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 Gardiens et pillards (Pv Drake)

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Engar
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MessageSujet: Gardiens et pillards (Pv Drake)   Dim 2 Avr - 12:16

Tout le monde vous le dira. Les bandits sont forcément des crapules sans vergognes qui seront prêt à vous égorger à tout instant pour la moindre petite piécette ! Ce n'est que de la vermine qui, rêvant de richesses inatteignable au vu de leurs piètres aptitudes, a décidé de se tourner vers le crime afin d'assouvir au mieux ses envies, même si ce chemin doit la mener au bout d'une corde ! En somme, ils font partie de ces individus qui ne sont qu'une plaie pour autrui et qui, contrairement aux mendiants, ne méritent aucune compassion, aucune pitié... Cela est le discours que vous tiendra tout individu représentant l'autorité sans en avoir la moindre expérience, et les religieux, bien qu'ils avancent le salut de l'âme de ces hors la loi, ne sont pas les derniers à tenir de tels propos. Des propos à la fois naïfs et répugnants ! De quelle dose de sottise crasse et de mépris envers autrui faut il faire preuve pour réellement y croise ? A quel point faut il fermer les yeux pour ignorer de quoi il en retourne à l'égard de ceux qui empruntent cette voix. Oh, c'est un fait, dans leurs rangs il existe bien des individus cruels et retors qui prennent plaisir à verser le sang des faibles et à imposer leurs propres lois, mais dans le fond ils sont une minorité. Alors, dans ce cas, qui sont ces brigands dans leur grande majorité ?

C'est simple ! Pour une bonne part il s'agit d'hommes qui ont tout perdus, qui n'ont pas d'autres choix que d'user de tout ce qui leur reste, à savoir leurs corps et quelques armes fabriquées par eux même ou héritées d'un lointain parent afin d'obtenir de quoi subsister. D'autre encore, moins à plaindre, sont de simples lames à vendre désœuvrées, qui à défaut de clients, décident non seulement de se faire un peu d'argent, mais également de prouver en quoi ce serait une bonne idée de s'acheter leurs services. Parfois même, cette activité n'est que ponctuelle, et non l'aboutissement de toute une vie. Après tout, même s'il est vrai que certains ne voient pas d'autres solutions et persistent en cette voie, pour beaucoup c'est une simple passade qui leur permet de tenir jusqu'à des jours meilleurs.

Bien sûr, même ce portait est restrictif au vu du large panel d'individus qui composent les rangs des hors la loi, mais cela suffit à montrer qu'il ne s'agit pas que de vermines ou de racailles. Mais pourquoi j'y pense ? C'est simplement car pour aujourd'hui je vais rejoindre leurs rangs ! Le temps d'une journée je me ferai criminel et je donnerai une véritable raison pour qu'on me qualifie de la sorte, et encore...

Tout a commencé par une rencontre opportune dans une taverne. Je venais de finir d'escorter un marchand qui m'avait relativement bien payé vu la facilité de la tâche, et j'avais décidé de célébrer cela par un bon repas... Bon comme d'habitude mon bandage ne manquait pas de susciter quelques regards curieux, mais cette fois les gens s'étaient assez occupés de leurs affaires pour ne pas poser de questions désobligeantes. En somme la soirée s'annonçait plaisante ! Cependant, quelque chose n'avait pas tardé à venir gâter mon repas... Un sermon fait par un prêtre itinérant qui déclamait bien fort ses prières pour en faire profiter toute l'assemblée. Or... Je ne suis pas individu à me laisser agacer sans réagir, juste pour éviter d'avoir des ennuis. Ainsi, après un jet de choppe bien calculé dans la caboche creuse du prédicateur, quelques mots bien placés suffirent à déclencher une bagarre générale ! La plupart des individus étant soit inexpérimentés, soit à moitié ivre mort, je réussis à m'en tirer avec seulement quelques contusions, mais se faisant, par ma réaction j'avais attiré l'attention de certaines personnes...

Un groupe de trois hommes plus précisément, un grand gaillard avec une moustache grise à peine croyable, flanqué par deux gringalets, bien plus jeunes et à priori jumeaux. Tout d'abord méfiant, ayant l'habitude que ce genre de comité soit plutôt du genre à se montrer trop curieux, je fus rapidement rassuré lorsque, prenant la parole, le plus âgé m'expliqua que ma petite prestation allait peut être me permettre de trouver un travail. Dès cet instant, ils avaient saisi mon attention, et j'avoue que le récit qui me fut fait une fois qu'on fut à l'écart ne m'a pas déçu.

Il s'agissait là d'une petite famille, d'un père et de ses deux fils, à l'origine bûcherons, mais qui avaient tout perdus. Un jour, au milieu des bois, ils avaient trouvés une petite statuette de pierre représentant les deux déesses dos à dos. La statuette, particulièrement usée et abîmée était cependant méconnaissable, et ils l'avaient conservé dans leur demeure plus par négligence qu'autre chose. Seulement, vint un jour où la femme du moustachu tomba gravement malade, le prêtre, qui faisait également office de guérisseur, fut appelé au chevet de la souffrante, et il vint. Mais alors qu'il était en train de l'examiner, il aperçut la statuette, traînant dans un coin. Il délaissa sur le champs l'épouse pour s'en saisir, clamant qu'il s'agissait là d'une relique, précieuse et ancienne et qu'il fallait en prévenir sa hiérarchie ! Il fut tant pris par son emportement qu'il quitta la demeure sans achever le but pour lequel il était venu, emportant la statuette, sans que nul n'ose s'opposer à lui, tant tous étaient sous le choc.

Bien sûr, le prêtre revint le lendemain, une fois une missive envoyée, mais c'était trop tard. Le mal avait progressé entre temps et plus rien n'avait pu sauver la malade. Cette dernière périt dans les jours à venir, ce n'était cependant pas la fin de leur malheur. En effet, à peine la malheureuse était elle enterrée qu'un message était parvenu au prêtre qui interdit à la famille de continuer d'exploiter la forêt, sous prétexte qu'ils risquaient d’abîmer un ancien temple ou d'user d'autres reliques ! La famille, déjà abattu par la perte de leur épouse, fut bien incapable de réagir à ce drame et, n'ayant pas de terres à exploiter contrairement à leurs voisins, il s'avéra rapidement qu'ils ne pourraient pas passer l'hiver.

L'abattement cependant avait laissé place à la hargne, et ils avaient commencé à réfléchir comment subsister, ainsi qu'à comment se venger du prêtre qu'ils jugeaient responsable de leurs malheurs. Or, le père avait eu une idée de comment faire une pierre deux coups ! Cette statuette qu'ils avaient trouvés... Elle devait avoir de la valeur et le prêtre semblait y tenir, beaucoup... Le plan était donc simple et efficace ! Il s'agissait de rentrer dans l'Eglise en force, alors que tout les villageois étaient au champ, de prendre la statuette reposant sur l'autel et de repartir. Cependant il y avait un mais, et un gros ! Le fait était qu'apparemment la statuette était un morceau assez gros pour qu'un individu un peu plus influent que le prêtre, et probablement escorté, soit en route pour la récupérer et l'amener dans un lieu de culte plus conséquent. Cette perspective n'avait fait qu'ajouter à la trouille du prêtre de voir la statuette disparaître et il avait de fait réquisitionné la milice, voir quelques bras supplémentaires, pour veiller dessus en quasi permanence. Enfin, je ne vais pas m'en plaindre puisque c'est pour cette raison qu'ils m'ont approchés, et je dois avouer que, même si leur histoire est probablement assez peu objective, la perspective de molester un prêtre et de chiper une relique sacrée, dont la revente me vaudrait un joli paiement en plus, avait tout pour plaire ! En plus la petite bande m'est assez sympathique, après tout ils ne se sont pas montré trop curieux.

Par contre, un dernier élément s'avérait problématique... On avait aucune idée de quand l'individu chargé de récupérer la statuette devait venir, de fait la famille avait prévu d'agir dès le lendemain, leur village n'étant pas très loin. Ça laissait peu de temps pour mettre en place un véritable plan, mais de toute façon je crois qu'ils n'en auraient eu cure, pour eux ça serait aussi simple que rentrer et écarter les miliciens. Une vision qui pourrait paraître simpliste, mais Ethan m'avait apprit que parfois cela se passait en effet comme cela. Par contre il restait à savoir où je me situais dans tout cela.

Et je peux dire sans exagérer que j'y ai réfléchi longtemps, durant une bonne partie de la nuit... Mais au petit matin, j'avais quelques modifications à soumettre à leurs plans...

Et maintenant nous voilà, réunis dans leur cabane de bûcheron à l'orée de la forêt. Le soleil est haut dans le ciel, sans le moindre petit nuage pour atténuer son éclat presque pénible. Des conditions pénibles pour travailler dans les champs, mais pas suffisamment pour que les paysans s'en abstiennent, surtout après avoir bien mangé ! Heureusement, personne ne s'est approché de leur demeure, sinon ils auraient pu s'interroger sur la présence de ma monture "Galopin", accroché à un arbre... Mais quoi qu'il en soit, c'est une certitude maintenant que tout le monde dans le village, hormis le prêtre et les miliciens, est au champ à travailler. Cela éviterait qu'il y ait trop de remous ! Et quand bien même le Tocsin se mettrait à sonner, il faudrait au moins une dizaine de minutes aux travailleurs pour revenir au village même, ce qui nous laisse une belle marge de manœuvre, surtout au vu de mon petit stratagème...

Quant à la petite famille, elle a l'air assez peu hésitante. Chacun a sa hache de bûcheron entre les mains, une arme grossière, mais qui faucherait bien si nécessaire. Même s'il me semble évident qu'ils n'oseront pas tuer leurs voisins, ils n'apparaissent pas effrayés à la perspective de ce qu'ils vont faire, d'autant plus qu'il y a de bonnes chances pour qu'on n'ait pas à en arriver à de telles extrémités. Puis finalement, vient le moment d'y aller. Je monte sur Galopin, mon arc court en main, l'arc long accroché au flanc de ma monture, et m'approche du flanc de l'Eglise, accompagné d'un des jumeaux, tandis que le second et le père s'avancent vers la porte. Tout en me déplaçant, je vérifie mes flèches, celles nécessaires à mon plan, et celles à bout rond pour limiter les effusions de sang, sans oublier les plus classiques pour ceux qui mériteront d'être blessés ! A mes côtés, le jeune homme, quoi doit en vérité avoir à peu près mon âge, tient une torche allumée, la seule préparation nécessaire pour l'exécution de mon plan en plus des flèches...

Et ainsi, une fois en position, je sors ces flèches, quatre au total, simplement enroulés d'une étoffe imbibée d'une sève bien humide, mais pas moins inflammables, le genre de substance qui une fois embrasée causait en grande quantité une fumée acre et malodorante. Je les passe une à une sur la torche, et une fois qu'elles sont prête, je me contente d'un hochement de tête à l'égard du jumeau, alors qu'il éteint le feu. Il me répond du même signe, il sait ce qu'il a à faire... Alors je fais ma part du travail. Ainsi, je décoche promptement les 4 flèches, une pour chacun des vitraux de mon côté de l'Eglise. Elles n'allaient probablement toucher personne, et la fumée n'était nullement comparable à celle d'un incendie, mais elle amènerait sans doute des individus aussi peu disciplinés que des miliciens à sortir sous le coups de la panique et des toussotements. Là le père et le jumeau restant les accueillerait, ainsi que moi même, sur un terrain qui m'est bien plus favorable.

Ainsi, j'éperonne ma monture pour revenir vers l'avant de l'Eglise, là où les miliciens sortiraient probablement. Je me tiens à une dizaine de mètre de la porte, derrière les deux bûcherons qui eux se tiennent prêt à accueillir quiconque sortira... Tout comme moi, alors que la corde de mon arc se tend et que j'ajuste mon tir, prêt à décocher mon premier trait sur le malheureux qui ouvrirait les portes.
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