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 Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]

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MessageSujet: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Sam 30 Avr - 16:01


La journée était belle, autant qu'elle puisse l'être à Daein. Comprenez que le ciel était d'un bleu très pâle, strié de quelques fins nuages qui laissaient filtrer quelques rayons de soleil. Une température que j'aimais beaucoup, puisqu'elle m'autorisait le port de certaines robes légères. Le froid ne me dérangeait pas beaucoup en règles générales, mais le port d'un manteau s'avérait quand-même nécessaire la plupart du temps, et cela ne me permettait pas de montrer mes vêtements. Et pourtant, j'appréciais montrer que je portais de jolies choses, puisque cela poussait les passants à se retourner sur mon passage pour autre chose que colporter les ragots dans mon dos. Après tout, la vue d'atours luxueux pouvait rendre les badauds jaloux, mais certains en voyaient leur journée ensoleillée, car voir de belles choses fait toujours plaisir. Ainsi, en ce beau jour, j'avais décidé de revêtir une robe d'un rouge sanglant bordée de dentelles noires, un corset cintrant ma taille fine et moulant ma poitrine, alors que deux fines bretelles maintenaient le tout sur mes épaules. Mes pieds étaient chaussés de bottes montantes munies de talons de quatre centimètres qui me faisaient gagner un peu en taille, et mes cheveux noirs étaient réunis en deux couettes de part et d'autre de mon crâne, laissant néanmoins ma mèche habituelle retomber devant mon œil gauche.

Je voulais profiter du soleil pour sortir. Chose que je ne faisais pas souvent, la venue récente dans ma vie de mon actuel garde du corps, Kerorian, m'avais poussée à m'intéresser un peu à ce qu'il se passait hors des murs du manoir familiale, en dehors des mondanités qui concernaient les gens de ma caste. Et puis... Je caressais l'espoir de trouver quelque chose qui contenterait le colosse pour qu'il puisse attacher ses cheveux et présenter un minimum, voir même lui procurer une armure de location pour qu'il puisse définitivement jeter aux ordures la chose informe et rouillée qui lui servait. En effet, l'armure que je lui avais commandée n'était pas encore terminée, les forgerons engagés ne s'attendant visiblement pas à la taille massive de leur client.

Ainsi, je quittai la demeure des Cendrefer accompagnée de mon garde du corps et de deux serviteurs, qui seraient chargés de porter mes emplettes. A ma ceinture, une bourse était accrochée à ma hanche gauche, et on pouvait entendre, parfois, le cliquetis des pièces qu'elle contenait. Et bien entendu, ma rapière rebondissait au rythme de mes pas à ma hanche droite, car j'étais gauchère et que je pouvais ainsi saisir mon arme sans problèmes.

Nous avions flannés quelques temps dans les rues, et je m'étais beaucoup amusée à détailler les marchandises modestes des commerçants qui hélaient les passants en leur promettant de bonnes affaires. Finalement, je m'étais procurée un anneau pour ma cheville, une robe d'un style très simple pour m'amuser, et j'avais acheté un ruban de soie pour les cheveux de mon garde du corps, d'un rouge élégant, et malgré les réticences du géant, j'avais finit par le lui faire mettre. Je m'étais également procurée une ceinture épaisse en cuir d'une bonne facture malgré sa rudesse, mais j'avais apprécié l'élégance grossière de la boucle de métal poli, et je m'étais dit que le simple fait de porter cette chose mettrait probablement Père hors de. Un sourire étira mes lèvres lorsque je me fis cette réflexion. Et puis, j'avais intercepté un passant pour qu'il m'indique une armurerie. D'abord surpris, la langue du plébéien s'était bien vite déliée lorsqu'une pièce d'argent s'était glissée dans sa main crasseuse, et il m'avait indiqué un chemin menant à un établissement, deux rues plus loin.

Lorsque j'arrivai enfin devant la rue en question, mes sens se mirent en alerte. La rue était pratiquement déserte, et les toits cachaient une partie de la lueur palote du soleil, nous plongeant dans une semi-obscurité qui ne me plaisait pas. Je n'entendait pas le moindre bruit de marteau ou de soufflet de forge, et j'hésitai à m'engager dans la rue. Alors que j'allais faire demi-tour, la rue se retrouva obstruée par trois personnes à l'air patibulaire, armés de sabres et d'épées de facture très moyenne, de vieilles cuirasses protégeant leurs torses. Je fronçai les sourcils devant l'odeur de sueur et d'urine qui émanait d'eux.

- Écartez-vous de ma route.

Mes sourcils s'étaient froncés. J'étais habituée à être obéie, mais ces trois gars n'avaient visiblement pas les meilleurs intentions du monde à notre égard, sans compter que j'entendais derrière nous des bruits de pas m'indiquant que nous nous faisions encercler. effectuant une rotation légère de la tête, je constatai du coin de l’œil la présence de cinq assaillants supplémentaires. Huit brigands contre une noble, son garde du corps, et deux serviteurs, qui se faisaient d'ailleurs très nerveux. Celui qui était devant moi eut un rire gras, et je le fixai à nouveau de mon œil de braise alors qu'il prenait la parole :

- Certainement pas ma jolie, t'as l'air pleine aux as, et si je me trompes pas, t'es la gamine des Cendrefer. Y'a moyen d'avoir une bonne rançon sur ton minois, ma jolie...

Alors que ses camarades partaient d'un rire tout aussi gras que celui de l'homme qui semblait être le chef, je laissai pour ma part échapper un sifflement dédaigneux. L'un des hommes donna un coup de coude à son voisin pour évoquer avec lui la possibilité de me faire des choses dégradantes, et leur rire s'intensifia. Pour ma part, je levai les yeux vers Kerorian, un léger sourire sur les lèvres. Je n'était pas la plus confiante du monde, mais la moindre trace de faiblesse et les misérables crapules qui nous entouraient croiraient la partie gagnée, ce qui était hors de question.

- Bon, et bien le moment est venu de gagner ta solde.

En parlant, ma main s'était posée sur le manche de ma rapière pour la dégainer das un chuintement feutré. Je ne me rendrais certainement pas sans combattre...



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Kerorian
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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Sam 30 Avr - 17:28


Le soleil brillait semble-t-il, partout en dehors, irradiant même à travers les fenêtres, les interstices et les petites failles qui laissaient filtrer sa radiance jusqu'au coeur de certaines demeures, s'introduisant partout par cette belle journée, disait-on. Partout, sauf en lui.
Le Rôdeur demeurait sombre, imperméable à la chaleur et à la lumière. Il était tourmenté. Bien sûr, cela faisait un moment maintenant, et il avait fini par s'y habituer, pour autant qu'on puisse se faire à pareil quotidien, mais c'était quelque chose d'autre qui troublait ses pensées. Cette même chose qu'il avait le sentiment de rencontrer fugacement dans ses rêves et ses cauchemars alors qu'il persistait à en sentir la présence fantasmagorique même sous le plus radieux des astres.
En parlant de ça, Pandora paraissait de bonne humeur aujourd'hui, contrairement à lui qui conservait cet air renfrogné, renfermé qui isolait son être des tourments extérieurs, le temps qu'il dénoue ceux qui le retournaient de l'intérieur. Comme à son habitude, Kerorian la laissa parler, s'agiter, faire des projets et ses rituels quotidiens en la suivant comme son ombre, sans un mot et glacial. De temps en temps le Rôdeur laissait échapper un soupir, en particulier lorsque la jeune noble daigna s'aventurer à l'extérieur pour faire des emplettes. Des emplettes, des caprices de p'tite riche ouais... Bah ! On va dire que ça fait vivre le petit commerce.

Sa façon de prouver qu'il était encore vivant se manifesta particulièrement fort lorsque la jeune noble se mit en tête de lui offrir un ruban d'un rouge éclatant pour qu'il s'attache les cheveux. Le guerrier protesta en grommelant, plus pour la forme et l'habitude que par une réelle envie. Il savait que sur ce genre de détails stupides il valait mieux lui accorder ce qu'elle voulait, car lui ne gagnait rien à défendre farouchement sa position tandis que la gamine serait contente d'avoir obtenu raison.
Et puis, elle avait raison sur un point. Les reproches de son vieux maître, s'il n'en avait rien manifesté après cette rencontre, avaient fait mouche et lui avait fait reconsidérer sa façon de vivre. Ce n'était pas parce qu'il avait commis des erreurs ou qu'il pouvait le supporter durant des temps extraordinaires qu'il devait vivre pour un misérable pouilleux. "Un esprit sain dans un corps sain", à défaut d'avoir l'esprit autant avoir le corps...et en accord avec cette pensée, Kerorian concédait de plus en plus de terrain à Pandora pour tout ce qui touchait à l'hygiène et à l'esthétique, tant que ça demeurait dans ce qu'il considérait acceptable. Ce petit ruban par exemple, simple, plutôt joli après tout, et à ses couleurs, était parfaitement acceptable. Pas comme ce foulard aux multiples couleurs criardes, un peu plus loin.

En parlant de ce qui était acceptable et de manière de se présenter, le Rôdeur soupira à nouveau lorsque la noble intercepta un passant pour lui demander la direction d'une bonne armurerie. Allez, il voyait déjà venir le coup de "cette vieille carapace est complètement pétée et dégoûtante ! Il te faut un truc en attendant que ta nouvelle armure soit finie parce que maintenant tu traînes avec moi" et blablabla, et blablabla...et c'était précisément ce type-là de discussion qu'il n'essayait plus de défendre, sinon par habitude. Une armure rouillée et endommagée n'offrait rien de bon, et la question de l'argent...Pandora ne verrait même pas la différence dans ses comptes, et le forgeron aurait de quoi payer un bon repas à sa p'tite famille. Pourquoi protester alors ?
Le guerrier la suivit dans la direction indiquée, ses longs cheveux bicolores maintenant noués par l'étoffe nouvellement acquise, mais lorsqu'ils entrèrent dans la rue il sentit que quelque chose n'allait pas. Et visiblement, même Pandora jugeait que c'était une mauvaise idée car elle entreprit de faire demi-tour, mais la route était barrée.

Tss...une embuscade hein ? Il jeta un coup d'oeil au trio qui leur barrait la route, puis à leurs compagnons qui entreprenaient de les prendre à revers. Huit clochards vêtus de bric et de broc contre eux deux...une situation peu enviable. Seule, Pandora serait assurément tombée. Isolé, le Rôdeur aurait certainement connu une crise de rage, comme s'il sombrait dans une sorte de songe sauvage, et aurait exterminé ces vermines. Ensembles, c'était la misère. L'endroit était relativement exigu pour lui, et la présence de son employeuse - qui trouvait au passage la situation opportune pour une petite blague - limitait ses mouvements, sous peine de l'assassiner lui-même par inadvertance. Ils n'avaient que peu de temps pour se décider et pas vraiment la possibilité de faire une grosse erreur.


"Tu penses pouvoir tenir contre les trois là le temps que je me débarrasse des autres ?"

Comme il s'y attendait, la noble répondit par un ricanement hautain. Bien. Le Rôdeur lui tourna le dos et s'avança vers les cinq bandits des bas-fonds en faisant confiance à la Marquée pour au moins se défendre. Elle n'avait aucune expérience du combat réel, des batailles vicieuses en sous-nombre dans la fange et la poussière, mais il la savait vive et adroite. Et si la rue gênait les attaques du colosse au visage de pierre, elle opposerait aussi un obstacle conséquent pour leurs agresseurs s'ils tentaient d'encercler Pandora. Il ne lui restait donc plus qu'à se débarrasser des cinq gêneurs de son côté.
Ses sens semblèrent s'aiguiser quand ses mains effleurèrent les armes sur ses hanches. Sa conscience s'assombrit alors qu'il tirait Zwei dans sa dextre et la hache offerte par la jeune noble dans l'autre paume. Ça y est, il avait faim, une faim sauvage et dévorante, qui envahissait ses pensées jusqu'à devenir une obsession, comme un rêve éveillé aussi délicieux que sordide.
Féroce, le colosse commença à gronder en montrant les dents, frappant le sol de son pied lourd en prenant position. Il était seul, borgne et derrière lui se trouvait l'un des plus gros sacs à pognon ambulants de Daein. Pourtant, les coupe-gorge connurent une hésitation face à ce géant au regard fou. Puis voyant que leurs trois camarades, face à une simple femme, se lançaient à l'assaut, ils tentèrent leur chance également.
Pas assez vite.

Celui qui esquissa en premier un mouvement, avant d'être suivi moins d'une seconde plus tard par ses compagnons, fut également la cible initiale de la délicieuse colère de Kerorian. Immense et puissant, le Rôdeur effaça en un seul pas la distance qui le séparait de sa victime et lui défonça le crâne d'un coup de hache, l'abandonnant dans la figure du bandit avant de tourner sa violence vers une autre cible. Le barbu, le plus proche de lui, fit parfaitement l'affaire et il l'empala d'une estocade véloce, la massive bâtarde plongeant à travers sa poitrine comme dans une motte de beurre.
Sa lame se coinça en revanche dans le malheureux mort debout, et il n'eut pas le temps de dégager le cadavre d'un coup de pied que les trois autres tentèrent de se jeter sur lui. Inflexible, insensible, le colosse abandonna sans plus de honte sa vieille Zwei dans le corps qui s'effondrait et para d'un revers du poing un coup de lame maladroit qui ricocha sur le lourd gantelet couvrant sa poigne, avant de sonner l'un de ses adversaire en le délestant de quelques dents par un direct du second poing.
Le quatrième tenta sa chance et se jeta sur le géant pour essayer de le plaquer, ou au moins de l'entraver. Le Rôdeur recula d'un pas sous l'impact, avant d'émettre un grondement qui glaça le sang du pauvre fou qui lui avait sauté dessus. Il laissa échapper une exclamation de douleur lorsqu'une lame s'enfonça dans son flanc. Et voilà pourquoi il ne résistait pas plus que ça lorsque Pandora voulait lui offrir une nouvelle armure, celle-ci avait fait son temps. Cela dit, cela demeurait une solide plaque d'acier et si la blessure était désagréable, elle n'en demeurait pas moins superficielle.

Ignorant la gêne ridicule que représentait le bandit qui le ceinturait, Kerorian se saisit de la Dragonslayer, rugissant avec colère avant de lui fendre ciel et terre avec un fracas terrible, ratant hélas sa cible qui, sentant sa dernière heure approcher dangereusement vite, avait bondit en catastrophe hors de portée de la terrible arme, sauvant de peur sa vie. Le géant gronda encore plus lourdement, mécontent d'avoir loupé sa proie et commença maintenant à s'agacer des efforts désespérés de celui qui le collait encore, dans l'espoir paniqué de le gêner pendant que ses potes l'agressent.
Lâchant encore une fois son arme, le guerrier frappa la colonne de son adversaire encombrant avec la violence et la lourdeur d'un marteau avant de le ceinturer à son tour, l'arrachant furieusement à l'attraction de la gravité en lui faisant lâcher prise avant de l'abattre au sol, avec la ferme intention de le planter comme un vulgaire navet. A défaut de prendre racine, un craquement écœurant étouffa les derniers cris de sa victime avant qu'il ne se relève en ramassant la Dragonslayer, reprenant position face à un homme terrifié et un autre qui peinait à retrouver ses esprits en se tenant la bouche qui pissait le sang.

Il ne souriait pas. Il n'y avait aucun plaisir à écraser quelques insectes, et cela l'énervait encore plus d'avoir le sentiment de perdre son temps ainsi.




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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Sam 30 Avr - 18:40




Un battement de cœur sobre, maitrisé, lent. Une vision de l’extérieur comme de l’intérieur. Une respiration longue, profonde, et totale. Dans sa transe, immobile comme une roche, un jeune bretteur rouge laissait ses cheveux voler au vent. Une fois mentalement restauré, il s’attarda sur sa condition physique : ses membres lui infligeaient une certaine souffrance, de par l’usure, de l’autre les combats acharnées. Cela faisait déjà un certain temps qu’il arpentait les villages, les villes, et un peu partout dans Daein à la recherche de combattant et un bon soir, il avait rencontré la fille de Kerorian. Une fille venant du futur… Le Marqué sortit de sa méditation. Son épée était dans son fourreau, allongé sur ses jambes. Il porta son regard à sa flasque, qui pourtant était encore pleine, un exploit en considérant la distance qu’il avait parcouru… Il ne cherchait pas à porter de sens à ceci et continua sa route vers Nevassa, il y trouverait une arène, et donc des combattants bien plus puissants que lui, une aubaine.
 
Le ciel était… couvert, triste, quelques rayons de soleil passaient les nuages, mais c’était si peu devant la chaleur du désert… C’était pâle, moche, ennuyeux, et particulièrement révoltant pour un homme du désert comme Blaze. Il était toujours revêtu de peu, à peine quelques couches de tissus se battant pour lui tenir chaud. Un simple vent chaud l’entourait, maintenant sa chaleur corporelle à un niveau constant. Malgré tout, l’aspect montagneux du pays avait quelque chose de rafraichissant, et Nevessa se montra une incroyable ville. La population se montrait très active et très variée ! Les commerçants tentaient de l’attirer avec des belles épées et de belles armures, mais très peu pour lui. Il gagnait ces équipements à la sueur de son front, et au sang sur la garde de son épée. Parlant de garde… Blaze prit le temps d’acheter un nouveau rouleau de bandage, et il ne prit pas le temps de trouver de l’intimité pour changer ses anciens bandages, couverts de sueurs, de sang, et de crasse.
 
Les remarques se firent pesantes autour de lui, mais pas assez pour l’arrêter. Il retira les bandages sur tout son buste, ses bras, et surtout la garde de son épée et prit le temps de remettre ses bandages méthodiquement. A nouveau son corps fut couvert de bandelettes blanche comme la neige, et sa garde fut elle-même rajeunit. Revigoré par ce changement de « seconde peau », il entreprit de se diriger vers l’arène, avant d’avoir son regard interrompu par une grande ombre parmi la foule. Il secoua la tête et tenta de mieux regarder… plus rien. Il tenta alors de se concentrer, plus, encore plus, visualiser le monde environnant… Loupé. Une bande de mec pas très net passa devant lui, il n’avait pas besoin du talent de Mysti pour savoir que ces hommes préparaient un sale coup. Dans le désert, avec cette simple intuition, on peut faire un monde de différence. D’un pas leste, lent, et méticuleux, il accompagna les trois brigands de loin, décidant finalement de prendre les toits pour mieux les observer. Quelque chose n’allait pas, pas du tout même… Finalement, les bandits de bas-étage semblaient vouloir s’en prendre à une noble et… LUI ???
 
Une bourrasque de vent souffla avant de se calmer. Le jeune Marqué porta un doigt à ses dents avant de le mordre pour passer la tension. Une fois un léger filet de sang dans sa bouche, il se calme et respira lentement devant la scène. Kerorian était avec cette femme, c’est une évidence. Par contre, vu l’encerclement… Il ne craignait pas pour le colosse, il craignait pour ceux assez fou pour tenter de le défier. Même à mains nue, ses combattants n’avaient strictement aucune chance. Mais pour cette dame… Après une analyse extrêmement rapide superficielle, Blaze en déduit qu’il s’agissait d’une noble, maniant une rapière, et probablement peu expérimentée en combat réel. Si le combat était loyal, il ne se serait pas réellement inquiété, mais elle puait l’inexpérience. Une fois de plus, sa posture était sure, travaillée, et même parfaite, mais ce n’est absolument une garde à adopter devant d’autres épéistes, surtout en surnombre. Incapable de se retenir, Blaze se laissa glisser du toit. D'abord il s'accrocha au rebord avant de se laisser tomber pour arriver entre les 3 brigands et la noble dans un soupir de douleur, la chute fut particulièrement désagréable et lui rappela sa fuite avec Burnagore. Ces jambes puissantes avaient ses limites. Ceux-ci esquissèrent une légère surprise avant de reprendre leur course. Dans un flash d’acier au tintement léger et subtil, Blaze avança d’un long pas, le corps allongé et le centre de gravité bas, pour rencontrer l'épée du 1er assaillant devant lui. Dans un pas ressemblant presque à de la danse, il esquiva sur le côté avant de lui infliger une large entaille dans le dos. Tout en conservant un certain momentum, il entama un second pas sur les deux autres arrivants, afin de les recevoir de face. Une lame manqua son visage de peu, lui laissant une petite coupure sur la joue tout en lui arrachant un sourire. Dans un éclair rouge, il repoussa d’un coup de jambe très puissant son adversaire qui rencontra le dernier brigand en course. Les deux se retrouvèrent ainsi comme un sandwich au sol, dont son sabre allait être le pic.
 
Dans un réflexe de survie, le brigand au-dessus de l’autre se roula par terre, mais celui qui était dos à sol fut perforé comme un couteau dans du beurre, criant de douleur avant de s’éteindre. Adoptant désormais une posture de combat, les deux épéistes s’adonnèrent à des échanges de coups, qui n’avaient rien d’équitable. Blaze entama de nombreuses rotations avec son épée, cherchant à briser la garde défaillante de son opposant. Un délicieux tintement métallique retentit et une épée se planta au sol. Désarmé, son adversaire recula doucement, déterminé à atteindre la noble, seulement pour rencontrer la voix du Marqué.
 
« Part… »
 
Celui-ci tourna sa tête de droite à gauche.
 
« MAINTENANT !!!!!!! »
 
On aurait pu croire que ce cri déchirait les cieux tellement il était fort. Le brigand laissa tomber son couteau et prit la fuite, arrachant un soupir de soulagement à Blaze, qui posa son sabre et mit un genou à terre. Il mit sa main sur son flanc droit et en prit une certaine quantité de sang. Il se releva et se retourna vers la femme responsable de sa blessure. Pendant un instant, ces yeux rencontrèrent les siens, mais le Marqué attarda ses saphirs sur Kerorian. Son regard fut absorbé par le géant, et il espérait dans le fond que cet homme le regardait avec une même curiosité. Son souffle ralentit, mais pas son cœur. Il allait peut-être devoir se battre à nouveau, il passa alors son épée au niveau de sa manche, essuyant le sang avant de mettre sa lame perpendiculairement à son fourreau. Cette posture montrait son dédain à ranger son épée, et qu’il se tenait encore prêt…
 
La pauvre femme n’était qu’un obstacle à sa vision pour l’instant, toute son attention, toute son âme, toute sa force était dirigée vers Kerorian. Les paroles de Kerowyrn lui trouvèrent leur chemin à son esprit, et il murmura.
 

« Prions qu’il n’ait pas lâché prise… »
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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Sam 30 Avr - 22:47


Les trois hommes qui me faisaient face étaient des brigands et des moins que rien, mais ils avaient pour eux l'expérience des combats de rue. Cependant, j'avais étudié longuement les stratégies applicables dans différentes situations, et l'une des situations qui revenait souvent était précisément ce genre de configuration : Un combat dans un lieux exiguë, avec des ennemis en surnombre. l'avantage offert par cette supériorité numérique pouvait être facilement retourné dans ce genre de situations, puisque mes ennemis devaient faire attention à ne pas se gêner les uns les autres, alors que moi, de ce coté la, je n'avais aucun souci. Kerorian était occupé avec les cinq derrière nous et les deux serviteurs s'étaient cachés sous le perron d'une porte, l'air a moitié paniqués mais incapable de se battre. Mon regard se fit acéré tandis que je dégainai ma rapière, ma main droite venant écarter de mon œil marqué la mèche de cheveux corbeau qui la cachait. ils me regardaient avec scepticisme, l'air de se demander si je pourrais vraiment lutter contre eux. Je ne leurs laissait pas le temps de se poser la question plus avant.

Me fendant d'un pas vers l'avant, je touchai de la pointe de ma rapière les côtes de l'un de mes assaillants, le faisant bondir en arrière. Un autre tenta de profiter de mon mouvement pour me porter un coup, mais ils ne souhaitaient pas me tuer, ma tête valait bien trop cher pour qu'ils se permettent de la restituer séparée de mon corps... Le coup était donc porté du plat de la lame en direction de mon crâne dans le but avoué de m'assommer. J'esquivai le coup en me baissant et en m'écartant souplement, parant de ma ramière un autre coup porté par le troisième combattant. Puis, alors qu'ils ramenaient leurs lames vers eux pour frapper à nouveau, je bondit en arrière pour me mettre hors de portée et les obliger à reprendre position autour de moi. Ils frappaient fort, mais manquaient un peu de vitesse. En sentant les fourmis dans les doigts de ma main gauche, je compris que j'avais peu d’intérêt à chercher à bloquer leurs coups. Leurs armes étaient plus massives que la mienne. Esquiver semblait une meilleur solution.

S'engagea alors une danse sans aucune chorégraphie, mes adversaires étant bien moins sophistiqués que mes professeurs, à tel point que j'en avais parfois du mal à prévoir leurs mouvements. Ils étaient tellement simples... Au bout d'une minute cependant, je discernai un schéma générale dans leurs assauts, et un sourire se dessina sur mes lèvres. Je pouvais très bien m'occuper d'eux trois sans aucun souci... C'est avec nonchalance que je les considéraient, haussant dédaigneusement des épaules. En les mettant en colère, j'avais toutes les chances de les voir faire une erreur qui serait fatale.

- Vous feriez mieux de vous en aller, vous ne faites pas le poids face à moi, vous n'êtes bons qu'à lécher mes bottes, et encore !

Je les voyaient s'énerver, et cela provoqua chez moi un sursaut de plaisir. Qu'il était bon de les voir danser au fil de ma lame et de mes mots ! Mais alors qu'ils s'apprêtaient à s'élancer vers moi, un homme roux surgit des toits et tomba entre moi et mes assaillants.
Surprise, je le regardai se débarrasser de deux de mes trois adversaires avant de faire fuir le troisième, et je serrai les dents. De quel droit intervenait-il dans mon combat ! Furibonde, je constatai que lorsqu'il se tourna dans ma direction, ce ne fut même pas pour se renseigner sur mon état de santé, mais pour fixer mon garde du corps des yeux, sa lame encore dégainée bien que plaquée contre sa cuisse. Rengainant pour ma part ma rapière, je croisai les bras et tournai rapidement la tête pour voir ce qui semblait tant le fasciner qu'il ne prenne même pas la peine de me jeter un regard. Je tombai alors sur une scène de massacre qui me fit remonter le cœur dans la gorge.

Deux hommes prenaient leurs jambes à leur coup, et les trois autres n'étaient plus que bouillie informe sur le sol, encore pénétrés des lames du rôdeur. Je ravalai ma bile et m'astreignit au calme. Je le payais pour me protéger après tout, et si cela impliquait de massacrer mes agresseurs... Et bien qu'à cela ne tienne. Ils n'étaient que des moins que rien après tout. Et puis, je ne p'attendais pas vraiment à autre chose, après les combats qu'il avait mené dans l'arène... Il n'avait alors tué personne, mais son style de combat restait extrêmement violent. Je lui adressai un signe de tête approbateur. A présent, j'étais certaine que je ne m'étais pas trompée en le choisissant comme garde du corps. Je me tournai ensuite vers l'inconnu. Il était hors de question qu'il continue à m'ignorer.

Claquant des talons, j'attirai son attention en toussotant.

- Merci de votre intervention, inconnu.

Je faisais peser dans ma voix tout le mépris que j'éprouvais pour une personne qui osait menacer mon garde du corps sans même se présenter au préalable.

- Sache que malgré ton intervention, tu ne sera pas payé pour ton aide, puisque nous ne te l'avons pas demandé et que tu est intervenu sans mon consentement.

Car il s'agissait probablement de l'un de ces mercenaires qui passaient leurs journées à boire et à jouer aux dés, vendant leurs lames pour quelques pièces, en témoignait sa dégaine plus que déguenillée et la flasque d'alcool que j'avais pu voir alors qu'il combattait mes assaillants. Un léger sourire un peu méprisant étira mes lèvres.

- De toute manière, il serait dommage que mon argent soit dépensé en alcool...



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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Sam 30 Avr - 23:30


Comme souvent, il incarnait la mort et la peur pour tous les autres. Les deux survivants n'hésitèrent pas bien longtemps avant de prendre la poudre d'escampette. Après être tombé sur un géant psychopathe qui avait massacré la plupart de leur groupe, cela semblait une bonne issue. Il jeta rapidement un coup d'oeil en arrière, Pandora semblait bien s'en sortir mais un nouveau protagoniste avait fait son apparition, visiblement de leur côté, et le combat tourna rapidement en leur faveur. Bien.
C'est étrange, cette silhouette lui disait quelque chose...quelque chose qui l'énervait un peu.

Le Rôdeur rengaina son épée, non sans remarquer la réaction de la jeune noble vis-à-vis de son spectacle sanglant. Il renifla avec un grognement avant de retourner le cadavre dans lequel était plantée Zwei pour l'en extraire sans raffinement, chassant le sang de la lame d'un geste sec avant de l'essuyer et la rengainer. Il se doutait que cette gamine n'avait jamais connu le véritable goût du sang, du sien ou des autres et encore moins trempé dans la puanteur de la mort...
Tant mieux pour elle se dit le fils de Daein, plaquant le corps au crâne défoncé avec son pied contre le mur avant d'en arracher sa hache et de l'essuyer sur la carcasse défigurée, pour s'intéresser ensuite au nouveau venu.

Pandora était déjà en train de poser les bases, avec son charme habituel bien sûr. Autrement dit si pénible que rien que de l'entendre alors qu'elle ne s'adressait pas à lui faisait grincer ses dents. Raison de plus pour s'imposer entre eux deux. Tenant toujours sa hache à la main, le Rôdeur dépassa la jeune noble pour se placer au milieu. C'était très mal perçu en général, de parler sans pouvoir voir la personne, mais étrangement le colosse doutait que cela puisse perturber le sommeil de son employeuse, tandis que la lame d'un mec chelou...c'était une autre histoire.


"Merci pour ton aide, gamin. Maintenant je te suggère de continuer ton chemin et de ne pas lui répondre, à moins que tu n'aimes te faire humilier."

Un semblant de politesse dans un visage de marbre. Quelque chose clochait avec ce type, il avait le sentiment de l'avoir déjà rencontré et ce n'était certainement pas dans un bon contexte...mais en l'absence de souvenirs plus précis que cela, Kerorian ne voyait pas l'intérêt de décalquer sa face à coups de hache. Celle-ci reposait dans sa main gauche pour laisser la droite prête à frapper ou à dégainer Zwei. Le Rôdeur n'était pas habitué à manier ce type d'arme, pas plus qu'il n'avait la chance d'être ambidextre, mais sa formation de combat à mains nues lui accordait une certaine aisance, quel que soit le sens, de même que l'usage des armes à deux mains qui permettait de maintenir un bon équilibre général, bien qu'il préférerait ne pas avoir à s'en servir.
La fixation que semblait avoir ce minus pour lui l'agaçait également. Sur les nerfs ou non, Kerorian n'avait jamais aimé être le centre d'attention, mais bon ça ne mérite pas un coup de latte non plus, pas vrai ?

Cela dit, s'il faisait mine d'attaquer, dans sa direction ou celle de Pandora, le Rôdeur prendrait probablement un certain plaisir à repeindre la rue avec son sang et se défouler de cette agacement qu'il suscitait chez lui. C'était définitif, plus il le regardait, la silhouette, l'épée, les cheveux, le visage, plus il avait le sentiment de l'avoir rencontré, et pas forcément il y a si longtemps que ça...




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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Dim 1 Mai - 2:04




Sa lame était toujours dégainée, perpendiculaire à son fourreau, le geste de rengaine engagé, mais pas terminé. Il respira lentement et tenta de combattre le flot de liquide rouge coulant sur son flanc droit. La noble attira son attention d’un claquement de talon, et il respecta cet appel d’ailleurs. En entendant les remerciements, il soupira de soulagement, c’était une récompense amplement suffisante à vrai dire, il n’en attendait pas grand-chose. Il avait l’habitude de donner sans rien attendre en retour, un peu comme sa mère. En revanche, il fit grincer légèrement son épée à la prise de ton offensant de la noble. Soit, il laissa ceci passer par-dessus sa tête sans réellement y prêter attention. A quoi bon, il n’était pas là pour quoique ce soit, cette pauvre femme n’avait aucune idée de qui il était, alors elle a probablement assumé de ce qu’elle connaissait. Là où il aurait explosé, les enseignements de Mysti lui conféraient cette ouverture d’esprit. Il s’agit d’une noble, alors elle juge avec ce qu’elle sait, logique. Par contre, la vue de la marque sur son œil et la mention d’alcool finirent de sceller son attention sur la noble… Le sourire arrogant et méprisant de la femme déclencha une réaction similaire chez Blaze, lui-même s’armant d’un sourire provocateur, qui s’effaça quand Kerorian se mit en travers d’eux.
 
Sa prise sur son sabre se resserra, sa posture prit alors une position d’attente neutre. Soudainement, ce fut avec une voix sobre, calme, et presque polie qu’il fut accueilli. Son visage lâche alors toute forme d’hostilité pour un petit sourire satisfait. Il semblait ne pas se souvenir de lui, c’était peut-être pour le mieux. Dans un crissement, il fit glisser son épée dans son fourreau pour la rengainer définitivement tout en montrant bien l’épée au Beorc devant lui. Il regarde le géant avec son visage de gamin, sourire un peu innocent aux lèvres.
 
« Merci du conseil, mais en général, c’est très malpoli de se placer entre une discussion. »
 
Il hocha la tête et s’avança pour passer à côté et discuter avec la jeune noble. Il laissa aussi discrètement passer ses doigts sur une grande entaille dans l’armure de Kerorian. Oui, cette entaille. Faite par son épée, sur son acier, c’était l’une des plus belles entailles des pièces d’armures de Kerorian actuellement. Propre, nette, sans aucune bavure, et avec une précision redoutable. Il avait ce jour-ci frappé avec toute la puissance de Kaze. Aujourd’hui encore, vaincre ce colosse était hors de son atteinte, mais il n’avait pas besoin de le battre il semblerait. Kerowyrn avait raison, il savait se montrer stable on dirait… D'ailleurs, que faisait-il au côté d'une personne pareille? D'après ce qu'il avait appris, ce n'était pas le genre de Kerorian de protéger des gens, à part sa famille. C'est une Marqué, et Kerowyrn ne portait pas de marque, il y avait trop d'incohérences pour assumer qu'elle était de sa famille. Il décida de cesser de se poser des questions et se concentra sur le présent.
 
Revenant devant la noble, Blaze se prit légèrement au jeu et se courba de manière sobre et respectueuse.
 
« Vos remerciements sont suffisant. Ces vauriens ne valaient pas une quelconque récompense. »
 
Il dévisagea la noble en découvrant son œil. Un sourire presque hilare se dessina alors qu’il retira son gant couvert de sang pour dévoiler une Marque avant de se courber encore plus
 
« Blaze Kazeroï, enchanté de faire votre rencontre, mylady. »
 
Sa marque était d’une forme différente, mais d’origine similaire, il savait que cette marque au niveau des yeux n’était pas simplement un signe, mais bien un héritage de sang mêlé. Cela souleva beaucoup de question, mais il les garda pour lui. L’arrogance se dégageant de la Marqué noble lui laissait des frissons froids, elle avait une certaine… aura provocatrice. Tout en retenant son propre côté explosif, il expliqua assez fort pour que Kerorian puisse l’entendre.
 
« En parlant d’alcool, tenez cet homme éloigné de toute boisson… Son gabarit est trompeur. »
 
Sur ce, Blaze se posa contre un des murs de la ruelle entre Kerorian et la noble, et ouvrit sa veste. Ses bandages tout frais venait d’être à nouveau salis ! Quelle plaie… Il regarda son flanc droit, une coupure légère y était, certainement un coup qu’il avait mal anticipé dû à la chute. Il reprit des bandages et commença à se rafistoler lentement, afin de ne pas perdre plus de sang. Durant ce processus, il lança avec calme
 
« Alors, la mémoire te revient Redeye ? Ou devrais-je dire, Kerorian ? »
 

Il n’y avait aucune offense ou mauvaise intention dans sa voix. Simplement la volonté de repartir sur une meilleure base. Ce n’était pas trop demandé ? Non ?
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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Dim 1 Mai - 11:27


Regardant l'inconnu d'incliner devant moi, je finit par me dire qu'au moins il savait où était sa place, même si j'avais l'impression qu'il se moquait de moi, avec son sourire innocent et hilare. Il ne se comportait pas avec tout le respect qui m'était dû, et j'en conçut une certaine irritation qui me fit grincer des dents. Son ironie ne me plaisait pas, et je levai un peu le menton en le regardant retirer son gant comme pour une provocation en duel... Ah non, il voulait simplement me montrer la marque sur sa main.
La marque ?

Fronçant les sourcils en regardant sa main, je le laissai se présenter. Blaze Kazeroi. Il semblait blessé, mais cela ne l'avait pas empêché de sauter du toit pour venir m'aider, soi disant sans attendre la moindre récompense en retour. Je restai cependant intimement persuadée qu'il avait dit ça pour ne pas perdre la face, puisqu'il semblait habité par une certaine prétention. En témoignait la manière dont il se comportait avec moi, une jeune femme inconnue et visiblement haut placée. S'il voyageait, comme je le pensais, il ne connaissait peut-être pas mes affiliations. Peut-être même était-il assez ignorant pour ne pas connaitre le nom des Cendrefer. Pathétique...

- Pour information, il n'est pas impoli de la part de cet homme de se mettre entre nous alors que votre lame est encore dégainée.

A présent bien rangée dans son fourreau, l'épée était bel et bien au claire lorsque Kerorian s'était interposé, et il avait eu tout à fait raison, de mon point de vue, de se mettre entre nous. Il était de son devoir de veiller à ma sécurité, et ce en toutes circonstances, aussi son attitude avait-elle était tout à fait logique.

- Il est mon garde du corps, il est même nécessaire qu'il agisse de la sorte.

J'examinai brièvement mes ongles, une moue pensive sur le visage. Je n'aimais pas la familiarité avec laquelle le rouquin s'exprimait, et il me fallait lui rabattre son caquet. Le fait qu'il soit un marqué me troublait, et je mourrais d'envie de lui poser des questions, mais il fallait d'abord qu'il apprenne où était sa place. Un léger sourire étira à nouveau mes lèvres.

- Et de ce fait, il est claire qu'il ne s'abaissera pas à boire, du moins tant qu'il est à mon service. Ce qu'il fait de son temps libre ne me concerne pas.

Cela dit, les dernières paroles du mercenaire m'avaient intriguées. A aucun moment le nom de Kerorian n'avait été prononcé, mais il semblait le connaitre. Peut-être s'étaient -ils déjà rencontrés, mais l'attitude de Kerorian me laissait supposer le contraire. Mon garde ne l'avait pas nommé, et il n'avait pas semblé agir envers lui comme avec une connaissance. Tout cela était curieux, et je sentais malgré moi ma curiosité titillée par ces anomalies. Ce fut sans doute la raison pour laquelle je ne tournai pas les talons, alors que mes serviteurs sortaient enfin de leur cachette pour me rejoindre et prendre place chacun deux pas derrière moi.

- Par curiosité, d'où connaissez-vous le nom de mon garde du corps ?

Je me faisais peut-être des idées, peut-être que cet homme, Blaze, avait assisté aux combats du colosse dans l'arène où je l'avais recruté, mais cela me paraissait peu probable. Le gabarit de mon garde du corps me laissait cependant penser qu'il n'était pas particulièrement discret, mais rien qui n'explique que l'intrus le connaisse.



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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Dim 1 Mai - 13:29

L'attitude du jeune bretteur agaçait Kerorian autant que les souvenirs flous qu'il lui évoquait. Comme s'il avait besoin d'un deuxième chieur, sérieusement, Pandora comptait déjà pour suffisamment comme ça. Même sa façon de rengainer lui tapait sur les nerfs, et encore c'était avant qu'il n'ouvre la bouche. Et contrairement au l'inconnu familier, le Rôdeur garda son arme à la main, se décalant à mesure que le rouquin essayait de faire à nouveau face à son employeuse. Il ne lui faisait absolument pas confiance, et certainement pas alors qu'il laissait ses doigts traîner sur son armure. Le fils de Daein était peut-être borgne, mais pas aveugle, et n'appréciait pas vraiment les gens aux mains baladeuses...mais au moins, il ne paraissait pas hostile.
Kerorian jeta brièvement un regard en arrière, s'assurant que les bandits ne revenaient pas en traître puis imposa sa stature pour continuer à mettre de la distance entre la noble et le vagabond alors que celui-ci découvrait une Marque caractéristique sous son gant. Tiens donc, alors c'en était un lui aussi ? Bah, peu importe. Le sang ne définit pas a loyauté.

L'épéiste se présenta comme Blaze Kazeroï, avant de faire un aparté au sujet que le Rôdeur ne devait pas boire, ce qui fit froncer les sourcils à un Kerorian déjà bien renfrogné. Il n'avait que rarement bu, et ça ne lui avait pas forcément apporté que du bonheur on va dire. Des images commencèrent à retrouver leur place dans sa mémoire à cette évocation, remontant peu à peu le fil de ses souvenirs.
Il s'installa ensuite, comme s'il était le roi du monde, essayant apparemment presque désespérément de se rapprocher de Pandora, puis entreprit de se dénuer pour changer ses bandages. Ben voyons, s'il souffrait au point de ne pouvoir attendre d'être à l'aise, il pouvait aussi abréger ses malheurs hein, le Rôdeur ne cacherait pas que le poids considérable de sa hache et la sensation de l'impact effroyable qu'elle avait sur les êtres vivants ravissait grandement ses bas-instincts.

Derrière lui, son employeuse paraissait se prendre de curiosité pour le gringalet, son éventuel lien avec lui en particulier. Kerorian soupira encore, puis jeta un coup d'oeil derrière eux une fois de plus. Apparemment, la rouste avait été suffisante pour les décourager pour de bon, bien. Toute cette histoire l'énervait en revanche, même s'il attendrait que Pandora soit à nouveau chez elle pour relâcher son attention.
Le Rôdeur émit un grondement sourd à l'évocation de son surnom. Il savait que dans ses périodes de folie il tendait à perdre un peu son identité habituelle et se présentait sous un nom qui n'en était pas vraiment un. Peu de gens devaient d'ailleurs le connaître et c'était rarement bon signe... Mais surtout, ça l'exaspérait que des clochards sortis de nul part l'interpellent par cette appellation qui était censée être l'exclusivité de son maître, d'un grand-père à son héritier, et seulement ça.
Cela dit, il comprenait maintenant pourquoi sa présence le mettait sur les nerfs. C'était encore un peu flou, pour ne pas dire complètement, mais il se souvenait de l'alcool, de la colère, du sang, de la frustration de voir une crevette s'échapper en le narguant...et lui espérait que le Rôdeur se montre engageant ? Ha. Pour tout accueil, le géant à la crinière bicolore pointa sa hache vers lui, de façon à lui barrer l'accès à Pandora autant qu'à le menacer.


"Ce n'est qu'un cloporte que j'ai rencontré un mauvais soir, et qui va aller changer ses pansements trois mètres plus loin s'il ne veut pas que je le démembre."

De son éducation solitaire ou de ses expériences, Kerorian n'appréciait pas le moins du monde les gens collants, et celui-ci paraissait pas mal dans sa catégorie. Sans même parler du risque éventuel qu'il pouvait encore représenter pour son employeuse. En plus, il se permettait de faire le malin avec son histoire minable de politesse, mais parler de lui comme s'il n'était pas là n'était pas la meilleure solution pour le mettre en de bonnes dispositions, que ce soit lui ou Pandora. Si le Rôdeur ne souhaitait particulièrement être remarqué ou mis en avant, se sentir ignoré de la sorte lui tapait sur les nerfs, comme n'importe qui. Ben tiens, puisqu'ils veulent jouer à ça il va s'y mettre aussi. Le guerrier ne quitta pas des yeux le jeune bretteur, prêt à mettre sa menace à exécution si besoin était, et gardait le dos tourné à la noble.

"On a mieux à faire que continuer à perdre notre temps ici, gamine. S'il veut encore te rencontrer, il fera ça ailleurs que dans la ruelle pourrie qui lui sert d'abri, puisqu'il prend le temps de s'y changer."

Le borgne évita toute mention de nom. Il doutait que cela soit bien difficile pour Blaze de découvrir l'identité et la résidence de Pandora, après tout elle s'affichait tellement que même les moustiques devaient connaître son nom, mais au moins ça ne serait pas de son fait. Quand à se calmer les nerfs, ça ne se fait que dans des situations qui l'autorisent, d'ici là il montrera les dents.




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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Dim 1 Mai - 19:21



Malgré tout, Kerorian continua à s’interposer entre lui et la dame, dont il ne connaissait toujours pas le nom. Small things hey. En revanche, il fut désormais accueillit par une attitude qui ressemblait bien plus à celui qu’il connaissait, le rabaissant à un cloporte… Ouais, définitivement du Redeye. Boarf, il savait que cela risquait de se passer de cette manière, après tout, ils étaient tous les deux similaires dans ce sens, un respect inexistant pour le reste du monde. La vue de la hache n’inspirait absolument aucune peur à Blaze, son regard trahissait ce qu’il pensait. Kerorian n’aurait aucune chance tant qu’il restait sur une hache, okay, ça avait de la gueule mais c’était tout. En revanche, Zwei et Dragonslayer étaient toujours sur lui, et par contre,  ceci lui inspirait une peur suffisante pour qu’il obéisse, peu heureux, mais bien obligé. Il grinça tout de même des dents, mais le Loup devait montrer son respect devant un Tigre.
 
Ainsi, il se décala de quelques mètres pour finir de bander sa plaie, qui au final, était plus profonde et dangereuse que prévue, il fut satisfait de voir que sa réaction n’était pas exagéré. Une fois ceci terminé, il reprit la parole pour répondre à son interlocutrice.
 
« Comme il vient de le dire, une rencontre anodine… Nous pourrions discuter autour d’une tasse de thé si vous y tenez.»
 
Il se courba à nouveau, cette fois avec un peu plus de ferveur et de respect. Si Kerorian protégeait cette personne, alors cela signifiait qu’elle n’était pas une simple noble, donc autant satisfaire son égo, elle n’était pas réellement la raison de son attitude aussi respectueuse. En revanche, il se retourna vers le géant en armure, plongeant son regard dans le sien avec sérieux, inquiétude, et interrogation. D’une voix trop basse pour être entendu par la noble.
 
« Kerorian… J’ai vu une femme, ton portrait craché, portant la même arme que celle à ta hanche, se proclamant ta fille venant d’un futur. »
 
Blaze pesa ses mots, parlant lentement, avec un calme qui ne le caractérisait pas. La suite de son regard expliquait la suite, il était perdu, mais surtout un peu dérangé par les paroles de Kerowyrn… Il décida par contre de se rapprocher et mit dans les mains du géant son reste de bandage, après tout, lui aussi était blessé par une lame. Son envergure rendait la plaie moins impressionnante, voir quasiment inexistante devant la masse du combattant, mais Blaze savait à quel point soigner les plaies ouvertes était important. 
 
« Je ne vous dérangerais pas plus que nécessaire. Comprends qu’elle évoque le risque que tu détruises tout ce pourquoi je me bats. Elle m’a dit le bon en toi, prouve moi qu’elle a raison. »
 

Pendant un instant, Blaze voulut appuyer en mentionnant Louka et Liyu, mais c’était dépassé la limite de son rayon d’action. S’immiscer dans la vie privée du rodeur n’était pas son objectif, définir son taux de dangerosité par rapport à sa propre vie intime en revanche… Blaze se retourna pour suivre la noble et sortir de la rue, décidant de simplement se taire et suivre tant qu’il n’aura pas une réponse de manieur de la Dragonslayer.
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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Lun 2 Mai - 11:17

Visiblement, la rencontre dont ils parlaient n'avait pas eu lieux dans les meilleurs des conditions... Un léger sourire se dessina sur mes lèvres alors que je considérait la manière dont Kerorian répondait au bretteur inconnu. Il avait une bonne répartie, et pour un peu, en cet instant, j'aurais presque pu le considérer comme autre chose que mon simple garde du corps. J'étais très amusée par la manière dont il avait copieusement insulté Blaze, et s'il avait été un peu brutal, sa dernière phrase n'avait pas manqué d'une certaine subtilité qui me plaisait beaucoup.

En revanche, la manière dont le rouquin prétentieux insistait pour nous suivre, en plus en faisant des messes basses à mon garde du corps, ne me plaisait pas. Jugeait-il que je n'avais pas à entendre ce qu'il disait ? Je fronçai les sourcils en croisant à nouveau les bras, la pointe de ma bote tapotant les pavés d'un air agacé. Je n'avais pas la moindre envie de rester ici, dans cette ruelle qui commençait à puer la, aussi émis-je un léger claquement de langue à l'adresse de mes serviteurs et de Kerorian.

- Viens, Kerorian, sortons d'ici, l'endroit est nauséabond.

Alors que je sortais de la ruelle, je me rendit compte que le bretteur nous suivait également, et finalement je craquai. Je me tournai vers lui, et mon regard brillait d'une lueur inquiétante alors que je rabattais ma mèche habituelle sur mon œil marqué.

- Si vous avez encore quelque chose à me dire, parlez tout de suite, sinon je vous prierai de bien vouloir débarrasser les lieux. Vous puez, vous êtes sales, et vous ne savez pas faire preuve de la moindre once du respect qui m'est dû. Mais arrêtez de me suivre, où je demande à mon garde du corps de vous éjecter promptement.



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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Lun 2 Mai - 13:01

Bien. Le clochard était peut-être un prétentieux pénible de compétition, mais au moins il avait suffisamment d'instinct de survie pour comprendre qu'il ne fallait pas le chercher. Sans accorder d'importance à l'attitude générale du dénommé Blaze, le Rôdeur se contenta d'apprécier qu'il obéisse et aille faire ses affaires un peu plus loin, cessant de montrer les dents à mesure qu'il s'éloignait, finissant même par essuyer sa hache et la ranger lorsqu'il recommença à s'occuper de ses pansements.
Sa remarque à propos de discuter avec Pandora autour d'une tasse de thé aurait pu le faire rire s'il avait eu de l'humour. En revanche, ce qu'il dit à propos d'une femme lui ressemblant, portant Zwei et se clamant être sa fille du futur l'interpella grandement. D'instinct, Kerorian laissa sa main reposer sur son épée. Il n'aimait vraiment pas qu'on s'intéresse à sa vie privée, et encore moins de la part de quelqu'un de potentiellement hostile. D'un oeil - évidemment - circonspect le guerrier regarda l'épéiste lui coller son reste de bandage dans la main. Il lui répondit d'un grognement avant de le lui relancer sans autre remerciement.
Le petit rouquin termina ensuite en évoquant les propos de Kerowyn. C'était intéressant à écouter, de la part d'un autre qui se méfiait de lui comme la peste. Cela dit, il était bien trop sur la défensive, en particulier en service, pour s'y attarder plus longtemps...et ce nabot était bien trop confiant en lui-même, il s'accordait trop d'importance, pour le plus grand déplaisir de Pandora qui se voyait reléguée au moins jusqu'au second plan au point qu'elle commanda leur départ.
Cela lui convenait bien, et il continuait à la suivre avec son habituelle méfiance, essayant de démêler ses pensées encore embrouillées par le goût du sang et de la mort alors que la noble faisait volte-face comme le jeune épéiste persistait à les suivre, bien que le Rôdeur lui coupait toujours l'accès à Pandora. Elle était vraiment sur les nerfs, et ça avait quelque chose d'amusant à observer...quelle plaie qu'elle n'en tirera aucune leçon. Cela dit, ça valait le coup de prolonger un peu la situation si bien que le guerrier se retourna à moitié pour pouvoir regarder le rouquin tout en continuant à s'interposer.


"Ma soeur s'est payée ta tête, et tu l'as cru d'un bout à l'autre...pourquoi, parce qu'elle me ressemble, qu'elle semble me connaître et qu'elle a une épée qui ressemble à la mienne ? Bravo, tu es stupide."

Heh, c'était amusant d'être un salaud. Ouais, il le savait depuis longtemps de toute façon, entre les griffes noires de son épée qui le tiraient toujours vers les bas-fonds de l'humanité et ces étranges murmures qui hantaient les tréfonds de son esprit, il avait déjà depuis longtemps savouré le cruel plaisir d'être du côté obscur. Il croisa même les bras avant de tourner la tête dans l'autre sens, gardant dans son champ visuel le "chemin" menant à Pandora tout en regardant par-dessus celle-ci, histoire d'emmerder les deux à la fois. C'était ça, le plus amusant.

"Je n'ai rien à prouver à un clochard alcoolique et crédule."

Car si Kerowyn, avec son agressivité et sa méfiance naturelle, avait déballé des trucs pareils à ce type, c'était probablement autour de quelques verres. Le rouquin semblait bien porté sur la boisson et le goût de sa fille - sans parler de sa médiocre résistance - n'était plus à prouver. Cela dit, bien qu'il trouvait hautement distrayant d'enfoncer les gens, cela soulevait un problème assez conséquent...
En dépit qu'elle raconte des histoires abracadabrantesques, la louve cherchait donc de l'aide... Kerorian ne se souciait pas vraiment du fait qu'elle conte son histoire à tout va, si ce n'est pour la sécurité et la réputation de la pauvre femme, mais il craignait qu'elle ne tente quelque chose de stupide à son encontre. Et malheureusement, il y avait peu de chance pour qu'il puisse l'aider, vu qu'elle ne pouvait pas supporter sa présence...




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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Lun 2 Mai - 23:44



Pour ne pas changer les bonnes habitudes, le colosse se trouvait toujours entre lui et la noble… ou plutôt la chipie, ce terme était parfaitement plus adapter. Blaze récupéra le reste de bandage, tant pis, voir tant mieux, cela lui servira toujours d’avoir des bandages désinfectés. Dont l’odeur n’était pas sans reste pour tout dire… Il écouta les paroles du géant s’abattre comme une épée géante, une épée qui trancha la corde d'un poids dans sa poitrine, lui arrachant un soupir de soulagement au lieu de la réaction normale qui aurait été de répondre avec un tranchant aussi acérés que Kaze. Bah, déjà, il le regardait dans les yeux, c’était une évolution positive. Soudainement, il se retourna, croisa les bras, et lui fit face.
 
Son corps eut un immédiat réflexe, de survie, avant de dominer celui-ci pour se tenir droit, ni en posture défensive, ni offensive. Une attitude parfaitement neutre. Rien à prouver ? Hum. Donc lui avait tout à prouver et l’autre rien ? La vie n’est pas équitable, et ce n’est pas l’autre salope qui allait dire le contraire. Mais ce fut un sourire qui se dessina, très léger, en coin, mais assez pour noter une légèreté dans le personnage.
« Je suis stupide, alcoolique, arrogant et je suis gentil avec moi. Mais l’acier ne ment pas, c’est la même épée… Tu m’as traité de clochard ? »
Blaze laissa un petit rire échappé de ses lèvres, une fois de plus, ce n’était pas volontairement offensant, mais plutôt ce rire typique de quelqu’un qui gagne un peu d’estime devant un supérieur. « C’est mieux que la dernière fois ahahaha. » Ses yeux étaient dans ceux de Kerorian, ressemblant un peu à un fils devant son père, imposant, puissant, et cherchant à remettre le gamin à sa place. Ouais, c’était parfaitement cela. Il ne savait si c’était la même sensation qui se dégageait des yeux du colosse, ou si c’était le plaisir de faire preuve de violence verbale gratuite… Probablement la seconde, dieu que c’est bon de pouvoir parler sans aucun ménagement. Un droit dont il était privé pour l’instant.
 
La voix de Pandora trancha l’air comme sa rapière réduisait à néant ces ennemis. Blaze roula ses yeux dans ces orbites de fatigue, et échangea un regard quasi suppliant à Kerorian qui exprimait presque une douleur physique. Il se rapprocha et donna Kaze à Kerorian tout en lui murmurant : "Par tous les saints ! Comment arrives-tu à supporter cette garce !!!!"
Le géant devrait ainsi lui laisser la place de voir son interlocutrice, histoire de rendre ceci plus intéressant. Après tout, deux peuvent jouer ce jeu. Le vent lui murmura les ragots des rues, le nom de Cendrefer remonta de nombreuses fois, certainement à l’attention de la femme, non, la gamine devant lui. C’était donc Cendrefer, un nom de noblesse, et pas un peu d’après ce qu’il savait de Daein. Il comprit donc que le niveau de noblesse était en effet à son sommet… La présence de Kerorian semblait désormais plus évidente, recruter un tel monstre comme garde du corps. Il est fait pour ce genre de job, et cela concorde avec les rapports du départ de Liyu du désert d’Hatary pour venir à Daein. Les pièces du puzzle semblaient se mettre en place, mais ceci fit tourner ses ménages dans sa tête. Tant qu'il était la... Sa mère était nommé l’éclair écarlate… Peut-être que si elle vient d'une famille de grand noble, ce nom lui serra peut-être famillier? Probablement pas, mais ca peut déjà être un début de piste après tout.
 
« Soit, Mademoiselle Cendrefer. J’ai deux questions, tout d’abord, l’adresse du forgeron de votre rapière, une véritable œuvre d’art dans les lames. Et la seconde… Eh bien, je cherche des informations sur l’éclair écarlate, cela peut vous dire quelque chose.  Une bretteuse de Daein à la chevelure rose disparut il y a un certain temps, connaissez-vous quelques choses sur elle ? Elle a peut-être travaillé pour votre famille pendant un temps… »
Blaze se retint de mentionner son affiliation à elle. Ceci pourrait avoir des effets négatifs sur sa propre réputation, et surtout la réaction de Kerorian. Il le verrait peut-être comme une menace plus dangereuse si jamais quelqu’un dans son entourage la connaissait bien… Mais sa mère est morte il y a plus de 7 ans. La légende est morte depuis un certain temps, jusqu’à que sa propre lame réanime celle-ci… Blaze resta à une bonne distance de la noble et croisa les bras, attendant la réponse de Cendrefer. Une fois ceci fait, il glisserait un dernier mot à Kerorian avant de partir, aucune des deux ne semblaient en état de faire plus ample connaissance… Si seulement les gens de Daein pouvaient se poser et prendre une tasse thé pour discuter au lieu de se montrer aussi abrupte. Tiens ? De la nostalgie pour Criméa, ce n’était pas son genre, mais la douceur de la population était d’un contraste très violent…
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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Mer 11 Mai - 0:52

Dédaignant le rouquin, je m'avançai dans un tronçon de rue plus peuplée, ne tenant pas à subir une nouvelle embuscade. C'est en souriant intérieurement que je constatai que les badauds s'écartaient sur notre passage pour me laisser passer, conscients de ma position, et peut-être intimidés par mon garde du corps. Mes deux serviteurs me suivaient également toujours, même s'ils étaient inquiets depuis l'attaque. Écoutant les murmures des paysans, je me rendis compte que mon nom revenait sur beaucoup de lèvres, et cela me fit plaisir de constater que tous les gueux n'étaient pas aussi ignorants que ne semblait l'être le rouquin, qui s'approchait d'ailleurs de moi pour me parler à nouveau. Mais bon sang, n'avait-il pas compris que je n'avais rien à lui dire ?

Il me demandait à présent le nom de mon forgeron et des renseignements au sujet d'une bretteuse aux cheveux roses... Je posai sur lui un regard méprisant, ne ratant pas une certaine lueur de mépris dans son attitude. Une chose que l'on apprenait très rapidement dans mon monde, c'était à décoder le langage corporel d'un interlocuteur, et surtout à travailler le sien pour ne pas laisser transparaître ce que nous ne voulions pas montrer. Une chose que les pauvres apprenaient rarement. Peut-être étais-ce le fait qu'il croise ainsi les bras devant moi, une attitude de défi... Je sifflai entre mes dents.

- Je doute que vous ayez vous-même suffisamment de richesse pour pourvoir ne serai-ce qu'au quart des honoraires de mon forgeron. Par ailleurs...

Je laissai filer un léger rire, ma voix cristalline s'élevant au dessus du bourdonnement de la foule qui se faisait discrète sur mon passage. Je n'avais aucune idée de qui pouvait bien être sa bretteuse, et je ne voulais pas le savoir.

- Je n'ai que faire des combattants qui réussissent à obtenir une micro-notoriété auprès de la plèbe, et le surnom de votre bretteuse n'est jamais remonté jusqu'à mes oreilles.

Qu'il se débrouilles donc avec ça, je n'avais aucune envie de le ménager. Ni de lui donner le moindre renseignement. Je voulais simplement qu'il débarrasse le plancher. Le gratifiant de mon mépris souverain, je ne pris pas la peine de lui souhaiter la bonne journée avant de poursuivre ma route, déterminée à passer outre son existence. Une tel personne, incapable de se reconsidérer et de reconnaître la valeur d'une personne, ne méritait pas que je m'y intéresse de plus près. Son statut de marqué le rendait intéressant, mais son attitude me déplaisait souverainement et je n'avais nulle envie de dépendre de lui pour obtenir les informations que je voulais sur ceux de mon peuple.



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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Mer 11 Mai - 12:41

Kerorian n'appréciait définitivement pas qu'un péquin lambda soit au courant d'au moins une partie de l'histoire de Kerowyn. Sa fille était peut-être certes libre de parler de ce qu'elle veut au premier venu, mais le Rôdeur s'inquiétait de l'impact que ça pourrait avoir sur sa famille. Si lui avait mérité mille morts et ne craignait aucun adversaire, il pensait en revanche à la sécurité de Liyu et Louka. Un sinistre abruti pourrait bien se mettre en tête de devenir un héros anonyme en allant essayer de faire pression sur lui. Le garde du corps ne doutait pas de l'efficacité des soldats des Cendrefer, mais il ne tolérait pas l'idée que quelqu'un puisse s'intéresser à sa famille, et certainement pas ce genre d'intentions. 'Faudra qu'il en touche deux mots à la louve rousse...

De la même façon, Blaze paraissait bien sûr de lui. Visiblement, il préférait croire à l'histoire d'une ivrogne qui serait venue du futur sur une idée à la con de sa frangine d'adoption, plutôt que deux lames puissent être identiques, et le Rôdeur redoutait surtout que sa "soeur" se soit montrée un peu trop loquace. Si ce nabot n'était pas la personne la plus teigneuse qu'il ait rencontré, il paraissait avoir une dent contre lui et se considérer avec un orgueil assez effarant.
Tss...de toute façon, ce n'était pas le moment de penser à tout ça. Ce n'était ni l'endroit ni le moment pour mettre les choses au clair, même si ce n'était pas l'envie qui lui en manquait. On pouvait bien le haïr, lui cracher dessus, l'agresser de tous les côtés, peu lui importait. Ce monde était pourri, tous ses habitants portaient le mal et la corruption en eux et la mort les attendait tous un jour ou l'autre. Mais hors de question que celle de sa famille arrive avant l'heure.

L'attitude faussement désinvolte au goût du Rôdeur de la part du bretteur roux le fit se renfrogner un peu plus avant que celui-ci lui confiait son arme suite aux paroles de Pandora. Le terme garce était bien employé, mais Kerorian ne fit pas montre d'une quelconque opinion, restant muré dans son silence et son masque de pierre. Toutefois, il daigna d'écarter d'un pas pour que les deux protagonistes puissent au moins s'insulter du regard, mais pas plus. S'il n'appréciait les attaques en traître et les armes cachées, Kerorian en connaissait en revanche pleinement l'existence et suspectait l'étranger d'en posséder, alors il n'aurait pas plus de liberté que cela.

Il demanda ensuite l'adresse du forgeron de la rapière de Pandora, la complimentant au passage dans une tentative - parfaitement minable à son avis - de flatter la noble, avant de poser une question à propos d'une personne qu'il recherchait. Rigide, Kerorian chercha toutefois dans sa mémoire vaseuse si cela lui disait quelque chose. A priori, non, ni de nom et ni de description et garda alors le silence tandis que son employeuse rembarrait une fois de plus avec sa tendresse habituelle l'épéiste gringalet.
Puis sans plus de patience, elle reprit son chemin. La discussion s'arrêtera alors probablement ici...pour eux. Le Rôdeur avait pas mal de choses à mettre au point avec le nabot, mais ça ne se ferait pas maintenant. Il lui tendit son sabre en le tenant par la poignée, pour lui faire perdre un peu de temps s'il tentait de le dégainer pour se défouler sur la très - mais alors vraiment beaucoup hein - désagréable noble et lui souffla quelques mots en passant.


"Attends-moi dans les prochains jours à La Wyverne qui roule."

Une taverne qui se situait sur la périphérie d'un bas-quartier. Pas vraiment un endroit fréquentable par les bonnes gens. Certainement pas la pire de son genre, certes. Kerorian tourna ensuite les talons pour rattraper Pandora en l'espace de quelques pas immenses. Le manque de précision dans sa phrase permettait de laisser un flou quant à son jour de "congé", pour éviter que des bassesses ne s'organisent contre son employeuse. De plus, l'établissement était fort loin de sa nouvelle demeure, même si le Rôdeur se demandait s'il ne ferait pas bien de louer une chambre d'auberge le soir de la fin de son service, pour éviter que quiconque ne puisse le filer jusqu'à Liyu. Il n'aura qu'à la prévenir par courrier qu'il ne rentrerait pas cette semaine...

De temps en temps, le Rôdeur jetait un oeil autour de lui, pour s'assurer d'ailleurs que personne ne les suive. Les étrangers à l'attitude superficielle et les clodos des bas-fonds n'étaient pas les seuls ennemis de Pandora après tout.




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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Mer 11 Mai - 16:52



Surtout, ne pas grincer des dents, ne pas lui donner du terrain. C’était exactement ce que cette garce voulait. Son forgeron ? Comme si une vie pouvait t’appartenir… Mais le point qu’elle soulevait avait le mérite d’être logique, il n’était pas riche, du moins d’apparence, si jamais il avait besoin de fond, il savait où en trouver. Mais non de dieu, cette femme respirait la provocation, peut-être même pire que lui. Blaze portait ce masque d’arrogance et de provocation par négligence et légèreté d’esprit. Elle, c’était ancré solidement dans son caractère, de quoi la rendre encore plus détestable.
 
Un vent mauvais se leva, très léger, mais Blaze était très réceptif à celui-ci. Ses veines étaient gonflées au niveau de son front, et ses yeux reflétaient un puissant désir de combativité qu’il retenait avec grande peine. Mais finalement, il décida d’obéir aux deux règles : celle du Loup, et celle du noble. Le Loup respecte la loi du plus fort, le plus fort étant Kerorian et du côté de cette mioche, un Loup doit s’incliner. Ceci est renforcer par la seconde : le noble ne fait jamais preuve de violence, tant qu’un duel n’est pas lancé.
 
Sans même se retourner, sans aucune forme de politesse, elle s’en alla. C’était pour le mieux. Il souffla dans ces dents des jurons en langage Hatarien avant de se retourner pour voir le géant le regarder, qui lui tendit son sabre. Pour une fois, il remercia avant même de prendre le sabre Kerorian. Lui tendre le sabre par le fourreau que plutôt par la garde était une précaution nécessaire : Un sabre, tendu par Kerorian, avec la garde offerte devant lui, aurait été un appel à la violence si puissant que jamais il n’aurait pu se contrôler. Il souffla dans son dialecte d’hatarien
 
« Aligato… »
 
Soudainement, il entendit une adresse… La Wyvern qui roule. Soit. Blaze rangea son sabre, en colère, humilié et prêt à être un connard fini devant le premier idiot qui aurait l’idée de chercher les emmerdes. Il fit un signe de pouce pour lui montrer son accord, et il se rangea dans la foule avant de disparaitre. Cette rencontre avait une chose de positive au moins, il savait que sa mère n’était pas très célèbre, ou simplement elle était trop jeune… Et aussi, une conversation avec Kerorian… Il savait où dormir au moins.
 
« … Un passage à l’arène s’impose… »
 

Ce jour-ci, un bruit caractéristique de sabre Hatarien retentit dans l’arène…

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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Jeu 12 Mai - 10:44


Je devais admettre que les tremblements de rage du bretteur sonnaient pour moi comme une victoire. Il avait refusé de me voir au début, et voila qu'il s'en allait avec la colère au ventre parce-que je l'avais poussé a bout. Et puis, alors que je me faisais cette réflexion, me vint à l'esprit que je n'avais pas à considérer cela comme une victoire. Ce Blaze n'en valait pas la peine. En revanche, la conversation qu'il avait tenue à mi-mots avec mon garde du corps m'irritait, un peu à la manière d'un bouton de moustique. Alors que je prenais le chemin du manoir familiale, je tournai la tête vers Kerorian, mon œil rouge éclairé d'une lueur d'interrogation.

- Alors comme ça tu as une sœur ? Je devrais l'héberger elle aussi ou elle se débrouille toute seule ?

Kerorian n'était pas très bavard, j'avais eu l'occasion de le constater, mais peut-être allait-il me surprendre... J'eus un léger rire, plein de dérision envers moi-même. Non, il n'allait probablement pas me répondre. Sans doute par un simple grognement, et une réponse sèche et brusque comme il en avait l'habitude dès que ça touchait le domaine personnel. Cela ne m'empêchait cependant pas de tenter ma chance. Plus je passais du temps avec lui, plus il m'intriguait...

Il avait l'air plus complexe que le tout-venant, et quand je le comparais au bretteur qui venait de me casser les pieds, il faisait en effet preuve d'une subtilité plus marquée, même avec ses kilos et son air patibulaire. D'autant que malgré son caractère sombre, il avait une femme et une fille, ce qui ne manquait jamais de me surprendre. Je les avais vus lorsqu'ils avaient emménagés dans la maison que j'avais mise à leur disposition, et la femme semblait totalement à l'opposé du mari : Calme et tranquille, fraîche d'une certaine manière, la harpe à son dos indiquant qu'elle jouait de la musique. Parfois, je me demandais comment ils avaient bien pu finir ensembles.

Alors que je le regardai, je me rendis également compte que nous avions oublié d'aller chez un armurier pour lui louer une armure. Je retint un juron. L'attaque des bandits m'avait totalement sorti ce projet de la tête, et je n'avais plus qu'une envie : Rentrer chez moi pour me laver et lire quelques livres. Et puis Mère aurait probablement besoin d'aide pour la gestion de nos terres, puisqu'elle était encore en crise de maladie... Elle tenait, depuis quelques temps, à me faire intégrer toutes les subtilités de mes tâches futures, et j'étais d'accord avec elle. Il était hors de question que je dépende de qui que ce soit pour la gestion de mes terres, et je voulais avoir tous les arguments de mon coté lorsque Père essayerait de faire main-mise sur mon héritage.



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MessageSujet: Re: Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]   Jeu 12 Mai - 11:17

La rencontre avec cet étranger qu'il connaissait déjà laissait réfléchir le Rôdeur. Dans l'immédiat, il ne pouvait absolument rien faire et cela ne valait guère la peine de se prendre la tête, cependant le garde du corps préférait peser le pour et le contre des événements, tant ceux passés qu'à venir. Notamment pour leur prochaine rencontre, du moment qu'elle ne se fasse pas encore sous le signe du sang, au cours de laquelle il devra lui tirer les vers du nez, savoir tout ce que Kerowyn a bien pu dire à ce parfait inconnu.
Sombre idiote celle-là aussi...il aura deux mots à lui dire la prochaine fois qu'ils se rencontreront. En attendant Pandora le tira de ses pensées pour s'enquérir de sa situation familiale. C'était plutôt une bonne question en vérité, et même si Kerorian restait renfermé derrière son masque de marbre, il prit quelques secondes pour peser l'idée. Cela n'aurait probablement pas déplût à la voyageuse du temps de vivre avec sa famille, mais elle n'aurait certainement supporté ni le luxe ni sa présence. Lui ne le pourrait pas, et la jeune louve lui ressemblait trop. Beaucoup trop...


"Je n'ai pas de soeur."

Essayer d'embrouiller un clochard mentalement douteux c'était une chose, surtout en vue de défendre les siens, mais avec Pandora c'était différent. Elle était le revenu qui nourrissait et logeait sa famille, leur assurait sécurité et confort. Pas question de jouer un jeu tordu de mensonges et de fausses histoires avec elle, c'était un domaine où il perdrait forcément de toute façon. Cela dit, rien ne l'obligeait à s'étendre sur sa vie personnelle. Le Rôdeur était fils unique - du moins, probablement puisqu'il n'a jamais connu sa famille biologique - et ça lui suffisait pour répondre à la question de son employeuse.
Celle-ci retournait d'ailleurs vers son manoir, certainement pressée de retrouver le luxe et la relative sécurité de l'espèce de palais qui lui servait de baraque. Durant un instant, la Marquée eut l'air contrariée. Quelque chose avait du la déranger. Kerorian jeta un regard autour d'eux, rien de plus inhabituel qu'à l'accoutumée. Des badauds, de la poussière, du bruit...en somme, rien qui ne la mette en danger.
Quoiqu'il en soit, le Rôdeur sentait que le reste de la journée serait...chiant. Comme depuis quelques jours, Pandora allait certainement essayer d'engendrer un maximum de connaissances diverses et variées. Ce genre de choses gonflait royalement son garde du corps, bien qu'il tuait le temps tant bien que mal en s'y intéressant aussi plus ou moins de loin. Allez savoir, ça lui sera p'tet utile un jour... En attendant, il sera forcé d'attendre le soir venu pour soigner sa blessure, de pouvoir se planter dans sa chambre où l'attendait du matériel de premier soin et d'avoir le temps de retirer sa vieille carapace.
Le géant grogna en se renfrognant. Est-ce que ça valait vraiment le coup de se faire chier comme ça, juste pour faire survivre une clocharde et une morveuse, qui vont se taper jour après jour le même quotidien pourri dans ce monde de merde ? Probablement pas...mais il saura pas sans avoir essayé. Le Rôdeur prit alors son mal en patience, et recommença à surveiller les environs. Le point positif dans tout ce merdier au moins, c'est qu'il ne souffrait plus du mal des foules...à la place il avait juste envie de tous les massacrer. Pas terrible comem évolution




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Les rues ne sont pas sures, de nos jours... [PV : Kerorian et Blaze]

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