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 Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)

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Caliane
Laguz


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MessageSujet: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Sam 17 Déc - 20:18

Je vouais une certaine admiration envers cet oiseau, bien que je refusais de le reconnaître. Il parvenait à plier les beorcs sous son commandement sans user de violence ni de subterfuge magique, chimique ou altérant d'une manière ou d'une autre le jugement. De simples mots. De simples promesses. Les plus terribles menaces.

Nous pistions l'individu depuis de longs jours déjà. Ou plus précisément, je survolais ses différents lieux de halte et relevais ses traces tandis que ma partenaire occasionnelle usait de sa vitesse et de son intellect de corvidé pour prédire ses prochains mouvements et la distance qui nous séparait de lui. Mais avant cela, revenons un peu en arrière.

Après le léger incident avec l'homme d’Église, ce lâche qui tremblait pour sa pauvre vie quand il m'avait surpris en train d'en faucher une autre, j'avais fait profil bas un moment et vérifié que ses lèvres demeuraient closes. Sans surprise, tous les habitués des lieux clamaient haut et fort l'effroi d'un tel événement, la colère de la déesse et la punition envoyée en conséquence, que l'on pouvait lever fort heureusement en menant une vie de pureté -et offrez donc quelques pièces au tronc commun pendant que vous y êtes- et de droiture.

Je commençais à me bâtir une petite réputation avec les différents contrats parfaitement remplis jusque-là, et on murmurait vaguement à mon propos des rumeurs infondées. Cela me convenait parfaitement.

J'ignore comment ou qui avait pu le faire monter jusque-là, mais un matin un beorc profita que je m'abreuve à une fontaine sur une petite place isolée et m'annonça qu'un employeur recherchait quelqu'un comme moi, une personne trop connue pour venir à moi soi-même. Toujours prête à relever un défi et duper ces idiots humains, les premiers détails attisant ma curiosité, j'acceptai de rencontrer ledit homme, et je fus étonnée de me retrouver devant le gouverneur de la petite ville. Plus encore en compagnie d'une autre laguz, une corbelle visiblement aguerrie elle aussi à ma profession.

Le contrat apparaissait simple : arrêter le maître-chanteur, de préférence vivant pour éviter de faire trop de vagues puisqu'il s'agissait d'un laguz, dans une ancienne région esclavagiste de Begnion, et permettre aux beorcs de retrouver leur liberté. Sur le moment, j'éprouvai le besoin de réfléchir longuement. Il n'y avait aucune cible à tuer mais la possibilité de travailler avec une autre mercenaire ailée me permettrait assurément d'améliorer mes propres techniques, de me distinguer en tant qu'éclaireuse de Tibarn comme en tant que femme de main. La récompense en pierres précieuses, de plus, semblait généreuse et désespérément avide d'un peu d'aide extérieure.

Je ne sais pas quelles étaient les raisons de l'autre laguz, mais elle accepta également, et nous nous retrouvâmes à deux sur l'affaire.

La traque durait depuis un moment déjà, et je me lassais de n'échanger que des indications de localisation avec mon équipière. Lorsque vint la nuit, nos yeux comme ceux de notre cible ne distinguant plus rien, nous nous posâmes sur des sommets bordées de forêt pour nous reposer, chassâmes quelques substantielles proies en guise de repas, puis ce fut le silence. Je n'étais pas dupe et je savais que, contrairement au beorc, elle avait deviné depuis longtemps ma nature de fauconne. Pourtant, rien ne fuita face au beorc.

"Pourquoi n'as-tu rien dit ? L'occasion aurait été parfaite pour écarter une rivale. Il a bien dit qu'il cherchait des corbeaux."

On connaissait d'ordinaire ces oiseaux-là pour leur traîtrise, leur verbe fourbe et leurs mœurs déplorables, un peu comme le malheureux que nous allions livrer aux cages du gouverneur.

"Je m'appelle Caliane. J'espère que nous pourrons collaborer sans incidents."


Dernière édition par Caliane le Dim 18 Déc - 16:35, édité 1 fois
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Maëlly
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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Dim 18 Déc - 0:58

« Les oiseaux de mauvais augure.

Les rumeurs volent vite, parfois plus vite que toi. Les rumeurs, ces si petites choses, capables de voyager d’un pays à l’autre à une vitesse incroyable. Des rumeurs, parfois des mensonges, parfois des faits avérés. Ta vie de mercenaire t’emmène parfois sur de fausses pistes ou sur des histoires peu intéressantes, comme des vols dans des petits villages. Au moins, tu ne t’ennuies jamais. Toujours quelque chose à faire, avec une récompense à la clé. Pourtant, cette fois, tu as trouvé quelque chose de sympa. Du moins, la rumeur, encore une fois, semble intéressante. Un Laguz corbeau sévit dans plusieurs villages, embrigadant des Beorcs contre leur volonté, à coups de menaces et autres subterfuges. Pas de violence, seulement un règne mené par la terreur. En soi, cela ne t’intéresse pas. Des Laguz qui se prennent pour des dieux, il y en a beaucoup, surtout chez les ailes noires. Ce qui t’étonne sont ses motivations. Personne ne les connaît. Tu as demandé à tous ceux que tu as pu croiser, aucun d’entre eux n’a été capable de te renseigner. Toutefois, ce type a une certaine puissance et une petite garde, car tu t’es retrouvée là, avec ce faucon, pour partir à la chasse.

L’annonce demandait des corbeaux, connus pour leur vitesse et leur discrétion. Bon, aussi et surtout pour leur corruptibilité et leur tendance à accepter n’importe quel travail tant qu’il y a de l’argent à la clé, mais ça … Pourtant, voilà un faucon. Une jeune femme avec des ailes teintes en noir, pour on ne sait quelle raison. Tu sais des faucons qu’ils sont issus d’un peuple fier, qui se sent supérieur aux corbeaux parce qu’ils sont apparemment plus loyaux. Tu t’en fiches un peu, n’ayant jamais fait attention à leurs querelles, toujours trop loin de toute façon. Mais là, tu fais face à cette demoiselle, un faucon camouflé. Pourquoi ? Un sourire naît sur tes lèvres. Certaines personnes sont originales et particulièrement intéressantes. Au fond tu n’y as pas fait attention, tu n’as pas bronché. Tu as écouté ta mission et tu es partie en compagnie de la demoiselle.

Après une longue journée passée à traquer ta cible, tu t’es arrêtée avec la fauconne sur des sommets, pour vous reposer. Vous étiez tous bloqués de toute façon, la nuit ne pouvant vous permettre d’avancer. Et c’est là que tout est parti. « Pourquoi n’as-tu rien dit ? L’occasion aurait été parfaite pour écarter une rivale. Il a bien dit qu’il cherchait des corbeaux. » Tu sens l’insistance sur le mot corbeau. Face au vide, à la vue de la forêt que tu surplombes, tu ne peux t’empêcher de sourire. Tu croises les bras sur ta poitrine et te tournes vers elle. « Faucon ou corbeau, qu’importe ? On partage le même objectif. » Tu penches la tête, ton sourire s’agrandit. « Tu n’es pas ma rivale, je ne suis pas la tienne. » Tu n’es pas venue ici pour te faire une rivale de toute façon. Tu fais ton travail. Tu as une bonne réputation, les gens font appel à tes services car tu es rapide et efficace. Qu’il y en ait une autre du milieu t’importe peu, au contraire. « Au moins, je n’ai pas des milliards de contrats sur les bras et les gens sont quand même sauvés. » Tu hausses les épaules et retournes à ta contemplation.

Tu sens quelque chose de froid chez cette femme. Une méfiance farouche, une réticence au fait de se rapprocher des autres. Peut-être aussi un amas de préjugés sur ta race. Ah, ces corbeaux. Toujours prêts à faire des conneries, à s’attirer les foudres de tous les autres, surtout des faucons. Ils te désespèrent. Sa petite pique te fait sourire derechef. Tu lui fais face. « Maë. » Puis tu secoues les ailes. « Tu devrais te détacher de tes préjugés. Tous les corbeaux ne sont pas des voleurs, ni des gens indignes de confiance. » Tu lui fais un petit clin d’œil. Rares sont ceux qui brandissent devant toi des arguments racistes, mais ces gens-là te font toujours sourire. Ils n’ont pas assez vécu hors de leur tanière.

•••


« Allons-y, ne perdons pas de temps. » Le soleil s’est levé, vous devez partir. Tu t’élances et plonges en direction de ta victime. Vous êtes à une distance suffisante pour ne pas qu’il vous repère, pourtant tu sais qu’un type comme lui n’est pas incapable de prendre des détours ou autre pour vous fatiguer. Cette femme n’a pas tout à fait tort de se fier à ses préjugés : les corbeaux peuvent être de vraies pestes. Mais tout ira bien, tu en as la certitude. Tu te poses sur une branche et invites ta compagne à en faire de même. « Nous allons faire en sorte de le suivre jusqu’à un repaire ‘temporaire’. Nous l’attraperons à ce moment-là, d’accord ? » Tu regardes la fauconne et lui souris. « Je te laisserai faire les repérages nécessaires, tu as une meilleure vue que moi. »

Tu espères que cette mission se déroulera sans problème, que vous vous en sortirez victorieuses et que ce type arrêtera de se prendre pour un Dieu. Enfin, si vous mettez fin à ses jours, il ne le fera plus, mais tout de même. Il te tarde de voir tout ce qu’il fait et les raisons pour lesquelles il le fait. Même si c’est dommage de voir que la haine traîne toujours autant entre les races. C’est désespérant.




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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Mar 3 Jan - 12:30

La réponse n'avait guère tardé, un soupçon d'amusement sensible entre les mots. Peu accoutumée à ce type de réaction franche de la part des ailes noires, la fauconne scruta sa partenaire de mission autant que le lui permettaient les rayons déclinants du soleil. Et le plus étonnant tenait de la conception apparemment inhabituelle de la jeune femme pour son métier. Caliane écarquilla les yeux un instant, puis se reprit comme si elle se réveillait d'un mauvais rêve :

"... Sauvés ? Tu es mercenaire pour sauver des gens ? Quel drôle d'oiseau tu fais..."

Dans cette histoire, la rapace se trouvait mal placée pour ce genre de commentaire : le gouverneur avait précisé de ramener "si possible et de préférence" leur proie vivante. Elle qui pratiquait le mercenariat pour tuer des beorcs... Toutefois, et puisqu'il s'agissait d'un laguz, elle avait décidé de changer un peu sa routine, de se montrer un peu conciliante pour une fois. Avec un peu de chance, cela améliorerait même la réputation des faucons auprès de Begnion. Une fois qu'elle lui aurait révélé qu'elle était une fauconne et non une corbelle.

"Tout comme les faucons ne sont pas tous de farouches guerriers impitoyables. Mais tu admettras quand même que la majorité des vôtres le sont -voleurs, indignes de confiance. Quand on pense que Naesala a jadis passé un pacte qui enchaînait tous les vôtres, il y a de quoi se méfier. Alors je me méfie, quitte à être agréablement surprise à chaque fois."

Mieux vaut prévenir...

***

La traque reprend dès l'aube. Malgré sa vitesse non-négligeable parmi les faucons, Caliane ne parvenait à suivre que difficilement le rythme de vol de sa compagne de route, et cette constatation la fit grommeler à plusieurs reprises sur son manque d'entraînement en la matière. Peut-être que finalement, quoi qu'elle fît, un faucon ne pouvait égaler un corbeau. Question de légèreté ? Pour devenir fort et rapide en même temps, fallait-il obligatoirement s'appeler Tibarn ?

Les deux oiseaux se posèrent un moment, et Caliane se demanda si la manœuvre avait pour but de la laisser se reposer. Inspirait-elle la pitié à cette frêle pirate des airs ? Sa fierté gronda mais elle la maintint muette. La mission primait. Un signe de tête suffit à marquer son accord et elle regarda au loin parmi les arbres.

"Il m'a semblé apercevoir une forme noire à deux reprises, mais très loin devant. Il doit se douter que quelqu'un le recherche, il est prudent, il vole bas et parmi les ombres. Je pense que tu peux partir devant pour garder la piste aussi serrée que possible, je te rattraperai aussi vite que je peux. En outre, il se méfiera peut-être moins d'un de ses semblables que d'un faucon. Je vais rester un peu sous la cime des arbres, pour repérer des beorcs s'il y en a qui gardent l'endroit. Ce ne serait pas étonnant."
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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Dim 5 Fév - 16:04

« Les oiseaux de mauvais augure.

Un drôle d’oiseau, hein ? Tu apprécies cette remarque. Tu n’es pas la plus normale des corbeaux, c’est vrai. La plupart d’entre eux sont des pestes finies, fourbes, qui n’aiment que les joyaux. Les choses qui brillent et toutes ces bêtises. Des gens capables de vendre leur propre mère pour obtenir ne serait-ce qu’une cuillère, parce qu’elle est en argent. Tu hausses les épaules. Tu viens vraiment d’une ethnie particulière, n’est-ce pas ? Cette demoiselle est issue des faucons, des gens un peu plus respectables. Certains parmi eux sont tout de même particuliers, mais leur réputation est moins mauvaise. Tu te demandes cependant qu’est-ce qui la différencie, qu’est-ce qui fait d’elle un faucon unique. Elle t’intrigue énormément.

Tu hoches doucement la tête. Ce plan te semble plutôt pas mal. Ce type est sur ses gardes. Vu ses activités, rien d’étonnant. Tu vas devoir le poursuivre sans te faire voir. Facile pour un corbeau, non ? Tu te demandes ce que tu vas trouver. Un repaire provisoire ? Il n’oserait pas vous emmener dans sa vraie tanière si facilement, tout de même. Quelle idée. Tu penches la tête, soupires. Pourquoi les Laguz décident-ils de se rebeller ainsi ? Tu t’élances à sa poursuite, à distance suffisante pour le voir sans être vue. Comment un homme peut-il tourner ainsi du mauvais côté ? L’esclave esclavagiste ? Quelle idée étrange.

Il tourne, bifurque entre deux arbres. Tu accélères pour ne pas le perdre. Tu te demandes s’il t’a repérée. Tu te poses sur une branche et le regardes. Il s’arrête, scrute autour de lui. Tu te serres contre l’arbre, revêts ta forme humaine et te concentres. Tu ne sais pas encore ce que tu vas attraper, mais tu cherches seulement à faire du bruit. Tu perçois une branche non-loin. Tu fermes les yeux, inspires longuement. Crac. Il se tourne en direction du son. Un large sourire illumine ton visage. Il reprend sa route en s’éloignant du bruit, sans se douter qu’il s’agit de toi. La panique doit l’aveugler, il ne semble pas percevoir ton odeur. Ou alors les arbres t’aident. Tu hausses les épaules. Peu importe, tu n’es pas vue.

Il s’élance à nouveau. Tu te métamorphoses en corbeau et repars. Il va t’emmener au bon endroit. Repaire provisoire ou non, tu vas découvrir quelque chose en continuant ainsi.
Tu fais en sorte de laisser une bonne distance entre vous, le laissant reprendre confiance en lui. Au bout d’un certain temps, tu aperçois une bâtisse. Des morceaux de pierre qui se dressent parmi les arbres. Il pénètre entre les murs, faisant un signe à quelqu’un. Tu braques et changes de chemin. Tu grimpes sur un des murs qui donne sur la cour intérieure du bâtiment. Il continue sa route, totalement confiant. Tu l’as berné. Tu restes ici un instant et te met sur la branche d’arbre la plus proche de l’endroit, celle qui te permet le mieux de voir sans être vue. Véritable voyeuse. Tu attends ta partenaire. Tu lui fais confiance pour te trouver, avec ses yeux, elle ne risque pas de te manquer.

Une fois posée près de toi, tu lui montres l’endroit de la main. « Il faut qu’on s’infiltre. Je doute que ce soit sa plus grande base, mais il y a quelque chose ici, j’en mettrais mes ailes à brûler. Il y a deux gardes à l’entrée. Je n’ai pas regardé leurs armes, cela dit. Qu’as-tu vu de ton côté ? » Entre faucon et corbeau, une belle alliance ? Tu lui fais confiance pour mettre ses yeux à ta disposition, autant qu’elle semble te faire confiance pour ta vitesse et ta discrétion. Cette coopération te semble de plus en plus intéressante. Elle vous amènera quelque chose de très instructif.




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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Dim 5 Fév - 16:54

Une sorte de course-poursuite s'engage rapidement. Paranoïa ou réelle détection de Maëlly, le corbeau presse le vol, s'efforce d'inspecter les environs tandis qu'il avance. A un moment, comme une pause, le premier s'arrête sous les feuillages, la seconde fait de même. De loin Caliane ne pouvait pas distinguer la cause de son nouvel empressement, si cela venait de sa partenaire ou d'un élément extérieur, toujours est-il qu'il se remit en route, alerte.

Le soleil monta dans le ciel jusqu'à ce que leurs ombres raccourcissent au plus étroit, ses rayons de plus en plus complices, et chauds. L'heure de la journée se trouvait parfaite pour l’œil d'un faucon qui captait la moindre parcelle de lumière, et ainsi elle retrouva assez aisément la tache noire de plumes au milieu du feuillage clair. Elle se permit un tour d'observation, à bonne distance, repéra quelques proies éventuelles. Sous sa forme humaine, elle aurait souri.

Lorsqu'elle se posa près de la mercenaire, Caliane se transforma à son tour en humaine, ses lèvres étirées dans une expression féroce et malicieuse. A voix basse, elle détailla ses découvertes tout en continuant de scruter la forteresse.

"A l'arrière, il n'y a que de la roche. Personne ne garde ce côté-là, aucun beorc ne peut escalader. Par contre il y a des tourelles dissimulées dans les arbres et les pierres. Quatre en tout, tout autour du repaire. Aussi sûr qu'il voulait cette cour pour pouvoir s'envoler, il a prévu des défenses contre les intrus aériens. Pégases, laguz-oiseaux, wyverns... Regarde."

Elle désigna un creux dans la roche, à juste une vingtaine de mètres sur leur droite. Au premier regard, cela semblait anodin, donc inoffensif. D'un geste doux, la Reine fauconne fit reculer Maëlly sur sa branche, juste assez pour apercevoir une pointe métallique briller, à cet angle précis.

"Est-ce que tu la vois ? Une pointe de baliste renforcée. Tu as choisi le bon arbre. Encore un peu et il t'avait en ligne de mire. J'ai fait un petit tour de reconnaissance avant de te rejoindre. La tourelle nord est neutralisée : le beorc qui la gardait a jugé bon de s'absenter de son poste pour se rafraîchir à un puits. Ce sera la dernière chose idiote de sa vie. Nous n'avons plus qu'à attendre que la relève le découvre et la panique va s'installer. Ils font faire des erreurs un par un, et nous allons les cueillir à ce moment-là. Les deux de l'entrée ont une épée et une lance. Au besoin, je peux me charger de celui à l'épée, et avec ta vitesse tu peux esquiver la lance."

La voix de la chasseresse jubilait. Le simple fait d'imaginer ces pauvres humains s'agiter dans tous les sens en se demandant ce qui avait bien pu mettre à terre leur archer lui donnaient des frissons d'excitation. Que le corbeau se montrât, et elle se ferait une joie de déguster la tension qui l'envahirait.

Juste un peu de patience.
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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Dim 2 Avr - 18:34

« Les oiseaux de mauvais augure.

Tu hoches lentement la tête, tu te nourris de toutes les informations que ta partenaire t’apporte. Votre collaboration se montre de plus en plus utile. Tu as traqué le chef, elle t’a protégé des sbires. Tu es satisfaite. Tu regardes autour de vous, suis ses indications. Une baliste fort dangereuse était à quelques centimètres et tu n’y as même pas fait attention, quelle novice. Au moins, tu l’as esquivée. Maintenant, tu n’as plus qu’à attendre que la prophétie de Caliane se réalise pour tomber sur ces hommes et leur amener l’apocalypse. Un véritable effet papillon en approche : le garde à la baliste disparu, qui va entraîner la panique de son partenaire, qui lui-même va alerter tous les autres. La pagaille commencera. Tu penches la tête, un air narquois sur le visage. La mort s’abattra du ciel, malgré toutes les protections.

Tu applaudis intérieurement l’intelligence du type qui a protégé ses remparts. Il est oiseau lui-même et s’est préservé de ses congénères. Il sait qu’il est surveillé, que quelqu’un va finir par lui tomber dessus. Et comme il sait qu’il n’est pas à l’abri que ce soient des corbeaux prêts à lui faire manger son affront … Ou des Pégases. Quand on sait que c’est Begnion, c’est plutôt prévisible, au fond. Begnion, mère-patrie des cavalières pégases … S’il savait qu’il va finalement se faire attraper par un corbeau et un faucon … Surtout quand il se rendra compte que le faucon est un corbeau infiltré ! Tu sens déjà la colère en lui éclater.

Un mouvement attire ton regard. Tu suis l’action. La relève vient d’arriver, il est perdu, hébété, ne sait pas quoi faire. Alors il se met à regarder partout, alerte. Puis il court. Et là tu sais que c’est le bordel. Tu sais que c’en est fini de lui. Petit rire, puis tu lances le signal. « Allons-y. »
Tu revêts ta forme de corbeau et plonges habilement jusqu’aux deux gardes en contrebas et tu titilles le lancier. Il s’énerve assez vite, surtout vu ta condition de laguz. Il agite sa lance comme un idiot, tente de t’attraper les ailes, de te faire vaciller. Tu tombes dessus et l’écrases de tout ton poids, fais voler sa lance avec un battement de plumes. Il râle très fort, mais tu continues de le persécuter. Une fois la lance trop loin de lui, tu lui envoies un grand coup de serres en pleine figure. Il agonise, va pour hurler de douleur mais tu lui cloues le bec. Il râle. Tu le chopes entre tes pattes, t’envoles à moitié et l’envoies valser au beau milieu de la forêt. Il hurle, le visage en sang, sachant pertinemment ce qui va lui tomber dessus. Tu n’aimes pas le sadisme pour le sadisme, mais ces hommes protègent un être mauvais, ils n’ont que ce qu’ils méritent.

Il y a du bruit tout autour de vous, les balistes se sont retirées pour lancer l’alerte. La pagaille est lancée, vous allez pouvoir faire le bazar et mener votre mission à bien. Peut-être pourrez-vous même faire sortir l’autre de son perchoir. Tu pénètres dans l’enceinte de la bâtisse. Il y a des gens qui se précipitent partout dans les couloirs alentour. Ils sont troublés. Tu ricanes. Il est temps d’entrer dans le vif du sujet. « J’imagine qu’il est tout au bout, dans la salle la plus gardée … Enfin, maintenant elle ne l’est probablement plus. » Tu hausses les épaules. « C’est parti. »

Un seul mot d’ordre : Pagaille.
Et ce sera respecté.




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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Dim 2 Avr - 19:41


Distraitement, dans un chuchotis pratiquement inaudible, la rapace se mit à fredonner un petit air. Une sorte d'hymne à la chasse inventés par des camarades faucons pour se donner de l'enthousiasme en guerre. Les misérables petits humains s'agitèrent selon ses prévisions : d'abord la sentinelle cherchant son binôme, puis les autres autour en voyant le soldat courir confusément, et enfin la garde, groupe par groupe, alertée qu'un événement anormal se produisait. Par flegme en premier lieu, les troupes ne prirent pas tout de suite au sérieux l'anomalie.

Les deux mercenaires profitèrent de ce moment de flottement pendant lequel on attendait d'avoir plus de renseignements, une confirmation. Au signal, elles plongèrent. Maëlly avait sa propre technique qui consistait à harceler l'ennemi sans relâche. Caliane pour sa part se laissa tomber comme un poids mort jusqu'au dernier instant, ailes repliées, tout son corps tendu vers l'avant. Plus lourde et musclée que la corbelle, elle redressa la trajectoire de façon à ce que ses serres arrivent les premières et empoigna la lame de l'épée puis la gorge du bretteur dans son élan. La surprise anéantissait sa supériorité en vitesse, et sa force ne rivalisait pas avec celle de la fauconne. Pris dans un étau, le malheureux tenta tant bien que mal de se dégager, de jouer des coudes, de la lame, mais rien n'y fit. Caliane sentit bien la morsure du métal remuer entre ses pattes, et probablement que ses chevilles et des pieds sous forme humaine en prendraient un coup, mais cela ne suffirait pas à lui faire lâcher prise.
Bientôt l'homme manqua d'air, vira au violet. Il lâcha la garde de son arme puis tomba à genoux, un air choqué au visage. Cette expression arracha un grondement mécontent à l'oiseau de proie qui resserra davantage. Tandis qu'il basculait sur le côté, elle stabilisa son équilibre en déployant ses ailes et alla piquer du bec à la naissance de sa gorge, juste en-dessous de sa propre serre, lui déchiquetant les cordes vocales et les artères proches.

Proche, Maëlly en avait terminé elle aussi et pointa leur direction en quelques mots. Logique de corbeau probablement. Et puisque leur cible en était un, elle se fia volontiers à son raisonnement. Un coup d’œil à sa victime la fit sourire.

"Tu ne voulais pas "sauver des vies" ? Pour le moment, tu me ne convaincs pas ! Juste une chose..."

Son expression perdit toute trace d'amusement pendant qu'elle écoutait l'intérieur d'une oreille, tirait sa partenaire hors de vue d'un coup d'aile délicat.

"Aussi sûr que je massacrerai tout ce qui se passe devant moi, ce corbeau n'a probablement pas pris autant de précautions à l'extérieur pour négliger son propre repaire. Je te parie dix de mes plumes que les artilleurs sont aussi des archers. Il y a beaucoup trop d'angles morts pour qu'on se risque à entrer là-dedans de front. Laissons-en venir encore 5 ou 6 et après rasons les murs. J'entends déjà les suivants qui arrivent, et ils n'ont pas l'air contents !"
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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Ven 7 Avr - 23:48

« Les oiseaux de mauvais augure.

Tu lui adresses un large sourire. « Certaines vies méritent d’être sauvées. » Tu lui fais un léger clin d’œil et continue sur ta lancée. Tu t’avances vers l’intérieur de la bâtisse, extrêmement sûre de toi. La fauconne te retient, pleine de bons conseils. À nouveau, tu affiches ce sourire gigantesque signé Maëlly. La petite femme va pouvoir découvrir qui est Maë, hein ? « Suis-moi, ça se passera bien. » Tu es probablement le corbeau le plus atypique de cette planète. Un étrange morceau de plumes, s’agitant avec violence contre les mauvais de ce monde. Après avoir recherché la lumière, tu avais décidé de prendre l’autre pan de toute l’histoire : attaquer les mauvais. Pour ça, tu t’étais entraînée, préparée à devenir plus forte, à esquiver toutes ces choses dangereuses qui font peur à tous les autres. C’est pour ça que dans ce contexte, ici et maintenant, tu ne craignais rien. Pas même la morsure des flèches.

Tu avances d’un pas déterminé et pousses la porte. Tu sens l’agitation ambiante. Des bruits de course dans tous les sens, des personnes qui crient, des ordres donnés dans un chaos total. Tu marches tranquillement jusqu’à tomber nez-à-nez avec un des soldats. Sous la surprise, il n’a pas le temps de crier. Tu plaques ta main sur sa bouche et le retournes. Hébété, il se débat, tente de te mettre des coups avec son arme. « Tu vas te tenir tranquille, bon dieu ? », lâches-tu pendant que ton autre main attrape la sienne. Tu es incapable de te servir d’une arme pour blesser et encore plus incapable de gagner à la force avec lui. Alors tu te concentres sur sa main et tords progressivement son poignet. La douleur le fait gémir pendant un instant, il tente alors de te mordre. Tu souris et le tournes jusqu’à ce qu’un crac presque dérangeant retentisse. La douleur est telle que ses jambes se dérobent sous son corps et il relâche toute pression. « Tu vas maintenant me dire où se trouve ton chef, puis partir. Je sais que tu lanceras l’alerte, que tu pleureras et que tu reviendras pour me tomber dessus. À ce moment-là, passe un message à tous tes copains : Vous ne sortirez pas d’ici vivants. » Il blêmit. « O-oui madame … ». Tu souris largement et le relâches, comme un vulgaire animal, la main dans un piteux état. Tu repars dans le dédale, tranquille. Tu attends les renforts, en espérant que ça fasse sortir le gros morceau de son trou.

Vous vous trouvez dans un couloir lorsque le premier artilleur se pointe, l’arme bandée, prêt à envoyer sa flèche. Tu souris. Tu es prête. La flèche part, fuse dans ta direction. Déjà préparée, tu as le temps de la dévier au dernier moment. Elle tombe mollement sur le sol. Le Beorc te regarde avec un air complètement ébahi. « Un monstre ! c’est un monstre ! Venez m’aider ! » Tu regardes Caliane et t’élances sans plus attendre. Risquer un affrontement contre des artilleurs dans un couloir aussi étroit est comme demander une exécution. « Cours ! » Tu fonces droit devant, percutes le type encore perturbé, qui continue de gueuler à s’en déchirer les cordes vocales. Vous traversez d’innombrables couloirs et atterrissez finalement dans une très grande salle. Le plafond en verre donne une luminosité imprenable sur tout ce qui vous entoure. Tu lèves la tête. Sur chaque passerelle de chaque couloir, à gauche, à droite et même au centre, il y a des artilleurs. Trois par passerelle. Un nouveau sourire naît sur tes lèvres. « C’est le moment ! » Tu te transformes à toute hâte. Les hommes ne semblent pas surpris et bandent leurs arcs. Tu t’élèves dans les airs et bats brutalement des ailes lorsque les projectiles partent. Le vent arrête les armes net, puis elles tombent. Encore une fois, une réaction de surprise t’accueille. Tu lances un regard à ta comparse. Il est temps.

Tu t’élances à toute vitesse vers la passerelle droit devant toi, au milieu, profitant de la surprise pour traverser la pièce. Tu fonces contre un artilleur qui, percuté, mais quand même capable de réflexes, t’assène un coup d’arbalète en plein bec. Sonnée, tu prends un certain temps pour te relever. Sauf qu’à ce moment-là, tu te retrouves cernée. Un artilleur sur ta gauche, un autre sur ta droite et le premier, face à toi, un sourire largement narquois sur la tête. Ils t’ont piégée, tu le sais, ils le savent. En fait tu t’es jetée dedans comme une grande. Celui du milieu vient et écrase ta tête avec son pied. « Tu voulais voir mon chef ? Tu vas le voir, sale bête ! » Tu croasses bruyamment et agites les ailes, rageuse, mais rien n’y fait. Ils t’ont eue, Maëlly. Et tu vas le payer. Les deux types, sur le côté, tirent violemment sur tes plumes pour tenter de te transporter. Tu les repousses sauvagement, de ton mieux, avant de quitter ta forme animale. « Enlevez vos sales pattes. » La tête amochée, à même le sol, mais toujours avec ton fidèle ego. L’artilleur enlève son pied et les deux autres te relèvent. Ils t’ont levée, mais ils t’ont lâchée la tête. Tu fermes les yeux un long moment, les deux types te tiennent toujours mais tu sais ce qui t’entoure et ton cerveau fonctionne toujours. Le type devant toi prend son arbalète en pleine tête, dans un fracas terrible. Il recule, titube, pendant que les deux autres ne savent plus quoi faire. « MAINTENANT ! », cries-tu à l’attention de ta comparse.

Vous allez en avoir trois. Mais les six autres, alors ?
La sueur perle sur ton front. T’en as beaucoup fait hein ? Plus qu’à prier que ta partenaire soit douée.




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Caliane
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MessageSujet: Re: Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)   Sam 8 Avr - 16:15

A voir sa consœur se comporter si hardiment dans ce qui pourrait bien devenir leur cage commune, Caliane commençait à se demander si elle n'aurait pas dû refuser de remplir la mission en binôme.

Loin d'appliquer ses conseils, ou au moins de justifier une autre stratégie, la corbelle se mit à avancer droit devant elle, sans peur. Bien obligée de profiter de la faille dans la sécurité, la belle brune la suivit en regardant partout alentour. Son ouïe et sa vue de rapace captaient mille dangers potentiels, de plus en plus rapprochés. En avait-elle seulement conscience ?
Les choses se hâtèrent lorsqu'elles croisèrent leur premier garde. Faisant montre d'une force parfaitement maîtrisée, la condisciple de Naesala annonça leur arrivée par la grande porte. Même Caliane en frémissait encore -autant de crainte que d'adrénaline. Plus loin, un autre. Celui-là, la fauconne ne le laissa pas s'en sortir aussi facilement. Sitôt qu'il eut touché le sol, Maëlly en route vers on prochain objectif, elle se changea en oiseau et égorgea l'importun de ses serres puissantes, puis vola à sa suite.

Les échos de voix lui indiquèrent dans quelle folie elles se lançaient. Avant qu'elle n'ait pu prévenir sa partenaire, cachée dans l'ombre de l'entrée, elle vit la corbelle qui... qui... mais que faisait-elle au juste ? Les archers visaient-ils si mal ? Pourtant la trajectoire des flèches semblaient bonne, bien ajustée.

Caliane n'y comprenait rien mais se rendit bien vite compte que la souriante mercenaire venait de se faire voler dans les plumes avec brio. Sans attendre son signal, elle vint à sa rescousse dans un élan maîtrisé. Tous les archers gardaient les yeux rivés sur Maëlly, la laguz qui se jetait la tête la première dans leur filée. L'occasion ne pouvait mieux se présenter. Un cri perçant déchira leurs tympans, répercuté par le verre au fond et les recoins vides de la pièce : tout à coup dans leur champ de vision les gardes virent apparaître un autre énorme oiseau, dont les serres empoignèrent chacune un crâne de tireur pour littéralement taper sur l'un avec l'autre. Les deux hommes finirent non seulement sonnés, mais dans son élan et avec son poids la fauconne déguisée les fit basculer dans le vide, en espérant que la chance fût du côté ailé et leur fît se briser les vertèbres une fois en bas.

Sans demander son reste, la mercenaire emprisonna le corps beorc de Maëlly à son tour, délicatement, puis se laissa simplement tomber. Elle entendit les impacts de trois flèches au-dessus d'elle avant de déployer ses ailes pour partir en vitesse dans le couloir suivant. Là, des lanciers gardaient des portes, mais elle ne chercha pas à les défier et préféra tourner à l'angle du couloir. Deux traits cinglèrent entre ses plumes, percèrent sa peau et ressortirent de l'autre côté de sa chair, lui arrachent un nouveau cri suraigus. Elle piqua droit sur l'un des archers pendant qu'ils rechargeaient, le renversa au sol et avança encore. Ne pas se retourner. Ne pas les achever.
Elle se replia sur-elle autant que possible avant de passer à travers une immense baie vitrée ouverte sur un grand jardin couvert, lui-même entouré de hauts murs. A droite, une autre baie vitrée donnant sur ce qui ressemblait à un nid de laguz. En face, les yeux luisants de sournoiserie d'un corbeau de bonne taille, posé nonchalamment sur une branche presque aussi grosse que lui. Entre eux, une rangée de gardes qui formèrent aussitôt un mur de protection. Quatre épées au clair, deux lances en joue, et une espèce de colosse armé d'une hache en retrait, lui aussi serein.

Conservant sa forme falconiforme, Caliane déposa Maëlly au sol sans jamais les quitter des yeux. Son aile blessée la lançait mais elle fit comme si elle ne sentait rien. Dans son dos elle entendait les beorcs désorganisés qui se scindaient en deux groupes, l'un pour soigner leurs blessés, l'autre pour poursuivre les intruses.

"Bien joué. Parvenir jusqu'à moi est déjà un exploit, lança narquoisement le laguz. J'imagine que vous ne venez pas m'offrir des fleurs... Mais dis-moi, tu ne serais pas une fauconne toi ? Avec un plumage noir comme la nuit, comme c'est amusant !"

L’intéressée resta de marbre, attendit que la corbelle se remît debout près d'elle. Elles pouvaient tenter le tout pour le tout et foncer dans le tas -ou par-dessus-, ou bien fuir en enfonçant la baie vitrée, avec l'espoir qu'une véritable sortie se dressât au bout. Autrement dit, rien n'était gagné.

"Qui êtes-vous ? Et qui vous envoie ?"
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Les oiseaux de mauvais augure (PV Maëlly)

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