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 [EVENT] Au palais de la reine

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avatarQuintessence de l'Absurde


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MessageSujet: [EVENT] Au palais de la reine   Lun 31 Oct - 10:06

A la fin de l'automne, Daein était en fête. Les récoltes abondaient, malgré les temps difficiles, les gens souriaient, oubliaient leurs soucis. Tout n'était que joie, allégresse, bonheur. Pensez donc : nourriture et boissons allaient à profusion partout à travers le pays.

Et pour cet événement, le palais de Daein ouvrait ses portes. La reine Micaiah a décidé de célébrer l'évènement auprès du peuple. Ca lui ressemblait bien, à cette grande dame qui a tout donné pour sa nation, à travers la garde de l'aube, en tant que conseillère du roi et aujourd'hui en tant que reine. Ce soir, ça sera un grand soir : on y chantera, dansera, boira, mangera et certains partirons à deux un peu plus tôt. Oui, ce soir, les soucis s'envoleront.

L'évènement principale se passe dans la cour du palais, en extérieur. L'accès à l'intérieur est limitée au personnel et aux personnes bénéficiant d'une invitation spéciale. Pour l'heure, la reine se prépare mais le personnel est à disposition des visiteurs. Dans un coin, sous un toit de toile cirée, des mets et boissons à profusion sont en libre service. Dans un autre coin, un orchestre jouait une musique et au centre, des gens dansaient. C'était sommaire, mais plus que suffisant. La joie emplissait déjà le cœur des gens.


Voila, pour l'instant c'est très sommaire car la fête commence à peine. Vous êtes accueillir par le personnel du palais qui vous invite à prendre vos aises. Les personnalités éminentes comme Mysti sont traitées avec les égards dus à leur rang et on s'excuse mille fois auprès d'eux : la reine est encore occupée... ah et faites pas attention à tête étrange du cuisinier qui aligne les plats. Il est nouveau mais il fait un excellent travail !
Commencez à vous dispersez, à vous mêler à la foule et surtout, amusez-vous ! Cette fête se doit d'être inoubliable.

Ah, un dernier détail... le port d'armes est interdit dans l'enceinte de l'établissement !


"Les Dieux jouent avec les Hommes.
Moi, je me joue des Dieux."
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mer 2 Nov - 21:03

La route depuis Criméa s'étendait sur des lieues et des lieues, à travers la montagne comme la plaine. Mysti se rappelait des pics disposés en traître pour surprendre les chevaux, des fossés creusés puis dissimulés pour s'effondrer sous les pas des soldats, et du pont qui reliait les deux nations sur le point de s'écrouler. Depuis plusieurs années déjà la situation ne ressemblait plus à ce souvenir de guerre, mais il ne pouvait s'empêcher chaque fois que les pas des sabots résonnaient sur la pierre de regarder en bas, et d'y voir à nouveau des corps tomber avec plusieurs briques fracassées par les tirs de baliste.

Cette occasion de voyager différait des autres, dans son aspect plus décontracté. En effet Micaiah reliait une nouvelle fois les peuples derrière elle, en organisant une réception afin de célébrer le retour de l'abondance. L'idée plaisait énormément, et Criméa la partagerait sans doute s'il n'y avait eu Famine. Des champs, des bêtes et des Hommes, rien ne restait dans le village touché par cette attaque. Pour cette raison, Elincia préférait demeurer au sein de Melior, à organiser des patrouilles de reconnaissances et à recouper les rapports, tandis qu'elle envoyait un homme de confiance -lui- vers des pensées plus joyeuses, muni d'un pli soigneusement cacheté à l'adresse de sa consœur.

C'est ainsi que le général se retrouvait à galoper avec son habituelle escorte, une dizaine d'hommes représentant tous les corps d'armes, deux dames de Cour, et même un tailleur pour s'assurer des dernières modes de Daein. La petite compagnie devisait joyeusement sans toutefois traîner sur la route, pour finalement arriver la veille de la date prévue, grâce à un temps particulièrement clément.

Des quartiers spéciaux attendaient la délégation criméane au sein-même du palais, et la journée de repos octroyée permit aux beorcs comme à leurs montures de se reposer tout leur soûl.

Quand enfin les portes du palais ouvrirent à l'heure dite, on put voir toutes les belles gens de Nevassa s'avancer, devisant bruyamment et avec ce qu'ils revendiquaient comme de l'élégance -parfois plus de l'extravagance en vérité. Pour éviter le bain de foule, Mysti avait pris le parti d'arriver vingt minutes après l'ouverture.

Son costume raffiné ne manqua pas d'attirer l'attention : les lignes dorées couraient sur le velours rouge comme la neige sur les brins d'herbe en hiver, légères et gracieuses sans pourtant inviter à une contemplation trop longue. Sa redingote parfaitement ajustée suggérait sa musculature guerrière et souple, reprise dans un enchaînement harmonieux par des braies de soie arrêtées aux genoux, puis de hautes bottes comme seuls les nobles pouvaient se munir. Pour donner une ultime touche de couleur à l'ensemble, un doux ruban bleu roi maintenait sa longue crinière en une catogan un peu lâche, rappelé en écho par le loup posé sur son visage.




Conformément aux instructions détaillées dans l'invitation, il se prêta au jeu de la fouille, ses armes reléguées à quelques gardes de confiance qui resteraient à l'extérieur, avec ceux des autres invités, autour d'un petit buffet prévu à part. Trois d'entre eux, rompus au combat à mains nues, entreraient avec lui et se tiendraient à proximité pour intervenir en cas de besoin, sans toutefois gêner la civilité et la légèreté de la rencontre.

Ils se dirigèrent sans formalité vers la salle intérieure, où Mysti espérait remettre sa missive à la reine en personne, la voix du héraut s'élevant derrière eux d'un ton clair et univoque :

"Sire Mysti de Méline de Criméa, Chevalier et Général des armées, Duc, Ambassadeur royal et Sage reconnu par la Sainte Impératrice Sanaki de Begnion..."

Le jeune homme présenta son invitation puis on l'informa que la reine s'excusait d'un retard. Le regard noisette de Mysti hésita un instant, puis il remercia le représentant. Puisqu'il bénéficiait d'un peu de temps encore, il promena son regard sur les convives autour, remarquant des regards curieux autour de lui de la part des locaux espérant côtoyer la crème de la noblesse. Sans y prêter attention, il se dirigea vers les jardins pour admirer à la lueur des flambeaux qu'on disposait les multiples variétés de fleurs et les bassins d'eau remplis de poissons.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mer 2 Nov - 23:55



Le vagabond repartait sur les routes, abandonnant sa maison, son lit douillé, sa cheminé, ses voisins pour la solitude et la splendeur du voyage. Le bretteur, désormais sage et avisé, traversa d’un pas leste Daein, une lettre bien unique dans sa poche. D’après celle-ci, la reine Micaiah organisait une fête, à l’entrée libre. Le voyageur ne trouvait aucun intérêt à celle-ci tout d’abord, mais après une réflexion sur la question, les évènements récents étaient grave, et détendre l’atmosphère est une manouvre avisée de la part d’un dirigeant. Sa reine, Nailah, lui proposait de se rendre en son nom. Cela semblait si logique, la reine Micaiah est une Marquée, comme lui. Il avait déjà prouvé sa qualité avec Criméa, alors pourquoi ne pas répéter cela ? Le freelancer déchiffra dans la lettre une attention particulière, comme-ci Nailah voulait l’aider dans sa récupération.

« Refuser n’est désormais plus possible. »


Il n’a jamais été question de refuser en réalité. Nailah est le genre de personne qui n’ordonne jamais de voix, mais dont la subtilité et la pression font que lui refuser ce dernier est impossible. Mais cela ne l’offusqua pas et accepta cet ordre, Nailah savait déjà la réponse de Blaze au moment même où elle avait écrit cette même lettre. Il la rangea dans sa poche et entama une longue marche vers Nevassa. Ce n’est que durant certaines nuits sur les routes, autour d’un feu qu’il avait allumé, qu’il relu avec attention celle-ci. Tenue élégante exigée, port d’arme interdit. Tant de contrainte qui ne plaisait pas, mais pas du tout au Marquée épéiste, l’envie de jeter la lettre dans le feu lui prit les tripes. Il réfléchit à comment Lazur aurait réagi, après tout, ils partageaient ce dégout des grandes fêtes où l’on parle de tout et de rien sans jamais avoir un véritable échange. On s’y pavane, on sourit… Mais… Lui pouvait apprendre beaucoup en réalité. Se faisant violence, Blaze réalisa rapidement qu’il apprendrait beaucoup de cette expérience. C’est avec une réelle motivation qu’il atteint sans encombre Nevassa. Maintenant, il fallait qu’il se prépare… Une fois dans Nevassa, Blaze fut agréablement surpris qu’un Laguz Loup l’interpella. Sans retenir sa surprise, il s’écria :
« GARELF ! Vieux brigand ! Que fais-tu ici ? Je croyais que tu détestais Daein ! »

« Ahahaha ! Je suis rassuré que tu sois venu, sinon, j’aurais supporté cette ville pour rien ! Viens, j’ai eu le temps de préparer pas mal de chose, mais il reste la pièce la plus importante. »

« J’ai une chance inouïe de te revoir, et encore plus que tu aies déjà préparer l’essentiel alors ! A vrai dire, je pense qu’arriver la vieille risquait de me laisser trop peu de temps. »

« T’inquiète ! Je te dois bien ça. »

« Ah bon ? Je croyais être celui qui te doit une dette de vie Garelf. » répondit Blaze, amusé.

Garelf rigola à son tour. « Nous avons survécu, c’est l’essentiel. Allons-y ! Le temps joue contre nous ! »
Garelf marcha d’un pas soutenu, laissant Blaze rêveur et temporairement immobile. Il se souffla à lui-même. « Oui, c’est l’essentiel. » avant de le suivre.
 

Une auberge plutôt luxueuse les attendait. Le bâtiment était en pierre et avait une certaine stature, il respirait la confiance. A l’intérieur, le bar se révélait, assez simple mais d’une propreté révélatrice de sa qualité. Une cheminé assez massive chauffait le tout et une dame habillée en domestique les accueillit. Blaze retourna la politesse ce qui surprit celle-ci. Au fond à gauche se trouvait les escaliers, à l’opposé était le bar et de nombreuses tables. Blaze et Garelf montèrent d’un étage et découvrirent leur chambre : Spacieuse avec deux lits, un coin pour faire sa toilette, un sceau ainsi que du bois s’approvisionner en eau chaude. Peu habitué à ce luxe, Blaze se montra extrêmement curieux, surprenant presque Garelf qui, avoua après quelques minutes, ne connaitre que très peu. Les deux Loups du désert passèrent un peu de temps à découvrir tout ceci, il fallait s’y faire. Mais Garelf rappela qu’ils avaient un rendez-vous avec un tailleur, ou un faiseur de costume selon le Loup. Blaze déposa la majorité de ses affaires, autant s’y habituer dès maintenant, mais le manque de poids d’épée sur lui était désagréable. Sur le chemin, Blaze gesticulait bizarrement, comme un tic incontrôlable.

« C’est si pénible que ça ? »

« Imagine que l’on te retire ta capacité à te transformer Garelf, c’est la même chose. »
Garelf rigola d’abord, mais déglutit ensuite. L’idée n’était définitivement pas agréable, mais fort heureusement, le duo arriva à destination. Ils entrèrent dans une échoppe où un homme grand, avec une moustache des plus étranges les invitèrent à entrer.

« Ah ! Garelf, c’est cela ? J’ai bien cru que vous ne finiriez par ne pas venir. »

« Excusez-nous, votre client est… spécial. »

Blaze se pointa du doigt, surpris. Garelf hocha de la tête vers son bras droit, inerte.

« Eh bien, puis-je demander le nom de la personne qui représentera la reine Nailah ? »

« Je m’appelle Blaze Kazeroï, enchanté de faire votre connaissance. »

Blaze sera la main du couturier qui avait un long ruban dans l’autre main et mesura immédiatement la longue de son bras, à son plus grand étonnement.

« Nous devons nous dépêcher, monsieur Kazeroï. Veuillez retirer vos vêtements que je puisse prendre vos mesures. »

Le marqué s’exécuta et se retrouva avec un simple caleçon, le tailleur l’observa de loin pendant un long moment et demanda avec hésitation.

« Votre bras droit m’a l’air horriblement scarifié, vous ne pouvez pas le bouger, c’est cela ? »

« C’est exact. »

Le tailleur continua à mesurer la taille de Blaze, la largeur de ses épaules, de ses bras, jambes, ses cuisses. Le bretteur avait l’horrible impression de se faire ficher, et une certaine gêne le prenait, qui ne s’arrangea pas alors que Garelf se retenait d’exploser de rire. Une fois terminé, Blaze se rhabilla rapidement.

« Bien, désormais, je vais devoir travailler pour vous faire un costume sur mesure… Avez-vous une idée de ce que vous voulez porter ?»

« Je crains hélas ne pas être très utile, je ne connais que peu ce domaine. Nous autres du désert sommes un peu rustres et peu raffiné, je m’en excuse. »

Blaze se courba humblement, réalisant que son inexpérience allait rendre la tâche à cet artiste bien plus difficile ! Mais le tailleur sembla, bien au contraire, ravi. Il observa longuement le Marqué du désert, le style vestimentaire de ce dernier, sa barbe, les traits de son visage, cette cape qu’il mettait aux épaules. Une lumière apparut dans ces yeux, l’inspiration, l’art, l’appelait.

« Vous voyagez beaucoup, monsieur Kazeroï ? »

« Je passe ma vie sur les routes, en effet. »

« Pour un vagabond, votre style vestimentaire est tout à fait remarquable ! Je pense pouvoir faire quelque chose qui vous plaira. Vous pouvez me faire confiance. »

« Vraiment ! Vous êtes formidable, mes remerciements les plus sincères ! »

« J’espère simplement que cela vous plaira. Repassez demain vers midi. Et soyez à l’heure cette fois » dit le tailleur en regardant Garelf qui fit un signe de main. Les deux hatariens quittèrent l’échoppe et foncèrent prendre un repos bien mérité. Le lendemain, de retour à l’échoppe, Blaze retourna à l’échoppe seul, connaissant le chemin. Garelf semblait apprécié énormément les lits, il dormait encore alors que le Soleil était déjà haut dans le ciel ! Mais cela le rassurait de savoir ses épées avec quelqu’un… De retour avec le tailleur, il lui présenta une tenue blanche resplendissante ! Un costard dont le blanc était éclatant, mais une cape noire couvrait, comme la sienne, les épaules. Un col assez osé donnait un peu de charme et une belle cravate rouge sang comme ses cheveux s’alignait avec ses couleurs. Blaze regarda avec des étoiles dans les yeux le tailleur qui rigola, heureux que sa création lui plût. Sans attendre, Blaze l’essaya à l’aide du tailleur et le résultat était époustouflant. Blaze rayonnait, ses cheveux rouges étaient mis en avant avec le blanc, mais pas trop grâce à la cape noire sur ses épaules. Le col était quelque peu inconfortable, mais apportait une touche de noblesse. Quant à la cravate, il la réajusta légèrement pour finir de se donner l’apparence désiré. Le tailleur réajusta tout de même un peu au niveau des jambes et de l’arrière des épaules avant de déclarer cela comme « prêt ». Garulf avait payé d’avance le tailleur, alors Blaze récupéra ses vêtements dans une mallette avant de rentrer encore à l’auberge, cette fois, il allait devoir se préparer pour la fête…
 


Nu, le Marqué prenait une douche. Un sceau d’eau chaude à côté, il se tenait assis sur un tabouret et lavait son corps avec un savon qui sentait la rose. Les voyages l’avaient habitué à reconnaître les senteurs les plus subtiles, et celle-ci lui convenait, discrète mais douce et velouté. Une fois savonneux et couvert de mousse, il rigola et s’amusa un peu avec celle-ci, soufflant les petites montagnes de bulles pour les voir s’envoler. Dans un grand « plouf », il vida le contenu du sceau sur lui. Cette sensation lui rappela la cascade de son temple, il se regarda dans un miroir et prit une brosse et commença un long et pénible calvaire. Ses cheveux étaient certes, épais et long, mais c’était bien plus court qu’avant ! Il y a moins de 6 mois, ces cheveux atteignaient son dos, désormais, il était au niveau du bas des épaules. Plein de nœuds, il passa encore et encore la brosse, affinant ces cheveux, les rendant presque lisse. Une fois cela fait, il s’essuya et ressorti pour s’habiller, d’abord d’un modeste caleçon, puis… puis… ?!? Où est la mallette ? Blaze regarde de droite à gauche, sur ses gardes, mais calmement. Il sortit de la salle de bain pour voir Garelf observer le contenu de la mallette et la referma immédiatement au moment où il avait entendu son ami sortir.

« La curiosité est un vilain défaut Garefl. »

« Parle pour toi, mais je n’ai pas eu l’occasion de te voir chez le tailleur, j’étais impatient ! »

« File moi un coup de main au lieu de faire l’idiot. » lança Blaze amicalement.

Garelf l’aida à s’habiller en passant son bras immobile dans le costard. En quelques minutes, Blaze était à nouveau transformé en un charmant noble. Garefl resta longuement béat devant le changement, mais ce reprit bien vite.

« C’est pas quelque peu… inconfortable. »

« Si, mais c’est supportable. Je ne me battrais pas avec cela sur le dos, ça, c’est sûr. »
Encore une fois, Garelf ne put se retenir de rire. « Bien heureux qui n’ait pas changé Blaze. Purée, t’imaginer combattre dans une telle tenue est juste… pfff… pfahahahaha ! »

« Rigole autant que tu veux, je te garanis que beaucoup trouverons cela encore trop guerrier. »
Blaze regarda sa main gauche et la marque dessus, dans sa chemise intérieure, il y avait une poche et une paire de gant en cuir blanc, élégant et stylé. Mais Blaze n’en mit que sur sa main droite pour cacher la terrible brulure infligée par Kaze. Il jeta le second gant, hors de question de cacher sa marque. Garelf lui tendit une lettre qu’il mit dans sa poche, la fameuse invitation à rencontrer la reine Micaiah. Son ami Loup se mit à lui faire une minuscule tresse sur laquelle il accrocha des morceaux de tissus de tunique de Loup. Un petit signe d’identité bien nécessaire, mais discret. Sur ceci, Blaze salua Garelf qui allait veiller sur leur chambre et son équipement. Blaze arriva alors que le Soleil n’était pas encore totalement couché. Celui-ci laissait un horizon nuageux orange. Rose à certain endroit, doucement il se retirait pour laisser place à l’astre lunaire, l’astre qui avait écouter sa promesse de devenir un Windwaker. Même sans sa lame, il pouvait sentir le vent, ses mouvements, ses murmures… Sa cape noire vola dans le vent alors qu’il se dirigeait vers le palais…
 


Le fête n’avait commencé que depuis quelques temps, mais le monde affluait. Blaze se démarquait par les couleurs éclatantes, les gens s’écartaient, mélangé entre surprise et incompréhension. Le blanc de son costard ne faisait que mettre en avant encore plus son physique élancé et acrobate. Contrairement à la plupart des nobles ici, Blaze était unique : son costume ne mettait pas en avant son statut, ni sa richesse, mais son corps et sa beauté naturelle de vagabond, d’homme des routes, effet accentué par son léger bouc taillé. Il se distinguait clairement de la foule par ses couleurs et son physique. Peut-être était-cela l’effet recherché par le tailleur ! S’avançant avec simplicité et calme, il arriva devant l’entrée et salua les gardes qui s’occupait de la sécurité. On procéda à le fouiller, ce qui fut compliquer par son handicap, laissant des doutes dans les esprits des gardes. Au final, son invitation finit de clore cette inspection et Blaze entra dans la cour du palais.
 
Les gens discutaient, s’amusaient, et mangeaient joyeusement. La guerre semblait si loin, et pendant un certain moment, il se laissa absorber par cette atmosphère détendue. Toutefois, sa lettre lui rapella la raison de sa venue. Traversant la cour pour atteindre la salle intérieure, où un garde le dévisagea. Blaze présenta sa lettre et le garde écarquilla les yeux avant de reprendre sa contenance et répondit « La reine est pour l’instant occupée, je vous prie de patienter. »
Blaze fit une petite courbe et redescendit dans la cour extérieure. Il observa les plats, les fleurs, les danses, la fête simplement. Blaze alla se cherche un petit verre de champagne et resta observateur et patient. Tant de personne qu’il ne connaissait pas… Quoique. Cet homme. Cette carrure et ces cheveux… Mysti ? Blaze se rapprocha doucement de cette personne qui se dirigea vers le jardin. L’eau du petit lac était magnifique et claire comme du cristal, on pouvait y voir les poissons y nager avec grâce et rapidité. Encore incertain de l’identité de cette personne, il resta en retrait et observa de loin avant de porter le verre à sa bouche. Il fut surpris de la légèreté de celui-ci. Cette soirée commençait peut-être bien en vérité…
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Kerorian
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Jeu 3 Nov - 14:22


Et y'en a qui considèrent ça comme une preuve de richesse et de bon goût...quelle bande d'abrutis, grommelait le colosse du nord encore plus renfrogné qu'à son habitude. Comme beaucoup d'autres, sa patronne avait reçu une invitation au fameux bal organisé par la reine, et si tout lui criait de fuir ce foutoir comme la peste son contrat l'obligeait à accompagner Pandora aux festivités. Bon, ça allait encore, il y a pire que supporter un troupeau de guignols.
Enfin, ça, c'est ce qu'il pensait avant que la jeune Marquée n'exige de lui une tenue "digne d'elle". Ce fut un long, très long et pénible débat. Malgré son jeune âge, cette petite peste était une forte tête, et n'hésitait pas à être plus imbuvable que jamais pour obtenir ce qu'elle voulait. Ses exigences ? Pas d'armure, pas de fringues froissées, déchirées ou crasseuses. Autrement dit, il devait se saper comme n'importe quel clown de la "haute". Autant dire que le Rôdeur avait songé plus souvent qu'à son tour de lui adresser un grand doigt bien tendu pour toute réponse.

Et ça a duré, encore et encore...jusqu'à ce que, voyant bien que l'autre morveuse finirait par avoir sa peau à ce rythme, Kerorian dut se résoudre à accepter...ou presque. Il aurait préféré attacher la petite noble à son lit plutôt que partir en costard à ce bal à la con, et au vu du compromis accepté, le guerrier soupçonna qu'elle l'en savait capable.
Après d'innombrables prises de bec, le Rôdeur finit par accepter de porter un costume et de se débarrasser de sa carapace d'acier...sous plusieurs conditions. Tout d'abord, c'est LUI qui choisit comment il s'habille et avec quoi. Ensuite, malgré le costard, il insista pour porter une cotte de maille en-dessous, au maillage particulièrement serré. Un modèle lourd et robuste, couvrant des bras jusqu'aux hanches. Un minimum selon lui.
Le terrain d'entende étant trouvé, les tailleurs furent mis sur le pied de guerre dans le quart d'heure qui suivit, en particulier vu le gabarit du client.
Et ainsi le Rôdeur se retrouva embarqué au bal...

Bal qui faillit mal se passer dès l'arrivée du géant aux yeux rouges. Incapable de se passer de ses armes, il était venu équipé comme un char d'assaut sans la moindre gêne avant de se faire arrêter par les gardes à l'entrée. Les pauvres gars durent se sentir fort perturbé d'être intimidé par un bourrin en costard qui portait une lame plus grande que lui et qui insistait pour la garder.
Kerorian se débarrassa, après un moment, sans trop de mal de sa hache. Pour Zwei, ce fut plus compliqué...mais sous l'influence de Pandora et le désagréable détachement qu'il ressentait de plus en plus ces derniers temps, le Rôdeur accepta de la laisser elle aussi au râtelier. Pour la lame noire en revanche, le garde du corps faillit en venir aux mains. Il lui était viscéralement impensable de se séparer de l'épée damnée, mais la scène se présentant particulièrement bien - donc excessivement dangereuse à son goût - et la jeune Marquée se montrant très convaincante, le colosse finit par aller planter la gigantesque épée près d'un mur. Une façon comme une autre de signifier qu'il acceptait plus ou moins de se plier aux règles, mais qu'il n'en pensait pas moins. Et accessoirement, que cette épée était la sienne et que lui seul saurait la porter.

Tss...et voilà donc ce qu'était le "standing". Se pavaner sapé comme un pingouin, à la merci de n'importe quel assassin, tout ça pour se goinfrer aux frais de la princesse pour faire semblant d'oublier les périls du monde. Peuh ! L'estomac noué à cause de ce sentiment horrible de s'être éloigné de son épée, le guerrier déshumanisé ne cessait de grimacer et de jeter des coups d'oeil à la Dragonslayer, si loin de lui, tout en continuant à coller Pandora et de se féliciter d'avoir insisté pour porter cette chemise de maille.
Sans elle, il aurait craqué nerveusement. Déjà que là ce n'était pas joyeux. Le Rôdeur se sentait en permanence au bord de la crise d'angoisse. Au diable les coutumes et la prestance, les p'tits gâteaux et le beau vin. De toute façon, sa corruption lui interdisait tout goût et tout appétit désormais. Tout ce qu'il voulait, s'était sentir le poids de l'épée noire sur son dos, de ne pas avoir ce sentiment d'être...perdu, au milieu de ce monde de clown.

Agité en permanence, Kerorian ne cessait de rajuster son col, ses manches, ses doigts se perdant souvent à la recherche du contact familier et désespérément absent de ses armes. Enfermé dans une tunique noire comme la nuit, cousue d'un fil plus rouge que le sang pour s'accorder aux couleurs de sa patrie et à ses propres teintes. Sur la poitrine, au niveau du coeur, la Wyverne de Daein était tracée au fil d'or. Une ceinture épaisse de cuir avec la couleur d'un nuage d'orage ceignait sa taille tandis que de larges bottes remontaient haut sur ses tibias. Il avait même pris la peine - sous la menace excessivement omniprésente d'un microbe nommé Pandora - de coiffer soigneusement ses cheveux en arrière avant de les nouer derrière la nuque avec un ruban noir, les laissant retomber jusqu'au milieu du dos en ordre à peu près correct.
Mais bordel, que son épée lui manquait !


"J'veux bien mettre ce pyjama à la con, et me séparer de mes armes...mais espère même pas me voir sourire ou que je me montre ne serait-ce que courtois avec ces guignols." souffla t-il à son exaspérante employeuse dès qu'il eut l'occasion.

Ce bal lui tapait sur les nerfs, et la nervosité maladive que provoquait l'absence d'armes n'arrangeait rien. Partout où son oeil se posait, il ne voyait que bouffons, vermines et crétins. Qu'importe ce qu'il pouvait bien voir, ça l’écœurait. Finalement ce n'était pas une si mauvaise idée que ça de le désarmer...




"Il y a...des ombres...dans ma tête..."
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Pandora
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Jeu 3 Nov - 18:27

Le jour était enfin venu. La fête des moissons. Bien que je ne soit habituellement pas à mon aise dans les grandes soirées mondaines - je me faisais trop facilement des ennemis, et mon franc parlé dérangeait souvent les gens de ma classe sociale - il se trouvait qu'en cette occasion, je n'avais pas réellement eu le choix. Père venait, mais il n'était pas du sang des Cendrefer, et mère était à présent trop malade pour sortir de notre demeure. Aussi m'avait-elle envoyée en tant que représentante de notre famille, un rôle que j'assumais pour la première fois de manière aussi claire. Car auparavant, j'avais toujours accompagnée ma mère.
Et puis, une telle fête ne pouvait après tout qu'être l'occasion de s'amuser quelque peu.

Aussi avais-je mis un soin tout particulier dans ma mise ce jour-là. Pour la fête des moissons, je devais porter une tenue reflétant l'abondance dont nous étions les heureux bénéficiaires. Je connaissais les déboires qu'avait connu notre voisin, Criméa, et si je devais admettre ne pas porter cette nation dans mon cœur, il était regrettable qu'ils endure telles difficultés. Au moins, les exportations de notre domaine en avaient connues une net amélioration, puisqu'il avait fallu approvisionner ces pauvres hères frappés par la famine.

Pour en revenir à mes vêtements, je portais en arrivant devant les portes du palais de notre reine une tenue des plus élégantes, quoi qu'agrémentée de ma petite touche personnelle. Le riche tissu, d'une coupe impeccablement adaptée à mes formes, présentait une couleur brune proche du rouge qui ornait ma pupille droite.Le gauche, comme à mon habitude, était à peine visible derrière la mèche de cheveux noir qui le recouvrait. Le tissu ceignait ma taille en un corset serré par de longs rubans noirs noués en de larges nœuds sur chacune de mes hanches, et ma gorge était tout aussi dégagée qu'à mon habitude, puisque le décolleté de ma robe, agrémenté de dentelle couleur crème, n'en était pas moins plongeant au delà de ce que mon rang permettait aux autres femmes présentes. L'expérience m'avait enseigné qu'une telle vision troublait mes interlocuteurs, ce qui me donnait un certain avantage. La robe tombait en outre en larges volants autour de mes jambes, de trois épaisseurs de tissu superposés : Brun, crème, puis écru, offrant un dégradé agréable à l’œil. Des rubans ornaient les pans de la robe en suivant les motifs dessinés autour de ma taille, tout en me fournissant une prise satisfaisante pour relever mes jupons, pour une danse par exemple. Mes bras étaient gainés de longs gants noirs d'un tissu presque transparent. Touche finale, mes cheveux n'étaient pas totalement attachés : Seuls la partie supérieure de ma chevelure était réunie en une longue tresse nouée à la base par un ruban rouge sang, tombant sur l'opulence de ma chevelure comme une corde de soie.

Pour me couvrir lors du trajet nous conduisant, mon père, Kerorian, et moi-même, jusqu'au palais, je portais une lourde cape de laine noire munie d'une non moins lourde capuche qui protégeait ma coiffure du vent. A peine le carrosse arrivé, mon père nous quittait après un regard anxieux vers mon garde du corps. Sa mâchoire portait encore la trace du coup qui l'avais mis au tapis. Je me laissai aller à un léger rire avant de porter mes pas vers l'entrée de la salle de réception, mes mains tenant mes jupons suffisamment relevés pour que l'on puisse voir les élégantes bottes à talon haut qui me grandissaient de quelques agréables centimètres tout en soulignant le galbe de mes mollets. C'est non moins souriante que je tendis ma cape au portier pour qu'il la range dans les vestiaires, puis que je laissai les gardes me fouiller à la recherche d'une arme éventuelle. Je n'en portais évidemment pas, mais les choses furent plus compliquées avec Kerorian.

J'appréciais le zèle dont il faisait preuve pour garder ses armes a proximité en cas de besoin, et je dois dire que la scène dont il nous gratifia en marchandant pour la moindre pièce de métal m'amusa. Elle servait également mes intérêt : Qu'il passe donc pour le plus revêche possible, cela dissuadera toute tentative d'agression envers ma personne... Finalement, lorsque mon garde du corps fut enfin débarrassé de ses lames, je pénétrai dans la salle sans porter grande attention au nom sous lequel l'on annonça ma personne. Entendre mon nom et mon prénom me suffisait amplement, peu m'importait les titres honorifiques dont ils voulaient m'affubler... Je savais le pouvoir que j'avais en ma possession.

- J'veux bien mettre ce pyjama à la con, et me séparer de mes armes...mais espère même pas me voir sourire ou que je me montre ne serait-ce que courtois avec ces guignols.
- Mais je ne te le demande pas. Soit aussi revêche qu'à ton habitude et ce sera parfait.

Disant cela, je tendis la main pour me saisir d'une flûte de champagne et y tremper les lèvres. Pétillant et fruité... Certes, la reine Micaiah, ou du moins ses cuisiniers, avaient bon goût. Mon verre à la main, j'entrepris de détailler les convives à portée de vue, souriant en voyant mon père partir en catimini le plus loin possible de Kerorian. La soirée s'annonçait amusante...



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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Lun 14 Nov - 18:15

- Alleeeeez sieur Dressrosaaa…

Un soupir se faisant entendre d'entre mes lèvres, avant de poser son regard sur elle.

- … Mes hommages noble dame. J'ai ouïe dire que vos pas étaient gracile et votre corps d'une délicatesse digne de la création. Accepteriez-vous d'immortaliser votre prestance en toile ?

- … Pfpf…. MWAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Hey mais… C'est vraiment comme cela que parle la plupart des nobles ? Haha. Non mais c'est pas possible ?! Vraiment ?!

- … Certains oui. Alors je tiens compte sur ta discrétion, et d'éviter de scander à toute la fête de ton rire si… Discret.

En voyant ce visage réprimant du mieux qu'il peut ce fou rire incontrôlé, je finissais par pousser un long soupir. Sérieusement… Quelle idée j'avais eu de l'emmener, elle ? Ah oui… Il me fallait une personne pouvant maîtriser une personne, avec ou sans arme, ou au moins me mettre en sûreté au cas où. Je ne pouvais demander à un simple garde armé de me proposer. Ces clampins ne méritent pas de pavaner à mes côtés. Non, il fallait vraiment quelqu'un de confiance. Cette personne, je pouvais la supporter durant mon périple vers la fête. Cette personne, je pouvais lui faire confiance jusqu'au bout. Et elle pouvait s'adapter à toutes les situations…

Hélas, il ne restait qu'elle.

Elle était ma vassale personnelle. J'étais le seul à pouvoir la commander. Elle était si gracieuse, si fine, si… Efficace. Peut-être même trop efficace. Dans la manière de se faire remarquer. La troisième était en mission pour un truc que j'avais demandé de faire, et la deuxième… Par Yune, il m'aurait été presque impossible de voir une femme aussi entêtée. Il m'avait fallu tellement de temps pour bien lui expliquer l'impossibilité. Heureusement que la première était là. Je commence à avoir l'impression que je suis le faire valoir de ces dames. Un être destiné à tomber en décrépitude face à des nymphes.

Me frottant l'arrête du nez, j'étais plongé dans mes pensées. Je repensais encore à cette lettre, qui nous conviait en ces lieux pour nous remercier d'avoir rendu les œuvres historiques de Daein au patrimoine de ce pays guerrier. A vrai dire, je ne comprenais pas vraiment la décision de cet homme disant être mon paternel. En cette lettre, il joignit les consignes suivantes.

« Va mon fils. Apporte l'honneur et la courtoisie de la noblesse venant de Begnion. »

Que voulait-il dire par là ? Est-ce parce qu'il me confie cette tâche parce qu'il n'était pas libre ? Était-ce pour me tester sur le territoire Daein, inconnu à mes oreilles et ma rhétorique ? Dois-je plutôt les illuminer de l'étiquette que l'impératrice elle-même côtoie en chaque temps ? Ou alors était-ce pour une raison bien plus obscure que cela ?

Dans tous les cas, j'avais déjà prévu de nombreuses choses à cette soirée. Parler économie, parler politique, parler de la culture et de l'art, boire, manger, peindre au cas où.

- Je suis vraiment O-BLI-GEE de me trimballer ce matos ?

- C'est pour pouvoir être en adéquation avec l'image que l'on doit se faire de moi. Cela me permettra de montrer ce que la maison Dressrosa a à offrir à la populace.

Cependant, je sentis un main se poser sur nom bras gauche, et à doucement le serrer. Silencieusement, de façon assez abrupte pour mon esprit, je m’extirpais de mes pensées. Tournant la tête vers le destinataire de cette compression -et en la baissant un peu vu le mètre soixante dix de cette dernière- je voyais les billes dorées de ma vassale montrer d’un mouvement de tête ce qui était en face de nous.

Voilà donc notre destination : Le château de Daein.

Devant, bien évidemment, se disposaient des gardes dont l’air n’était vraiment encline aux différentes joyeusetés que nous pouvions rencontrer à l’intérieur. Je crois comprendre pourquoi. C’est dans ce genre de festivités que l’on ne doit pas relâcher sa vigilance, n’est-ce pas ? De toute façon, pour la plupart, ce n’était que des péons munis d’un meilleur équipement qu’une fourche mal ouvrée et de vieux brais sales. Néanmoins, je trouvais cela respectable. Et c’est en posant mes yeux sur mon avant-bras gauche, que je recevais en mon sein une sensation mêlée à de la honte et de la rage. Serrant lentement mes dents, avant de pester contre moi même, j’inspirais lentement avant de regarder mon accompagnatrice pour cette soirée.

J’aurai tellement voulu être un chevalier défendant mon pays.
J’aurai tellement voulu ne pas dépendre d’une quelconque force extérieure.

Mais étrangement, jamais je ne voudrait changer ce que je vis maintenant. Yune nous épie n’est-ce pas ? Ce serait déconvenue de penser du mal de l’Entité représentative du chaos et du changement. Étreignant mon bâton de soin contenu dans ma main droite, je finissais par hocher doucement la tête en sa direction, avant de me présenter à eux.

Ils faisaient donc des fouilles hum ? Il n’y avait pas de soucis pour moi. Enfin, tant qu’ils ne s’amusent pas à mettre la main n’importe où remarque. Écartant mes bras, je laissais me palper sous ce doux son mélodieux des cliquetis provoqués par les gantelets de métal. Je me contentais aussi de regarder la bazanée m’accompagnant. Je voyais son visage virer en des rictus différents, retenant parfois un fou rire ou pas. C’était le problème d’être chatouilleuse remarque. Lorsque le garde me fouillant me demanda d’ouvrir mes petites sacoches. En silence, je commençais à ouvrir la première sacoche, et en sortir divers ustensiles permettant de peindre, des colorants basiques pour de nombreuses nuances colorées ainsi que mon livret de croquis. Voyant qu’il était peu épais, il s’était contenté de faire un petit geste signalant que tout était en accord. Néanmoins, quand je l’ai vu lorgner sur mon livre de prêtrise, là ce fut une autre histoire. Sortant le dit livre à la couverture pourpre, j’ai dû lui ouvrir les pages parsemées de notes. Bien évidemment, comme j’aurai dû me douter du dernier des campagnards, il hésitait à me laisser entrer avec ce type de livre. En même temps, je pouvais le comprendre.

Manier les mots et leur donner un sens est un pouvoir à ne jamais sous-estimer.

Fort heureusement, une confirmation d’un autre garde me donna raison, déclarant au premier que les tomes de jour ou de magie noire ne ressemble en aucun cas à celui présenté, malgré les paroles sacrées écrites en un langage ancien, comme la plupart des tomes de magie. J’ai dû moi aussi me déséquiper de mes bâtons. Ma foi… Même s’ils voyaient bien la crevette que je suis et que les bâtons de soin et d’armuro ne sont pas faites pour fracasser des crânes aussi efficacement que des épées ou haches, je leur tendais un par un mes petits bébés, de la main gauche.

Jetant un coup d’oeil en la direction d la jeune femme, je pus voir sortant de sa grande veste blanche tissé en de fin fils de soie noir un panel de dagues et de couteaux, sous les yeux ébahis de la garde. Il faut dire aussi que les zones d’ombres sont d’autant de cachettes que l’on peut dissimuler des lames. C’était quelque chose de basique pour un assassin.

- Gwendalyne.
- Ouiiiiii ?
- Toutes les armes.
- … Owwww. Dit-elle en sortant de sa chevelure un petit stylet, qu’elle dépose aussi avec les autres objets tranchants.
- … TOUTES.
- … Même pas un tout petit ?
-  Si tu ne veux point que nous restions en face de ces gardes qui ont autre chose à faire, je te conseille de leur donner le restant.
- Bien Monseigneur. Déclara-t-elle alors qu’elle sort de ses bottes deux petits couteaux. Il n’y avait pas à dire… Gwen est tout ce dont j’aurai besoin.

Après tout cela, je sortis de ma longue robe blanche en soir tissées de noir, de conception différentes au long manteau de Gwendalyne, une lettre dans son enveloppe, dont le sceau royal a été séparé en deux, preuve que quelqu’un l’a ouverte. Le garde avait reçu des consignes sur ce type de lettre.

- Monsieur Dressrosa. Ce serait avec plaisir que nous pourrions vous conduire directement vers la Reine. Néanmoins, nous sommes au regret de vous annoncer que sa Majesté est actuellement indisposée à prendre audience. Priez de bien vous divertir en attendant.

La voix du garde était d’une telle monotonie que cela en était presque lassant. Seulement, avant de partir, je me tournais vers lui.

- Pourrions nous vous confier mon matériel de peinture ? Nous aimerions offrir nos services à sa Majesté pour peindre son portrait, ainsi que son époux.

Je voyais bien que le garde tentait de réfléchir au pour et au contre, malgré les courants d’air qu’il doit y avoir dans son crâne. La question ne se posait pas. Je ne pouvais aucunement me défendre, pour sur. Je ne pouvais pas attaquer, pour sur. Et par Yune, sérieusement, je ne suis pas assez sot pour l’assassiner. Surtout que c’est une Marquée. Et moi j’aime bien les marqués. Je sais, c’est un avis non rationnel. Mais que voulez vous ?

Le cœur a ses raisons que Yune n’a pas.

Le garde finissait par hocher la tête. J’affichais un sourire courtois, inclinant lentement ma tête pour le remercier de ne pas être aussi con que ces laguz piafs. Avançant tranquillement en direction de l’intérieur, suivi d’une Gwendalyne aux yeux pétillants, je pouvais entendre les titres qui m’étaient confiés.

- Comte Aleksander de Dressrosa. Bienfaiteur de Nevassa.

Clair, net, synthétique. Je ne pouvais rêver de mieux. Et ils apprendront plus tard que je suis largement plus que ces titres, ou alors que je ne les mérite pas. Disons que c’étaient mes jokers pour pouvoir passer du bon temps dans la soirée que je m’apprête à passer. Tournant la tête vers Gwen, se dévoila sa tenue tout de noir en soie supérieure, dont la taille est enveloppée d'un ruban de soie blanc. Je me demandais par ailleurs si cette tenue allait agir longtemps sur cette femme à l’esprit vif.

Soupirant lentement, je balayais mon regard dans la salle, voyant un géant se contorsionner de toute part avec sa tenue, et une jeune femme en ravissante tenue à ses côtés. Hum… Je ne devais pas être le seul à craindre à ma sûreté ici. Est-ce sans doute le moment pour pouvoir converser avec d’autres invités, ou dois-je encore prendre la température ? Jouons simplement le jeu et tout ira b-

- Un buffet.
- …
- Je TUERAI pour une tartine grillée garnie d’une tranche de bûche de chèvre elle aussi bien cuite au four.
- Mais comment tu s-
- Le nez Alek. Souviens toi en. Toujours se fier au flair…. Fufufufu~

… Par Yune, qu’ai-je fait pour laisser cette saccageuse de buffet venir ici ? Au moins, cela permettra de me mouvoir plus discrètement, malgré ma robe plus typique de Begnion que de Daein. Ainsi que ma taille, outrepassant la plupart des nobles.

Ouais, on va prendre la température.
Gwendalyne:
 
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mar 15 Nov - 15:56

La cour principale se remplissait de convives petit à petit. Au bal des danseur se mêlait celui des commis qui assuraient le ravitaillement du buffet en nourriture et boissons. Les musiciens jouaient des airs pour accompagner les danses. Tout allait pour le mieux.

Les gens affluaient de toutes les nations. Même les Laguz étaient venus. Les monarques absents, notamment les reines Nailah et Elincia, ont envoyés des représentants qui furent accueillis avec les égards. Ceux qui étaient venus sont passés par une entrée qui leur était dédiée.

Puis finalement, après une dernière valse, il fut demander aux troubadours de lâcher leurs instruments un instant. Le silence fut alors que les grandes portes s’ouvrirent…

La reine entrait en piste. Elle était vêtue d’une magnifique robe aux couleurs chaudes de l’automne. Très peu de bijoux, elle n’avait jamais eu pour habitude de trop exhiber sa richesse. Son époux, le roi Sothe, avait l’air aussi à l’aise dans ses atours royaux (tout aussi voyant que ceux de sa dulcinée) qu’un certain géant rouquin l’était dans ses fripes de luxe. Il n’y avait guère que Micaiah pour être à l’aise dans ses souliers de danse. Les autres éminences de la garde de l’aube étaient également présents, sans armes, bien évidemment, mais vêtus pour la fête de tenues simples mais de rigueur. Derrière elle, l’apôtre Sanaki, les rois Tibarn et Scrimir. Pas de Kurtnaga en vue, mais il aurait été peu probable de croiser un dragon de toute façon...

On salua la reine comme l’exigeait son rang. Micaiah s’avança et attendit que le silence se fasse pour entamer son discours.


« Mes chers amis. Nous voici réunis, ce soir, pour fêter ensemble la fin des moissons. Nous savons tous quelles terribles épreuves nous avons endurés ensemble dans la douleur. Nos voisins connaissent la famine. Mais nous sommes ensembles ce soir car nous sommes soudés dans l’adversité. C’est les uns à côté des autres que nous surmonterons ces épreuves, que nous aiderons nos compagnons à se relever pour faire face à l’adversité. Ensemble, nous les aiderons à vaincre la faim. C’est un message que j’adresse à Crimea. Nous sommes avec eux et nous les soutiendrons. Cette fête est également la leur ! Alors, si ce n’est déjà fait, je vous invite à vous amuser et profiter du buffet. »

Les applaudissements retentirent et les festivités reprirent. Au peuple se joint la royauté, bien que leurs gardes respectifs avaient tendance à repousser la majorité des gens qui souhaitaient trop s’approcher d’un monarque.

Il y avait bien des distractions au sein de cette soirée. Rien que celui de deux soldats qui tentaient de retirer du sol l’épée gigantesque pour la trainer vers un lieu où elle gênerait moins était quelque chose qui valait le coup d’oeil. Les musiciens aussi amusaient la galerie de leurs airs toujours plus entrainant, mais le clou du spectacle fut celui du Sir Erik, jeune propriétaire de mines à l’est et nouveau venu dans la mondainité, qui fut pris de tournis tellement violents qu’il fut mené à l’écart des fêtes pour se remettre. Des témoins affirment qu’il s’est déjà abreuvé de nombreux verres de vin et n’a englouti que peu de petits fours. Peu habitué à ces festivités, le pauvre apprend à la dure quelle quantité d’alcool il est en mesure d’ingérer sans tituber.


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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Sam 19 Nov - 20:41

Au milieu du calme immobile des plantes, son pas souple produisant très peu de bruit, Mysti réalisa bien vite qu'on le suivait. Groupies indiscrètes ou admirateurs secrets, il était déjà las de ces messes basses dans son dos, quand tout simplement ces personnes pouvaient venir le voir pour bavarder. Bien sûr, si tout le bal pouvait également éviter de l'approcher en même temps, il ne crachait pas sur l'attention, et c'est dans ce but qu'il gardait son loup sur les yeux, au moins quelques temps encore.

Bientôt, les hérauts demandèrent le silence et la musique précéda le traditionnel chant de trompettes annonçant l'invitée d'honneur, la royale hôtesse de Daein. Les convives se turent et se pressèrent autour d'un grand dais où la reine prononceraient ses premiers mots de la soirée. Les serviteurs qui s'assuraient jusque-là que tous portent un verre plein selon leur convenance s'éclipsèrent méthodiquement. Bientôt plus un murmure ne s'éleva tandis que le couple royal avançait sur le tapis aux couleurs de Nevassa depuis la salle réservée aux invités spéciaux.

Mysti -ainsi que ses gardes toujours distants mais attentifs-, revint parmi les nobles pour écouter Micaiah, son discours plutôt bref mais univoque. Il applaudit sans retenue, le cœur léger d'entendre des mots si altruistes de la part de la représentante de la nation autrefois la plus farouchement opposée à Criméa.

Comme pour marquer le nouveau départ que prenait la réception à ce moment, la musique reprit son cours et Mysti fut le premier à fendre les rangs pour s'approcher. Immédiatement dissuadé par les gardes, il ôta le loup de son nez et s'inclina très largement en direction de la souveraine. La Chevelure de l'Aube le reconnut aisément et fit signe de le laisser avancer. Le général se plaça alors à un pas d'elle, posa le genou à terre, puis lui décerna le chevaleresque baisemain traditionnel, en choisissant volontairement la main gantée sous laquelle dormait la Marque de la reine.

"Bonsoir, chère reine de Daein. Je suis ravi de vous revoir en bonne santé et..."

Son regard dériva vers Sothe et un sourire malicieux, un poil moqueur, déforma ses lèvres à le voir si mal à l'aise dans son costume d’apparat.

"... égaux à vous-mêmes. Elincia, et probablement Criméa toute entière, apprécieront fortement votre aide dans cette passe difficile. Comme vous le savez, Elincia a été empêchée de venir, notamment pour tenter de palier à ce problème de famine aussi vite que possible."

Le chevalier baissa la voix, de manière à n'être entendu que de Micaiah, Sothe, et des trois autres royales personnalités s'étant approchées entre-temps.

"J'ai à ce propos une missive à vous remettre concernant les derniers événements survenus en nos terres, et dans laquelle je sais que vous trouverez les faits relatés de ma propre expérience. Afin de ne pas gâcher votre expérience de ce bal, je vous conseille de ne la lire qu'en fin de festivités. Et, s'il en est besoin, à la transmettre à vos confrères et consœur ici présents."

Il promena un regard amical sur les deux laguz ainsi que Sanaki, pour lesquels il nourrissait la plus profonde sympathie et, malgré son allégeance bien évidemment attachée à Criméa, une grande loyauté. Skrimir le toisa de son regard de prédateur joueur, avec une expression que Mysti reconnaissait comme signifiant "Toujours aussi gringalet.", même s'il savait que le félin connaissait sa valeur. Il s'agissait d'une sorte de jeu de répartie auquel le général avait autrefois répondu volontiers avec feu et flammes. Tibarn l'accueillit d'une grande tape dans le dos qui le fit chanceler sur ses appuis, accompagnée de son rire franc et sans fioritures de coutume.

"Certains beorcs ont vraiment la peau dure ! Et j'ai ouï dire que tes troupes sont façonnées dans le même bois. A l'occasion, j'aimerais envoyer quelques faucons s'inspirer de tes méthodes. Certains d'entre eux ont toujours du mal à tourner la page des anciennes guerres. Après tout, nous sommes des rapaces, des chasseurs. Notre instinct nous poussent à plus que ne l'exigerait la diplomatie parfois.
-Ah... Je ne fais rien d'extraordinaire. Il se trouve que j'ai moi aussi un ami qui m'aide fortement avec mes propres blessures, et je m'inspire de lui. C'est sans doute Azelian que les faucons devraient observer alors. Enfin, sauf pour son côté libertin je suppose... Comment se portent les princes hérons et Naesala depuis tout ce temps ?
-Ils se sont endurcis, comme nous tous ! Et je crois pouvoir dire que les querelles s'effacent doucement. Mais, tu leurs demanderas quand tu viendras nous voir. Serenes est ouverte à nos amis !"

Mysti acquiesça avec joie puis se tourna vers la jeune impératrice tandis que Tibarn s'éloignait à son tour. Sanaki, dans ses atours royaux et ses grâces d'adolescente, semblait trouver un plaisir tout particulier à observer Mysti. Observant le même rituel que pour Micaiah, il s'agenouilla, baisa le dos de sa main, puis se releva lorsqu'elle lui en offrit la permission. Le regard du jeune homme adopta alors une teinte de reconnaissance qu'elle attendait, traçant un sourire là où elle se contenait jusque-là.

"Vos conseils, Impératrice, m'ont été fort utiles.
-Je le savais déjà. Et si ce ne fut le cas, votre présence ici me le confirme.
-L'ermite vous a répondu ? Quoi qu'il en soit, je vous en remercie mille fois. Je me sens beaucoup plus serein après cela, malgré..."

Il baissa la tête et soupira.

"Malgré la menace qui pèse sur les vôtres ? C'est compréhensible."

Les yeux de la cheffe religieuse de Begnion tombèrent sur la Sage bague que le mage portait au doigt. Elle lui saisit le poignet avec douceur pour la mener vers ses yeux, Mysti laissant faire sans résistance.

"Elle vous sied bien. Mieux qu'à beaucoup d'autres qui ont tenté leur chance pour de vains intérêts. Qu'allez-vous faire à présent ?
-Trouver un moyen d'arrêter ces choses. Mais dans l'immédiat, je crois que Micaiah préfèrerait que j'oublie le temps d'un soir ces événements tragiques, pour célébrer avec tout le monde le renouveau actuel de Daein comme il se doit. Et au nom de l'amitié qui lie nos deux nations je m'y emploierai, mais je n'ai guère de plaisir à savourer ce soir les mets les plus fins quand je sais que dans ma patrie les récoltes réduites à néant manquent à beaucoup de foyers, sans distinction de classe, de richesses ou de rang social.
-Effectivement, dans votre état normal vous devriez déjà avoir englouti dix de ces petits fours ! Je me souviens que parfois votre péché de gourmandise faisait rire le camp tout entier, à ces heures sombres où nous campions tous pour aller dans une seule direction, et dans un seul but."

Mysti rosit à l'évocation du souvenir mais ne démentit pas. Il était vrai que sa gloutonnerie prêtait à quelques potins bienvenus quand les temps se faisaient durs.

"Allons chevalier. Ce soir, soyez vent et fêtez. Pour tous ceux qui rêveraient d'être à votre place et de manger une assiette sans faim ni peur de la faim. C'est le conseil de cette impératrice qui vous a déjà rendu service.
-En ce cas je m'y plierais. Que Yune et Ashera vous guident et vous protègent.
-Que Yune et Ashera vous protègent aussi."
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mar 22 Nov - 21:47






Le soirée battait son plein, mais l’esprit du bretteur vagabondait loin de toute cette foule. L’attention à l’homme qu’il avait confondu avec Mysti fondit comme un flocon de neige sur la langue d’une wyverne. Il n’était pas à l’aise, aucun guerrier désarmé ne le serait… Tant de monde, tant d’opportunité de tuer, de se faire tuer, de voler, de trahir, de convaincre, tout ceci le rendait… instable. Il était sans acier, et cela pesait lentement sur son moral. Telle une goutte d’eau tombant régulièrement sur le front jusqu’à la rupture psychique du torturé, Blaze se contenta de poser son verre sur une table et leva les yeux pour admirer les derniers rayons de Soleil. Ceux-ci lui apportèrent un confort, temporaire, certes, mais tout était bon à prendre. L’attente de la Reine était interminable, comme tout en réalité. Le bretteur avait choisi de s’isoler, ne communiquant pas ou très peu, rendant sourire sur sourire, mais ne cherchant en aucun cas à avancer une conversation. Son côté rustre n’avait toujours pas disparu et l’affichage évident de sa marque ne lui rendaient pas service, un choix qu’il assumait tout de même.

Toute sa vie, il avait été traité en tant que Marqué dans le désert, il n’a jamais appris à se comporter en Beorc, alors pourquoi prétendre seulement aujourd’hui ? Ce n’est ni ce que lui ou Nailah auraient voulu, mais pendant un instant, la sensation du gant en cuir dans sa poche interne le démangea, la facilité est une option toujours tentante, plus il y penserait, plus il trouverait des excuses futiles. Alors il concentra son attention sur les fêtards, certains déjà ivres morts furent déjà évacués pour une beuverie trop… intensive.

« Pathétique. »

Le bretteur continua alors ses observations, se détacher de cet endroit l’aidait un peu à relativiser, il n’aurait pas à rester plus longtemps que prévu. Remettre la lettre, expliciter le rapport, rendre compte des évènements et assurer le soutien d’Hatary. Plus qu’à plier bagage après… Son regard découvrit, sans grande surprise en réalité, Kerorian et Cendrefer dans la foule, difficile de les louper au fait. Par contre, son attention lui révéla une sensation de peur dans la foule… Non, d’une personne plutôt. Blaze observa avec un mélange de curiosité et d’amusement un certain homme garder ses distances avec le duo. Il se rapprocha pour atteindre une portée de vision confortable et observa le visage blessé de l’homme. Qu’est-ce qui a bien pût arriver à celui-ci ? Et cela impliquerait les deux ? Non, en tout cas, un homme n’est pas capable d’infliger une blessure pareille, un Laguz peut-être… Ses déductions l’occupa un temps et parmi ce qu’il pouvait imaginer, il ne retint rien et arrêter de déchiffrer le noble. Son attention se retourna sur le géant Kerorian, qui semblait avoir porté bien malgré lui des vêtements adaptés, en revanche, sa chemise semblait comme un peu... gonflé, un coup d'œil au niveau de l'ouverture sur sa nuque décela la présence d'une cotte de maille qu’il portait en dessous de ses vêtements. Logique après tout, il travaillait en tant que garde du corps, c’était son travail de maintenir en sécurité le princesse Cendrefer. Il compatit en observant les nombreux tics physiques dont le géant était pris, probablement… non, certainement dû à l’absence d’épée dans son sillage. On aurait dit un poisson hors de l’eau, ce qui n’est pas si loin de la vérité, une vérité applicable sur lui aussi.

Il ne prit pas le temps d’observer plus en détail Redeye, il le connaissait déjà assez, peut-être encore mieux maintenant, sans lui avoir parler. Ses yeux admiraient la beauté de l’employeuse de ce colosse. La robe qu’elle portait était fine, un délice pour les yeux. Le Marqué haussa un sourcil et rigola intérieurement. Les vêtements serraient le corps et laissaient juste assez à l’imagination, tout même trop pour lui, mais cela restait un avis personnel. Que savait-il de la cour ? Blaze ne jugeait que par la beauté naturelle des choses, il n’avait aucun avis à émettre car il serait celui d’un néophyte. Il admira tout de même le tissage soigneux des cheveux noirs comme l’encre de la noble, mais ne s’y attarda point. Ses visages connues rendaient la fête plus intéressante, mais restait qu’au moment où il entra à nouveau dans la foule, il s’y sentit de dissiper, disparaitre en tant que personne dans cet océan de parole, de boissons, de nourriture. Il s’en extirpa péniblement pour retrouver un coin plus isolé avec une vision d’ensemble. Ne pas se joindre à la fête lui donnait la sensation d’être un corbeau regardant un champ de bataille avant de se ruer sur les cadavres… Une dernière personne attira son attention, un certain Aleksander, qui serait compte. Il n’a que mal entendu le nom, mais cela suffira. Ce qu’il remarqua chez lui était ses instruments de peinture. Un artiste ? Peut-être une vraie conversation en perspective, pas comme ces idiots parlant de ce qu’il n’avait ni vu, ni expérimenté. Le visage de ce noble lui inspira une rapière, sans qu’il puisse savoir pourquoi, il avait lu un ouvrage nommé les 3 mousquetaires, très avant-gardiste selon la bibliothécaire, mais une bonne lecture tout de même

Enfin, l’attente prit fin, et la reine Micaiah fit son entrée. La musique cessa, les paroles tombèrent et l’ange passa. Durant une fraction de seconde, Blaze était au paradis, le silence totale n’est que plus apprécié dans les endroits bruyants. La reine était majestueuse, oui, c’était un terme approprié, le vagabond remarquait clairement que les vêtements de la monarque de Daein était humble, et ceci le confortait dans la relation que Nailah avait forgé avec elle. Se courbant en signe de respect, il écouta avec une attention renouvelée le discours de cette reine si particulière. Son regard se détourna sur le roi, ou plutôt, l’époux de la reine. Celui-ci avait des traits plus guerrier que roi, et du peu qu’il avait compris, Sothe, n’était pas de sang royal, il se sentait même… proche de lui. Des gens de peu et de rien, amené par la force du destin à gouverner. Sans s’en rendre compte, un serveur lui apporta un verre pour trinquer en l’honneur de la Reine, qu’il accepta, bien incapable de refuser. L’alcool ne lui disait plus grand-chose en réalité. Au lieu d’applaudir, il se contenta de boire son verre, mais soupira avec une pointe d’amertume et d’autodérision.

Brutalement, la fête reprit, la violence des conversations aussi, l’agitation, la pagaille. Blaze reposa son verre sur une table et observa le couple royal se diriger vers la cour intérieure, suivant le tapis rouge. Une entrée digne de ceux qui ont sauvé ce monde ce dit-il. Et un autre noble amené pour surplus d’alcool. Bah, il avait l’air jeune celui-ci, ça passe. Ce qui le surprit, ce fut la figure qui fendit la foule pour atteindre la reine. D’abord, une légère panique, un petit pincement au cœur, avant de relativiser. S’il commençait à voir le mal partout, il ne tiendrait que peu de temps. Si seulement il avait une lame à sa hanche, ce genre de situation l’aide à réaliser l’importance de la présence, et son impuissance sans. Et pourtant. D’un regard par-dessus l’épaule, c’était Kerorian qui semblait le plus en souffrance de ce manque. Pour une des rares fois dans sa vie, il compatit avec cet homme, peut-être que son maître avait trop déteint sur lui ? Pas le temps pour cela, le noble, dont la témérité était plus assuré par sa propre garde, se révelait être Mysti. Blaze sourit de manière franche et honnête, les visages connus, c’est un bien, un visage amicale, c’est mieux. Il se retint d’aller le rejoindre pour l’instant, intimidé par le reste de la noblesse : Les Laguzs royaux étaient en effet de la partie, et soudainement, Blaze se sentit horriblement réduit, comment pouvait-il même se comparé devant Tibarn, le roi faucon. Le cercle des hommes puissants et influents est fermé, très fermé, ou plutôt, il ne veut pas y entrer. Il craignait plus particulièrement les Laguzs, que serait leur réaction ? Surtout, Mysti avait combattu à leur côté, et un sourire se dessina sur ces lèvres avec cette camaraderie apparente. Sanaki était aussi présente, ajoutant une nouvelle Marquée à la liste de ce soir, qui devenait déjà assez pleine !

Blaze se mit à réfléchir à son approche, devait-il le faire maintenant, juste après Mysti ? Au moins, il serait débarrasser. En réalité, ce qui l’embrasserait le plus serait d’être présenté de force, il n’était personne et resterait personne pour l’instant… Pourquoi réfléchissait-il à ses futilités d’ailleurs ? Le bretteur remit d’un geste sa cravate et s’approche du cortège royal pour voir la reine mais les gardes ne lui offrirent aucun passage. Il fut d’abord réprimandé comme un enfant s’approchant trop près d’un sac de bonbon qu’il ne doit pas manger. Niveau discrétion, c’est râpé. Il resta un temps tranquille avant de sortir sa lettre avec une sceau d’invitation à voir la reine, les deux hommes se regardèrent brièvement avant de le laisser se faufiler pour parler à la reine. Attendant patiemment que celle-ci remarque sa présence, Blaze posa tout d’abord sa main valide sur sa poitrine, qui parallèlement, exposa sa marque, avant de s’abaisser pour poser un genou un terre.

« Votre Majestée. Blaze Kazeroï, pour vous servir.»

Il se releva doucement et prit d’abord un instant pour formuler ses phrases.

« Nailah, ma reine, s’excuse de pas pouvoir venir assister à cette fête. Mais elle tient à vous faire parvenir tout son soutien et son support en ces temps compliqués. »

La reine Micaiah hocha la tête d’un sourire, révélant sa beauté qui pendant un instant, rendit jaloux Blaze de Sothe.
« J’ai par ailleurs, mon propre rapport de l’incident survenu à Criméa. En effet, j’y étais présent avec le général Mysti, et j’espère pouvoir vous apporter toutes les informations que vous souhaitez dessus. Cette lettre de Nailah vous expliquera mieux ses pensées. Je vous reverrais à l’intérieur pour en discuter plus exhaustivement, si vous le souhaitez. »

Avant de permettre le moindre retour, et surtout par peur d’une conversation, il salua une nouvelle fois la reine et se tourna vers Mysti, discutant avec Sanaki. Leur conversation venant juste de se finir, il vint se placer devant le chevalier, amusé et se demandant s’il allait le reconnaitre. Son regard passa modestement sur la tenue du chevalier : couleurs dorées, rouge. Coupe proche du corps pour montrer sa musculature et un ruban bleu retenant ses cheveux, il semblait s’être mieux remis que lui de sa rencontre avec Famine. A la bonheur. Avant de l’atteindre, il s’immobilisa un instant, quelque chose avait un peu changer chez lui, il ne savait pas trop, c’était la carrure ? Ou simplement sa chevelure plus longue ? Pendant ce court instant, il resta immobile et se caressa le bouc en pleine réflexion avant de voir l’impératrice Sanaki le dévisager. Prit d’une légère panique, le Marqué se résolu à un salut Hatarien, plaçant son poing contre sa poitrine et se courbant légèrement.

« Apôtre Sanaki, c’est un honneur. »

Il tourna doucement la tête vers Mysti pour laisser un sourire de confiance s’étendre sur son visage avant de lancer :

« Mon vieil ami, quel plaisir de te voir en si bonne forme. » dit-il avec apaisement. Sans le savoir pourquoi, son bras droit le brulait terriblement, la douleur était comme à nouveau présente, comme un membre fantôme revivant le terrible évènement. Légèrement crispé, une sueur froide de douleur lui parcourut le front, qu’il réprima rapidement d’un revers de la main, et son sourire se feint en une légère expression de douleur contenue tant bien que mal. Il se contenta de se tenir surplace, feignant du mieux possible une bonne attitude là où la souffrance accentuait son animosité envers cet endroit. Pendant un instant, il pensa à prendre ses distances, ce qu’il décida sans plus attendre.

« J’aimerais que nous discutions, mais nous avons nos obligations. On se reverra certainement à l’intérieur pour faire nos rapports respectifs, inutiles d’en parler ici. Profitez bien de la soirée, général. Votre Majestée » finit Blaze en se courbant, mettant son genou à terre et sa main sur la poitrine à nouveau, révélant une fois de plus sa marque de manière flagrante, mais à ce point, tout le monde dans la cour devait l’avoir remarquer.

Sur ces mots, il se retira du cortège royal en jetant un dernier coup d’œil au roi des aigles. Durant un tout petit instant, leur yeux se croisèrent et une flamme dans le cœur de Blaze s’embrassa. Un rush d’adrénaline surpuissant dissipa toute fatigue et inconfort, mais il détourna le regard avant de remarquer son énorme sourire sur le visage. Retournant dans l’ombre et l’anonymat, le bretteur s’y sentit un instant à l’aise avant de remarquer sa proximité involontaire avec le géant Kerorian. N’ayant rien à dire, il se contenta de rester fixe et calme jusqu’à ce qu’un serveur passe, proposant de la nourriture. Ce n’était pas le géant qui allait aider à vider le plat alors le Marqué s’accorda une petite entrée en prenant une crevette. Sans le savoir, il gloussa un peu devant l’excellent goût de celle-ci. De véritables crevettes de compétitions. Son visage affichait un petit sourire sympathique, mais dans le fond, il était hilare à cette pensée stupide que seul un enfant aurait pu emmètre. Tout ce qu’il lui restait à faire, était d’attendre que la reine soit suffisamment au calme pour parler d’un sujet qu’il maitrisait le mieux : le combat et la tactique de celle-ci.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Jeu 24 Nov - 23:32

Je devais admettre que la soirée commençait bien. Me coulant à merveille dans mon rôle d'héritière des Cendrefer, je laissai certains de nos plus proches partenaires commerciaux me rejoindre pour m'entretenir de l'état de nos marchandages. Tous ici étaient près de leurs sous et de leur renommée, et beaucoup savaient que même en tant que simple héritière, ma voix avait un certain poids puisque je pouvais toujours parler à Mère de ci ou de ça... Cela dit, je n'avais pas envie de m'occuper pour l'instant de conforter les relations de la famille dans leur valeur. Je n'avais jamais été friande de ce genre de mondanités, et cela s'expliquait très simplement.

Ma qualité de Marquée me poussait à la prudence. Il n'était pas désirable que ce léger "handicap" en vienne à se connaitre... Pas le moins du monde. L'existence des Marqués n'était connue que de peu de monde, mais si cela devait se savoir parmi la noblesse qu'elle avait des ancêtres Laguz, cela porterait un sale coup à la qualité de la famille des Cendrefer, et ce malgré la politique anti-raciste adoptée par le pays ces dernières années. Les vieux nobles restaient des traditionalistes après tout... Et instinctivement, leurs enfants m'avaient toujours regardé avec une certaine méfiance, moi la petite fille qui grandissait moins vite que les autres et les regardaient avec hauteur. Paradoxalement, c'était précisément leur rejet qui avait provoqué ce sentiment de supériorité que je ressentais à leur égard... Mais le moment n'est pas venu de parler de mon enfance, n'est-ce pas ?

Après tout, il y a fête aujourd'hui. Ce qui signifiait beaucoup d'étrangers, de nouvelles têtes qui ne me jugeraient pas pour ce qu'ils sauraient ou non de moi... Pour beaucoup ici, je ne serais qu'une noble de Daein, influente certes, mais pas un objet de curiosité... La perspective me plaisait. Cela dit, je ne put retenir un gloussement amusé en voyant passer un homme masqué suivi par cinq dames agitant des éventails devant leurs visages fardés à outrance. Si elles pensaient être discrètes, elles se trompaient... Leurs rires bêtes s'entendaient depuis ma position, et leurs minauderies faisaient peine à voir.

Soudainement, le silence se fit dans la salle, et je levai les yeux avec les autres pour voir la reine Micaiah entrer dans la vaste salle de réception pour s'adresser à ses invités. Comme tous Daeinite qui se respecte, je vouai le plus grand respect à notre reine, qui n'était d'ailleurs pas la seule personne royale à avoir investi l'espace. Aussi m'inclinais-je avec les autres et applaudis-je de concert à la fin du discourt, d'autant plus que les terres des Cendrefer et notre commerce florissant avait pour beaucoup contribué à la fourniture en vivres des sinistrés Criméans. Alors que la musique reprenait de plus belle, je constatai que le nombre de personnes à vouloir s'entretenir avec notre reine allait croissant, la foule se rapprochant de la souveraine comme si de rien n'était... Tout en étant tellement flagrants dans leurs intentions que je me demandai brièvement comment ils pouvaient même penser être discrets.

Voir toute cette piétaille s'amasser dans l'espoir de se faire bien voir provoquait en moi un profond sentiment d'amusement. Ils me donnaient tous l'impression de désespérer d'un peu de prestige. Ce fut finalement le jeune homme masqué de tantôt, toujours poursuivi par ses greluches, qui réussi le premier à passer la barrière de la garde rapprochée des souverains pour leurs adresser quelques mots. Pour ma part, il n'était pas d'actualité que je me joigne à la masse grouillante des grouillots qui cherchaient un peu de reconnaissance. Je disposais déjà de toute celle qu'il me fallait, et j'irais parler avec nos souverains et leurs invités lorsque l'envie m'en prendrait. En attendant, je me saisis d'un toast tandis qu'un second personnage s'introduisait auprès de la reine Micaiah, un homme à la chevelure rousse qui semblait extrêmement mal à l'aise. Il ne tarda d'ailleurs pas à s'enfuir, et je me laissai aller à sourire.

Celui-ci était probablement un de ces nobliau de la province qui venait en quête de relations pour étendre sa fortune et son pouvoir... Une entreprise qu'il commençait bien mal, à mon avis. Se jeter immédiatement sur la plus haute figure d'autorité n'avait rien de très malin. Alors qu'il s'approchait de nous, je pus voir plus avant son visage. Il me rappelait quelqu'un, mais j'avais du mal à mettre le doigt sur l'information... Aussi haussais-je les épaules. Sans doute l'avais-je déjà croisé lors d'une quelconque mondanité. Je ne retenais que très peu de personnes rencontrées lors de ces occasions. Et le voir prendre autant de plaisir à manger une simple crevette me conforta dans mon impression qu'il ne devait pas beaucoup connaitre la vie luxueuse à laquelle nous étions habitués, nous autres citadins.

- Si une simple crevette vous arrache une telle expression, je ne saurais que vous conseiller les toasts de saumon, ils sont tout simplement délicieux.

Comme pour appuyer mes paroles, je me saisis moi-même de l'un des toasts sus-nommés pour le porter à ma bouche et y prélever une bouchée, appréciant le gout du poisson et de la sauce acide font il était agrémenté. Mes papilles dansaient à chaque fois, même si je ne me laissais pas aller à des démonstrations de plaisir aussi ostentatoires que celles du provincial.



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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Ven 25 Nov - 14:13

Impossible pour le Rôdeur de se calmer. Lui autrefois si mesuré, si économe de ses mouvements grâce à une simple et sage discipline ne cessait maintenant de se retourner, de jouer des épaules comme pour ajuster une cotte de maille cachée qui tenait parfaitement en place. Quand il se lassait, très rapidement, de ces petits jeux ridicules il commençait à tirer sur ses manches élégamment sobres ou sur son col, puis se grattait la nuque, la joue, refaisait le noeud de ses cheveux. Un autre coup d'oeil vers le fond de la salle, il grimaça en sifflant comme un serpent en apercevant sa précieuse lame impie se faire traîner comme un chariot à patate sans roue. Une fois de plus, le géant fit craquer ses os.
Enfin on annonça l'arrivée de la reine, et son visage déjà pâle comme si la vie le fuyait perdit quelques couleurs de plus alors que sa tension montait de deux crans. C'était la première fois qu'il voyait vraiment Micaiah, et que les fantômes de ses cauchemars en soient témoins, elle était belle ! Aussi belle qu'une lune glaciale par un soir sans nuage engloutissant deux soleils horriblement fragiles. Quel homme, quel monstre serait resté de marbre en l'apercevant ? Pas lui, c'était certain.


"Ksshh..."

Son oeil solitaire voleta entre l'équipe royale, la splendide tête couronnée étant venue solidement accompagnée, et sa lame noire qui se faisait toujours plus loin de lui. Bordel. Si le vieux barbichu ne l'avait pas si bien formé autrefois, il aurait envoyé chier l'autre chiennasse pré-pubère et serait allé récupéré son arme. Mieux encore ! Il aurait carrément embarqué Pandora sous le bras pour respecter son contrat!
Au lieu de quoi, planté comme un cactus sur la banquise, le dévoreur dut regarder défiler les uns après les autres les clowns plus pitoyables les uns que les autres. L'autre blaireau avec son masque là, il avait honte de sa sale gueule au point de pas oser se regarder dans un miroir ? Ha ! Et le rouquin là, on lui aurait foutu une wyverne dans le cul qu'il aurait paru plus à l'aise ! A condition qu'il n'ait pas déjà l'habitude de plus gros, avec ces foutus pincés de la raie, ça n'aurait pas été surprenant.
Un bref instant - bien trop court salut dans son tourment - son attention se focalisa sur le mouvement du roux au fondement pareil à un placard. Qu'est-ce que c'était que ça ? Un document ? Cet abruti...pouvait-il vraiment être assez stupide pour transmettre un quelconque truc important - sinon il ne s'adresserait pas directement à la Chevelure d'Argent - aux yeux de tous !? Mais bordel, il était vraiment entouré d'abrutis !

Sa main vola vers son épaule et ses doigts claquèrent dans le vide. Deux fois de plus, elle se referma brutalement dans le vent avant que le Rôdeur ne tourne la tête, contemplant sa paume vide avec une incompréhension évidente, suivie d'une intense frustration et d'un mal-aise plus flagrant que sa carrure. Il n'avait pas sa putain d'épée ! Pas même Zwei, même pas sa foutue hache...n'importe quoi qui puisse faire l'affaire, peu importe l'outil pourvu que ça puisse mériter le nom d'arme !
Plus nerveux qu'un taureau à qui on aurait cramé les parties sensibles, Kerorian s'efforça pourtant de rester à proximité de Pandora, agressant de son regard assassin quiconque approchait trop à son goût. Pour ainsi dire, tous ceux qui avaient le malheur de poser les yeux sur sa lourde carrure. Et pourtant elle les recevait quand même depuis un moment ces pauvres déchets ! Ils ne valaient pas mieux que les autres, lécheurs de pompes, suceurs de pets et autres erreurs génétiquement sauvegardées.
Les veines enflées sous la tension de son corps, aussi pâle qu'un mort revenu depuis le fond de son tombeau, le Rôdeur acerbe sentait en lui l'horrible pouvoir de son épée malgré la distance...mais aussi son effroyable malveillance. En pire. Sans ce qu'il pensait être...à la fois la source et le catalyseur, Kerorian était seule victime de la malédiction, sans rien pour l'en défendre.
Et ce n'était vraiment pas le pire...

Et voilà qu'en plus Pandora faisait...sa Pandora. Pénible, prétentieuse, énervante de sa seule existence. Le bourreau aurait du presque s'amuser de la voir mépriser ainsi cet attardé de wyvernophile, mais de simplement l'entendre parler, percevoir par un sens de plus toute l'hypocrisie et l'inutilité absolue de cet endroit était de trop pour ses nerfs déjà plus tirés que le slip d'un dragon transformé.


"Je ne saurais que trop vous conseiller les toasts au saumon" cracha en minaudant avec mépris le colosse au bord de l'explosion "Et moi je ne saurais que trop vous conseiller mon poing dans la gueule et mon pied au cul, ou l'inverse, c'est au choix !"

Pour Pandora, le demeuré en costard, l'autre emplumé au masque ou n'importe quel tocard de ce bal con à la noix, qu'ils aillent tous se faire foutre ! Le géant n'en pouvait abominablement plus, sa jambe tressautant même incontrôlablement. Il voulait son armure, ses armes, il voulait la Dragonslayer ! Il en avait besoin et ce n'était pas qu'une façon de parler.
Il continuait à faire fuir les badauds par son attitude aussi impulsive que menaçante sans pour autant leur accorder le moindre crédit. Ses crispations brutales agitaient ses épaules, ses doigts et ses yeux, les secouant de tics nerveux alors qu'il s'efforçait de concentrer son attention sur deux silhouettes de la suite royale, autant qu'il faisait tout pour ne pas y faire attention.
Tibarn.
Skrimir.
Des rois-laguz. Incarnations même de la force et de la fierté, de l'orgueil sauvage et de la simplicité la plus naturelle qui soit. Les plus puissants de leurs peuples.
Et on les lui mettait sous le nez, adversaires les plus redoutables qu'il pouvait imaginer, les forces vitales les plus pures et immenses qu'on pouvait lui offrir. Chacun représentait le défi de toute une vie.
Et il n'avait pas ne serait-ce qu'un cure-dent pour se battre.
Bordel.




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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Sam 26 Nov - 15:50


Je peux déjà discerner les habitués des fêtes mondaines, de ma hauteur supérieure à la plupart des masses. Formant des cercles ou discutant autour d'un petit verre qu'ils boivent l’auriculaire levé, des amas de nobliaux se formèrent au fur et à mesure de la fête. Les foules devinrent organisées. C'était à ce moment là que j'ai pu comprendre que j'aurai de moins en moins de mal m'intégrer dans cette toile vivante. Tous les traits commencèrent à se dessiner, alors que la peinture se déposait, se mélangeait ou se prélassait déjà sur la toile. Venir s'incruster dans une discussion n'en était que très peu recommandé dans les codes de l'étiquette. Enfin, il faut amener cela d'une bonne façon, sauf que je ne savais pas vraiment comment allait réagir les gens de Daein. De ce que j'ai pu voir et entendre, ils cherchaient encore et encore à tisser des liens étroits entre eux. Cela me faisait légèrement sourire.

Même dans les événements festifs national, il y en avait encore certains qui pensaient à la prospérité de leur petit commerce.
Misérable.
Pitoyable.

Moi même je ne le cachais pas vraiment. Mais pour cela, il me fallait une personne précise, une fille susnommée par la couleur de sa chevelure, productrice de miracle, libératrice de Daein. De nombreux titres qui pouvait permettre à n'importe quel sot de comprendre son rang dans la nation anciennement guerrière. Au fur et à mesure que je savourais ce court instant avant que la peinture soit entièrement peinte, je laissais traîner par ci par là quelques oreilles. C'est ainsi pour cela que je pus découvrir que comme d'habitude, cela s'occupait plutôt de ses petites affaires que du divertissement que l'on pouvait proposer. Encore un autre champ de bataille économique et politique afin d'implanter sa notoriété. Je me devais donc moi même entrer dans leur jeu pour ne pas être submergé dans cette fête, ou alors devrais-je rester en retrait, attendant le moment propice pour avoir un peu d'intimité avec la Reine ?

Me souvenant que j'avais d'ailleurs une autre petite Reine me servant de garde du corps, je tournais la tête en direction du buffet. Je pouvais enfin remarquer une silhouette tout de blanc vêtu se délecter des différents mets présentés. Je ne pouvais que soupirer. M'enfin, ceci était totalement offert. Je pourrais au moins avoir l'esprit tranquille quand au sujet de la consommation pouvant être astronomique de ma vassale. Alors que moi je dévorais du regard de ma vue, elle engloutissait tout pour satisfaire le goût. Je soupirais, avant de m'attarder légèrement sur la musique. Une valse ? Fort bien. Classique, mais pour le moins efficace et comprise de tout noble qui se respectait.

Ce fut à ce moment là que le silence se fit, découvrant ainsi une légère stupeur pour certains, une forme de hâte sur les autres visages. De toute façon, je me tournais de suite en direction de tous ces hurluberlus afin de comprendre ce qui se passait. Et... Je peux dire qu'heureusement, je n'avais rien dans la main droite, ni en bouche. Sinon, les domestiques auraient dû faire un peu plus de ménage pour nettoyer toute impureté au sol.

Ainsi donc, la Chevelure d'Argent se présentait devant nous, dans un apparat simpliste mais élégant, sans oublier le fait qu'aucune babiole venait entraver ce charisme naturel et affirmé de la Reine. Je ne pouvais que sourire devant ce spectacle. Quelle magnifique vision avons nous là. Une ravissante femme dans la fleur de l'âge, ainsi qu'un époux qui tentait tant bien que mal de donner honneur à l'accoutrement qu'il porte. Glissant ma main gauche, je laissais échapper un léger rire étouffé, pour éviter de me faire remarquer. Pardonnez moi messire, mais là, c'en était trop pour un esprit comme le mien.

Malgré le fait qu'il a sauvé ce monde, actuellement, je ne pouvais pas lui donner le respect qu'il devait avoir.

Cependant, et malgré ce léger rire après la salutation digne de l'aristocratie, j'ai pu remarquer une autre personnalité en dehors de ce lot. Les yeux d'or, un visage fin encadré par des mèches d'un violet faisant rougir tous les autres violets connus. Ce fut elle. Sanaki. Ainsi, grâce à sa présence, je pouvais la remercier de ne plus rire à ce genre de festivité. Si d'autres personnes l'avaient remarqué.... Adieu discrétion, adieu réseau relationnel à Daein et adieu commande. Je me contentais maintenant de sourire, satisfait de voir que Begnion était elle aussi représentée... Un peu moins envers le roi piaf et le gros chaton... Malgré leur puissance qui attire le respect, il n'y avait hélas rien d'autre. La force les aveuglait, leur bestialité était un fléau pour la pensée. La preuve étant cette étrange femme que j'avais croisé à Begnion. Un laguz faucon ou corbeau, que sais-je ?

Je me détournais légèrement afin d'éviter de trop les fixer. Ce genre de bêtes ont l'instinct, vous voyez. Ils peuvent savoir quand tu es hostile ou non à eux. Ils suffisent qu'ils croisent le regard pour savoir clairement où sont tes positions en face d'eux. Et ce serait rentrer dans leur jeu sot et idiot de haine et de rage que de devoir cracher son venin... Enfin, je tente d'essayer. Les préjugés sont encore là et ont la vie dure. Et Yune a beau me le faire comprendre dans ses écrits, je n'arrive toujours pas à assimiler.

Ensuite vint les paroles de la chevelure d'Argent, dont je ne tendais qu'une fine oreille. Mes yeux étaient bien trop accaparé par ce qui devait être le cadet de mes soucis, encore pire qu'un fauve ou un ours… L'appétit de Gwendalyne, qui continuait à même de grignotter pendant le discours. Soupirant grandement, je me disais que j'étais satisfait de ne pas être avec elle à ce moment là… Mais bon, vu le fait qu'elle regarde dans ma direction, petit toast de saumon fumé au bec, levant le pouce, je me disais que cette soirée n'allait pas être que mondanité.

Le discours, j'applaudissais, posant mes yeux en face de ces sangs royaux, qui commencèrent lentement à se mélanger à la foule. Enfin, mélanger, cela donnait plutôt une solution hétérogène, avec des noyaux royaux entourés et protégés par un bouclier de garde. En vérité, pas vraiment, c'était surtout avec un hurluberlu qui se permettait de discuter naturellement avec Micaiah, mais surtout avec Dame Sanaki. De quel droit cet homme masqué puisse importer les souveraines ainsi ? Tant qu'on y est, des roses vont germer de ses gants et il va se retourner en disant que son travail est terminé ? Va t-il salir de ses mains gantelets les grâces de dame Sanaki, dont sa marque prouvait en elle même la toute beauté de ce monde, ainsi qu'appartenant à un monde largement au-dessus de ce sot ? Non mais prenons un instant de calme. Cela se trouve, les sangs royaux veulent juste profiter des festivités en faisant eux même leurs bidouillage politique.

Ou bien elles voulaient revêtir leur masque d'individu, et profiter pleinement de cet fête. Être de la royauté doit être tellement éreintant.

En tout cas, je l'avais dans le collimateur ce bout de coton tige opportuniste. Dans tous les agendas où il fera figure, ce ne sera sûrement pas dans le mien. Quel manque de respect. J'étais légèrement remonté, et j'ai pris d'un coup sec une flûte de champagne passant par là. Soupirant grandement, je finissais par plutôt me diriger vers un point que je commençais à enfin examiner de plus prêt : Le buffet. Ce fut ainsi que je pus voir deux personnes finement habillés, un rouquin et une personne aux cheveux noirs, une femme d'ailleurs, dans une robe épousant à ravi les formes féminines.

Elle donnait envie
De mes mains experts, Ô joie
De tracer le Beau.

Ma main droite se crispait légèrement, voulant après tout se glisser instinctivement au niveau de ma taille, du côté droit, afin de ne rien agripper. Ce fut avec un légère peine que je me rendis compte que mon matériel de peinture n'était pas là. Cependant, je pouvais encore me saisir d'un bout de fusain, et de tracer les grâces sur le papier. Seulement, je me pouvais pas… Je ne pouvais que regarder à l'instant. Surtout que je n'allais certainement pas m'attendre à l'intervention d'une femme à la peau basanée, surgissant aux côtés du rouquin.

- Vous devriez aussi essayer ces canapés d’œufs d'esturgeon. Ou encore ce pounch. Ou alors encore ces petits bouts de jambon enroulés et garnis de morceaux de tomate, ou encore ces marrons chauds. Ouuuuuuh il y a tellement de choses bonnes ! La demoiselle choppa un de ces canapés à la crevette, et croqua dedans. Vraiment un délice tout cela. Cela me rappelle aussi la fois où-
- … Gwendalyne. Dis-je d'un ton assez sec. Peut-être que je ne l'avais pas entendu en venant vers eux, mais en tout cas, c'était évident qu'elle allait raconter la fois où elle a engloutit de nombreux plats lors des festivités mondaines à Begnion, ou encore ce fameux petit canapé fait du fromage des plus grands artisans laitiers et fromagers de Criméa. Bref, elle était inénarrable quand elle discutait nourriture.
Pardonnez l’enthousiasme de ma vassale. Si elle vous ennuie, n'hésitez pas à le dire. Concluais-je en regardant du coin de l’œil la petite Gwen, qui déglutit légèrement. Alors que c'est parfaitement idiot… Enfin, moi je connaissais les moyens de pressions que je peux avoir sur elle, mais une femme en parfaite santé, face à une asperge maigrichonne ne pouvant user de sa main gauche. On savait directement qui pouvait gagner lors de ces confrontations.
Je finissais par m’incliner légèrement à l'égard de ces individus. A la gente damoiselle, je me contentais de poser ma coupe, et de glisser une main sur la seule disponible actuellement, ainsi de déposer un délicat baiser sur le dos de cette mimine. Si fine, si délicate. En elle même, ce membre était un exemple de délicatesse, dont je me devais de désister sans plus tarder. Sans doute à cause de la présence intimidante de l'armoire à glace. Si moi je pouvais être considéré comme géant, cet homme était un colosse.
Je finissais par me redresser, posant mes yeux sur chacun des individus présents, pendant qu'une petite Gwendalyne sautille joyeusement autour de ce groupe pour être à mes côtés.
EH EH ! Tu as vu la personne qui se présentait aux reines ? On dirait une fille.
- Non mais épargne moi ces détails.
Puis la jeune femme tapota mon épaule, ce qui me fit se pencher. La discussion suivante était que des chuchotements perdus dans la cacophonie des festivités. Enfin, sauf la dernière phrase.
Il sent surtout les douces odeurs de Criméa. Les personnes le collant doivent être même bien plus efficace que moi pour le défendre. Enfin, efficace… S'ils ne s'entravent pas entre eux… Le sourire de Gwendalyne se perd lentement dans les méandres de la fête. Je crains le pire.
- Hum… Ne devrais-tu pas profiter des festivités tant que tu peux ? Après tout, je ne peux pas fuir bien loin.
… A MOI LE MAGRET DE CANARD !

Me massant la tempe droite, je la voyais filer en direction d'une table un peu plus loin. Posant de nouveau mon regard vers tout ce beau monde, je soupirais longuement.

- … Pardonnez moi ce désagrément. Je me prénomme Aleksander, du comté de Dressrosa. Nous venons de Begnion afin de profiter de l'invitation que nous avions reçu pour la fête des moissons de Daein. Et la furie que vous avez vu passer est ma servante… Je reprenais ma coupe de champagne, afin de m'abreuver de cette sensation pétillante. Elle reste néanmoins efficace dans la manière de neutraliser toute personne suspecte. Glissant un mince sourire, je me contentais de finir ce verre et de poser ce dernier sur le support le plus proche.

J’espérais au plus profond de moi que cette altercation ne donnait aucun préjudice envers ma personne. La première impression était la plus importance, et j'ai peur que ce début soit, socialement parlant, catastrophique. Glissant mon bras gauche derrière moi, au niveau de ma taille, j'attendais que de leurs lèvres s'élevèrent leur voix.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Sam 17 Déc - 22:57

La soirée battait son plein. Les plats et la boisson étaient consommés à un rythme aussi effréné que la musique qui retentissait dans la cour. Dans un coin, ça discutait, ailleurs ça dansait, de l’autre côté, ça éprouvait l’insatiable désir de violence mais à défaut d’armes et parce qu’on est habillé comme un pingouin (et heureusement qu’il n’y a pas de Laguz pingouin), on devait bien se tenir au sein de la société.

Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes… et que nous apprend la vie sur les situations où tout va pour le mieux ?

Un homme s’appuya au mur, déversant des hectolitres de bile mêlé à ce qu’il a ingurgité. Dans un autre coin, une personne perdait connaissance, fiévreuse…

Ils tombaient un par un, comme des mouches, victimes de symptômes plus ou moins virulents… Les monarques observèrent le macabre spectacle avec une pointe de panique.


« Si ses majestés veulent bien se donner la peine de me suivre, nous allons procéder à votre mise en sécurité »

Duncan McWell se présenta devant les monarques. Eclaireur embauché par la reine Micaiah pour ses talents, il était du genre… facilement remarquable, que ça soit par son physique apathique ou son comportement hautain qui en agaçaient plus d’un. Si son talent était reconnu, d’aucun savaient qu’il était plus grassement payé par Micaiah qu’il ne le méritait. La laisse que tenait Micaiah était en or massif, pour ainsi dire.

La troupe royale suivit Duncan vers l’intérieur du palais. La reine se retourna toutefois subitement alors que Blaze, l’émissaire de Neilah, ne s’effondra, pris d’un vertige incroyable. Duncan ne lui laissa toutefois pas le temps de réagir et la traina, non sans brutalité, vers l’intérieur, faisant fi de ses objections.


« La vie de son altesse m’importe bien plus que la santé de ce roturier. »

Pendant ce temps, les soldats prenaient soin des malades… des très très nombreux malades… et personne ne remarqua qu’un soldat s’effondra dans son sang, puis un deuxième… puis un autre… à force de compter les cadavres, tout le monde finit par remarquer lal ame qui fendait l’air et s’enfonçait dans la nuque des soldats, les un après les autres… puis disparaissait dans l’es ténèbres

« Pathétique… comme si une porte pouvait arrêter le pire fléau des êtres organiques... »

De ses iris dorés, la Peste observait l’escalier qui montait vers le balcon, celui-là même qu’avait emprunté sa cible. Il y avait bien trop de vies en jeu, mais celle de son altesse était bien évidemment la plus farouchement protégée. Mais maintenant que les forces étaient diminuées, l’équipe médicale occupée avec les invités de marques qui étaient en grande majorité empoisonnée, il n’y avait personne qui pourra l’arrêter. L’ombre lui offrait la cachette parfaite et le soleil commençait à décliner. Dès qu’il fera nuit, il sera trop tard. Personne ne l’avait encore vu et ils étaient tous pris au dépourvu...

Nous voici enfin face à un événement...disons… divertissant.

TOUS les invités ayant ingurgité quelque chose sont victimes de symptômes… disons… gênants : tournis, fièvre, tendance à vomir, incontinence, diarrhée, délires… tout est bon pour faire comprendre qu’on a bobo. Les soldats tentent de faire ce qu’ils peuvent pour contenir cette vague de maladie… et ils tombent, un par un.

Coup de chance pour Mysti et Kerorian : ils ont rien avalé, du coup ils vont bien… ah d’ailleurs Kero… ton épée est tellement lourde qu’elle a pas encore atteinte l’armurerie, elle attend à l’entrée, plantée là où tu l’as laissé.

Blaze : la boisson passe pas, tu as un tournis monstre. Comme si t’étais FIN BOURRE… mais sans l’allégresse de l’ivresse et le black out… ah et tu as de la fièvre.

Pandora, le dieu saumon t’aime pas… ça t’apprendra à manger mes fils, petites peste ! Tu es tellement fiévreuse que tu y vois mal…

Aleksander…  tu es pris de violents hauts le coeur, tu as des vertiges et une certaine tendance à rendre ce que tu as avalé. Tes régurgitations t’affaiblissent, mais pas au point de ta compagne qui a tellement mangé qu’elle en a perdu connaissance. Elle est d’une paleur… cadavérique, mais elle respire encore.

Et la Peste vous guette dans l’ombre...


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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Dim 18 Déc - 13:25

Et ça n'en finissait pas, le défilé des blaireaux. Des pingouins pincés de la raie, des folles dingues avec l'estomac plus large encore que la poitrine de son employeuse et tout autre vermine de luxe paraissaient se liguer contre lui pour lui faire péter un câble.
Mais bordel, il ne demandait que ça de leur casser la gueule ! Le Rôdeur n'avait de cesse de jouer avec un bout de sa chemise de maille, à travers son veston, pour contenir son extrême tension. Le contact du métal, même à travers l'étoffe, le réconfortait un peu, l'aidait à tenir le coup.

Quelque chose clochait.
Du coin de l'oeil, entre deux marmonnements, Kerorian remarqua qu'il semblait y avoir une vague de malaise qui se répandait parmi les invités. Les gens et les gardes commençaient à s'agiter, et pas d'une façon très festive. Son intérêt monta d'un immense cran, les choses tournaient mal. Ce monde stupide penchait inévitablement vers le destin de tout ce qui peut être : Le chaos, la mort. Ce bal commençait peut-être à pouvoir lui plaire.
Un contingent solidement armé fit son apparition, kidnappant plus ou moins les têtes royales sous le regard haineux du guerrier aux yeux de feu. Il avait l'impression qu'on lui volait ses proies et ça l'énervait...sans compter que ce type ne lui plaisait pas. Tout en lui irradiait d'une impression qui donnait envie au Rôdeur de lui sauter à la gorge.

Un sentiment familier envahit les environs. Son oeil solitaire s'agita. Il côtoyait la mort depuis trop longtemps, et bien trop souvent pour ne pas le voir. Quelque chose d'autre que la malbouffe était à l'oeuvre ici. Les misérables soldats qui entouraient le bal tombaient en bien trop grandes quantité pour que ce soit dû aux plats qu'ils n'ont pas touché... Son attention se focalisa sur un corps qui s'écroula, et durant un battement de coeur il jura apercevoir un reflet métallique.
Avait-il rêvé ? L'absence de son épée lui pesait et cette ambiance de peigne-cul suffisaient à lui faire perdre la boule, alors que sa malédiction suffisait déjà à lui faire douter de la réalité. Ce dont il pouvait être certain, c'est que quelque chose tuait. Et ça tuait bien. Lâchement, mais bien.
Cela lui suffisait. Le bal devenait un champ de bataille, il avait le droit à une arme sur un champ de bataille.

Kerorian faillit s'élancer sauvagement pour s'emparer de sa lame damnée lorsqu'un fragment d'esprit le rattacha à Pandora qui paraissait au plus mal, le retenant juste à temps pour qu'il ne l'abandonne pas à son sort. Merde ! Si quelque chose était effectivement hostile ici, ce n'était certainement pas pour frapper du pécore et de l'anonyme. L'Entité ne faisait que semer la confusion et se préparer un passage jusqu'à maintenant. le Rôdeur ne touchait rien en assassinat...mais il incarnait suffisamment la violence et la mort pour comprendre ce qui se tramait. Sans arme et sans volonté, le plus puissant des guerriers n'était rien de plus qu'un cadavre en sursis.
Peu importait de toute façon. Kerorian en avait rien à secouer de ce bordel. Il en avait assez de lutter contre des fantômes et il avait une mission.

Sans la moindre pitié, plus tendu qu'un arc, le géant embarqua la jeune noble sur l'épaule et s'élança tout droit vers l'épée destructrice. Il lui fallait son arme, ce n'est pas l'envie qui lui manquait d'abandonner son employeuse sur place et de récupérer son arme pour sa gueule, mais même au coeur de l'enfer le Rôdeur avait besoin de trouver un sens à sa propre existence, et sa seule ligne directrice survivante était cette vache laitière en devenir.
Il trébucha en vociférant un juron qui aurait fait s'écrouler une église et réalisa qu'un de ces pignoufs au placard à balais bouché s'était accroché à sa cheville, bavant et tremblant. Il était livide et sa mâchoire inférieure comme sa chemise étaient couvertes de ce dont il avait tenté de se goinfrer. Sa gorge obstruée gargouilla quelque chose que le géant ne chercha même pas à comprendre avant de lui écraser la tête d'un brutal coup de pied, se dégageant ensuite sèchement de ses doigts inanimés avant de reprendre sa course.
Une jeune femme à genoux avec une jolie robe, probablement la cadette d'une petite noblesse, se tenait près de son salut maudit. Elle se tenait la gorge et paraissait à peine respirer, les yeux rouges. En l'apercevant, fuyant ce cauchemar soudain et portant une semblable, la malheureuse tendit la main pour implorer son aide. Dans un élan désespéré, ne voulant pas mourir ici ni comme ça, elle se leva sur ses jambes, se jetant presque avec ses dernières forces sur le Rôdeur.


"Faites place" rugit le colosse aux yeux rouges.

Sans la moindre pitié il percuta de toute sa puissance la frêle enfant, envoyant voler son poids-plume loin de sa route alors qu'il poursuivait sans même lui accorder une pensée ou un regard, n'ayant qu'une seule idée en tête : Récupérer l'épée noire.
Elle était à terre, probablement du au fait que les gardes tentèrent de la déplacer avant de se la prendre - probablement - sur les pieds, ce qui les dissuada rapidement. Kerorian s'empara de sa poignée et sentit presque un frisson glacial le traverser, savourant avec délice cette horrible sensation avant de balancer l'énorme buveuse d'âme sur son épaule libre, ne grinçant même pas alors que la lame émoussée pesait brutalement sur sa chair couverte de maille et d'étoffe.
Il n'était pas encore assez fort pour la manier d'une seule main...autrement dit, il ne pouvait pas se battre ET porter Pandora en même temps. Le raisonnement était alors très simple : Eviter le combat au maximum, malgré que tout lui criait le contraire.

Le géant à nouveau "complet" regarda la porte. Il pouvait sortir, tout simplement. Courir jusqu'à fuir cet endroit, si ni lui, ni Pandora n'étaient les véritables cibles de cette bienvenue catastrophe, alors l'entité ne perdrait pas son temps à les rattraper.
Son regard se posa sur les cadavres qui entouraient le bal. Impossible de sortir. Qui que ce soit l'ennemi, il tenait à les garder au piège. Il fallait s'éloigner des murs.
Kerorian ne tarda pas à bondir en arrière, revenant sur ses pas en balançant des regards avides de violence autour de lui. Désormais, il avait le droit de tuer...encore fallait-il savoir quoi. Et les spectres de sa folie ne l'aidaient pas, chaque ombre qu'il pensait apercevoir à la périphérie de sa vision étaient une nouvelle paranoïa. Etait-ce la mystérieuse entité dont il avait peut-être deviné une arme qui revenait ? Un fantôme de ces cadavres tout frais qui ne parvenaient pas à s'élever, ou tout simplement sa démence qui poursuivait son douloureux travail ?
Bordel. Il mourait d'envie de jouer de l'épée...mais il avait besoin d'une cible. S'il levait son épée, il devrait laisser tomber Pandora. Littéralement. Ce bal prenait une tournure délicieusement intéressante, mais le Rôdeur abhorrait affronter des fantômes et des ombres.




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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Dim 18 Déc - 15:12

La soirée allait bon train, et le général se sentit soulagé d'un poids après avoir délivré son message à Micaiah puis remercié Sanaki de la bonne manière. Depuis l'annonce du meurtre de Griffin de sa propre main, il avait craint de ne plus être capable de la regarder en face, mais son indulgence balayait ce sentiment injustifié et il reprenait un peu plus d'assurance à mesure que les minutes défilaient.

La conversation s'engagea sur des sujets plus triviaux, au grand dam des nobles alentours désespérant de se faire remarquer par l'impératrice, quand tout à coup Mysti remarqua l'attention de l'apôtre légèrement distraite. Il suivit son regard et découvrit avec surprise une crinière rousse qu'il connaissait, en face à face avec la reine et Sothe. Blaze semblait mal à l'aise, peut-être presque autant que le roi dans ses atours, mais son audace arracha un sourire au Criméan, avant qu'il ne se dirigeât précisément vers lui et la Marquée. Le début de joie qu'éprouvait l'envoyé d'Elincia sa fana cependant en constatant la subtile immobilité de l'un de ses bras. Avec le costard, la différence se voyait à peine, mais pour avoir été handicapé de son bras d'épée pendant de très longues années le général ne fut pas dupe. Quelque chose clochait. Néanmoins, pour ne pas embarrasser le bretteur, il décida de ne rien dire à ce sujet. Pas maintenant.

"Blaze ! Le plaisir est réciproque ! Pour quel..."

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que déjà l'Hatarien décampait sous couvert du devoir. Sanaki lança un regard interrogatif au beorc, car l'inconnu, bien que poli, avait omis de mentionner son nom.

"Vous vous souvenez de cet ami dont je vous ai parlé la dernière fois ? Celui qui m'a inspiré la voie du vent ? Il s'agit de cet homme. Je pense qu'il est peu coutumier de ce type de réceptions, et intimidés par Vos Majestés."

Tâchant de faire abstraction de l'intrigante séquelle, le chevalier sourit puis baissa un peu la voix.

"Il s'appelle Blaze Kazeroï, et il vient d'Hatary. Tout comme vous, c'est un Marqué, mais il s'en vante beaucoup plus qu'il s'en cache. Je suis sûr qu'il aurait grand plaisir à converser avec vous, quand sa timidité se sera atténuée.
-Je comprends. Il est vrai que les dirigeants de nations sont bien souvent surprotégés et que cela inspire parfois une certaine crainte au peuple. Nous verrons ce que Yune nous réserve en ce sens. Sait-il pour ma... ?
-Je l'ignore. J'imagine qu'il vous renseignera lui-même."


Une vague d'agitation attira l'attention des deux anciens camarades, puis une autre et plusieurs encore en différents endroits de la salle, sans plus s'arrêter. Les invités et le personnel tombaient un par un, accompagnés d'une panique rapidement accentuée par des cris alarmés :

"Un guérisseur vite !
-Au meurtre ! UN HOMME EST MORT !"

L'atmosphère du bal passa de la mondanité à l'assourdissement le plus complet, puis l'ordre vola en éclats et ceux qui le pouvait se mirent à courir en tous sens. Les différents gardes du corps et gardes tout court se portèrent à la rescousse de leurs employeurs, puis un groupe plus calme apostropha les souverains pour leur demander d'aller se mettre à l'abri. D'un regard, Mysti assura à Sanaki qu'il allait aussitôt agir et il tourna les talons vers ses propres soldats pour constater que l'un d'eux se tordait le ventre de douleur, à genoux, avec un collègue à ses côtés pour le soutenir.

"Que se passe-t-il ?! Que lui arrive-t-il ?!
-Mal... au ventre... mangé un toast..."

Le chevalier lança un regard circulaire dans la salle principale et remarqua le buffet dévasté, les nombreuses victimes de convulsions et les autres dans un état plus grave encore. Il repassa rapidement dans son esprit son arrivée sur les lieux, quand personne n'y avait encore touché.

"Le cuisinier."

Sans céder à l'hystérie de plus en plus chaotique, Mysti serra les poings et un claquement de langue agacé lui échappa. Il aurait dû s'alarmer plus tôt ! Il aurait dû se méfier !

"Vous deux, suivez les souverains et assurez-vous que rien ne leur arrive ! Surveillez notamment le personnel et les gardes, ils ont surgi trop vite et trop calmement à mon goût ! Vous deux, rassemblez les blessés et les malades et emmenez-les dans une endroit sécurisé, puis trouvez des guérisseurs ! La nourriture est probablement empoisonnée ! Prenez garde aussi aux boissons ! Et vous deux avec moi, direction l'armurerie ! S'il y a un assassin ici nous devons récupérer nos armes ! Exécution !"

Les soldats répandirent d'un même écho et se dispersèrent, le malade traînant la patte pour suivre tant bien que mal son confrère chargé des blessés.

Mysti fendit ce qu'il restait de foule à toute vitesse, en essayant de ne pas penser aux cadavres qu'il enjambait, au massacre qui se produisait tout autour de lui. Les malédictions semblaient le poursuivre, le contraindre à assister aux pires atrocités, mais il n'abandonnerait pas pour autant.

Apparemment, il n'était pas le seul à avoir eu cette idée. Il reconnut à quelques pas de l'armurerie un colosse, large et solidement bâti, avec une noble dame sur l'épaule. Il maniait une épée gigantesque qui n'était pas sans rappeler...

***Dans le désert... face à War...***

Les yeux noisettes du chevalier s'écarquillèrent en réalisant que peut-être il fallait s'attendre à une nouvelle rencontre avec une sorcière. Et si c'était ce brun-rouquin ? Mais l'envergure de son arme l'aurait fait repérer bien avant, et d'ailleurs le simple fait de la sortir du sol aurait constitué un signal suffisamment évident pour tout le monde aux alentours. La sorcière le poursuivait-il alors ? Ou peut-être... que c'était le général qu'on poursuivait. Mais pourquoi ? Il aurait suffi de l'abattre lors du trajet entre Criméa et Daein.

Tout en échafaudant des dizaines de scénarios possibles, pour des raisons parfois ésotériques et absurdes ou parfois plus terre à terre, Mysti et ses deux gardes atteignirent enfin l'armurerie. Les soldats s'apprêtaient à charger la porte à la manière d'un double bélier.

"Économisez vos forces ! J'ai trouvé un trousseau de clefs !"

Plus aucun garde ne tenait debout à l'entrée du palais, et la plupart morts n'opposaient aucune résistance à l'emprunt de leurs biens. Plutôt que d'essayer aveuglément chaque clef de la quinzaine que comptait le trousseau, Mysti élimina celles qui semblaient trop rouillées, trop petites ou trop larges, et le troisième essai s'avéra le bon. Le trio déboula sans manières dans l'espace clos où Iridescence répondit directement à l'appel de son porteur. En moins de trente secondes, les Criméans se retrouvèrent armés et ressortirent et reverrouillant derrière eux. Inutile de laisser une émeute compliquer les choses.

"Rendez-vous aux cuisines et tâchez de trouver le possible empoisonneur, faites attention aussi au personnel, on ne sait jamais !
-Et vous général ?
-Jusque-là les déesses m'ont toujours protégées. Nous devons sauver les civils !"

Une fois de plus, les soldats obéirent et coururent dans la direction indiquée. Le centre de la salle, découvert, avait été déserté par la majorité qui pensait constituer des cibles faciles à tuer. Cela facilita la tâche au mage tandis qu'il ouvrait son tome.

***

"Dis-moi Mysti, pourquoi parmi toutes les magies existantes, tu as choisi de manier le feu ? C'est la plus destructrice, la plus sauvage... Et je ne pense pas que ce soit le genre de personne que tu es. Avec la glace ou peut faire de l'eau, créer des passages solides au-dessus des rivières... Avec le vent on peut rafraîchir les étés trop chauds, déblayer les chemins ou encore souffler la poussière, et avec la foudre on peut appeler la pluie, intimider l'ennemi par des grondements de tonnerre, produire de l'énergie. Mais le feu ne fait que brûler...
-Tu te trompes mon ami. Le feu peut faire bien des choses ! En plus de pouvoir réchauffer et réconforter, il laisse la place de rebâtir sur les cendres qu'il a laissées derrière lui. Il permet de travailler une matière brute pour en faire un outil achevé, de cuire les aliments courants d'un beorc, il symbolise la passion et l'amour. Et plus que tout, tel un soleil miniature haut dans le ciel, il éclaire et guide ceux qui le regardent."


***

Fermant les yeux une seconde, Mysti projeta ses sens aux alentours et toucha de sa conscience tous les flambeaux, les bougies, les torches et les luminaires autour de lui, sa magie entrant en résonance avec. Il baissa le regard sur son tome et clama d'une voix haute et claire :


Que la lumière soit !


Toutes les flammes s'élevèrent en même temps, réduisant les ombres à des espaces bien trop étroits pour qu'une personne pût s'y tenir sans être vue, à tel point que sans l'obscurité du ciel on aurait pu se croire en plein jour. De son bras libre Mysti dégaina sa lame enchantée, la lame emplie d'un feu imposant et doux à la fois, pour se faire épicentre de toute la clarté ambiante.

"Qui que tu sois, meurtrier, montre-toi et fais face à ceux qui peuvent se défendre plutôt que d'attaquer comme un lâche dans le dos !"
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Dim 18 Déc - 17:42




Une provocation des deux mondes : l’une brutale, directe, intimidante, l’autre souple, plus discrète mais tout aussi écrasante. C’est avec un certain sourire que le bretteur regarda l’héritière de Cendrefer manger le toast au saumon, mais quant à lui, il déclina. Cela aurait été mieux vu de suivre le mouvement, mais la vérité était qu’une petite part du gamin arrogant et fier en lui interdisait cette action. Tout de même, sa volonté de tenir tête à Kerorian se fit ressentir dans ses entrailles, un feu guerrier, une sueur froide… froide ? Peu importe, Blaze se retira pour retourner dans un coin plus calme. Alors qu’il traversait la cour, les gens tombaient, étaient malades, s’ils auraient donné cette dernière à l’alcool, Blaze retint un rire égocentrique pour au final tousser. Sa fièvre ne s’améliora pas et rapidement il s’arrêta net sur ces pas. Se tenant droit comme un pic sur lequel on aurait planté la tête d’un général abattu, il tourna doucement la tête pour voir les gens être malade, plus particulièrement, l’une des convives semblaient avoir mangé énormément et tomba nettement inconsciente dans son vomi qui était… noir. La fièvre devint de plus en plus oppressante, il tomba d’abord à un genou, avant de poser sa main par terre pour se retenir de s’écraser au sol. La seule crainte qu’il eût eu venait de se confirmer, on venait de l’empoisonner, et pas seulement lui, tout le monde ici. A la simple réalisation de cette phrase, Blaze enfonça profondément ses doigts sans sa bouche, s’obligeant à vomir ce qu’il avait avalé, mais c’était loin d’être suffisant…
Blaze tenta de se relever mais échoua et retomba sur son genou, seul appui solide qu’il possédait. Son souffle était rugueux et difficile, le gout amer dans sa bouche ne l’aidait pas à trouver la concentration et soudainement, il s’écroula sur le côté. Tout était flou, la fête, les gens, la panique. C’était si loin… Rien ne semblait l’atteindre pour l’empêcher de tomber dans le sommeil probablement mortel de ce poison. Les paroles ressemblaient à des murmures, les vomissements, des clapotis. Un seul bruit, un unique son, si familier, si cher à lui, l’atteint avec une précision telle qu’il se releva presque immédiatement avant de se tenir la tête avec douleur.
« … Ca… »
C’était un tintement d’acier passant dans de la chair. Ce bruit, ce son, ce qui était son essence même, activa une force de combat en lui. Sa posture se fit naturellement défensive, le bras devant lui pour parer une éventuelle attaque, ses yeux le trahissaient, mais pas les sons, on tuait discrètement, on passait une lame sur une chair molle et vulnérable, arrachant la vie d’une traite. Sa tête subissait un terrible décalage entre le son et la vue : cette dernière était catastrophique, le monde tournait autour de lui, rappelant ces soirées trop arrosées à Hatary, mais sans le délicieuse sensation d’enivrement. Habitué légèrement à ce handicap, il pouvait se tenir debout, mais pour l’instant rien de plus, il devait laisser son corps s’habituer au poison et le neutraliser. Sans sa pochette, pas de flasque ou d’herbe à antidote… Il tenta malgré tout en fermant les yeux de se concentrer sur les sons qui l’entouraient : un bazar monstre au niveau des portes, une panique générale, des ordres fuselant, concernant… les armes. Blaze soupira et cracha un peu de bave mélangé à la bile. Même avec une épée, il n’était pas en état de se battre, pas encore. Il tenta de parler, mais sa voix était d’une faiblesse effrayante, un murmure d’abord, puis une parole plus forte. Sa gorge le brûlait terriblement. Tombant sur ses deux genoux, il respirait de plus en plus fort, en plein milieu des cadavres, des malades, des mourants, cherchant un souffle dans un lieu où tant venant de rendre leur dernier. Soudainement, il hurla, s’arrachant les poumons et découpant le ciel de son hurlement.
« GAREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEELF ! »
Les secondes parurent une éternité alors que le son de sa voix retentissait dans l’ombre de la Lune. Soudainement, un hurlement de Loup remplaça le silence, à son plaisir, celui-ci fut rejoint d’un autre, et encore d’un autre. A l’unisson, 5 Loups sonnaient une alarme dans Nevassa, les formes de ces derniers parcouraient les ombres à pleine vitesse, dont l’un portant une épée…
A bout de souffle, Blaze s’appuya de son bras valide pour se rapproche doucement des marches donnant l’accès à la cour intérieur, si un assassin était à l’œuvre, il passerait ici, c’est une certitude. Arrachant son costard pour avoir plus de liberté dans les mouvements, il était assis, lourdement sur ses marches d’escaliers, devant lui s’étendait une marée de fluide et de morceaux humains. Un spectacle décadent, dont il était une partie intégrante. Se tenant la tête, il jura à haute voix son manque de prudence. Il aurait dû s’y attendre, il aurait dû prendre un coup d’avance et se préparer au pire… Ses mois au calme l’ont définitivement émoussé sur la dure réalité de ce monde. En vivant sur un nuage, on finit par en oublier comment marcher. Il frappa du poing sur la marche de l’escalier, sa vie n’était pas en danger, mais devant lui le spectacle de vie tombant aussi vite que des feuilles en automne… Pourtant, il ne ressentait rien, comme si le poison lui avait affligé d’un terrible froid, ou pire, une perte d’humanité.
« Restez calme, respirez lentement… »
Se parlant à lui-même, Blaze reprenait doucement conscience de la situation, par-delà son empoissonnement, la reine était en danger, de nombreuses personnes perdaient la vie. Les plaintes des mourants remontaient, des visages livides, des yeux blancs. Une personne rampait vers lui, agrippant sa jambe dans un murmure d’aide avant de mourir. Et qu’est-ce qu’il ressentait ? Rien. Le néant, l’unique objet de son obsession en ce moment précis, était le doux contact de l’acier, ce n’est qu’avec qu’il pourrait ressentir les choses à nouveau. C’est en devenant dangereux qu’il se rendait vulnérable aux émotions. Car dans ce genre de situation, les sentiments, la morale, l’honneur, tous ces concepts sont bien vagues et inutiles. Peut-être que ces gardes étaient des gens honorables ? Cette pauvre dame aussi, ou encore, ce gros noble ? Bah, tenez-vous au milieu des cendres d’un champ de bataille et demandez aux fantômes si ce qu’est l’honneur.
« … »

Le silence sera votre réponse. Pour l’instant, l’attente était sa seule option, mais il devait bouger, aussi, Blaze commença à se relever, la démarche saccadée et difficile, et il prit appui sur un poteau, tentant de trouver un équilibre quelconque. Ses jambes tremblaient sous l’effort et l’empoissonnement. La demi-coupe semblait en effet l’avoir bien atteint… Saloperie de cuisinier. Blaze se jura de lui découper la tête en sashimi si l’occasion se présentait. L’effort était insoutenable, le mal de tête insupportable et un nouveau haut-les cœurs eut raison de ses tripes. Crachant plus de la bile qu’autre chose, il tenta de positiver.
« Au moins, je n’ai plus rien dans l’estomac, heh. »
Se tenant désormais sur ses deux jambes, Blaze commença à entamer tant bien que mal des étirements et des échauffements, laissant son sang circuler plus vite. Certes, le tournis s’accélérait, mais le poison partirait également plus vite. Du moins, c’était sa logique. Commençant par s’étirer doucement une jambe, il réfléchissait dans son petit monde à comment survivre à ce merdier. Son attention se porta sur la lame qui parcourait les rangs des blessés, cette petite lame, si petite mais si mortelle… Impossible de se concentrer totalement pour l’instant, alors pas la peine de se donner un mal de crâne supplémentaire, mais il pouvait au moins essayer de la traquer. Sa vision se limitait à voir certain éclairs d'acier, un petit point blanc dans une marre de couleurs dégoutantes.
La fièvre restait forte, le tournis aussi, troublant sa vision. Ses étirements étaient amusant, on aurait pû croire qu’il faisait le pitre si la situation n’était pas si désastreuse. Ceci lui permettait de maintenir son esprit occupé, ce qui est une bonne chose à faire sous l’emprise d’un tel mal. Il n’y avait pas grand-chose à faire en vérité, si ce n’est qu’attendre. Mais au lieu de paniquer, ce fut avec un petit sourire en coin de confiance que Blaze reprit place, assis sur l’escalier attendant calmement l’arrivé de Garelf, et avec un peu de chance, de ses épées. Il en frissonnait d’avance.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mer 28 Déc - 18:50


Les choses s'étaient enchaînées très vites pour moi. L'interruption de la jeune femme, visiblement plus intéressée par son estomac que par toute autre chose au monde, avait provoqué chez moi un froncement de sourcil. De la part de Kerorian, ce genre d'attitude ne m'aurait pas paru offensante, mais je ne connaissais pas cette fille et elle me paraissait monstrueusement mal élevée. Cela dit, la personne qui arriva derrière elle et nous demanda d'excuser le comportement de sa domestique était on ne peut plus charmant. Me gratifiant d'un baise-main qui respectait tout les usages, il se présenta à moi sous l'identité d'Aleksander du comté de Dressrosa. Dans mes études, j'avais été amenée à voir les différentes lignées des autres pays, et en tant que membre de la famille d'un comté, j'avais certainement déjà croisé son nom quelque part, cela dit je ne m'en souvenais plus... Je m'inclinai cependant devant lui avec correction, relevant les pans de ma jupe.

- Enchantée de vous rencontrer, mon nom est Pandora, de la noble famille des Cendrefer. Je suis pour ma part originaire de ces contrées, vivant ici même, à Nevassa. Je représente ma famille, ma mère n'est malheureusement pas en état de participer à ces mondanités...

Je ne prêtai aucune attention à la présence de cette dénommée Gwendaline, du moins dans mes salutations. Je la regardai cependant à la dérobée, mon oeil marqué la dévisageant à travers les pans de cheveux noirs qui le cachait. Elle ne me semblait pas aussi impliquée que ne devait l'être une servante, ou une garde du corps... Mais j'espérais que Kerorian avait bien enregistré l'information.

En tout cas, malgré la fraîcheur de la nuit, il faisait bien chaud. Peut-être étais-ce la présence de tant de gens réunis au même endroit ?

Rendant tout de même la politesse des présentations à mon interlocuteur, je désignai Kerorian d'un geste élégant.

- Cet homme que vous voyez ici est mon garde du corps, Kerorian.

A vrai dire, la chaleur commençait à devenir réellement incommodante. Que je regrettai de n'avoir pensé à emporter un éventail ! En plus, j'en possédai un qui aurait été impeccablement avec ma tenue, aux bâtons de bois pâle, de tissu brun et orné de plumes noires... Adressant un léger sourire à Aleksander, je m'emparai d'un nouveau toast au saumon, que je portai à mes lèvres. Je pris cependant la parole avant de mordre dedans.

- Ne trouvez-vous pas qu'il fait exagérément chaud..?

Alors que je m’apprêtai à mordre dans l'amuse-gueule, lorsque celui-ci m'échappa des mains pour tomber sur le sol. Sur le saumon, qui plus est ! Contrariée, je levai la main dans l'objectif de claquer des doigts. Un serviteur devait bien ramasser cette nourriture gâchée... Mais mes yeux se relevant, je put constater que mon toast n'était pas le seul à avoir rejoint le carrelage. D'ailleurs, il n'y avait pas que des toasts sur le sol. Des verres brisés; des assiettes renversées... A mesure que mon regard se relevai, je pouvais constate que la fête avait sérieusement dégénéré.

Clignant des yeux, je constatai également que j'avais des difficultés à observer le capharnaüm qui m'entourait. Je dus même les plisser pour distinguer les traits d'un homme en train de rendre son repas quelques tables plus loin.

J'avais vraiment, vraiment trop chaud...
Et j'avais l'impression que mes jambes devenaient faibles sous mon propre poids, pourtant peu conséquent.
Il y avait un problème.

- Kerorian...

Tendant la main derrière moi à la recherche de mon garde du corps, je constatai que j'y voyais de plus en plus mal. J'avais la tête lourde, et l'impression qu'un voile me séparait du reste du monde. Un voile qui ne s'épaissit que plus encore lorsque je décollai littéralement du sol pour sentir sous mon ventre le tissu doux d'une chemise, rendu inconfortable par les anneaux d'une côte de maille.Et le sol était bien plus bas qu'il n'aurait dû.

Prise de vertige, je poussai un gémissement sourd alors que mes doigts gantés cherchaient une prise, mes pieds s'agitant faiblement à la recherche d'un repère. La tête me tournait de plus belle, et lorsque Kerorian se mit à courir à la recherche de son épée, je n'y tint plus.

Ma tête lourde, mon équilibre hautement compromis, désorientée, j'avais monstrueusement chaud et un nœud se forma dans ma gorge...
J'allais...

Et voila. A force de sauter partout, cet abruti avait provoqué des hauts le cœur chez moi et m'avait poussé à régurgiter les quelques amuses-gueules que j'avais mangé sur sa chemise. Elle était neuve en plus... Cela allait imposer des frais de nettoyage.
Mais qu'est-ce que je raconte nom de dieu ?!



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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Ven 30 Déc - 22:58


Bien. J'avais bien peur que les coutumes soient si différentes que ça d'un pays à un autre. En même temps, vu que Daein était une des régions de Begnion avant son indépendance, je pense que les codes de Begnion sont encore ancrées dans les mentalités de certaines castres. Pas comme l'individu qui était près d'elle qui partit à l'autre bout de la pièce. Soupirant doucement, je pouvais donc conclure que soit il ne m'avait pas vu, soit il n'a pas les pré requis pour faire de lui un individu noble de sang. C'était donc qu'un simple roturier, donc pas de quoi captiver plus que cela mon regard. Surtout quand une charmante damoiselle se présentait.

Pandora de la maisonnée de Cendrefer. Nevassa. N'ayant pas le titre. La mère a le titre.

Voilà ce que je devais retenir de cette personne. De toute façon, je procédais toujours de cette façon. Toujours prendre l'essentiel d'information. Fermant doucement les paupières, avant de rouvrir, je plantais mon regard dans cet œil. Cet unique œil. Il était bien étrange. Enfin, je n'avais jamais vu de jeunes femmes porter ce genre de choses, et surtout dans la noblesse. Cela me donnait envie... De la peindre. De connaître les secrets enfouis les plus évidents de cette damoiselle.

Tournant mon regard avec ce geste de main, le susnommé géant avait enfin un nom : Kerorian. Je hochais doucement la tête, pour le saluer. De toute façon, son rang ne permettait pas plus de bassesses de ma part, même si pour lui, il serait tellement facile de mettre ma mine au sol.

Cependant, les envies devenaient quelque chose de plus tortueux, les sensations s'entremêlèrent pour donner un bémol à la musicalité ambiante. Des hurlements, des cris. Mes yeux se tournèrent sur le côté, et le désastre s'ouvrit à mes pupilles n'étant plus délurées par la rencontre. La fatalité commençait à arriver et à faire retentir le glas des festivités. C'était sans peine que je voyais une masse au sol...
Un grand manteau blanc...
Le teint mât à l'allure cadavérique.
Mes pupilles s'écartèrent. Actuellement, je crois que ma vision devenait quelque chose comme un long et mince couloir. Une vision étroite d'une réalité flagrante. En réalité...

Je n'avais rien à dire face à la fatalité de la chose. Je n'étais qu'un simple spectateur. Cependant, cette vision anima quelque chose en moi, et me comprima le cœur. Me retournant en direction de la table, je la regardais fixement, tentant d'avoir un minimum de respiration. En regardant à gauche, puis à ma droite de nouveau, je pouvais les voir. Ces individus se tordant dans des tourments que je ne connaissais pas. Gwen avait l'air d'être aussi atteinte, la jeune femme avait du mal aussi à le faire, divers individus interprétaient à leur sauce le malaise qu'ils ressentaient en chœur. Et moi même, je ne savais pas si c'était la vue... Ou autre chose ?

En effet, l'immense masse qu'était Kerorian semblait se mouvoir comme s'il était naturel pour lui de le faire. Ce qui prouve que ce n'est pas d'ordre naturel... Magique ? Dans ce cas là, où ? Je me souvenais de n'avoir bu qu'un verre et...

AH

Posant ma main gauche sur mon front, tentant d'éviter à ma pompe naturelle d'aller vers des fréquences aigues, je ne pouvais me résoudre à la fatalité... Quelqu'un avait trafiqué le champagne, pour sur. Et dans le cas de Gwendalyne, dévorant sans cesse des petits fours... La nourriture aussi a été atteinte.

Le combat pour maintenir mon corps dans un état correct me força à plier une jambe. Je ne pouvais ni m'asseoir, et me coucher... Le coeur allait exploser dans les milles éclats nauséeux osant s'induire dans mon corps. Le mieux aurait été de rester debout et de marcher, mais mes forces commencèrent à me quitter. Il me fallait une solution, et vite fait. Tendant ma main droite en direction de ma coupe de champagne, je regardais tout autour de moi. Comme prévu, et malgré mes halètements lourds et constant, j'entendais... Ces voix. J'entendais ces bribes qui me fit rappeller en moi quelques souvenirs... Et c'était ainsi, que sous une impulsion sentimentale, la nappe fut parfumée aux délicatesses offertes par mes sucs gastriques. Me décalant aussi rapidement que possible pour éviter ma bile mêlée au champagne, je poussais une réprimande à moi même, essuyant les lèvres...

Des lèvres souriantes.

J'ai reconnu ces voix, ce qu'elles voulaient dire. C'était des incantations en langue ancienne. Des individus usaient de magie. Me détournant de ce spectacle affligeant, je voyais enfin un groupe d'individus, armé jusqu'au dent pour contrer la maladie.
Actuellement, je m'en foutais des morts.
Je m'en foutais de l'individu qui à jamais dort.
Qu'ils viennent. Rapidement.
Je serrais mon verre, silencieusement.

Jettant avec toutes mes forces
Sans pour autant que j'extorse
Le verre se fracassa au plus proche
Pour que de moi ils s'approchent.

Seulement, le destin n'était pas dans mes mains.
Il l'était dans d'autres. L'esprit malin, mesquin,
N’attendait qu'une chose... La finalisation d'une hécatombe.

Le monde sous mes yeux n'était que lamentation.
Ô Yune, je ne sais pas encore ma destination.
Mais Déesse, faites en sorte que je n'y laisse pas une tombe.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Sam 28 Jan - 1:46

Tout champ de bataille admet une tactique, tout comme n'importe quel adversaire admet une arme efficace contre lui. Chaque individu avait également ses astuces favorites, et on pouvait généralement les discerner au premier coup d'oeil. Le rassemblement, la discrétion, la force pure...
Peste lui, n'aimait guère plus de choses que la peur qu'il savait instiller à ses proies. Un peu de poison ici, quelques cadavres "négligemment" abandonnés là, et ça y est, la rumeur se répandait comme une traînée de poudre : Il y avait un assassin dans la place. Une ombre létale et sans visage, un fantôme qui faisait naître la panique et la paranoïa. Il s'autorisa un maigre sourire, narquois, en observant les masses anonymes s'agiter.
Quelques individus se distinguaient. Un rouquin qui s'écartait. Un autre, massif comme un ours, qui récupérait à la fois noble dame et lourde lame - la fillette exprimant gastriquement son mécontentement par ailleurs - et enfin un général étranger qui essayait de jouer aux héros. Imbécile.

Du moins c'est ce que le Fléau pensa jusqu'à ce qu'il se révèle être un mage astucieux qui embrasa de bon coeur les torches pour chasser les ténèbres, réduisant considérablement ses cachettes alors qu'il lui lançait un défi. Avec une brève grimace, Peste se remit en mouvement. Ce n'était qu'un petit contretemps...qu'il allait bien vite régler.
Moins d'une seconde, il apparut à découvert, silhouette élancée au visage sournois et noir comme le charbon encadré par une chevelure grisâtre, enveloppée dans un manteau aussi opaque qu'une nuit sans lune.


"Offre acceptée."

Sa voix siffla. Tout comme la dague empoisonnée qui échappa à ses doigts au même instant où les mots quittaient ses lèvres. Il était sûr de son lancer, et disparut un souffle plus tard derrière un pilier, se faufilant bientôt comme un courant d'air derrière le moindre obstacle vers la sortie. Ce magicien avec ses tours de passe-passe n'était pas le premier qui pensait pouvoir le révéler, et ne serait pas le dernier.
Pas plus qu'il n'était son objectif...il n'avait de temps à perdre avec le général Criméan, pas plus qu'il n'en avait pour ridiculiser le géant - très probablement complexé - ou les autres malades.


Une effervescence farouche gagnait la royauté, qu'une escouade bien entraînée dirigée par Duncan essayait d'emmener loin de ces murs hostiles. Le général essayait de presser les têtes couronnées, mais certains ne l'entendaient pas de cette oreille.
Tibarn et Skrimir eurent tôt fait de se défaire de la pression des soldats, leur rétorquant que les Laguz ne fuyaient pas le danger et encore moins les lâches. Quand ils se séparèrent d'un rapide et commun accord entre eux, décidés à traquer et abattre le fumier qui semait la pagaille, l'Eclaireur au service de la Chevelure d'Argent ne les retint pas, pas plus qu'il ne les fit suivre par le moindre soldat.


"Regroupez vous autour de Sa Majesté, peu importe si ces foutus sous-humains veulent aller se faire trancher la gorge, c'est leur problème."

Sanaki faillit s'étrangler en entendant de telles paroles et Micaiah foudroya d'un regard courroucé son serviteur. Nul n'ignorait son caractère acerbe, mais même de sa part ce genre de comportement à la limite de la haine était inhabituel. Elle lut dans ses yeux de la nervosité, il semblait bouillonner intérieurement. Était-ce dû à la menace d'un assassin, alors qu'il n'était pas sur son terrain de prédilection ? Ou bien...


Activated combat mode ! Répondant à ton "invitation" Mysti, Peste passe un instant dans ton champ pour te jeter une dague empoisonnée. Sa blessure ne sera pas mortelle, pas plus que son venin, mais elle provoquera une confusion de tes sens, de tes pensées, ainsi qu'une douleur assez aiguë mais surmontable dans la zone touchée.

Kero, Peste n'en a rien à foutre de toi, tu ne l'as même pas aperçu.

Blaze, Alek', Pandora, vous commencez à aller un peu mieux. Vous avez la gorge en feu et les boyaux tordus, hé oui vomir du poison est très déconseillé, ainsi qu'une fièvre marquée, mais vous n'en êtes plus à ramper.
Par contre, Gwen est toujours dans le coma. Tu devrais la mettre au régime franchement.

Tibarn et Skrimir se sont séparés pour fouiller les alentours, faisant confiance à leurs facultés plutôt qu'à celle des gardes, alors que les soldats de Duncan restent à entourer Micaiah avec nervosité.


"Les Dieux jouent avec les Hommes.
Moi, je me joue des Dieux."
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Lun 30 Jan - 0:15

La débandade se poursuivait avec emphase. Désormais, si vivants il restait dans la cour, alors ce n'étaient que des nobles rampants sur le sol, incapables d'émettre autre chose que des gargouillis malades et suppliants.

Le petit tour du général fit son effet : en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, l'assassin se présenta dans l'oblique de son champ de vision. Dans son mouvement pour se tourner vers lui, Mysti vit briller un éclat à la lueur des flammes, tandis que ses yeux effleuraient une silhouette à la peau sombre, très sombre, et aux cheveux clairs mais pas blonds. Une nuance sans doute très rare et remarquable. Mais surtout ce qui le figea fut le timbre de cette voix. Il avait mis bien longtemps avant de l'oublier, et cette intonation si particulière s'était gravée dans sa mémoire sans qu'il l'eût vraiment cherché.
Une fraction de seconde l'image d'une forteresse miniature montée derrière des barricades de pierre dans la forêt de Daein se superposa aux colonnades, aux jardins royaux et aux arcades qui l'entouraient pour agrémenter les lieux d'un peu de beauté architecturale. Même alors, les corps qui jonchaient le sol se trouvaient là, couverts de pustules purulentes et noirâtres. Le silence abattu d'un seul coup résultait de l’œuvre d'un seul homme, aussi discret qu'impitoyable.

Voix, méthode, allure générale et même propension au mystère.

"Lui... ?"

La prise de conscience ne dura qu'une poignée de secondes, avant que le général ne se rendît compte du retard qu'il prenait sur l'assassin. Réagissant aussitôt, il rengaina Iridescence tout en se baissant pour ramasser la dague lancée à son encontre. Ce faisant il remarqua sur sa manche une déchirure de son costume de bal et une tache rouge qui commençait à s'étendre. Son quart de tour lui avait valu d'éviter inopinément une attaque en plein sternum.

Il se releva aussitôt et partit à la poursuite de celui dont il présumait l'identité, son arme en main qui pourrait servir pour, peut-être, glaner des renseignements sur lui par la suite. Maintenant qu'il connaissait sa position, il s'agissait de ne pas se faire distancer et de le tenir à l’œil. C'est ainsi qu'il s'engouffra à toute vitesse dans les couloirs du palais.

Toutefois, une quinzaine de mètres plus loin, il se sentit mal, dérouté, comme si le monde décidait de lui jouer des tours. Des sueurs froides couraient dans son dos alors qu'il bouillait de l'intérieur. Les sons se tordaient en mélodies indistinctes et l'odeur du sang se fit plus écœurante encore. Son équilibre en souffrit également : au détour d'une porte, plutôt que de passer à travers l'ouverture, il se heurta au chambranle et chancela sur ses appuis. Il échappa un cri de douleur dérouté tandis que dans son autre épaule, celle entaillée par la dague, un point de souffrance aiguë l'obligeait à ralentir.
Il se força à continuer, à suivre le chemin probablement emprunté par son homme : de part et d'autres ne se trouvaient que des chambres de serviteurs ou des salles destinés à un quelconque usage créatif, politique ou militaire. La logique voulait que l'assassin poursuivît droit devant lui jusqu'au prochain couloir, il y avait donc encore une chance de le coincer.

S'aidant des murs pour avancer, le chevalier tâchait d'avancer encore et encore, jusqu'à ce que son esprit brinquebalant ne se mît lui aussi à divaguer. Il revoyait cette atroce charnier de maladies dans la forêt, le chevalier wyvern de Daein qui se tordait de douleur au sol avec les signes avant-coureurs d'un mal aussi tenace que soudain. S'ensuivit le souvenir des chiens laguz qui se jetaient sur lui d'une simple injonction, avant que la lance de Famine ne s'enfonçât dans ses chairs pour en soutirer l'essence vitale. Yune, Ike, Micaiah et les autres entraient dans la Tour Sacrée qu'il devait défendre. Le sort de magie noire ricochait depuis Iridescence sur son bras dans un sursaut terrible. Les fantômes de l'épée d'Isaak lui susurraient mille et un maux d'agonie et de ténèbres. L'Ermite le poussa dans le vide et il se retrouva à nager dans les déchaînées relâchées par le barrage qui cédait sous la pression.

"Elincia..."

Il se força à l'arrêt, le dos appuyé contre un mur, pour fermer les yeux et faire le vide dans ses pensées parasites. Cet exercice, il l'avait pratiqué des milliers de fois pendant ses méditations quotidiennes, parfois pendant des heures et des heures consécutivement. Il se savait capable de reprendre le contrôle.


Pendant ce temps les binôme de soldats ne chômaient pas. Les deux responsables du rassemblement des blessés gardaient l'entrée d'une salle de musique bondées de malades qui gémissaient. Les serviteurs terrorisés, interdits de consommation pendant la réception, leur apportaient linges humides et couvertures, ainsi que des prières désespérées.

Les deux hommes chargés des cuisines, après une recherche méthodique de l'endroit susmentionné, trouvèrent en guise de suspects plusieurs corps déjà refroidis au milieu des denrées prévues pour réapprovisionner la petite fête. Plus personne ne vivait ici. Ils firent donc demi-tour pour retourner avertir leur supérieur que l'assassin s'était chargé de faire le ménage.

Enfin, le duo qui suivait Duncan et les souverains dut choisir entre suivre ceux-ci ou assister les laguz dans leur tentative d'enquête séparée. Ils empoignèrent les armes de vieilles armures exposées en décoration dans le couloir et se concertèrent rapidement. Le plus endurant des deux suivit Skrimir, songeant que si le faucon prenait son envol il serait impossible à seconder. Son collègue accompagna la garde improvisée et nerveuse, qu'il entreprit de remotiver par des brèves accroches leur rappelant leurs devoirs, comme celles qu'on pouvait entendre dans l'armée lors de bataille éprouvantes en terrain défavorable.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mer 1 Fév - 21:44



Le monde semblait avancer si vite, et lui si lentement. La douleur ralentissait sa perception du temps, ou du moins, l’altérait de manière légère. Il se remémora avec précision les évènements et se les répéta à voix basse pour essayer de maintenir le fil de ces pensées. Une attaque, faite par un assassin, nourriture empoissonné, cible, probablement la reine… Son devoir était clair, la lettre qu’il avait remise à Micaiah était active avant même d’être ouverte, une preuve de soutien. Tout d’abord, Blaze réfléchit avec sérénité sur la situation, comment agir, comment faire. Ce genre de menace ne se combat pas par la force, la compétence ou même la puissance d’une arme, c’est plutôt avec sa tête qu’il y arriverait. D’un coin de l’œil, il aperçut la reine se faire emmener dans la cour intérieure, probablement pour l’amener dans un endroit plus sûr ou plus facile à défendre. Les Laguzs royaux ne se montrèrent pas aussi calme en revanche : cherchant à débusquer le mal dans cet océan de nauséeux, ce qui était une piètre idée.

« Trop de sons, trop d’odeurs, pas assez de lumière. »

Un coup d’épée dans l’eau comme il le dirait si sa gorge ne le brûlait pas autant. Il cracha un peu pour retrouver sa voix, juste assez pour entrevoir une ombre floue dans la lumière abrupte des torches, un projectile partit des mains de l’entité d’ombre vers Mysti qui esquiva tant bien que mal. Cette dernière le toucha tout de même, et mais Blaze retint immédiatement que la menace peut venir de loin. Cet assassin, quel qu’il soit, peut les atteindre à distance, et ce n’est pas une information à négliger. Il commença à établir un plan, une idée. Etant donné le calibre de ce tueur, il y a un risque non négligeable qu’on ait à faire à une entité comme la cavalière de la wyvern cadavérique. Il avait 4 loups, Garelf inclus à son commandement, que pourrait-il faire avec une force si maigre…
Alors que Mysti s’élança à la poursuite du tueur, Blaze entrevit un éclat dans le ciel et Garelf, en forme de Loup, atterrit, suivit du reste du groupe, tous prêt au combat, ce qui lui arracha un sourire. Changeant de forme, Garelf l’aida à se relever.

« Heureusement qu’on trainait dans la zone. On a fait aussi vite qu’on a pu. Je n’arrive pas à croire qu’il y ait une attaque… quel carnage. »

« Je crois qu’on a à faire à … une entité similaire à ce qu’on a vu. »

Garelf se glaça, comme les autres Loups à cette mention, mais Blaze ne perdit pas son sourire.

« L’occasion de prendre une revanche, tu ne penses pas ? »

« Si j’avais sût j’aurais ramené l’autre épée. » Sur ces mots, Garelf lui confia sa lame Katty, mais il lui répondit avec un sourire franc. C’était amplement suffisant. La réalité des choses, c’est que dans son état, Kaze n’est pas maniable, et face à une menace si vive et si rapide, cela ferait de lui une cible facile. Sa main glissa et se contracta fermement sur la garde de l’épée, lui donnant confiance et force pour la suite de cette terrible nuit, en espérant qu’il y survive. Mais il ne laissa pas cette dernière le déstabiliser. D’un geste, il s’élança vers la cour intérieure jusqu’à regarder derrière lui, Kerorian était là, et aussi détestable qu’il était, il était d’une force nécessaire.

Mais comment l’amener, qu’est-ce qui pourrait bien le forcer à venir ? La réponse était sur son épaule, la fille Cendrefer. Il était un garde du corps, donc son contrat l’obligeait à la maintenir en sécurité et à la protéger. Il n’avait que 2 options : fuir la scène ou l’amener dans un endroit moins chaud. La cour extérieure était un bordel monstre, impossible de défendre qui que ce soit dans un foutoir pareil. Réfléchir dans un tel mélange de cri et d’odeur était déjà d’une difficulté monstrueuse. Arrêtant d’hésiter, il brandit son épée et l’agita pour attirer l’attention du géant rouge.

« KERORIAN ! Viens mettre Cendrefer à l’abri ! »

Sur ces mots, il ordonna d’un geste à deux de ses loups de commencer à fermer les portes. Il fallait surtout qu’ils s’isolent. L’assassin est à l’intérieur, on ne peut pas courir le risque qu’il y ait d’autres menaces. De plus, cela nous assurerait que l’assassin n’aurait ni renfort, ni assistance extérieure… Mais la même chose peut être dite pour eux. C’est un choix et un risque qu’il allait assumer entièrement. A ce point dans la tentative d’assassinat qui se déroulait devant ses yeux, le moindre détail peut aider. En se ruant vers l’intérieur, il suivit les traces de sang et de vomi au sol, probablement laisser par les chaussures de la garde ou de Mysti. L’un ou l’autre lui donnait une indication relativement claire de la destination de la reine, et c’était la sienne. Oui, il avait précisément une idée pour mettre cette tentative en échec. Il continua à rythme soutenu sa course jusqu’à trouver Mysti, qui s’était arrêter, dos au mur, tentant de lutter contre un mal le dévorant lentement.

Sans attendre, il prit une seconde pour s’arrêter et prit le bras du général au-dessus de son épaule pour le relever, provoquant une marche forcée. Il avait certainement été empoisonné par la dague, comme en disant la légère blessure qui déversait du sang avec une vitesse alarmante, indiquant la présence d’ajout sur la lame. Cela valait-il la peine d’emmener en plus un général empoisonné ? Peut-être pas, une fois de plus, il était désormais une cible facile. Il ne pouvait que prier qu’il aurait assez de force pour se battre le moment venu. Garelf et un second Loup l’escortaient dans son voyage dans les couloirs du château, mais il était évident qu’il ralentissait la meute. Il fut cisaillé d’un choix : rejoindre plus vite la reine et séparer son troupeau, ou rester serrer et grouper… Son instinct lui hurlait d’envoyer Garelf devant rejoindre la reine et lui porter assistance, mais ce n’était pas bon pour lui, pas en transportant un blessé… Cette pensée le fit se mordre la lèvre, il allait devoir assumer ce choix jusqu’au bout. Continuant sa marche, il murmura à Mysti.

« Courage, ca ne fait que commencer… »

Enfin, il voyait au fond du couloir la garde de la reine qui avait une terrible avance sur eux, mais c’était certainement pour le mieux. Incapable de tenir une telle cadence, il décida d’opter pour la prudence malgré cette lutte contre la montre. Plus le temps passe, plus la reine se retrouve à l’intérieur du château avec encore plus de garde et de protection, ce qui est un bon point, mais d’un autre côté, cela force le tueur à se montrer agressif et profiter de la moindre ouverture. Ralentissant son rythme pour atteindre une marche plutôt qu’une course, il explique :

« L’assassin est prit par le temps : Plus la reine s’enfonce dans le château, plus elle aura de protection... mais… »

Mais pourquoi rien alors ? Pourquoi, si ce tueur était expérimenté, avait-il gâché ainsi son temps sur son ami plutôt que d’atteindre directement la reine ? Cela n’avait aucun sens ! A moins que…

« la menace vienne de l’intérieur... Garelf ! Tu pars et tu les escortes, je veux que tu gardes un œil sur eux, n’oublie pas, le tueur peut-être n’importe lequel d’entre eux, c’est une possibilité. »

« Q.. quoi ? Comment tu veux que ? »

« Le tueur peut très bien avoir pris l’apparence d’un des gardes du château pour se rapprocher de la reine ! Il peut être partout ! Pars ! Maintenant ! Protège Micaiah et assure toi que rien ne lui arrive, on te rejoint rapidement. »

Garelf eut un moment d’hésitation avant de partir devant. Blaze lui faisait confiance, Garelf a toujours été très débrouillard, capable de récupérer des ressources dans les endroits les plus hostiles envers les Laguzs. Il sera capable de déceler un traitre dans les rangs. Il n’est ni le plus puissant, ni le plus rapide de l’escouade, mais il était d’une logique sûre et capable, une qualité rare pour les Laguzs. Ainsi le Loup accéléra le pas et couvrit rapidement la distance entre la garde et lui, les tenant à l’œil sans les rejoindre totalement, observant scrupuleusement les alentours. Quant à lui, Blaze soutenait difficilement Mysti avec son unique bras, le second Loup qui l’accompagnait fut rapidement rejoint par ses deux autres compères, lui indiquant que les portes étaient désormais fermés. Il poussa un long soupir, la compagnie des Loups lui était d’un réconfort sans nom, bien sûr, personne ne parlait, mais personne n’avait besoin de parler pour se comprendre. Chacun était alerte et se montrait d’une extrême prudence : l’air dans le château était bien plus sain et propre, la lumière plus vive et homogène, parfaite pour exploiter totalement les sens d’un Laguz. Sur ce point, le combat en intérieur allait se montrer bien plus profitable, même si le défaut inhérent venait de la mobilité : les espaces exiguës sont les pièces de théâtre d’un assassinat parfait.

Réfléchissant tout en continuant d’avancer, il tentait de se ressaisir : si l’assassin s’était déguisé, cela rendrait le tout bien plus compliqué, mais de toute façon, l’idée n’est plus de le dénicher. En effet, une fois qu’une ombre est caché, l’en déloger n’est possible qu’en rasant la zone entière. Bonne chance avec cette forteresse. Ce qu’il faut faire, c’est le forcer à se mettre en danger. Une partie d’échec se base sur le principe de perte et de gain. Lorsqu’un joueur menace une pièce avec un attaquant, l’adversaire répond en plaçant une autre pièce de manière défensive. Ce qui empêche l’attaquant de détruire cette opposition, c’est qu’en tuant ce défenseur, il se rend lui-même vulnérable et se fera tuer juste après. En d’autres termes, chaque pièce défensive doit être couverte d’une contre-attaque, prête à être lancer à l’instant voulu, obligeant l’attaquant à chercher des solutions alternatives.

Il avait un avantage dans sa partie : sa condition de victoire. Il ne faut pas qu’il le fasse tomber le roi, mais plutôt qu’il rende tout déplacement impossible. Une sorte d’échec et mat. Si l’assassin ne peut pas tuer quelqu’un sans donner sa position, il perd la partie… Mais si sa garde se fait briser, alors une lente descente aux enfers se profilera à l’horizon. Au mieux il pouvait retarder suffisamment le tueur, au pire, celui-ci les décimerait tous jusqu’au dernier lentement et un par un… Un jeu d’échec avec la mort sur le bout des doigts.


« Que le jeu commence… »
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Sam 4 Fév - 16:55


Les circonstances n'auraient pu être plus catastrophiques. Tel était la réflexion que je me faisais alors que Kerorian, debout au beau milieu de ce carnage, réfléchissait à ses options. Mais ce n'était pas à lui de réfléchir. J'étais son employeuse après tout, je donnais les ordres et il obéissait. De plus, avoir régurgité le maigre contenu de mon estomac semblait avoir fait du bien à mon organisme : J'y voyais plus claire, et bien que mes jambes flageolent encore un peu je me sentais apte à tenir debout. Ma gorge me brûlait néanmoins atrocement, et la douleur me piquait les yeux de petites étoiles blanches... Mais si je pouvais marcher, alors je pouvais aussi agir. Un fait que je tentai de faire comprendre à mon garde du corps en m'agitant sur son épaule, exigeant d'être déposée à terre. Je dus néanmoins se tenir à son bras pour ne pas tomber, encore échaudée par la fièvre. indéniablement, je me sentais tout de même mieux, l'occasion pour moi d'évaluer avec plus de précision la situation lamentable dans laquelle nous nous trouvions. Mais avant...

Réalisant la présence de quelque chose de collant sur ma joue, je me saisit d'un napperon abandonné pour m'essuyer. Voila qui résultait de mon petit écart sur l'épaule de Kerorian... Je levai un oeil ennuyé vers lui, vers la tâche sur sa chemise toute neuve, les lèvres pincées. Mes joues rougirent sous la honte de m'être laissée aller à telle faiblesse en publique... Puis je reconsidérai ma position en constatant que la totalité des convives, à peu de choses près, avait été touché par la vague de maladie. Il était donc temps de penser à autre chose... Mon regard fut alors capté par un éclat métallique, le son d'une voix étrangement sombre au milieu des gémissements poussés par les malades. Je ne perçut pas le propriétaire de la voix, mais mes je vit sans aucun doute le général qui avait éveillé l'avidité des greluches tituber, visiblement touché... Par la maladie ? Il n'y avait pas que cela... Oui, du sang coulait d'une blessure pratiquée sur son bras. Il y avait bel et bien un assassin dans la place...

Soudainement, un quatuor de loup... Tombèrent du ciel, se dirigeant vers le manchot roux qui, décidément, me rappelait quelque chose. Cette histoire de tomber du ciel aviva un souvenir, et je remis enfin un nom sur ce visage hautement désagréable : Blaze. Décidément, lui et ses amis aimaient bien tomber du ciel... Mais une entrée spectaculaire n'en fait pas l'efficacité, mon cher claudo.

Laissant les insignifiants donner leurs ordres à leurs laquais, j'émis un claquement de langue réprobateur. Un début d'organisation semblait se faire, mais tout battait de l'aile. Les souverains avaient quittés les lieux, et à en juger par les déplacements de Blaze et de son ami général, je pouvais aisément deviner la sortie qu'ils avaient empruntés. Deux des loups fermaient à présent les portes, coupant la retraite de l'assassin. Une bonne idée, mais j'aurais préféré mourir que de l'admettre.

- Kerorian, nous avons un assassin à trouver... Il nous doit une chemise.

Parler avait réveillé la douleur de ma gorge et je m'étranglai à moitié sur le dernier mot, mais c'était négligeable. Il fallait nous mettre en chasse immédiatement. Trouver cet assassin, vivant de préférence, me permettrait sans aucun doute d'accéder à un certain prestige, non en tant qu'héritière de ma famille... Mais pour moi-même. Une perspective qui me plaisait au plus haut point. J'écartai ma mèche noir de mon œil marqué pour m'offrir une meilleur visibilité des événements, comptant sur la panique ambiante pour qu'on ne remarque pas cette particularité, assemblant dans mon esprit les indices dont je disposais : La nourriture empoisonnée, la sortie empruntée par les royaux, et cet éclat de métal, cette voix si particulière... Il fallait commencer par là. Faisant signe à Kerorian de me suivre, je marchai d'un pas encore mal assuré vers l'origine présumée de cette voix, n'y trouvant bien sur personne. Mais de cette position, par où pourrait bien passer l'assassin pour rejoindre sa cible ? Selon toute vraisemblance, il s'agissait de l'un des membres des royautés... Il fallait que je les retrouves.

- Retrouvons la reine, de là nous trouverons bien notre assassin...

Ce fut le pas déjà un peu plus assuré que je pris le chemin emprunté par le clochard roux et ses acolytes. Ils avançaient lentement, aussi eus-je tôt fait de les rattraper, le manchot traînant en sus le poids de son amis étranger. Je titubais encore légèrement, me tenant aux murs pour avancer plus rapidement, mais j'allais toujours plus vite qu'un infirme traînant un mourant. Je les considérai d'un regard acéré, puis passai mon chemin. J'avais plus urgent à m'occuper, la sécurité de ma reine entre autres choses. Je les rattrapai finalement après encore deux couloirs...



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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Sam 4 Fév - 17:46

C'était vraiment une plaie que d'avoir à affronter un seul adversaire. Qui plus est, un putain de sournois en finesse, le genre pénible et fuyard...et tout ça en devant avant tout assurer la protection de l'autre centre de gravité secondaire. Ah ben tiens, quand on parle de la laitière, la voilà qui s'agite. Elle a l'air d'aller mieux et de retrouver le plancher de ses semblables.
Ne se faisant pas prier, le Rôdeur déposa son employeuse sur le sol et se redressa, découvrant que le général Criméan paraissait avoir subi une blessure légère. Empoignant sa colossale épée à deux mains pour la changer d'épaule, Kerorian émit un grognement guttural. Malgré son origine presque sauvage, le géant était assez inapte à affronter des agents de l'ombre à cause des cauchemars perpétuels qui le hantaient, puisqu'il lui était difficile de discerner le vrai du faux, et en particulier dans les recoins sombres. De plus, son oeil mort ne l'aidait pas à guetter les mouvements furtifs, comme en témoignait la blessure du général qu'il n'avait même pas aperçu.
Et ça l'énervait. Si l'assassin s'en était pris à lui, il ne l'aurait même pas vu approcher.

Puis des loups débarquèrent. Comme ça. Ben voyons, c'est plus un bal con, c'est la fête du slip. L'autre tantouze de rouquin-pingouin leur distribua des ordres et partit à la poursuite de la reine et du tueur, tandis que deux sacs à puces filaient fermer les portes. L'oeil solitaire du géant les fixa avec une haine intense. Que pensaient donc faire ces putains d'incompétents ? Enfermer l'assassin ici ? Si seulement leur "maître" avait possédé deux neurones, et que eux n'avaient pas été de vulgaires animaux, peut-être auraient-ils réalisé que ce geste allait dans le sens de leur ennemi ! Il était clair que l'assassin n'avait aucun mal à circuler comme bon lui semblait, et en les enfermant ainsi ils les privaient simplement de renforts...abrutis.
Pandora attira son attention, et bien que pâlotte, l'amortisseur sur pattes fit part de son désir de poursuivre la menace d'une voix entachée par la douleur avant de se mettre en route. Pour le Rôdeur au moins, cet ordre n'était pas difficile. Cela le faisait bouger en direction des événements. Peu lui importait que la reine succombe ou non, il voulait tuer quelque chose...et en particulier ce foutu assassin. Il détestait ces petits salauds de pétochards par nature, et celui-ci avait commis l'erreur de faire du mal à Pandora. Donc ça faisait désormais parti de son travail de lui défoncer le crâne.

Désormais le seul encore en bonne santé, même s'il peinait à reconnaître que sa malédiction qui lui tordait l'estomac et donnait à toute nourriture un goût de cendre lui avait épargné un mauvais sort, Kerorian suivit de près son employeuse de ses immenses pas alors qu'il se faisait une réflexion. Qui pouvait bien savoir ce qui se passait dans la tête d'un fourbe d'assassin, et quels méthodes sournoises ou alliés infiltrés il pouvait bien avoir sous le coude ? Il jeta un regard vers les deux loups qui commençaient à les rejoindre.
Et s'ils étaient avec l'autre ? Le rouquin n'avait rien de fiable, au contraire. Sa seule présence le foutait sur les nerfs, lui et ses grands discours, avec ses manières presque aussi pénibles que celles de Pandora. Ses loups venaient, sur son ordre, de les priver de tout soutien et donc de favoriser l'action de l'assassin...
C'était une excuse suffisante. Cette soirée l'avait énervé, il avait faim lui aussi. Mais pas faim de petits canapés ou de champagnes pétillants.
Il virait fou. Affamé et meurtrier.
Ils étaient tous ennemis.

Le tueur était certainement loin, ou déjà dissimulé. Pas les sacs à puces. Ils n'étaient pas avec eux, et certainement pas avec Pandora. Donc ce n'était pas ses alliés à lui. Pas besoin d'une raison supplémentaire.
Dès qu'un loup passa à sa portée, le colosse se retourna brusquement vers lui, balançant sa colossale épée dans le même mouvement pour pourfendre l'animal minable.
La seconde suivant son attaque, il repartait coller son employeuse. Même si elle avait été indemne, le Rôdeur n'aurait pas eu de mal à la suivre avec ses immenses pas. Il surveilla les réactions de l'autre loup et des deux pignoufs qui se traînaient. Il n'avait pas le temps de tabasser tout le monde, pas en devant surveiller la gamine.


"Méfies toi d'eux, tu n'es pas armée."

Bordel de merde, pourquoi n'avait-il pas une autre arme sous la main ? Pourquoi personne n'avait donc une foutue lame à fournir à la noble pour qu'elle puisse estropier quelques clochards handicapés.
Puis ils rattrapèrent enfin l'escorte de la reine, dont les rois Laguz étaient désormais absents. Hmpf. Un soulagement. Une frustration. Kerorian aurait aimé les attaquer...autant qu'il savait que cela aurait signé sa fin. Cette escouade était peut-être la solution, avec tant de gens, l'assassin ne pourrait pas sauter sur Pandora...à moins que l'un d'entre eux ne soit avec lui.
Paranoïaque, haineux, le géant s'efforça de garder un oeil, une oreille, sur tout le monde et tenta de rester dans le dos de la jeune vache en l'écartant un peu de la foule. Les soldats ne lui inspiraient pas confiance, leur chef ne lui inspirait rien d'autre que des envies de meurtre, et les autres invités étaient tous des menaces potentielles ou des vermines qu'il devrait écraser sous sa botte.
Son but était simple : Emplâtrer quiconque représenterait un péril pour son employeuse...et il n'hésiterait pas. Même si ça l'emmerdait de ne pas juste pouvoir l'embarquer à bras le corps loin d'ici. Et puis, il voulait la tête de ce satané tueur.




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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Lun 20 Fév - 18:31


Rien... Rien du tout. Chaque mouvement que je faisais ne donnait à rien. La panique ? Ou alors n'étais-je qu'un de ces sous-humains ne méritant aucune aide ? Ne savent-ils point qui je suis ? Ne savent-ils pas leurs priorités ? Alors que de nombreux individus avaient leurs appuis, leurs soutiens... Qu'avais-je ? Rien. Juste une insouciante personne en tant que garde du corps. Bravo la contre-assassinat. AU fond de moi, j'avais cette impression.

L'intérieur de mes conduits s'enflammèrent, mais pas que.

Quand je fermais les yeux, je voyais la même chose que ce que je voyais il y a de cela quelques secondes. Une tableau mouvant, et moi qui n'y suis pas intégré. Encore... Lorsque je le peux, ma volonté de rester dans une constante routine supprime tout envie d'aller de l'avant. Qu'importe ce que je dois faire, j'ai toujours accepté sans rien avoir en retour. Subir les événements sans en être un des initiateurs.

Rouvrant mes paupières, je tournais la tête en direction du corps jonché plus loin. Ce long manteau blanc, toujours reconnaissable. De toute façon, le nombre de peau basanée ici est tellement peu nombreux que je ne pouvais sans soucis dire qui c'était. Si cela se trouve, le poison ingurgité était létal à forte dose si je ne faisais rien. Je ne pouvais me résoudre à être spectateur... Pas cette fois ci.

Agir, je dois.... Agir.

Cette main tendue après ce magnifique lancer dans le néant se rabattait sur mon front, en serrant le poing. Sombre crétin que j'étais. Mon corps en tremblait... Approcher la mort ainsi, ce n'était pas forcément quelque chose que je voulais vivre tous les jours. A ce moment là, dès que mon corps le pouvait, je me devais de secourir Gwendalyne des mains de ce poison pouvant être mortifère... Même si je ne savais pas si elle l'était vraiment. Mais mon corps se refusait à bouger. Il ne voulait aucunement aller de l'avant et se contenter de légèrement tressaillir. Sous la maladie, sous la peur, sous mon impuissance face aux événements. Je laissais tout le poids de ma conscience m’alourdir les épaules, jusqu'à porter une masse imaginaire bien trop lourde pour me mouvoir correctement.

Allez Alek ! Un pas ! Pensais-je pendant que lourdement, un pas fracassa le sol de la force médiocre du noble que j'étais. Mais je sentais à nouveau un certain blocage. Bien plus violent. L'odeur de la mort était trop présent. La peur de rejoindre les tombes encore plus. Je ne me voyais pas devoir sauter dans ce bourbier sans nom sans rien savoir. Je ne savais pas... Je ne savais plus... Qu'aurait dit et fait mon père dans ces conditions ?

« Va mon fils. Apporte l'honneur et la courtoisie de la noblesse venant de Begnion. » Cette phrase fit soudainement écho en moi. Ces paroles qui me firent me mordiller les lèvres encore empreint de cette douce odeur gastrique. Poussant un léger rictus, je sortis un mouchoir de soie de ma poche afin d'essuyer mes lèvres. Soupirant lourdement, je me disais que cette phrase signifiait de démontrer non pas la noblesse de Begnion, mais MA noblesse, MA grâce, avec MON blason et MA maison. Mon regard inquiet, apeuré se fronça lentement dans un aspect concentré, enflammé par l'idée de démontrer que j'ai raison et que mon âme a tort.

" Beauté, Foi, Immortalité " était la devise de ma Maison. Et dedans, il y avait Foi. La panique s’effaça devant une réalité plus convenue, plus avenante à mon esprit. Autour de moi, tous les préceptes de Yune s'offrirent à moi. Il était vrai que Yune n'inspirait aucunement le Malin. Seulement, je voyais en cette scène le mouvement, le renouveau. Toute ce tableau peint devant moi n'était qu'une façon de troubler l'Ordre mis en place.

Et ceci, en temps que prêtre de Yune, était dans mes attributions de guider les esprits effrayés et égarés de ce changement soudain. Et est-ce que mon corps n'ose plus bouger après cela ? Est-ce qu'il refusera de laisser les vœux de la déesse non exaucés ? Est-ce qu'il laissera Gwendalyne ne pas survivre à ce changement soudain ? Est-ce qu'il laissera tout le monde luttant pour s'égarer en de vaines tentatives de retrouver un ordre dans les plus brefs délais ?

Un pas, deux pas, trois pas...

Inspirant grandement, avant de me redresser entièrement, faisant néanmoins un pas en arrière. Je retournais ensuite à l'assaut, en direction de cette équipe médicale. Je n'étais pas très bien en point, mais ma douleur n'était rien comparé à la ferveur divine qui m'habitait en ce moment. La limite de mon corps n'est rien quand aux idées que je dois promulguer à l'assemblée. Qu'ils prennent exemple sur moi, qu'ils extasient devant l'enfant spirituel de Yune.

Ma démarche droite, j'avançais malgré le léger plissement d’œil en direction du groupement médical. Je profitais qu'un des gars avait lâché son bâton pour pouvoir mouvoir un corps pour le ramasser, l'époussetant. En voilà une bien belle pièce. Cela faisait des lustres que je n'en avait pas vu de cela... Ce bâton me rappelait de douloureux souvenirs d'ailleurs, où j'ai dû soigner un nombre incalculable de malade avant de pouvoir m'en servir en bon et du forme. Parfois cela allait, et d'autre cela n'allait pas. Ah lala...

- Hey vous ! Ne touchez pas à cela ! Propriété de l'équipe médicale !

Arf ! Voilà qu'un des leur a remarqué qu'il leur manquait un de leur précieux panacée magique. Inspirant en silence, ma main droite oriente le cristal du bâton en direction de l'endroit où se trouve Gwendalyne. Mon regard était bien concentré sur l'opportun, les yeux plissés, dédaigneux.

Comment oses-tu, petite brebis, parler à ton Berger ? Qu'un petit pouilleux comme toi ose m'importer dans ma noble tâche ? pensais-je, avant de lui déclarer, la gorge irritée et une pointe d'agacement quand au couillon devant moi.

- Vous devriez plutôt vous occuper de vos affaires. *Tousse* Je suis aussi un manieur de bâton, alors retournez dans votre équipe. J'irai soigner les éléments de ce côté là. Petit coup d’œil en direction de là où le bâton pointe. Si vous voulez perdre du temps à me parler alors que des vies sont en jeu... *Tousse* Alors vous pouvez continuez à NOUS précipiter dans la panique et la désolation. Est-ce ce que vous voulez ?

Je laissais le silence retomber entre lui et moi. Libre à lui de me les briser, mais franchement, à ce moment là, j'espérais qu'il ne soit pas trop con et qu'il me laisserait faire ce à quoi j'excelle. Et si c'était un refus, de toute façon, je détalerai quand même en direction de Gwen pour au moins faire une fois usage du Vitalis... Enfin, vu ma vitesse de course, je n'irai pas bien loin remarque.

Ce bâton était ma porte de sortie, mon pinceau pouvant faire à jamais changer ce petit détail de ce tableau. Et je ne le lâcherai jamais au monde. Car il était aussi mon bâton de berger, et cet insolant ovidé saura pourquoi il faut me laisser guider plutôt que lui et son troupeau voulant être guide.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Au palais de la reine   Mar 21 Fév - 10:19

Que d'agitation pour un seul adversaire à peine tangible. Des ordres, des "renforts" qui condamnent leurs arrières, une trahison soudaine entre les différents éléments "perturbateurs" de son plan. Dissimulé comme lui seul savait le faire, Peste observa le temps d'une profonde inspiration la scène qu'il mettait en place.
Paré à se transformer, Tibarn tournoyait dans les airs, à une bonne demi-douzaine de mètres du sol. Trop haut. En revanche, le jour déclinant fortement nuisait à sa visibilité, les oiseaux ayant une vision exécrable dans le noir.
Skrimir lui avait failli bondir sur le Beorc qui le suivait, le soupçonnant durant une seconde d'être un ennemi...avant de songer qu'il ne correspondait absolument pas au profil. A bout de patience, il finit par se transformer pour essayer de retrouver l'odeur de leur cible, ne faisant que trouver au mieux pour l'instant des pistes vers les cuisines et la place du bal.
En revanche, son véritable "agent", sa pièce maîtresse n'allait pas tarder à se révéler. Un sourire sournois dévoila ses dents pointues, blanches comme le croissant blafard de lune avant que son propriétaire ne s'esquive le long des murets, se fondant d'ombre en ombre avec un talent surnaturel.
Ces humains étaient si faibles que ça n'en était presque pas amusant. Presque. Car le véritable jeu allait enfin commencer.

Duncan commençait à avoir mal au crâne, tant il entendait son propre coeur tambouriner dans ses oreilles. Ce son l'énervait, le rendait plus grincheux encore qu'à son habitude et l'empêchait de réfléchir calmement. D'une voix tranchante il continua à presser ses troupes. La seule certitude qu'il avait encore était qu'il fallait protéger la reine, l'emmener loin. C'est elle qui signait le chèque à la fin du mois !
Il commençait à se masser la tempe quand il remarqua l'un des soldats Criméans leur courant après, et ses yeux s'écarquillèrent alors que la lumière se faisait dans son esprit. Avec une seconde d'observation, il remarqua aussi qu'un troupeau de débiles essayait de les suivre, traînant les pieds comme des mort-vivants.
Vermines.
Dès qu'ils pénètrent dans une nouvelle section de couloir, il tapa l'épaule des deux plus jeunes recrues de son escouade et confia le commandement du reste à son second pour qu'il mette à l'abri la reine, puis s'arrêta au niveau du chambranle de la porte grande ouverte et fit signe au Criméan de les rejoindre.


"Allez, grouilles-toi soldat ! Reste pas tout seul !"

Enfant de catin. Oser s'en prendre à sa patronne qui a la stupidité de dilapider son précieux argent pour organiser une fête pour cette bande de demeurés. Dès que son ex-compatriote fut à portée, Duncan dégaina, vif comme un diable jaillissant de sa boite, et d'une double taille précise le frappa au ventre et à la gorge avant de pointer sa belle épée argentée, maculée de sang maintenant, vers le groupe d'étrangers - et la p'tite Cendrefer, que foutait-elle là elle, au lieu de se noyer dans son pognon ? - avec haine, ses deux gardes empoignant nerveusement leurs lances.

"Aller approchez, assassins. Vous n'aurez pas la reine tant qu'elle me payera !"

Un peu plus loin, la porte d'entrée du lieu du bal s'ébranla. En vain. La garnison la plus proche essayait de rejoindre les événements, mais ne trouvèrent qu'une porte fermée de l'intérieur. Sans le matériel adéquat, impossible de la forcer. Ils devaient faire le tour et prononcèrent nombre de jurons.
Le soigneur qui a découvert Alek' en train de piller leurs ressources se met à ronchonner à poursuivre le bandit de mauvaise circonstance. Comme s'ils avaient besoin de ça !


"Non mais lâchez-ça monsieur ! Laissez faire les professionnels et allez vous mettre à l'abri ! Laissez nous faire notre travail !"

Peste avait encore quelque chose à faire avant de poursuivre la reine. Maître parmi les maîtres dans son art, Peste surgit comme de nulle part dans le dos du colosse aux cheveux rouges, le dépassant en un battement coeur comme un fantôme et lui entaillant la joue droite avec un poison qui allait sans doute bien le servir, puis il fonça, dépassant le chevalier Criméan et passant à côté de Duncan qui ne sembla même pas réagir à sa présence et des deux gardes désorientés, perturbés.
Il aurait pu tuer le rouquin. Il détestait les grosses brutes de ce genre, barbares, stupides et grossiers. D'autant que celui-ci lui faisait désagréablement penser à quelqu'un...mais dans son "infinie" générosité, la Maladie voulait lui donner la chance de participer enfin à quelque chose de grand dans sa vie d'imbécile.
Ne pouvant s'empêcher de sourire avec la satisfaction d'un enfant qui s'amuse à arracher les ailes d'un insecte, le Sombre Cavalier adressa un signe au groupe de "bl-héros", toutes dents sorties, avant de disparaître à nouveau dans l'ombre du corridor.



Malveillance intensify ! Tibarn vole en rond, sa vision déclinant peinant à découvrir quoique ce soit - en particulier à travers les murs - alors que Skrimir se la joue chien à renifler la coke...mais ça marche pas.
Duncan est une pute ! Retournant sur ses pas comme de veste, il assassine le garde de Mysti qui les suivait et barre désormais le chemin avec deux gardes. Il s'agit d'un Eclaireur (donc un Classe II) de niveau 15 et qui brandit une épée argent ! De plus, il est accompagné de deux lanciers (donc classe I) de niveau 15 également, dotés de lances acier.
Cela dit...Duncan n'est pas à son aise en combat pédestre, et son regard fiévreux et son teint pâle, en sueur, semble indiquer qu'il n'est pas au mieux de sa forme.
Kero, fallait pas être un gros sac, et surtout fallait pas avoir un angle mort comme ça. Surgissant dans ton dos, Peste t'entaille la joue. Tu n'as même pas senti la blessure, mais le venin commence immédiatement à se répandre. Tétarte version rouqmoute est désormais confus !
Mysti, tu commences à aller un peu mieux. Tu n'as pas encore les idées très clairs et tes jambes ne sont pas bien solides, mais tu arrives à différencier à peu près la droite et la gauche et le haut du bas. Faut juste pas essayer de faire un rubikube...
Alek, tu te fais poursuivre par un novice de niveau 14. Il veut récupérer le bâton et viendra essayer de te l'arracher des mains. Let's fight ! (Allez, laisse pas ce p'tit prêtre d'Ashera à la noix te voler le bâton que tu viens de piquer !)

Enjoy !
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[EVENT] Au palais de la reine

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