pour donner les maigres informations dont elle disposait. Mais surtout, elle avait mortellement peur pour Sanaki. Elle ne la connaissait pas personnellement, elle ne lui avait parlé qu'une seule fois, le jour où elle était rentrée à son service en devenant l'apprentie de Juliano, mais la prophétesse représentait beaucoup pour la corbelle. C'était elle qui avait ordonné, indirectement, sa libération, et qui avait fait exécuter son ancien maître.

Repérant une portion de la ville qui tenait encore le coup depuis sa position élevée, Oerdhall s'y posa, au bord des larmes. Elle voulait absolument se rendre utile, et elle n'y arriverait pas en restant dans les pattes de Sanaki et de ses pégases. Elle devait aider ceux qui étaient au sol, mettre les blessés en sureté - autant que possible du moins, ou encore apporter des premiers soins... Elle n'était pas prêtresse, mais sa connaissance du corps humain pourrait peut-être aider, qui sait ? Essuyant ses larmes d'un revers de la main, elle secoua un peu la tête et avança d'un air résolu vers l'un des hôpital de fortune qui s'étaient constitués. Il était enfin temps qu'elle mette la main à la patte.

Ainsi, la corbelle se retrouva-t-elle à éponger les blessures, à les panser et à distribuer des potions avec les quelques personnes encore valides décidées à assumer cette tâche. Certains se montraient sceptiques quand au fait d'accorder leur confiance à une Laguz dans cette tâche, mais certains l'avaient déjà vu puisqu'elle habitait à Sienne depuis un moment maintenant, et ceux-là réussirent finalement à calmer la méfiance. Il faut dire qu'un corbeau résidant dans une ville Beorc, au palais qui plus est, à de quoi marquer les mémoires. Bientôt, ses mains et ses vêtements blancs furent tachés de sang et de crasse, mais elle n'avait certainement pas le temps de s'en préoccuper. Enfin, elle se rendait utile. Malgré l'état critique de la situation, elle se sentait soulagée de ne plus rester les bras ballants.


Thème d'Oerdhall ~ Ma couleur : #99CCFF ~ Ma fiche ~ Ma fiche technique
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Jeu 24 Aoû - 0:13

La pause dont avait profité Alice l’avait bien remise sur pieds, à présent elle était prête à suivre les combats de plus belle. L’objectif n’était pas de sauver la ville, c’était de sauver le monde : si la sacro-sainte Sienne tombait, les autres grandes villes du monde n’allaient pas résister davantage. Elles tomberaient, sous le poids accablant des colonnes entières de morts, renforcés par la chute de la capitale de Begnion. Bien sûr, peut être que l’issue serait différente, les peuples du monde pouvaient s’unir et contrer cette menace en faisant front commun, tous contre la mort, tous contre Death.

Death…drôle de nom quand elle y repensait, peut être que cela vient d’un dialecte ancien et que cela signifie quelque chose…Et si c’était Kerorian ? Cette ordure, ce fumier qu’elle avait croisé dans son royaume natal. Cet ingrat qui, malgré le fait qu’elle ait proposé de le guider dans l’épaisses forêt, lui a manqué de respect, lui a parlé comme s’il parlait à un tas de merde et qui a osé lever la main sur elle. Etait-ce si improbable ? Le guerrier se faisait dévorer le corps et l’esprit par son épée maudite dont les pouvoirs étaient d’une noirceur que seule la magie du chevalier de la mort égalait selon elle. Etait-ce possible ? Est-ce qu’elle était en train de défendre une ville assiégée par un Kerorian totalement dévoré par sa lame ? Si tel était le cas…elle allait se faire un plaisir de le gêner autant que possible, lui rendre la vie aussi compliquée que possible. Et si elle devait périr face à lui, alors cela serait avec panache et dignité. Elle ne supplierait pas, elle ne ploierait pas le genou.

La jeune laguz fut tirée de ses pensées par l’arrivée en grande pompe de l’impératrice et de sa cavalerie. Elle transpirait la magie, les sens magiques d’Alice n’étaient même pas nécessaires pour le deviner. Alors c’était ELLE le dernier espoir de cette ville ?  Elle était imaginée plus grande par la jeune chasseuse. Enfin, peu importe, pour un mage, la taille importe peu.
Elle s’empressa d’aller répondre à l’appel de l’impératrice, elle fut une des premières et donc une des plus proche. Cependant, sa présence ne passa, évidement, pas inaperçue. Bien qu’elle fût là sous sa forme bipède, certains la regardaient avec méfiance, d’autres lui crachèrent dessus. Ça irritait Alice qui avait fait la démarche d’approcher « désarmée » pour montrer sa bonne foi.

Dans la foule, on put entendre des « traitresse » ou des « salope de laguz » « espionne » tout n’était cependant pas noir, elle avait quelques partisans tout de même. Certains dirent, en réponse, « Death nous a menti », « elle m’a sauvé la vie à la porte tout à l’heure » « et moi dans l’avenue principale ! » « elle est avec nous » « elle a pris des coups en défendant la ville, comme nous ».
 
Alice ne répondit pas à tout cela, elle ne fit que plonger ses yeux dans ceux de la souveraine pour lui offrir son regard. Un regard sans fioriture, un regard sans artifice. Le regard le plus sincère et le plus honnête qu’elle pouvait offrir. Si elle était aussi bonne qu’on le disait, alors elle devait pouvoir voir que la laguz n’avait pas trahie la cité et qu’elle comptait bien se battre, jusqu’à la fin.

Si la question n’était pas réglée rapidement, et si l’armée restante n’était pas d’accord sur le sujet cela risquait de fragiliser le dernier assaut, et donc le dernier espoir de la ville. On se bat moins bien si on craint qu’un allié nous frappe dans le dos…
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Death
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Sam 26 Aoû - 16:17

C'est au cœur des plus grands drames que naissent les actions que l'on qualifie "d'héroïques", et sur lesquelles on bâtit des contes et légendes. Si la cité et le monde survivent, peut-être quelque l'histoire retiendra cet instant où une poignée de défenseurs se ruèrent à corps perdu jusqu'à leur général mourant malgré les vagues de non-vivants qui continuaient à déferler, insensibles et implacables. Peut-être racontera-t-on aux enfants que ces courageux guerriers ont littéralement défié la mort et sauvé leur héros d'un funeste destin, lui évitant d'être piétiné par l'armée impie, ou pire encore, de succomber à ses blessures et de devenir l'un de leurs.
Ceux que l'on qualifie de héros sont comme les étoiles, diront certains, qu'ils ne brillent jamais aussi fort qu'avant de s'éteindre. Même si ce ne sont pas des lumières, glisseraient volontiers quelques mauvaises langues.

Il est vrai que la charge désespérée des défenseurs avait pris des allures de triomphe, dans cette océan de désespoir. Ils avaient fendu les rangs ennemis, avaient récupéré leur objectif, et avaient pu battre en retraite. Cela aurait pu ressembler à une petite victoire dans cette guerre à sens unique, le début de quelque chose. Si seulement ils avaient réalisé quel prix ils venaient de payer.
Les lignes de défenses souffraient déjà toutes les peines du monde à ne pas perdre trop de terrain, écrasés par la pression qu'exerçaient les légions infinies de la mort. En opérant cette contre-charge, ils avaient créé leur propre brèche, et la ligne commença à vaciller. Pire encore, leur détermination avait permis d'éviter la défaite au milieu de la mêlée...mais n'avait pu éviter de payer cher en sang. Les défenseurs étaient déjà peu, et chaque fois que l'un des leurs tombait en essayant de tenir à distance un zombie, c'était un nouvel ennemi des vivants qui se relevait.
Quand la petite troupe repartit tant bien que mal, pensant prendre de la distance, les morts ne tardèrent pas à les suivre. La résistance avait cédé, le front avait été brisé, et les défenseurs éparpillés, incapable de contenir plus longtemps les mort-vivants, succombaient à leur assaut sans relâche ou bien les regardaient, impuissants, charger les hospices de fortune où attendaient impuissants et anxieux tant et tant de blessés. Des recrues faciles.
Lorsque les zombies chargèrent en masse, ils attaquèrent sans distinctions mourant et médecins, officiels ou non, et bientôt ces maisons où l'on essayait de sauver des vies devinrent des pièges mortels où l'ennemi croissait très rapidement en nombre, forçant ceux qui étaient encore apte à abandonner leurs valeurs et leurs blessés...ou à rejoindre les rangs de l'abomination.

Et tout cela n'intéressait guère le Chevalier de la Mort. "Qu'ils courent donc, si ça les amuse" se disait-il en progressant à pas de géant vers la cavalerie clinquante qui fonçait pour le combat final, ses chevaliers expérimentés fauchant et renversant les mort-vivants sur leur passage, soutenus par les sorts de quelques mages qui s'efforçaient tant bien que mal de jeter des sorts depuis leur selle. A leur tête, l'Impératrice, Sanaki, dont les yeux brillaient autant de colère que ses mains de puissance. Ils n'avaient pas pris le temps de s'arrêter pour exprimer leur doute ou leur agrément à la laguz qui avait répondu à l'appel, il y avait plus important.
Death se dégagea un passage parmi ses propres soldats en deux coups d'épée. Il voulait qu'elle le voit, il voulait que tous le voient. Il pointa sa lame funeste vers l'apôtre de Begnion et s'apprêta à lancer une fantastique tirade. Puis un éclair le foudroya, attiré par l'incroyable quantité de métal qu'il trimbalait. Le puissant tome d'un des mages monté grésillait encore du sort qui avait aisément touché son but. Le nuage de poussière soulevé par l'attaque ne s'était pas encore dissipé qu'une lance fila droit vers le magicien le transperçant et l'arrachant de sa selle.


"On ne me coupe pas la paro..."

Une fournaise épouvantable le submergea avant qu'il ne finisse sa phrase, réduisant en fumée une large portion de zombies autour de lui. Mais rien n'arrêta le sombre Cavalier, qui traversa flammes et cendres avec indifférence. Quatre Paladins ne se découragèrent pas et le chargèrent, leurs lances scintillantes vers l'avant. Il tua le premier d'un coup d'épée, qui s'écroula au sol, avant de se relever quelques secondes après en brandissant son arme vers ses anciens amis. Il ignora les deux suivant, et empala le dernier cheval et son cavalier sur sa grosse épée - qu'il n'avait pas pour compenser quelque chose - et les souleva pour les jeter d'un bloc, plus ou moins instable, sur l'Impératrice. Encore en charge, et piètre cavalière comparée à ses soldats, elle ne put virer à temps face à cette attaque pour le moins inhabituelle. Percutées par la masse considérable que représentait un cheval de guerre et son cavalier en armure de guerre, Sanaki et sa monture furent jetés au sol.
La chance fut à peu près de son côté, car malgré la chute elle en sortit à peu près indemne. Elle dut tout de même se tortiller pour se dégager de sous son cheval, mais elle n'était pas blessée. Sa monture en revanche ne se releva jamais, promptement achevée par le paladin-zombie. L'Impératrice réalisa que les mort-vivants l'évitaient, préférant rejoindre le reste du front à la poursuite des survivants de l'opération-suicide ou pour achever les blessés dans les maisons de soin, ou pour jouer à chat avec des tigresses.
Mais elle, la tête de Begnion, était réservée à celle de l'armée sans souffle. Elle avait à peine eu le temps de retrouver son précieux tome qu'il se dressait devant elle, Death. Sous son heaume menaçant, elle le devinait pourtant sourire.


"Vas-y" dit-il de sa sombre voix, amplifiée par quelque sorcellerie "Essaye, mais ce sera en vain. Nul ne peut vaincre la Mort."

Alors elle chargea un sort, aussi fort qu'elle le pouvait, le coeur serré. Elle pouvait mettre fin à ce cauchemar, le leader de toute cette horreur se dressait devant elle, à une portée à peine de bras, et la défiait de le frapper. Mais quand elle jeta son sort, elle recula d'un pas. Par prudence à cause des flammes, ou mal à l'aise par la proximité du cavalier de la destruction, qu'importe. Death ne pardonna pas cette faiblesse, et alors que les flammes explosaient contre lui, sa lame fendit à nouveau les airs, son sifflement glacial retentissant même dans la canicule.
L'apôtre glapit quand l'arme maléfique traversa sa chair, puis elle s'écroula, son tome roulant dans la poussière et la cendre.

Certains de ses soldats hurlèrent, de désespoir, de de déni et tentèrent d'agresser le Chevalier de la Mort pour venger leur souveraine, ignorant les blessures et la menace des mort-vivants qui s'agglutinaient partout, plus collants qu'une armée de rats géants. Mais le seigneur des damnés les ignora, tandis qu'il levait son épée vers le ciel, l'examinant lentement.


"Hm...étrange" fit-il, sa voix portant toujours à des distances hors-normes "Il semblerait que je l'aie ratée...Merde, ça marche toujours ça ?"

Et le ton lourd qui s'échappait de son heaume sinistre cessa de retentir - probablement car cet imbécile avait enfin coupé le son - et l'invincible guerrier noir s'avança au-dessus du corps inanimé de l'impératrice. Juste une pauvre gamine, à ses yeux. Il l'aurait traité de fillette, s'il avait eu le temps de lui parler. La plus puissante fillette du monde, certes, mais rien de plus qu'une morveuse. Comme à chaque fois qu'il rencontrait un mage qui brandissait un de ces stupides bouquins, il était déçu.
Puis une nouvelle clameur surpassa même le vacarme des combats alors que les morts faisaient de la sainte cité une véritable charnier ambulant. Un rugissement sans pareil, plus puissant que dix mille gorges ayant retenu leur rage pendant des siècles, parvint de l'ouest. En plein coeur de cette guerre immonde, peu étaient ceux qui avaient le luxe de se poser des questions, et encore moins nombreux étaient ceux qui auraient pu mettre un nom sur l'origine de ce cri.
Mais Death le pouvait. Il les avait déjà combattu, et exulta bientôt comme un enfant à la fête de l'hiver devant la cheminée. En un instant, il oublia le front brisé, les épées sacrées et l'apôtre gisante à ses pieds. Il tourna les talons et fonça vers la source du cri. Ses mort-vivants commencèrent à faire n'importe quoi, la volonté de leur maître se tournant vers une cible contradictoire avec ses ordres : "avancer et tuer les vivants", alors que lui-même songeait "demi-tour et tuer moi-même des gros vivants". Leur assaut demeura tenace, mais leur frénésie commença à s'estomper alors que leurs renforts s'amenuisait. Les non-vivants qui étaient déjà dans la cité seraient les derniers à y entrer.
Car les Dragons étaient arrivés.

Après une longue hésitation, partagés naturellement entre les vieilles habitudes de feu Deghinsea de ne point quitter leurs terres - et accessoirement de les protéger contre cette menace inédite, leur espèce si rare ne pouvant se permettre de foncer aveuglément en prenant le risque de renforcer ce nouvel ennemi - et les nouveaux espoirs du "jeune" Kurthnaga, ils finirent par suivre leur nouveau roi. Non seulement ils ne pouvaient pas abandonner les races mortelles à leur sort, car cela condamnerait Tellius tout entier et gâcherait tout ce qu'ils avaient entrepris depuis plus de mille ans, mais aussi car des dragons étaient déjà dans l'armée du Chevalier de la Mort. Ils avaient menés les autres fronts et enfoncé les portes et murailles, l'insensibilité de la non-vie compensant bien leur faible nombre.
Alors ils étaient venus de Goldoa, rugissant leur haine farouche contre le crime sans nom de Death et avaient commencés à réduire en cendres ses légions qui ne réagissaient pas. Le vent avait enfin changé...pour ceux qui seraient capables de le remarquer dans le chaos qui rongeait toujours la sainte cité.



Hrp : Ouais, j'ai l'impression de vraiment écrire de plus en plus. Il était temps que ça se termine !

Alors il s'est passé pleeein de choses, voici comme d'hab un gros résumé.

Global : C'est très bien les charges héroïques. Beaucoup moins si on espère que ça marche face à un ennemi en surnombre considérable et je le rappelle, incapable de reculer, puisqu'ils frappent et contrent même quand on leur tranche un bras ou qu'on les transperce. Du coup, niveau pnj, le front défensif s'est fait exploser et les zombies tabassent un peu tout le monde partout, gagnant beaucoup de terrain, et envahissant les hôpitaux. Ceux qui sont valides, z'avez le choix : vous battre en vain pour les blessés, ou finir avec eux '-'

Pas glop : La charge de Sanaki a fait quelques trous bien sentis, mais pas assez (c'est jamais assez face à des zombies u_u). Et à défaut d'avoir été soutenue par plus que...ben une personne parmi les joueurs, elle a ramassé une baffe. Fort heureusement, elle est encore en vie, mais la blessure l'a fait sombrer dans le coma.

Bien glop par contre : Un, Death quitte le champ de bataille. Fuis-t-il à cause de ses blessures, à cause des hurlements que l'on entend au loin pour ceux qui parviennent à tendre l'oreille, ou pour tout autre raison que peut inventer son esprit malade ? A vous de voir pour vos perso.
Bien glop n°2 : Les dragons de goldoa arrivent et taillent sec à l'extérieur des remparts. Il y a encore beaucoup de morts-vivants dans la cité elle-même, mais peut-être une chance de survie commence-t-elle à se dessiner à l'horizon.
Bien glop n°3 : Les zombies perdent globalment 2-3 niveaux, ils recommencent à attaquer un peu comme au premier tour, ils veulent vous bouffer évidemment mais ne sont plus aussi déchaînés et "vivaces".

Pour les joueurs plus spécifiquement...bah, ceux qui sont sur le front ont le choix (comme laguerran et alice) : Foutre le camp ou tenter de contenir l'armée ennemie sans plus avoir de ligne de défense. Alice plus spécifiquement, le groupe de sanaki n'a pas eu l'occasion de vraiment s'occuper de toi, donc à ta guise. Tu as pu les rejoindre si ça te dit, ou voir que c'était pas un bon plan quand Sanaki a commencé à calciner un peu tout ce qui bouge (chat pas aimer feu, à toi de voir).
Ceux des hôpitaux, voir plus haut. Laisser crever les gens, ou mourir avec eux. (ou surprenez moi agréablement, j'aime les surprises agréable *genius*.)
Engar, comme je t'en avais déjà parlé, toi t'es entre ceux du front, et ceux des hôpitaux, niveau situation. Tu peux t'en sortir si tu veux, mais ton cheval mourra si tu survis. Si tu veux pas survivre bah...bah est-ce que j'ai besoin de détailler quelque chose '-'

ET VOILA, poutaing kong, j'étais pas motivé et ça m'a pris une heure et demie. J'ai pas des masses parlé des perso joueurs à ce tour mais...juste, la moitié sont mourants et en fuite, l'autre moitié dans les hôpitaux. Voulez que je dise quoi sur ça, à part que ça vous court après '-' ?

J'vous laisse jusqu'à dimanche (le 3 septembre, évidemment, pas demain hein) pour rép.
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Sam 2 Sep - 13:29

Je ne réfléchis même plus... Je crois que mon corps n'est pas en état. C'est à peine si j'ai réellement conscience des quelques indications qui me sont donnés et du fait que je les suive, mais c'est sans doute pour le mieux. Si je devais prendre des décisions par moi même je courrai assurément au désastre ! Tout ce que je sais dans le fond, c'est que l'on profite de la voie ouverte par notre avancée, et par le mage, pour reculer, autant que l'on peut avant que la marée des morts ne se referme... Oh cela dit je sais aussi à quel point je suis faible et j'ai froid, et je commence à en prendre conscience. J'ai trop poussé. Ca ne viendra pas tout de suite, mais si rien n'est fait je vais y passer. Oh pourtant, je suis encore en vie, mais ce sont des choses que l'on ressent. Néanmoins, mes mains se crispent instinctivement sur les rênes, et mes talons pressent les flancs de galopins pour qu'il continue d'avancer...

Je suis tant fixé là dessus, qu'il est nécessaire qu'un autre homme vienne saisir la bride de ma monture pour l'arrêter. Avancer davantage serait difficile je crois, et Mysti, dans un état encore pire que le mien, a besoin de davantage de soins immédiatement. Du moins c'est ce que je crois comprendre. Les mains posées sur l'encolure de mon cheval, je manque plus d'une fois de basculer sur le côté, alors que je regarde la scène, comprenant juste que Mysti est vivant, le reste des mots résonnant, sans le moindre sens, dans mon esprit. C'est à peine à vrai dire si je réussis à voir quelque chose, ma vision est trouble, teintée de rouge... La blessure était peut être pas si grave au début, mais du sang... Trop de sang perdu...

Puis je sens que... Que quelque chose m'est donné, placé dans ma main. Qu'est ce donc ? Du verre, une fiole... Je réussis à le comprendre, et la suite, c'est l'instinct qui m'y pousse. C'est ma chance, je le sens, et je porte ainsi le contenant à mes lèvres, buvant le liquide qui s'y trouve, maladroitement, une partie s'écoulant sur mon menton, mais malgré ma faiblesse je parviens à avaler une à une les gorgées, jusqu'à ce que plus rien ne s'écoule, après quoi la fiole m'échappe des mains, et se fracasse au sol en un tintement aigu. En même temps que ce tintement, tout mon corps est parcouru d'un frisson. Je me sens revigoré, en bien meilleur état. Suis je guéri, ou est ce juste un stimulant ? Je ne le sais pas trop, et je n'ai pas vraiment le loisir d'y penser. D'un seul coups, mon esprit redevant plus clair, j'ai conscience de la situation dans son ensemble, et je regarde autour de moi, observant un des membres du groupe s'éloigner, rejoignant les bâtiments le plus proche, mais surtout, la marée des morts vivants qui nous encerclent maintenant, qui va se refermer d'un instant à l'autre et nous submerger. Mais il est hors de question que cela arrive, d'autant plus que je vois déjà un échappatoire.

Ainsi, sans perdre un instant je me tourne vers un des faucon et lui fait un signe lui désignant le ciel.

"Les toits ! Il faut rejoindre les toits MAINTENANT ! Sinon on va se faire submerger et on aura récupérer le général juste pour le perdre ! Tout ceux qui ont une monture pouvant voler, prenez quelqu'un avec vous si vous le pouvez, et en tout cas le général, et rejoignez le toit le plus proche, après quoi jetez nous n'importe quoi qui pourra nous permettre de grimper !"

Tout en disant cela, je prend justement la corde dans mes fontes et la jette au faucon le plus proche, ça en fera au moins un qui aura de quoi faire grimper les autres, avec le peu de temps qu'on a devant nous... Et oui j'ai une corde, pour la simple raison que quand on voyage ça fait partie selon moi des outils indispensables, quant au fait que je donne des ordres... Je n'ai pas de grade et je ne fais même pas partie de l'armée de Criméa, mais cela fait partie des situations tellement merdique que, comme le disait Ethan, ON EMMERDE LE GRADE ET ON AGIT ! Bien sûr je ne compte pas attendre sagement en me tournant les pouces. Même si les faucons s'exécutent dans les meilleurs délais on risque d'être débordé ! Seulement les possibilités sont limitées, et je me rend compte qu'une nouvelle fois je ne peux pas faire grand chose. Mon regard se tourne alors rapidement vers le mage. s'il lui reste le moindre sort pouvant nous acheter un peu de temps, MAINTENANT serait le bon moment !

Cependant, de la position surélevée que j'ai depuis ma monture je parviens à distinguer une certaine... Evolution. Tout d'abord, je remarque que le seigneur de l'armée semble s'éloigner, pour une raison certes inconnue, mais je prendrai cela comme une bonne nouvelle. Ensuite, les morts paraissent moins vivaces, et c'est aussi une bonne nouvelle... Par contre, il n'y a plus réellement des défenseurs, juste des personnes tentant de survivre, et je ne donne pas cher de la vie des blessés qui n'ont pas pu bénéficier du même traitement que moi, sauf si les survivants parviennent à faire quelque chose pour endiguer cette marée... S'ils ont des masses, une possibilités serait de faire s'effondrer les entrées afin d'avoir assez de temps pour accéder aux toits depuis l'intérieur... Oui je sais, je fais visiblement une fixation sur les toits, mais sans le seigneur de l'armée mort vivante, et le ciel semblant débarrassé des cadavres laguz, se mettre hors de portée est le meilleur moyen de survivre, au moins quelques minutes de plus !

Cela dit j'ai bien conscience... Dès que je prendrai cette corde pour grimper, je sacrifierai Galopin, ma fidèle monture de toujours,  celui qui m'a accompagné dans toutes mes errances... Mais je n'ai pas de regret à proprement parler. dans cette écurie, il aurait fini par mourir, et peut être que ma présence ici a sauvé des vies, du moins je l'espère. J'y suis attaché pourtant, depuis le temps que je le connaisse, mais j'ai les pieds assez sur terre pour le savoir. Ça reste un animal, et en l'espèce je n'ai pas d'autres choix... Je suis triste bien sûr à cette pensée, mais assez lucides pour ne pas me laisser abattre. Tenter de nouveau de fuir serait vain et puis... Et puis je le sens à sa respiration. Il souffre, il a subi de multiples morsures et griffures. Les efforts que je faisais il y a quelques instant pour rester éveillé, il les fait également. Doucement, je lui flatte l'encolure d'un air triste. Il ne me reste plus qu'une flèche je crois, je pourrai m'en servir pour ralentir un mort vivant qui s'avance, mais le résultat serait dérisoire. Je peux au moins faire cette concession à mon ami. Dès que je serai à l'abri, je l'abattrai, pour lui épargner de vaines souffrances.

Mais déjà il faut survivre, et espérer que mes compagnons, eux, aient les moyens de repousser cette marée, ou bien que les faucons soient assez vivaces pour nous permettre de fuir...
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Alice
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Sam 2 Sep - 19:35

Alice était…déçue. Oui déçue était le bon mot. Elle s’attendait à un mot, un signe…quelque chose venant de l’impératrice, mais elle n’eu rien du tout, pas même un regard. Cela aurait pu faire taire les accusations, dissiper les doutes…hélas cela ne fut pas le cas. Alors bien sûr les commentaires allaient de bon train parmi les soldats, certains trouvaient que c’était une preuve qu’Alice était mauvaise, d’autres continuaient de la défendre. Cependant, le débat fut vite clos car la bataille rangée débuta. Elle voulue d’abord foncer mais…le feu. Le feu de l’impératrice la dissuada rapidement de charger avec les autres, elle semblait brûler tout ce qui lui passait sous la main, et Alice n’avait pas du tout envie de finir en rôti de Laguz.

Soudain, des cris résonnèrent dans le ciel, de cris que la jeune femme avait déjà entendus car c’était un cri provenant d’un peuple voisin : les dragons. Ils venaient forcément aider la ville, c’était formidable !! Ils ne pouvaient pas mieux tomber. Elle les pensait trop refermés pour agir mais visiblement elle se trompait.

Dans son esprit, la théorie que Death soit Kerorian se concrétise un peu plus : après tout la dernière fois qu’elle l’a vu, c’était à la frontière entre Gallia et le royaume des dragons. Si ça se trouve, c’est là-bas qu’il a commencé son œuvre et c’est ça qui a incité les dragons à sortir de leur tanière et à aller au secours. Quelle ordure ! Quel connard ! Alice était déterminée, elle n’allait pas s’attaquer aux pantins qui étaient présent en ville : son objectif c’était Death lui-même. Avec l’aide des dragons, elle aurait sûrement une chance, surtout qu’il a été blessé par le sort de l’impératrice, l’affaiblissant un peu.

Elle prit sa forme de félin, se fraya un chemin dans la mêlée et grimpa sur un toit, encore, et allait se diriger difficilement vers les remparts extérieurs. Son objectif ? Attendre que son ennemi soit aux prises avec les dragons et l’attaquer par derrière, comme elle savait si bien le faire. Mais pour cela elle devrait faire vite…et ne pas perdre Kerorian de vue.
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Dim 3 Sep - 12:14

"Je vous suis !"

Ce ne furent que trois mots, pourtant Azelian sentit le poids de sa responsabilité s'alourdir, et en même temps le soulagement de ne pas être seul dans cette épreuve. Muni des automatismes de sa profession, il la chargea à son tour de potions, puis l'entraîna de nouveau à l'extérieur. Son premier regard fut pour Mysti, qu'il savait étendu parmi les Criméans. Impossible de penser à autre chose.

*Tant qu'il vit, je dois me battre. Tant qu'il vit je peux avancer.*

Les médecins se concentraient plutôt sur les hôpitaux de fortune, mais il avait vu bon nombre d'hommes et de femmes incapables d'arriver jusqu'à eux. Et c'est à ces derniers qu'il confia ses soins. Il laissait les blessés moyens se débrouiller avec une potion, s'attardait un instant sur les plus graves avec son bâton, assisté par les danses énergisantes de Phoenix.
Ombre parmi le décor, il avait appris à se mouvoir rapidement, sans attirer l'attention de l'ennemi. Il ne rivalisait bien sûr pas avec un assassin ou un voleur, mais il savait ne pas se laisser bêtement exposé comme une parfaite cible. Il espérait que la danseuse le suivait de près car ils manquaient de temps pour qu'il s'assurât de sa présence à ses arrières. Il fallait simplement qu'il la vît quand il en avait besoin, ni plus ni moins.

Soudain, les renforts de Begnion envahirent la grand-place du centre-ville, dernier bastion de survie siennoise, et de la même façon Death et ses pantins crevaient les lignes de défense de tous les côtés. Les pégases, les paladins, l'infanterie se mirent à danser un ballet mortel. Le principal objectif en était de faire tomber ce sorcier qui menait la vie dure à tout un peuple par son seul pouvoir. Un éclair fusa, puis les flammes, puis la poussière. Les cris et le fracas des armes, des chairs tranchées et des os broyés couvraient tout l'espace.

Azelian se demanda si quelqu'un y prêtait attention, car dans un premier temps personne n'alla relever l'impératrice. De rage, les soldats de l'empire se lancèrent à l'assaut du Cavalier, défaits les uns après les autres ou battant difficilement en retraite. Quand, par miracle, celui-ci en fit de même, la priorité alla aux morts-vivants, brusquement désorganisés, abandonnés par leur meneur.
Le guérisseur vit là une occasion en or et fila comme une flèche vers l'endroit où il supposait la chute de la jeune femme.

*Il faut sauver le plus grand nombre. Rattacher le fil de ses vies un par un afin qu'ils continuent de vibrer.*

Il la trouva entre un pégase et un cheval, tous deux embrochés sans pitié par le nécromancien comme des mouches exposées en trophées d’entomologie. Une plaie similaire à celle du général barrait la poitrine, moins profonde. Ce que Death qualifiait de "raté" ?

"Aidez-moi."


Au bord de la crise de nerfs, le guérisseur sentit de grosses larmes dévaler ses joues. Sa main crispée sur son bâton jusqu'à s'en blanchir les jointures tremblait de plus en plus fort, au point qu'il ne parvenait qu'à grand-peine à concentrer sa magie pour la soigner. Sanaki avait représenté un si grand espoir quelques secondes plus tôt encore, plus solide que Mysti, et pourtant elle aussi avait plié le genou devant la force extraordinaire de Death, elle qui avait rencontré, et vaincu, Ashera. Azelian ne doutait guère de sa puissance, mais de l'avenir de Tellius après de terribles constatations comme celles-là.

Deux bruits finirent par lui rappeler le moment présent. Le premier provint de l'extrémité de sa Cure, le bâton finissant par se briser à force d'utilisations répétées, sa magie épuisée. Jusque-là, rien de particulièrement anormal. Le second fut une série de grognements en arc de cercle autour de Phoenix et lui : les zombies avaient fini par les repérer. L'état de Sanaki était stabilisé, mais avec cette menace autour de lui Azelian ne pouvait se permettre de faire plus.
Il se leva et essuya son visage d'un revers de manche.

"Je vous préviens, je sais très bien me servir de mon bâton ! Reculez !"

Et de brandir son arme de fortune.

*
Sitôt le guérisseur parti, les soldats examinèrent leur situation peu glorieuse. Leur général allait bien, un bon début, mais ils se trouvaient pratiquement sans défenses face à une armée qui progressait, lentement, suffisamment pour bientôt enfoncer les différentes barrières autour de la place. Les archers avaient tenté de trouver un stock de flèches ici et là, sans succès, tandis qu'Engar et le faucon se remettaient doucement de leurs blessures.

Le sage de vent écoutait les murmures de la brise autour, une brise chargée de relents putréfiés, de sang, de poussière, de chairs et de bois carbonisés. Il s'agenouilla près du blessé qu'ils avaient eu tant de mal à récupérer, observa la blessure pansée à la hâte sur son torse.

"Battez-vous Messire. Vous avez fait preuve d'un courage supérieur à tous ceux de cette ville, vous ne pouvez abandonner maintenant. J'ai ouïe dire que vous me vouiez de l'admiration, mais elle n'est rien comparé à l'estime que vous avez gagnée aujourd'hui de ma part... N'importe quel chevalier se verrait honoré de combattre pour vous, à côté de vous. Et nous déclamerions nos commandements ensemble, sous l'étendard de la justice. J'ignore si vous pouvez m'entendre, et en un sens je ne l'espère pas car cela signifierait que vous souffrez également... mais tenez bon. Nous avons besoin d'hommes de votre trempe."

Le tonnerre et les flammes fusèrent plus loin. Dans la mêlée, les Criméans ne purent distinguer entièrement le combat, mais les cris de guerre des Siennois leur donnèrent une assez bonne idée de la débâcle. Et surtout, l'impératrice avait échoué à son tour. Pourtant, sans qu'on sût exactement pourquoi, Death fit demi-tour. Les zombies à sa suite eurent comme un instant d'hésitation, puis se mirent à attaquer n'importe qui à portée sans unité contrairement à avant.

"Les dragons sont arrivés ! Lança un faucon. Ils réclament vengeance pour les leurs tombés au combat !"

A ce moment-là, le Marqué sortit de sa torpeur et commanda à la troupe de se réfugier sur les toits de nouveau. Un peu surpris, les soldats se tournèrent unanimement vers lui pour le voir sortir une corde et la lancer aux faucons.

"Aurez-vous seulement la force de grimper dans votre état ?
-Mysti n'y résisterait peut-être pas par ailleurs ! Et l'incendie s'étend dans toute la ville, nous finirons grillés si nous avons le malheur de...
-J'ai plus rapide !"

L'un des archers s'avança, posa une main l'épaule de Laguerran et une sur la cuisse de Kalet, surélevé, en signe d'apaisement.

"Messires faucons, prenez chacun un bout de cette corde, volez bas, attrapez les zombies comme un pêcheur prendrait des poissons dans ses filets ! Regroupez-les le plus possible au même endroit. Non seulement cela évitera aux civils d'avoir à se battre, mais en plus les sorts de Laguerran seront d'autant plus efficaces ! Ce livre nous sauvera peut-être la vie !"

Les laguz se concertèrent du regard, puis le chevalier relevé entre-temps. Il acquiesça à la stratégie, ouvrit son tome.

"Un endroit dégagé où vous pourrez facilement vous mettre hors de ma portée. La rue principale d'où ils se déversent en majorité serait parfaite.
-Et nous ?
-Si vous ne trouvez pas de flèches... improvisez !"

L'affaire entendue, les deux faucons s'attachèrent une extrémité de la corde au pied, prirent leur forme animale et commencèrent à ratisser le secteur, emportant dans leur sillage des brassées de zombies sans trop s'approcher des lances ou armes longues que ceux-ci pouvaient posséder. Laguerran alla se placer sur un petit muret en hauteur afin d'avoir une vue imprenable de son point d'impact, tout en commençant à incanter les Fimbulvetr qui tailleraient dans les rangs ennemis.

Azelian vit ainsi le mort qu'il s'apprêtait à frapper du pommeau de son bâton se faire soustraire à son coup, pour mieux traîner sur toute la longueur de la rue, avant qu'une tornade miniature ne vînt le déchiqueter lui et ses compagnons de non-vie.

Les archers décidèrent de se séparer par petits groupes. L'un d'eux se dévoua pour chercher un puits et préparer une chaîne humaine qui servirait à éteindre les flammes une fois les zombies repoussés. Un autre groupe joua les appâts à zombies, frappant ces derniers avec leurs poings ou leurs arcs si nécessaire pour les attirer hors des hôpitaux, loin des blessés, sur une trajectoire propice au rassemblement par les faucons. Le dernier monta la garde près de Mysti et Engar, cherchant d'autres moyens de se rendre utile.

"Et si les dragons ne sont pas de taille face à Death ?
-Ils le seront.
-Comment peux-tu en être aussi sûr ?
-S'ils ne le sont pas, nous mourrons tous. Alors, ils le seront. Forcément."

*
Au loin, les cavalières pégases de Begnion et de Criméa, ainsi que le chevalier wyern, continuaient de harceler l'arrière de l'armée ennemie. Des centaines de morts avaient fini tellement découpés que même leurs restes de jambes ou de bras peinaient à avancer sur le sol. Le ciel dégagé et l'absence de résistance rendait la tâche facile à ses héros des airs, même les pégases y allant de leurs sabots et la wyvern de ses griffes pour infliger encore plus de dégâts.

Lorsque les rugissements retentirent dans leur dos depuis la direction de Goldoa, un temps de flottement les maintint immobiles. Les nouveaux arrivants se battaient-ils avec eux, ou contre ?

"Regardez là-bas ! Le gros en armure noire revient vers nous !"

Il était difficile de manquer le colosse en train de remonter à contre-courant dans sa propre armée, quitte à transformer ses propres "soldats" en détritus sur son passage. Se remémorant Famine et le sort subi par leurs consœurs, les Criméanes préférèrent s'éloigner un peu et prendre de l'altitude, tout en signalant à leurs homologues de Sienne le danger potentiel qui se dirigeait vers eux de chaque côté.
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Lun 4 Sep - 0:11

Comprimer une plaie. Faire boire une potion. Comprimer encore une plaie. Plus elle les appliquait, plus les gestes lui paraissaient naturels. Sa connaissance du corps humain lui permettait de calmer une hémorragie en comprimant simplement un point, une artère, en appliquant un garrot efficace, mais cette solution avait aussi ses défauts, car ceux qu'elle aidait ainsi avaient de grandes chances de perdre leurs membres. Mais bon, entre perdre un bras ou la vie... le choix était vite fait. Depuis l'intérieur de l'hôpital de fortune, elle entendait le fracas des batailles, proche, si proche... Le hurlement des guerriers et des magies, assourdissant.

Une énième fois, elle souleva le visage crispé de douleur d'un blessé pour lui faire boire le contenu d'une fiole. Elle lut la gratitude dans son regard, mais elle secoua légèrement la tête en réponse. Elle n'avait rien fait d'extraordinaire, sinon le maximum. Mais les choses ne devaient pas en rester là... Un cri aigu retentit à l'entrée de l'hôpital, suivit d'un gargouillis atroce. Toutes les personnes présentes dans la pièce levèrent les yeux pour découvrir que portes et fenêtres étaient enfoncées par les légions non-vivantes. Des bras décharnés et squelettiques brandissant des armes toujours aussi dangereuses malgré leur état de détérioration avancée.

Le massacre commença. Fous de terreur, les quelques personnes encore capable de tenir sur leurs deux jambes ou de se trainer à la force des bras s'enfuyaient par toutes les issues possibles. Oerdhall recula, saisie d'horreur à la vision des morts-vivants qui commençaient à achever les blessés. Sa première réflexion fut qu'elle se devait de faire quelque chose pour aider les personnes trop blessées pour pouvoir fuir. Elle tendit les bras avec la volonté de venir en aide à la personne à laquelle elle venait de faire boire la potion, mais un sabre s'abattit sur lui, manquant sectionner la main de la disciple. Seuls ses réflexes longtemps aiguisés auprès de Juliano lui avaient permis de sauvegarder son membre.

Elle ne pouvait rien faire. Si elle perdait plus de temps ici, elle allait simplement mourir, comme les blessés, les morts en sursis, qui gémissaient sur les tables et les bancs. Encore une fois, elle était impuissante à venir en aide. Tremblante de rage envers elle-même et envers le monstrueux nécromancien qui avait lâché sur Sienne ses armées répugnantes et létales, elle tourna les talons et prit la fuite. Comme toujours. Comme le lui avait ordonné Juliano, au tout début de l'attaque. Laissant derrière elle des dizaines de malheureux qui avaient eu moins de chance qu'elle. Se précipitant vers la fenêtre la plus proche, elle dut éviter un coup de hache et repousser un cadavre ambulant. Une odeur fétide l'assaillit lorsqu'elle plongea ainsi les mains dans la chair en putréfaction, mais elle parvint à se créer une brèche et à sortir du bâtiment où les blessés, achevés, revenaient à la vie pour se joindre à l'armée des envahisseurs.

A nouveau, l'oiselle prit son envol pour se mettre hors de portée des combats. Plusieurs choses se passèrent alors simultanément. Des cris retentirent, qui n'avaient rien d'humain. Des dragons ? Mais par quel miracle étaient-ils arrivés à Sienne, à un moment aussi critique ? En même temps, en baissant les yeux, Oerdhall se rendit compte... que les troupes de Sanaki s'étaient faites balayées. L'impératrice gisait elle-même au sol, blessée, un guérisseur et la danseuse de tout à l'heure près d'elle. Le guérisseur brandissait son bâton pour tenter de repousser les zombies qui approchaient. Cette fois, il n'était pas question d'obéir à Juliano. Elle ne pouvait pas fuir, elle ne pouvait même pas songer à fuir, alors que Sanaki était étalée au sol et probablement mourante. Plongeant en piqué, la corbelle s'écrasa littéralement sur deux zombies qui menaçaient sa bienfaitrice, et tout ce beau monde s'écroula dans un mélange de plumes et de chair en putréfaction.

plus vive que les non-morts, la disciple mit moins de temps à se remettre sur ses pieds et à se précipiter vers le guérisseur au chevet de Sanaki.

- Est-elle tirée d'affaire ? Avez-vous pu faire quelque chose pour elle ?

Sa voix était à peine audible tant sa gorge était serrée par l'angoisse, mais déjà les morts-vivants revenaient à la charge.

- Si elle est transportable, je peux tenter de m'envoler avec elle... Je ne pourrais pas la porter longtemps, mais peut-être assez pour la mettre hors de portée...

Et elle devrait compter sur les dragons pour sauver la ville et pouvoir apporter des soins plus poussés à Sanaki. Il y avait encore un espoir, un mince espoir...


Thème d'Oerdhall ~ Ma couleur : #99CCFF ~ Ma fiche ~ Ma fiche technique
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mar 5 Sep - 20:17


La fureur inlassable des mort-vivants s'était atténuée avec le départ de leur seigneur et maître, et permit aux rares défenseurs encore capable de tenter des actions de dernier recours. Sur les autres fronts, on reprenait peu à peu l'avantage et bientôt on put libérer des petits groupes pour prêter main-forte ici et là et empêcher la ville de finir plus encore à feu et à sang. Mais c'était encore trop peu.
Là où Sanaki était tombée, quelques héros tentèrent encore de résister à leur destin et de sauver l'impératrice. Quoique certains, plus lâches ou plus lucides, se contentaient de sauver leur peau et de conseiller aux autres d'en faire autant, un petit groupe défiait encore et toujours les séides stupides de Death. Lequel était par ailleurs poursuivi bon gré mal gré par une féline visiblement de mauvais poil.

Hélas, si les autres portes commençaient à reprendre l'avantage petit à petit, le front brisé à maintes reprises par le Chevalier de la Mort était au plus mal. Plus aucun groupement pouvant repousser la charge des zombies, et les blessés étaient achevés par dizaines, centaines, grossissant d'autant les rangs sans souffle et causant toujours plus de ravages. En particulier chez ce petit groupe courageux qui essaya de prêter main-forte à l'Impératrice fauchée par la lame malveillante du cavalier de l'apocalypse. Peut-être lui évitèrent-ils d'être piétinée à mort par une armée décidée à passer par-là. Sans doute ce guérisseur opportuniste l'avait empêchée de se vider de son sang. Lui et ses compagnons seraient probablement honorés durant de longues années pour cela.
Mais leur vaillance ne suffit pas, pas plus que la vigueur avec laquelle le guérisseur maniait son gros bâton, que l'arrivée d'une pioupioute ne pouvant se transformer, ou le soutien presque sans munition de ses camarades. Les légions de la mort avaient faibli, mais demeuraient implacables, inébranlables. Le magicien n'aurait jamais assez de puissance, ni assez de sorts en réserve, pour dégager suffisamment de mort-vivants tandis qu'ils commençaient à submerger le petit groupe. Quand l'oiselle arriva à portée, ils étaient déjà en train de se ruer sur eux, tendant des bras insensibles à la douleur et aux coups pour les agripper, elle, le soigneur, et la danseuse un peu en retrait. Mais bien vite cette dernière dut accepter la triste réalité et s'esquiva, démontrant sous une dernière poussée d'adrénaline sa remarquable agilité et parvint à s'extirper des rangs putrides. Il s'en fallut de peu, un coup d'épée failli la couper en deux, une masse la sonna et la fit tituber, mais elle put s'échapper et retrouver l'être qui comptait elle et essaye de rester en vie.
Les deux autres hélas n'eurent pas cette chance. La disciple emplumée fut rapidement écrasée par le poids d'armée, tout comme le guérisseur dont le bâton ne présentait pas le moindre intérêt pour se défendre face à une telle masse, et malgré les tentatives de leurs alliés, ils furent submergés et mis à mort, l'un comme l'autre, tellement déchiquetés et piétinés qu'il ne resta guère de matière à relever.
Il en alla de même pour les audacieux oiseaux qui avaient rejoint le général Criméan. Leur plan pour balayer les mort-vivants était pas si mauvais sur le papier, mais ils se heurtèrent très rapidement à la réalité. Contrôler une telle masse n'était pas dans leurs moyens. S'ils parvinrent à semer un bref chaos dans les premiers rangs, la corde qui devait être leur arme devint rapidement la raison de leur perte. Certains morts s'y accrochaient, par malchance, par réflexe ou par un instinct martial vaguement conservé, et bientôt les faucons ne purent plus s'esquiver. L'un d'eux fut percé d'une lance et tomba dans les rangs du fléau, devenant un mortel boulet pour son compagnon qui suivi rapidement le même destin.

Du côté d'une jeune Laguz habitée par une haine farouche pour ces silhouettes aux yeux rouges qui se ressemblaient, la situation s'avérait compliquée. Il lui faudrait se rendre à l'évidence : Hors des murailles, il lui serait impossible de poursuivre Death. L'armée mort-vivante perdait du poids, mais leurs rangs continuaient à grouiller, serrés. Si elle tentait de passer, elle serait assurément mise en pièce...il lui fallait choisir entre une dernière action, aussi furieuse que perdue d'avance, ou bien conserver sa vengeance pour plus tard, l'attiser, la faire grandir, et un jour la dispenser avec la fureur du juste, et en savourer une satisfaction mûrement désirée.


Pour le Chevalier de la Mort, rien de tout cela n'avait la moindre importance. Le massacre des défenseurs, la chute de Sanaki, ses crétins au regard vide qu'il devait dégager de son chemin à coup d'épée et de botte... Pour lui, les choses devenaient enfin intéressantes, car il n'y avait rien de moins qu'un dragon noir qui se déplaçait expressément pour lui. Peut-être même le dernier. Un bonus sympathique peut-être ? C'était toujours une petite gloire supplémentaire de se dire qu'on est responsable de l'extinction d'une espèce aussi puissante et ancienne. Ou bien une amère réalité, quand Kurth serait tombé, il n'y en aura plus jamais d'autre. Plus jamais rien d'autre que de simples lézards réunissant à peine assez de couleur et d'intellect pour faire un drapeau. Mais peu importait, il réfléchirait plus tard.


"Salut à toi, Kurthnaga, roi des dragons. Je suis Death, le Chevalier de la Mort, Héraut de la Fin des Temps, et je te propose de mettre fin à tout cela sans faire plus de victimes. Juste toi et moi, là, maintenant, tout de suite."

Durant une seconde, le guerrier en noir trouva que cela faisait très "rendez-vous amoureux". Le double sens de vouloir l'empaler sur son épée le frappa un instant, puis il ignora son esprit aux pensées douteuses.

"Vas au diable, Chevalier de la Mort ! lui cracha le souverain écailleux "Nos souffles effaceront toute trace de ton ignoble souillure de ce monde !"

"Allons, allons" lâcha dédaigneusement Death "Penses-y soigneusement, petit lézard."
"Insolent !"

Un massif dragon au sang chaud s'avança d'un puissant battement d'ailes et cracha une gerbe écarlate sur le sinistre chevalier, incinérant les derniers zombies qui traînaient encore ce qui leur restait de pieds autour de lui alors que son roi essayait de le retenir. En vain. Un sifflement glacé lui coupa le souffle, et le mastodonte s'écroula aux pieds d'un Death encore plus insensible que son armée, puis son corps s'ébranla à nouveau sous le regard horrifié de ses pairs, se relevant aux ordres de son bourreau.

"Je suis beaucoup plus fort que tu ne le pense, petit roi. Alors penses-y. Peut-être que toi, et ton peuple tout entier pourrez m'abattre...peut-être pas. Dans les deux cas, ta race disparaîtra si tu essayes." Il bougea lentement la main, le grand reptile suivit son mouvement, plus docile qu'un chien. "Alors je te propose mieux : Puisque je ne veux que toi, acceptes, et notre duel sera la fin de la guerre. Qu'importe l'issue, je disparaîtrais et libérerais les tiens de mon emprise."


"Et pourquoi devrais-je te croire, chien des ténèbres ?" gronda Kurthnaga, la gueule débordant de flammes noires.

"Allons, allons" se répéta Death, qui jouait négligemment avec sa lourde lame dentelée La cité se meurt, et les corps de tes pairs sont à ma merci. Choisis vite, et choisis bien.

"Arrêtes-les !"

Le Chevalier de la Mort écarta lentement les mains, un sourire se devinant sous son heaume grimaçant, et l'ost funeste ralentit. Sa marche devint un pas lent, puis ils s'immobilisèrent. Ceux qui étaient encore engagés en combat poursuivirent leur triste besogne, achevant les mourant, mais ne se déplacèrent pas plus de quelques mètres, ne répondant plus qu'aux coups à leur portée.
Le seigneur des dragons gronda un ordre à ses frères d'écaille. Aussi mauvaise que l'idée puisse paraître face à cet être anormal, il allait affronter seul à seul le héraut de l'apocalypse. Après tout, il était tout de même le roi de la plus puissante race de Tellius. Dans le pire des cas, il devrait pouvoir tenir jusqu'au retour de ses pairs, à qui il commanda de rejoindre la cité et de purger toute la vermine qui pouvait bien y rester. Sa vie était précieuse, celle de Sienne, de Begnion toute entière, et peut-être même du continent dans son ensemble, l'était infiniment plus.
Il n'attendit pas un signal, ni même une permission. D'une puissante inspiration, Kurthnaga gonfla ses gigantesques poumons pour cracher un fantastique geyser qui engloutit son adversaire d'un redoutable feu noir.

On n'entendit ni cri d'agonie, ni même hoquet de douleur. Seulement le rire dément du Chevalier de la Mort qui trouvait enfin son plaisir dans cette épouvantable journée alors qu'il traversait les flammes, ignorant leur douloureuse morsure et qu'il frappait le roi reptile à la tête. La lame malveillante siffla encore de son cri glacial et trancha profondément dans l'épaisse cuisse du dragon, qui répliqua d'un grand coup de patte pour balayer son ennemi, n'ayant pas le temps de reprendre son souffle de si près. Mais ni sa taille ni sa fantastique force ne suffirent pour renverser le général mort-vivant, qui para non seulement l'attaque avec sa propre force mais afficha même l'audace de riposter d'un revers à l'abdomen. Son épée paraissait chanter de joie, et son cri était presque blessant.
Mais Kurthnaga était un redoutable dragon malgré son jeune âge et ne s'avoua pas vaincu. Battant des ailes pour garder son équilibre, il décocha un puissant coup de "pied" au Chevalier de la Mort qui fit un vol plané plusieurs mètres en arrière. Pour la première fois depuis le début de ce cauchemar, le seigneur impie mordait la poussière. Hélas, ce n'était qu'une victoire d'orgueil car Death se releva bien trop vite au goût du roi dragon dont les blessures l'inquiétaient déjà. Il prit une nouvelle inspiration, prévoyant ce que ferait son adversaire, et celui-ci n'y manqua pas. En voyant le reptile préparer un nouveau souffle, il le chargea. Kurthnaga s'envola, conscient que le combat au sol le mènerait à sa perte, ses puissantes ailes l'amenant hors de la redoutable allonge du guerrier noir et il lui vomit une véritable fournaise d'ébène dessus. Le sol lui-même devint stérile, calciné par la fureur du dragon, et le cri de rage qui lui parvint témoigna que le Chevalier de la Mort n'était pas aussi invulnérable qu'il voulait le faire croire.

En revanche, il était suffisamment robuste pour le prétendre. Son épée dentelée fila se planter dans l'aile du seigneur Laguz, mettant un terme à son souffle ardent et le faisant retomber au sol. La redoutable lame s'était plantée dans l'os et condamnaient le jeune roi. Death se rua pour reprendre sa lame, et Kurthnaga refusa de lui concéder son avantage sans lui faire payer. D'un coup de patte, il le renversa à nouveau, pas assez loin hélas, et hoqueta quand l'arme aux blessures infâmes arracha un morceau d'os en s'extirpant de son aile. Il n'avait pas encore perdu, et refusait d'abandonner. Un nouveau soupir de flamme engloutit le cavalier de l'apocalypse, dont la forme sombre se devinait au milieu du brasier. Il repassait à l'attaque. Le roi dragon esquissa un mouvement de recul, mais sa jambe blessée refusa de le suivre. Son aile brisée ne put l'aider à rétablir son équilibre, et le Chevalier de la Mort lui transperça finalement la poitrine.
Kurthnaga était abasourdi, alors qu'il sentait son coeur massif protester horriblement à chaque battement tandis que la sinistre épée était enfoncée dans ses muscles. Dans une dernière tentative d'emporter son ennemi avec lui, il essaya de le griffer, de l'écorcher vif, mais même sa force physique parut insignifiante face à l'armure dégénérée du sombre cavalier. Death fouailla lentement la plaie, accélérant l'agonie du puissant dragon et savoura ce moment, cette raison qu'il avait de vivre, alors que le roi Laguz sombrait peu à peu dans le néant. Kurthnaga réalisa que son adversaire sentait la chair brûlée, des vapeurs sombres émanant entre les pièces de son invincible carapace.
Mais surtout, il croisa son regard. Il y lisait la démence, la soif aveugle de sang...et la gratitude. Lorsque ses yeux se fermèrent pour la dernière fois, le seigneur aux écailles noires sut qu'au moins il n'était pas mort pour rien.

Les dragons avaient fait demi-tour en voyant leur seigneur tomber du ciel, abattu par ce chevalier inconnu, mais il était déjà trop tard. Quand ils arrivèrent à portée, Death se tenait déjà debout, et le grand reptile gisait au sol. Ils s'apprêtèrent à charger pour le venger quand le Chevalier de la Mort pointa son épée ensanglantée vers eux.


"Arrière, ou je le relève !" La menace horrifia tellement les puissants lézards qu'ils se figèrent à l'endroit même où ils se tenaient. Ils remarquèrent cependant que la voix du chevalier avait faibli et exprimait une nouvelle tonalité, encore plus rauque à cause des brûlures. "Votre roi est tombé, mais cette bataille est finie. Comme il...en était convenu, je me retire."

Les laguz bouillaient de rage et de chagrin. Il était impensable de laisser ce monstre s'échapper, mais il l'était presque autant de le laisser lever leur bien-aimé souverain comme un vulgaire pantin soumis à sa volonté, apparemment toujours inflexible malgré son état. La stupeur, puis l'horreur, frappèrent les reptiles ailés quand ils virent un cercle magique se dessiner autour du Chevalier de la Mort. Comme l'avait fait le Chevalier Noir avant lui, Death utilisait la très rare poudre de fée pour se téléporter. Il tirait sa révérence, comme un prince, se retirant dans un lieu secret.

"Mais sachez...que la Mort est la seule vérité, et la seule...destination."
railla le cavalier noir, en amplifiant à nouveau sa voix pour qu'un maximum l'entendent. "Alors...à bientôt, mortels."

Ultime affront à toute forme de vie, Death disparut, emporté par une antique sorcellerie, ne laissant derrière lui que ruines, ravages et regrets. Le Roi des dragons était tombé, Sanaki inconsciente, la cité en bonne partie saccagée, et l'armée sans souffle ni cervelle commença à déambuler maladroitement, ses éléments les plus faibles s'écroulant tout bonnement, maintenant que le Chevalier de la Mort avait accompli sa sinistre mission. Les autres ne tiendraient guère longtemps, mous, et hagards.
Mais le mal était fait.





Hrp de la mort - joke² - : FIN D'EVENT

ENORMEMENT DE CHOSES ! J'vous avais bien dit que plus ça allait, plus j'écrivais...mais là y a une raison, vous venez de vous inscrire dans l'histoire o/

Tout d'abord, la liste des trépassés de la vie : Azelian, Oerdall, les deux piafs, une multitude de pnj random, civils, et autres inutiles de décor, et surtout, motherfucking Kurthnaga, le roi des dragons noirs. Ouaip, il est bel et bien mort.

Ensuite, les vivants : Si vous vous êtes pas jetés une dernière fois dans la mêlée dans une action stupide et suicidaires, bravo. Si vous n'êtes pas dans la liste citée ci-dessus, vous êtes encore - plus ou moins - en vie. Toutes mes félicitations !
(Alice d'ailleurs, je devienne que tu seras un peu déçue, toi qui te lançais dans un truc marrant, mais je te contacterais par skype pour te trouver un truc à en faire, t'en fais pas)

Il n'est pas nécessaire de faire une dernière réponse, puisque l'évent se voyait clôt avec ce post-ci. Toutefois, si vous souhaitez faire crier un "noooooo !" théâtral à votre personnage une dernière fois, amusez-vous, mais ça sera compté au tarif standard d'exp et non à celui d'évent.

Et enfin, parce que ça serait con d'avoir fait tout ça pour rien voiciiii vos récompenses ! (pour les vivants, autrement dit pioupioute, tu l'as dans l'aile, HA !)
Vous recevez : 8 exp par post !
De plus, parce qu'on aime voir des gens motivés à se faire taper la bouche, vous gagnez tous 20 exp supplémentaires nets' pour votre participation. (oui, oerdall, toi ça va pas t'aider, je sais. Dis-toi que t'auras level up dans la mort, c'est déjà ça (plus sérieusement : après arrangement entre admins, oerdall, tu gagnes quand même les 20 de participation et les talismans, à donner à un de tes perso, nan car t'as quand même participé.)
Et parce qu'on aime bien vous inciter à revenir, les survivants (joueurs uniquement, essayez pas de refiler ça à chacun de vos pnj, ça marche pas comme ça u_u) on vous file des Reaper Cards ! J'ai pas trouvé le nom français, donc démerdez vous à chercher ça sur le wiki (grosso modo, c'est un objet apparu dans RD, qui consiste à "lancer un sort" qui ne peut pas double hit contre un adversaire, comme si c'était un tome. Donc oui, ça se base sur votre magie.). En revanche, c'est limité à 10 usages. On vérifiera au grain, c'est mon taf.
Enjoy !

Oh et Engar, paix à ton canasson. *trolololol*
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MessageSujet: Re: Le dernier souffle [Event]   Mer 6 Sep - 14:50


Tout à leurs efforts, les soldats s'efforcèrent de ne pas écouter les cris aux alentours, de ne pas suffoquer sous l'emprise des odeurs putrides et asphyxiantes partout dans la cité, de ne pas voir les mares de sang au sol, sur les murs, les lambeaux de chair, les os, les viscères répandus partout. Où étaient-ils désormais, les prêtres d'Ashera qui mettaient en garde contre l'apocalypse dans leurs sermons endiablés ? Où étaient-ils désormais, ces prétentieux qui parlaient de la solidité des murs de Sienne et de la force de l'empire ? Où étaient-ils enfin, ces hommes et ces femmes qui méprisaient les légendes et les héros qui avaient protégé leur monde autrefois, sous prétexte que de simples mortels ne pouvaient accomplir d'aussi grandes choses ?

Le chevalier Laguerran ne les trouvait nulle part. Tout juste se trouvaient à ses côtés des survivants qui cherchaient à sauver leur vie, et uniquement la leur. De pauvres hères terrorisés et placés devant leur humilité nouvelle. Et des soldats, de vaillantes âmes mettant en œuvre tous les moyens possibles et imaginables pour épargner le plus grand nombre possible. Y parviendraient-ils seulement ?
Sans garanties, le Criméan continuait de lancer ses sorts, page après page. Au début les faucons firent merveilles, ramassant par tas les morts-vivants les plus proches pour constituer une frêle zone de sécurité autour de Mysti. Ils auraient bien pu s'envoler et simplement abandonner les beorcs à leur sort, puisque le ciel ne comportait plus de risques, mais ils firent preuve d'une solidarité magnifique, qui ne manquerait pas d'être relatée. Et pourtant, l'un comme l'autre se rendirent compte de la vacuité de leur peine : la corde pesait de plus en plus lourd, malgré leur force surhumaine.

L'un d'eux chuta, agrippé soudain de toutes parts, et ils surent alors que la fin était là. Avant de se voir englouti à son tour, son compagnon d'infortune croisa le regard du mage, le supplia sans mots de le découper avec les cadavres, si bien qu'il ne se relèverait jamais, n'irait pas combattre ceux qu'il voulait protéger. Il sembla à Laguerran que son âme déchirait -une fois de plus, comme à chaque bataille. Le dernier de ses sorts servirait donc pêle-mêle à des alliés comme à leurs ennemis. Il attendit alors que le cercle se refermât complètement sur les faucons, que les masses de cadavres formassent un dôme compact à force de se piétiner les uns les autres. Il psalmodia distinctement l'ancienne langue et le vent se leva pour faire le maximum de victimes à cet endroit précis. Le Fimbulvetr darda ses lames en tous sens, avec hargne, comme sensible à la hargne de son incantateur. Une véritable tornade de sang, d'os et de loques fusa comme la main d'un géant invisible, aussi longtemps que possible.
Le tome entre ses mains désagrégea sa dernière page et il ne demeura plus que le cuir de sa couverture. Alors le chevalier ploya un genou au sol, épuisé tant moralement que physiquement, et se tourna vers le général mal en point au sol.

Plus loin, un nouveau drame se jouait en la personne du Vertueux Criméan. Azelian se défendait bec et ongles, l'espoir de remettre sur pieds Mysti guidant ses gestes avec la force du désespoir. Il vit les faucons s'écraser dans la masse, les morts éviter Sanaki étrangement, la croyant peut-être morte, et tout à coup la solitude l'entourant. Une laguz le rejoignit, happée presque aussitôt par la vague sans vie résolue à sa sinistre besogne. Malgré tout son courage, ce fut plus qu'il n'en pouvait supporter et il lâcha son bâton, tourna les talons, ne pensa plus qu'à s'enfuir. Trop tard.
Une poigne ferme lui saisit l'épaule, une autre le talon. Sa course stoppa brutalement et il s'effondra de tout son long, avec pour ultime espoir deux archers qui avançaient dans sa direction. Il lut l'effroi dans leur regard, tandis que de nouvelles mains, des griffes, des lames transperçaient son corps. La douleur ne dépassa pas ses lèvres et l'espoir n'atteignit jamais le bras qu'il tendait vers eux, déjà réduit en charpies.

*Mysti...*

Les deux soldats ne demandèrent pas leur reste et et profitèrent de la distraction des morts pour faire demi-tour, le cœur lourd et au bord des lèvres.

Quelques minutes plus tard, se résignant à devoir déposer les armes, les vivants ressentirent un changement dans l'atmosphère. La magie oppressante s'évapora, aussi rapidement qu'elle avait pris place dans les lieux. Avec son absence, les morts s'immobilisèrent presque instantanément, puis tombèrent. Par vagues monstrueuses, d'un bout à l'autre de la cité et même au-delà de ses remparts.

Le silence remplaça les grognements, seulement troublé par le bruit des flammes dévorant l'intérieur des bâtisses, et certaines d'entre elles s'écroulant faute de piliers de soutènement.

"Est-ce qu'on a gagné ?"

Sans en croire leurs yeux, les survivants sortirent prudemment de leurs cachettes barricadées. Les soldats s'aventurèrent à toucher les morts, immobiles et bien morts cette fois. Comment la bataille prenait-elle fin ? Pourquoi ? Par quelle main ?

Bravant alors le sommeil réparateur auquel il aspirait, Laguerran grimpa sur un muret afin d'être vu de tous, le visage souillé de sang et les membres vacillant.

"Peuple de Sienne ! Je ne vois qu'une solution : il semblerait que les dragons aient vaincu Death ! Afin que leur aide soit fructueuse, nous devons maintenir notre solidarité ! Que tous les valides se réunissent, hommes, femmes, enfants, laguz ! Nous devons soigner nos blessés, éteindre ces incendies, et brûler ces morts afin que plus jamais quelqu'un ne les force à se réveiller ! Vérifiez bien avant de brûler un corps, qu'il ne s'agisse pas de quelqu'un dans le coma ! Ici commence la reconstruction de Sienne ! Ici commence notre victoire sur la Mort !"

Des murmures dubitatifs, craintifs, parcoururent les rangs timidement. Les soldats Criméans donnèrent l'exemple en commençant à remplir des récipients divers d'eau qu'ils destinaient aux incendies. Alors, les premiers volontaires s'avancèrent pour aider, non sans garder un œil attentif sur les cadavres tout autour.


Bien loin dans la plaine, les pégases de Begnion et de Criméa, ainsi que le chevalier-wyvern, avaient assisté impuissants au dénouement de l'histoire. L'armée immobile ne présentait plus de dangers et les dragons faisaient silence pour leur roi défunt. Épuisées elles aussi, les cavalières se posèrent, offrirent des larmes à la carcasse du jeune et brave Kurthnaga.

D'un regard unanime, les Criméanes descendirent de leur selle et s'agenouillèrent devant les dragons, devant leur sauveur.

"Au nom de Criméa, nous vous remercions de votre assistance. Rien ne saurait racheter le sacrifice de votre souverain mais... nous n'oublierons pas. Nous ferons en sorte que tous les rois et les reines sachent ce qu'il vient de se passer, la vérité et le sacrifice que vous accordez au beorcs... Merci. Merci..."
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