AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Les ailes porteuses de mort [EVENT]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatarQuintessence de l'Absurde


Messages : 334
Localisation : Là au bon endroit. Au bon moment.
Autre Indication : Maître des Echecs.
Groupe : Lui-même.

Feuille de personnage
Niveau:
20/20  (20/20)
Points d\'Expérience:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mar 3 Mai - 12:56


Criméa, sans doute l'un des pays les plus cléments du continent. La température n'y était ni trop chaude ni trop fraîche, et la terre était riche. Un pays où la noblesse de l'âme était mise en avant, ou la droiture était maîtresse. Les petits gens ne manquaient de rien, puisque la terre était fertile et produisait tout ce dont ses habitants avaient besoin. Blé, légumes et fruits, vastes pâturages pour les bêtes... Il y avait peu de chance pour que les choses se passent mal, et même les catastrophes naturelles qui ravageaient les cultures étaient rares.

Pas cette fois.

C'était à n'y rien comprendre. Le printemps avait été riche en pluie mais pauvre en tempête, la terre était au mieux de sa forme lorsque les fermiers avaient commencés à ensemencer. Et puis d'un coup, alors que les blés dorés commençaient à briller sous le soleil, que les animaux s'engraissaient lentement mais surement, les fermiers avaient trouvés leurs cultures pourrissantes sur pieds, et les éleveurs s'étaient rendus compte que leurs bêtes étaient mortes, vidées de leur substance, sans aucune raison. A mesure que l'épidémie se répandait, les fermiers sentaient la crainte les envahir. Ceux dont les champs n'étaient pas encore morts craignaient pour leurs subsistance et surveillaient leurs cultures avec plus de vigilance que jamais. Ceux dont les bêtes n'étaient pas encore mortes les gardaient à l'étable et leur apportaient eux-même le foin qu'ils parvenaient à trouver, n'osant plus leurs faire brouter l'herbe grasse des champs.

C'était le cas dans ce petit hameau de frontière. Ils avaient vu arriver les colporteurs, qui venaient avec des nouvelles toujours plus alarmantes. Le fléau se déplaçait, et il venait dans cette direction. Ils le sentaient tous venir... Ils avaient peur que la catastrophe ne s'abatte sur eux. Ils gardaient les yeux rivés sur leurs cultures, et sur le ciel, à la recherche des ailes porteuses de mort qu'évoquaient plusieurs rumeurs.

Ce matin-là, le ciel se couvrait d'étranges nuages...

___________

Bienvenue à ce nouvel Event !
L'action se passe à Criméa, dans un petit village de la frontière entre ce pays et son voisin Beignon. Les témoignages ont largement fait le tour des villages, portés par les marchands ambulants et les colporteurs, et les populations criméanes commencent à vivre sur leurs réserves. A vous d'inventer la raison de votre présence ici.

Le premier tour est un tour d'intro. Les rumeurs laissent entendre que le fléau n'est pas d'origine naturelle, qu'il serait porté par ce que les paysans appellent les "ailes de la mort". A vous de découvrir ce que ça peut bien vouloir dire~

L'ordre de passage est libre pour ce premier tour, mais devra être conservé par la suite, sauf indication de ma part.

Bon jeu ! Et surtout bon courage~♪


"Les Dieux jouent avec les Hommes.
Moi, je me joue des Dieux."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 259

Feuille de personnage
Niveau:
5/20  (5/20)
Points d\'Expérience:
59/100  (59/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mer 4 Mai - 13:50

La peur gagnait Criméa petit à petit. Les rumeurs concernant la Sorcière du désert qui avaient fini par se tarir avec le temps remontaient. On ne pouvait s'empêcher de trouver des coïncidences, des ressemblances... Pourtant en écoutant les témoignages, Mysti ne retrouvaient pas exactement les indices qui pouvaient faire penser à un retour de la fameuse War. Cette dernière se contentait de monter les êtres les uns contre les autres, de les regarder se déchirer sans pitié. Les paroles de Blaze lui revenaient alors en mémoire. Nailah pensait qu'il y existaient peut-être des complices. Des Cavaliers de l'Apocalypse venus répandre la désolation sur terre. Il n'y croyait pas, mais force était de constater que ce nouveau fléau allait en ce sens. Ou bien était-ce les membres du Black Fang qui faisaient payer à la nation tout entière la fuite d'Akamae pour la leur revendiquer ensuite ?

"J'affabule sans aucune preuve... Il faut que je me concentre sur les faits."

Et des faits, il ne connaissait que la version qui circulait depuis trop de jour déjà dans la capitale : une ombre noire, volante, qui asséchait les champs et dévastait les troupeaux. Personne ne parvenait à décrire son visage, son appartenance, la nature de sa monture si c'en était bien une...
La "créature", puisqu'il avait été décidé qu'on la désignerait ainsi, semblait suivre une trajectoire le long de la frontière est pour l'heure. Répondant aux ordres conjoints d'Elincia et Geoffrey, le général avait décidé d'envoyer plus de quinze unités de réserve de l'armée en renforts de celles déjà en poste, afin de sécuriser le périmètre. Lorsque la question du prochain lieu "d'attaque" théorique fut soulevée, il se referma, médita longuement. Il savait qu'il aurait carte blanche, mais il ne désirait pas envoyer l'armée royale à la mort... et il comprenait qu'on veuille le dissuader de partir seul, la dernière fois suffisait à lui faire redouter ce qu'il verrait là-bas.

Le lendemain, les ordres qu'il avait couché sur papier partirent vers les unités respectives. Lui-même se présenta à l'une des plus vaillantes forces que Criméa ait compté à ce jour : les cavalières-pégases, dirigé par Elincia en personne lorsqu'elle prenait les armes. Les fières défenseures du ciel se tenaient droites devant leur monture attentive, prêtes à répondre à n'importe quelle mission.


"Je vais être franc avec vous : nous ignorons ce qu'est cette menace. Je ne veux que des volontaires qui m'accompagneront pour sonder le ciel. Je n'emmène moi-même que deux mages d'élite, suffisamment robustes pour faire face à toute éventualité. Les chances d'en revenir vivants, s'il s'agit du même type d'ennemi que j'ai rencontré l'an passé, sont très faibles. Ne vous attendez pas à revenir. Ne vous attendez pas à triompher, mais faites tout pour. Nous ne courons pas vers le suicide, mais notre survie n'est pas garantie. Je protègerai chacun de vous aussi longtemps que je le pourrai et peu importent les risques."

Mysti eut la gorge nouée quand, d'un même geste, la totalité de l'escadron fit un pas en avant. Il ne pouvait décemment pas enlever toutes ces personnes à Criméa, et il avait compté sur l'intimidation pour en faire reculer certains, sans succès. Il en avait pourtant convenu avec les dirigeants : cinq d'entre eux seulement. Tout ce que pouvait se permettre les régiments en attendant de connaître la nature exacte de la créature. Serrant les poings, il décida de jouer sur des critères qu'aucun ne pourrait réfuter.

"Celles qui ont un conjoint et des enfants reculent !"

Interloqués, les cavalières s'entre-regardèrent. Elles comprenaient, doucement, que l'enjeu relevait de plus qu'elles ne l'imaginaient. La patrouille comportait plus de risques, plus d'incertitude que d'ordinaires... Une bonne moitié recula, le regard baissé mais le buste toujours droit. Elles craignaient désormais pour leurs compatriotes. Pourtant, il y en avait encore trop.

"Celles dont les pégases se sont blessés dans les six derniers mois, reculez !"

Nouvelle vague de surprise. Le groupe se réduisait significativement, mais pas encore assez.

"Vous pouvez encore reculer. Il me faut cinq d'entre vous. Les meilleures.
-Nous prêtes à défendre Criméa, général !
-Sur nos vies !
-Sur nos serments !
-Bon... dans ce cas... Que celles qui n'ont jamais combattu seules et isolées reculent. Qu'il s'agisse de survie, d'une agression ou d'un problème qui semble impossible à résoudre en apparence... à moins d'un miracle."

Les rangs se clairsemèrent encore un peu et il ne resta plus que sept cavalières, droites comme leur lance, le regard empli de détermination et d'une lueur qui disait "Je n'ai plus rien à perdre." Mysti se résigna à trancher arbitrairement et passa devant chacune d'elles tour à tour, les sondant aussi loin que ses sens magiques le lui permettaient. Il s'arrêta devant une première femme et soutint un très long moment son regard d'acier. Tendant un bras vers l'avant, paume repliée au niveau de la poitrine, il attendit qu'elle s'en empare pour lui serrer à la manière de guerriers.

"Bienvenue dans la patrouille."

Il refit de même avec les quatre suivantes et la petite équipe se retira pour aller préparer les pégases et du nécessaire de survie à emporter. Mysti observa les deux autres tour à tour et posa une main sur leurs épaules.

"Yune vient peut-être de vous sauver la vie. Ce n'est pas une punition, croyez-moi. Rompez."

***
Les trois mages au sol et les cinq pégases dans les cieux tâchaient de ne pas se perdre de vue. Afin de pouvoir communiquer facilement, ils utilisaient des miroirs entre eux afin de se parler par codes. Les femmes conservaient ainsi une bonne altitude pour tout voir et aussi loin que possible. En cas d'urgence et s'ils perdaient leur propre miroir à cause d'un accident de terrain ou d'une quelconque agression, Mysti et ses deux camarades de glace et de foudre pouvaient également lancer un signal en l'air, de façon à signaler leur position.

Ils arrivèrent après plusieurs heures de vol et de chevaucher en vue du fameux village, hypothétiquement prochaine cible du désastre, et firent le tour des lieux rapidement. Pour l'heure, rien de suspect.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
Félicia
avatarBeorc


Messages : 64

Feuille de personnage
Niveau:
18/20  (18/20)
Points d\'Expérience:
83/100  (83/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Jeu 5 Mai - 11:57

Mine de rien, c'est pratique une lance. Dans les combats, ça permet à une p'tite crevette comme elle de pas se retrouver au milieu des bourrins et au civil ça sert à plein de trucs ! Tâter un terrain instable, faire tomber des fruits...ou servir de canne après avoir vu le fond de la bouteille. Celui-ci était arrivé bien vite d'ailleurs, hélas.
Félicia regarda à nouveau l'ancien contenant de sa liqueur pâteuse, avant de l'abandonner sans plus de manières avec un soupir contrarié. Lorsqu'elle l'avait sortie de son sac, la bouteille était déjà à moitié vide. Bon, ça n'avait pas empêché l'ex-chevalière d'essayer d'y noyer ses soucis, mais ceux-ci avaient encore pied...
Fatiguée et quand même pompette, la minette s'appuyait nonchalamment sur sa lance en avançant vers Criméa. Elle aimait bien Criméa, un chouette pays avec des gens sympas (même s'ils s'acoquinaient dangereusement avec les sous-humains) avec un chouette climat.


"Pas comme ce foutu pays de cons de Daein..."

La lancière posa son sac quelques secondes et le fouilla, un peu maladroitement, à la recherche quelque peu désespérée d'une réponse à son besoin d'ivresse mais en vain. Félicia soupira à nouveau, balançant son sac sur son dos après l'avoir fermé et recommença à avancer. Il lui semblait apercevoir un village par là-bas, à l'allure campagnarde. Hé, c'était le bon plan ça, avec un peu de bol ils auront un alcool digne de ce nom, p'tet même un fruité et pour pas trop cher !
Motivée à avancer la minette allongea le pas en profitant du paysage, avant de remarquer après un moment des formes familières dans les cieux. Des chevaliers-pégases ! Au début enjouée, son enthousiasme retomba comme un soufflé alors que leur vision la renvoyait à ses propres échecs. Cela ne l'empêcha pas toutefois de continuer à les regarder en progressant, rêvant de l'époque si brève où elle comptait parmi leurs rangs, et de celle, tant désirée, où elle pourrait les rejoindre à nouveau. Mais ça, elle n'y croyait pas trop...
Un mauvais pressentiment commença à gagner Félicia lorsqu'elle aperçut les cavaliers au sol. La sensation désagréable lui serra petit à petit la poitrine lorsque la lancière remarqua la patrouille en train d'effectuer une ronde autour du village.

Au premier regard cela semblait banal. Après tout, le monde n'a jamais été vraiment sûr et ne le sera sans doute jamais, c'est dans la nature humaine. Par conséquent, surveiller son territoire était une chose tout à fait normale, en particulier à l'aide d'unité aérienne. Félicia était bien placée pour le savoir, mais c'est justement ce qui la dérangeait de plus en plus. Elle avait l'intime conviction que cette petite escouade et ses trois cavaliers n'étaient pas là pour une patrouille de routine, et la lancière craignait fort que ça n'ait un lien avec les rumeurs sinistres qu'elle avait pu entendre par-ci, par-là.
Et merde, à tous les coups elle allait encore se fourrer dans des histoires pas possibles...sa curiosité et l'appel du devoir la firent hésiter à faire signe au cavalier de tête pour essayer de se renseigner. Cependant, la minette n'était plus soldate, et certainement pas de Criméa. La dernière chose qu'elle souhaitait, c'était se retrouver embarquée dans des histoires sordides où elle risquerait sa peau ! Tout ce qu'elle désirait en venant ici, c'était se reposer un peu, boire un coup, et repartir avec de quoi se...désaltérer sur la route.
Félicia jeta un oeil à ses équipements décolorés, nostalgique de l'époque où elle portait fièrement les couleurs de sa patrie, mais en même temps soulagée de n'avoir l'air que d'une simple voyageuse portée sur la boisson. Au moins, on ne lui en tiendrait pas rigueur si elle s'enfuyait en cas de grabuge...elle n'était pas assez brave pour aller risquer sa vie pour de parfaits inconnus qui n'étaient même pas de son pays.

En revanche, subsistait une question : Se tirer maintenant, décuver sur le chemin en économisant quelques sous le temps de trouver un autre village, ou tenter sa chance ici malgré tout ? Le sentiment d'ivresse était à peine léger, frustrant en vérité. La minette regarda autour d'elle, cherchant une éventuelle menace. Bon, voyons le bon côté des choses, une petite troupe mobile, même dirigée par ce qui semblait être des mages, n'était sans doute là que pour chercher quelque chose et l'arrêter si nécessaire. Ce n'était pas impossible qu'ils soient simplement à la recherche d'un criminel en fuite, ou quelque chose du genre !
Si l'idée de se retrouver nez à nez avec un tueur en série, un violeur récidiviste ou un voleur de pommes ne plaisait guère à Félicia, elle estima que le danger était minime, surtout en présence des gardes de Criméa. Hé oui, c'était bien pour ça qu'ils étaient là non ? Aussi, sans parvenir à se défaire de l'anxiété qui couvait au fond d'elle, la lancière s'aventura vers le petit village à la recherche d'une issue à sa "soif" frustrée en gardant un œil sur les chevalières du ciel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMarqué


Messages : 245
Age : 21
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
94/100  (94/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 9 Mai - 19:51



De malfaisants nuages parcouraient le ciel en ce jour, Blaze écoutait les murmures de Kaze, le vent lui semblait souillé, impur, terriblement inquiétant. Ce type de vent n’inspirait que la mort, tel le souffle d’un homme qui quitte son corps. C’était ce type de vent, mais partout. Il n’était pas le seul à trembler, un Laguz loup venant droit d’Hatary se tenait à ses côtés, et dire qu’il était nerveux aurait été généreux. Non, ses sens de Lague plus aiguisés que les siens l’alertaient de tous les côtés, en ce sens, Blaze était chanceux de ne pas ressentir aussi bien ce malaise ambiant.
 
Ah oui, ce Laguz est un des messagers de Nailah, suite à ses rumeurs, la reine d’Hatary y vit immédiatement le message qu’elle avait réussi à décrypter, et ainsi, envoya un messager faire le lien avec Blaze, qui se trouvait encore dans la zone et avait déjà commencer à investiguer. Ceci était quelque chose de rare, sa vraie nature était un voyageur, pas un soldat, mais c’est exactement parce qu’il voyage pour lui que ce qu’il est le plus désigné pour servir de représentant d’Hatary. Veillant d’une oreille vigilante et d’un œil acéré, il était un voyageur avec pour seconde vie, le soldat. Pas l’inverse. Ainsi, il remplissait ce rôle particulier à merveille, mais aujourd’hui, rester passif serait le pire affront. Les dires de Nailah étaient peut-être vrai ! Malgré sa confiance en Mysti, Blaze conservait la vérité de Nailah comme absolue, et aujourd’hui serait le moment de voir si elle avait raison.
 
-Bien, d’après les rumeurs, les ailes de la mort seraient ici…
-Avec un nom pareil… Penses-tu que c’est la même chose que ce qui s’est passé il y a un an dans Hatary ?
-Je prie pour que non, mon frère… Tu as reçu des ordres de notre reine ?
-T’assister, elle te fait confiance.
-Alors voici le plan : Tu restes en arrière, du début jusqu’à la fin, et tu ramènes le rapport à Nailah.
 
Le Laguz eut un mouvement de recul, puis serra les dents, offensé devant l’attitude de Blaze. Il fallait dire qu’il avait grandi, gagné en musculature, ainsi qu’en force et même en charisme. La neutralité et le manque de panique rendant le Laguz méprisant envers lui.
-Si on se fie à ce que le rapport de l’année dernière explique, reste en arrière. On te contrôle, je meurs, tout le monde meurt. On ME contrôle, tu peux me fuir, ou même me tuer. Tu rejoindras bien plus vite Hatary que moi, donc ton rapport arriverait plus vite.
-Et laissez un frère mourir ? Plutôt brûler en enfer !
-Je vais te demander de réfléchir comme un Beorc. Ton objectif est d’observer et de tout rapporter à Nailah. Mais promet moi de me ramener à Hatary une fois ceci terminé… Ou mon sabre si j’y passe…
-J’aimerais te promettre plus…
-Me promettre que je survivrais ? Que je reverrais ceux que j’aime ? Balivernes, ma route n’a jamais été certaine, pas plus qu’aujourd’hui. J’ai flirter avec la Mort trop de fois pour compter, alors laisse-moi m’en charger.
 
Sur ces paroles, Blaze fit une accolade à son confrère Laguz, les deux hommes avaient leurs ordres et leurs directives et ainsi, le Loup se transforma et se mit de loin, très loin avant de reprendre forme humain et chercha à suivre depuis une distance sûre le bretteur. Il s’en mordait les dents d’être retenu de participer à ce combat, mais personne n’oserait défier un ordre direct de la reine d’Hatary. Son ordre était de porter assistance à Blaze Kazeroï, donc de suivre son plan et ses ordres… Mais quelle misère, un Laguz observant un combat de loin comme un frelon de Beorc, attendant que l’orage passe pour se repaitre des cadavres. Quel ironie…
 
De son côté, Blaze entreprit de se laisser guider par le vent, une fois de plus. En marchant à un rythme lent, il se lança dans un enchainement d’exercice d’escrime, échauffant ses muscles, peut-être pour rien, mais aucun facteur ne le troublait plus que ces nuages… Un fléau détruisant les récoltes, la terre pourrissait, le bétail mourrait, le tout dans une putréfaction immonde… Ceci n’avait rien de naturel ou de rassurant durant cette période de l’année particulièrement. Alors il marcha, maître de son destin, et leva les yeux au ciel, observant une escouade de chevalier pégase. L’idée que Mysti pouvait y être effleura son esprit, mais il s’y résigna, Mysti était un mage, pas un guerrier du ciel. D’ailleurs, dans son rayon de vue se plantait une lancière, qui semblait un peu… hors de l’eau pour être honnête. Blaze décida de continuer sa marche vers le vent, apportant à sa bouche sa bouteille de liqueur.
 

« Nothing like a good drink… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaak
avatarBeorc


Messages : 449
Age : 21
Localisation : Ouest de Begnion

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
14/100  (14/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mar 17 Mai - 23:16


Une impression de déjà-vu, ponctuée d'amertume, traversa l'esprit du voyageur. Aussi loin que sa vue fatiguée le lui permettait, il ne percevait qu'un funeste paysage. Quel sinistre démiurge s'était fait peintre de cette nature morte ? L'iris de cobalt de l'errant semblait se ternir à mesure que l'empyrée s'apprivoisait la couleur de la cendre et de la fumée. Devant lui, le heimatlos découvrait une région méconnue, presque corrompue par les affres de la sénescence. Les plaines de céladon laissaient place à des steppes poivre et sel. La sylve, elle, s'émaciait peu à peu, soumettant aux spectateurs le panorama sordide digne d'une multitude de squelettes à l'éclat fade. Et au cœur de cette flore qui se meurt, le règne animal y trouvait son ossuaire à ciel ouvert.

Une odeur familière au nez d'Isaak se répandait à travers cette région morbide de Criméa.
Celle de la Ruine.

Malgré son allure taciturne, le Fauve Noir n'en restait pas moins surpris de cette découverte. Lui, qui fuyait toujours plus vers l'Ouest en quête de vérité, poussé par les vents du destin, paraissait attiré par le désastre. C'était par ce même malheur que le porteur de l'Épée maudite s'était résolu à quitter Begnion pour s'enfoncer vers l'Occident. Là-bas, son mercenariat avait touché à sa fin. Le revers de la médaille, en quelque sorte. Victime de son propre succès, Isaak inspirait finalement la crainte, tant pour les villageois qui faisaient appel à ses services, qu'envers ses proies. Au point que les autorités décident de museler la bête en lui proposant de rejoindre réellement les rangs de la nation du Milieu. Une offre alléchante, au prime abord, mais qui ne convenait en aucun cas à Isaak. Ce dernier, avide d'une liberté jamais connue jusqu'à présent, refusa rapidement, préférant se consacrer à sa recherche d'identité. L'offre de Begnion était cependant de celles qui ne devait pas se refuser.

Par ce rejet de l'autorité, celui qui autrefois était le glaive sauvage de la Justice fut réprimé pour redevenir un paria, dépeint grossièrement comme une bête avide de vengeance. L'image du mercenaire ternie, ce dernier perdit les faveurs de la plèbe qui comptait jusqu'à présent sur ses services. La prochaine étape consistait en la traque. Une fois encore, Isaak fut rejeté par la majorité, considéré comme une menace. Y avait-il un lieu où le blondin pouvait connaître la tranquillité ? Aucun, apparemment. Le bretteur était à priori condamné à une vie d'errance, fuyant une société incompatible avec son mode de vie.

Que lui restait-il, au final ?
L'aumônière lourde, la gibecière pesante, mais le cœur encore vide, Isaak cherchait à combler cette vacuité latente. Son identité première constituait bien entendu une grande partie de ce gouffre à combler. Mais une présence singulière dans l'esprit du marginal incitait ce dernier à aller plus loin dans cette odyssée mnésique. Elle hantait comme une énigme les rêves du jeune homme. Elle était une interrogation ailée, une inconnue mais pourtant quelqu'un de cher aux yeux du blondin. Paradoxalement, quand bien même le souvenir de son parfum, de son visage ou plus simplement de son identité, lui paraissait totalement abscons, une sensation nette et puissante émergeait à chaque fois qu'il y songeait.
Elle était la seule qui encore aujourd'hui lui donnait de l'espoir.

Intrigué par cette curieuse sensation qui lui prenait à la poitrine, l'ancien Louka se mit en route vers l'Ouest, ses escapades antérieures dans le vieil Est ne lui ayant apportés que des mésaventures. Enfin aux portes de l'Ouest nouveau pour Isaak, son corps fut pris de léger soubresauts. L'impression ressentie lors de son arrivée l'envahit une fois encore. Et elle n'évoquait rien de bon dans son passé criblé de troubles. D'ordinaire - et qu'un désarroi pour le bretteur que de qualifier cette atrocité de quotidien - Isaak vivait dans le chaos de l'esprit. Sous le sobriquet de Moine Fou, il avait répandu sous le prétexte d'une occulte religion sa lumière corruptrice. Germe du genre humain maléfique, il avait provoqué une véritable peste de l'âme. Dans l'Est montagneux, les récits de viols, meurtres, crimes absurdes se multipliaient. Des villages entiers se faisaient sanatorium, lazaret et autres sanctuaires de la morbidité spirituelle.

Le heimatlos assistait à présent à un tout autre fléau, ravageant la Nature même. À mesure qu'il progressa de village en village, il ne fit que s'enfoncer davantage dans la gangrène des champs, la pestilence des cadavres du bétail. Seulement, aux yeux des paysans qui subissaient de plein fouet cette catastrophe, Isaak ne faisait pas simplement figure d'errant. Son air neurasthénique, insufflé par les déceptions successives dont faisaient preuve la société à son égard, tout comme sa cape d'ébène, mais surtout son épée au lustre abyssal lui conféraient une démarche de Faucheuse tout au long de son vagabondage. Dans l'ombre, les regards scrutaient avec une certaine hostilité le passage du Fauve Noir. Il connaissait bien cette œillade farouche. Lui aussi était passé par là, d'une manière ou d'une autre : l'Homme cherche toujours une réponse à ses questions, un responsable à ce qu'il ne peut expliquer.

Mais qu'il soit le bouc-émissaire ou non de ce désastre, Isaak n'en avait cure. Il marchait, déterminé, guidé avec l'intime conviction d'être sur la bonne voie. À force de vivre dans les ténèbres, il s'était persuadé de pouvoir y trouver la clarté empennée qu'il recherchait, comme lors de leur première rencontre. Il avança donc, s'enfonçant davantage dans la ruine qui sévissait dans la région, pour trouver la lumière au plus profond des ténèbres. De village en village, de champs dévastés en fermes ravagées, l'orphelin arriva finalement à ce qui lui paraissait être la fin de son voyage. L'herbe était encore verdoyante et le blé luisait encore d'un éclat doré au gré du vent. Mais un terrible climat de tension s’exerçait sur le bourg où le spadassin mit le pied. Au mépris des paysans se succéda dans leurs yeux la pression, celle d'être le dernier bastion de la providence, cerné par la désolation.

D'une même manière, l'exilé partageait aussi ce ressentiment. L'inquiétude populaire, couplée à la présence croissante du corps militaire du pays, laissèrent indiquer que l'endroit allait être le théâtre d'une sombre machination. L'homme à l'épée obscure leva la tête à l'entrée de la bourgade, constatant l'étouffement du vent. Aucun doute pour le damné; il venait de porter ses pas dans l’œil du cyclone, d'une tempête naissante. Un maelström tout entier de noirceur qui ne présageait rien de bon…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://estcequecestbientotlapero.fr/
avatarQuintessence de l'Absurde


Messages : 334
Localisation : Là au bon endroit. Au bon moment.
Autre Indication : Maître des Echecs.
Groupe : Lui-même.

Feuille de personnage
Niveau:
20/20  (20/20)
Points d\'Expérience:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 23 Mai - 12:00


La maire du village regardait avec anxiété depuis l'entrée du village. Ce dernier ne possédait pas de fortifications, mais comprenait tout de même deux axes principaux, et c'est à la sortie de l'un de ces axes qu'attendait la femme, âgée d'une trentaine d'années. Un messager lui avait fait part de la volonté de la capitale d'aider les villages menacés, et elle attendait depuis la veille maintenant l'arrivée d'un contingent de soldats. Aussi, lorsqu'elle vit briller au loin les plastrons des soldats et des cavalières-pégases, elle sentit un immense soulagement envahir sa poitrine. Si, comme le disaient les colporteurs, la menace n'était pas d'origine naturelle, les troupes de Criméa pourraient très certainement les protéger...

Prenant les devants, la maire s'avança sur la route par laquelle arrivaient les soldats, épaulée par son mari qui l'aidait dans la gestion du village. Lorsqu'elle arriva enfin à portée du générale, elle ne put réprimer une légère grimace. L'envoyé de la reine lui semblait bien jeune... Mais si il était efficace, elle n'y verrait rien à redire. Elle le salua à sa manière, un peu rustre, en effectuant une révérence maladroite.

« Ah, seigneur, c'est le ciel qui vous envoie ! Mes gens sont de plus en plus effrayés, je vous en prie... Faites quelque chose... »


___________

En bordure d'un champ, les paysans regardaient le passage de l'homme blond. Son allure sinistre ne leurs inspirait pas confiance, mais s'ils le regardaient avec des yeux méfiants, ils avaient eux aussi entendus les rumeurs, et ils savaient que la menace venait du ciel et non de la terre... Un voyageur seul ne les inquiétaient donc pas, même s'ils auraient préféré le voir ailleurs que si près de leurs champs. La crainte les rendaient légèrement paranoïaques...

___________

A mesure que l'heure tournait, l'atmosphère devenait de plus en plus nerveuse parmi les paysans. Ils scrutaient le ciel, à la recherche de la moindre indication de la venue de ce qui décimait leurs ressources... Ils en avaient douloureusement conscience, depuis quelques jours. Ils étaient la prochaine victime. La maire guidait le générale et ses hommes vers le village en leur expliquant l'atmosphère régnant au sein de la population, et alors que les quelques personnes restées au village voyaient arriver avec une certaine méfiance deux nouveaux baroudeurs, un homme arriva en courant sur la place centrale, l'air totalement paniqué.

« Les ailes ! Les ailes de la mort ! Elles arrivent ! A l'est ! »


Le pauvre homme était essoufflé, ayant visiblement couru pendant de longues minutes en criant à tout ceux qui pouvaient bien l'entendre. Son arrivée dans le village, ces mots à la bouche, ne manqua pas de créer un mouvement de panique au sein de la population. Les paysans se précipitaient sur leurs fourches et leurs pics, déterminés à ne pas laisser leurs récoltes sombrer comme celles des villages voisins.

En effet, haut dans le ciel, on pouvait voir une forme noir rappelant une paire d'ailes.

___________

Bien, à présent les choses sérieuses commencent ! Chacun de vous a pu voir le paysan débouler en criant, vous pouvez compter sur le fait qu'il soit passé devant chacun de vous. Et si cela ne devait pas avoir lieux, vous ne manquerez pas de remarquer le mouvement de foule.

A vous de voir ce que vous comptez faire. Aller voir directement ? Essayer de contenir la foule pour qu'elle n'aille pas bêtement se suicider ? A vous de choisir~

L'avenir de ce village dépend de vous !


"Les Dieux jouent avec les Hommes.
Moi, je me joue des Dieux."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 259

Feuille de personnage
Niveau:
5/20  (5/20)
Points d\'Expérience:
59/100  (59/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mar 24 Mai - 16:08

Mysti ne se formalisa pas de l'accueil qui manquait de chaleur, les circonstances aidant à la méfiance et à la peur plutôt qu'à la bonne entente et au partage. Selon la procédure convenue, sitôt arrivées en vue du village, les cavalières-pégases rompirent leur formation pour aller survoler les champs alentours, cherchant des indices sans rester trop loin toutefois. Au sol, les cavaliers arrivèrent devant une personne qui se présenta comme la mairesse. Ils posèrent aussitôt pied à terre pour écouter de plus amples explications.

"Le seigneur, certes non, mais Elincia est à l'écoute de son peuple et entend le protéger de son mieux, comme toujours. Je suis le général Mysti de Méline et l'escadron qui m'accompagne est déjà en repérage. Si vous en avez, j'ai besoin de connaître dès maintenant l'état des défenses de ce village et d'éventuelles pertes ayant déjà été recensées."

Guidés au milieu des villageois anxieux, les mages eurent à peine le temps de souffler que déjà un homme accourait en donnant l'alarme.

"Déjà ?!"

Inévitablement, un mouvement de foule se créa, et la révolte s'empara du peuple en quelques secondes. Le général remonta aussitôt en selle et scruta le ciel, mais pour l'heure il ne vit rien. Il fit alors en sorte de se placer au centre de la plus grande place et lança d'une voix forte :

"Si l'ennemi vient du ciel, vos fourches ne vous serviront à rien, et vos arcs pourraient blesser les nôtres ! Rentrez dans vos maisons et enfermez-y-vous ! Je jure sur ma vie que je ferai tout mon possible pour écarter cette menace, au nom de Criméa ! Aidez-moi dans cette tâche en écoutant mes ordres ! Facilitez-nous le passage ! Mettez-vous à l'abri ! Des pégases volent déjà là-haut dans l'espoir de repérer et dérouter ces fameuses "ailes de la Mort" !"

A l'aide de son miroir, il indiqua aux chevaliers du ciel la situation afin qu'elle se regroupe en position de combat. Les deux mages de foudre et de glace trouvèrent une position abritée par des arbres et sortirent leurs tomes de longue portée. Le général s'était promis d'apprendre rapidement à manier de telles armes en entendant parler de la menace, mais le temps lui manquait, aussi avait-il veillé à s'entourer de confrères qui pourraient toucher plus haut et plus loin que le commun.
Puisqu'il était pour le moment impuissant, Mysti s'efforça au mieux de calmer et raisonner les paysans. Ils ne pouvaient rien. Toutefois, dans l'optique d'utiliser leur colère positivement, il leur promit que si la source de la menace venait à se poser au sol, il les autoriserait à charger. Il savait évidemment que ce serait du suicide et espérait ne pas avoir à donner pareille permission, mais cela sembla apaiser les esprits les plus échauffés. Pour l'heure du moins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
Félicia
avatarBeorc


Messages : 64

Feuille de personnage
Niveau:
18/20  (18/20)
Points d\'Expérience:
83/100  (83/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mar 24 Mai - 17:32

Quelque chose dans l'ambiance générale dérangeait vraiment la fille du ciel. Les pégases étaient repartis patrouiller dans les environs alors que les regards se faisaient lourds sur son passage. Félicia serra un peu plus sa lance, finissant par devenir nerveuse d'être épiée de cette manière. Très clairement, elle n'était pas la bienvenue...mais elle gagea que le village avait connu des déboires avec des étrangers de passage. C'était probablement ce que recherchaient les chevaliers célestes...
Mais non, ça n'avait aucun sens. Une escouade entière ne serait pas dépêchée juste pour poursuivre un seul criminel, surtout avec trois cavaliers à terre. Cette formation clochait définitivement et la jeune femme ne parvenait pas à trouver une raison rassurante à toute cette agitation. De plus, elle n'était pas la seule à faire halte dans le coin. Un peu plus loin la lancière pouvait apercevoir un rouquin vêtu bizarrement, se disant qu'il s'agissait soit d'un original, soit d'un voyageur venu de très loin, ainsi qu'une silhouette plus inquiétante. Sa mère lui aurait probablement fait un sermon quant au fait de juger les gens sur leur apparence, mais Félicia ne put s'empêcher d'avaler sa salive, la gorge sèche. Ce type en noir ne lui disait rien qui vaille...

Un autochtone passa en courant, criant à en perdre ses poumons que les ailes de la mort arrivaient. Un frisson d'angoisse traversa son échine, dans quel merdier se retrouvait-elle encore ? Elle voulait juste picoler elle... Immanquablement, les villageois commencèrent à s'agiter et la jeune femme jugea plus sage de s'éloigner un peu de la masse, mais pas de trop pour pouvoir suivre un peu les événements.
Quoi que soient ces "ailes de la mort", il était plus ou moins évident qu'il s'agisse d'une menace volante et l'ancienne chevalière du ciel aurait parié sur une Wyverne - qui aurait pu être suffisamment tordu pour pervertir un pégase au point qu'il inspire la crainte ainsi ? - et probablement domestiquée en plus... Ces cousins des dragons vivaient loin, à Daein. Aucune chance d'en rencontrer une sauvage dans la région, et certainement pas hostile et intelligente au point de causer une panique pareille tout en n'ayant pas encore été arrêtée par les patrouilles aériennes, ou même terrestres.
Dans tous les cas, Félicia était coincée ici et elle le savait. Que ce péril mystérieux soit une wyverne, un pégase ou même un Laguz - une hypothèse qui laissait la jeune femme sceptique au vu de l'entendre entre Criméa et les sous-humains - il serait vain de fuir à pied, surtout seule. Elle s'offrirait simplement à la mort si elle essayait. Toutefois, au vu de la nervosité ambiante, Félicia craignait d'être accusée de complicité avec la menace volante, de l'avoir attiré ou, d'une façon plus crédible mais pas moins inquiétante, poussée sur le devant de la scène pour l'affronter. Heh, c'était ça de se trimbaler avec une arme et une armure.

Au moins le chef de la patrouille, un général Criméan si elle avait bien entendu, essayait de canaliser un peu la foule et d'inciter les villageois à se cloîtrer chez eux. Intérieurement, l'ancienne fille du ciel approuva cette décision d'éloigner les civils du combat à venir, et se mordit les lèvres en angoissant déjà du fait qu'il y allait avoir conflit. Elle serra ferment ses mains sur sa lance pour les empêcher de trembler. Peu violente, Félicia redoutait déjà d'aller affronter une menace pareille avec...rien d'autre que sa chance et ses mauvaises expériences. Chaque fois qu'elle avait pris les armes cela c'était mal soldé pour elle et son entourage, alors que devait-elle faire ?
Essayer de se cacher, quitte à s'humilier encore un peu plus et à vivre pour de bon dans la honte, jusqu'à ne même plus oser croiser son propre regard dans une glace ou bien faire honneur à ce devoir qu'elle avait fui et aux pauvres âmes tombées par sa faute ? C'est vrai que, si ses actes permettaient de sauver quelques vies innocentes ici, au moins pourrait-elle relever un peu le menton ou mourir un minimum dignement...

Félicia grimaça à cette pensée. Elle n'avait vraiment pas envie de crever, et certainement pas comme ça et loin de chez elle. La lancière serra son pendentif dans sa main directrice, murmurant presque dans un souffle des prières pour implorer la bénédiction et la protection des Déesses et longea les murs, cherchant au moins à pouvoir apercevoir ces fichues "ailes de la mort" en réduisant les risques d'attirer son attention...après tout, avec une escouade de pégases, trois cavaliers et elle-même - même si elle ne vaut pas grand chose - ils devraient pouvoir mettre au tapis sans trop de risques leur ennemi, hein ?
Ah, et dire que sans son matériel elle aurait pu trouver une bonne excuse pour aller se planquer avec les autres sans chercher plus loin...si jamais elle survit à ce merdier il lui faudra une sacrée bouteille pour se remettre de tout ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMarqué


Messages : 245
Age : 21
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
94/100  (94/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mar 24 Mai - 22:12






Les yeux du bretteur passèrent sur le champ, la forêt, le village, et il repéra un autre bretteur, en noir... blond... Lui? Non... C'était une coïncidence, il retourna son attention sur la situation, cherchant à faire le vide en lui. Laissant son instinct enfouis au fond de son âme prendre le dessus, il finissait par ressentir un stress inhérent à la chasse... Comment on appelait ça déjà? Ah oui, être traquer. Tout allait de mal en pire, car ses mains tremblaient. Une sensation de vulnérabilité l'habitait, tel un lapin noir sur la neige fraiche, en plein hiver et tout les renards prêt à le tuer. Aucune protection ne pouvait l'abriter : les arbres semblaient être des buissons à peine assez haut pour le couvrir. En s'enfonçant dans le village, un homme courrait, hurlant l'arrivé des ailes de la mort... Blaze haussa un sourcil, cachant maladroitement son anxiété. La population se soulevait soudainement, cherchant à combattre cette menace pour protéger leurs récoltes, une réaction bien normale, qui risquait des les tuer. Un certain général semblait tenter de les calmer, expliquant qu'il y avait déjà une unité de chevalier pégase dans les airs. Il jeta un œil et remarqua en effet un régiment de femmes en armure chevauchant ses magnifiques bêtes, à travers des nuages ressemblant à une paire d'ailes... Reportant ses yeux sur le discours du général, il se rapprocha et découvrit, avec un mélange de joie et de dégout, Mysti de Méline. Le général de Criméa qu'il connaissait bien. Et fallait que ce soit lui... Bien évidemment. Cette nouvelle n'était... pas réellement une bonne en vérité, pourtant il devrait s'en réjouir. Les cris de la population lui rappela la situation : les pauvres fermiers formulaient des plans, tel un encerclement, à ces mots.


(La seule chose qui nous encercle, c'est la peur, et bientôt, des hommes morts...)


Blaze décida de garder profil bas tout en laissant le général connaître sa présence. Il se faufila à travers la foule en bousculant assez fort pour échauffer les gens, obligeant Mysti à regarder. Il lui jeta un œil froid et continua sa route vers un coin plus isolé d'où il serrait prêt agir. Ainsi commença un long questionnement mental... Il resta debout et observa lentement ses alentours, tentant de se calmer le plus possible. Le tout, c'était de rester loin de la masse et de tenter d'être inaperçu. Surtout que son épée dégageait la puissance du vent accumulé par son long voyage... peut-être que ce pouvoir lui servirait? Oserait-il invoquer un esprit du désert pour protéger Criméa? Nous verrons. Étrangement rassuré après ce monologue interne, Blaze soupira et arriva à la souple conclusion :


"J'espère qu'on va pas me ramener en morceaux, je serrais peut-être heureux de finir comme Mysti. Hah, ca m'en ferait une belle tiens!" 


Une main sûr arriva sur son sabre, le Marqué sortit pour aller de cachette en cachette et prit le temps de vérifier ce qui risquait de devenir un champ de bataille. L'air se faisait vicié, les ombres gagnaient en taille, le noir prenait le pas sur le blanc. Tel une Lune sans Soleil, une sorte d'éclipse annonçant une nuit éternelle. La peur le prit aux tripes, ses émotions devenaient instables, et l'attente devint insoutenable. Il tenta de regarder des alliés potentiels : Mysti et sa troupe semblaient les plus fiables, mais il y avait aussi le bretteur noir... Non, probablement un homme de passage. En revanche, une Beorc armée d'une lance semblait se tenir... mal à l'aise. Elle ne voulait pas être là, du moins, sa posture hurlait ceci, mais elle avait une lance, alors pourquoi pas...


Après une grande inspiration, Blaze garda dans sa main sans flasque et attendit, patiemment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaak
avatarBeorc


Messages : 449
Age : 21
Localisation : Ouest de Begnion

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
14/100  (14/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Dim 26 Juin - 1:32

Le zéphyr s'étouffait. Cependant, porté par un vent d'angoisse, la terreur elle s'insinuait peu à peu au cœur de la tempête. Dorénavant, n'importe quel campagnard du hameau criméan s'inquiétait à l'idée de voir son bétail ou son champ balayé par le battement putride des Ailes de la Mort. Accoutumé avec l'expression de l'effroi sous toutes ses formes, le bretteur à la flamberge d'ébène lisait la panique qui gangrénait les pupilles des paysans. Dans la tourbe agitée, il pouvait distinguer les tremblements, les idées confuses face à la catastrophe imminente. Nonobstant ce fatras d'êtres perdus dans la crainte, le blondin à l'épais manteau de ténèbres se confondit parmi les ombres afin d'évoluer vers l'épicentre de cette foule en crise.

Sur la grande place, le tohu-bohu peina à s'étouffer en l'absence de la magistrat trentagénaire de cette bourgade, partie recevoir une cohorte en provenance de la capitale. Dans cette assemblée d'anonymes, Isaak manqua de reconnaître un visage en particulier, l’œil captivé par sa crinière fauve. Mais le tumulte de la plèbe atteignit son acmé, forçant l'exilé à détacher son regard de cet ancien partenaire d'armes d'un instant. L'arrivée brusque d'un énergumène éreinté par sa course contre la Mort attira l'attention d'Isaak tout comme le vulgum pecus. Ce dernier s'immobilisa un instant, le temps de prendre connaissance de la situation. Tout en tendant une oreille, l'orphelin passa le bout de ses doigts le long des quelques blessures de ses bras afin de les palper, un tic qu'avait acquis le blondin au fil du temps.

La menace était proche, annonçait l'homme épuisé. Et elle venait par l'Est. Une indication plus que suffisante pour remettre en marche l'homme à l'épée délirante. Faisant fi de la mobilisation générale invoquée par l'officier de la capitale, Isaak entreprit sa route vers l'antre de l'Incarnation de la Corruption, guidé par le cliquetis inquiétant de son arme au contact de sa bourse. Il progressa lentement, tâchant d'évoluer dans une marée d'hommes et de femmes affolés en quête d'un abri sûr ou d'une arme quelconque pour certains. Dans le flux de bras et de jambes, des regards le dévisagèrent à plusieurs reprises. Il n'était pas question cette fois d'une crainte infondée envers Isaak. Les toisements se firent de moins en moins discrets, jusqu'à ce qu'un homme prenne l'initiative d'interrompre l'exilé dans sa marche, avec pour ambition d'inciter le bretteur à tirer son épée pour les intérêts du village.

À sa plus grande surprise, l'initiative du paysan attira l'ire de son allocuteur. Ce dernier, pris par une colère noir, ne tarda pas à saisir le villageois par la gorge et à l'immobiliser contre le mur d'une des maisons. Son visage affichait un calme menaçant, digne d'un blizzard mordant.
❖ Vous êtes bien tous les mêmes, à vouloir la sécurité et la paix en demandant aux autres de faire la guerre et de s'exposer au danger… Vous me répugnez tous, avec votre regard suintant l'innocence et la faiblesse d'un agneau. Maintenant dis-moi ! Dis-moi franchement, si je vais terrasser ce monstre que vous appelez "Ailes de la Mort" et que je reviens dans ce village, me regarderas-tu avec les mêmes yeux ? Si je reviens dans ce village en portant le sang de mon ennemi mêlé au mien, avec les yeux dévorés par la folie, regarderas-tu le monstre que je serai devenu avec les mêmes yeux que tu as en implorant mon aide ?

Isaak resserra sa poigne sur le villageois avant de le relâcher brusquement. Son œillade était encore habité d'un bleu d'une froideur redoutable. Nulle arrogance dans les propos du jeune homme : il était bien plus question d'une expérience récente et amère qui poussa le spadassin à refuser de tendre la main aux autres de crainte d'être ensuite rejeté en tant que monstre.
❖ Je l'éliminerai, votre aberration. Mais pas pour vous. Pas pour vos champs, ni votre foutu bétail. Pas pour le troupeau d'agneaux candides que vous êtes.

Juste pour répandre le conte du bretteur au manteau noir et à la crinière d'hélianthe jusqu'aux oreilles de l'être ailé qui berça autrefois Louka, le Moine Fou.

Isaak reprit sa route, n'ayant cure d'une quelconque réprimande venant d'un soldat criméan. Peu à peu, il quitta la grande place et l'agitation qui y régnait pour se rapprocher des Ailes de la Mort. Loin de la tragédie humaine, Isaak se sentait attiré par une chaleur nauséabonde. Un soleil noir maléfique, d'où jaillissaient par éructation des rais fétides irradiant de corruption. Le heimatlos était à proximité de la sortie du village, résolu à partir en croisade contre une abomination.

La main apposée sur le sommet du pommeau de son épée, il se laissa un instant engloutir par les délires mystiques de son arme. Un étrange rituel, destiné à ramener Isaak à la réalité, sa réalité. Un moyen de se rappeler qu'il n'avait aucune envie de devenir un alérion. Les loups solitaires dans son genre ne pouvaient que devenir des monstres craints de la majorité à force de gravir l'échelle de la puissance. Des monstres à chasser. Mais pour l'heure, Isaak était le chasseur. Seul ou accompagné, il allait à la rencontre de l'inconnu, l'esprit uniquement tourmenté par le spectre du passé et non de la crainte. Face aux Ailes de la Mort, l'escrimeur n'avait pas à ressentir l'effroi : il portait l'une de ses Plumes dans son fourreau et comptait bien l'utiliser pour annihiler l'Horreur de Criméa.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://estcequecestbientotlapero.fr/
Famine
avatar


Messages : 6

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mer 6 Juil - 20:09


Les paroles du général semblaient avoir fait leur office. Les villageois, plus terrifiés qu'autre chose, étaient heureux que quelqu'un prenne les choses en main, et la Maire aida Mysti à calmer ses ouailles et à leur faire regagner leurs chaumines. Mais les hommes se tenaient prêts, leurs fourches et leurs pics à portée de la main au cas où ils aient à intervenir... Certains même, qui avaient des arcs chez eux, s'étaient postés aux fenêtres et se tenaient prêts à tirer sur la menace s'ils la voyaient.

L'air se faisait progressivement de plus en plus lourd. A mesure que les secondes s’égrenaient, une odeur de pourriture embaumait l'air, étouffant les personnes présentes. Soudainement, un sifflement se fit entendre, tranchant les cieux, et une silhouette d'ébène sembla fendre l'air, fondant sur la formation de pégases qui surveillait le ciel.

___________

Il n'y en avait jamais assez. Jamais. La faim était présente, en permanence, tordant ses entrailles, mais elle n'en mourrait jamais, condamnée à perpétuellement la ressentir... Mais c'était une situation habituelle. Ce qui l'était moins en revanche, c'était la présence de véritable corps armés là où elle décidait de se nourrir. Les pégases volaient en formation dans le ciel, et peut-être étais-ce bien elle qu'elles attendaient... Très probablement en vérité. La cavalière s'était arrangée pour être aperçu et la rumeur avait dû se répandre. Peut-être allait-elle pouvoir enfin se nourrir d'autre chose que de bétail..? Oh, elle aurait très bien pu se nourrir sur les populations qu'elle avait déjà visités, mais c'était tellement plus amusant de les voir mourir de faim... Comme elle ne pourrait jamais le faire.

Un large sourire étira les lèvres de la Faim. Il était temps de laisser place à quelque chose de plus intéressant que de la simple observation... Ses cuisses se serrèrent autour de l'encolure de sa monture, une immense Wyverne décharnée. Pas une once de graisse ou de viande, on ne pouvait voir que ses os sur lesquels s'étendait une peau d'ébène laminée et séchée, réduite en lambeaux pendouillant lamentablement.


    « Aujourd'hui, je mangerais grâce à toi~ »


Soumis aux ordres de sa maîtresse, la créature infernale plongea sur les chevalières pégase, fauchant l'un des élégant destrier. La silhouette montée sur la Wyverne brandissait une lance d'ébène qui s'enfonça à travers le plastron de la cavalière, la traversant de part en part. La créature infernale, emportée par son élan, fusa vers le sol pour se poser dans un fracas de fin du monde au beau milieu d'un champ de blé. Sa cavalière en descendit, tenant toujours fermement sa lance sur laquelle la pauvre cavalière pégase gisait, empalée... Mais il semblait lui arriver quelque chose d'étrange. L'arme drainait peu à peu sa substance, la graisse et l'eau, la chair...

Mais la déliquescence de la cavalière pégase n'était pas la seule chose remarquable. A l'instant où la Faim avait posé le pied sur le sol, les blés qui l'entouraient s'étaient mis à pourrir sur pied à une vitesse ahurissante, devenant boue, cendre et paille putride autour d'elle. Une odeur nauséabonde se répandit sur le champ. Les cultures mourraient... tout comme la pégase était morte, sa monture servant maintenant de pâture à la Wyverne sinistre.

___________

On entame à présent la phase dangereuse de l'event. Dangereuse pour vous, cela va de soi~

Je ne vous donnerais pas plus d'indications sur ce que vous avez à faire pour l'instant, sachez simplement que l'une des cavalières pégases est hors jeu. Retenez également que malgré la nature de la créature que vous allez affronter, vous ne pouvez pas vous empêcher de la trouver... attirante, du moins si vous avez un quelconque attrait pour la gente féminine.
Notez également que Famine est une Seigneur Wyverne, classe III donc, et de niveau 20. Ne la sous-estimez pas~♥


Dernière édition par Famine le Lun 1 Aoû - 21:08, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 259

Feuille de personnage
Niveau:
5/20  (5/20)
Points d\'Expérience:
59/100  (59/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Jeu 7 Juil - 19:30

L'effroi transparut sur le visage du général alors que la cavalière-pégase la plus proche de la menace se faisait littéralement embrocher et sa monture avec, par une apparition totalement inhabituelle. La wyverne et sa propriétaire semblaient affamées, la bête aussi maigre et décharnée qu'un cadavre ambulant, la femme au regard de prédateur, pourtant à en juger par l'impact, la force ne leur manquait pas.

Le souvenir de War ne manqua pas de provoquer des sueurs froides dans le dos de Mysti, mais pour son pays il devait faire fi de sa peur et aller au-devant. Les pégases se réorganisaient dans le ciel, après la perte brutale et si vive de leur comparse.


"Fraise, au moindre signe de danger, fais demi-tour. Avec ou sans moi."

La jument renâcla en signe de protestation et avança au petit trot en avant, tandis qu'on voyait apparaître depuis l'arrière du village un trait de foudre suivi d'un autre de glace, lancés par les mages à longue distance restés à couvert. Deux flèches partirent également depuis des habitations où les villageois se cachaient. Mysti fut satisfait de constater qu'ils avaient suivi ses commandements, et que le nombre de téméraires encore sur place se résumait à une poignée seulement. Il avait d'ailleurs affirmé le contact visuel concernant Blaze et se demandait pourquoi le Marqué se trouvait en Criméa à l'heure actuelle.

Son propre tome en main, il approcha suffisamment pour être à portée de voix, espérant que les autres en profiteraient pour se placer stratégiquement s'il ne parvenait pas à faire entendre raison à la... délicieuse créature face à lui. Rationalisant sa pensée, il se demanda comment il pouvait trouver une pareille horreur attirante, rien que son odeur pestilentielle lui donnant la nausée, sans parler de l'allure de sa wyverne. Ce devait un tour, une sorte de magie comme celle de War, inhabituelle et pourtant extrêmement efficace en plus de vicieuse.


"Déclinez votre identité et vos intentions ! Au nom de Criméa, vous êtes sommée de baisser les armes immédiatement !"

Bien sûr, il ne s'attendait guère à ce qu'elle obtempère, mais cela lui laissait le temps de lire une de ses incantations et lui permettait de gagner quelques précieuses secondes. Dans le meilleur des scenarii.
Au loin les deux mages préparaient de nouveau leurs sorts de longue distance, déterminés à éloigner coûte que coûte cette chose si leurs capacités le permettaient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
Félicia
avatarBeorc


Messages : 64

Feuille de personnage
Niveau:
18/20  (18/20)
Points d\'Expérience:
83/100  (83/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mer 20 Juil - 16:52

Ah misère de misère, pourquoi se retrouvait-elle dans une telle embrouille ? Félicia ne voulait pas se battre, elle ne voulait pas se retrouver à jouer sa vie sur le bout de son arme. Alors pourquoi devait-elle finir dans un village étranger alors qu'un fléau sombre menaçait de tout ravager, et elle avec ?
La jeune femme soupira de plus belle, observant les différents protagonistes. Des paysans affolés, qui suivaient les ordre de celui qui s'était présenté comme étant un général Criméan, si elle avait bien entendu, mais ce qui un malaise supplémentaire trouvait sa personnification en l'individu drapé de noir. De loin, elle ne percevait que difficilement ses propos, mais ils lui suffisaient pour se promettre une chose : Rester loin de ce type. La minette voulait sauver son cul, et ce gars ne paraissait pas du genre à venir en aide aux jeunes filles en détresse...
Le dernier acteur de cette scène de merde prenait forme sous les traits d'un jeune homme fringué plus bizarrement qu'un fou sorti de son hôpital. Enfin, à son goût du moins. Il faisait un peu comme elle, à première vue. Il se planquait, observait un peu la situation et picolait. La vue de la flasque faillit la faire saliver. L'ex-pégase n'avait pas oublié malgré la menace sa frustration de n'avoir pu s'enivrer correctement, et avec le chaos ambiant c'était mort pour boire un p'tit verre à la taverne...

Félicia regarda à droite, à gauche, à l'angle des murs. Bon, ça semblait être encore sûr pour l'instant. Pas de fou dangereux qui lui sauterait à la gorge - ou tout court - ni de monstre horrible faisant pourrir sur pied toute vie environnante. Serrant toujours sa petite amulette d'argent terni dans la main, la lancière traversa les ruelles jusqu'à rejoindre l'étranger, ne pouvant empêcher ses yeux de loucher sur la flasque tandis qu'elle hésitait tout de même à l'aborder comme ça. Et si c'était un malade qui attendait juste de profiter du chaos ?
Aie, trop tard...la question s'était posée alors qu'elle arrivait jusqu'à lui. S'enfuir maintenant aurait été la pire chose à faire probablement, si c'était un type "normal", il la prendrait pour une malade...et s'il était mal intentionné, il saurait qui suivre. Tant pis.
Presque angoissée, Félicia se racla la gorge en lâchant finalement son amulette, serrant nerveusement sa lance.


"Hmm...euh, salut. Il y aurait-il moyen de t'en piquer un petit peu ?"

Elle désigna la bouteille, ce n'est pas avec ça qu'elle se torcherait la gueule, mais ça lui remettrait un peu d'aplomb pour...peu importe ce qui pourrait arriver. Là, la Begnionnaise se sentait en sueur, le sang glacé à la seule idée de tomber sur un monstre abominable - Félicia avait une imagination fertile, et la foi n'aide pas à ne pas inventer des créatures de cauchemar - qui dévorerait tout, jusqu'à ne plus rien laisser d'elle, même pas une pauvre botte.

Puis il y eut de l'agitation, un bruit lointain mais anormal qui fit sursauter la minette, dont les mains se crispèrent sur la hampe de son arme. Timidement, elle alla s'approcher du coin de la rue, pour essayer de voir ce qui se passait.
Bah rien. D'ici en tout cas, elle voyait rien. Bordel, la lancière crevait de peur, mais elle paniquait encore plus à l'idée de ne même pas savoir ce qui les attendait alors elle s'avança, essayant de se faire discrète, progressant à pas légers, souples dans les rues, son coeur se serrant alors que ses consoeurs de Criméa se regroupaient dans le ciel, se remettaient en formation. Ca y est, c'était confirmé, l'ennemi avait été repéré...et il avait déjà frappé.
Il en manquait une.

Quoi que soit la menace, sa réputation en disait long sur elle...et son cran ne lui faisait certainement pas défaut, contrairement au sien. Oser attaquer une patrouille, en étant probablement seul...il faut être fou, ou très puissant.
Mais un fou aurait déjà été arrêté.

Enfin, la jeune femme passa les doux saphirs lui servant d'yeux vers l'extérieur du village, où des choses dangereuses se passaient - mais après tout, la curiosité n'a jamais tué le chat hein ? - et eut un haut-le-coeur terrible, son estomac se tordant à la seule vue de la bête, tous ses poils se hérissant face à cette abomination qui cumulait tout ce qui lui faisait horreur.
Une créature décharnée, tout droit sortie des portes de l'enfer, en train de dévorer un malheureux pégase avec une atroce cruauté, son corps étant à peine qualifiable de vivant. Mais le plus écœurant, c'est qu'il s'agissait d'une wyverne. Les monstres volants de Daein, et de Daein uniquement. Félicia n'aurait su dire si elle était plus révulsée par le spectacle monstrueux qui prenait place sous ses yeux, ou par l'origine de la bête qui en était responsable. Elle serra sa lance contre elle, et empoigna à nouveau son médaillon pour prier rapidement.
Il n'était plus question qu'elle fuit ou se cache, elle n'était pas forcément les Criméans...mais face aux sauvages de Daein, tous les autres étaient des amis.

Avec la confiance d'un vieux flan en plein été, Félicia sortit quand même du village, tremblante malgré elle comme une feuille, prête à détaler se mettre à l'abri si l'horrible créature reprenait son envol pour lui foncer dessus. Elle serra sa lance à deux mains, s'avançant, cherchant du regard le fumier qui servait de cavalier à cette abomination.
Et elle la trouva.

Elle se sentit étonnamment recommencer à saliver. La femme qui avait posé pied à terre tenait à la main une lance, couverte de sang, elle l'avait probablement utiliser pour empaler en plein vol la malheureuse pégase alors que sa monture abattait l'équidé ailé.


*Moi aussi j'aimerais bien lui servir de monture et me faire empaler...*

Il fallut encore quelques pas, tandis que son regard s'attardait sur les attributs très...convaincants de la tueuse, pour réaliser ce qu'elle venait de penser, de rougir et de secouer violemment la tête. Au nom des Déesses et de tout ce qui est sacré, mais qu'est-ce qui venait de lui passer par l'esprit !?
Qu'importe, il fallait se débarrasser de cette chose au plus vite, Félicia sentait que sa seule présence lui retournait complètement la tête. En espérant que l'image ignoble et impure qui lui avait traversé la tête ne la dérangerait pas si elle se retrouvait au combat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMarqué


Messages : 245
Age : 21
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
94/100  (94/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Ven 22 Juil - 3:13



Alors que le jeune Marqué tentait de se concentrer, une présence le fit paniquer. Quelqu'un s’approchait de lui, mais il ne se retourna pas, n’écouta pas, et ne cherchait même pas à essayer de comprendre, il se retourna très lentement pour voir la Beorc à la lance, regarder fixement sa flasque… Une alcoolique, tiens donc. Sa demande fut très maladroite, ce qui arracha un léger sourire à Blaze, lui laissant oublier pendant un temps la gravité de la situation. Ce sourire disparut avec le bruit d’un pégase mourant. Il se retourna aussi vite que possible et sortit de sa cachette pour voir la scène. Une véritable attaque en piqué, exécutée avec grâce et précision. Une wyvern, décharnée, avec à peine la peau sur les os, qui semblait presque indiqué que la créature était plus morte que vivante, arracha un pégase du ciel. La lance de la cavalière empala la pauvre soldate, qui n’eut pas le temps de pousser un cri.
 
La wyvern écrasa au sol avec brutalité le cheval ailé, avant de s’en repaitre dans des bruits atroces. La bouche de la bête était une rangée de dent plus grande et plus tranchante que tous les crocs que Blaze avait eu l’occasion de voir. Son ampleur était gargantuesque, et son instinct de Loup lui hurla de prendre ses jambes à son cou, ce qu’il aurait fait en temps normal… En temps normal. Un sens du devoir semblait peser sur lui en ce moment même. D’où ? Il ne saurait le décrire. La reine d’Hatary lui a clairement mentionné que son investissement dans le conflit était inutile, et pourtant, il se tenait ici, regardant ce spectacle répugnant. Le nuage de poussière redescendit et la cavalière de la bête démoniaque était visible, une femme, armée d’une lance qui avait transpercer de part en part la femme qui se tenait tel un simple bout de viande sur une brochette… Mais qu’est-ce que ?
Blaze devint temporairement confus, il avait faim… Faim de viande, faim de chair, faim d’amour, faim de tout. Faim… de la vie. Sans se perdre plus loin dans ses fabulations, il observa avec terreur la tueuse de pégase : une femme d’une beauté glaçante tellement elle est belle. Bien que ce soit les Laguzs qui le lance le plus, elle rentrait définitivement dans son top à lui. Le sang en moins serait mieux. Ainsi, il tenta de rendre ses pensées cohérentes en changeant de sujet, et il retourna son regard à la Beorc lancière, qui semblait aussi être particulièrement apeurée… Qui lui en voudrait, son corps entier tremblait, il ne valait pas mieux qu’elle. Mais dans l’adversité, savoir montrer un sourire et un peu de confiance, vaut tout l’or du monde. Il s’approcha de la Beorc et lui remit sa flasque.
 
« Tiens, garde-la, j’en aurais plus besoin. »
 
Le tintement strident de sa lame perça l’air, comme la lumière du Soleil se montrant malgré un ciel nuageux, il se tourna et fit face, avant de s’élancer vers le général. Il s’approcha de lui, soufflant son désaccord sur sa tentative d’interrogation de cette… abomination, avant de voir les yeux du mage passer à grande vitesse sur son tome. Comprenant son intention, il regarda dans les yeux le général et hocha doucement de la tête avant de se retourner et se rapprocher de l’horreur, au niveau l’autre bretteur noir. Ces cheveux, blond, cette tenue, noire, et ces yeux… Isaak. Un sourire narquois se dessina sur son visage qui s’effaça très vite, simplement se rapprocher de la créature et sa cavalière continuait à galvaniser l’effroi dans ses tripes. Mais pourtant, une force externe le poussait à l’action, il avait horriblement peur, et pourtant tant confiance. Incroyablement tremblant, mais son esprit était aussi stable qu’un lac tranquille.
 
Arrivant enfin à côté d’Isaak, il souffla.

« Il y a mieux comme retrouvailles. Si on s’en sort, je te rappelle que tu me dois un repas. »
 
Il esquissa un sourire et un léger ‘Humpf’ de gratification avant de remettre un visage autrement plus sérieux. Il observait désormais d’un peu plus près ses adversaires, et l’ajout des détails ne l’aida point. La cavalière était décidément une créature humainement très séduisante. Seul la présence de giclées de sang sur elle et d’un cadavre sur sa lance lui permettait de garder les pieds sur terre. La wyvern était encore plus monstrueuse de près, le laissant frissonner… Avait-il ne serait-ce qu’une seule chance ? Il regarda avec interrogation son épée, avant de voir son reflet modifié par la lame. La couleur, le son quand il laissait sa lame trancher le vent, il ne l’avait jamais entendu… Un sentiment chaud et réconfortant s’émanait de sa main gauche, tenant fermement Kaze, et lui rappela de chercher des souvenirs qui pourrait le sauver : Sa mère lui avait enseigné un point très important contre les combattants utilisant une monture : toujours regarder le cavalier, jamais le cheval, ou la wyvern dans ce cas. Car c’est le cavalier qui commande, aucun mouvement ne viendra naturellement de la créature, car ceci risque de déséquilibrer et compromettre la stabilité du cavalier. Armé de cette connaissance et d’un peu de stratégie, Blaze se sentit assez confiant pour dévisager ladite cavalière.
 
Au-delà de l’attirance charnelle, Blaze sentait quelque chose en lui se réveiller, se mouvoir à la vue de cette femme. Une sensation de vide qu’il devait chercher à combler, une faim sans possibilité de l’assouvir… Cette faim prenait de nombreuses formes : l’envie de liberté, l’envie d’aimer et être aimer, l’envie d’adrénaline et de combat… Ce vide qu’il cherchait à combler depuis si longtemps lui semblait désormais difficilement supportable, mais heureusement pour lui, le désert lui a enseigné de brutales et efficaces leçons : Toutes les faims ne peuvent être assouvies, aussi, il faut se contenter de peu, et c’est ce que Blaze a toujours fait. Mais aujourd'hui, ce n’était pas pareil. Il regretta encore plus amèrement de ne pas montrer les couleurs de son cœur à Khar’a, il avait envie de se battre, de protéger les autres. Oui. Comme il l’a toujours voulu. Avait-il les moyens ? Ne risquait-il pas tant pour protéger des inconnus qui oublieront son nom en cas d’échec ? En temps normal, il se serait déjà retirer et aurait laisser Mysti gérer la situation. Mais quelques choses l’en empêchait : Kaze ? Sa vraie nature ? Ou simplement l’influence de cette femme démoniaque ? On ne le saura peut-être jamais, mais une chose est sûr, il se battra.
 
Adoptant une posture non agressive, lui permettant d’esquive dans n’importe qu’elle direction, il attendit, patiemment, comme l’aurait fait sa mère devant une telle menace. Son souffle restait irrégulier, s’accélérant à l’entende de bruit d’os et de chair craquer sous la mâchoire de la wyvern. Une pensée l’intrigua, et manqua d’empoisonner son esprit :
(Au final, je lui ressemble, mais ma faim est juste… différente. J'ai faim de vie, mais de vivre la vie, pas de la prendre... Et pourtant me voila devant une incarnation de la Mort...)
Il secoua la tête et se concentra sur le combat : son épée, la lance de son adversaire, et rien d’autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaak
avatarBeorc


Messages : 449
Age : 21
Localisation : Ouest de Begnion

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
14/100  (14/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Jeu 28 Juil - 0:41

Aux portes de l'Enfer de la Ruine, l'exilé de Belogor songeait aux traits démoniaques que prendraient les Ailes de la Mort. Guidé par son imagination aussi malsaine que fertile, il s'attendait à faire face à une nuée d'insectes grouillants, guidés par un esprit grégaire, à une abomination faite de fange et de miasme ou bien encore à un mage noir rompu aux arcanes les plus sombres de la sorcellerie. Mais lorsque les Ailes de la Mort atterrirent face à lui, ce fut une impression toute particulière qui traversa l'esprit d'Isaak.



Autour de lui, les soldats de Criméa et quelques combattants indépendants contemplaient dans l'effroi l'atterrissage de l'immondice, convertissant sous ses foulées squelettiques les champs de blé à l'éclat doré en un marécage naissant, infectant la culture d'un kaki morbide. Face à eux, une scène d'épouvante se produisait, orchestrée par l'allégorie d'une Famine guerrière. Après avoir saisi un pégase tel un rapace saisissant un moineau en plein vol, la créature décharnée se délectait à présent de la carcasse couverte de lacérations et de larges traces de putréfaction. Sa cavalière, elle, voyait toute forme de vitalité drainée par un artefact enchanté d'une sombre magie. Devant cette menace exhalant des effluences atroces, la poignée de chevaliers pégase prenait l'initiative, sous l'autorité de leur général qui sommait à la dite menace de cesser toute hostilité. Peu à peu encerclée, bientôt sous le feu des mages criméans, le champ de blé en proie à la corruption devenait peu à peu champ de bataille.

Mais Isaak semblait n'avoir que faire de tant de troupes rassemblées en un seul point.

Son regard, comme occulté par la présence de Famine, n'était plus que braqué vers elle, alors qu'une connaissance de fortune, le dénommé Blaze de Hatary, l'invitait avec un brin d'humour à éponger sa dette après la bataille. Coulant de faibles foulées en direction de l'avatar de la Faim, Isaak s'avança légèrement par rapport au rouquin, quelques murmures s'échappant de ses lippes.

Face à lui, l'exilé de Belogor toisait cette imposante paire d'ailes, mais surtout cette silhouette féminine, au charme inexpliqué. L'air interdit, il détaillait l'ensemble sans se soucier du pégase et de sa cavalière se faisant éviscérer. Ce n'était pas sa priorité principale. Alors, il s'avança davantage et peu à peu les murmures devinrent plus audibles.


❖ Ma… Maë… Maë… … Maë… Maëlly… Maëlly !

Sa voix rauque gagna en intensité, jusqu'à attirer l'attention de celle qu'il avait appelé par le nom de cette présence presque angélique dans sa vie antérieure de Moine Fou. L'incompréhension se diffusait parmi ceux à proximité de cette scène étrange tandis que la majorité se laissait envouter par cette attirance sibylline à l'égard de la dresseuse de wyvern cadavérique. Nonobstant les ordres écriés à l'égard de son allocutrice, l'ancien moine tenta de se rapprocher davantage avant de s'immobiliser soudainement. Son visage, habituellement si froid, laissait perler quelques flocons salés le long de ses joues. Le Fauve Noir cédait toute sa fermeté entre les mains tâchées de cruor de Famine. L'espace d'un instant, Isaak redevenait Louka, cet enfant abandonné de tous, sans repère pour se guider dans son monde fait de pertes et d'innocence.

Les larmes encore coulantes, il se releva, tâcha d'adopter une allure plus appropriée à la situation et croisa son œillade adoucie vers l'ennemie de Criméa. Sans cesser de fixer son interlocutrice, il s'appliqua à reprendre un ton éraillé tout au long de son discours, peut-être monologue.


❖ Je… je te retrouve enfin, Maëlly. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé depuis que nous nous sommes autrefois séparés mais… c'est fini.
 
Il serra son poing, se remémorant la dite scène des séparations, aussi cruelles qu'incompréhensibles autrefois pour Louka qui nageait entre deux eaux, tantôt celle d'un passé infantile, tantôt celle de la démence.

❖ J'ai tué pour toi, tu sais ! J'ai arraché d'innombrables vies à Tellius. Des innocents au début, certes, puis des gens qui méritaient vraiment d'être punis par la mort. En ce qui te concerne, je vois maintenant que la faim te hante. Malheureusement, je ne peux expier mes fautes en t'offrant ma chair.

Il s'avança d'un cran, afin d'être plus visible en détail par celle qu'il présentait comme son ange gardien. Isaak se présenta avec précaution, adoptant une certaine distance suffisante avec elle pour ne pas apparaître comme une menace potentielle et empêcher ainsi une quelconque rixe inégale entre les deux. Au lieu de croiser le fer, le Fauve Noir se dévoila davantage, retirant la manche de son bras gauche, laissant apparaître toute une mosaïque de cicatrices et autres marques en tout genre.

❖ Mon corps porte les stigmates de mes crimes, et ce à jamais. Il n'a que le goût du pêché, et l'odeur de la mort. Il ne t'apportera rien de bon. À la place, je veux t'offrir un pouvoir qui t'aidera à combler au mieux la faim qui t'habite. Mon pouvoir. Celui de mon épée, si tu le désires.

Dans ce qui semblait être un moment de folie aux yeux des spectateurs de ce drame de mauvais goût, Isaak tira son épée lentement, laissant apparaître son lustre ténébreux aux yeux de Famine. Il n'en tenait qu'à elle d'accepter la force occulte habitant l'acier de cette arme, afin d'assouvir ses ambitions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://estcequecestbientotlapero.fr/
Famine
avatar


Messages : 6

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 1 Aoû - 22:03

Les traits de magie fusaient depuis le couvert des arbres, une foret éparse entourant le champ sur lequel elle s'était posée. Sans même y prêter attention, elle laissa l'aile de sa Wyverne se replier sur elle pour la protéger. Un homme, visiblement une figure d'autorité ici, venait de... Lui sommer de baisser ses armes et de se présenter ? Comme c'était amusant. Les hommes étaient si prompt à ordonner et à exiger. Sans compter qu'il tenait son tome de magie à la main, ce qui laissait penser à la cavalière qu'il ne s'attendait pas spécialement à ce qu'elle lui obéisse. Il était tellement mignon, à tenter des choses en sachant pertinemment qu'il allait échouer. Brièvement, la Faim se demanda s'il avait également la clairvoyance de savoir que son coup, s'il le portait, ne toucherait certainement pas sa cible.

Elle ne parlait même pas de cet homme à la chevelure de feu, qui venait d'adopter une posture défensive comme s'il souhaitait engager un duel avec elle. Risible... Elle ne daigna même pas poser son regard sur lui plus de quelques secondes, bien trop intéressée par l'home blond qui venait de l'interpeller sous une appellation qu'elle ne connaissait pas. Qui était Maëlly ? Probablement une femme qu'il avait connu. Et très probablement une femme pour laquelle il avait éprouvé des sentiments. Ainsi, la cavalière avait un sosie en ce monde ? Intéressant. En tout cas, elle aimait l'attitude de l'homme, qui venait de dégainer sa lame pour la lui offrir.


    « Gardes donc ta lame, joli blond, et sert'en pour m'apporter de quoi me nourrir. »


Parlant, elle désigna le général Criméen de la main. Quelque soit le vainqueur d'un tel duel, elle y trouverait son compte. Elle pouvait se nourrir aussi bien sur les morts que sur les vivants, même si ces derniers avaient une saveur plus agréable. Elle posa ensuite la main sur l'encolure décharnée de sa monture, affichant un sourire tout en dents d'une blancheur d'albâtre.


    « Tu as vu, c'est ton jour de chance aujourd'hui. Le ciel est plein d'oiseaux... »


Partant d'un grand rire, elle laissa la Wyverne décoller. La créature avait parfaitement saisi le message, et ses ailes puissantes le portaient à présent vers la formation de cavalières-pégases. La créature d'os et de peau en lambeaux était, à l'instar de sa cavalière, toujours affamée. Sauf qu'elle n'avait pas le loisir de se nourrir comme bon lui semblait, aussi elle était parfaitement consciente qu'une telle aubaine ne se représenterait probablement pas de sitôt.

La faim porta ensuite son regard sur le bretteur roux qu'elle avait délaissé un peu plus tôt. Il n'était pas très épais, mais il ferait un repas tout à fait correcte... Elle nota également la présence d'une silhouette qui s'avançait dans le champ, une jeune femme armée d'une lance. Encore une qui voulait la défier ? Elle semblait cependant beaucoup plus craintive que les autres... Il serait probablement très amusant de jouer avec. En attendant, elle poussa un peu sur son aura de séduction, déçue de son effet sur une bonne moitié des spectateurs.

___________

Well, pour ce tour-ci, j'aimerais que Mysti et Isaak postent en premiers, puis que Blaze et Félicia suivent. Dans ces deux groupes, vous pouvez vous arranger comme vous le préférez pour déterminer qui doit poster avant l'autre. Je ne posterais pas entre un groupe et l'autre, c'est juste l'ordre qui change.

Félicia, Blaze, Famine s'intéresse à présent à vous. Mysti, tes cavalières pégases sont attaquées par la Wyverne décharnée de Famine. La créature peut être considérée du même niveau que sa maîtresse.

Isaak, tu semble avoir été très réceptif au charme de Famine, c'est parfait. Les autres, vous sentez qu'elle devient de plus en plus attirante à vos yeux. Il s'agit en effet d'une aura de séduction émanant de la cavalière, qu'elle renforce au cours de ce poste.

Bon courage~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaak
avatarBeorc


Messages : 449
Age : 21
Localisation : Ouest de Begnion

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
14/100  (14/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 8 Aoû - 0:00


Dès lors qu'Isaak empoigna son épée à l'éclat charbonneux, le maléfice commença à s'emparer à nouveau de son être. Alors qu'autour de lui le blé abandonnait sa robe d'or pour revenir à l'état de bourbe, les vestiges de son passé venaient recouvrir peu à peu le tissu de cette réalité putrescente. Des graminées émergeaient lentement les bras de damnés. Aux piaillements stridents des engoulevents et des corneilles se supplémentèrent les lamentations des lémures baignant dans la fange. Les premiers stades de la malédiction se manifestèrent, semant l'ennui dans les méandres du Fauve Noir.

Au sein de cet empire de putrescence et de délire, le banni de Belogor faisait face à celle qu'il prétendait être Maëlly. Irradiant de pouvoir, la dame aux rémiges osseuses considéra la présence du blondin. Son envoûtement, exerçant la fascination dans la foule armée qui l'entourait, gagna en intensité. Isaak fut irrémédiablement frappé de ce charme abscons, atténuant ainsi le requiem des lémures. Nonobstant la détonation qu'épongea les ailes au service de Famine, le Fauve Noir porta davantage son œillade sur la silhouette ensorcelante de la dite incarnation du dénuement. D'entre ses lèvres s'échappèrent un ordre, un désir, peut-être les deux. Isaak n'était plus en mesure de pouvoir faire la distinction.

La lancière circéenne désigna son prochain repas : le commandant des forces criméanes, avec en supplément sa monture. Le bretteur se tourna vers le dit gibier, sa lame bâtarde prête à l'emploi. Il piétina lentement les rampants chimériques qui tentaient de saisir ses mollets pour l'implorer de les achever cruellement. Derrière lui, l'envol de la vouivre décomposa davantage le champ. Se soulevèrent alors dans la course enragée d'un Isaak ivre de confusion des pans de verdure en putréfaction. Dans son regard troublé par la magie noire de son artefact d'acier, Isaak visualisait d'étranges papillons, aux ailes faites d'assemblage de mains et de pieds, tandis que le corps se composait et se décomposait en permanence avec des entrailles et diverses canines. Face à cette vision cauchemardesque, le berserker réprima ses pulsions émétiques et poursuivit sa charge furieuse vers un certain Mysti, bien déterminé à croiser le fer avec ce dernier.

Il s'éloigna alors de Famine pour se retrouver face au général de l'armée de Criméa, sans se douter de la fonction de son nouvel antagoniste. Alors qu'autour d'eux la bataille s'organisait, Isaak laissa son style peu orthodoxe s'exprimer, faisant fi des présentations. Sa lame vagabonda dans les airs, çà et là autour du Beorc. Ce dernier fut forcé de réagir vite, afin que sa monture ne devienne pas rapidement un fardeau. Quelques instants plus tard, le cheval se sépara de son cavalier et fit volte-face au champ de bataille.

Le duel d'épées démarra dès lors. Dans un premier temps, le Fauve Noir exprima toute l'agressivité et la bestialité de sa technique, si on peut la qualifier ainsi, à l'épée. Ses coups n'étaient pas vifs, mais imprégnés d'élan, les rendant redoutable à parer. Puis, laissant les échanges de coups se succéder, le bretteur augmenta peu à peu la cadence, faisant éclater un véritable orage de fer. Dans cette tempête d'acier, le choc des armes générait une cacophonie insupportable, ne laissant à un éventuel spectateur que l'opportunité d'entendre les lames s'entrechoquer avec véhémence. On ne pouvait lire que le faciès empreint d'aria d'Isaak, et ses lippes se mouvoir, à priori pour exprimer le désir de prendre la vie de Mysti et de l'offrir en sacrifice à Famine.


Premier acte de la folie : les limbes de la Ruine.


Dansent au rythme de l'illusion les lémures de la Terreur Noire.
L'effroi règne, la putrescence envahit la champagne au nom de l'avatar de la sempiternelle Faim.
Et l'armide sème les graines de la guerre par sa vénusté ensorcelée…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://estcequecestbientotlapero.fr/
avatarBeorc


Messages : 259

Feuille de personnage
Niveau:
5/20  (5/20)
Points d\'Expérience:
59/100  (59/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 8 Aoû - 13:38

Un vent de panique souffla dans les logis tandis que les premières tentatives se révélèrent infructueuses : ni magies ni flèches ne parvinrent à effleurer la diablesse sortie des contes les plus noirs, ni même sa monture à la peau pourtant si fragile que l'on pourrait presque voir au travers. De peur d'être pris dans des sorts perdus ou rattrapés par le prédateur volant, personne ne quitta l'abri rassurant mais ô combien illusoire dans lequel il se terrait. Les archers tremblaient sur leur corde et ne tiraient plus, terrifiés mais aussi subjugués par le pouvoir de Famine. Leurs gorges asséchées, leurs estomacs vides... Voilà ce qu'ils deviendraient quand leurs récoltes, pourries, ne suffiraient plus à les nourrir. Des monstres dévoreurs.

"Offrons-lui ce qu'il nous reste ! Offrons-lui tout et peut-être qu'elle partira !"

L'idée jeta un froid sur les chaumières, et le silence s'abattit, considérant l'option nouvelle sous un œil neuf. Oui... Lui donner ce qu'elle voulait. Un ou deux volontaires même, las de leur vie de fermiers, pour contenter toutes les faims qu'elle voudrait : sexe, servilité, sang, chair... Tout ce qu'elle voudrait.
Les premières disputes éclatèrent alors, entre ceux qui succombaient au charme de la Cavalière et ceux encore sains d'esprit qui s'indignèrent promptement.

Les clameurs parvinrent au général monté, impuissant face au tableau d'horreur qui se peignait devant ses yeux. Les champs mouraient comme l'espoir d'un lendemain abondant sous la houlette d'un envoyé de la Mort. Une seconde l'idée de rendre les armes lui parut aussi séduisante que de finir empoigné par les griffes de la monstruosité pour un trépas sensuel et une danse funèbre interminable.

Merci M'sieur. Je le ferai plus, promis. Sans vous j'serai mort.

Le barrage céda à nouveau dans l'esprit du jeune homme, flot d'émotions ravageur sur lequel il flottait, porté par un vent de détermination. La réminiscence trompa l'immobilisme qui s'agrippait à ses membres pour mieux les stimuler. Beaucoup de gens comptaient sur lui. Une mort aussi absurde ne servirait aucune cause, aucun progrès, aussi belle fut-elle à subir. Même les visages d'anges cachaient parfois le plus vil des desseins.

Paré d'une soudaine lucidité, née de la conjecture entre son propre inconscient luttant pour sa survie, son instabilité sur la selle de Fraise qui reculait en constatant l'absence de réaction de son maître, de son feu qui commençait à faire bouillir son sang, et de faits plus triviaux tels que le rugissement de la wyverne déchirant soudain l'air, Mysti réalisa en un instant les périls qui menaçaient de toutes parts.
La sorcière cherchait à les envoûter tous, déchaînant les villageois les uns contre les autres et les combattants de même. Sa créature décharnée venait de prendre son envol. Le sort destiné auparavant à Famine changea de direction et jaillit de sa main tendue vers le ciel pour dérouter sa monture au moins quelques précieuses secondes. Le général donna aussitôt le signal du repli aux pégases grâce à son miroir, ordonnant d'emmener la bête aussi loin que possible des habitations et de leur adversaire. Spontanément les mages embusqués tentèrent de l'atteindre en vol, connaissant la faiblesse des wyvernes ordinaires face à la foudre et, dans une moindre mesure, à la magie élémentaire en général.

Dans l'intervalle, Mysti avait baissé les yeux au sol et constaté que le bretteur blond chargeait droit sur lui lame au clair. Il était vif et son avancée fit cabrer la jument dans l'espoir de l'intimider, vainement. Alors, le mage vida les arçons et se laissa souplement retomber au sol. Il donna une tape énergique sur le flanc de son amie pour la faire partir.


"Va te mettre à l'abri !"

Convaincue du retour au présent de son cavalier, Fraise obtempéra en hennissant ses protestations. Sa confiance arracha un sourire au Criméan, aussitôt en position d'attaque. S'il y avait bien des gens qui devaient mobiliser toute leur volonté en toutes circonstances, il s'agissait des mages. Invoquer, incanter, maîtriser la Nature et les forces occultes demandait une concentration constante. Alors même si le charme de la sorcière s'échinait à lui donner une apparence divine, il lui faudrait trouver la force de la combattre, car personne ne siégeait derrière lui comme autrefois pour le rappeler à l'ordre.

"Ashera, puisses-tu veille sur ma raison."

Isaak n'était plus qu'à vingt pas. Rapide. Mysti lança un sort sur sa route, espérant le ralentir, lui faire faire un écart, mais les flammes s'évanouirent trop vite. Une second essai donna le même résultat et soudain la lame du bretteur surgit à quelques centimètres de son visage. Les réflexes du soldat lui permirent de dévier le métal à temps : l'épée trancha son brassard de cuir, sa manche et la surface de son bras gauche dans la longueur en même temps, laissant un sillon couler sur sa chair à nue tandis que dans un pas de recul il reprenait ses appuis. Sans plus réfléchir, le général lâcha son tome devenu obsolète il ignorait par quel maléfice, et défourailla Iridescence comme autrefois.

Intérieurement il loua le miracle qui lui avait permis de recouvrer l'usage de son bras d'épée quelques temps avant et les entraînements successifs pour retrouver son aisance, car ce geste lui sauva la vie à plusieurs reprises. Le blondinet ne semblait pas posséder de technique particulière : il frappait vite, de plus en plus fort, cherchant toutes les ouvertures possibles. Mysti peinait à suivre, tout juste bloquait-il les coups les plus mortels et esquivait-il au mieux les autres, écopant à chaque minute de coupures supplémentaires.

La foudre tonna dans le ciel derrière lui en même temps que le rugissement de la wyverne décharnée, le fer et le verre tintaient ensemble de ce ballet meurtrier qu'il avait dénigré plus tôt. Les mots d'Isaak semblaient confus, réclamant son sacrifice à la sorcière au nom d'une nécessité commune... Le fou !

Une ouverture se présenta soudain dans sa garde et il se débrouilla tant bien que mal pour désarmer le poignet du bretteur encore indemne, envoyant sa lame noire rebondir un peu plus loin. Haletant, comme hébété aussi d'avoir réussi ce tour de force, le mage ne donna pas le coup de grâce. Mal lui en prit puisque l'homme se saisit de la chance offerte pour l'envoyer embrasser le sol dans un énergique coup de poing porté au diaphragme. Mysti se retrouva allongé sur le ventre, la main crispée sur la garde de son épée tandis qu'il cherchait son air, et surtout tâchait de rester conscient des événements. Loin devant lui, il vit Blaze et la frêle inconnue faire face à Famine...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 245
Age : 21
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
94/100  (94/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 15 Aoû - 21:03



L’enfer ? On pourrait dire qu’il y était, cette vision de sang, de tout qui tourne au pire. Isaak semblait absolument possédé par la créature devant eux, et se mit à délirer en mentionnant Maëlly. Ces deux-là avait une histoire ? Peut-être que oui. Blaze vit tout ceci comme une horrible trahison et tenta de hurler de tout ces poumons.
 
« ISAAK ! CE N’EST PAS MAËLLY !!! Urk, ma tête… »
 
Ses paroles se muèrent en un ramassis de juron porté bien bas. Sa tête le lançait. Et pour finir, cette… femme qui la regardait, bon sang, il voulait faire des choses sans nom, il en salivait presque. Seul l’éclat d’acier entre Isaak et Mysti le retenait à la réalité. Car à ce moment précis, c’était comme-ci une centaine de voix à l’unisson s’était mise hurler de douleur. Des plaintes, des gémissements, des murmures de choses horribles. Le ciel se devint lourd, les nuages passèrent au rouge sang alors que la wyvern cadavérique dévorait en plein vol cavalière et pégase. D’un coup d’œil, Kaze semblait trembler sans qu’il en soit l’origine, le reflet pourtant bleu montrait bien que l’esprit de lame ne l’avait pas abandonnée. Non, c’était pire. En regardant Isaak brandir sa lame noire, le bretteur fut parcouru d’un frisson, il recula de quelques pas, sa posture désormais tremblante et beaucoup moins assurée. Il mit un genou à terre et planta sa lame dans le sol en appuie, son autre main sur son visage crispée de cette torture interne. Il ressentait aussi bien que sa propre épée l’influence négative que Isaak avait sur eux. Mysti ne pouvait plus lancer de magie, c’était évident, jamais il ne combattrait lame contre lame en 1er choix.
 
Assez de spéculation, sa tête le tourmentait déjà d’un sacré mal de tête et réfléchir ne ferait qu’accentuer la douleur. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était se tenir la tête et maudire à voix basse Isaak pour être aussi faiblard. C’était tout ce qu’il avait envie de lui dire, qu’il était une honte aux épéistes, à tous, pour se considérer comme fort, pour se faire renverser d’un simple charme…

(Tant de haine dans tes pensées pour un homme simplement plus réceptif aux pouvoirs de cette démone, peut-être que si j’arrêter de te couvrir, tu comprendrais un peu sa douleur.)
 
Blaze releva sa tête et regarda à nouveau les deux duellistes, Isaak était désarmé, mais continuait brutalement à main nue, Mysti n’avait pas l’avantage et ne l’aurait pas avant qu’Isaak se fatigue. Et c’est probablement dans un bon bout de temps. Blaze se releva, il avait l’impression que son corps et son esprit étaient embourbées dans un marécage, jusqu’au hanche. Chaque mouvement, chaque pensée était difficile, lente, douloureuse. Mais une voix, ni féminine, ni masculine, résonnait dans sa tête, plus fort que le sortilège de la femme. En parlant d’elle, son regard semblait s’être comme, embrasé, presque toutes les fibres de son corps aspiraient au repos éternel de sa main. D’une volonté de fer, il s’extirpait de ce gouffre sans fond qu’est son attirance pour elle, mais combien de temps tiendrait-il ?

(Suffit, tu te prends trop la tête… Mais bon sang qu’est-ce que tu fais la ?)
(Je te demande pardon ?)
(Tu es dans un situation de vie ou de mort, et la seule chose que tu arrives à me répondre c’est ça ? Tu as la moindre idée dans quoi tu t’es fourré ?)
 
Blaze leva les yeux et regarda à nouveau la cavalière wyvern dans les yeux avant de reculer à nouveau et passer son regard inquiet sur Mysti et Isaak qui se battaient à main nue.

(Tu es en face de quelqu’un capable de raser des villages. Tu ne peux ni la tuer, ni même la blesser, alors ne t’imagine pas l’arrêter. Et la seule raison pour laquelle tu n’es pas devenu son esclave est ma présence.)
(…)
(… Seul, tu n’as aucune chance, je pourrais déchainer les éléments, ça ne le ferait pas broncher, ça l’amuserait au mieux. Mais avec les autres. On reste dans des chances tellement faibles que c’est futile, mais au moins, tu survivras, peut-être…)
 
Un gémissement de Mysti au loin le fit réagir, Isaak venait de lui mettre un coup de poing si violent que le général était ventre à terre, cherchant son souffle.
 
« Je ne m’abaisserais pas à mourir comme ça…»
 

Ses yeux se connectèrent une dernière fois avec la cavalière, et il fit un effort colossal pour s’en détacher, au point même où il poussa un hurlement guerrier pour rompre les liens oculaires avant de se ruer sur Isaak. D’une course rapide et agile comme le vent, Blaze s’avançait avec vitesse et précision dans l’optique de renverser l’homme fou pour donner de l’espace à Mysti. Il se sentait irrité, énervé, cette pression constante lui infligeait une terrible épreuve sur les nerfs et ça se ressentait dans son attitude et ses mouvements, beaucoup plus rageur et puissant. Il risque de lâcher bien plus vite qu’il ne le croit…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Félicia
avatarBeorc


Messages : 64

Feuille de personnage
Niveau:
18/20  (18/20)
Points d\'Expérience:
83/100  (83/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Mar 16 Aoû - 22:14

Ce...c'était confus pour la fille de l'air. Elle-même ancienne guerrière du ciel, Félicia savait les avantages, l'aisance et le relatif sentiment de sécurité et de liberté que l'on pouvait avoir une fois monté sur une créature céleste.
Pourtant, sans la moindre peur, la femme en face d'eux venait de poser pied à terre, faisant mourir le sol aux alentours et arrachant une imploration à l'ancienne chevalière devant ce maléfice. La Wyverne morte-vivante à ses yeux s'envola à nouveau, et elle sentit sa poitrine se serrer en comprenant ce qui allait arriver : Ce monstre allait dévorer ses consoeurs aériennes, et nul ne pourrait l'en empêcher

Le général Criméan sembla donner un ordre aux pégases qui entamèrent une retraite, peut-être trop tard, tandis qu'il avait lui-même rapidement fort à faire quand l'étranger sinistre se rua sur lui au nom de la voluptueuse créature qui se dressait contre eux. Un peu plus loin, le généreux rouquin paraissait en plein dysfonctionnement cérébral, monologuant tout seul avant d'enfin se relever et d'aller prêter - espérons-le - main forte au soldat.
La situation était vraiment pourrie, les pégases prenaient la poudre d'escampette ou se feraient massacrer, l'un des combattants réunis plus ou moins par hasard s'était retourné contre eux, un second ne semblait pas en bonne santé et la bombasse exhalait un maléfice invisible qui infligeait corruption et souillure à tout ce qui avait le malheur d'être à portée.
Ah oui, et elle faisait pourrir la terre aussi.

Et tout cela n'avait pas la moindre importance pour Félicia qui n'en avait absolument rien suivi. Oublié la Wyverne décharnée, ignorés les trois couillons qui se meulaient, il n'y avait que la sorcière en face d'elle qui existait à ses yeux. Son regard, ses pensées, son être tout entier était attiré, happé par les charmes magnifiés de l'ennemie. La pauvre chevalière ne voyait plus qu'elle, ses yeux se perdant sur ses courbes, son coeur s'accélérait un peu plus à chaque pas que l'enchanteresse vers elle tandis qu'une étrange chaleur montait dans son ventre alors qu'elle dévorait du regard le roulement des hanches de la sorcière, le balancement étourdissant de sa désirable poitrine. La soldate serra un peu les genoux, frottant inconsciemment ses cuisses l'une contre l'autre.

C'était ce qui la terrifiait. Félicia était incapable de détacher ses yeux de la chevalière et chaque seconde passée à la contempler attisait la fascination surnaturelle qu'elle développait pour cette femme et polluait son esprit d'horreurs. Quand elle fixait son regard sur sa poitrine, la lancière se mettait à saliver, comme affamée à leur seule vue, tandis que si ses yeux avaient le malheur de se poser ailleurs c'est tout un tas d'autres images impures, malsaines qui l'envahissait et qui tournaient et retournaient dans ses pensées.
Oui, cette...beauté était la corruption, c'était le visage du Mal en personne, de ce tout ce qui pouvait être mauvais pour le corps et l'esprit et le salut de son âme. Baisser la tête devant cette divinité malveillante, c'était s'attirer le courroux d'Ashera, se soumettre à sa volonté ou ramper à ses pieds pour espérer avoir l'honneur de l'effleurer, c'était se damner à jamais. L'ancienne chevalière céleste le savait...
Mais par tous les sacrements de Begnion, qu'est-ce que l'enfer est séduisant.

Fascinée, horrifiée, Félicia sentit finalement ses jambes se dérober sous elle, la laissant choir à genoux en tremblant de tous ses membres. Son plus grand désir en cet instant était de s'offrir à cette merveille d'outre-monde, de se donner toute entière pour satisfaire le moindre de ses ordres, et cette passion effrénée la tétanisait de par son verso. L'homosexualité était impure, indigne, malpropre même ! Elle corrompait les moeurs et la foi, et étaient à l'origine des déviances malsaines de la vie et de l'esprit, répandant chaos et maladies et réduisaient l'amour, la passion admirable et bénie par la déesse qui unissait deux êtres qui voulaient s'aimer et fonder une famille pour assurer l'héritage que leur avait offert Ashera, à une vulgaire copulation bestiale et répugnante.
La pauvre femme ne voulait pas être une lesbienne déviante, elle ne voulait pas souiller son corps et damner son âme. Du moins, une partie d'elle ne le voulait pas, cette partie qui faisait se serrer sa main tremblante autour de son amulette d'argent alors que ses lèvres, et sa langue, s'agitaient en salivant et récitant prières et litanies, invoquant désespérément la protection et le pardon de sa sainte divinité, priant de tout son coeur conscient que la Sainte comprenne qu'elle n'était qu'une femme, presque encore une enfant, qu'elle n'avait pas encore la force ou l'expérience pour lutter seule contre un tel maléfice.

Le reste de son esprit lui, avait formé un rictus avide sur les lèvres de la lancière agenouillée. Sa main droite, la "bonne main" était crispée autour de son petit bijou sacré tandis que la seconde s'était posé sur sa cuisse, glissant contre son bas ventre brûlant, alors que ses yeux étaient rivés sur la chevalière mystique qui s'approchait. Elle avait envie de crier "ordonnez-moi maîtresse !", comme si tout son être ne pouvait plus connaître la satisfaction que par l'obéissance aveugle à cette sorcière venue du ciel pour saccager toute vie, alors que dans le même temps elle claquait des dents et grelottait de terreur, isolée et abandonnée même de la lumière sacrée face à cette croqueuse, et pas que d'hommes.
Du moins l'espérait-elle honteusement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Famine
avatar


Messages : 6

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Lun 22 Aoû - 19:19

Bien bien bien... Le bretteur était totalement sous sa coupe, ce qui lui faisait extrêmement plaisir. Il attaquait celui qui semblait commander, et même le roux s'était jeté dans la mêlée. Famine éclata d'un grand rire. Habituellement, ce n'était pas son trip de regarder les gens se battre entre eux, mais c'était toujours amusant de voir ce que pouvait donner son aura de séduction... En tout cas, deux personnes semblaient y réagir extrêmement bien. Le bretteur, mais aussi la fille qui était restée à l'écart. Et comme les trois autres s'occupaient très bien tout seuls, elle s'avança en direction de cette dernière pour la jauger du regard.

Dans les cieux, la Wyverne, plus souple que ne le laissait deviner sa stature fragile et balourde, évitait les jets de magie envoyés par les mages longue portée, qui furent de toute manière bien rapidement distancés a mesure que la bête suivait ses cibles, les pégases qui s'enfuyaient. Après une course à travers les cieux, les dents de la créature ténébreuse se plantèrent dans le flanc d'une des pauvres créatures, lui arrachant un hérissement de douleur... La cavalière tomba de sa monture, suivie d'une gerbe de sang de pégase alors que la Wyverne prenait un visible plaisir à le réduire en charpie pour en faire son repas, sans même prendre la peine de se poser. Après une interminable chute, la cavalière s'écrasa, pantin désarticulé, en plein sur l'un des toits du village, l’enfonçant pour traverser même le plancher du premier étage et ramenant le silence parmi les habitants de la chaumière.

Famine, quand à elle, arrivait à présent au niveau de Félicia pour la jauger du regard... Moui, elle était bien trop maigre pour un réel repas. Mais pour un en-cas, peut-être... Elle se pencha sur elle, exposant son décolleté au regard subjugué de la jeune femme, pour poser ses doigts sur sa joue. A peine le contact initié, Famine commença à aspirer les nutriments et la graisse présents dans ce petit corps, un long sourire étirant ses lèvres.

    « Hum... Tu n'est pas mauvaise, mais tu est définitivement trop pauvre pour moi. Et le gout est un peu gâché par un surplus d'alcool, je dirais... »


Elle n'était pas difficile habituellement, mais la perspective d'un village regorgeant de paysans grassement nourris par leur terres fertiles l'enchantait bien plus que ce maigre en-cas. Elle repoussa donc la lancière sur le coté pour approcher du hameau, chacun de ses pas laissant une nouvelle tache de souillure dans le champ de blé.

___________

Pour ce tour, vous pouvez poster dans l'ordre que vous souhaitez.

Félicia, tu as subit la technique d'absorption de Famine. Elle a absorbé ton énergie et ta graisse, te laissant amaigrie et affaiblie. Tu n'as plus que la peau sur les os et à peine assez d'énergie pour bouger.

Pour tout le monde : Famine à décidé de se faire un petit festin dans le village, elle a ramenée son aura de séduction à son niveau habituel et vous laisse vous battre. Vous pouvez vous dire que plus elle s'éloigne, plus son effet sur vous faiblit (je pense notamment à Isaak).

A vous de voir si vous voulez - ou pouvez - l'intercepter~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isaak
avatarBeorc


Messages : 449
Age : 21
Localisation : Ouest de Begnion

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
14/100  (14/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Sam 27 Aoû - 0:08

Le chaos éclatait de plus belle dans les champs orientaux de Criméa. Ce qui auparavant s'apparentait à une lutte organisée, dirigée contre l'unique personne qu'était Famine avait perdu de sa substance, à la manière des champs qui servaient de terrain d'affrontement, ne devenant qu'un désordre général aux portes du hameau criméan. Dans les cieux, la mort pullulait au rythme du battement d'ailes décharnées et allait jusqu'à provoquer une averse de chair et de sang sur les têtes des combattants, ou plutôt ceux qui n'avaient pas encore fui le champ de bataille. À l'écarlate céleste se mêla le grège des champs devenant peu à peu marécages asséchés, ainsi que des éclairs de feu fusant sur la créature squelettique ailée. Il ne restait que cette aura mortifère qui s'étendait en conquérant sur les terres fertiles pour parachever ce tableau d'Apocalypse dans lequel Isaak se distinguait à sa manière.

En face à face avec le général des armées de Criméa, le Fauve Noir s'exprimait avec férocité. Son style sauvage prenait effet à chaque coup, donnant à sa lame des airs de griffe charbonneuse. Les blessures se multipliaient en face, quand soudain le dénommé Mysti retourna la situation à son avantage, profitant d'un moment d'inadvertance de son antagoniste pour le priver de l'usage de son épée maudite. C'était sans compter sur l'esprit combattif de l'ancien Louka qui se jeta corps et âme dans la bataille pour arracher la victoire à son adversaire, faisant fi du désarmement pour user de ses poings. Un violent direct du droit porté dans le ventre du soldat lui coupa la respiration, tandis que ce dernier s'écroula au sol à la merci de son opposant. Autour de lui, les céréales se tordaient en une nuée de serpents qui venaient s'enrouler un peu partout, y compris autour des bras et jambes de son adversaire quelque peu sonné.

Nonobstant les visions plus agressives que lui procuraient son épée démoniaque, Isaak reprit son artefact maudit et attrapa fermement Mysti par les cheveux afin de le trainer devant Famine. Mais au même moment, Blaze considéra la gravité de la situation et tenta de s'interposer entre Mysti et Isaak. Perdu dans son monde de chimères, l'escrimeur exilé ne prit pas en compte l'interpellation orale de son ancien camarade d'armes. Il s'attarda néanmoins sur la charge de ce dernier qui semblait bel et bien déterminé à intervenir entre les deux épéistes. Pour autant, qu'Isaak ait côtoyé dans le passé ou non le rouquin, cela ne changeait pas la donne : le blondin était déterminé à accomplir son objectif, quoiqu'il arrive.

Toujours aux prises avec son état à la jonction entre celui de fou et de berserker, Isaak lâcha momentanément Mysti et son arme et focalisa toute son attention sur Blaze. Son regard, occulté par la malédiction pesant sur son épée, se nimba d'un éclat céladon. Alors que le Kazeroi approcha à vive allure de son nouvel opposant, Isaak laissa ses sens s'aiguiser sous l'impulsion de cette œillade de jade. Tout en poussant un terrible cri de guerre empli d'aria et de démence, le désarmé neutralisa le bretteur à la crinière érubescente en ayant recours à une sorte de pugilat primaire.


❖ Uaaaargh !

Involontairement, l'exilé de Belogor venait de rendre la monnaie de sa pièce au Kazeroi lorsque, autrefois, ce dernier avait conclu leur duel par une technique similaire. Cette fois, le Fauve Noir attrapa le bras de Blaze au niveau de l'épaule et apposa sa main restante sur le flanc correspondant pour soulever le Marqué et le projeter derrière lui de toutes ses forces, profitant de l'élan de son assaillant pour faciliter sa tâche. La menace écartée, le lustre verdoyant qui régnait dans les pupilles du combattant perdit en éclat, tandis qu'Isaak reprit sa marche de l'horreur vers Celle qu'il considérait particulièrement dans ce champ en état de putréfaction.

Une fois encore, il retrouva le contact de son arme et dut supporter une nouvelle fois la valse des réminiscences terrifiantes. Il assista impuissant au souvenir d'une scène orgiaque au milieu de la verdure flétrie, où la Lumière d'Asura poussait tantôt à la luxure, tantôt au meurtre. Ignorant autant que possible les invitations immorales de ses spectres, le Fauve Noir attrapa Mysti par le col et le traina une seconde fois pour l'offrir en sacrifice à la responsable de cette scène de chaos.

Sur la quelque dizaine de mètres séparant Famine de son présumé serviteur, une nouvelle hallucination lancina Isaak. Celle-ci n'avait rien d'anodine, cependant. Elle n'avait rien d'une horreur banale à laquelle le spadassin était couramment confrontée. Jaillissant des entrailles du pégase précédemment massacré, la tête se distordit quelques instants avant d'émerger en lévitation aux côtés du névrosé dans un rictus malsain.



« Quel être pitoyable et misérable tu fais, mon cher Louka… »

« Uriel… »

Dans un premier temps, Isaak réprima la sévère envie de vomir qui assaillait ses tripes à la vue affligeante de cette tête séparée de son corps. Puis, poursuivant sa marche, il essaya d'éviter de croiser son regard avec les orbites creuses de celui qu'il considérait comme son premier père de cœur. Balayant vainement l'apparition du moine de Belogor avec son épée, Louka en vint aux mots, bien que, concrètement, il parlait dans le vide.

❖ Tu… tu devrais être mort, comme les autres… Dégage ! Retourne d'où tu viens !
❖ C'est ainsi que tu t'adresses à celui qui te traitait comme un fils ?
❖ Tu n'es pas celui que j'ai connu. Le Uriel avec qui j'ai grandi repose en paix désormais.
❖ Je n'ai nul part où reposer… tu le sais très bien, Louka. Il n'y a pas de place, ni en Enfer, ni au Paradis, pour ceux qui ont été abandonné par la Foi. Et tu mérites le même sort.

Une sorte de délivrance tira provisoirement l'exilé de la présence d'Uriel. La vue au loin du corps décharné d'une jeune fille, sans nul doute frappé du maléfice de Famine, attira l'attention d'Isaak.

❖ Regarde-toi… tu es si faible. Tu es toujours attiré par la Lumière. Autrefois, c'était celle d'Ashera. Aujourd'hui tu ne fais que suivre des lueurs comme une nuée d'insectes autour d'une lampe.
❖ Et l'éclat d'Ashera nous a abandonnés au moment où nous en avions le plus besoin, nous laissant à l'état de larves à l'agonie.

Plus que quelques mètres et l'ancien Moine Fou se tenait à nouveau face à cette lumière factice que considérait Uriel. Pris dans l'angoisse de sa malédiction, Isaak resserra sa poigne sur Mysti, tandis que ses ongles venaient se planter dans la main portant son arme. Sa vision se troublait par moments. Le bretteur était presque uniquement mû par la seule volonté de revenir aux côtés de Maëlly.

❖ Tu es trop corrompu pour mériter de vivre encore dans ce monde de déchéance. Bientôt tu nous rejoindras, parmi les corbeaux et les cadavres de Belogor.
❖ Je ne sombrerai plus dans les ténèbres, ni dans ce monde ni avec vous. Et je ne serai plus aveuglé par la lumière d'Ashera.

La dresseuse de vouivre était face à Isaak et Mysti.

❖ Car à présent je suis une lumière plus forte que celles des Dieux. Celle qui donnera enfin un vrai sens à ma vie.

L'aura mortifère continuait de faire périr la végétation environnante. Retirant lentement ses onglets de sa peau dorénavant écarlate, le blondin se laissa bercer doucement par la silhouette raffinée de celle qui se tenait en face de lui. Légèrement en retrait, il planta sa lame à proximité de lui, en gage de confiance et présenta le corps inerte de Mysti de Méline face à lui.

❖ Comme demandé, je te remet le corps de ce soldat comme repas. J'espère qu'il t'offrira plus de saveur que la gamine et surtout t'aidera à combler ta faim…

Sa voix s'atténua à la fin de sa phrase, alors que sa tête s'abaissa légèrement. Le silence sembla s'installer, comme une invitation à la dégustation. Au même moment, les spectres du passé d'Isaak se confondirent une nouvelle fois au champ de bataille. Pris de sueurs froides, le Fauve Noir se mordilla la lèvre jusqu'au sang, luttant coi contre ses démons intérieurs…

Deuxième acte de la démence : le sanctuaire du Délire.

La figure paternelle virevolte sans corps autour de son lion de jais,
Entre vie et mort, illusion et réalité sur le pont du déclin…
Tandis que le berger des brebis égarées est offert en pitance sur l'autel de l'aliénation.


tl;dr:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://estcequecestbientotlapero.fr/
avatarBeorc


Messages : 259

Feuille de personnage
Niveau:
5/20  (5/20)
Points d\'Expérience:
59/100  (59/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Sam 27 Aoû - 11:31

Une onde de douleur se propageait à chaque difficile inspiration, témoignant de l'amplitude du coup porté par le blondinet. Avec du recul, on aurait pu qualifier la sensation de séisme corporel -localisé, unipersonnel, et de ce fait une torture pour la victime.
Se forçant à lâcher son arme pour se masser l'abdomen et tenter de rétablir la normale, le chevalier devint spectateur de la charge de Blaze dans leur direction. Le bretteur impulsif se retrouva à son tour projeté au sol avec sa propre force, dans une tentative infructueuse de plier le cours des choses à son avantage.

L'instant d'après la mort de Mysti reprenait sa marche, incarnée en un homme visiblement dépassé par son propre passé, ses propres tortures. Sa poigne sur son col tremblait parfois, une seconde, une simple spasme tandis qu'il s'adressait à des visions issues de ses démons. Le corps du mage se détendit progressivement et il ferma les paupières. Mourait-il déjà, sous la poigne de la peur et la désolation prenante autour de lui ? Le blé qui craquait et mollissait sous leurs pas annonçait-il la fin d'un monde ?

***Ô Yune, je fais appel à ton pouvoir,
Toi qui autrefois bénit mon âme et mes espoirs,
Ô Yune, bras du Chaos et de la passion assemblés,
Donne-moi la force pour la repousser.
Entends les mots d'un serviteur de Tellius.
Aide celui qui peut raconter ton histoire.
***

Ses jambes cessèrent de traîner sur le sol et il entendit, tout proche, le son d'une lame que l'on plantait en terre. Famine se trouvait toute proche. Il pouvait sentir une aura dérangeante émaner d'elle, sans parler de l'odeur immonde qui l'entourait.

***Il y a encore de nombreuses choses que je désire accomplir en ce monde. Des humbles que je dois protéger. Des batailles pour la paix à remporter. Des peuples à mener. Yune, si tu me vois et m'entends, guide-moi. Je t'en prie.***

Quelques secondes s'écoulèrent encore, supposant qu'elle allait se pencher vers lui pour pratiquer qui savait quel horrible rituel pour son "repas". Ses yeux clos l'avaient empêché de voir le sort réservé à Felicia, et cela rendrait sans doute son sort moins épouvantable de ne pas savoir à quoi s'attendre.

Le mage ouvrit tout à coup les yeux et bougea avant même de comprendre la situation. En une fraction de seconde il était debout sur ses pieds, sa respiration revenue à la normale. Il aperçut l'épée, la saisit et chargea vers la sorcière. Il vit tout à coup des membres disloqués ici et là, des voix qui appelaient Isaak pour l'enjoindre de mourir, de crever plus honteusement qu'un chien laissé seul sur le bord d'une route. Ses souvenirs n'appartenaient pas à Mysti, aussi s'efforça-t-il de les ignorer, son corps tendu sur une seule et unique tâche : tenter l'impossible pour anéantir la créature qui les menaçait. Il comptait en grande partie sur l'effet de surprise et le soutien de Yune pour la surprendre, visa sans arrêter sa course. La chance voulait que l'armure de la maîtresse-wyverne soit assez légère, le cuir ceignant l'essentiel uniquement. Plutôt que de lancer un coup d'estoc de front, il essaya plutôt de trancher à partir de l'épaule pour opérer une rotation vers le bas, de sorte que la protection devînt inutile et qu'il touchât quand le même cœur.

***Voilà sans doute un des actes les plus fous et désespérés que j'aie jamais accompli...***

Étrangement, et cela provenait probablement de l'adrénaline, il voyait ses propres gestes au ralenti. La pointe de la lame se positionnant sur l'épaule, qui taillerait la chair d'une seconde à l'autre, son regard ne s'accrochant qu'à ce point, qu'à cette plaie qu'il allait ouvrir. En cet instant il n'avait plus peur, plus de courage. Tel une statue de pierre que l'on aurait animée d'un ordre unique : "détruis cette engeance", il agissait instinctivement. Et priait pour réussir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
Félicia
avatarBeorc


Messages : 64

Feuille de personnage
Niveau:
18/20  (18/20)
Points d\'Expérience:
83/100  (83/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Sam 27 Aoû - 15:35


Une chevalière s'écrasa depuis les cieux, sa monture déchirée par la wyverne desquamée tandis que les hommes, les vrais, faisaient preuve une fois de plus de leur brutale stupidité en se collant des taquets dans la poire à tour de bras. Mais, tout cela n'avait aucune importance. Plus rien d'autre n'avait d'importance, pas même ce petit bijou que sa main continuait à serrer frénétiquement à en faire blanchir ses phalanges.
La sorcière du ciel s'avançait vers l'ancienne fille des airs, agenouillée et tremblante, le regard rivé, happé par la beauté surnaturelle de la chevalière-wyverne. Son être était tiraillé, déchiré entre deux désirs, celui de se jeter à Ses pieds, de lui obéir quelque soit son ordre et que sa satisfaction devienne sa raison de vivre, de plaire à ces pulsions et ces désirs tabous qui lui font tourner la tête...
Tout comme le besoin impérieux de fuir, de tourner les talons et courir aussi loin que ses jambes la porteraient, car elle sentait déjà le fil glacial glisser autour de sa gorge, pareille à une faux funeste qui épelait lentement la brève sentence que lui accorderait Ashera pour ses pensées impures, ou bien par cette femme à l'attraction hérétique. Félicia le savait, le sentait, la frêle corde de sa vie servirait bientôt à la pendre si jamais elle restée plantée là.

Son sang se glaçait un peu plus dans ses veines à chaque pas qu'esquissait la tentatrice impie dans sa direction. Un frisson brûlant, douloureux de contraste traversa tout son corps alors qu'Elle venait se camper devant la lancière tremblotante. Sa main se crispa si fort autour de son amulette que ses pointes d'argent se fichèrent dans sa paume, mais l'ancienne chevalière céleste n'en eut point conscience.
Elle avait cessé de bouger, de cligner des yeux. Elle avait même cessé de respirer. L'enchanteresse se tenait juste devant elle, à portée de main. Elles auraient pu se toucher, le temps de simplement tendre le bras. Le fléau de Criméa commença à esquisser ce geste, si simple, si absolu aux yeux de la jeune femme tourmentée.


"Par la Déesse..."

Souffla Félicia, toute son attention rivée sur cette main qui se levait vers elle. Sa foi, son Salut, son âme...tout appartenait depuis toujours à Ashera la Sainte, elle et sa divine lumière qui guidèrent les Beorcs au travers des âges même les plus sombres.
Mais en ce jour, en cette seconde, en ce misérable instant d'attente, la lancière l'aurait juré sur tout ce qui peut être nommé : Pour une seule caresse de cette entité, elle se damnerait à jamais.

Bien sûr, ça aurait été facile de décamper au final. Après tout, elle en avait l'habitude, elle la croyante pieuse et dévouée, de fuir. Fuir ses ennemis, ses crimes, ses responsabilités...qu'avait-elle bien pu faire d'autre, sinon courir encore et encore pour se cacher, se percher en hauteur dès que le sol devenait trop dangereux, et de recommencer jour après jour pour la grâce d'Ashera, à n'être qu'une pauvre traînée inutile, défigurée au nom de la Déesse et déchue pour sa foi, pour cette Déesse sans visage et sans présence.
Qu'il était encore plus facile de ramper aux pieds de celle qui s'apprêtait à la récompenser d'une caresse. Peu lui importait de devoir ramper à ses pieds et faire la belle, de s'offrir à tous ses sévices, ses délires. Cela ne la changerait pas de son culte habituel...mais cette fois, ça sera pour une Déesse qu'elle a vu et touché, une Déesse qui enfin la récompenserait pour sa fidélité et sa foi.
Sa main lâcha son amulette, ses tremblements se calmèrent un peu et elle tendit la joue vers cette main qui s'approchait.

Le contact lui arracha un cri silencieux alors que son corps se glaçait brusquement. Elle mourait. La déesse sans nom était en train de flétrir son corps et sa vie comme elle faisait pourrir les champs sur pieds. Voilà sa récompense pour avoir choisi de rester à genoux, la douleur, l'effacement, et quand son regard croisa une dernière fois celui de la sorcière, elle y reçut aussi le mépris, le mépris que l'on accorde non pas à une servante stupide, mais à un bout de viande indigeste.
A tel point que la sorcière ne daigna même pas la tuer, préférant laisser son corps affaibli être incapable de la maintenir en vie tandis que la lancière s'écroulait à terre, grelottante. Privé de ses maigres réserves et frappée par la terreur qui supplantait maintenant le charme maléfique, Félicia se retrouvait à tenter de ramper sans réfléchir loin de cette impure qui continuait sa route après avoir souillé son esprit et vidé son corps.
La jeune femme pleurait en se traînant péniblement sur quelques misérables mètres, moins choquée d'avoir frôlé la mort que d'avoir voulu renier sa Déesse pour finir...comme ça.
Elle marmonna quelques prières, implorant le pardon d'Ashera, ou du moins essayant de le faire ne serait-ce qu'en pensée, avant de perdre connaissance, affalée au milieu de ce champ funeste. Elle l'avait mérité...


[hrp : j'ai changé ma couleur pour le lightgreen, parce que l'autre était vraiment moche et que je me souvenais plus ce que j'avais pris '^']
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarMarqué


Messages : 245
Age : 21
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
3/20  (3/20)
Points d\'Expérience:
94/100  (94/100)

MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   Dim 28 Aoû - 23:42



Durant sa course, rien d’autre ne rentrait dans ses pensées, il était obnubilé par Isaak. Toute sa concentration, sa haine, sa colère et sa rage étaient dirigées, telle une fleurie de couteaux, vers le bretteur blond. Enfin à portée, Blaze serra le manche de son sabre plus ardemment que jamais. On pouvait lire dans ses yeux, la colère aveuglait son jugement, les paroles de Kaze redevenaient des murmures distants, comme une illusion trop agréable pour être suivi. Un dernier élan de pitié, de gentillesse, caressa son cœur, et il changea de prise pour frapper avec le manche et non la lame. Dans un combat, l’hésitation est la porte ouverte à la grande faucheuse. La gentillesse n’est que faiblesse, pitié et lâcheté sont une et seule entité. Et c’est ceci qui lui couta une prise, brutale, violente. Et par-dessus tout, de son crut. Le blondin lui prit le bras avec une vitesse et une force surprenante, inhabituelle, et pourtant il aurait dû le savoir, l’éclat surnaturel dans ses yeux avertissait ce qu’il aurait dû voir ! Kaze quitta ses mains dans sa surprise, s’envolant alors que la terre elle-même se retournait devant ses yeux abasourdis.


Dans un soulèvement de terre, Blaze se mangea toute sa vitesse au sol alors qu’il tenta désespérément de ralentir la chute en offrant son épaule gauche, mauvaise idée. L’impact fut d’une violence qui lui coupa le souffle. Un sifflement aigu dans les oreilles, son cri de douleur se transformant doucement en soupir, résonnant dans sa tête. Une piqure dans l’épaule gauche, le ciel tournoyant, sa lame encore en l’air, passant devant lui avait de se planter au sol.


« Des nuages… de sang… »


La wyvern dévorait pégases sur pégases, cavalières et animaux, de la même manière, avec une cruauté lui retournant les tripes. La colère de l’impuissance résonnait dans son âme. Désespoir, plus de voix de Kaze, lui seul, dans ce monde qui saignant devant ses yeux. Il pourrait les fermer, s’arrêter ici, stopper la douleur, se laisser couler dans les rivières de la Mort… Non. Mon nom est Blaze Kazeroï.
Blaze se retourna, toujours au sol. Son épaule gauche le lançait horriblement, il ne pouvait plus bouger correctement son bras probablement luxé… Alors il rampa, releva la tête pour voir Famine transformer la pauvre fille en espèce de momie. Sa mâchoire se mit à se serrer, un crissement de dent précéda un gout de sang. Ces tripes voulaient aussi lui faire des siennes, mais il se retint, et se reconcentra sur son épée. Il s’appuya sur sa main droite et tenta de se relever mais s’écroula quelques pas plus loin, l’équilibre trop instable, mais de sa main libre, il choppa Kaze. Le temps n’était plus à la pitié, ni à la colère. Sans s’en rendre compte, il agrippa son épée à deux mains et la ramena contre lui, contre son cœur. Mon nom est Blaze Kazeroï.


(Alors, tu sais ce que tu veux faire ? Je ne suis qu’un outil.)
(On sait tous les deux que c’est faux.)
(Mais ça ne change pas le fait que je suis une arme, inutile sans son manieur. Je n’ai pas mon mot à dire… Mais dit moi, que veut tu faire, Blaze ?)
 
Blaze mit son épée en appuie et se releva doucement, le bras gauche douloureux. Un calme presque inquiétant flottant dans sa tête. C’était comme-ci il savait ce qu’il devait faire, qu’il n’avait plus à réfléchir. Quelle sensation enivrante… Qu’allait-il faire ? Tuer Isaak ? Mysti également ? Tenter l’impossible et défier cette sorcière ? Mon nom est Blaze Kazeroï…


« … Et je protégerais, envers et contre tout, ceux que j'aime.»


Une lumière bleue s’alluma doucement sur Kaze, le vent dans le ciel se mit à se tordre, convergeant irrésistiblement vers le tranchant du sabre. La nuit dans les yeux du bretteur à la chevelure ardente brillait comme les plus belles nuits du désert. La poussière se mit à former un nuage, entourant la forme inquiétante tenant la lame bleutée. D’un mouvement difficile, Blaze changea la prise de son sabre pour la main droite et tenta vainement de soulager la douleur de son épaule gauche. Il pouvait parfaitement combattre ainsi, il se sentait capable de vaincre le monde entier. Ou peut-être pas. La réflexion avait atteint sa fin, venait le temps des actions.


« Khar’a ne mérite pas de vivre dans un monde avec de telle abomination… »


Alors il les exterminerait, jusqu'à la dernière, seul s'il le fallait. Et ainsi, il protégera l'innocence d'une Laguz qui avait prit son cœur. Comment peut-on espérer voir un monde de bonté, de gentillesse quand de telle chose existe? Blaze rapprocha sa lame de son corps, concentra toute sa force dedans, cherchant à voir les traits du vent et de les réunir sur lui. Il ne l’avait jamais fait, d’ailleurs, il n’avait jamais réellement maitrisé le vent de Kaze, sa manière de l’utiliser restait primaire, inefficace, non optimisé. Mais pour cette fois, juste pour cette fois, il devait dépasser les limites, les envoyer voler, devenir le vent, ne faire qu’un, être vif, agile, et capable de trancher le mal lui-même.
 
Le vent continuait à tournoyer légèrement autour de lui, atteignant sa lame qui aggravait la couleur au bleu foncé. Il releva le visage pour voir Isaak déposer Mysti devant Famine. En un soufflement, Blaze adopta une posture pour s’élancer à pleine vitesse. La poussière explosa pour le révéler avant qu’il s’élance, le vent accélérant ce seul et unique mouvement. En une seule impulsion, il traversa le champ de bataille comme un Loup à pleine allure. Blaze fut animé d’une foi qu’il ne connaissait pas, il voulait combattre, à tout prix, ne pas abandonner. Refuser de laisser cette « chose » vivre dans un monde dans lequel Khar’a vit. Car la vie est dur, et il faut être fort, offrir son épaule aux autres pour à quel point celle-ci est rare, unique, et précieuse.
 
Finissant sa course, Blaze se retrouva dos à Mysti et face à Isaak. Il le regarda dans les yeux, qui semblaient embuer d’une démence profonde, ce qui n’était pas sans rappeler le visage fou de son père, ou de Kerorian. Il leva son épée et la pointa au centre du tronc du bretteur blond avant de dire.


« Pour qui tu te prends pour avoir le droit de sacrifier des vies ? »


Il activa l’énergie de sa lame de la seule manière qu’il connaissait, provoquant une puissante explosion de vent à son extrémité. Le puissant recul lui infligea une douleur lancinante dans l’épaule, mais il fit de son mieux pour l’accumuler avant de se retourner pour voir Mysti se relever et brandir l’épée d’Isaak. Le vent s’atténua autour de lui d’un seul coup alors que le général tentait un coup désespéré. La perte quasi instantanée de son pouvoir infligea presque une douleur physique au rouquin, mais il la supporta, pensant que tout venait du bretteur. Il devait vaincre avec ses propres forces et pas celle d'une épée magique. Blaze se mit légèrement derrière le général, incapable de suivre l’attaque, mais en revanche, il pouvait très bien le protéger d’une contre-attaque avec une bonne position… Mais serait-ce même un contre ? Ne finirait-il pas oblitéré ? Peu importe, mourir à côté d’un homme bon comme Mysti n’est pas une si mauvaise mort après tout.
 
 
Mais comme n’importe quel Loup, il allait chèrement défendre sa peau.




Explication Tl Dr (lisez quand même, ca aide):
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ Contenu sponsorisé ❞



MessageSujet: Re: Les ailes porteuses de mort [EVENT]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les ailes porteuses de mort [EVENT]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak
» [Grand-Place de la Ville] EVENT 01 ▬ L'ennui s'achève par le berceau de la vie et la mort.
» Event | Libre | L'arrivé d'un ange...
» 25 septembre 1991, Aristide à L'ONU : Liberté ou la mort !
» Jusqu'a mort s'ensuive... (Linoël, Idryl, Luna, Sanzo, Shrys

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fire Emblem - Dawn of Destiny :: Tellius :: 

Criméa

 :: Les villages de Criméa
-