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 [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]

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MessageSujet: [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]   Sam 10 Sep - 19:10



Chapitre 1 : Shattered


*Après l’évent*

Un noir total, sans son, sans odeur, sans rien. Le néant. Il se sentait flotter de manière incontrôlable dans un courant d’obscurité. S’il se laissait happer, il y resterait. Alors sans comprendre, sans savoir comment faire, il se retenait. En se concentrant, c’était comme si le torrent insaisissable devenait plus solide, et alors seulement il pouvait se retenir.
Doucement, ses sens revenaient, tout d’abord, la sensation paisible d’un vent dans ses oreilles. Plus tard, un va et viens. Il sentait simplement une douceur sur son visage et ces mains. Mais pas plus. Les sons revenaient : un bruit de pas constant, les feuilles, la nature. L’océan noir qui le submergeait restait visqueux, et entravait ses mouvements, mais le noir total se perçait d’une légère lumière, l’émergeant de ce sombre cercueil. Il tendit la main pour l’atteindre, s’en rapprocher. La lumière devenait de plus en plus intense à mesure qu’il se rapprochait de celle-ci. Il tendit l’autre bras, qui ne bougea pas. Il tomba, dans l’obscurité à nouveau. La noirceur l’engloutit à nouveau.

« … »

Combien de temps allait-il rester dans ce flot noir. Pas qu’il se sentait inconfortable dedans, bien au contraire, il se sentait bien, trop bien même, c’est ce qu’il craignait. Il y avait un petit filet de lumière, mais dès qu’il se laissait aller, celui-ci se rapetissait, devenait presque inexistant et le retournerait au néant. Il devait s’accrocher coute que coute à cette petite lumière, cet infime espoir.

« … »

Une nouvelle sensation le caressa, c’était frais, et sucrée. Le torrent semblait avoir presque perdu sa viscosité et lui donnait plus de liberté. Dans un long geste, il se releva tentant avec désespoir de tendre la main. Cette fois, un son l’atteint, net, précis. Il continua, il se sentit s’envoler vers le puit de lumière. Un dernier coup d’œil dans le vide avant de finalement émerger. Une lumière faible lui arriva au niveau des yeux. D’abord incroyablement flou, puis de plus en plus net. Le son d’une voix familière lui parvint.
« Tu te réveilles enfin ! Bois surtout. »
Un petit bol lui apporta un breuvage frais et sucré, probablement de l’eau sucrée, ou avec un peu de miel. Il n’avait simplement pas la compétence pour détecter le goût dans son état actuel. Alors il laissa le liquide couler, chaque gorgée lui redonnant des forces et l’accrochant un peu plus fermement à la réalité. Il cligna faiblement des yeux et regarda son sauveur avec des yeux interrogatifs.
« J’ai cru que tu ne te réveillerais jamais… Mais on est en sécurité pour l’instant, repose-toi, nous repartirons bientôt. »
Tant de question, mais elles devront attendre. Restez conscient lui demandant un effort constant. Sa peau lui tirait horriblement et son corps ne répondaient à aucun ordre si ce n’est que le strict minimum. Il murmura, d’une voix inaudible.
« Merci Garelf… »

Plusieurs jours avaient passé depuis, et le Loup avait parcouru une excellente distance. Quant à lui, il avait fait de son mieux pour récupérer. Bien que toujours terriblement maigre, son corps reprenait de l’épaisseur, ces muscles retrouvaient leurs motricités. Dès qu’il se sentait capable, il demanda à Garelf de s’arrêter pour qu’il puisse manger et boire. Ils s’étaient arrêtés proche d’un petit village de Daein, assez près pour que son ami Laguz puisse acheter de quoi manger et tenir le reste du voyage. Atteindre la frontière du désert allait encore demander une bonne distance et quelques jours. Blaze se laissa contre un arbre et but lentement une gourde de sa main gauche avant de regarder avec dépit son bras droit. Peu importe ses efforts, cette partie de son corps refusait catégoriquement tout mouvement. Il se ravisa, pour l’instant il lui fallait uniquement se concentrer sur sa récupération. Son bras droit a simplement subi plus de stress que le gauche. Se rassurer, afin de rester confiant. Une nouvelle gorgée d’eau lui clarifia l’esprit. Il reposa la gourde et entendit des pas. Il mit sa main à sa hanche par réflexe, mais aucune épée n’y était. Il se maudit en réalisant que Kaze était brisé et que c’était Garelf qui la possédait. Levant les yeux avec appréhension, il lança un long soupir de soulagement en voyant le Laguz, camouflé avec des vêtements communs, revenir les bras chargés de nourritures et d’eau fraiche.

« Alors, comment a fonctionné le déguisement ? » demanda Blaze d'une voix faible.

« Mieux que ce que je croyais, mais je pense que mon accent a joué contre moi. »

Le bretteur esquissa un sourire. Il était vrai que la langue ancienne restait la plus commune dans le désert, seuls les villages frontaliers étaient plus ou moins adaptés. Garelf se débrouillait, mais gardait un accent hélas un peu fort, contrairement à Blaze qui avait appris dès son enfance la langue commune, et travailler l’ancienne après. Il reçut un morceau de pain qu’il mâcha avec difficulté, la mâchoire lui infligeant une sévère douleur à chaque bouchée. Mais il continua, en exprimant de petits grognements occasionnels. Après une nouvelle gorgée d’eau, il se retrouva à nouveau sur le dos du Loup qui commença à nouveau sa marche vers l’Est. Bientôt il serait chez lui… Bientôt.

Il était impossible pour le bretteur de savoir quand il se réveillait. Parfois, il dormait la journée entière, d’autres fois, il était constamment martelé entre le rappel à la réalité et la douceur de l’inconscience. Petit à petit, le voyage pesait sur son esprit et il n’arrivait pas à récupérer physiquement de ses blessures. Certaines s’étaient également rouvertes et saignaient doucement. Le bruit des gouttes de sang tombant une par une, dans un rythme exact et imperturbable semblait le rendre fou. Sa perception du temps devint de plus en plus floue, il avait l’impression d’avoir voyager sans fin…  Et s’il était déjà mort ? Si tout n’était simplement qu’une illusion de ces derniers remords ?

« … »

Un doux bruit de vent lui chatouilla l’oreille. Les rayons du soleil tombaient sur lui et une couverture douillette agrémenta ce réveil. Il regarda à côté de lui des sabres rangés avec soin,et un peu de verdure par la fenêtre, assez exceptionnel pour la région. Aucun doute, c’était le village où il avait passé une bonne partie de son enfance, et les sabres lui rappelaient le travail minutieux de son artisan préféré : le forgeron du village. D’ailleurs, il pouvait facilement entendre le bruit répétitif du marteau qui avait remplacé le bruit de liquide. Il commença à se relever doucement, son corps entier lui faisait souffrir, mais cette fois d’une bonne douleur : Signe qu’il était encore en vie. Il prit appui sur le bras gauche uniquement, le droit ne répondant pas. Il regarda une longue chevelure brune autour de son visage, ces cheveux étaient tellement mêlés de poussières et de saleté que sa couleur avait disparu… Torse nu, il avait quelques blessures à peine cicatrisés, et son corps était toujours aussi fin, mais il avait repris beaucoup de force sur le chemin, ça se voyait…

Un coup d’œil sur le miroir à sa droite et il fut pris d’un hoquet de surprise. Son bras droit entier semblait comme, scarifié d’une sorte de brulure, sa main en était la source, bien plus foncé que le reste de son corps. Il tenta de le soulever. Rien. Après un effort plus poussé, toujours rien. Prit d’une légère panique, il s’aida avec son bras valide et maintint en l’air quelques secondes son bras droit avant qu’il ne soit pris d’une incroyable pulsion de douleur dans tout le corps, qui le coupa en deux et le fit siffler de souffrance. Il le laissa au repos avant de s’allonger à nouveau pour se rendormir. Tout semblait flou, incertain… Tant était encore à faire, mais pas encore, pas encore…
Blaze:
 


Dernière édition par Blaze Kazeroï le Jeu 20 Oct - 23:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]   Jeu 22 Sep - 22:59



Chap 2 : Fin d’un homme




« Hmpfff…. K…kuuh… *tintement métallique* C’est pas vrai… »
Un bruit d’acier retentit dans la chambre alors que la cuillère s’échappa de sa main tremblante. Un long soupir s’ensuivit alors qu’il la récupéra pour retenter de porter la cuillère à sa bouche de son bras invalide. Entre quelques bruits de respirations saccadés, son bras effectua lentement le mouvement, prit par moment de violents sursauts de douleur. La cuillère tintait à chaque collision avec le bol et semblait être en proie à un terrible froid. Le plus dur était à venir, maintenant, il s’apprêtait à remonter la cuillère… Un toquement à la porte de sa chambre dissipa sa concentration et laissa son bras s’écraser contre sa cuisse et la cuillère contre le sol. Il prit le bol de son bras valide pour le poser sur la table de chevet, loin des yeux de son visiteur qui entra sans demander sa permission. Une sacrée mauvaise habitude, mais dont il devait faire avec en considérant son état. A sa grande surprise, ce fut Garelf qui entra, le visage grave et inquiet, qui se transforma doucement en sourire en le voyant. Un sourire que Blaze dut forcer pour le lui rendre.

« On ne t’a jamais appris à attendre une réponse avant d’entrer ? »
« Ha ! Dis celui qui dort plus que de raison. »

Les deux hommes échangèrent un regard amical empreint d’un sourire.

« Je vois que tu vas mieux, comment va ton… » Le Loup regarda la cuillère baignant dans la soupe au sol. Blaze laissa un soupir de désespoir alors que Garelf se gratta la tête, ennuyé par cette nouvelle.
« Pas vraiment non. Autant être franc, j’ai beau m’y atteler jour et nuit, mon bras refuse… C’est comme-ci je l’avais perdu… »
« C’est pas vrai… »
« Je sais ce que tu penses. Je dois être prêt à me battre encore si jamais une abomination pareille apparaissait dans le désert… »
« Tu penses que tu te rétabliras totalement ? »
« Il est très tôt, j’ai besoin de plus de temps je suppose. » Dans le fond, il savait qu'il se mentait

Blaze regarda tout de même avec colère son bras. Son corps entier avait récupéré plutôt efficacement des blessures infligées par Famine, mais on dirait que celle-ci, infligé par Kaze et aggravé par celle de Famine, refusait de guérir. Blaze se leva et enfila péniblement son gilet et le reste ses affaires, de ce qu’il en restait. Une remise à niveau de garde-robe ne serait pas du luxe… Une remise à niveau de lui en général en réalité. Blaze demanda tout en s’habillant péniblement :

« Sinon, tu n’as pas obéi à mon ordre, tu auras dû fuir sans moi. »
« C'est pas... Et mon honneur ? Ma fierté ? J’allais dire quoi ? Que j’ai fuis et laissé un homme vaillant mourir ? »
« OUI TU AURAIS DÛ !!! Cette chose t'aurait réduit en charpie, notre fuite tient du miracle! Si nous étions tout les deux morts, ALORS TOUT LES GENS DU VILLAGE SERRAIENT MORT POUR DES PRUNELLES!!! » Sans s’en rendre compte, Blaze avait appuyé ses mots d’un geste. Il passa la main sur son visage pour se calmer.
« Pardon. Je… As-tu remis mon rapport à notre reine ? »
« Bien évidemment. Elle m’a aussi dit que tu devrais faire attention. »
« Ah ? Dans quel sens ? »
« Eh bien… Les rumeurs prolifèrent et progressent vite, trop vite pour les arrêter. La rumeur d’un bretteur aux cheveux rouges maniant une lame de vent est sur toutes les lèvres. »
« Hum, et en quoi cela pose problème ? » Alors que la conversation progressait, le ton de Blaze devenait lentement de plus en plus désagréable.
« Il t’expliquera mieux que moi. » Garelf fit un signe à quelqu’un visiblement. Un Loup quelque peu âgé, drapé d’étranges vêtements, entra dans la chambre. Il semblait être dans sa cinquantaine, ce qui est bien plus pour un Laguz. Ces traits respiraient une sorte de sérénité et de calme. Mais il y avait surtout une sorte d’aura de mystère autour de ce Loup. Blaze ne le savait pas, mais cette personne allait le changer, pour toujours.

« Bonjour… Vous êtes celui qui est venu plusieurs fois non ? Mon ami m’en a parlé, qui êtes-vous pour porter autant d’intérêt au modeste homme que je suis ? »
« Un simple gourou, qui apprécie de rendre service. »
Le Loup se regarda avec intensité Blaze, il se sentait ouvert, exposé et particulièrement vulnérable, ce qui lui arracha une grimace. Le gourou attarda son regard sur le bras blessé de Blaze avant de se murmurer quelques choses à lui-même.
« Votre ami forgeron travaille déjà sur votre lame, il se trouve que je connais les vieilles légendes qui vivent encore dans ces dunes, et je pense qu’elle pourrait vous intéresser. »

Blaze soupira, cela devenait trop fréquent. Mais ce Laguz le froissait : son attitude calme, cette sorte de bienfaisance le rendait colérique et nerveux. Depuis cet incident et l’échec continuel de sa récupération, sa confiance s’était lentement déchiré pour être réduite à néant. Confronté à une telle assurance attisait des sentiments négatifs, qui lentement avaient pris place dans son cœur. Si Garelf et son ami forgeron qui l’hébergeait n’en savaient rien, Blaze perdait lentement espoir. Il hocha la tête sans réelle volonté, tant que cela lui donnait quelque chose sur quoi se concentrer. Comme un chien blessé qui mordille un os pour passer la douleur.

« Eh bien, il y a fort longtemps, un Beorc aventurier traversa le désert et manqua d’y perdre la vie. Il fut secouru par un des clans de Loup de l’époque, et il se lia d’amitié avec le chef cette tribu. Par la suite, il confia une épée à celui-ci avant de s’éteindre, une capable de trancher le vent lui-même. Cette lame fut transmise de génération en génération aux chefs de clans, et le pouvoir de celle-ci permirent d’aider à unir tous les Loups sous un seul chef. Mais ceci remonte hélas à bien longtemps, avant même ma naissance, et j’ai vu beaucoup de choses. La lame tomba dans l’oubli, c’était inévitable pour un outil Beorc. Mais cette légende n’a jamais été totalement oublié, et depuis qu’un certain bretteur aurait utilisé une lame d’un style étrange capable de trancher le vent contre une incarnation des ailes de la Mort… »

Un lourd silence tomba. Le bretteur prit le temps de se recomposer et réfléchit méthodiquement sur l’histoire. Il n’avait jamais cherché d’informations sur l’histoire et le passé de Kaze, ceci est certain. Mais alors comment ce Laguz pouvait savoir ? Alors qu’un bon sujet de réflexion semblait enfin être de mise, une douleur lacérante à son bras coupa toute tentative.

« Je vous remercie, j'admet que connaitre les origines de cette épée ne me ferait pas de mal. Mais je doute que je risquerais de me faire prendre pour cible, non ? »
« Cette lame est un héritage des Loups. Certes, c’est un outil de Beorc, mais beaucoup de personnes peuvent mal le prendre qu’un Beorc utilise ce qui devrait revenir de droit à Nailah… »
« Logique. Donc je dois non seulement faire face à mes propres problèmes, mais en plus je vais me coltiner une bande de sauvage tapageur énervé parce que je manie une relique qu’ils ont abandonné ? Putain. »

Cette fois, Garelf laissa ses oreilles frémir de colère, tandis que le vieux Loup sembla un peu déçu de la réaction du bretteur. La pression constante dans son bras rendait ses paroles venimeuses.

« Excusez-moi. »

Le vieux Loup le dévisagea alors que Garelf soupira. Il savait qu’il le comprenait et que la douleur le rendait irascible. Mais même, ce n’était pas dans son habitude de se montrer si froid et acerbe…

« Si vous souhaitez en savoir plus, je suis là pour vous aider. »

Blaze leva le bras de manière arrogante et détaché : « Non merci, j’ai déjà assez à faire pour prendre des leçons d’histoire en plus. »

Un sentiment révoltant lui volait toute assurance. Etre aussi gratuit et méchant étaient presque douloureux physiquement, mais il avait l’impression de ne plus savoir faire autre chose. Sur ces mots, il quitta la chambre pour se retrouver dans l’arrière-boutique du forgeron. Il passa en adressant un simple bonjour et continua son chemin pour retrouver l’extérieur. Respirez l’odeur du désert apportait un réconfort évident, mais bien temporaire. Son nez lui rappela très vite la terre et la chair purifié du village de Criméa, un vertige le prenait quand il repensait au contact avec la cavalière cadavérique. La vision cauchemardesque d’un ciel qui saignant sous les crocs d’une wyvern le déconnectait de la réalité pour l’emporter dans un océan de sensation toutes aussi terribles les unes que les autres. Alors qu’il se tenait la tête, comme pris d’un malaise, une main lui agrippa l’épaule. En réflexe immédiat, Blaze tenta de se débattre de son bras droit qui lui infligea au contraire une terrible sentence. Il mit un genou à terre pour voir de manière flou le forgeron qui le souleva et le ramena à l’intérieur.

C’était à ce qu’il était rendu ? Incapable de sortir dehors ? De marcher ? L’envie de s’effondrer en larme secoua sa carapace déjà fragilisé. Il fut assis sur une chaise, entendre le battement régulier du marteau l’aida à garder loin les pensées. Pour l’instant, il avait besoin de se concentrer sur quelques choses. Il comprit dans les grandes lignes que ce gourou lui avait expliqué comment reforger Kaze, que cela allait prendre du temps. Blaze resta aussi inexpressif qu’inquiétant, son regard perdu dans le vide. Après un long moment, quelque chose le frappa. Cet homme, ce forgeron, cet ami de sa mère, était peut-être ce qu’il pouvait considérer comme un distant oncle, mais pourtant, il ne lui offrait pas de chez lui, au final, il n’avait nulle part ? Une panique folle le prit, qu’un courent d’air venant de dehors le calma. Bien sûr, son chez-lui. Le désert, sa maison. Une petite balade allait s’imposer. Blaze expliqua immédiatement son projet et malgré le désaccord auquel il fit face, sa décision était prise. Il passa le reste de la journée à préparer provisions et outils pour son voyage. Pendant ces heures, il était presque à nouveau heureux, ce petit but lui apportant tant qu’il en oubliait presque qu’il était diminué. Le soir arriva et la température baissa, mais Blaze venait de préparer de quoi tenir une bonne semaine seul dans les étendus de sable. Alors que l’envie devenait presque intenable, il trouva tout de même la force de dire en revoir à l’homme qui l’avait hébergé.

« Tiens, un dernier cadeau, ça m’aidera à me sentir mieux. Soit prudent, je travaillerais sur ta fameuse épée le temps de ton voyage, repasse me voir vite et surtout soit prudent Blaze. »

Une épée, évidemment. S’il ne pouvait le protéger comme cela, au moins, il lui fournirait de quoi se défendre. Une lame courte, très courte en réalité, ne dépassant pas les 40cms de lame. Le contact d’un fourreau lui procura un bien fou, il dégaina la petite lame et effectua quelques mouvements avec avant de remercier humblement son bienfaiteur.

« Je… j’ai… Beaucoup de choses se passent mal en ce moment, j’espère ne pas avoir été trop désagréable… Je te remercie du fond du cœur, et si Garelf repasse. Dis-lui que… que… »
C’était bien plus dûr que d’habitude…
« Que je le remercie… de m’avoir sauvé. »
Une phrase prononcée avec une moitié de volonté car emprunte d’une moitié de vérité. Alors qu’il quitta le village pour s’éclipser dans la nuit, il réfléchit autour de cette phrase, avant de conclure très simplement qu’il n’avait peut-être plus envie de vivre. Il rigola tout seul comme pour essayer de se rassurer. Soudainement le silence fut lourd. Il se retourna pour remarquer que le village était déjà très loin. Seul un bruit plaisant de courant d’air soulevant le sable au gré du vent remplissait le silence terrifiant de la nuit. Maintenant, où aller ?

« … Où aller… »

Ainsi commença une longue marche, sans but. Pour la 1ère fois de sa vie, ne pas connaître sa destination, l’angoissait terriblement.
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MessageSujet: Re: [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]   Dim 9 Oct - 12:47



Chapitre 3 : Les dunes de désespoir



L’ombre d’un Marqué traversait le désert, subissant tourments et souffrances sur son chemin. Alors que Blaze marchait sans but dans le désert, cette errance ne lui apporta rien. Seul un vide profond persistait dans son âme, de la même manière que son bras droit refusait pertinemment le moindre mouvement. L’idée de s’entrainer à l’épée, de tenter de s’y atteler à nouveau, ne l’effleura même pas. S’écrasant contre un rempart de tristesse et de solitude. Ainsi c’était ça, ce qu’avait ressenti son père le jour de la perte de ses pouvoirs ? Retirer à un guerrier la seule chose dans laquelle il excelle, dans ce qui lui permet d’avancer, laisse un vide, que ce soit dans l’âme ou l’esprit… Le vent n’était rien d’autre qu’un souffle qui lui crachait du sable le jour, et le faisait trembler de froid le soir. Ce n’était pas chez lui, il n’avait nulle part.

Dans une tentative désespérée d’éprouver un sentiment de réconfort, il tenta un vain passage vers l’endroit qui fut sa maison quand sa mère était en vie… Aucune idée n’aurait pu lui faire plus mal. L’endroit était simplement une plaine orange. La lame qui avait appartenu à celle qui l’avait éduquée, enfouie sous une montagne de sable. Cette vue finit de détruire l’espoir dans son cœur de trouver une maison. Il s’effondra, un torrent de larmes sur son visage. Seul. Seul et blessé. Personne pour le réconforter, personne pour l’aider, pour le rassurer, lui dire que tout ira bien. Aujourd’hui plus que jamais… Le vent tournait autour de lui, comme-ci une tempête se préparait. Les ombres de son passé dansant dedans, sa bataille ici, celle contre son père, l’escarmouche au village. Les souvenirs, pourtant entourés d’une nostalgie douce-amère toujours agréable, finirent de le faire sangloter au milieu du néant qu’était ce qu’il considérait comme son « chez lui. » La solitude avait finalement réussi à le briser… Il prit une poignée de sable, la serra si fort que sa main lui donnait l’impression d’exploser, avant de la jeter avec rage dans l’air, s’ensuivit un cri de rage, qui avait le timbre d’une personne brisée. Il se recoquilla, murmurant sa solitude et sa tristesse. Sa main trouva le chemin à sa petite lame, qu’il dégaina doucement. Ni le bruit, ni la sensation d’un acier bien fait ne pouvaient le sauver de cette chaine de désespoir qui le tenait.

« Si je ne prends même plus de plaisir à lever une lame… Autant en finir. »

Il regarda son reflet dans la lame, celle-ci monta doucement, avant de rejoindre son cou. Il leva la tête pour tendre celui-ci, et il regarda la Lune. Un dernier souvenir remonta, un souvenir doux, chaud, agréable… Sa volonté d’en finir restait et il retint sa respiration alors que sa lame prenait un angle dangereusement plus élevé, mais une dernière force semblait le retenir. Tout ce qu’il voulait, c’était en finir ! S’il ne pouvait plus se battre, il lui restait quoi ? Absolument rien ! Il ne serait rien de plus qu’un handicapé à vie. Alors il faut en finir. Autant mourir maintenant que de vivre une vie pareille. Tous ses rêves s’étaient dissipés durant cette semaine dans le désert. Aurait-il pu un jour être au moins aussi fort que sa mère, ou être un Loup honorable pour Nailah ? Un bretteur des plus agiles ? Non. S’il ne pouvait plus se battre, il n’avait plus de place dans ce monde régit par la force. Aujourd’hui il était en bas de la chaine alimentaire…

Son cœur s’accéléra et des sueurs froides coulaient de son front. Allez, ça ne doit pas être si dur de mourir, il avait bien réussi à l’éviter si longtemps. Il avait eu le courage d’affronter cette cavalière maudite, alors ôter sa propre vie ne doit pas être si compliqué…

« … »

Un filet chaud coula de son cou, le tranchant subtilement aiguisé par son ami était très efficace. Un sourire sarcastique le prit, il pensait le protéger en lui donnant une épée, c’était peut-être bien l’inverse qu’il avait fait. Ses yeux étaient pourtant absorbés par la Lune, et il se demanda pourquoi… Pourquoi y-avait-il une sensation de réconfort associé à celle-ci. Sa main tremblait, son souffle devenait très rapide et irrégulier. Il y était presque, encore un peu. Juste un peu… Il ferma les yeux et retint son souffle une dernière fois…

« A la prochaine ! »

« … Khar’a ? »

Sa main lâcha immédiatement la lame qui tomba dans le sable. Blaze recula devant celle-ci, terrifié de ce qu’il avait failli faire. Son souffle reprit, plus frénétique et violent que jamais, comme-si la volonté de vivre était revenu avec vengeance. Il leva à nouveau la tête pour revoir, un dernier souvenir agréable, cette jeune Laguz, innocente, heureuse et si joyeuse, se refléter dans la Lune. Une phrase remonta et il ne put la retenir : « Il y a une prochaine fois, du moins, mourir avant serait terriblement… malpolie. » Pourtant il se remit à pleurer, presque honteux de ne pas avoir réussi à en finir. Pas assez courageux pour en finir, pas assez lâche pour abandonner… Il se releva tout de même et récupéra la lame avant de repartir, essuyant ses larmes, mais toujours sans volonté d’avancer…

*une semaine plus tard*

Boire plus que de raison était commun dans les villes, mais à Hatary, c’était particulièrement mal vu, symbole de faiblesse. Pourtant, il avait besoin d’oublier, la douleur qui le harcelait, les souvenirs cauchemardesques du village aux mains de la cavalière cadavérique, du vide dans son âme et de ses raisons de rester debout. Il n’avait plus réellement de volonté pour se réveiller le matin. Toute sa routine d’entrainement était un distant souvenir, et ce vers quoi sa vie s’était toujours orienté n’est plus accessible. Alors il buvait plus que de raison, jusqu’à voir une ombre derrière lui. Un homme se mit à côté de lui et demanda d’une fois qu’il reconnut malgré l’alcool.

« Tu n’aurais pas besoin d’aide ? »

« Est-ce que t’es une bière ? »

« … Non, mais je pense que tu en as eu assez. »

« Pfah… Vous êtes qui pour me dire ça. »

Sa voix se voulait intimidante, mais en vérité, elle ne montrait que sa faiblesse d’esprit. Alors quand le Laguz se leva, Blaze l’imita à contre cœur, de toute façon, il ne se maitrisait plus totalement. Les deux se mirent alors à marcher et le jeune roux commença une longue observation. Les traits de ce Laguz étaient relativement vieux, indiquant qu’il était vieux au moins d’un siècle et demi, voire plus. Ces vêtements se rapprochaient plutôt d’un moine que d’un combattant Laguz, peu typique d’une région pareille. Peut-être venait-il d’une autre région qu’Hatary ? Le bretteur demanda alors finalement.

« Pourquoi venir me voir ? Je suis rien, et ne me dis pas que c’est de la générosité gratuite, je ne vous croirais pas… »

« Vous connaissez le dicton suivant ? Pour régler certains de tes problèmes, aide les autres à régler les leurs. Mais ce n’est pas la seule raison… Nous ne sommes même pas réellement présentés, je m’appelle Lazur. Enchanté. »

Blaze comprit alors qu’il y avait une autre raison que la bienveillance, ce qui, en un sens, le rassura. La route l’aida à décuver même si avant d’atteindre la forge, ses tripes lui infligèrent un terrible retour de flamme. Incapable de contenir, il régurgita une grande quantité de bille dans un coin de la rue. La honte arrivait à le toucher malgré le rempart d’alcool. Il se révulsait lui-même… Heureusement, ils arrivèrent bien vite. Honteux de son état actuel, Blaze refusa de rentrer, si jamais il se confrontait au forgeron, il ne tiendrait pas sa langue et la simple mention que la lame qu’il portait dans son dos avait failli… Lazur ressortit avec une épée bien plus grande et plus longue que ce à quoi il s’attendait. Kaze avait conservé une forme similaire, mais le gabarit était totalement différent, bien plus long, avec une garde longue pour une ferme prise à deux mains, la lame était bien plus épaisse et semblait désormais capable de subir une énorme pression. Le tranchant reflétait la lumière du soleil. Le bretteur observa longuement Kaze avant de tendre la main, mais Lazur lui refusa.

« Et voici la raison pour laquelle je suis venu te trouver, Blaze Kazeroï. Tu possèdes un héritage, mais tu ne sais pas t’en servir. »

Blaze tenta de mettre du sens sur les mots, mais c’était difficile avec l’alcool et la récente purge d’intestin. Sur ce, Lazur prit la lame avec une expertise qui activa les réflexes de survie de Blaze. Il mit sa main sur sa lame courte, avant de voir Lazur faire un arc de cercle avec Kaze. Une onde de vent, tranchante comme un rasoir, lui frôla l’épaule, découpa sans le moindre problème le tissu de cette partie de son corps. Son esprit fit un stop, incapable de réfléchir plus loin que ce Laguz venait d’utiliser à la perfection Kaze. Ses jambes le lâchèrent en choc, il demanda, tremblant.

« Tu… es… »

« Le dernier utilisateur de cette lame, avant toi. Et il est, malgré mon statut de moine, mon devoir de te former. »

Blaze se retrouva sans mot. Lazur lui tendit Kaze que Blaze prit dans sa main. Le poids était définitivement un problème, et il leva la tête pour exprimer sa volonté d’arrêter, mais le moine le devança : « La lame t’a choisi pour une raison que j’ignore, mais elle est ta responsabilité désormais. Je peux t’apprendre à t’en servir, comme l’a fait feu mon maitre. »

Blaze détourna la tête : « Je… Ne peux pas. »

« Je vois bien cela, mais je peux t’aider. »

Il regarda les yeux du moine et n’y détecta aucune forme de mensonge, mais plutôt une sincérité et une volonté d’entraide qui lui rappelait ses meilleurs jours à Hatary. Conscient qu’il pouvait le regretter amèrement, il acquiesça. Il avait réellement envie de reprendre Kaze, il avait envie de se battre, de sentir le vent dans ses cheveux alors qu’il esquiverait une lame qui manquerait d’un centimètre son œil. Il ne voulait pas que ces sensations se transforment en souvenir. Aucun espoir ne restait, si ce n’était que ce que ce Laguz pouvait lui offrir. Lazur lui tendit une main qu’il accepta, il se releva et demanda, une lueur d’espoir infime, mais naissance dans ces yeux. Il y avait cette sensation qu'il cherchait depuis si longtemps, le fait d'avoir quelqu'un pour le guider, un compagnon dans ces temps difficiles. S'il n'avait plus la force de faire son propre chemin, alors il pouvait bien, pour une fois dans sa vie, se laisser guider par quelqu'un d'autre, c'était plus facile...

« D’accord… Par où on commence ? »
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MessageSujet: Re: [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]   Mer 12 Oct - 0:24



Chapitre 4 : Un coin de sérénité

Lazur guida Blaze hors d’Hatary, vers la frontière avec Daein, puis dans les montagnes plus au Nord, dans une zone qu’il n’avait jamais explorée. Il s’était attendu à de nombreuses choses, mais pas un second voyage. Bien que difficile à cause de sa condition, le voyage fut agrémenté de nombreuses questions, certaines à la réponse agréable, d’autre… beaucoup plus compliqué à encaisser. Déjà, Lazur mit les points sur les i, Blaze ne retrouvera jamais de manière naturelle son bras droit. Et bien qu’il laissât un flou dessus, le bretteur n’était pas dupe et il s’était déjà préparé à cette nouvelle. Elle lui apporta comme un soulagement, comme-ci la fin d’une attente qui n’aurait pas eu de fin apportait un mince réconfort. Ensuite, il comprit que Lazur était un moine, donc qu’il appartenait forcement à un corps religieux, qu’il garda d’expliquer. Durant ce voyage, Blaze commença petit à petit à se faire à l’idée de vivre avec ce qu’il était devenu. Certaines tâches demeuraient fastidieuses, et la partie où ils durent escalader la montagne fut extrêmement difficile, mais Lazur était constamment présent pour l’épauler et le soutenir quand la situation le demandait.

Lazur était donc un Laguz vieux de 170 ans à peu près, qui, durant sa jeunesse, mania Kaze. Il expliqua qu’il l’avait trouvé dans un temple isolé sur lequel il était tombé par ce qu’il croyait être de la chance. En réalité, il possédait un lien de parenté éloigné avec la famille des Loups royaux, et ainsi, cet héritage lui était légitime. En effet, Lazur n’avait pas mentionné précédemment que l’esprit de la lame était lié à l’aventurier et aux enfants de son second ancien manieur. Cette lame fut ainsi transmise de génération en génération.

« Mais si cette lame est liée à la famille royale, pourquoi a-t-elle été oublié ? Et surtout, elle devrait revenir de droit à Nailah. »

« Certes. Mais cette lame fut l’objet de nombreuses discordes : Lorsque les clans furent réunifiés, une vieille tradition demandait aux prochains chefs du clan de se battre à mort pour obtenir cette lame. Le détenteur de celle-ci deviendrait alors le chef du clan. Cette manière de choisir un chef était cruelle et détestable, aussi, dans leurs sagesses, les Loups décidèrent de couper les liens avec cette lame. Pendant des siècles et des siècles, seuls quelques rares porteurs à sang royal, appelé par le son de l’esprit du vent, la trouvèrent dans un temple isolé et l’utilisèrent pour le bien du clan. Hélas, ces héritiers furent de plus en plus rares, j’en fus le dernier il semblerait. »

« … Alors pourquoi moi ? »

Lazur se mura dans un long silence. « Cela restera un mystère que seul toi peut résoudre. »

L’ascension de la montagne fut longue et hardu, ils se retrouvèrent même à aller au-dessus du niveau des nuages. Alors que l’oxygène se faisait rare, Lazur annonça, également à bout de souffle : « Nous sommes arrivés, bienvenue au temple d’Iris. »

Blaze leva les yeux pour observer un escalier qui menait vers une arche d’une grande beauté. Pour l’instant, l’escalier était la seule chose visible et l’arc était empreint de la lumière du Soleil, une vision qui pouvait ressembler aux descriptions de Criméa du paradis. Blaze escalada les dernières marches, la lumière du Soleil l’éblouissait terriblement, mais après un léger temps d’adaptation, il découvrit un temple d’une grande beauté. L’escalier continuait en une petite route oscillant de droite à gauche jusqu’à rejoindre un temple, grand, fait en bois et en pierres provenant probablement des environs. Le temple abordait une architecture unique, ne ressemblant ni à Begnion, ni à Criméa, ni même à Daein. Le style semblait bien plus inspiré d’Hatary, avec des structures simples en bois et des toits en briques courbes. Les couleurs étaient le rouge sombre et l’or, se mélangeant parfaitement avec le ciel parfaitement bleu et le Soleil permanant de cet endroit. A droite se trouvait une cascade dont une partie était détourné pour alimenter des petits champs où travaillaient des moines pour faire pousser diverses cultures. Certaines étaient des Laguzs, d’autres des Beorcs, mais chacun travaillait avec le sourire aux lèvres. De petits ponts rond et modestes enjambaient le détournement de l’eau et ajoutait une touche au décor. Quand à gauche se trouvait le pic de la montagne qu’il venait d’escalader. Il était encore bien plus haut mais devrait offrir un panorama fantastique. Lazur le guida dans le monastère, et il y vit de nombreuses personnes y méditer, certaines faire des activités comme coudre, netoyer, il y avait même une petite forge dans prêt du feu central. Le temple se découpait en 5 grandes zones : le hall principal, où les moines priaient, les chambres au fond à droite, la cuisine tout au fond prêt du feu, ainsi que la forge juste à côté. Et enfin, une salle à activé plus libre. Une sérénité totale régnait dans les lieux. Les gens discutaient le sourire aux lèvres, à voix basse, et s’aidait mutuellement. Alors que les deux hommes du désert marchaient vers le hall central, Blaze demanda : « Je croyais que tu m’enseignerais à manier Kaze. »
« Certes, mais tu es blessé. »
« Mais mon bras ne guérira pas, tu l’as dit toi-même ! »
« Je ne parle pas de cette blessure. Tu dois te donner du temps, te reposer et récupérer, mais pas uniquement physiquement. »

Lazur salua un à un chaque moine méditant dans une posture assez particulière. Une fois ceci fait, il décrit le lieu. Ce monastère était plus un refuge qu’un temple, et accueillait de nombreuses âmes en peine. Lazur, de par sa nature Hatariene et son goût pour le voyage, fait partit des gourous errants qui vagabondent pour offrir cette aide à ceux dans le besoin. Par chance, Blaze se trouvait sur son chemin. Le lieu n’avait pas de maitre, tout était dans l’harmonie et la compréhension, chacun cherchait à mieux comprendre l’autre afin de pouvoir l’aider. Tous les deux exténués par l’ascension, chacun se virent attribuer un lit après un repas rapide. Sa première nuit fut assez difficile, ce nouveau lieu était des plus étranges, l’altitude lui jouait des tours et la sensation désagréable de ne rien avoir à faire ici le démangeait. Malgré la bienveillance inhérente dont les moines faisaient preuve, Blaze refusait catégoriquement de l’aide. Avoir réussi à escalader cette montagne avait redonner un peu de carburant à son égo, toujours vacillant, mais encore présent. Il redémarra un entrainement adapté à sa nouvelle condition avec la petite lame qu’il nomma Melly, en référence à… une certaine Laguz. Les jours se suivirent et Blaze vit ainsi au rythme du temple, Lazur le laissant étrangement seul à nouveau. Le matin, il devait méditer, mais ceci ne lui apportait rien. Ensuite chacun vaguait à des occupations diverses, Blaze fut incroyablement surpris de la curiosité de chacun sur ses talents, son histoire. Moins entrain à se livrer, il resta mystérieux sur de nombreux points et préféra jouer de la même tactique, se montrant aussi curieux que ces hôtes. Tous venaient d’horizon très différent, mais une caractéristique commune les liait : un des membres de ce temple est venu, et les a guidés jusqu’ici. L’après-midi, plusieurs petites corvées agrémentaient le rythme de la journée.

Le temps s’écoula, et lentement, Blaze se découvrit de plus en plus à l’aise avec cet environnement. Il apprit et retint le nom de chacun, s’acquittait des taches avec plus d’entrain que jamais, et méditait également seul près de la cascade, le bruit de celle-ci était des plus reposant. Sans se rendre compte, cet endroit gagnait une signification particulière pour lui. Ses habitants étaient devenus des amis, les corvées des instants d’entraides, et les repas des moments de partage et de bonheur. Durant l’un de ces repas, une jeune Beorc mentionna l’état des vêtements de Blaze. Bien que l’idée de porter une robe comme les autres moins ne l’enchantait guère, il ne pouvait qu’admettre que ces vêtements étaient dans un état des plus déplorables, son incapacité à l’entretenir seul en étant la cause. Aussi, il ne se passa qu’une semaine avant qu’une tenue, flambante neuve, avec un style unique et nouveau, lui arriva entre les mains.

Nouvelle tenue:
 

Et le jour fatidique arriva. Le Soleil se levait, et le bretteur sortait à son tour du temple, dans ces nouveaux vêtements. Il respirait l’air frais, sentit une légère brise sur son visage, le doux murmure de la montagne, l’écoulement de l’eau… Un léger bruit de pas l’obligea à se retourner. Lazur…

« La vue est magnifique n’est-ce pas ? »
« J’ai l’impression de mieux l’apprécier depuis quelques temps. Cet endroit est réellement empreint d’une grande sérénité et d’une vraie harmonie. »
« Tu en as même arrêter de t’entrainer à l’épée on dirait. Il est temps alors. »

Lazur disparut dans le temple pour ressortit avec Kaze entre les mains. La vision de cette épée fit à nouveau ressortir quelques mauvais souvenirs, particulièrement devant cette cavalière de wyvern, mais Blaze les chassa avec aisance. Il prit le grand sabre, celui-ci était lourd et terriblement long. Il n’avait que quelques dizaines de centimètres de taille par rapport à celle-ci, et son épaisseur avait définitivement augmenté. Il mit un angle avant de la dégainer lentement de son nouveau fourreau. La lame refléta avec un éclat si fort la lumière qu’il ferma un œil pour éviter de s’aveugler. Après quelques instants, le lourd fourreau tombeau au sol et Kaze, dans toute sa splendeur, se révéla. L’acier semblait si pur qu’on aurait dit une épée différente. La courbure était subtile, la garde grande pour une prise à deux mains.

« Elle a été reforgé selon sa forme originelle. Je pensais bien faire, mais en réalité, je commence à douter de ta capacité à manier correctement une lame d’une telle taille avec un bras. »

Kaze:
 

Blaze n’écouta pas, il était absorbé par cette lame. Celle-ci quitta le sol et le bretteur la brandit en tremblant sous l’effort. Elle fit un long arc de cercle et il posa le côté non tranchant sur son épaule pour mieux juger le poids, la taille, la prise. Toutes ses nouvelles sensations l’auraient effrayé il y a un mois, mais désormais, c’était presque comme un renouveau. Certes, en plus difficile, mais il découvrait, et cela lui plaisait. Il se ramena à la réalité en effectua de longs mouvements avec celle-ci, lentement, peinant à maintenir la lame.

« On dirait que je vais devoir créer un nouveau style moins… conventionnel. Ça me plait ! »

Un véritable sourire de joie se dessinait sur son visage. Un qui donnait chaud au cœur. Lazur lui rendit son sourire et rigola franchement. Blaze impliqua un léger mouvement d’épaule pour remettre en place Kaze sur son épaule. Il était temps pour lui de retrouver quelques responsabilités, mais cette fois, il était prêt.
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MessageSujet: Re: [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]   Jeu 20 Oct - 23:57




Chapitre 5 : Pouvoir d'un Windwaker



Dans le temple d’Iris, d’habitude si calme, des bruits d’épées de bois s’entrechoquant résonnait. Au milieu de la salle, un grand cercle formé par les moines contenait Blaze et Lazur, échangeant coup pour coup dans un duel. Ce battement incessant de bois était accompagné de bruits de pieds nues glissant sur le bois, de souffles courts et rapides.
« Maitrise ton agressivité Blaze ! »
« Kuh ! Cyaaaa ! »
Blaze détourna avec difficulté un assaut diagonal de Lazur et tenta à son tour un nouvel assaut, tentant de rester calme. Cela faisait de nombreuses semaines qu’ils s’entrainaient, mais Blaze avait la vague impression de ne plus progresser, et cela le frustrait terriblement. Il recula après ce coup, respira et souffla jusqu’à vider complètement ses poumons. Ses yeux arrivèrent à nouveau sur Lazur qui se tenait dans une posture défensive. Il adopta à son tour et incita Lazur à l’attaquer. La réponse fut immédiate, et les épées d’entrainement claquèrent à nouveau…

« Parfait. Assez pour cette séance. » Lazur fit une légère révérence devant Blaze, que ce dernier rendit.
« Très bien, maître. »

Depuis le début de son entrainement, une véritable relation maitre-élève s’était développé entre les deux manieurs de Kaze. Il avait réappris à manier correctement une lame, à ajuster sa posture par rapport à sa nouvelle condition, revu de nombreuses postures et laisser son talent s’exprimer pleinement. Mais pourtant, il sentait que quelque chose allait arriver, mais il ne l’atteignait pas encore totalement. La séance de l’après-midi en revanche, fut totalement différente.

« Tu me parais bien plus calme, les corvées t’on-elle déjà fatigué ? »
« Eh bien… Pas vraiment au fait, j'ai un peu aider Lisa, mais je suis resté dans mon coin seul après. »
« Déjà à reprendre tes habitudes solitaires ? Hahaha, j’espère que non. »
« J’avais besoin de penser à autre chose. »
« Quoi que tu ais fais, je peux te dire que cela à fonctionner parfaitement. Attrape. »

Lazur lança à Blaze son épée d’entrainement, qu’il attrapa avec dextérité. Une petite rotation du poignet pour remettre la prise, et il se tint en position. Lazur n’attendit pas l’accord de Blaze et se rua sur lui. Le Marqué se défendit, prenant le temps d’ajuster son timing à son adversaire. Petit à petit, il se sentit comme, glisser. Comme-ci quelque chose l’aspirait vers l’extérieur. Les bruits de la montagne devenaient distants. Le son des épées s’entrechoquant agissait comme une sorte de drogue, prenant peu à peu ses sens. Sa tête devint légère, le son de son souffle, inexistant. Il pouvait voir le mouvement de Lazur avant qu’il le fasse, il pouvait presque voir le maitre de Lazur faire ce mouvement, tous les entrainements derrière, il comprenait Lazur, ses mouvements, son intention, sa lame. Soudainement, la brume dans sa tête le consuma, il ferma doucement les yeux…




Lazur a toujours apprécié les échanges à l’épée avec son apprenti. Il en gardait de bon souvenir et s’en remémorait d’autres, dans une nostalgie agréable d’une période qu’il a laissé derrière lui. S’il n’était pas aussi habile qu’à l’époque, Blaze restait aussi jeune et moins expérimenté. Ces derniers combats l’ont beaucoup aidé, mais il avait arrêté de progresser, Lazur se demandait s’il n’avait pas surestimé le potentiel de son élève. Il y avait encore des légers problèmes, une agressivité trop apparente, un léger manque de contrôle, et une concentration, certes fortes, mais irrégulière et trop facile à briser. Mais cet entrainement, n’était pas comme les autres. Lazur avait immédiatement remarqué le calme qui remplissait son adversaire. Ses mouvements semblaient tellement plus fluides, tellement plus calme et maitrisé. Sans prévenir, Lazur augmenta le tempo, et Blaze s’y colla, le devançant presque. Ses yeux dégageaient une concentration énorme, il avait l’horrible sensation de se faire lire comme un bouquin. Puis quelque chose se brisa, Blaze frappa avec force et vitesse son flanc droit, manquant de peu son cou. Lazur recula, effrayé de la précision inhabituelle de la frappe de Blaze. Reprenant une légère distance, Blaze se mit à doucement tourner autour de lui, comme un Loup regardant sa proie avant de fondre dessus.

« Blaze, tu m’entends ? »
« … »
« Visiblement non. »

Lazur s’élança avec toute sa vitesse et sa vigueur pour remettre un peu de plomb dans la tête à son élève. A sa terrible surprise, Blaze para admirablement bien, conservant son momentum en permanence et réussissant même à finalement retourner l’assaut contre lui. Lazur se retrouva rapidement excédé de toutes parts, les frappes pleuvaient et il n’arrivait simplement pas à suivre le tempo démentiel imposé par Blaze. Alors qu’il pensait avoir finalement décerné un pattern de coup, Blaze brisa tout ceci d’un coup partant du haut vers le bas, Lazur para lourdement l’épée qui glissa et Blaze changea de brise pour remonter avec la même violence, le désarmant. Son épée vola au loin alors que le bout de bois était désormais à sur son cou. Les yeux de son élève le dévisagèrent, et il put comprendre alors la raison de ce surprise.

« Alors c’est cet aspect-là. Bien sûr. »

Lazur souriait mais une goutte de panique glissait sur son front et tomba sur l'épée de bois qui menaçait son cou. Blaze, toujours insensible à la moindre parole, retira celle-ci et commença à la rengainer d’un geste si précis et rapide qu’on ne pouvait plus emmètre de doute sur sa capacité. Bien évidemment, il n’avait pas de fourreau. Son épée de bois tomba alors au sol et le bruit de celui-ci sonna comme une cloche. Blaze bâtit des yeux très rapidement avant de sourire à son tour.

« Pas mal hein ? »
« Tu m’as presque fait peur… J’ai la joue de t’annoncer que tu maitrises un des 3 aspects de l’épée : L’esprit. Il te reste encore le corps et la lame, mais cela va au-delà de mes compétences…»



Blaze resta pensif ce soir, repensant à cette sorte de torpeur qui l’avait pris durant son entrainement. Il était parfaitement conscient, c’était presque même mieux que tous ses anciens combats ! Il pouvait comme ressentir avec tout son corps l’épée qu’il maniait, il n’avait aucun doute, aucune pensée si ce n’est que ce bout de bois qu’il maniait, et celui de son adversaire. Il retrouva son maître et plusieurs autres moins qui discutaient joyeusement de cet entrainement pour le moins… anodin. Tout le monde se mit à féliciter le jeune Marqué du désert sans qu’il sache pourquoi, et étrangement, Lazur lui demanda de l’accompagner pour une petite marche nocturne, loin des oreilles indiscrètes. C’est près de la cascade que le maitre et l’élève se retrouvèrent.

« Tu te souviens quand je t’ai dit que tu paraissais étrangement calme ? Eh bien, je pense que tu étais dans un état mental optimal pour le combat. Qu’est-ce que tu as bien pût faire avant ? »
Blaze se gratta son bouc naissant avant de répondre, incertain. « Hum. Pendant mes corvées, j’ai entendu Lisa chantée, j’ai chanté avec elle pour me détendre. »

Lazur réfléchit et essaya de mettre du sens dans ses paroles.

« Aurais-tu un certain lien avec la musique ? Je me souviens avoir vu une flûte dans ta chambre. »
« Oh oui ! J’adore en jouer, je suis loin d’être un fin musicien, mais j’ai l’impression que tous mes soucis s’envolent avec, ça me rend… plus serein. Hélas, je ne peux plus en faire aujourd’hui, comme beaucoup de mes passes temps au fait… »
« Alors tu devrais essayer de chanter beaucoup plus. Vois-tu, je pense que tu as un vrai talent pour l’épée, bien plus que moi. Les Marqués sont connus pour avoir des capacités exceptionnelles, on dirait que la tienne se dirige vers l’épée. »

Blaze mit un peu de temps à comprendre les dires de son maître. Il est vrai que jamais il ne s’était sentit aussi bien qu’ici. Il avait une maison, un chez-lui. Un foyer pour l’accueillir, une cheminée pour se réchauffer le jour où il aurait besoin de se détendre. Au final, c’est exactement parce qu’il avait un point de chute qu’il en était devenu plus fort. Avant, il devait l’être par nécessité, et ses nerfs l’ont lâché. Dans cet état, atteindre cette sérénité d’esprit en plein combat d’épée relèverait du miracle. Alors pourquoi seulement maintenant, était-ce réellement après avoir simplement chanter ? Non, après durant ce petit moment d’évasion, c’était comme s’il s’était débranché temporairement de tous ces soucis. Du stress de son entrainement. Il ne pouvait être uniquement dirigé par sa passion de la lame, il lui faut un autre passe-temps. Sinon, il resterait incapable de se concentrer totalement et uniquement sur le combat. Blaze regarda sa main et la serra : « Vivre pour la passion de l’épée, mais pas uniquement… Maître ? »
« Oui, ton entrainement arrive à son terme. Il est important pour ton esprit de changer un peu ses idées, l’épée est une chose, mais un homme qui ne pense qu’à cela n’est qu’un cadavre. J’ai bien hâte de t’entendre chanter tiens ! »
« Euh, oui mais… Lisa m'a dit que... je… ne sais pas du tout chanter… »
Lazur explosa de rire ce qui fit rougir Blaze terriblement.


Les semaines se suivirent et semblaient être comme un rêve pour le bretteur. Les différents moines lui enseignaient les bases du chant, et malgré une voix peu exceptionnelle, il se débrouilla et arriva petit à petit à effectuer des chants relativement correctement. Ces moments étaient réellement un nuage de légèreté pour le bretteur, il pouvait laisser toutes ses histoires de mort et d’acier derrière lui le temps d’un chant ou deux. D’un autre côté, Lazur intensifia l’entrainement de Blaze, l’obligeant à manier Kaze à une main, malgré le handicap évidant que cela représentait. Pourtant, l’exercice de Lazur ne le retarda pas plus qu’une petite semaine…

Le bretteur mit Kaze sur son épaule et se concentra totalement sur la cascade devant lui. Sa lame devait trancher plus fort que tout… Son regard devint perçant et ses traits tirés, le lame tomba sur le sol, et racla celui-ci alors qu’il s’élança. Utilisant le poids de la lame, Kaze scintilla d’un bleu surnaturel et il trancha la cascade en deux sans s’arrêter, un fait incroyable avec le poids et la difficulté de maniement. Blaze reposa sans le moindre bruit la lame sur son épaule, avant d’entendre finalement les applaudissements de Lazur.

Blaze:
 

« Je n’ai plus rien à t’enseigner Blaze, tu es un digne manieur de l’héritage d’Hatary… Pourquoi cet air ? »
« Je me demande si je veux vraiment ce pouvoir. »
« … Viens avec moi. »


Lazur emmena Blaze près d’un bord de la montagne. Le vide se tenait devant lui, la nuit avait déjà tombé et la lune commençait à se lever dans le ciel. Blaze regarda avec une légère crainte Lazur, mais il savait presque déjà les paroles de celui-ci…

« Blaze, tu as été un élève exceptionnel, que ce soit à l’épée ou dans le mental. Ta sagesse n’a désormais d’égal que ta dextérité, et je suis sûr que ta bienveillance t’empêchera d’utiliser cette puissante relique à des fins mauvaises… »

Lazur respira longuement.

« Tu as dû le comprendre avec nos combats, j’ai préféré rejeter le chemin que tu t’apprêtes à emprunter. Tu as la passion de la lame, tu peux te perdre dedans et t’épanouir, je le sais, mais cela veut aussi dire que rencontrera la mort et la folie sur ton chemin. Tu risques de mettre en danger ceux que tu aimes. Aussi… Je te propose le choix que mon maître ne m’a jamais donné. Tu peux jeter Kaze ici et la détruire à jamais, et vivre en paix ici, voyager sans une lame, et sans le sang. »

Blaze voulut souligner que le combat viendrait toujours à lui, mais ceci n’est pas forcement vrai. Et d’un côté, il aimait ce temple, il aimait les gens qui y vivaient, le décor, le calme, la sérénité. Le monde extérieur parait si terrible et cruel en comparaison.

« Je te laisse réfléchir Blaze, prends le temps de considérer ce que cette lame représente. Tout pouvoir te donne des responsabilités, et un jour, tu devrais y répondre sans pouvoir faire marche arrière. »

Lazur se retourna et laisse Blaze seul devant son propre jugement. Il regarda longuement cette lourde et épaisse lame sur son épaule, puis balada son regard dans le ciel, les étoiles. Il repensa à toutes ses rencontres, les combats, les découvertes, les joies. Préférait-il vivre de voyage simple comme Khar’a ? Ou de sa passion de la lame et risquer sa vie ? Son maître lui avait enseigné la 1ère règle : Toute personne avec une arme est prête à mettre sa vie en jeu, et doit être considéré en tant que tel…

Pour une fois, Blaze devait faire un choix, un choix grave qui allait influencer le reste de son chemin à toujours. Il brandit Kaze au-dessus du vide. L’ombre d’un bretteur qui tendait sa lame vers le vide arriva à Lazur qui soupira, laissant Blaze à son choix. Ce soir-là, un vent soufflait sous la Lune.


Epilogue


« Ton choix est donc fait. Je ne vais pas te retenir plus longtemps, j’espère que tout se passera bien pour toi. »
« Merci maître, je vous dois absolument tout. »
« Non, c’est moi qui te remercie, ce devoir de transmettre ces connaissances est enfin terminé, je peux vivre ici en paix pour le restant de mes jours… Es-tu vraiment sûr ? »
« Je ne reviendrais pas dessus. J’ai beaucoup de gens qui compte sur moi, et ce monde est en train de changer. Je ne sais pas si je ferais la différence, mais pour que cet endroit reste le même, je me battrais. »
« Cela me réjouis de voir que tu penseras à nous ahaha. »

Blaze passa le restant de la journée à dire en revoir, il déposa également son chapeau dans la chambre qui lui était attribué, un petit momento afin de laisser sa marque sur ce lieu. Il réajusta Kaze dans son fourreau, Melly dans un autre, et finit de mettre ses vêtements de voyage. Ce petit col avait une certaine élégance qui ne lui déplaisait pas. Une cape noir courte couvrait son bras blessé et une sorte de corset rouge lui tenait le haut du corps. Il s’avança vers la sortie du temple alors que le Soleil se levait. Il y vit Lazur avec un objet qu’il reconnaitrait entre mille. Sans même dire un mot, le Marqué prit la lame et la mit à sa ceinture.

« Ma propre lame, Wolf Katti, j’espère qu’elle te protégera des pires menaces. »

Equiper d’une 3ème lame semblait un peu trop, mais il ne pouvait refuser. Cette lame, était légère, un véritable fer létal de qualité. Dans le même style que ces 2 autres lames, elle était une parfaite addition : plus longue que Melly, mais bien plus légère et plus courte que Kaze, c’était exactement les proposions des épées d’entrainement, avec 4 mois, il avait eu le temps de se faire largement à cette épée avant même de la tenir réellement. Il la dégaina et regarda son reflet parfait à la lumière de l’astre naissant. Il la rengaina avant de se courber devant Lazur. Celui-ci effectua une accolade à Blaze et le regarda une dernière fois avant de soupirer.
« On va s’ennuyer sans toi hein, passe nous revoir, si tu as besoin de conseil, ou même de repos, nous sommes toujours ici. Bon voyage Blaze Kazeroï, puisses-tu revenir. »

Lazur salua de la main, comme tous les moines derrière, Blaze répondit de son bras valide avant de finalement se retourner pour redescendre la montagne et retrouver le désert. Son désert. Un nouveau chemin s’étendait devant lui, un chemin qu’il avait choisi et qu’il allait suivre. Le vent de la montagne hurlait alors que le bretteur se rapella du nom des manieurs de cette lame. Il avait monté cette montagne enfant, il en redescendu adulte. Il n’est plus un simple manieur d’épée de vent. Il est désormais un WindWaker.


Dernière édition par Blaze Kazeroï le Dim 23 Oct - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]   Sam 22 Oct - 16:56

Welp, j'ai la flemme de prendre le compte MJ, donc comme on t'as dit sur la sb, on te tamponne la gueule avec un ENORME NOPE "passable".
Bienvenue dans la classe 2 newbie, tu peux faire semblant d'être un homme maintenant /-'




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[CdC Blaze] Le vent qui souffle sous la Lune [Terminé]

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