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 Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]

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Kerorian
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MessageSujet: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Lun 14 Mar - 5:35

Quelques jours plus tôt, Kerorian était allé se battre à l'arène de la capitale de Daein. Là bas, il avait empoché un pactole confortable qui garantirait des repas chauds pendant un moment aux femmes de son coeur, mais aussi fait une rencontre...qui le laissait partagé. La gamine Cendrefer, une maison noble qui ne se prenait pas pour de la merde, lui avait proposé de l'embaucher comme garde du corps. L'idée le révulsait, et le succès de sa mission était compromis par sa propre envie de lui faire la peau le premier, cela dit son offre cumulait les avantages et le Rôdeur voulait le meilleur pour sa famille.
Lorsqu'il était retourné "chez lui", cette cabane à moitié rafistolée, il avait à moitié raconté son séjour à Nevessa à sa compagne. A moitié, pour lui épargner la sinistre vérité d'être aller risquer sa vie pour le plaisir d'un public à demi-dément tout en lui disant qu'il ramenait de l'argent ainsi qu'une proposition alléchante. Tout d'abord angoissée à cette idée soudaine et inattendue, la barde avait fini par accepter. Comme lui, elle pensait que c'était ce qui était le plus pratique pour leur famille.
Misère de misère...

Retrouver la demeure des Cendrefer n'était pas difficile. Nerveux, Kerorian avait failli assommer un enfoiré avec une belle chemise qui l'avait traité de "bouseux ignorant" avant que le géant ne lui fasse très subtilement remarquer leur différence de gabarit, coupant court à toute remarque malvenue. Mis à part cet incident, et un mal-être constant dans cette foutue cité, le chemin s'était bien passé. Jusqu'à ce qu'il arrive devant ladite demeure.
Tant de démesure et de richesse pour "une seule" famille écœurait tout bonnement le Rôdeur. Les deux gardes postés devant la porte se redressèrent en voyant ce colosse dépenaillé approcher, aussi renfrogné que s'il avait pissé trop près des orties. L'héritière avait demandé à ce qu'il vienne propre, tout beau, bref...de façon à lui plaire.
Bah fuck it. Kerorian n'en avait rien eu à secouer et s'était équipé comme à son quotidien, revêtant son armure au complet, maintenant qu'elle était à peu près réparée - autrement dit, suffisamment pour être utilisable sans gêne - et sa vieille cape, trouée, usée et lacérée de tous les côtés. Elle aussi avait vu le meilleur et le pire avec le Rôdeur. Bien sûr, à sa hanche se tenait sa chère Zwei qui ne le quittait jamais et dans son dos, sa lame démesurée étant généralement cachée par sa cape fatiguée et sa poignée dépassant par-dessus son épaule, trônait la Dragonslayer. Elle non plus ne le quittait jamais...mais ce n'était pas par affectif.

Méfiant face à cet incarnation de la douceur et de la joie de vivre, les gardes l'arrêtèrent devant la porte et lui demandèrent la raison de sa présence ici. Kerorian expliqua, à sa manière très fleurie et éloquente, qu'il avait rendez-vous avec la noble fille des Cendrefer pour procéder à l'examen d'un contrat d'embauche pour devenir son garde personnel, avec tous les honneurs et la paye qui allait de pair avec une telle mission.


"Kerorian, j'ai à faire avec la fille Cendrefer."

Ouais bon, tant pis pour la poésie. Qui y a cru de toute façon ? Pas moi en tout cas. Et les gardes non plus d'ailleurs, vu qu'ils haussèrent d'abord un sourcil en se demandant qu'est-ce qu'un tel clodo pouvait bien vouloir à des Ladies. Face à un manque de coopération, la politesse peut parfois résoudre bien des choses, aussi un très délicat "Magnez vous le cul avant que j'enfonce la porte et vous avec" permit d'accélérer un peu les événements.
Ne tenant pas le moins du monde à laisser rentrer ce barbare pouilleux dans la demeure d'une famille aussi noble, mais tenant encore moins à se tenir en face de lui s'il décidait de mettre sa menace à exécution, l'un des gardes fit un signe à son collègue pour aller prévenir les concernées. Discrètement avant qu'il ne l'abandonne avec ce bourrin, il lui demanda aussi de faire venir quelques renforts, au cas où.

Kerorian, qui avait su trouver les mots justes, se contenta de croiser les bras en maugréant intérieurement. Il avait déjà marre de tout ce merdier alors qu'il n'était même pas entré dans le manoir...ce n'était pas, mais alors pas du tout gagné. Bordel, qu'est-ce qu'on ne ferait pas par amour...




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Lun 14 Mar - 6:08

~Contrat d'embauche~


Je ne m'y étais pas trompée. Quelques jours plus tôt, j'avais été sujette à l'une de mes crises de rage, et la moitié de la vaisselle précieuse de la maison y était passée. Mère s'était contenté de rire sous cape tandis que Père maugréait devant la perte d'argent que je faisais "sans cesse subir à la famille". Lui et son gros ventre nous coûtaient bien plus, mais je ne me serais pas permis de le dire devant Mère... Depuis ces quelques jours, j'avais eu le temps de rédiger un contrat avantageux pour les deux partis, spécifiant les jours de congés et les conditions d'emploi - à savoir un minimum de tenue, au moins au niveau de la propreté, et un rééquipement aux frais de la maison. J'avais également fait venir deux armuriers de renom, logés depuis deux jours dans une dépendance en attendant leur prochain client. Je n'avais cependant pas fait venir de scribe pour la signature, jugeant que j'étais encore capable de lire le contenu du contrat à mon futur employé. Dans le pire des cas, un tiers pourrait lui confirmer mes dires...

J'étais déjà réveillée depuis deux bonnes heures, occupée à m'entraîner au maniement de la rapière, lorsqu'un garde vint me trouver sur le terrain d'exercice. L'air nerveux, visiblement inquiet, il m'exposa qu'un certain Kerorian voulait me voir à la porte. Parfait, je ne m'étais donc pas trompée. Je n'avais pas oublié son nom, car il avait été scandé d'innombrables fois par la foule en délire lors du combat à l'arène... Il était donc temps pour moi de clôturer la mission confiée par Mère. défit rapidement ma coiffure pour la refaire avec un semblant de correction, même si je ne pris pas le temps de me changer. Non seulement il n'avait pas besoin que je fasse preuve de tant de classe avec lui, mais nul doute en plus qu'il n'apprécierait pas que je le fasse attendre pour me rendre présentable. Et puis, il allait être amené à me fréquenter de longs mois durant, il aurait l'occasion de me voir dans des situations très diverses, alors autans qu'il s'y fasse tout de suite.

C'est donc en justaucorps et pantalon moulant, chaussée de bottes montant à mes genoux, que je me présentai à la porte du domaine, ma rapière accrochée à ma hanche. Fidèle à moi-même, mes vêtements étaient noirs et rouges sombres, deux couleurs qui offraient de nombreux avantages et qui, en plus, se trouvaient être seyantes. Mon front était dégagé, et mes deux yeux parfaitement visible. Cela aussi avait été calculé. S'il devait me servir de garde du corps, il devait avoir une idée précise de ce que j'étais. De toute manière, il était impossible de penser cacher un tel détail à mon garde du corps s'il devait me coller vingt-quatre heures sur vingt-quatre... Restait à savoir s'il savait ce qu'était un marqué.

Lorsque j'arrivai à la porte, je me rendit compte que la garde avait été... triplée. Je poussai un léger soupire. Les soldats faisaient clairement de l’excès de zèle, il fallait croire que Kerorian avait réussi à les impressionner... Parfait. S'il parvenait à faire flancher les gardes de l'une des maisons les plus importantes du pays, nul doute que sa présence derrière moi découragerait nombre d'intentions belliqueuse à mon égard.

- Cela suffit, que chacun regagne son poste ! Cet individu n'est pas une menace... Pas pour vous en tout cas.


Gênés, les gardes qui avaient accourus à l'appel de leur compagnon retournèrent à leur poste, et le garde en faction s'excusa d'une courbette que j'ignorai. Mon regard était rivé sur Kerorian, qui n'avait visiblement pas prit la peine de suivre mes recommandations... Comme je m'y attendais. Il faisait preuve d'un peu trop de fierté pour un personnage de son rang... Droite et digne, je lui fis face.

- Bonjour. Je me souviens ne pas t'avoir donné mon identité complète lors de notre dernière rencontre. Je me nomme Pandora, tu connait déjà mon nom de famille et je ne te ferais pas l'affront de te le rappeler.


Je m'écartai de la porte pour lui laisse la place de passer, et les gardes refermèrent la grille derrière lui. Je le précédai dans l'allée menant à la demeure des Cendrefer.

- Je vois que tu n'as pas suivi mes recommandations pour ce qui concernait la propreté. Ce n'est pas grave. Nous nous occuperons de réviser ton équipement lorsque les papiers seront signés.


Je le détaillai du coin de l’œil. il offrirait un véritable challenge pour les armuriers que j'avais fait venir, ils en seraient ravis.

- Je te remettrais également le titre de propriété pour que ta famille puisse s'y installer dans les plus brefs délais. La demeure est à quelques pâtés de maison, en périphérie des quartiers nobles, ainsi tu pourras rester proche de ta famille et accessible si j'ai besoin d'aide. J'ai pensé que ce serait moins gênant pour toi de ne pas t'installer directement dans les quartiers riches.


En réalité, j'avais acheté la maison le lendemain de notre rencontre, et je l'avait faite nettoyer de fond en comble. Elle était grande et solide, mais austère, ce qui ne dépayserait pas trop mon nouveau garde du corps. Peut-être qu'il apprécierait l'attention...


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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Lun 14 Mar - 6:38

Inflexible, le Rôdeur avait regardé s'amasser gardes et gardes autour de la porte. Cela commençait à faire un petit nombre et lui donnait une idée de la richesse de la famille. Leurs équipements semblaient de bonne qualité, cliquant d'un entretien rarement souillé et ils étaient suffisamment nombreux ne serait-ce que pour un mauvais pressentiment pour lui faire comprendre qu'il devait y avoir une véritable petite armée à leur service, comme cela était souvent de mise.
Rien à foutre. Le guerrier ne cilla pas alors que les soldats s'entassaient en attendant que les choses bougent, se qui arriva lorsque la noble se présenta enfin, dans une tenue qui devait être faite pour l'entraînement. Faire joujou avec une brochette n'est pas apprendre à se battre selon lui, mais ça, c'est l'avis d'un mec de mauvais poil qui n'aime pas les rapières, au moins il en est conscient.

Ronchon, il la salua à peine d'un mouvement de tête tandis qu'elle renvoyait les gardes amassés à leurs occupations respectives avant de l'inviter à entrer dans la demeure. Décroisant les bras mais sans se dérider, le Rôdeur pénétra dans les lieux, jetant un oeil à la disposition du bâtiment. Cela l'exaspérait que des gens puissent vouloir se faire construire un tel manoir...tss, cela doit être vrai alors, le foyer idéal d'un homme sera le reflet de son égo. Enfin, au moins avait-il appris le nom complet de la bien noble dame qui s'était permise de ne pas se présenter à leur dernière rencontre.
Kerorian ne manqua pas de remarquer que son hôte le détaillait du coin de l’œil Il n'aurait su dire si cela l'emmerdait ou l'amusait, mais il remarqua cependant que pour quelqu'un qui "obtenait toujours tout ce qu'elle voulait", elle avait déjà fait une concession. Bah ! S'il commence à jouer au plus con avec une morveuse, c'est qu'il ne vaut pas mieux qu'elle. Le Rôdeur la suivit dans les allées bien trop immenses à son goût de ce véritable palace alors que sa future employeuse mettait en avant ce qui intéressait réellement le gladiateur, lui confirmant qu'il y avait peut-être quelque chose à tirer de cette chieuse.


"Trop aimable. Venons en directement au fait, Pandora, plus vite ça sera réglé, mieux seront les miens. A condition qu'il n'y ait pas de coup fourré."

Plus hostile qu'à son habitude, Kerorian était vraiment sur les dents. Tout ici lui déplaisait, par préjugé autant que par ce qu'il en savait. Sans compter qu'il était pressé de pouvoir faire emménager sa famille. Ne sachant pas s'il accepterait vraiment le contrat ou non, affreusement méfiant avec ces sagouins, le Rôdeur avait préféré laisser Liyu continuer comme avant, ainsi cela lui aurait évité un déplacement fatiguant, stressant et potentiellement inutile.

Pour le reste...il ne savait pas trop quoi penser ou attendre de la suite des événements. Cette histoire de propreté ne lui ferait pas de mal, même sa femme lui disait souvent que son état était déplorable, et il est vrai qu'il avait déjà été plus présentable. De même pour l'équipement, s'il pouvait se faire offrir un truc au moins en meilleur état que son matos actuel, il ne dirait pas non, même si cela lui donnait envie de cracher sur le beau marbre des marches en songeant aux dépenses colossales qui étaient engendrées chaque jour pour un oui ou un non. Tout ce qu'il voulait, c'était garder ses armes, et ça ils pourraient tous aller se faire voir pour que ça change, si quelqu'un voulait lui piquer Zwei qu'il vienne la chercher ! Quant à la Dragonslayer...c'est étrange à dire, mais Kerorian hésitait entre l'envie de voir quelqu'un essayer, ou la colère sauvage à l'idée que ça arrive. Il se souvenait de cette Laguz...une corbeau, évidemment, qui avait tenté de la lui dérober. C'était à une époque où son esprit commençait à peine à s'embrumer...ou pas encore. Cela commençait à dater.
Et sa cape aussi. Il a vécu trop de chose pour s'en défaire facilement, même s'il sait qu'un jour il devra s'en séparer.


"Il y a quelque chose en particulier que je dois savoir ?"

Autant se mettre dans les us et coutumes de débile-land. En vérité il les enverra probablement balader en beauté, mais sait-on jamais. Il y a peut-être quelque chose à sauver dans toute cette démesure...avec une pensée émue pour les pauvres soutien-gorge de la fille, qu'elle devait éclater régulièrement depuis des années. Ouais, on s'occupe comme on peut hein.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 15 Mar - 6:35

~Contrat d'embauche~


A la question de Kerorian, je hochai la tête. il y avait en effet des choses qu'il devait savoir, mais je préférais n'en parler qu'une fois à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes. Je guidai donc le guerrier jusqu'aux portes du manoir, où la garde nerveuse nous regarda passer, la main un peu trop près de l'arme à mon gout. je sifflai d'agacement entre mes dents. Ils ne pouvaient pas simplement faire ce qu'on leur demandaient..? Être prudents était une chose, mais là... Je leurs avait dit que tout allait bien. Cependant, je n'eus pas le temps de m'intéresser de plus près à ce que la garde faisait puisque venait de se dessiner en haut de l'escalier menant à la passerelle de l'étage la silhouette d'un homme figurant en tête de la liste de ceux que je ne voulais pas voir en cet instant. Sieur Friederic de Cendrefer descendait les escaliers, l'air hautain, et il me gratifia d'un regard méprisant auquel je ne fit pas attention. Il m'avait regardée ainsi toute ma vie, alors j'en avais l'habitude... Même si je m'étais jurée il y a longtemps de lui faire ravaler son mépris. L'occasion était peut-être venue... Patience, Pandora, patience. Ce n'était peut-être pas encore le moment, après tout Kerorian n'avait pas encore signé le contrat - même si je ne doutais pas qu'il le ferait.

En attendant, le regard de... Père... venait de se poser sur le guerrier à l'épée démesurée que je guidais dans la demeure. Un air de franche répulsion se peignit sur ses traits, ce qui me fit sourire. Rien que cette tête aurait été un très bon argument pour laisser Kerorian s'habiller et se maintenir au niveau d'hygiène de son choix, mais moi aussi son odeur forte et sa crasse repoussante me gênaient.

- Pandora. Quelle est cette... chose... que tu ramène encore à la maison ?


Aucun "Bonjour". Aucune inquiétude quant à mon état de santé. Je m'y attendais, mais je ressentais toujours un léger pincement au cœur lorsque je constatai qu'il ne prenait même pas la peine de sacrifier avec moi à la plus élémentaire des politesse. De la part de Kerorian, c'était compréhensible, il n'était qu'un paysan après tout, mais de la part de Friederic... D'ailleurs, Mère n'avait jamais apprécié l'attitude de son mari envers moi. Je ne me démontrai cela dit pas et adressai un léger sourire tout en provocation à mon paternel.

- Cette "chose" se nomme Kerorian, et il est ici pour voir avec moi les derniers détails de son contrat d'embauche en tant que mon garde du corps personnel. Il va s'en dire qu'in est plutôt efficace lorsqu'il s'agit de se battre...


Une sensation étrange, une appréhension, me tordit les entrailles d'un coup lorsque je captai le regard calculateur que Père jeta à mon futur garde du corps. Je pouvais presque entendre ses pensées. Il réfléchissait probablement à un moyen de l'acheter, ne serai-ce que parce-qu'il détestait ne pas contrôler quelque chose dans ce qu'il considérait - à tors - comme sa demeure. Je respirais sa contrariété, et cela me procurait une joue sauvage tandis que je jugulait mon inquiétude. Il éclata d'un rire cynique, comme pour dévaluer ce choix. Je savais précisément ce qui lui passait par la tête, parce-que nous avions des schémas de pensée similaires. Il cherchait à ridiculiser mon choix, à dénigrer le guerrier pour m'humilier et me faire comprendre que j'étais encore trop jeune pour choisir un garde du corps efficace.

- Voyons, Pandora. Cet homme est un paysan, il ne doit porter ses armes que pour leur esthétique. Il est maigrichon et déguenillé, crois-tu réellement qu'il serait en si mauvais état s'il était efficace ?
- Oh, mais j'avais oublié de vous le dire c'est vrai...


Ah, n'étais-ce pas une touche d'inquiétude que je vit brièvement dans son regard, avant qu'il ne reprenne la maîtrise de ses traits ? Si... Il devait angoisser à l'idée que je sache quelque chose qu'il ignorait. Le jeu de la manipulation consistait précisément en la capacité à garder ses atouts secrets et à ne les révéler qu'au moment le plus opportun... Et ce moment me semblait opportun justement.

- Je l'ai contacté sur les conseils de Mère.


Voilà. Il en restait bouche bée. Un petit sourire satisfait aux lèvres, je me tournai vers Kerorian et lui désignai une porte à l'autre bout du hall, menant à mon étude. Là où j'entreposais mes écris, et notamment là où j'avais laissé le contrat que j'avais rédigé.

- Si tu veux bien me suivre...


Je repris mon chemin comme si Père n'était pas là, regagnant d'un pas presque joyeux la porte de mon étude. J'avais adoré rabattre son caquet à mon père. Dès qu'il s'agissait de mère, il n'osait pas protester, car il était trop dépendante d'elle pour la conservation de ses terres et de ses titres. Si elle décidait de le radier de la famille avant sa mort, il ne pourrait faire valoir aucun droit sur le patrimoine des Cendrefer. Cela dit, je ne comptais pas lui en laisser la moindre miette à la mort de ma mère... Et c'était pour cette raison que je me méfiais. Sa soif de pouvoir et d'or en faisait un danger pour moi, d'autant plus qu'il ne m'aimait pas et n'avait aucune raison de m'épargner.

J'ouvris la porte de l'étude pour y faire pénétrer le guerrier, puis je refermai la porte derrière nous deux. Fermant la porte à clé, je le laissai s'installer tandis que je vérifiais les interstices et les trous de serrure de manière à être certaine que personne ne nous observerait ou ne nous écouterait. Je préférais être paranoïaque que morte. Puis je vint prendre place sur mon fauteuil, commençant à ouvrir mes tiroirs pour en sortir les différentes pièces du contrat.

- Pour ce que tu as à savoir... Je ne suis pas particulièrement appréciée, même chez les nobles. Cela dit, je ne pense pas que le danger puisse venir d'eux... Mais plutôt de l'homme que l'on vient de croiser. Ce ne sont que des suppositions, mais elles sont bien trop plausibles à mon gout. Pour le reste, ce sont des secrets familiaux que je ne préfère pas te confier tant que tu n'auras pas signé le contrat, j'imagine que tu le comprendras...


Je déposai devant moi le contrat enfin réuni et m'éclairci la gorge.

- Maintenant si tu le veux bien, je vais procéder à la lecture des clauses.



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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 15 Mar - 16:14

Pandora le fit déambuler dans un bâtiment définitivement trop grand à son goût et qui plus est infesté de mecs tordus. Kerorian n'avait rien contre les mercenaires et leurs semblables, d'autant qu'il en était lui-même un, il avait en revanche une dent contre les gens sans foi ni loi qui ne répondaient qu'au plus offrant, le genre de types peu fréquentables qui donnaient mauvaise réputation à son "métier", et s'il pouvait croire Pandora ceux-ci en faisaient partie.
Mais le pire fut l'homme qui interrompit leur voyage dans le manoir. Ah, bah quand il disait que la gamine était pénible mais qu'il semblait y avoir quelque chose à en sauver, ce type était en revanche clairement la quintessence de ce qu'il haïssait chez les nobles, à tel point que malgré que tout son corps se mette à brûler de lui faire fermer sa grande gueule et de repeindre la pièce avec ses tripes, le Rôdeur se contenta de garder le silence et de lui jeter un regard mauvais, essayant de garder un oeil sur les nombreux soldats de la maisonnée. Il se doutait que ça allait être folklore comme boulot, et ça il s'était bien abstenu de le préciser à Liyu...mais l'idée de faire un festin de chair et de sang n'était pas pour lui déplaire. A condition que la p'tite mérite son aide.
Il la laissa d'ailleurs parler, car il savait parfaitement que ça serait inutile de répondre à un homme qui s'écoute lui-même, non sans remarquer cependant l'efficacité de l'évocation de la mère de Pandora qui en disait long sur qui commandait réellement ici. La gamine n'était pas venue d'elle-même, ni à l'arène ni jusqu'à lui, prouvant ainsi qu'elle n'était qu'une gosse prétentieuse et pleine de fric...

La grande gueule étant maintenant fermée, le Rôdeur suivit la jeune femme jusqu'à une pièce qu'elle verrouilla soigneusement avant de verrouiller que personne ne les écouterait ou observerait. Une seconde, le géant songea que c'était pire qu'un agneau qui s'offre au loup dans un bain de sauce. Miss méga-seins qui se démerde d'elle-même pour les mettre dans une totale intimité ? Mais que demander de plus !
De rester calme. La rage et la faim n'allaient pas nourrir les siens, et puis même si elle était pénible, il était curieux de savoir comment les choses allaient évoluer, et surtout de voir si elle était vraiment "meilleure" que les autres nobles ou non. Kerorian croisa les bras en préférant rester debout, tant à cause de la Dragonslayer que parce qu'il ne se voyait pas s'asseoir sur un magnifique fauteuil, tandis que la jeunette sortait les différents éléments du contrat et lui racontait un minimum à savoir.
Elle ne fit grossièrement que lui confirmer ce dont il se doutait maintenant après avoir marché dix minutes dans ce bâtiment de tarés. Les soldats étaient là...en tant que larbins armés, et c'était les pénibles qui se la pètent qui allaient représenter une menace. Bah, à l'occasion il s'essayerait au métier d'assassin en plus de celui de garde.
Focalisé sur elle dans cette proximité privée, le Rôdeur remarqua alors son œil gauche. Au début, il n'y avait pas vraiment prêté attention, se disant qu'elle avait simplement les yeux vairons sans se poser plus de questions. Mais là, il voyait clairement...une Marque ? Cela lui fit froncer les sourcils. Une Marquée dans la noblesse de Daein ? Cela expliquait énormément de choses...et l'intéressait encore plus.
Lorsqu'elle déposa finalement le contrat devant elle en expliquant qu'elle allait lui lire les clauses, le Rôdeur soupira, sans même penser qu'elle pouvait croire qu'il ne sache pas lire et vint prendre les documents pour les étudier de son œil solitaire. A première vue, ça semblait honnête et ça reprenait plutôt fidèlement ce qu'elle lui avait proposé oralement. Une excellente paye, un jour de repos par semaine, une maison à sa disposition, quelques précisions sur son taf, pas de petites lignes, pas même au verso des feuilles ou dans les coins. Moui, la fillette semblait honnête pour une noble, et surtout paraissait étonnamment compter sur sa présence.
Hm...dix-huit ans hein ? Si elle est la fille héritière tout en étant une Marquée, elle pourrait bien être une bâtarde, ce qui expliquait très facilement l'animosité des autres nobles. Et puisque c'est sa Mère qui commande dans le manoir, cela impliquerait que son père est un étranger qui pourrait convoiter l'héritage...en effet, il devenait urgent de trouver quelqu'un de fiable se dit le Rôdeur en reposant les papiers sur la table.


"Ca m'a l'air honnête. En revanche j'ai mes propres questions."

Par habitude, il recroisa les bras en soupesant ses spéculations. Ce n'était peut-être qu'un haut noble ou un proche de la maîtresse de maison qu'ils avaient aperçu tout à l'heure. Après tout, toute la noblesse du coin ou presque devait détester Pandora, ne serait-ce que dans son dos...non, déjà car ce sale type semblait parfaitement installé dans les lieux et traitait l'héritière avec un mépris évident. Il se pensait supérieur à elle comme en témoignait la façon directe de lui parler et de l'interpeller. Pour le Rôdeur, c'était évident que ce sale con pensait que sa future employeuse ne méritait pas le moindre globule rouge de sang noble, tout en ayant extrêmement peur des décisions de la mère de cette dernière...et même, un "extérieur" n'aurait pas osé parler, enfant ou pas elle restait l'héritière Cendrefer et pouvait faire éconduire si bon lui plaisait les indésirables, sauf ceux d'une autorité égale ou supérieure à la sienne...donc la famille.

"Le trouduc' qu'on a croisé tout à l'heure. C'est ton père ? Et il veut te tuer parce que tu n'es pas sa fille...car tu es une Marquée ?"

C'était peut-être pousser le bouchon un peu loin et un peu vite, mais pour des cons pleins de manières, le vieux semblait étrangement franc et direct, alors si Kerorian avait raison il avait une raison supplémentaire d'entrer au service de la fille : Combattre une injuste oppression. Quelle qu'en soit la cause, et même encore maintenant, le Rôdeur ne supportait pas qu'on traite les Laguz et leurs descendants comme des moins que rien à cause de leur origine. On pouvait le traiter lui par exemple de tous les noms, de monstre, de pouilleux et compagnie, cela ne lui faisait rien car il avait choisi de vivre ainsi...tout comme il se permettait de traiter Pandora de sale gosse pénible, car c'est ce qu'elle était.
Mais en aucun cas il n'aurait toléré qu'on lui manque de respect à cause de sa race. Si quelqu'un aurait été à blâmer pour ça, c'était sa mère, et là il se serait encore énervé car d'où les gens décident pour les autres de qui ils doivent aimer ou non ?




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 15 Mar - 18:42

~Contrat d'embauche~


Avant que je n'ai le temps de commencer la lecture du contrat, il me le prit des mains pour le consulter lui-même, me surprenant. Il savait lire ? je ne me serait pas attendu à un tel niveau d'érudition de la part d'un homme de sa condition ! Un instant interdite, je le laissai cependant étudier les différentes clauses jusqu'à-ce qu'il s'en montre satisfait. J'avais après tout fait en sorte que le contrat soit équitable pour lui et moi, et je n'aimais pas essayer de rouler les gens en rajoutant des clauses en petit caractère, c'était faire preuve d'un manque de sens commun certain. Tout le monde cherchait les petites lignes. Il avait cependant encore des question à me poser, aussi m'installai-je confortablement dans mon fauteuil, le laissant développer... Mais je ne m'attendais absolument pas à ce qu'il me dit. Tellement pas en faite, que je me figeai instantanément, l'air soudainement pâle.

Je... ne devais absolument plus le sous-estimer. Cet homme connaissait les Marqués, et il savait utiliser sa tête pour parvenir à des conclusions plausibles. Mais plus encore que cela, je devais dire que je détestais l'avoir vu trouver la solution aussi rapidement. En particulier, me voir percée à jour dans tout ce qu'il y avait de plus inavouable dans mon passé me chamboulait profondément, et ce fut au prix d'un effort titanesque que j'empêchai mes mains de trembler sur la table. Ma gorge était serrée, et j'avais du mal à déglutir. Si lui avait comprit aussi tôt, qui parmi la noblesse était parvenu à ces conclusions ? Probablement peu de monde, même si je savais que l'on murmurait sous cape que j'étais une bâtarde... Au moins, les nobles connaissant l'existence des marqués étaient extrêmement rares, aucun n'imaginant que des Beorcs puissent avoir des enfants avec des Laguz.

Réalisant que j'avais cessé de respirer, j'expirai précautionneusement avant de prendre la parole.

- Je...


Je m'étranglai sur ce mot et dus me racler la gorge pour pouvoir parler correctement, et ma voix retrouva de plus en plus de fermeté à mesure que je parlais.

- Il est le mari de ma mère... Mais il est originaire d'une famille d'un rang inférieur, et il a peur que Mère ne rompe leur mariage s'il se comporte mal avec elle ou s'il me fait du mal. Mais il sait que je suis l'héritière directe des titres et des biens des Cendrefer, et je penses... qu'il a des vues dessus. Ce serait même étonnant que ce ne soit pas le cas.


A vrai dire, c'était la première fois que j'exposais cette théorie à quiconque, même à Mère qui n'aimait pas la manière dont je me comportais avec Père. Elle comprenait, mais elle n'approuvait pas. Cela dit, je pensais qu'elle avait les même soupçons que moi, puisqu'elle m'avait poussée à engager un garde du corps à mon nom, pour me protéger efficacement.

- Oui je suis une bâtarde, et oui je suis une marquée. Cependant, je pense qu'une majorité des nobles n'est pas au courant, même si des rumeurs courent au sujet de mon ascendance. Friederic n'est donc pas mon père, et il n'a jamais été capable de m'accepter. Ni mère ni lui n'ont jamais validé cette hypothèse, mais ils ne l'ont jamais réfuté non plus, ce qui me pousse à la croire vraie. Cela dit, Père s'est toujours très mal comporté avec moi, et il n'a jamais levé les yeux sur moi pour autre chose que me mépriser et me rabaisser. Il sait que je lui en veut, et il sait que si j'hérite des biens de Mère, il n'en verra pas la couleur. Là où ça devient dangereux...


Déballer ainsi mes réflexions me faisait un effet étrange, mais je me pris à... Apprécier. C'était la première fois que je me confiais à quelqu'un de la sorte, et même si c'était un barbare vagabond et dépenaillé, il avait prouvé qu'il était intelligent et je savais qu'il comprendrait les tenants et aboutissants de l'histoire. De plus... Il fallait qu'il sache tout cela pour pouvoir me protéger efficacement, et il était à deux doigts de signer le contrat. Même avec ces informations, je savais qu'il ne refuserait pas. Je soupirai un grand coup avant de poursuivre.

- Mère nous protège. Son nom et son influence lui permettent de faire peser une sérieuse menace sur Père, et il n'osera pas agir tant qu'elle sera là. Mais elle ne sera pas là éternellement, et il se trouve qu'elle est malade depuis quelques années... Elle se porte bien la plupart du temps, mais elle fait des crises où elle s'enferme au moins une semaine dans sa chambre à cracher du sang. Les crises sont de plus en plus rapprochées, et Père comme moi, nous sentons que Mère va bientôt nous quitter.


J'essayai de gommer toute trace de tristesse de ma voix, mais je n'y parvins pas complètement. Mère était froide et sévère, exigeante et elle ne lésinait pas sur les punitions, mais elle était la seule femme, au monde, à m'avoir réellement manifesté la moindre trace d'affection. Je l'aimait autant que je la respectai, et l'idée de la voir se rapprocher lentement mais surement de la mort me glaçait les sangs.

- Or, si Mère meurt sans avoir radié Père de la famille, ce qu'elle ne compte pas faire si cela ne s'avère pas nécessaire, il aura une fenêtre réduite mais bel et bien existante, le temps que la paperasse soit en ordre, pour faire valoir ses droits... Et la meilleur solution serait effectivement de se débarrasser de moi. Je ne suis pas sa fille, et je suis une marquée... Il n'aura absolument aucun remord. Sans compter qu'il peut essayer de me tuer durant l'une des périodes de faiblesse de Mère, en maquillant cela en accident ou en faisant porter le chapeau à un tiers. Plus le temps passe, et plus je suis en danger.


J'avais le cœur serré. Je me sentais nerveuse, et mon cœur battait tellement vite qu'il cognait bruyamment contre ma poitrine, au point que je me demandai si mon interlocuteur pouvait l'entendre.

- Quand je dis que tu est le meilleur choix pour moi en tant que garde du corps, je ne plaisante pas le moins du monde. Tu est un roturier, donc inconnu de la noblesse. tu est très intimidant, ce qui est parfait. Et par dessus tout, tu n'est pas corruptible. Je ne pense pas qu'une quelconque ascension sociale t'intéresse, d'autant plus que je pourrais, si tu le voulait, t'ouvrir des portes que peu de gens pourraient t'ouvrir, et je compte te payer suffisamment généreusement pour défier toute concurrence.


Je tendis la main pour récupérer sur le coin de la table un pot d'encre noir et une plume, me demandant tout de même s'il saurait s'en servir sans l'abîmer... Mais s'il savait lire, il y avait de fortes chances qu'il sache également écrire, au moins son nom.

- Tu est intelligent, preuve en sont tes déductions, et tu saura déjouer une tentative d'assassinat, aussi fourbe soit-elle, et en particulier si je ne suis pas passive, ce que je ne compte pas être. S'il te plait, signe ce contrat...


J'arrivait encore à garder la maîtrise de mes traits, mais tout juste. Toute mon attention était suspendue à ses gestes, et s'il ne signait pas le contrat... Il faudrait que je trouve quelque chose pour le faire taire sur ce que je venait de lui révéler. Je ne souhaitais absolument pas en arriver là. Mine de rien, il était franc, et c'était rafraîchissant au milieu du monde de faux-semblants et de mensonges dans lequel j'évoluais.

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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mer 16 Mar - 0:03

Kerorian devait bien s'avouer qu'il était assez inquiet quant à sa spéculation spontanée. S'il y a bien une chose qu'il n'aime pas, c'est se tourner en ridicule, et quoi de plus ridicule que de présumer avec son éternel sérieux qu'elle était une bâtarde et que son père voulait sa peau ?
Fort heureusement, à voir la soudaine crise de tétanie qui saisit la jeune noble, il avait tapé juste. Trop juste peut-être, puisque durant quelques secondes, Pandora lui sembla être ce qu'elle était réellement. Une jeune fille qui n'avait pas reçu l'amour qu'elle aurait voulu. Et elle le lui confirma en expliquant le véritable fond de la situation, la complexité des liens et unions, des héritages et des richesses. La protection par la légitimité de sa mère qui n'avait que peu de temps devant elle. La gamine, dans sa crue sensibilité, lui confirmait le pressentiment que le Rôdeur avait eu à son sujet : Ce n'était pas une noble comme les autres...en vérité, elle n'était encore qu'une gamine, une gamine qui essayait de se faire sa place dans un monde qui ne voulait pas d'elle et de résister contre vents et marées, et paternel. Cela, il pouvait le comprendre.

Inflexible, Kerorian écouta très attentivement l'héritière Cendrefer. Trop attentivement en vérité, même les échos de ses fantômes s'étaient tût pour ne pas perdre la moindre miette de l'histoire, chacun étant avide à sa manière d'en apprendre plus pour se faire une idée de la façon dont l'avenir leur tendrait les bras. Pandora, la belle Pandora, la fière Pandora lui semblait être au bord de la crise d'angoisse. Et pour cause, dans un avenir dangereusement proche, sa petite vie déjà tendue allait devenir un enfer qui ferait de chaque jour un danger mortel, à tel point qu'elle se sentait obligée, par prudence ou par habitude, de rappeler et d'insister sur le fait qu'elle pouvait offrir plus que ses potentiels ennemis. C'était bien le signe de son désespoir...sans compter les compliments et reconnaissance de ses compétences qu'elle ajouta finalement, ce qui sonnait comme des excuses à ses oreilles, ajoutant également qu'elle ne serait pas passive - un point positif, elle serait au moins prête à se battre pour sa vie ce qui en disait déjà long sur sa détermination - avant de le surprendre un tant soit peu en lui demandant avec politesse de signer le contrat. Elle était clairement à court de solutions sans lui...
Heureusement pour elle, chaque Rôdeur cache un héros au fond de lui, et en dépit de toutes ses aversions pour ce monde de débiles et de menteurs, de ses antécédents chaotiques et son instabilité occasionnelle, Kerorian demeurait encore le fils Daeroth, et il ne serait pas dit que ce qui restait du jeune Redeye abandonnerait une pauvre jeune femme qui implorait, à sa façon, son aide. Il tenta de faire se décrisper un peu les traits de son visage pour avoir l'air plus sympathique, même si cela lui était devenu compliqué si ce n'était pas avec Liyu.


"Parce que tu crois que je vais m'enfuir après avoir entendu ça ? Tu devrais plutôt demander à ta mère si ça la dérangera vraiment que j'éparpille son mec à travers Nevassa, et tous ses hommes avec lui."

Oui...du sang. Hmrpf. Ce n'était pas le moment de s'emporter. Il savait que son attitude clairvoyante et instruite avait complètement pris au dépourvu Pandora, l'amenant même à confesser peut-être plus de choses qu'elle ne l'aurait voulu pour cette rencontre...et que sa façade de nobliote pédante allait bien vite refaire surface. Inversement, cela voulait dire qu'il venait de découvrir la véritable fille de Cendrefer, qui n'avait besoin que d'une main tendue et d'une épaule sur laquelle s'appuyer. Coup de bol, il semblerait que ça soit son boulot d'une façon ou d'une autre. Sa froideur et son armure de mépris n'étaient que des apparences derrières lesquelles se cachaient une fillette qui n'avait pu profiter de sa vie, mais qui possédait de belles valeurs.
Probablement.

Le Rôdeur se pencha à nouveau sur le contrat, histoire d'y jeter encore un regard, au cas où. Les interprétations sociales n'avaient jamais été son fort, alors la fille pouvait très bien lui monter un baratin pas possible, les meilleurs mensonges étant ceux ayant un fond de vérité...cela dit, il avait envie de la croire. Le gentil Kerorian espérait qu'elle soit réellement digne de confiance, voire même appréciable en la découvrant un peu plus, et pour ça elle avait besoin de lui alors qu'elle lui offrait tout ce dont il avait besoin pour sa famille.


"Du moment que tu apprends à attendre de voir avant de juger, ça devrait bien se passer entre nous, petite Pan'."

Un fantôme de sourire au coin des lèvres, l'ancien vagabond solitaire défit son gantelet qu'il posa sur la table avant de s'emparer de la plume. Il avait déjà expérimenté, écrire avec une main lourdement caparaçonnée n'était pas chose aisée. Il trempa la pointe dans l'ancre, l'essuyant sur le bord du pot pour éviter que des gouttes ne tombent sur le parchemin ou que l'outil ne "bave", mais se figea alors qu'il avait à peine écrire le K de son nom.
Liyu. Qui allait la protéger des coups bas du père de son employeuse si jamais il devenait un obstacle à ses projets ? Comme il l'avait craint, s'ils s'installaient ici, toute la maisonnée saurait où les trouver. Et si quelque chose devait leur arriver, même bénin, à cause de lui...alors ça serait la guerre.
Toute sympathie avait disparu de ses traits redevenus durs, le visage d'un pauvre fou ayant vu et connu le pire de ce que pouvait offrir Tellius et ses savoirs perdus releva un œil rouge d'une colère dévorante qui ne demandait qu'à être déchaînée.


"Tu as été honnête avec moi, Pandora, du moins je l'espère car moi je vais l'être avec toi. Je suis loin d'être gentil. Je vais te faire confiance et te protéger, quoiqu'il arrive. Mais que l'on soit clairs tout de suite. Aucun contrat, aucun serment ni aucune personne ne passera avant ma famille. Si j'ai un doute sur leur sécurité, je n'hésiterais pas à mettre à feu et à sang cet endroit, en commençant par ton père et tous ceux qui pourraient faire peser une menace sur les miens, ou qui essayeront de m'empêcher de le désosser."

Il sentait gratter à l'intérieur de son crâne les griffes de son âme noire, ce frère énigmatique qu'il redoutait tant. Lorsqu'il regardait la Dragonslayer trop longtemps, ou certains jours sombres durant lesquels ses pensées se perdaient dans le néant, il l'apercevait parfois. Ce Kerorian sans-cœur, ce tueur sans aucune limite, ce démon tapi au fond de lui. De tous les troubles, les fantômes et les monstres qui pouvaient le hanter, aucun n'était plus dangereux que ce frère sauvage, car il n'existait que pour satisfaire les plus horribles pulsions qu'un homme pouvait avoir. Il n'était pas fou, ou dégénéré, ou avide de massacre non. Il n'aspirait qu'à s'amuser et ses loisirs variaient d'un instant à l'autre.
Là, son jumeau noir réclamait d'être libéré. Dans tous les sens et pas que du terme, dans un premier temps, mais aussi pour voir de quelle couleur était le sang d'un connard prétentieux. Pour l'instant, même lui appréciait bien Liyu, le jeu de la belle petite famille qui élevaient tant bien que mal leur gosse l'amusait et par conséquent il protégerait ses jouets, et contrairement à ce qui restait du gentil Kerorian lui était prêt à prendre maintenant toutes les mesures nécessaires.
C'était précisément pourquoi il ne devait surtout pas sortir.

Le Rôdeur reporta son regard sur le parchemin et continua à écrire, de sa typographie sèche, carrée mais certes propre. Il poussa même le raffinement jusqu'à faire une petite arabesque pour mettre en valeur son véritable nom "Kerorian Daeroth". Le géant était inquiet pour sa famille, mais il venait de le dire, il ferait confiance à Pandora. Elle semblait être à peu près une brave fille au fond, et elle prendrait certainement des mesures pour assurer la protection de ses proches, quitte à ce qu'il doive lui demander de le faire. Inutile de s'en faire en revanche pour leur corruptibilité, si elle monte un peu leur paye et surtout que lui leur fait clairement comprendre leur destin si jamais ils retournent leur chemise, les pauvres gars devraient bien faire leur boulot.
Aussi il allait attendre, et jouer selon les règles de la maison. Pandora hériterait un jour de la maison Cendrefer, et alors les choses changeront, pour tout le monde. D'ici là, Kerorian devait la protéger...tout allait bien se passer, et dans le pire des cas, il avait l'habitude des prises d'otage.
Finalement, il reposa la plus dans l'encrier et se redressa avant de retourner le parchemin pour le présenter, maintenant signé en bonne et due forme.


"Si cela te convient quand même gamine, alors tu n'as plus qu'à ranger ça précieusement."

Encore énervé de cette pensée et de la présence insistante de ce reflet de ses bas instincts, le Rôdeur parvint tout de même à retrouver sa neutralité. Le temps lui donnerait probablement rapidement raison sur ses inquiétudes ou ses espoirs, et alors il saurait réagir.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mer 16 Mar - 1:04

~Contrat d'embauche~


- Parce que tu crois que je vais m'enfuir après avoir entendu ça ? Tu devrais plutôt demander à ta mère si ça la dérangera vraiment que j'éparpille son mec à travers Nevassa, et tous ses hommes avec lui.


Tuer Père n'était pas une solution non. Une tentative de meurtre, voir même une réussite, impliquait des sanctions judiciaires et nous ne voulions pas que la justice se mêle de nos histoires de succession. De plus, je voulais montrer que je pouvais m'en sortir mieux que mon père, et jouer mes pions de manière à ne pas avoir à entrer dans l'illégalité. Je secouai donc légèrement à la suggestion du guerrier pour lui montrer mon désaccord. C'était peut-être faire preuve de trop de fierté, mais si je parvenais à mes fins en usant des mêmes stratagèmes que Père, alors je serais au moins aussi pourrie que lui, et je n'en avais pas la moindre envie.

- Du moment que tu apprends à attendre de voir avant de juger, ça devrait bien se passer entre nous, petite Pan'.


...Non. J'étais désespérée, mais pas à ce point là. Il était hors de question qu'il commence à me donner en prise des surnoms tel que celui-ci. Elle croisa les bras sous sa poitrine et se pencha un peu vers lui.

- Tu est prié d'utiliser mon prénom complet.


A mesure qu'il étudiait le contrat, et à présent que j'étais certaine, absolument certaine, qu'il allait le signer, je me sentais de plus en plus soulagée, et cela se sentit immédiatement. J'étais plus détendue sur mon fauteuil, et je n'avais plus besoin de me crisper autant pour garder une expression neutre. Même ma peau n'était plus aussi pâle, et les battements de mon cœur se calmaient lentement mais surement.
De plus, il allait vite comprendre que dans le monde dans lequel j'évoluais, l'apparence était la première chose que voyaient les gens et qu'il fallait en prendre soin. Une personne qui ne prenait pas soin de son corps ne se respectait pas, et n'était de ce fait pas digne de confiance. Cela dit, les apparences étaient trompeuses, et j'étais bien placée pour le savoir... Moi-même je trompais mon entourage avec les visages que je me composaient, avec les vêtements que je portais. Ce code de l'esthétique régissait le monde des nobles, créant un joli paradoxe entre les apparences, ce qu'elles voulaient dire et ce qu'elles étaient réellement, et cela n'avait jamais cessé de me fasciner d'un certain point de vue... Mais ce n'était pas le sujet.

- Tu as été honnête avec moi, Pandora, du moins je l'espère car moi je vais l'être avec toi. Je suis loin d'être gentil. Je vais te faire confiance et te protéger, quoiqu'il arrive. Mais que l'on soit clairs tout de suite. Aucun contrat, aucun serment ni aucune personne ne passera avant ma famille. Si j'ai un doute sur leur sécurité, je n'hésiterais pas à mettre à feu et à sang cet endroit, en commençant par ton père et tous ceux qui pourraient faire peser une menace sur les miens, ou qui essayeront de m'empêcher de le désosser.


Je hochai la tête. Il était évident qu'avec une famille, il était dans un sens vulnérable, et je ne comptais pas laisser les choses en l'état. Envoyer un contingent de gardes surveiller la demeure que je mettais à sa disposition allait s'avérer nécessaire, et il était aussi évident que je les choisiraient moi-même parmi ceux que je savaient dignes de confiance et fidèles à ma famille. A ma vrai famille et à mon nom. Je le laissai ensuite finir d'apposer sa signature sur le contrat et me tendre les pages en me recommandant de mettre tout cela en sécurité. De même, je ne comptais pas le tromper sur ce sujet. Je m'emparai d'une enveloppe de vélin dans laquelle je glissai le contrat, non sans remarquer l'élégance de la typographie du guerrier. il savait lire, écrire, et bien en plus de cela... Les lettres étaient un peu carrées, mais j'avais l'impression que cela convenait à merveille au personnage. J'étais curieuse, très curieuse, de voir le niveau d'érudition dont il disposait... Les temps à venir allaient sans doute s'avérer très distrayants.
Une fois le contrat dans l'enveloppe, je me saisit d'un cylindre de cire d'abeille et me servit de la flamme d'une bougie pour le faire fondre et poser une petite quantité de cire sur la fermeture de l'enveloppe. J'apposai ensuite le sceau de la famille des Cendrefer sur la cire, scellant le document de manière à prouver son authenticité au cas où Kerorian demanderait à le revoir. Je glissai ensuite l'enveloppe dans un coffre que je fermai soigneusement à clé, puis enfin je me levai, l'air sérieuse. J'avais totalement recouvré la maîtrise de mes expressions, et affichait mon air légèrement hautain habituel.

- Bien, il est temps de procéder à ton rééquipement. Une fois ceci réglé, je te montrerais les locaux où ta famille pourra emménager.


Contournant le bureau, je me dirigeai vers la porte pour l'ouvrir et passer devant le rôdeur en commençant à énumérer ce qu'il lui faudrait :

- Une nouvelle armure bien entendu... J'imagine que tu préférera garder tes armes, de toute manière tu est habitué à te battre avec. Je te confierais cependant une hache. Ce sera mieux, si tu as besoin de te battre en intérieur... Je ferais venir un couturier pour qu'il te fabrique des vêtements confortables et fonctionnels, et surtout propres. Hum...


Je me retournai brièvement pour le regarder à nouveau, réfléchissant.

- Je te donnerais également accés aujourd'hui à l'une des salles de bain du manoir, de manière à ce que tu puisse te laver sérieusement. Je devrais peut-être aussi faire venir un médecin...


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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mer 16 Mar - 4:27

Pandora signala tout de même qu'elle préférait qu'il utilise son nom complet lorsqu'il s'adressait à elle, sauf que jusqu'à maintenant elle avait plutôt prouvé qu'elle ne pouvait en rien le forcer à quoique ce soit et il trouvait ça assez amusant, lorsqu'il le sentait bien, de l'abréger ainsi.
Cependant, à son avertissement elle se contenta d'hocher la tête. Cela signifiait probablement qu'elle en était consciente, ou du moins qu'elle approuvait la partie concernant ses priorités. Bien, ainsi au moins les siens seraient en relative sécurité, probablement même plus que s'ils avaient été livrés à eux-même. Certes, Kerorian n'appréciait guère l'idée que de parfaits inconnus surveillent SA famille, mais c'était le métier qui voulait ça. Et puis, ils ne les surveilleraient pas non plus comme lui le ferait pour la p'tite noble.

Noble qui commença d'ailleurs à ranger le précieux contrat dans une enveloppe qu'elle scella soigneusement avant de ranger. Bien, ça au moins c'était le minimum qu'il pouvait attendre d'une "dame de son rang" qui avait d'ailleurs retrouvé toute sa prestance habituelle, comme il s'y attendait. Bah, au moins avait-il vu une facette de sa personnalité qu'elle n'affichait probablement jamais en temps normal.
Le Rôdeur ne se donna pas la peine de retenir un soupir lorsque Pandora parla de son rééquipement. Cela en revanche il n'y échapperait pas...et quelque part, ne voulait pas y échapper, même si ça le dérangeait particulièrement. Si elle lui fournissait une armure sur-mesure de qualité à ses propres frais, c'est pas lui qui s'en plaindrait. Mais il pensait à tout cet argent que ça dépenserait...quoique ça ferait vivre tous les artisans qui auront travaillé derrière, en fait c'était simplement un chaînon du cycle commercial...probablement. C'était un domaine qu'il ne comprenait pas et sur lequel il n'avait que peu de connaissances.
Lorsque Pandora ouvrit la porte, le Rôdeur la précéda à l'extérieur, regardant à droite à gauche pour s'assurer que personne ne les attendait, puis avança pour lui laisser la place de sortir de la pièce tandis qu'elle évoquait ses pensées à haute voix. La jeune femme lui fit dresser un sourcil lorsqu'elle parla de lui confier une hache. Une hache ? M'enfin quelle idée, cela dit elle n'avait pas tort sur un point, dans un espace confiné - et plus précisément avec une cible à protéger - il lui serait difficile d'exploiter toute la puissance dévastatrice de son épée maléfique. Surtout à cause de son employeuse en fait. De plus, cela faisait un moment qu'il admirait l'efficacité expéditive des haches de combat, contrairement aux lames elles causaient des dommages même aux adversaires protégés, du moment qu'ils ne l'étaient pas trop. Elle termina en parlant d'un couturier et Kerorian sentit alors que son calvaire allait durer un moment...

Finalement, Pandora conclut cette fois pour de bon en parlant de propreté. Décidément c'était un terme récurrent que de le laver chez toutes les femmes qui le connaissaient ou quoi ? Cela dit, le Rôdeur était d'accord avec ça. Il passait bien trop de temps à barouder pour son hygiène, quant à sa dernière mention elle le fit grogner. Misère, c'était un bon point pour la gamine que d'être prévoyante, sérieuse et tout, mais ça allait le gonfler un moment probablement...enfin, on va dire que c'est pour son bien.


"Tss...fais plutôt venir directement un guérisseur. 'Pas besoin d'un toubib' pour savoir ce que j'ai..."

Il avait beau commencer à retrouver un peu la forme depuis qu'il s'était réuni avec Liyu, son état avait vraiment été critique. Sans sa constitution phénoménale et l'énergie impie de sa lame, il serait assurément mort depuis un bon moment. Ça, ce n'est pas un médecin ou un charlatant qui allait le lui apprendre.
Cela dit, l'idée d'une nouvelle armure lui plaisait. Celle-ci avait plus qu'honorablement fait son travail, pour le malheur de bien et bien des gens, mais aussi pour préserver l'avenir des siens puisqu'il avait pu retourner vers eux, et désormais elle était bien mal en point. Mais surtout, elle était tristement "simple" à son goût, depuis qu'il s'était lié à la Dragonslayer et goûté à la nécessité d'une meilleure protection, le Rôdeur trouvait de plus en plus attirantes les gigantesques carapaces d'acier des Hauts Généraux de sa patrie.


"Pour les armures et les fringues, j'ai droit de passer commande sur-mesure quand même ?"

Nul doute que cela prendrait de toute façon du temps à faire, temps qu'il ne pourrait probablement pas exploiter pour rentrer chez lui et prévenir les siens de la bonne nouvelle - et d'une nouveau déménagement, soit dit en passant - et qu'il allait se retrouver à devoir apprendre bon gré mal gré les coutumes de cette foutue baraque. Le Rôdeur se consola en se disant qu'au moins, il aurait peut-être l'occasion d'ouvrir quelques bouquins rares de temps en temps, cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas documenté sur quoique ce soit, et cela lui manquait.
Du moins, à une partie de lui.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mer 16 Mar - 5:15

~Contrat d'embauche~


A la question de Kerorian, je hochai la tête. Bien sur que les vêtements seraient fait sur mesure ! Il me prenait pour qui ? Avant de l'emmener voir les armuriers, je nous menai vers la porte du manoir et attrapai rapidement un serviteur. Je lui demandai alors d'aller trouver un couturier, lui indiquai un nom, et lui conseillai de montrer l'insigne sur le manchon de sa tunique pour attester l'origine de la demande. Le domestique devait ramener le teinturier dans l'un des salons de la demeure, où nous le rejoindrions après notre visite chez l'armurier. Je lui donnai aussi le nom d'un guérisseur à aller trouver, puis me tournai vers Kerorian.

- Bien, occupons-nous de l'armure à présent.


Je repris ma marche jusqu'aux dépendances où s'étaient installés depuis deux jours les armuriers que j'avais fait mander pour ré-équiper le rôdeur, et lorsque nous arrivâmes un gamin d'une quinzaine d'années filait en courant, une missive à la main. Je frappai néanmoins à la porte avant de l'ouvrir pour trouver les deux armuriers, les artisans Ergail et Theren.

- Bonjour ! L'homme dont je vous avais parlé est arrivé.
- Oh, parfait parfait !
- Faites-le donc entrer !


Un sourire étira légèrement mes lèvres devant leur empressement à faire leur travail.
Ergail était un homme charpenté qui qui devait atteindre la quarantaine. Les cheveux grisonnant sur les tempes, il ne quittait jamais son tablier en cuir de fonction, sur lequel on pouvait voir de nombreuses traces de brûlures. Theren, quant à lui, était grand et massif également, mais son visage était plus ridé encore que celui d'Ergail, il devait accuser la soixantaine. Les deux artisans étaient des maîtres incontestés dans leur art, et ils avaient souvent travaillés ensembles par le passé. Je m'écartai de la porte et fit signe à Kerorian d'entrer dans la pièce, dans laquelle les forgerons avaient ramené une partie de leur matériel pour prendre les mesures, pour montrer leurs différents acier à leur client de manière à ce qu'il puisse choisir celui qui lui convenait le mieux...

Ce fut le début d'une longue journée. Je guidai ainsi le rôdeur encore auprès du tailleur et du guérisseur qui nous attendaient dans la même pièce, chacun prit les mesures dont il avait besoin pour faire son travail, et je laissai à Kerorian le choix de ce qui lui convenait le mieux. Je voulais qu'il soit efficace, ce n'était pas pour lui imposer des vêtements qui ne lui seraient pas confortables ou des couleurs qui allaient le déranger... Le guérisseur parut épouvanté devant l'état de son client, et il me confia une liste assez impressionnante de médication à donner à mon garde du corps après avoir usé en abondance de ses pouvoirs de soin. Il était en si mauvais état que cela..? Après quoi, le tailleur nous confia quelques vêtements de rechange en attendant d'avoir cousu les nouveaux, si bien que Kerorian put se laver sans avoir ensuite à enfiler des vêtements tout juste bons à servir de chiffons à des aubergistes d'établissement sordides. Nous allâmes ensuite auprès de la garde de la maison, de manière à ce qu'on lui confie une hache, et je lui laissai le loisir de les tester pour voir laquelle lui convenait le mieux.

Une fois ces détails réglés, nous pûmes enfin passer à la partie qui allait probablement le plus intéresser mon garde du corps. La visite de la maison que je mettais à sa disposition. Aussi le guidais-je à travers trois rues pour le mener à une maison assez grande en périphérie des quartiers nobles. La demeure comprenait un jardin relativement grand, de quoi planter quelques simples et sortir en ayant assez d'espace pour être à son aise, entourée de grilles hautes garnies de pics qui devaient dissuader d'éventuels intrus. La façade de la demeure était relativement simples. Une porte de bois épais à doubles battants donnait accès à l'intérieur, au fond d'une terrasse à laquelle on accédait par un escalier de quatre marches de pierres. Les fenêtres étaient grandes, et les murs épais de manière à conserver la fraîcheur ou la chaleur. Aucun meuble n'avait encore été installé. On pouvait voir des décorations austères sur les murs, et la demeure aurait été assez grande pour accueillir deux familles. Je ne connaissait pas la taille de celle de Kerorian, alors j'avais prévu large...

- Les titres de propriétés sont à l'intérieur, je te les donnerais une fois que tu auras visité. Je te remettrais également les clefs des différentes portes, libre à toi d'en faire des doubles ou pas. Les meubles seront aussi à tes frais, mais je pense que vue la paie que tu recevras pour ton travail, ce ne sera pas une trop grosse dépense...


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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mer 16 Mar - 17:41

Pandora acquiesça à la question et continua sa "visite guidée" en interpellant un serviteur pour lui faire part de ses demandes. Nulle doute qu'il allait devoir mettre un moment pour supporter une telle manière d'être, mais d'un autre côté elle était tout ce qu'il y a de plus naturelle. Les parents commandent aux enfants, les officiers aux hommes du rang, les employeurs aux employés...chacun y trouvait son compte et ça constituait un certain équilibre dont lui ne se sentait exclu que par sa distance naturelle vis à vis de la société.
Après ça, ils rencontrèrent les deux artisans qui seraient responsables de son armure, et la gamine Cendrefer eut le bon goût de le laisser prendre son temps pour parler d'acier et de mesure avec les deux experts en la matière. Bien sûr, il lui fallut enlever les restes de son armure actuelle - dont l'état et la qualité effarèrent les deux forgeons - pour prendre ses dimensions. De plus, Kerorian était au moins instruit dans des bien des domaines, mais le travail du métal restait un monde qui lui était parfaitement inconnu, et bien qu'il puisse bénéficier de conseils professionnels sur ses exigences, faire un choix s'avéra bien plus difficile que prévu vu que les deux vétérans de la forge se retrouvaient parfois dans un avis contraire.
Après maint et maint discussions et débats, le Rôdeur arrêta finalement son choix sur un acier sombre, particulièrement dur et lourd qui servait notamment à faire les armures lourdes d'officiers supérieurs, pour sa future carapace dont il fut très exigeant sur les plans. Son ancienne panoplie était déjà massive, mais elle laissait bien trop d'ouvertures à son goût. Cette fois-ci il voulait quelque chose qui le protège autant que possible, si bien qu'il dut s'y reprendre à plusieurs fois, quitte à pointer sur des schéma ou à imager par lui-même ses attentes.
Au final le croquis qui en avait été tiré le faisait ressembler à une boîte de conserve. Il avait très longuement insisté pour épaissir les protections aux jambes et couvrir les bras, en particulier les articulations, fait relever un peu les épaulières pour qu'elles offre une meilleure défense à hauteur de tête et surtout il voulait un gorgerin montant haut. Si haut en fait que sur le dessin relativement improvisé - d'une main experte certes - il semblait lui manger le menton. C'était parfait. Et pareil à l'arrière. Par l'enfer, les forgerons avaient eu raisons de dire qu'avec une telle armure il serait le plus solide des hommes mais également le plus lent. Même les généraux les plus expérimentés ne portaient pas de pareilles protections faites entièrement dans l'acier qu'il souhaitait, ça aurait été tellement lourd qu'ils auraient peiné à marcher. Le Rôdeur avait esquissé un de ses maigres sourires avant d'insister.
Ça n'était pas un problème pour lui. Kerorian se doutait bien du poids que devrait faire une pareille carapace, rien que celle-ci l'alourdissait déjà sérieusement, sans même parler de la Dragonslayer...mais il n'était vraiment pas un homme normal. Et puis, quitte à s'armurer comme un tatou de fer, le guerrier demanda également une chemise de mailles, son choix s'arrêtant rapidement sur un modèle à manches longues qui offrirait une protection très satisfaisante aux coups qui parviendraient à se glisser dans les très rares failles de sa future "seconde peau". Si les artisans s'accordèrent sur le fait que c'était une bonne décision, ils refusèrent en revanche catégoriquement de composer la cotte métallique de la même façon que le reste, insistant et vantant les mérites et vertus de divers aciers, plus légers, plus souples, expliquant si vite et de tant de façons les qualités et détails d'une bonne cotte que le Rôdeur s'en retrouva bien rapidement débordé.
Leur faisant confiance, il opta finalement, sur leurs conseils...compliqués, pour un acier plus léger, justement utilisé pour les cottes de maille de qualité. Plus souple, il permettait à la sous-armure d'être bien plus confortable à porter et pliait mieux sous les coups pour les absorber efficacement sans pour autant nuire à sa résistance. Très intéressé, Kerorian demanda toutefois un maillage très serré, ça ça avait une notion facile à saisir : Plus le maillage de la cotte est élevé, c'est à dire plus il y a d'anneaux attachés les uns aux autres, plus l'armure sera efficace...et lourde. Celui choisi lui offrirait une défense fantastique, mais l'inévitable masse qu'elle aurait aurait pu la classer en armure principale. Cela fit sourire le Rôdeur qui songea que rien que ses protections allaient probablement peser presque aussi lourd que lui à ce rythme. L'idée lui plaisait.

Après avoir maintes fois remercié les deux artisans, une fois le catalogue épluché et le choix définitif du projet arrêté, Kerorian suivit à nouveau, la tête un peu tournante de cette overdose d'informations, vers la suite du cauchemar. Cauchemar oui, car à peine commençait-il à essayer de retrouver ses esprits que REBELOTE ! Le couturier. Fuck it. Même ses penchants sombres poussèrent une plainte ou un soupir désespéré.
Bon, du calme. Ce n'était qu'un couturier, il n'aurait pas à choisir le métal, les qualités, les genres et les angles cette fois, et surtout il était tout seul ça irait plus vite...
Son sourcil de scepticisme se dressa bien haut, alors qu'il dut redéfaire toute son armure et même ôter les lambeaux qui lui servaient de chemise, faisant pousser des cris outragés au maître de couture, ha-ha, alors que le médecin tirait une tête d'enterrement à mesure qu'il examinait son patient.

Cette fois au moins, il s'en tirait avec des soins et des prescriptions médicales qui le firent lever les yeux au ci...plafond. Les soins lui avaient fait du bien, son corps semblait bouger un peu plus facilement et était moins douloureux. Une bonne chose de faite. Quant aux médocs il s'en tamponnait. Dans la foulée, il se retrouvait avec des nouveaux plans de fringues. Cette fois il avait préféré faire confiance à l'artiste et n'avait posé que quelques exigences : Peu importe la matière la tenue devait être robuste, puisqu'elle serait sous une armure en permanence, inutile également de faire de nombreuses décoration car elles seraient invisibles ou rapidement usées - ce qui vexa l'artisan de penser que ses oeuvres pouvaient si facilement s'abîmer - être de couleur noire ou grise, et surtout ample. Il allait probablement reprendre de la masse, beaucoup de masse, et ça serait idiot qu'il ne rentre plus dans ses vêtements tout neuf dans un mois.
Au grand dam du couturier, Kerorian s'avéra intransigeant sur ses exigences. Aucune décoration, ou à la limite des bordures et coutures dorées ou rouge un peu terne, pas de brodures ou de dentelles ou on ne sait quoi d'autre du même genre et une matière simple et "grossière" à travailler.

Pfiou ! Bordel, heureusement que ça ne sera pas comme ça tous les jours ! Là il a eu sa dose de mètres-rubans et de questions pour la décennie ! Et en plus ça continuait encore...c'était bien la première fois de sa vie que tous ses penchants se mettaient d'accord sur une seule et même chose : Vivement que ça finisse ! Bien sûr, chacun à sa façon brutale, pleurnicharde, dégoûtée ou explosive, mais au moins tout son être était d'un commun accord. Il en avait marre.
Avant de poursuivre la visite, il dut aller se laver. Bon, ça à la limite ça ne lui déplaisait pas...jusqu'à ce qu'il voit la taille de la salle de bain mise à sa disposition. C'était une salle de bain ça !? Et ce truc là, c'était une baignoire ? Bordel ! Cette pièce était au moins deux fois plus grande que sa maison actuelle ! Mais ils sont tous malades ces nobles !

Récuré des pieds à la tête, le Rôdeur s'extirpa ensuite bien vite de cet endroit qui le mettait affreusement mal à l'aise et retourna coller au train de la jeune fille dont il devait assurer la protection, jusqu'à rejoindre la garde du manoir. Au moins c'était un environnement qui lui était plutôt familier...on le mena jusqu'aux râteliers où il put examiner tout un assortiment d'armes. N'y connaissant que pouic en haches, il s'empara de la première, et la reposa aussitôt. Trop légère à son goût. La seconde au contraire paraissait un peu trop lourde, non pas qu'il n'avait pas la force de la manière, mais d'une seule main ses coups voleraient probablement beaucoup trop.
Il passa un moment ainsi, à empoigner les manches, à les essayer avec quelques coups dans le vide. Au moins, l'équilibre pesant de ces armes "barbares" lui était familier puisque la Dragonslayer en avait un similaire, en quelques sortes, puis son choix s'arrêta finalement sur une hache qui plaisait à sa main. Assez lourde pour enfoncer un homme en armure légère, assez légère ou équilibrée pour qu'il puisse réagir rapidement en espace confiné. Elle ferait l'affaire.

La dernière étape de cette interminable et épuisante journée s'avéra plus intéressante et sympathique. Déjà car pour une fois, Kerorian retrouvait un peu d'intimité - certes avec Pandora à ses côtés - loin de toute cette vie qui grouillait dans le manoir Cendrefer, alors que l'héritière le guidait jusqu'à sa nouvelle demeure. Effectivement, ce n'était pas très loin, et ça semblait bien installé. Son regard solitaire s'agita dans tous les sens sur le chemin, examinant le quartier. Bien, Liyu devrait être en sécurité ici, il ne semblait pas y avoir de racaille, de bandit ou autre coupe-gorge dans le coin...si elle ne se balade pas la nuit tout ira bien.
Puis ils arrivèrent. Second bon point, ce n'était vraiment pas loin ! Par contre...euh...c'est quoi ce truc énorme ? Accusant pour une fois ses origines très...populaires, Kerorian devait bien avouer qu'il ne parvenait pas à croire qu'on lui offrait...non pire, qu'on le PAYAIT pour posséder cette immense baraque, grillagée pour plus de sécurité, bien installée et avec même un petit jardin. De grandes fenêtres éclairaient généreusement les nombreuses et larges pièces et les murs semblaient de bonne qualité, à vue de nez puisqu'il n'y connaissait strictement rien.
Pandora lui fit part de quelques détails, notamment qu'elle ne lui remettrait les clés et les titres de propriétés qu'une fois qu'il aurait visité, signant ainsi qu'elle était définitivement une brave fille dans le fond, ou tellement riche qu'elle s'imaginait qu'un tel château était une baraque miteuse. Elle souligna notamment le fait que les meubles seraient à sa charge, mais même sans être ébéniste, le Rôdeur savait que sa paye couvrirait sans aucun problème plusieurs fois tous les luxes qu'il allait pouvoir se permettre.
Cette fois, c'était à lui d'afficher une certaine stupeur alors qu'il déambulait un peu timidement dans la maison, examinant les murs, les fenêtres, les plafonds, même le plancher. Il...il avait tellement rêvé d'avoir une belle petite princesse à aimer un jour, de lui offrir son cœur et sa dévotion, de l'emmener loin de son château pour essayer de lui offrir une demeure certes plus modestes, qui serait à la hauteur de leur amour commun et de leurs ambitions pour l'avenir...et voilà qu'il luttait contre des démons et une malédiction pour les beaux yeux de celle qu'il aimait et qui avait mis au monde une merveilleuse fille - braillarde certes, et qui s'annonçait particulièrement dure à vivre pour les années à venir mais ça faisait partie du métier - et qu'on lui offrait un tel palace où les faire vivre et une solde si élevée qu'il pourrait leur offrir tout ce qu'elles désireraient...

La tête lui tournait même tant il avait l'impression de vivre dans un rêve. Cela lui était déjà arrivé par le passé, et il avait peur, tellement mortellement peur de se réveiller un jour et qu'il soit toujours mourant dans un coin paumé, seul et haï par tout le monde. Certaines pièces lui donnaient l'impression de pouvoir y faire rentrer la bicoque miteuse qui lui servait actuellement de maison...et c'était probablement le cas. Lui qui avait toujours été très réducteur sur ses besoins, minimaliste à souhait, voire aux frontières du sauvage...il ne parvenait même pas à imaginer comment il pourrait remplir cet endroit. Cette pièce-là, tournée vers le sud ferait peut-être la chambre mais...même en y rentrant deux lits à deux places et des étagères il restait encore de l'espace à ne pas savoir quoi en faire ! Et celle-ci là, une bibliothèque peut-être ? Mais avant de cacher ces grands murs il lui faudrait VRAIMENT une bibliothèque...quoique l'idée le séduisait. Il se rappelait de tous les documents que conservait son grand-père et du temps infini qu'ils avaient passé à les consulter ensemble, ou indépendamment. Cela ferait une excellente vie pour Louka...ils pourraient peut-être même offrir un vrai foyer à Kerowyn, et même une chambre à part entière si elle le souhaitait !
La vache...il n'en revenait toujours pas. Ces nobles sont définitivement fous. Le Rôdeur retourna, toujours sous le choc, jusqu'à la jeune Cendrefer.


"Pandora...t'es sérieuse ? Vraiment sérieuse ? Tout ça...la maison, le job', tout le reste...je suis pas en pleine hallucination ?"

Son esprit était complètement confus, un éléphant rose avec des ailes auraient pu passer en jouant de la trompette qu'il aurait eu autant de crédibilité à ses yeux - à ceci près que les éléphants ne jouent pas de la trompette mais du saxophone, c'est bien connu - que la demoiselle ici présente.

"Parce que les nobles sont p'tet des malades mentaux extrêmement dépensiers mais...wow. Quand ils veulent vraiment quelque chose, on peut dire qu'ils y mettent les moyens. Tu te fous vraiment pas de la gueule du monde p'tite Lady."

Son oeil solitaire se tourna à nouveau vers les pièces, immenses, en se demandant si elles lui sembleraient plus petites une fois meublées...ou si au contraire ça ne ferait qu'accentuer leur démesure. Le choc était tel que ça avait fait fuir certains de ses spectres. Pour l'instant. Nul doute qu'ils reviendraient bien vite à la charge et qu'il ne tarderait pas à avoir l'impression de les voir grimper le long des fenêtres ou se percher au-dessus des lustres.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Ven 18 Mar - 4:58

~Contrat d'embauche~


Les remarques de Kerorian m'amusèrent. Je le regardai alors qu'il examinait la maison de fond en comble, le laissant découvrir les pièces vides alors que j'allai chercher les fameux papiers auxquels il devrait faire attention pour faire valoir ses droits sur la maison. Lorsqu'il me demanda si j'étais réellement sérieuse, je hochai la tête avec u léger sourire, un peu moqueur comme à mon habitude.

- Nous sommes dépensiers certes, mais la vie a plus de valeur que tout l'or du monde. Donc je ne lésinerais pas sur les moyens mis en oeuvre pour m'assurer que tu soit un garde du corps engagé. Et surtout fiable.


Avec les catastrophes qui pleuvaient ces derniers temps à travers Tellius, les fortunes de beaucoup de propriétaires fonciers étaient mises à mal. Cela dit, heureusement pour nous, les Cendrefer ne s'appuyaient pas que sur les rentes de leurs terres, et nous avions bien assez pour nous permettre ce genre de folies. Je lui tendis les papiers, déjà à son nom. J'avais pris cette liberté lorsque j'avais acheté la propriété, de manière à ce qu'un peu de paperasse nous soit épargnée.

Cela dit, je devais bien admettre que l'état de Kerorian m'amusait beaucoup. Il semblait tellement surpris, alors que moi-même considérait cette demeure comme petite, quelconque... Elle ne me paraissait amplement pas suffisante, alors que le guerrier semblait la trouver immense... Je me demandai brièvement dans quel genre de maison il avait bien pu vivre jusqu'ici, puis je me dis qu'il ne valait mieux pas le savoir.

- Cette propriété est à ton usage et à celui de ta famille. Vous pouvez venir vous installer quand vous le souhaitez. Ton armure ne sera pas prête tout de suite, mais tu commence dans... une à deux semaines. Le temps que toi et les tiens puissiez vous installer et acheter les meubles dont vous aurez besoin.


Je jetai alors un coup d’œil à la fenêtre, me rendant compte que le soleil commençait déjà à décliner à l'horizon. La journée avait été longue, et tellement fournie que je n'avais pas eu le temps de manger. Père allait encore avoir une excuse pour me rabaisser, car une noble dame ne manque pas le déjeuner mais je m'en moquais. Qu'il parle, et que le vent l'entende, je ne m'en préoccuperais pas. Je me tournai vers le guerrier, haussant un sourcil d'un air interrogateur.

- La nuit ne va pas tarder à tomber. Tu as le choix : Je te laisse pour la soirée, ou tu viens avec moi au manoir Cendrefer pour commencer à te familiariser avec le milieu. Je pense que la seconde option serait préférable...


Cela me rassurerait en outre moi aussi, car il prendrait l'habitude de la manière dont les choses se passaient au manoir. Si il devait rester avec moi vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant six jours sur sept, il valait mieux qu'il commence à tâter le terrain, à élaborer ses stratégies pour me défendre efficacement... Alors que ces pensées traversaient mon esprit, je fis tout de même attention à ne pas laisser voir mon anxiété sous-jacente. J'avais l'impression que Mère se sentait de moins en moins bien. Le matin même, elle avait toussé plus longtemps qu'à l'accoutumée lors du petit-déjeuné, et je sentais qu'elle n'allait pas tarder à faire une crise.

- Bien entendu, le choix reste le tien.


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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Ven 18 Mar - 5:27

Alors qu'il était encore sous le choc de la maisonnée, Pandora lui assura que rien n'était de trop pour s'assurer que son nouveau garde surveille son cul aussi efficacement que possible. La vache, avec une maison pareille il voulait bien la protéger jusqu'à Goldoa s'il le fallait ! Les sommes mises en jeu quotidiennement par les nobles de son rang devaient probablement égaler voire dépasser celles que lui même avait utilisé durant toutes ses années de voyage, et sans peine. Il avait beau être familier des mathématiques, les chiffres engendrées lui faisaient tourner la tête...
Suite à cela, la petite noble précisa quelques petites choses. Par exemple, qu'effectivement la maison était pour eux et rien que pour eux. C'était...chez lui désormais. Chez lui et Liyu, et Louka. Leur maison. Rien que ça. Tout simplement fantastique. Elle ajouta également que sa nouvelle armure mettrait du temps à être forgée. Le Rôdeur repensa à ce qu'avaient dit les forgerons. Certes, une telle carapace, aussi lourde, épaisse, volumineuse et complexe allait mettre un sacré bout de temps à être fabriquée. Décidément, cette fillette était soit très gentille dans le fond...soit plus que mortellement inquiète. Kerorian penchait un peu entre les deux, c'était évident que la pauvre noble craignait de plus en plus pour sa vie, sans même qu'elle n'aie besoin d'en rajouter. Ce que les Cendrefer appelaient un placard, lui appelait ça un salon...et pourtant voilà ce qui lui appartenait soudainement.

Puis elle ajouta que la nuit n'allait pas tarder à tomber et l'héritière lui laissa un choix dual. Partir tranquillement vers les siens ou l'escorter, sachant qu'elle jugea préférable de préciser ce qui l'arrangerait elle...ce qui en disait déjà fort long sur ses intentions et ses craintes. Abandonnant la stupeur de jeune garçon qui découvrait un environnement nouveau, le Rôdeur se redressa de toute sa taille et se renfrogna. La petiote craignait gravement pour sa vie, à tel point qu'elle tentait au maximum de presser les choses...la situation allait rapidement dégénérer, c'était certain, et ça commencerait bientôt.


"Relaxe, p'tite Pan'. Aucun gamin, innocent ou victime ne mourra si je n'en ai pas décidé ainsi. Je vais t'accompagner, et ce n'est pas ce soir ou demain que tu mourras."

Après tout, si Kerorian ne doutait pas de l'adresse et de l'entraînement des gardes de la maison et des hommes de mains du menaçant et désagréable paternel, il avait cependant encore plus confiance dans ses propres capacités et en particuliers dans sa redoutable épée buveuse d'âme. Si les locaux constituaient encore pour l'instant un interminable labyrinthe, le Rôdeur savait qu'aucun adversaire ne saurait passer outre sa férocité si combat il y avait. On ne forge pas une âme de démon en faisant le planton ou de la broderie...

"Et si un jour tu stresse trop, n'hésites pas, on t'accueillera sans peine chez nous...que ce soit dans notre malheureuse cabane ou ici. Je ne dors pas souvent, mais prendre un peu de repos ne fait jamais de mal, pour les nobles comme les pauvres joueurs d'épée."

Sur ces mots, il imagina Pandora crécher une nuit ou deux dans leur pauvre cahute branlante. L'idée était...tout simplement...fantastique. Si tant est que la gamine survivait au choc de comprendre que des gens, surtout de son gabarit, pouvaient vivre - et à plusieurs s'il vous plait ! - dans un espace aussi étroit.
Quant au sommeil, le Rôdeur sentait que ses démons s'agitaient trop pour qu'il puisse fermer l’œil. Cela était...normal désormais. Ce n'est pas pour rien s'il avait l'air aussi vieux et fatigué malgré son jeune âge.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Ven 18 Mar - 6:09

~Contrat d'embauche~


Je ne laissai pas filer le léger soupire de soulagement que j'avais envie de pousser. Le savoir non loin de moi, même pour la simple durée d'une soirée et d'une nuit, me rassurait quelque peu, même si ma raison me hurlait que je m'inquiétais beaucoup trop. Après tout, mon père n'avait encore rien tenté après moi, même si je sentais que l'urgence se faisait de plus en plus pressante. Je hochai simplement la tête, tiquant cependant lorsqu'il usa du surnom qu'il semblait tenir à me donner. Agacée, oubliant quelque peu mon inquiétude, je me tournai vers lui en lui lançant des éclairs avec les yeux.

- C'est Pandora, ou Dame Pandora. Suis-moi.


Je quittai la demeure que je venais de lui offrir pour reprendre le chemin du manoir, suivie des deux gardes qui nous avaient accompagnés jusque là. Ils n'avaient pour l'instant aucune confiance en ce nouveau garde du corps, et je pouvais les comprendre... un homme sinistre d'une taille colossale, armé d'une épée qui faisait au moins son poids... Cela n'avait rien de rassurant ! Et le mieux était que Père ne pouvait pas protester, puisqu'il n'était pas directement propriétaire des biens de la famille... Une situation qui me procurait un plaisir mesquin mais des plus agréables.
Je ne pris pas la peine de me presser, aussi mîmes-nous quelques minutes pour rejoindre le manoir. Le couturier, le guérisseur et les forgerons étaient partis, ne restaient dans la propriété de ma famille que les gens qui y avaient réellement leur place... Les gardes ouvrirent la grille devant nous et j'entrai, vérifiant que Kerorian ne traînait pas, puis me dirigeai à nouveau vers l'intérieur du manoir en lui-même. un serviteur avait dû la prévenir de mon retour, puisqu'elle nous attendaient dans le hall. Elle portait une chemise de nuit blanche, sa lourde chevelure noire réunit en un épais chignon sur sa nuque. Elle n'avait pas pris la peine de se vêtir correctement, ce qui en disait long sur son état de santé...

- Mère ! Vous ne devriez pas être ici...


Elle écarta ma remarque d'un signe de la main pour regarder Kerorian. Elle le jaugea du regard pendant une longue minute, puis elle hocha légèrement la tête d'un air approbateur.

- Hum... Effectivement, il sera parfait. Tu...


Mère fut interrompue dans ses paroles par une quinte de toux, et je me sentis moi-même pâlir. Elle ne devait pas sortir. Elle porta un mouchoir à ses lèvres, et lorsque je vis les minuscules gouttelettes de sang qui le tâchait lorsqu'elle l'écarta enfin, ce ne fut plus simplement de l'inquiétude qui me saisit, mais aussi de la colère. Je respectais ma mère, mais je restais une fille difficile, et il était hors de question qu'elle mette ainsi sa santé en danger ! D'un pas vif, je la rejoignit quelques marches plus haut pour la prendre par le bras.

- Mère ! Vous devez prendre soin de vous, vous semblez au début d'une crise !


Elle m'adressa un froncement de sourcils pour me montrer son désaccord avec la manière dont je me comportais, mais je m'en fichais comme de mon premier bavoir. Sa santé était en jeu, et c'était cela qui m'importait pour l'instant.

- Je reste maîtresse de cette maison Pandora, et tu est priée de te comporter comme une jeune femme correcte !
- Certainement pas lorsque votre santé est en danger. Allez vous coucher, je vous ferais monter un repas par les domestiques.


Sans lui laisser le temps de protester encore, je l’entraînai avec moi dans les escalier pour la mener à ses quartiers. Si elle fut surprise, cela ne dura que quelques secondes et elle commença à protester vivement, mais je lui répondais avec tout autant de véhémence et finalement, je parvint à la conduire jusqu'à la porte de sa chambre. Il me fallut cependant quelques minutes pour la convaincre de s'allonger, mais elle était tellement épuisée qu'elle se laissa étonnamment faire lorsque je gagnai enfin notre joute verbale. Cela arrivait si rarement que même moi, j'en étais choquée. Cela montrait bien le mauvais état dans lequel elle se trouvait... Finalement, je la laissai sur la promesse de faire venir le médecin familiale et un repas chaud, puis je refermai la porte derrière moi.

Elle avait commencé sa crise bien plus tôt que ce à quoi je m'étais attendue, et cela m'inquiétait au plus haut point... Moins d'un mois s'était écoulé depuis la dernière. Je passai une main dans mes cheveux pour retrouver une contenance, puis me tournai vers Kerorian, l'air las. Il fallait bien que je m'y fasse. S'il devait me suivre en permanence, il me ferrait dans ce que j'étais sous ma façade de jeune noble, et je devais cesser de prendre pour lui le masque que j'arborai pour les autres.

- Je vais me laver, puis nous passerons à table... Tu devrais te débarbouiller aussi. Oh, tant que j'y pense... Suis-moi.


Je pris cette fois le chemin de ma propre chambre, mais m'arrêtai une porte avant pour la lui désigner.

- En dehors de ton jour de congé, tu devras rester en ma présence vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Aussi ais-je pris la liberté de faire apprêter une chambre pour toi. Elle sera adjacente à la mienne, et les deux pièces communiquent entre elle à l'aide d'une porte. Ainsi tu pourras intervenir en cas de problème. Il y a une salle de bain dans ta suite, ne te gêne pas pour t'en servir. Tu peux prendre possession des lieux. Je reviens.


Je le laissai là pour ouvrir ma propre porte et me réfugier dans ma chambre.

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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Sam 19 Mar - 23:30


Kerorian devait bien avouer qu'il s'amusait plutôt bien à la narguer avec un diminutif, ça la faisait bien réagir à chaque fois. Ah, les nobles et leurs manies prétentieuses...il va pas s'ennuyer au moins. Le Rôdeur empocha les clés et les titres de propriété, les rangeant très soigneusement avant de suivre sa généreuse employeuse alors qu'elle repartait vers son manoir. Les deux gardes qui les avaient accompagnés lui lançaient des regards noirs. En retour, il le leur rendit et se rapprocha de Pandora, dans cette baraque de fou il ne pouvait avoir confiance en personne, surtout vu son nouveau travail.

Peu après être entrés dans l'immense demeure des Cendrefer, ils firent une rencontre qui perturba visiblement son employeuse. Une femme, au port aussi altier que maladif les attendait, vêtu bien négligemment pour une haute noble alors que Pandora confirma rapidement son identité qui l'inquiétait. Alors voilà donc la mère de la p'tite prétentieuse au bon fond, effectivement elle avait pas l'air en forme tandis qu'elle le dévisageait, paraissant satisfaite du choix que sa fille avait fait.
Lorsque l'héritière l'embarqua après sa quinte de toux, la kidnappant pour ainsi dire jusqu'à la ramener à ses quartiers, le Rôdeur les suivit de près, comme il devait maintenant le faire. En effet, le temps commençait à presser pour trouver un protecteur fiable, si tant est qu'un dément comme lui pouvait être considéré comme fiable.
Il assista silencieusement à la scène entre la mère et la fille qui se battirent verbalement pour savoir laquelle des deux aurait le dernier mot, et ce fut finalement Pandora qui l'emporta par endurance. Après avoir réussi à faire s'allonger la maîtresse de maison, la jeune noble se tourna vers lui l'air las avant de repartir. Déjà fidèle à son poste, Kerorian lui colla au train alors qu'elle lui expliquait le programme de la soirée. Il tiqua sur le fait qu'elle lui suggère qu'il se débarbouille. Quoi, encore ? Mais elle prenait plus de bain que de repas cette fille ou quoi ? Elle va finir ridée avant l'âge si elle se ride trois fois par jour !
Grâce à son mutisme, le Rôdeur s'épargna cependant le ridicule d'exprimer sa remarque à haute voix avant qu'elle ne lui présente une pièce qui serait sa chambre de travail, disons. Elle précisa aussi quelques détails quant à sa mission, même s'il ne saisissait pas l'importance de le faire. Puis, Pandora lui laissa sous-entendre de l'attendre alors qu'elle rejoignait sa propre chambre. Sans doute allait-elle se changer...sauf qu'elle venait elle-même à l'instant de lui dire de lui coller au train en permanence.
Peut-être était-il vraiment devenu trop rigide, tant à cause de sa malédiction que pour la nécessité de lui résister, mais le guerrier avait bien l'intention d'appliquer au pied de la lettre ses instructions et il suivit la jeune noble dans la pièce, songeant brièvement que, à peine deux ans plus tôt, l'idée de se trouver dans la chambre d'une fille - noble en plus, et plus jeune que lui - l'aurait probablement tellement déboussolé qu'il en aurait été incapable de prononcer son propre nom, tandis qu'aujourd'hui cela ne faisait guère plus qu'attisait quelques murmures venus de ses profondeurs. Appliqué, il ferma la porte derrière lui et resta ensuite devant, même si quelqu'un essayait d'entrer en la défonçant, il ne ferait que se déboîter l'épaule.


"Tu viens toi-même de me dire de rester en continu avec toi. Ce qui inclut les moments "intimes", ceux où tu es le plus vulnérable. Si ton père est autant un connard que je le pense, il n'hésiterait pas à te faire égorger sur les toilettes."

Cela malheureusement, était certainement une triste vérité. Aucun coup n'était plus efficace que lorsqu'il est délivré à un moment de faiblesse, et quels plus grands moments de faiblesse que ceux que l'on souhaite passé dans sa plus discrète intimité ? Son regard solitaire fouilla brièvement la gigantesque chambre, n'en revenant toujours pas qu'on puisse dédier une pièce aussi démesurée juste à une seule gamine et pour...dormir ! Bordel, si quelqu'un voulait la fumer ici, ça serait totalement gratuit.

"Surtout dans un endroit pareil, ça ne t'es jamais venu à l'idée que c'était plus une tanière à assassins qu'une piaule ce truc ? Même moi je pourrais m'y cacher, et en armure !"

Se foutant la parano tout seul, le Rôdeur alla assumer ses dires en allant ouvrir la porte d'un placard plus immense que lui, s'assurant qu'il n'y avait pas une sournoise crevette prête à en jaillir. Apparemment ça allait, pour cette fois. Cela dit encore une fois quand il voyait la disposition des appartements, et entre sa méfiance et son expérience, Kerorian avait le sentiment que Pandora vivait vraiment dans son petit monde de règle et de dignité.

"D'autant que ce n'est pas en roupillant dans la pièce d'à côté que je pourrais te sauver d'un assassin discret. Si tu te fais égorger ou étrangler pendant ton sommeil, je doute que tu aie le temps de crier à l'aide. Je ferais mieux de prendre de suivre tes consignes au sens littéral et de passer aussi la nuit avec toi."

Concentré sur les solutions pour se libérer de sa paranoïa, le Rôdeur entendait de s'installer dans un coin de la pièce, de barricader la première porte, de coller la Dragonslayer sur la seconde et de s'assurer que rien ne pourrait rentrer par la fenêtre, sans faire le moins du monde attention à l'erreur d’interprétation potentielle.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Lun 21 Mar - 1:11

~Contrat d'embauche~


Bon. Alors ça allait vraiment, VRAIMENT, être laborieux. Kerorian était visiblement un ours des montagnes s'il s'imaginait une seconde que j'allais le laisser me suivre dans ma salle de bain ou dans mon lit ! Je me tournai vers lui, m'énervant visiblement de plus en plus à mesure qu'il fouillait ma chambre. Cela encore je pouvais le comprendre, il devait me protéger et le voir prendre son travail avec tant de sérieux me rassurait quelque part, mais il était hors de question que je le laisse aller trop loin ! Je me laissai tomber sur mon matelas pour lui jeter un regard noir, sans plus chercher à me retenir ou à afficher une quelconque façade.

- Il est tout simplement hors de question que tu me suive lorsque je me lave, que je suis aux toilettes ou que je dors ! Je suis d'accord pour que tu vérifie les lieux avant que je n'y entre, mais si je dois y faire quelque chose de personnel, tu ne reste certainement pas avec moi !


Je dénouai mes bottes d'escrime pour les poser avec le reste de mes chaussures, sur une étagère. Je retirai ensuite ma ceinture pour déposer le fourreau de ma rapière, ainsi que ladite rapière, sur l'établi prévu à cet effet, puis je me dirigea vers la porte de la chambre pour la fermer à double tour avant de lui désigner la salle de bain d'un air narquois.

- Mais puisque tu es si inquiet, tu n'as qu'à aller vérifier la salle de bain.


Je le laissai faire ce qu'il avait à faire en finissant de réunir mes affaires pour me laver, en particulier des vêtements propres pour le repas du soir. Je ne pourrais apparemment plus me changer en paix dans ma chambre, aussi me fallait-il dorénavant penser à ce genre de choses. Cela m’agaçait, car je n'aimais pas avoir des vêtements humides, mais peut-être qu'en les éloignant de la baignoire ils ne le seraient pas trop... Lorsqu'il eut enfin finit, je me glissai dans la salle de bain, le jetant pratiquement dehors.

- Je te prierais à présent de me laisser suffisamment d'intimité pour me laver.


Et je lui claquai la porte au nez pour faire mes ablutions. Je ne quittai la salle de bain qu'une bonne heure et demie plus tard, après mon premier bain de la journée. J'avais fait vite, car l'heure du repas approchait à grand pas, mais cela m'avait fait du bien et aidé à me détendre. J'avais passée une robe de dentelle noire et épaisse, plus longue que mes robes habituelles, mais garnie de dentelles d'un rouge sombre assez proche de celui de mon œil droit. Mes cheveux étaient réunis en deux couettes tombant devant moi, mais attachées plus bas qu'à leur habitude, ce qui donnait l'impression qu'ils étaient plus longs. Je cherchai rapidement Kerorian des yeux pour lui signaler ma présence.

- Je suis prête. J'espère que tu en as profité pour te débarbouiller un minimum...


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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 22 Mar - 16:30

Visiblement, et comme il pouvait s'y attendre, Pandora n'avait pas tout à fait apprécié sa suggestion. En même temps, c'était évident. Elle se laissa tomber sur son lit avant de commencer à virer les vêtements superflus. Cela fait, elle alla verrouiller la porte d'entrée avant de lui désigner celle de la salle de bain avec son habituel et détestable sourire.
Inflexible pour sa part, le Rôdeur jeta un dernier coup d'oeil dans la pièce avant d'aller examiner la suivante, ne parvenant toujours pas à croire qu'on pouvait avoir une véritable maison en guise de chambre. Hm...il n'aimait pas trop les fenêtres, bien assez grandes pour laisser passer quelqu'un d'agile si on les défonçait. Cela dit, une vitre faisait un boucan d'enfer, et Pandora serait certainement assez réactive pour gueuler à temps si elle apercevait quelqu'un jouer à l'araignée humaine. Heureusement qu'il n'y avait pas trop de cachettes, car la jeune noble ne mit pas longtemps avant de plus ou moins le jeter dehors, même s'il n'essaya pas trop de résister puisque l'endroit semblait relativement sûr.
Du coup il attendit, devant la porte qui reliait la salle de bain à la chambre. Pas question de s'éloigner, d'autant qu'il ne voyait pas la nécessité de visiter sa future piaule qu'il n'utiliserait probablement pas des masses. Le Rôdeur repensa également à ce qu'elle avait répondu. Hmm...cela faisait longtemps qu'il n'avait pas foiré sa formulation, il avait simplement sous-entendu de l'accompagner, pas d'être à dix centimètres d'elle quoiqu'elle fasse. Evidemment qu'il n'allait pas la coller partout, simplement être à portée en cas de besoin. Bon, ça faisait un truc à clarifier, car s'il y avait bien un truc qu'il fallait faire, c'était bien la surveiller pendant la nuit, et se trouver dans la pièce d'à côté ne suffisait pas.
...
Ouais bon, il essaye un peu de tuer le temps là en fait. Kerorian savait bien que l'on disait que les femmes aiment prendre leur temps pour se laver, se prélasser dans l'eau, tout ça, et c'était probablement encore pire de la part d'une noble, pas vrai ? Bah, qu'elle en profite bien, c'est le privilège des vivants après tout.
...
Le géant commença à tapoter du pied.
...
Il eut le sentiment de bailler à s'en décrocher la mâchoire, pourtant il ne bougea pas. Sérieusement, c'était les maléfices qui le hantent qui s'emmerdaient comme ça ? Mais c'est quoi cette fille qui arrive à coller un ennui monstre à une malédiction ?
...
BORDEL MAIS ELLE SORT QUAND CETTE CONNE !?
...
...
...
On s'fait chier hein ? Ouais. Attends, c'est quoi ça encore ? Bah...quitte à avoir des problèmes dans la tête, autant en profiter pour passer un peu le temps non ? Mais, z'êtes pas tous des pourris qui mériteraient de se faire exorciser ? Ben non, enfin...si, mais...pas tous, moi par exemple...oh et puis merde c'est compliqué. Mais moi j'suis pas exorcisable déjà. Ah ouais ? Et pourquoi ça ? Ben, parce que je suis toi.
Quoi ?
...
Hé mec. Quoi encore ? Tu voudrais pas te la faire ? La elle est toute seule, à poil, toute mouillée...
...
Ouais non, en fait c'était très bien de s'ennuyer tout seul.
...
...
Okay.

Kerorian n'aurait jamais cru que ce fusse possible de commencer à déprimer d'ennui. Et à vrai dire, il aurait préféré ne jamais le découvrir. Un petit "clac" caractéristique sembla le faire revenir à la vie. ENFIN ! Enfin elle avait fini ! Le guerrier s'écarta d'un pas de la porte pour laisser un peu de place et regarda son employeuse, vêtue d'une robe un peu différente et avec une coiffure un peu plus basse. Moui, ça lui allait pas trop mal...même s'il commençait à se demander pourquoi elle avait besoin d'utiliser un fourreau pour sa rapière quand elle arbore un décolleté pareil.
Il dressa à peine un sourcil à sa question, se demandant ce qu'elle entendait par "se débarbouiller un minimum" et commença à s'inquiéter. Est-ce qu'elle s'était dépêchée là ? Y'a d'autres fois où ça sera encore pire !? Oh bordel, il le savait que c'était vraiment une idée à la con de se faire engager comme ça...bon ben tant pis, maintenant qu'il y est...le pire serait qu'elle en prenne plusieurs par jours, ça serait vraiment le cauchemar. Bordel, si jamais ça arrivait, le Rôdeur commencerait à se poser des questions sur l'héritage-Laguz de la noble. Sa mère avait couché avec un poisson ou quoi ? Bah, ça expliquerait peut-être pourquoi sa fille était une morue parfois...hm...là il s'égare.


"Non. Et quand je parlais de passer la nuit ici, je pensais plus à me caler dans le coin là par exemple."

Mécaniquement, il vérifia sans même regarder les attaches de son armure actuelle. D'accord il l'avait fait au moins trente fois en attendant qu'elle finisse d'adapter son métabolisme à la vie terrestre, mais ça restait une habitude. Et puis, ça occupe un peu.

"Au fait, c'est quoi le programme de tes journées habituellement ? Car je doute que tu passes ta vie à glander, recruter des clodos et te transformer en poisson, non ?"

La journée d'aujourd'hui avait été plutôt exceptionnelle, entre son engagement définitif, la visite des différents artisans, les soins, la visite des lieux, la visite de sa nouvelle demeure mise à disposition par la petite noble amphibie, le planning habituel avait du être assez chamboulé. Du moins, l'espérait-il, car si jamais elle n'avait effectivement rien d'autre à faire de sa vie que prendre des bains...bah...




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 22 Mar - 17:13

~Contrat d'embauche~


Poussant un soupire las, je me passai une main dans les cheveux, écartant quelques mèches envahissantes de mon visage. Ce nouveau garde du corps allait réellement me rendre folle... Voilà qu'il parlait de dormir par terre maintenant. Il en était absolument hors de question. La tension, évacuée avec mon bain, semblait revenir à la charge, et mes épaules se crispèrent légèrement. Je me dirigeai vers la porte de la chambre qui était la sienne d'un pas vif et en ouvrit la porte pour lui désigner la pièce.

- Ceci, est la chambre que j'ai fait préparer pour toi.


Je désignai ensuite à la ronde la pièce dans laquelle nous nous trouvions encore. Puisqu'il était visiblement si peu développé qu'il ne comprenait pas le concept d'intimité, il allait falloir que je le lui explique...

- Ceci, est la chambre d'une dame avec laquelle tu n'as d'autre lien que celui d'un employé avec son employeur.


Je lui adressai un léger sourire condescendant, croisant les bras. Mes talons claquèrent sur le parquet avant que je ne retrouve le tapis qui entourait mon lit, étouffant ainsi le son de mes pas, alors que je retournai m'asseoir sur ledit lit, suffisamment grand pour accueillir bien trois personnes.

- Or, la chambre d'une dame est un lieu où elle peut se détendre et être elle-même, sans avoir besoin de se soucier de voir son vêtement tomber, un endroit ou elle peut piquer ses crises de colère, ou encore un endroit ou elle peut dormir en paix.


Je regardai autour de moi. Oui, cette chambre était tout cela pour moi, un lieux de détente, un lieux qui n'appartenait qu'à moi, et il était hors de question qu'il y reste pendant que je dormais.

- Pour des questions de sécurité, je t'autorise donc à y rester lorsque je suis éveillée, mais lorsque je dors, tu sera prié d'aller dans ta propre chambre. Si quelqu'un cherchait à s'introduire sans mes appartements, soit sur que la porte serait verrouillée, voir même munie d'une cloche qui signalerait toute ouverture dans le cas où la serrure se verrait forcée, et que si un éventuel assassin essayait d'entrer par la fenêtre, le même genre de précaution peut être mis en place puisque je ne dors jamais avec la fenêtre ouverte.


Inutile non plus de signaler que je dormais nue. Cet imbécile ne me paraissait pas pervers, mais comment savoir avec la plèbe ? Je ne voulais pas que cette éventuelle information ne le pousse à venir m'observer dans mon sommeil... Peut-être que la précaution de la cloche allait-elle s'avérer nécessaire également pour celle séparant ma chambre de celle de Kerorian.

- Quand au programme de ma journée...


Je levai la main devant moi, les doigts tendus, pour énumérer mes activités journalières habituelles :

- Levée aux aurores, lavage rapide sous forme d'une douche, le bain était réservé au soir, petit-déjeuné avec Père et Mère lorsque celle-ci est en état, entraînement à la rapière le matin, puis à nouveau une douche pour me laver de la sueur de l'entrainement. Ensuite vient le repas de midi, en famille toujours, puis je passe mon après-midi à diverses activités telle que la lecture et l'apprentissage, ou alors je sors avec Mère... Puis le bain du soir, et ensuite cela dépend de si un événement mondain doit avoir lieux ou pas.


A chaque fois que j'énumérais un élément, je baissai un doigt, et je recommençai avec la même main lorsque j'arrivai au cinquième élément. Le programme fait, je me levai à nouveau de mon lit pour me diriger vers la porte de ma propre chambre.

- Comme il n'y a rien de prévu pour ce soir, nous mangerons simplement avec Père, puis nous irons chercher quelques livres pour la soirée, car j'ai envie de me détendre avant de dormir.


La perspective d'un dîner avec Père ne m'enchantait pas le moins du monde, ne serai-ce que parce-que Mère ne serait pas là pour l'empêcher de me lancer des piques durant tout le souper. Cela dit, j'espérai que la présence de Kerorian le dissuaderait un peu de l'ouvrir...

- Mais avant d'aller manger, je dois ordonner à ce qu'on monte un repas à Mère.


J'ouvris la porte de ma chambre pour héler un serviteur, et lui ordonnai de filer en cuisine pour donner mes instructions. La nourriture devrait être facile à manger sans pour autant en donner l'impression, de manière à ce que Mère ne se sente pas insultée ou gênée par sa faiblesse. La domesticité avait l'habitude à présent de ce genre de situation, aussi le serviteur hocha-t-il la tête avant de filer. Je fis signe à Kerorian de me suivre pour que nous allions nous-même manger.

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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 22 Mar - 23:50

En vérité, ce n'était pas bien dur de s'imaginer que des gens puissent vouloir l'assassiner. Certes, le Rôdeur était peut-être l'archétype même du barbare bourrin, et il avait parfaitement conscience de bousculer toutes les règles de bienséance avec la subtilité d'un taureau qui vient de se faire pincer les roustons, mais Kerorian était du genre à appliquer les règles.
Cela dit, l'entendre raconter sa vie avec cet air consterné alors qu'il n'avait pas la moindre intention de céder un pouce de terrain l'agaçait royalement. Pouvait-on vraiment être à ce point pédant ? Admettons que oui, après tout elle devait bien se demander comment une brute de son genre pouvait bien exister et savoir pourtant lire et écrire.
Après cela, elle énonça les étapes de son quotidien. Moui, au moins Kerorian lui accorda un bon point alors que son regard solitaire se perdit quelques instants dans le vague, se remémorant son enfance, ces délicieuses années d'innocence, de discipline et de simplicité. Ah, que la vie d'un enfant était simple...

Le Rôdeur plongea dans son être pour extirper un de ces fantômes cruels qui grignotaient sa santé et lui flanqua un pain magistral. Il savait que le défier de cette façon lui causerait un tourment effroyable durant peut-être des heures, mais il n'avait pas la moindre envie de regretter le passé. La souffrance et la contrainte de devoir maintenir sa volonté lui permettraient de rester concentré sur le présent, au lieu de se perdre dans de précieux souvenirs.
Revenu dans le monde actuel, Kerorian grimaça sous la violence de son "démon" qui l'assaillait furieusement. Bien sûr, il avait l'habitude de les combattre mais ça n'était jamais agréable...ni facile. Toutefois, il parvint à réaliser quelque chose. Est-ce que Pandora avait oublié une étape dans sa journée ou bien oubliait-elle réellement de manger le soir et prenait de ce fait plus de bains que de repas par jour ?

De par son affrontement interne, le Rôdeur commençait à accuser un certain retard en terme de réactivité. Comme il ne se passait rien à son goût - autrement dit, rien qui ne lui permette d'accorder douleur, violence et "alimentation" - il mettait plus de temps à assimiler ce qui lui disait son employeuse, et à y répondre.
L'idée de chopper quelques livres ne lui déplaisait pas, contrairement à celle de manger avec le "père" de la p'tite. Seulement il lui fallut un certain temps pour réagir, si bien que Pandora avait déjà interpellé le serviteur pour passer commande pour sa mère avant de commencer à descendre. Il ne la quittait pas d'un pas, mais fonctionnait à retardement niveau langage.


"Si des portes pouvaient te protéger, tu ne m'aurais pas engagé. Alors tu vas devoir me supporter en continu, comme tu l'as toi-même demandé. Tu auras tout le temps de te reposer une fois que tu auras évincé ton père, à moins que tu ne saches pas prendre sur toi. Ça serait dommage qu'une fragilité de gamine t'empêche de vivre la très longue vie qui t'attend."

En situation de crise, il faut savoir serrer les dents et guetter son heure. Le repos aussi est un privilège des vivants...mais c'est quelque chose que ne comprennent pas les enfants ou les larves. Qu'elle le veuille ou non, le Rôdeur allait la coller jusqu'à ce qu'elle mette fin à son service. Parce que c'était son taf, et qu'il n'avait pas la moindre intention de se montrer négligeant. S'il y avait bien quelque chose qu'il détestait, c'était échouer...et les complots sordides pour le pognon aussi.
La migraine commençait à revenir, violente. Bordel. Il allait se la taper pour au moins toute la soirée, et vous les spectres vous la fermez ! Cependant quelque chose le chagrinait, probablement, alors que le grand rouquin suivait la nobliote jusqu'à la salle à manger, préférant ne pas s'exaspérer devant les dimensions abusées de la pièce, comme d'hab.


"Dis voir, pourquoi t'es forcée de manger l'aut'con si vous pouvez pas vous blairer ? Tu sais qu'il veut certainement ta peau et il sait que tu le vireras de la maison dès que tu en auras la possibilité, alors tant qu'à faire autant vous épargner votre vue respective. Et vu le nombre de pièces dans cette baraque, ça doit pas être trop dur de trouver un coin où s'installer. Au pire, t'aurais qu'à bouffer dans ta piaule, ou la mienne même, vu que je n'en aurais pas besoin. Tu t'épargnerais de long-allers retours."

Les miettes sur le matelas sont toujours horrible, dans toutes les couches de la société et à toutes les saisons...seulement, le Rôdeur n'avait pas la moindre intention d'utiliser son lit durant son service. Déjà car c'était d'un luxe écœurant, et parce qu'il avait passé des années entières à dormir dehors, se contentant de pierres, de racines et de sa vieille cape pour seul confort...et c'était sans parler de la dernière année s'étant écoulée, alors sommeiller dans un coin jusqu'à ce que Pandora soit "hors de danger" donc ça ne le dérangeait pas que sa chambre - qui appartenait tout de même à la famille Cendrefer après tout - serve de pièce à manger à son employeuse.




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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Dim 27 Mar - 6:14

~Contrat d'embauche~


Je poussai un lourd soupire de découragement. Oui, la cohabitation allait être difficile... Et au risque de me répéter, mon nouveau garde du corps n'avait aucune idée de ce dans quoi il s'était engagé, des attentes et des modes de vies au sein des maisons de la noblesse. C'était donc mon rôle de l'instruire, de manière à ce qu'il ne fasse pas trop tâche en société. Aussi, tandis que nous marchions pour rejoindre la salle à manger, j'entrepris de lui expliquer la raison pour laquelle nous mangions avec Père.

- La politesse est une chose que l'on inculque extrêmement tôt aux enfants de la noblesse.


Je ne comptais pas sur le fait qu'on enseigne aussi rigoureusement ce genre de pratiques aux gens de sa caste, mais j'espérais au moins qu'il aurait les notions de ce qu'est la politesse... Sans quoi les choses allaient s'avérer extrêmement compliquées.

- Or, la politesse implique de manger assis à une table, dans une salle à manger, au sein de sa propre maison, en ce qui concerne les repas principaux de la journée, à savoir le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. Aussi, et même si cela m'horripile, je dois manger avec Père si ma santé de me l'interdit pas. Le cas de mère est particulier, puisqu'elle est malade.


Parfois, sacrifier aux règles de la politesse et de la bienséance ne me plaisait pas particulièrement. Combien de fois avais-je rêvé de les enfreindre, que ce soit pour frapper une personne particulièrement énervante, ou pour m'épargner la compagnie de Père ? Mais je ne m'étais jamais laissé aller. Ca aurait été lui concéder une victoire, et il était hors de question que je le fuie, malgré la répulsion qu'il m'inspirait.

- Et puis cela lui ferait trop plaisir, de me voir me terrer...


Un léger sourire étira mes lèvres. C'était mesquin certes, mais chaque petite victoire était à savourer, et celle-ci était aussi bonne que les autres. Je ne céderais pas un pouce de terrain, et je ne m'enfuirais pas. C'est ainsi, un petit sourire suffisant aux lèvres, que j'arrivai dans la salle à manger, une pièce de taille moyenne - selon nos standards - où nous dînions en famille. Une autre salle, plus grande, était réservée aux réceptions. Je pris place dans mon fauteuil attitré, et désignai un fauteuil voisin pour que mon garde puisse s'y installer si cela lui chantait. Il avait le choix, il pouvait tout aussi bien rester debout derrière moi, auquel cas j'ordonnerais qu'on lui fasse monter un en-cas plus tard dans la soirée...
Père était déjà installé, aussi lui adressai-je un léger salut de la tête avant de retourner mon attention à la table encore dépourvue de tout met. Père ne retint pas un reniflement dédaigneux à la vision de mon garde du corps, encore dans sa vieille armure mais au moins propre et vêtu correctement, puis il se tourna à nouveau vers moi. Je savais à quel point il était agacé de me voir de si bonne humeur, aussi ne me privais-je pas de montrer à quel point j'étais satisfaite de ma situation actuelle.

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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Lun 28 Mar - 5:41

Pandora prit le temps, pendant qu'ils rejoignaient la salle à manger, de lui expliquer ses motivations quant à sa ponctualité pour les repas. Et c'était tout ce qu'il y avait de plus normal, lui-même autrefois suivait scrupuleusement le même fonctionnement, c'est la vie en vagabond, puis en moribond, qui avait chamboulé toutes ces bonnes habitudes.
Le Rôdeur suivait, comme prévu, la jeune noble comme son ombre, gardant un œil méfiant sur tous ceux qui l'approchaient plus ou moins. Ils entrèrent dans la pièce et Kerorian sentit à nouveau la malveillance du paternel de son employeuse. Malveillance ou juste sa prétention quasiment palpable, les échanges que les deux friqués s'échangèrent en dirent suffisamment long sur leur relation, et après les révélations de Pandora à propos de sa famille, sa nature et tout le bazar, c'était effectivement important de trouver un bon garde...bon, en l'occurrence aurait préféré que ce soit quelqu'un d'autre, déjà car il ne peut pas blairer les menteurs, les avares et les snobs, mais aussi car en dépit de tout ça, Pandora semblait être une brave fille...à peu près, qui allait lui payer une véritable montagne d'or, alors il ne souhaitait vraiment pas qu'un jour, il perde le contrôle et la blesse, ou pire. Elle ne méritait pas ça.

Inflexible et grognon avec toutes ces histoires, Kerorian laissa sa patronne s'asseoir et se planta derrière elle avant de croiser les bras, le visage dur. Il ne voyait pas l'intérêt de s'abaisser à manger en leur présence, ni de s'afficher comme un morfale ou un rapace. D'autant qu'il n'avait pas faim, alors autant annoncer clairement la couleur au pôpa fumier, s'il veut essayer de faire fumer sa fille, il a intérêt d'envoyer du très très lourd.
En dépit de sa mauvaise humeur et de l'ennui qui le saisit à ne rien glander, planté là comme un poteau, le Rôdeur ne bougea pas d'un pouce, seul son oeil solitaire s'agitait pour lancer des regards aux domestiques qui firent des allées et venues durant tout le repas.
Fidèle à son laconisme, le Rôdeur ne décrocha pas un mot tandis qu'il continuait à suivre son employeuse après qu'elle se soit levée de table pour se diriger vers la bibliothèque, conformément à son précédent souhait de prendre quelques livres à consulter pour se changer les idées avant de dormir. Très bonne habitude ça, enfin...c'était l'une de celle de son maître, donc ça devait être une bonne habitude.

Pragmatique, Kerorian jeta d'abord un regard circonspect à la salle réunissant les savoirs lorsqu'ils y pénétrèrent. Le genre de pièce qui ne le mettait pas à son aise, à cause de sa trop grande taille qui se révélait handicapante pour combattre, d'un autre côté il avait suffisamment d'expérience et une connaissance martiale assez vaste pour s'adapter à un espace quand même volumineux, et au contraire exploiter sa masse considérable pour barrer des passages entiers si besoin est. En gros, c'est pas le meilleur endroit où se défendre, mais c'est pas le pire non plus. Hm, un coup d'oeil par-là, un autre de ce côté, bon. Y'a pas l'air d'avoir de gars suspects, bien.
Il continua à coller Pandora, avant de devoir s'avouer au moins à lui-même que leur réserve de bouquin était impressionnante, et certains ne dataient pas d'hier. Le Rôdeur restait à proximité d'elle autant que possible, la laissant prendre ce que bon lui semblait, les portant si elle le demandait car c'est vrai que les épais volumes devaient être pesants pour ses petits-bras...à moins qu'elle n'aille les confier à des serviteurs, comme ceux-là, sur lesquels Kerorian gardait un œil, au cas où, avant de marquer un arrêt.
Un tome volumineux, pour un peu il serait même classable comme arme contondante, avec une reliure en cuir noir, usé, et dont les diverses dégradations indiquaient qu'il avait probablement fait un sacré bout de chemin avant d'arriver ici. Mais plus que son âge et son état, c'était surtout son titre qui l'avait interpellé, alors qu'il était à sa hauteur à lui. Le guerrier retira le bouquin de l'étagère pour voir sa couverture. A première vue, c'était un ouvrage traitant de magie noire et d'entités maléfiques...pas le truc le plus anodin du monde en soit. Mais il avait une autre raison de s'y intéresser que la pure curiosité des anciennes cultures à propos des forces mystiques.

Calant le livre sur son bras gauche, libérant le droit pour un usage quelconque, le Rôdeur se hâta de rejoindre Pandora. Ce volumineux bouquin l'intriguait grandement, et il était beaucoup trop vieux et massif pour qu'il ne le prenne pas au sérieux. Sans doute n'y trouverait-il rien, si tant est qu'il parvienne à le lire mais...ça ne coûtait rien d'essayer, et puis, ça faisait trop longtemps qu'il ne s'était pas un peu cultivé et il aurait du temps à tuer ce soir. Alors pour une fois que ses fantômes sont relativement calmes, autant en profiter ! Tout le monde à droit de lâcher un peu la pression de temps en temps, non ?


"Pandora ? J'peux emprunter celui-là ?"

Tiens ? De la politesse. Cela faisait un moment ça, c'est bien la preuve qu'il faut savourer le moment de paix que lui accordent ses spectres, en y réfléchissant bien c'est vrai qu'il faisait vraiment bourrin à toujours tirer la gueule...bon en fait il ne tire pas la gueule, c'est sa tête naturelle alors qu'il est fatigué et p'tet un peu crispé. Mais bref. Puisqu'il pouvait se montrer un peu gentil pour une fois, autant le faire ! Cela plaira à la p'tite noble et c'est une personne qu'il préférerait apprécier plutôt que vouloir l'emplâtrer.




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Pandora
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MessageSujet: Re: Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]   Mar 29 Mar - 14:30

~Contrat d'embauche~


Le repas se déroula comme a son habitude, exception faite de l'ombre inquiétante et paradoxalement rassurante de Kerorian dans mon dos alors que je mangeais. Peut-être étais-ce d'ailleurs grâce à sa présence, mais Père passa moins de temps qu'à son habitude à me provoquer et à me faire sentir qu'il me rejetais. Ainsi, satisfaite de l'effet qu'avais mon garde du corps pour l'instant, je me relevai à la fin du repas et adressai un salut ironique à Père avant de quitter la pièce. J'étais fatiguée, la journée avait été bien remplie... Mais je voulais lire un peu, aussi emmenai-je mon garde à la bibliothèque pour me procurer l'un ou l'autre ouvrage à emporter dans ma chambre.

C'est avec une légère surprise que je me rendit compte que Kerorian flânait lui aussi entre les rayonnages, visiblement très intéressé par les livres de notre impressionnante bibliothèque. Je savais qu'il savait lire, et même écrire puisqu'il avait signé de son nom notre contrat d'une écriture très élégante quoi qu'un peu carrée, mais de la à apprécier la lecture... Ce rustre me démontrait en permanence à quel point il était plus subtile qu'il ne voulait le laisser croire. Je soupirai, légèrement amusée, lorsqu'il vint me trouver pour me demander la permission d'emporter un ouvrage volumineux. Un des livres du haut, un de ceux que je n'avais pas encore lus... Je hochai la tête. Peut-être y jetterais-je moi aussi un œil une fois mes propres livres finis.

- Tu peux, fais tout de même attention à ne pas l’abîmer ou le salir.


D'ailleurs, la politesse exprimée par sa requête m'avais elle aussi surprise, mais je n'en laissai rien paraître. Si seulement il pouvait se comporter ainsi tout le temps, cela serait parfait.
Je finis par jeter moi-même mon dévolu sur un livre d'histoire que je calai sous mon bras avant de sortir de la bibliothèque, comptant sur mon garde du corps pour me suivre. Je me rendit directement dans ma chambre, déposai le livre sur ma table de chevet, mais devant l'insistance de Kerorian, je dus bien aller me changer dans ma chambre, non sans une certaine mauvaise humeur. La cohabitation n'allait pas s'avérer simple... Vingt minutes plus tard, je sortais de la salle de bain, débarbouillée, les cheveux démêlés et noués en deux couettes basses sur mes épaules, et vêtue d'une chemise de nuit longue et noire. Je me glissai alors dans mon lit, une chandelle allumée à coté de celui-ci, pour commencer ma lecture de ces récits de la libération de Daein.

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Contrat d'embauche, le choc des cultures [Pv Pandora, again]

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