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 Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]

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Kerorian
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MessageSujet: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Mar 8 Mar - 4:14


Tellius est un contient étroit, mais un vaste monde. En ses terres, l'on peut trouver de grands guerriers comme de piètres couards. De vaniteux duellistes comme d'astucieux guerriers, des nobles rigides et d'intolérables fourbes. Un univers peuplé de mercenaires, de lâches et de héros, de mages raffinés et de barbares brutaux, d'élégants bretteurs comme de violents vétérans. Car la guerre n'admet aucun art, aucune poésie, aucune pitié, si ce n'est celle du sang.
Aucun homme ne peut être jugé comme brave, fort et viril s'il ne connait pas le goût du sien, et de celui de son ennemi. Un vrai guerrier n'en est un que lorsque sa lame a connu la douleur et la mort, qu'elle soit de ses amis, de ses adversaires ou de son porteur.

Ho bien sûr, depuis la fin de la guerre c'est plus difficile de trouver de vrais hommes. Les gens sont tous "amis", tous "frères" pas vrai ? Peuh ! Il est vrai que ça ne fait pas de mal de pouvoir s'entendre peu importe le pays ou la race...enfin, pour la plupart des gens. Mais...mais pas pour tout le monde. Nous ne sommes pas tous de gentils Criméans dociles qui veulent que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Certains sont restés des guerriers, des vrais combattants, amateurs de sang et de violence, des experts de l'art de la guerre et des armes, des artistes autant que des bouchers.
Oui, nous sommes à Daein. Le pays de la haine, des tueurs et des maîtres d'armes.
Et dans ce pays de violence, nous sommes dans ses bas-fonds, dans une arène aussi sordide qu'applaudie. L'endroit idéal pour les hommes du combat pour faire leurs preuves, et gagner en expérience, en gloire, en or...ou se faire écraser en essayant.

Sur le sable de cette arène, s'avancent deux guerriers. Le premier est un amateur de grandes lames, brutal et sauvage, capable de faucher trois hommes d'un seul coup d'épée, aux muscles saillants et massifs, un bandana serré autour de son front tenant ses cheveux bruns  tirés au-dessus de son crâne. Son arme préférée était une épée lourde et large, peu maniable pour le commun des mortels mais suffisamment puissante pour mettre à terre la plupart de ses adversaires.
Face à lui s'avançait un géant. Une véritable force de la nature qui prêtait pourtant à confusion. Immense, massif, armuré et très lourdement armé, le colosse rouge faisait s'interroger les spectateurs. Aussi volumineux qu'il était, il paraissait en même temps...plutôt maigre, derrière son armure à demi-démontée. Tout son bras gauche était très lourdement armuré, du poignet jusqu'à l'épaule, tout comme  ses jambes qui se coiffaient d'épaisses protections, mais ni son torse ni sa dextre ne revêtait la moindre défense. De plus, le géant écarlate était borgne, et surtout...étrange. Son regard solitaire s'agitait lentement, de droite, à gauche, comme s'il ne savait pas véritablement ce qu"il faisait sur le sable de l'arène.
Il avait impressionné les spectateurs en dégainant une lame aussi longue et large que lui, la portant lentement d'un seul bras avant de la planter dans le sol pour tirer la bâtarde à sa hanche, la tenant d'une seule main sans jamais fixer son adversaire, mais avançant pourtant lentement vers lui. Les paris commencèrent à monter, le Colosse mystérieux ou l'imposant Guerrier ? Les uns parièrent sur celui qui ne se souciait pas du combat, les autres sur celui qui au contraire se concentrait pleinement dessus.

DOOOOONG

Le signal fut donné. Le guerrier s'élança, étonnamment véloce pour sa taille et son arme, son épée massive fendit subitement les airs en direction de son énorme cible...qui disparut subitement devant ses yeux avant de réapparaître devant lui, trop près, lui balançant son coude dans les gencives avant d'enchaîner, le plus naturellement du monde, sur un balayage qui lui fit mordre la poussière avant d'abattre sa lame pour en placer la pointe devant sa gorge.
Que s'était-il passé ? Le guerrier entendit le signal d'arrêt et vit l'épaisse épée s'éloigner de son cou vulnérable alors que son adversaire à l'apparente négligence rengainait son arme...avant de lui tendre la main. Tout d'abord stupéfait, déboussolé, le combattant à terre regarda la paume qui lui était offerte avant de la saisir. En combat réel, il aurait perdu la vie sans même comprendre ce qui s'était passé. Il avait beaucoup a apprendre et son opposant du moment avait accepté de le lui enseigner sans même prononcer un mot.
Par ailleurs, sitôt sa victoire déclarée, l'étrange guerrier alla immédiatement rejoindre la titanesque lame qu'il avait planté dans le sable près du mur, s'asseyant contre elle en croisant les bras, refusant silencieusement d'en bouger malgré les appels.
Peu concernés autant qu'habitués à ce genre de phénomènes de foire, les organisateurs firent continuer les combats, et le mystérieux géant ne cilla pas un seul instant jusqu'à ce que ce fut à nouveau son tour.

A la mention de son nom, le colosse se releva souplement et dégaina sa bâtarde avant de s'avancer. Face à lui, un mage noir convaincu de la supériorité de l'intellect sur la force brute. Le premier se tenait négligemment, son arme pendant dans sa large main alors que le second tenait déjà son livre ouvert, prêt à incanter.
Le signal.
Le magicien ouvrit la bouche pour préparer son sort qui mettrait à genoux ce vaurien prétentieux, et cracha aussitôt un juron en devant se jeter de côté. Il avait sous-estimé la vitesse de son adversaire, mais surtout son allonge. D'un seul pas, ou bond, difficile à définir, et d'un formidable coup d'estoc qui aurait transpercé une armure en acier trempé, le colosse avait propulsé son épée droit vers la tête du sorcier qui avait été forcé d'interrompre son projet pour éviter une fin prématurée.
Aussi véloce qu'immense, le mystérieux géant enchaîna immédiatement sur une taille redoutable qui aurait probablement décapité le shaman s'il n'avait pas l'habitude de ce genre de brute et qui se jeta en arrière, la massive lame ne faisant que fendre sa joue dans un sillon sanglant alors qu'il parvenait à enfin formuler les mots empreints d'un noir pouvoir de son sortilège. Une magie vicieuse, aussi sournoise que sinistre, qui avait déjà tué un homme tant elle était atroce et mis à genoux de puissants guerriers. De si près, elle frappa de plein fouet le colosse bicolore. Il grimaça sous la douleur.
Mais il ne vacilla pas. Au contraire, il enchaîna d'un second pas de titan pour projeter cette fois son poing gauche, lourdement caparaçonné, en plein dans le visage du sorcier, lui faisant sauter deux dents et l'envoyant au tapis.
Bien sûr qu'il avait eu mal ! Comme n'importe qui après un tel sort, il se sentait déchiré, brûlé de l'intérieur, ravagé jusqu'au plus profond de son être par le sortilège impie qu'avait utilisé son adversaire.
Hélas pour ce dernier, ce n'était qu'une broutille en comparaison de son quotidien. Chaque jour, il goûtait à ses haines, des souffrances, des folies qui lui faisaient perdre la tête jour après jour, à tel point qu'il devait abandonner ses amis, sa famille, sa propre philosophie pour se livrer tout entier à sa véritable nature.

Mais aujourd'hui n'était pas l'un de ses jours sanglants. Vif comme un serpent, fort comme un ours, le colossal guerrier mêlait la puissance d'un cruel vétéran et la pitié d'un héros. En un instant il savait mettre à terre un épéiste, assommer un mage, désosser un combattant lourdement armuré. Son Coup de Croc transperçait armures et boucliers avec aisance alors que ses virevoltes d'une agilité insoupçonnables pour sa taille prenaient de court ses adversaires, et lorsque ni sa rapidité ni sa ruse ne suffisait, le borgne savait dévoiler sa dernière et véritable force. En particulier lors de la finale.

Face à lui, un vétéran des guerres. Un mercenaire endurci, expérimenté, qui avait goûté au sang, à la peur, à la douleur de perdre sa chair et ses amis. Un être qui n'avait vécu que par et pour le combat. Sa lourde hache ne l'avait nullement handicapé, même contre Faustus, l'un des plus rapides épéistes du tournoi. Et c'est sans précipitation qu'il s'était avancé sur le sable de l'arène face à cet étrange Rôdeur qui se tenait la tête, son bras armé ballant, comme si tout cela n'avait aucune importance.
C'était ce qui avait énervé le vétéran tout ce temps. Cette désinvolture, ce potentiel qui était à ce point gâché...si cet épéiste qui se dressait face à lui, migraineux et titubant, s'était plus offert à la maîtrise de l'art de la guerre, les choses auraient pu être différentes. Et malgré cela, il ne le regardait même pas. Le Guerrier lui sauta à la gorge, sa hache volant à une vitesse folle vers son adversaire qui sembla à peine reprendre vie à temps pour bloquer le coup, de justesse.
Démentant la lenteur des haches, l'ancien guerrier enchaîna immédiatement sur ses enchaînements préférés. Tête, jambe, tête puis un revers au torse, suivi d'une rotation visant la hanche. Bien plus adroit qu'il ne le laissait paraître, le colosse aux cheveux bicolores bloqua le premier, le second, le troisième coup, esquiva le quatrième de peu mais fut désarmé par le cinquième. Son œil solitaire sembla s'élargir un instant suite à cet événement inattendu.

Maintenant à son plein avantage, le vétéran entama un large fauchage, pleinement conscient de la vitesse et de l'agilité de son grand opposant. Cependant, il ne s'attendait pas à ce que celui-ci le charge à la seconde même qui suivit son désarmement, bloquant son coup d'un bras et lui propulsant son autre coude dans le visage. Un battement de cœur après, une main se referma sur son poignet, le second sur le manche de sa hache et un mouvement le bascula contre sa volonté dans un sens qu'il n'avait pas souhaité, puis dans un autre avant qu'un pied ne s'enfonce violemment dans son ventre et le projette brutalement au loin.
Lorsqu'il retrouva ses esprits, le guerrier se releva, à mains nues et se prépara au dernier combat avant de remarquer que son adversaire étudiait son arme. Son œil unique semblait glisser sur les lames de sa hache avec attention, avant qu'il ne la jette. Il fit attention alors à un second détail, la profonde plaie qui marquait son flanc gauche. L'étrange Rôdeur avait beau cacher une adresse, une vitesse et une force absolument anormales, il n'avait pas su parer parfaitement sa dernière attaque. Bien que s'il ne l'avait pas fait, il aurait probablement été fauché en deux.
Mais le plus grave, et cela commençait à effrayer le finaliste, c'est que le mystérieux duelliste n'avait pas semblé remarquer à aucun moment son atroce blessure. Ni la vitesse, ni la force, ni la douleur ne l'avaient arrêté. Le Guerrier cracha un juron et fonça, à mains nues contre son adversaire qui une fois de plus ne daigna même pas se mettre en garde.

Crochet droit, bloqué par un bras aussi dur que le fer. Direct du gauche, esquivé de peu d'un mouvement du buste. Il tordit sa main pour lui saisir la tête par derrière au retour et le tirer vers lui pour lui coller un uppercut tonitruant. Il fut à nouveau paré par un blocage croisé des deux avant-bras du Rôdeur qui enchaîné sur un contre direct à la gorge de son adversaire, le faisant glapir et reculer de deux pas avant de le poursuivre d'un coup de pied rotatif d'une terrifiante puissance.
Expérimenté, bien que surpris par la réplique de son adversaire, le Guerrier parvint à se glisser sous la rotation du géant, pensant l'attraper à bras-le-corps pour le plaquer au sol, mais se fit accueillir par le coude de ce dernier, qui termina son enchaînement par une seconde rotation, de l'autre jambe, à basse altitude qui faucha cette fois le vétéran.
Celui-ci, bien que secoué, ne tarda pas à se remettre sur pied et esquiva de peu un terrifiant direct d'un gauche couvert d'acier qui l'aurait envoyé dans le coma avant de répliquer d'un crochet au foie, d'un uppercut du gauche et d'un bon coup de pied en plein dans la blessure du géant qui recula enfin et accepta pour la première fois du tournoi de vraiment se mettre en garde. A vue de nez, le vieil homme n'aurait pas donné la moitié de son âge à son adversaire, et pourtant celui-ci semblait déjà avoir souffert tous les maux du monde.

Déterminé à gagner, le vétéran feinta. Trois fois.
Crochet du droit. Vif comme l'éclair il fut pourtant bloqué sans aucun problème. Direct du gauche, avec rotation du poignet pour percer la garde solide du jeune géant, celui-ci s'esquiva d'un pas étonnamment agile sur le côté. Puis coup de pied retourné pour l'atteindre en plein dans sa blessure.
Le vieil homme savait que face à une telle force la nature il n'aurait aucune chance sur le long terme. Son opposant était un brave gars, qui était aussi sinistre que sympa au vu de la pitié qu'il offrait à ses adversaire...mais il n'en demeurait pas moins qu'il cachait au fond de lui un secret plus noir que la plus sombre des nuits. Aucune lame, aucune blessure, aucun coup ne l'avait fait vaciller. Il était tel un homme de fer, insensible et infatigable. Il fallait absolument qu'il le mette au tapis le plus vite possible.
Sans attendre, le vétéran enchaîna des coups redoutables. Double crochet, direct, direct puis uppercut, pied, pied retourné puis pied sauté suivi d'un crochet court et d'une tentative de saisie. Urgh. Seul le pied sauté est parvenu à toucher la cible, en plein dans la blessure certes, couvrant de sang la cheville renforcée de fer et manquant de lui casser une côte, mais l'Ancien a écopé en retour d'un coup violent qui manqua de très peu de lui briser le nez.

Peu importe les efforts qu'il y mettait, le jeunot semblait invulnérable. Ou plutôt...inarrêtable. Il avait mal, c'était évident. Pour lui en tout cas. Impitoyable dans l'arène, le vieux guerrier enchaîna aussitôt. Pas d'arme ? Ce n'était pas important. Crochet du gauche, bloqué. Crochet du droit, bloqué en même temps d'une riposte du gauche, le gantelet griffa sa joue alors qu'il répondait d'un coup de pied direct. Le géant bloqua d'un coup de genou, sautant pour riposter d'un coup de pied que le vétéran para de justesse de l'avant-bras, l'impact lui coupa le souffle et l'envoya voler de quelques mètres, il dut rouler à terre pour amortir l'impact. Qui que soit ce "gamin", il connaissait au moins aussi bien que lui le combat rapproché, peut-être même plus, sans parler de sa force ou de sa résistance absolument phénoménales.
Il chargea à nouveau, enchaîna une double feinte, gauche droite pour mieux projeter son pied vers son adversaire. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que le colosse pare ses deux feintes et dévie sans peine sa véritable attaque avant de lui répondre d'un coup de genou sauté qui le fit saigner du nez et voire des étoiles quelques secondes, puis d'une frappe circulaire du coude qui faillit lui décrocher la mâchoire et d'un balayage aussi fulgurant que puissant, qui faucha ses deux jambes dans une gerbe de poussière avant de s'éloigner d'un bond.

Subitement, le géant sembla prit d'un malaise et tomba à genoux alors que le vétéran reprenait ses esprits. Le jeunot avait su lire dans son jeu, se défendre efficacement et frapper adroitement, pourtant il n'avait pas fini le travail. Et pour cause,, il était agenouillé au sol, se tenant le crâne à deux mains en se marmonnant à lui-même.
C'était l'occasion idéale pour tenter quelque chose, l'agresser directement pendant sa faiblesse, récupérer sa hache, ou autre. Pourtant...son vieil instinct l'avertit que cela aurait signé son dernier acte. Une puissance malsaine, anormale paraissait hanter en cet instant l'étrange gamin. Un halo étrange l'entourait depuis qu'il s'était présenté la première fois dans le tournoi, mais jamais il n'avait été aussi épais et menaçant qu'en cet instant. S'il tentait quelque chose, il risquait ses vieux os. Il le sentait.

Aussi le guerrier préféra reculer de quelques pas et guetter la réaction du jeune Rôdeur qui finit par enfin se remettre debout, faisant craquer ses bras et son cou dans une lenteur horrifiante, avant d'avoir un léger sourire et de s'excuser.
Le vétéran ne comprenait pas tout à ce qui se passait dans sa tête, mais un jeunot qui semblait à ce point lutter contre le mal, y compris dans son propre crâne, cela méritait d'être encouragé. Il s'avança, non sans méfiance, pour lui tendre la main.


"Belsthred, tu ne devrais pas prendre tout cela autant au sérieux gamin."

L’œil solitaire croisa un instant son regard, et le vieux Bel' crut sa dernière heure arrivée. Ce n'était pas le regard d'un homme dépassé, furieux ou humilié. C'était celui d'un démon, d'un monstre qui ne connaissait rien d'autre que le plaisir d'infliger tourment et horreur à toute autre forme de vie. Rien ne saurait l'arrêter sinon la mort, et au vu de son endurance il faudrait au moins lui transpercer le cœur pour mettre un terme à sa haine absurde.
Fort heureusement, c'est un homme plein de générosité et de mystère qui se releva pour saisir sa main, lui répondant sans se défaire de ce rictus inquiétant, plus proche du prédateur que de l'humain.


"Kerorian. Je n'ai pas spécialement envie de perdre, ma...compagne attend que je ramène un peu d'argent, alors excusez-moi si je vous fais mal."

Le vétéran lui adressa un hochement de tête résolu, connaissant le tourment d'avoir une femme à la maison, puis s'éloigna pour se remettre en garde. Ce gamin était bien trop dangereux pour qu'il ne le prenne à la légère. Preuve en était que sitôt le vieil homme en position, un terrible uppercut du droit frôla son menton. Même avec une attaque si "courte", le gamin avait une allonge effroyable, en témoigna le direct d'un gauche couvert du fer qui lui fendit la joue lorsqu'il l'esquiva de justesse. Il ne s'attendit cependant absolument pas à un revers du talon qui faillit l'envoyer dans le coma quand le pied siffla juste au-dessus de sa tête, et l'ancien remercia ses vieux réflexes qui lui évitèrent de se faire fracasser le crâne par un coup tranchant de l'autre pied, plus vertical que la hache d'un bûcheron.
Aussi doux que violent, plus généreux qu'un moine et létal qu'un assassin, le jeunot savait enchaîner à toutes les distances et à tous les niveaux. Un seul faux pas et c'était la défaite, voire le guérisseur assuré. La plaie à son flanc continuait à l'inonder de sang, mais le géant paraissait ne même pas l'avoir remarquée. Alors le vieux guerrier eut une idée, issue de sa longue expérience et fonça "prudemment" sur le colosse bicolore.
Ils se saisirent l'un l'autre, opposant bras contre bras, force contre force, leurs pieds glissants dans le sable. A ce petit jeu, le vétéran savait qu'il aurait l'avantage. Le "gamin" était adroit et puissant, sans doute même plus que lui, mais il avait ses limites. Ce qui n'était pas prévu, c'était le formidable coup de tête qui manqua de l'assommer, suivi d'un redoutable coup de genou dont il réduit péniblement les effets, avant que le jeunot ne lâcha une de ses mains pour le saisir par l'abdomen et le soulever, à bout de bras, à plus de trois mètres de haut avant de la jeter dans le sable de l'arène bien loin de lui.

Le temps de se relever et se débarrasser du sable qui avait volé dans ses yeux et ses narines, le vieux guerrier avait a peine eu le temps de reprendre une garde à peine digne de ce nom. Il sentait qu'il était perdu, le gamin aurait su trouver une faille, le fracasser d'un coup de coude, de genou ou de talon, ou même d'une autre fantaisie.
Au lieu de quoi, lorsqu'il retrouva la vue, il découvrit une main tendue devant lui, et un sourire aussi sinistre que gentiment moqueur.


"Tu ne devrais pas prendre tout ça autant au sérieux..."

Le vétéran saisit la main qui lui était tendue. Avec de la volonté, et un peu de chance, il aurait pu prendre de court ce jeunot un peu étourdi, un peu trop gentil, parvenir à surclasser son abominable puissance et le coincer. Durant leurs échanges, il avait pu remarquer quelques ouvertures qu'il laissait régulièrement après ses terribles coups, cependant le vieux Beorc sentait aussi qu'il ne donnait pas son plein potentiel. Son adversaire était un fin bretteur, et plus que tout un redoutable combattant, mais surtout un homme de bien qui se retenait. La monstrueuse épée qu'il avait plantée près du mur témoignait de son désir de ne pas faire couler plus de sang que nécessaire, et également signe qu'il fallait savoir abandonner quand il le fallait.

"Embrasses ta femme pour moi alors."

Bel' savait qu'il aurait pu gagner. Dans un tel contexte, il aurait certainement fini par remporter la victoire. Il le remarquait maintenant, mais quelque chose rongeait ce gamin bicolore, quelque chose d'extrêmement mauvais qui le bridait sans cesse. Sans ses démons, il aurait probablement vacillé bien plus tôt dans le tournoi et en même temps...il aurait probablement pu aller bien plus loin.
Alors abandonner maintenant n'était pas cher payé. Un relâchement se vit sur le visage du jeune guerrier. Une espèce de décontraction, de libération s'afficha sur ses traits pourtant rigides, Sans un mot de plus, ils se serrèrent la main avec vigueur, éprouvant une dernière fois leurs forces respectives. Bel' prit alors pleinement conscience du potentiel de son adversaire. Dans un combat réel, il aurait pu décimer une escouade, voire un bataillon entier avant de succomber. Ni sa blessure, pourtant atroce, ni le combat éprouvant, ni aucune affliction n'auraient pu le détourner de son objectif. Et pourtant, le jeunot avait lutté envers et contre tout contre ses propres maus pour offrir des combats aussi honorables que bienveillants, même si cela lui en coûtait. Cela lui valait tout le respect du vieux guerrier qui ramassa ses atours et quitta l'arène, laissant le "jeune" Kerorian seul vainqueur du tournoi.

Le Rôdeur avait usé de tous ses talents. Sa force titanesque, son endurance inhumaine, son adresse insoupçonnable, jusqu'à arriver en finale contre un vieux de la vieille qui connaissait bien des tours. Peut-être qu'en se lâchant il l'aurait écrasé, sans doute même littéralement. Ses bras auraient probablement pu broyer les os du vieil homme sans trop de problèmes, s'il l'avait attrapé, ou alors ses poings auraient pu le fracasser sans subir trop de dommages. Ou alors le vétéran aurait pu user de quelques ruses dangereuses acquises dans le feu de l'action, l'ancien n'avait probablement pas donné tout ce qu'il avait non plus...
Au lieu de quoi, son adversaire se désistait avec sagesse, laissant le vagabond aussi surpris que reconnaissant, lui serrant la main avec respect, puis se tourner vers la foule lorsque ce dernier quitta l'arène et qu'on acclamait son nom. Il venait de gagner une série de combats fantastiques, et voilà que maintenant son propre nom, celui que lui avait donné son maître et seule famille, était sur toutes les lèvres. Il avait gagné. Kerorian, le champion de l'événement s'autorisa un sourire, à sa façon.
C'est Liyu qui allait être contente.
[/i]




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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Mer 9 Mar - 2:20

~Fight like a rose~


Ma mère avait des idées étranges lorsqu'elle en avait envie... Mais ce jour-là, elle en avait eu une toute particulière. Au cours du déjeuné, elle s'était penché vers moi, au-dessus de la table, pour me dire qu'elle voulait aller quelque part avec moi. J'avais capté un regard froid de mon père, et j'avais presque entendu les rouages de son cerveau s'activer sous la toison de blé qui couvrait son crâne. J'avais simplement hoché la tête cela dit. Ma mère faisait partie des rares personnes que je respectais, et il était hors de question pour moi de lui désobéir. J'avais rompu mon morceau de pain et en avais mangé un bout avec une bouchée de légumes.

Le repas finit, j'étais allé me préparer dans ma chambre pour la sortie. Je n'avais aucune idée d'où elle voulait m'emmener, mais je subodorais qu'elle ne voulait pas le dire devant Père. Je pensais que, comme moi, elle se méfiait de lui, et je n'en étais pas mécontente. Cet homme avait, à mon sens, un peu trop envie de reprendre a son compte le domaine familial... Prendre définitivement le nom de Cendrefer devait être une idée qui lui plaisait. Et deux femmes de sortie, sans autre escorte qu'un contingent de gardes, faisaient une cible facile...
J'enfilai un jupon à volants rouges tombant jusqu'à mes genoux, un corset de même couleur à dentelles noires, un collant de soie noir et de fines bottines de cuir, puis je rejoignis Mère dans le corridor. Je fronçai cependant les sourcils en ne voyant que trois gardes avec elle. Elle comptait réellement sortir à si petit comité..? D'une main distraite, je saisis le couvre-chef que je portais habituellement et le posai sur mon crâne, faisant attention à rabattre une mèche devant mon œil marqué. Elle remarqua mon geste, mais ne fit pas le moindre commentaire. Nous partîmes donc pour la ville.

Plus nous marchions, plus je cherchais à discerner l'endroit où Mère voulait nous mener. L'état des rues se dégradait de plus en plus, et une odeur de sueur rance et d'ordures assaillit bientôt mon odorat sensible, et je fronçai les narines en me rapprochant de Mère. Elle ne semblait pas non plus à son aise, mais elle n'en laissa rien paraître et je suivis son exemple, composant mes traits pour qu'ils ne laissent pas voir mon dégoût. Bientôt, nous arrivâmes près d'une structure de pierre imposante. Je savais ce que c'était, même si je n'y avais jamais mis les pieds, dieu merci !

Une arène.

Mais qu'est-ce que Mère voulait que nous fassions ici ? Deux femmes de notre rang n'avaient rien à faire au milieu d'une telle barbarie ! Mère fit signe aux trois gardes qui nous accompagnaient de rester à l'entrée, et les trois hommes en livrée noire se postèrent à la porte alors que je la suivais à l'intérieur. A l'abri des regards, je ne fis pas mine de cacher le dégoût que m'inspirait cet endroit.

- Mais que fait-on ici ? C'est répugnant, et l'odeur est...
- Silence, fille. Aujourd'hui, il est temps que tu aie un aperçu de ce qu'est un véritable combat. Lorsque tu devras défendre ta vie, ce n'est pas dans un duel d'honneur que tu te trouvera, alors tait-toi et observe.


Je fermai la bouche. Elle avait raison. Je la suivis donc jusqu'à une loge en hauteur, apparemment réservée à notre usage, car les places étaient libres alors que le reste des gradins étaient bondés. Je me posai sur mon siège du bout des fesses, écœurée par la saleté du lieux, et tournai un regard réticent vers les sables de l'arène.

Je devais passer l'une de mes après-midi les plus étranges ce jour-là. Les combattants se succédaient, mais l'un d'entre eux attira tout de même mon attention. Un homme d'âge indéterminé, couvert de plaques d'armure impressionnantes... Il avait une attitude étrange, comme si les combats ne l'intéressaient pas. Mais j'avais l’œil entraîné, et je voyais bien que quelque chose clochait... Ce n'était pas comme si il ne voulait pas participer. C'était comme s'il ne se rendait pas compte qu'il combattait. Ses mouvements étaient cependant étudiés, et il ne blessait jamais gravement ses adversaire. Un personnage tout en contradictions... Mais d'une saleté repoussante. D'autres guerriers étaient bien mieux mis que lui, mais au vue de leurs performances sur les sables de l'arène, ce n'était pas leur propreté qui les avaient aidé. Mère avait raison, le combat n'est pas forcément quelque chose de propre, de millimétré...

Les heures passaient, et je me pris à regarder les combats avec un intérêt croissant, à guetter l'arrivée du mystérieux guerrier sur le champ de bataille. Son attitude m'intriguait. Finalement, arriva le combat annoncé comme la finale de ce tournoi, et comme je m'y attendais, la cible de mon attention était des finalistes. L'autre était un guerrier qui avait déjà un certain âge, et que j'avais déjà remarqué au cours de précédents duels. Le corps à corps s'annonçait palpitant. Je captai un rire amusé depuis le siège de Mère et me tournai vers elle. Elle me regardait, et une lueur d'amusement brillait dans ses yeux rouges sombres. C'est alors que je me rendis compte que je m'étais penchée sur mon siège, et que mes mains étaient crispées sur les accoudoirs. Me raclant la gorge, je repris une position plus digne et, le dos droit, je rivai mon regard vers le combat qui débutait en contrebas.

Le duel était acharné. Les deux combattants se retrouvèrent bien vite désarmés, et je ne put m'empêcher de me pencher un peu à la rambarde pour mieux voir ce qui se déroulais. Chaque coup était plus violent que le précédent, plus précis, et malgré la barbarie de leurs mouvements, leur manque de raffinement, je percevait la précision des coups et parvint même à y trouver une certaine beauté. Mais un détail m'intriguait tout de même. Un "détail" qui avait son importance... La balafre qui barrait à présent la hanche du guerrier aux cheveux d'ébène et de sang. Rien que de constater la gravité de la blessure, bien que je sois assez loin et que j'ai un peu de mal à voir les détails, j'en frissonnais d'horreur. Il devait souffrir le martyre, mais il semblait s'en moquer comme de sa première chemise... Chemise qui, si il l'avait traité aussi bien qu'il ne traitait ses vêtements actuels, devait être dans un sacré mauvais état. Finalement, le combat haletant se termina sur une poigne de main et la victoire de mon favori, ce qui me fit intérieurement plaisir. Je ne le montrai cependant pas, ne laissant pas mes lèvres s'étirer sur le sourire qui m'était venu spontanément devant cette victoire sur laquelle j'avais intérieurement parié. Quelque part, c'était une victoire pour moi aussi, puisque j'avais eu raison.

Mère se leva, et je fis de même, m'apprêtant à la suivre. Elle me retint cependant, car elle ne voulait apparemment pas encore s'en aller. Sa main posée sur mon épaule, elle esquissa un léger sourire calculateur, et je fus instantanément sur mes gardes. Lorsqu'elle souriait de la sorte, elle avait une idée derrière la tête, de celles qui ne me plaisent pas forcément... Je n'aurais pas pu avoir plus raison.

- J'ai cru remarquer que tu avait été impressionnée par ce guerrier aux cheveux de deux couleurs, je me trompes ?


Je la dévisageai un instant. Mentir aurait été inutile, aussi hochai-je simplement la tête pour marquer mon assentiment. Elle porta la main à sa hanche et me tendit une bourse de soie, que je saisis. A son poids, elle devait contenir une sacrée quantité de pièces d'or...

- Va donc lui proposer un travail. Engages-le comme garde du corps.
- Pardon ? Mais..!
- Ne discute pas ! Fais ce que je te dis.


Je la regardai un moment, profondément incrédule, mais elle avait l'air très sérieuse. Elle ne voulait tout de même pas que j'engage ce... ce... Ce sauvage puant déguenillé ! Lassée de mon absence de réaction, Mère me fit une tape sur l'épaule et je m'arrachai à ma stupeur pour descendre les marches menant aux coulisses du tournoi. Mais quelle idée ! S'il voulait être mon garde du corps, ce parvenu avait tout intérêt à prendre un minimum soin de son image ! Il était absolument hors de question que je me ballade avec un singe hirsute derrière moi en permanence ! J'étais tellement furieuse que je manquai me tordre plusieurs fois les chevilles sur les marches glissantes et inégales, mais je parvins finalement devant les portes que je cherchais. Me composant un visage que je voulais neutre, voir légèrement hautain, je poussai le battant de bois pour trouver les combattants qui se reposaient. Mes yeux ne tardèrent pas à se poser sur celui que je cherchais, et je vins me planter devant lui, mes talons claquant sèchement sur le sol de pierre.

- Je te salue, combattant.


J'avais l'impression d'arracher chacun des mots à ma gorge, qui s'était faite extrêmement sèche sous les regards inquisiteurs et parfois salaces des combattants. Ne pas s'énerver, ne pas s'énerver... Mère ne risquait pas d'apprécier un scandale devant cet homme qu'elle voulait me voir recruter.

- Je souhaiterai te proposer un travail. En tant que garde du corps.


Je souhaiterai... Mère souhaitait plutôt ! Mais si je le disais maintenant, ce n'était plus moi qui effectuait le recrutement, or ce n'était pas l'ordre qu'elle m'avait donné. Ce devait paraître de mon initiative, aussi ravalai-je les mots qui me brûlaient les lèvres pour déposer la bourse dans la main de l'imposant bretteur.

- Le travail serais généreusement payé bien sur. Tu serais logé et nourri, et tu aurais droit à un jour de congé chaque semaine.


Tiens. Après tout, c'était Mère qui payait, alors je pouvais me permettre d'être généreuse avec ce pauvre hère. Cette petite vengeance me faisait plaisir.


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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Mer 9 Mar - 3:21

Pfiou. Quoiqu'on en dise, ça fait du bien quand ça s'arrête. Autrement dit, ça fait vraiment du mal quand ça commence... Aussi robuste qu'il soit, lorsque la fureur du combat s'était apaisée et que ses démons avaient cessé de réclamer de la violence, son insensibilité s'était elle aussi amoindrie et la douleur avait commencé à se faire remarquer. Celle de sa vilaine plaie au flanc bien sûr, mais aussi de tous les violents coups qu'il avait encaissé. Le tournoi avait fait s'affronter bien de braves combattants, mais le dernier était de loin le plus fort et son corps qui peinait à retrouver un minimum de santé digne de ce nom accusait le coup d'un affrontement pareil.
Cela dit, ce n'était rien de grave à son avis et le Rôdeur regagna sans plus de gêne les locaux temporaires des gladiateurs. Par habitude, il se rapprocha d'un mur, s'éloignant surtout des autres ex-concurrents, avant d'avoir un moment d'absence. Un vague souvenir lui reviendra par la suite, de lui acquiesçant aux félicitations du propriétaire de l'arène tandis qu'un prêtre usait de son bâton rayonnant pour adoucir sa blessure. Le reste était trop flou.
Kerorian retrouva ses esprits, une généreuse bourse récompensant gracieusement sa victoire finale. L'un de ses sourires tordus étira un instant ses lèvres alors qu'il se permit se soupeser la poche clinquante et que quelques murmures montaient autour de lui. Il avait probablement passé une ou deux minutes sans même bouger.

La somme semblait satisfaisante. Avec ça, ils auraient de quoi améliorer un peu leurs conditions de vie, et peut-être même de quoi mettre un peu de viande au menu, sans parler de retrouver de quoi habiller les femmes chères à son coeur. Ah, tant de choses qu'il fallait maintenant prendre en compte... Son flanc encore douloureux malgré le soin efficace ne l'empêcha pas de ranger précieusement son butin tandis qu'il reprenait son habituel visage de marbre, peu avant que la porte de leurs...vestiaires ne claque, suivie d'un autre genre de claquement. Il tourna la tête pour découvrir avec étonnement une jeune femme s'aventurer parmi les gladiateurs du jour.
Finalement peu intéressé par sa venue, le Rôdeur s'affaira à rassembler les affaires qu'il avait laissé au banc avant de pénétrer sur les sables de l'arène, quand l'inconnue vint s'adresser à lui avec autant de douceur qu'un poisson dans une assiette.

Et ce n'était que le début de la blague. La fillette, aux formes étonnamment exagérées et qui portait toutefois fièrement - trop à l'avis de ses modestes goûts - les couleurs de sa patrie, venait lui offrir de l'embaucher comme garde. Ceci expliquait cela, son attitude, son offre, ainsi que la bourse elle aussi généreuse qu'elle déposa dans sa large paume la désignaient comme une noble, et pas de petite lignée. Aux alentours, quelques uns s'agitèrent, jalousant l'offre ou bien lorgnant sur la précieuse. Toutefois, se mettre en conflit avec ce genre de personne était toujours très risqué, en particulier lorsqu'elle se tenait juste à côté du vainqueur d'un tournoi de gladiateur qui paraissait aussi détraqué que puissant.
Qui plus est, la proposition était des plus intéressantes. Bien des mercenaires auraient vendu leur âme pour la moitié de son offre.

Pas de bol, la sienne était déjà prise. Deux fois. Pas plus troublé que ça, le Rôdeur lui relança la bourse avant de remettre sa cape sur ses épaules. Il l'avait retiré pour les combats, car aussi pratique soit-elle elle demeurait un poids pour un duel, en particulier intense.


"Je fais pas dans la garde d'enfant, désolé."

Bien sûr, il y avait réfléchi, un peu moins bourrin qu'il ne le faisait croire, mais rester à faire le planton collé au cul d'une gamine étalant sa richesse au milieu de sauvages, de guerriers et d'aventuriers alors que sa femme et sa fille l'attendaient, ce n'était vraiment pas son truc. Surtout au vu de ses antécédents. Kerorian vérifia en passant l'état de son flanc, il restait une plaie bien sensible, mais au moins c'était à peu près soigné.

"Mais merci quand même pour la proposition, fille de Daein."

Car il n'y a pas à dire, mais voir des gens afficher fièrement les couleurs de sa patrie, ça lui faisait plaisir, même si c'était des nobles. Il en avait assez de voir les teintes criardes de Criméa, vides de Hatary ou moroses de l'empire religieux. Bon, lui il les portait carrément sur sa tête, et naturellement qui plus est, mais chut.




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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Jeu 10 Mar - 0:28

~Fight like a rose~



- Je fais pas dans la garde d'enfant, désolé. Mais merci quand même pour la proposition, fille de Daein.


La garde d'enfant..? A ces mots, je sentis une grande colère monter en moi. C'était encore ma jeunesse apparente qui me posait problème, très certainement... J'avais toujours paru plus jeune que je ne l'étais en réalité, et cette fois-ci ne faisait apparemment pas exception. Encore un qui s'arrêtait aux apparences, et qui en plus se croyait suffisamment bien loti pour refuser mon offre. Et bien, tant pis pour lui. Et tant pis pour Mère. J'avais essayé. Je pris la bourse et l'accrochai à ma hanche, levant le menton en affichant un léger sourire ironique.

- J'imagine que ton quotidien doit te suffire amplement, puisque tu refuse ce travail en or... En tout cas je le souhaite pour toi.


Mes yeux se posèrent sur les loques dont il était vêtu, et je laissai même un léger rire moqueur filer depuis ma gorge, exprimant parfaitement l'impression qu'il me faisait. Une loque humaine. Il avait les yeux cernés, semblait décharné, et il avait beau être d'une force impressionnante, son matériel était usé au possible, que ce soit son armure, son épée ou ses vêtements. J'eus même l'impression de voir un infime bout de dentelle à l'une de ses manches. Il avait fait sa tunique avec un vêtement de femme ? Pathétique... Je levai la main devant moi pour examiner mes ongles avec une moue songeuse, pas plus effrayée que cela malgré les regards que me lançaient certains des combattants les moins discrets. Je ne risquais rien. Aucun homme ne risquerait de froisser l'une des plus influentes familles de Daein. Et malgré mon œil encore dissimulé sous ma mèche de cheveux corbeau, j'étais parfaitement identifiable.

- Après tout, ce n'est pas comme si je te proposais une vie plutôt assurée, des revenus réguliers et conséquents qui t'éviteraient de manquer te faire tuer dans l'arène...Pas du tout... Enfin...


Je poussai un léger soupire, totalement artificiel. En réalité, je commençais à m'amuser. J'ai toujours aimé provoquer les gens, en particulier lorsqu'ils me prennent de haut. Et en me prenant pour une enfant, il m'avait clairement prit de haut. Aussi n'allais-je pas me priver pour lui rendre la pareille... Et si j'arrivais en prime à le mettre en colère, et bien... Tant mieux. Ca lui fera les pieds.

- Enfin... Si tu n'est pas intéressé, je ne vais pas insister. Je trouverais bien un guerrier valeureux à qui confier ce travail, n'est-ce pas ?


Je relevai alors les yeux pour balader mon regard sur les mercenaires encore présents. Ils ne me paraissaient pas extraordinaires, sauf peut-être le vétéran qui avait tenu tête au guerrier aux cheveux des couleurs de ma patrie. Mais même lui, je n'en voulais pas en garde du corps. Quitte à le recruter dans ce ramassis de fange, autant prendre le meilleur. Je ne voulais pas d'une seconde main.

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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Jeu 10 Mar - 1:15

Ça, c'était bien une noble. Cela se sentait à sa façon de se tenir, de parler, de se moquer également. La fillette lui lança une pique à propos de son refus, puis sembla le découper du regard morceau par morceau avec un air entre le mépris et le dédain avant d'examiner nonchalamment ses ongles. Le Rôdeur s'en moqua bien, s'assurant que ses plaques d'armures restantes étaient bien ajustées, ses lames bien attachées, tandis que la p'tite princesse retournait à l'assaut.
Son ironie était semblable à sa poitrine, palpable à souhait. Kerorian se renfrogna l'espace d'un battement de cœur lorsque cette pensée issue d'une fatigue revenant à la charge se promena dans sa tête parmi ses autres réflexions. Evidemment qu'il apprécierait un tel job, quelque part. Maintenant qu'il devait vivre pour sa famille, ne pas avoir à courir partout, à risquer sa peau à droite à gauche tout en ayant une belle somme qui rentrait régulièrement, tout en ne glandant finalement rien d'autre que suivre l'arrogante morveuse serait une solution en or, effectivement.

Seulement le Rôdeur ne pouvait pas se le permettre, pas plus qu'il ne le voulait. Un vagabond qui aimait la liberté et la solitude, la franchise laconique et l'austérité ne supporterait pas de luxueux domaines, gavés de dorures, gravures et de seyantes livrées en soie cousues de fil d'or, avec de petites fourchettes en argent qui trempaient trois fois par jours dans des plateaux d'étains gorgés de viandes et de sauces. Sa "pureté" qui avait survécu à la malédiction ne le tolérerait pas, ne serait-ce qu'une heure. Son problème avec les foules, s'il s'était sévèrement atténué sous l'influence de son épée damnée, ne faciliterait pas les choses, mais le dernier point était probablement le plus important.
Dans un environnement confiné, contraints à des règles et des codes qu'il n'aimait ni ne reconnaissait pas, en permanence entouré de tocards dans le genre de cette gamine qui commençait à lui taper sur les nerfs, Kerorian finirait probablement par péter un plomb. Si l'éventualité de finir abattu par la garde de sa patrie ne l'effrayait pas le moins du monde - savourer la plus extrême des libertés en se battant jusqu'à ce que son corps succombe attisait au contraire ses instincts guerriers - le Rôdeur songeait en revanche aux problèmes que ça causerait à Liyu et sa fille.
Kerowyn avait déjà grandi sans père, et il était hors de question que Louka connaisse la même chose. De plus, lui et la barde avaient fini par se découvrir...une sorte de véritable amour réciproque, une autre chose qu'il ne pouvait pas gâcher bêtement. Enfin, même s'il s'effondrait à jamais au milieu d'un ultime carnage, rien n'assurait qu'il en soit la dernière victime. Les pauvres femmes chères à son coeur seraient peut-être, sans doute même victimes de représailles, et s'il n'était plus là pour les protéger...qui le ferait ?

La nobliaute finit de minauder en commençant à regarder les autres gladiateurs, avançant qu'elle n'avait qu'à recruter quelqu'un d'autre. Une grossière tentative de le faire paniquer pour qu'il lui donne satisfaction, probablement. Il ne prit pas non plus la peine de relever l'insulte à peine déguisée.


"Ce n'est pas ton or, tes robes ou tes manières de princesse gâtée qui feront de toi une grande dame, gamine."

Le gigantesque guerrier se pencha sur la jeune héritière pour se mettre à sa hauteur, plantant son œil solitaire dans celui qu'elle laissait apparaître. Cela au moins lui facilitait la tâche, devoir fixer deux yeux avec un seul pouvait s'avérer un peu complexe parfois.

"D'autant plus ma p'tite Lady, que si tu viens fouiller dans ce trou à rat, c'est que non seulement tu ne te sens pas en sécurité, mais qu'en plus tes gardes ne valent pas un clou au point que tu en vienne à vouloir embaucher un gladiateur en lambeaux plutôt qu'un beau chevalier rutilant."

Kerorian n'avait pas peur. Ni de la morsure de l'acier, ni de la colère des riches et certainement pas d'une nabote pleine de fric. Hélas, s'il ne lui vouait aucune réelle mauvaise pensée, le Rôdeur était assez susceptible par l'influence de sa lame maléfique et appréciait de rabattre le caquet à ce genre de personne. Bien sûr, c'était peine perdue, les nobles se complaisant dans l'art d'obtenir le dernier mot à tout prix.
Se permettant une familiarité frisant le mépris, le guerrier lui tapota la tête de sa main nue avant de se redresser et de commencer à la dépasser, il avait autre chose à faire que parloter inutilement avec miss pognon.


"Maintenant tu m'excuseras, mais le misérable vagabond que je suis va profiter de l'or qu'il a durement gagné, contrairement à certaines."

Il en profita pour vérifier la présence de la bourse contenant ses gains. C'est bon, elle était bien au fond de sa poche. Le jeune père poussa la porte des vestiaires et s'aventura à l'extérieur, se demandant ce qu'il pourrait acheter sur le chemin du retour pour fêter sa "paye" avec sa...femme.




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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Jeu 10 Mar - 2:18

~Fight like a rose~



Ce roturier avait réellement l'air de me prendre pour une simple gamine arrogante... Je giflai brutalement la main qu'il avait eu l'audace de poser sur moi. Il était hors de question qu'il pose ses sales pattes sur mon corps de déesse. Je savais parfaitement que les robes et l'argent ne faisait pas la dame. Appartenir à la noblesse était bien plus que cela. Il fallait avoir de l'intelligence et un esprit fin pour survivre dans le nid de vipères que constituait les hautes sphères du pouvoir... Sinon, on avait tôt fait de perdre la tête, surtout quand on était marginal parmi la noblesse comme je l'étais. Je n'aimais pas du tout la manière qu'il avait de me prendre de haut et de me traiter comme une gosse pourrie gâtée... Et en plus, il se permettait de me faire remarquer que contrairement à lui, je n'avais pas durement gagné mon or. Certes, je n'avais pas risqué ma vie pour l'obtenir. Mais les armes ne sont pas les seuls fléaux du monde, et il n'avait pas l'air de pouvoir même envisager que ne pas se blesser n'était pas forcément la marque d'un manque de travail. En claire, il avait un esprit monstrueusement étriqué, et j'en vint à me demander pourquoi Mère souhaitait que je recrute un tel individu. j'avais cependant ma petite idée sur le sujet.

Un homme aussi simple d'esprit ne pouvait pas constituer une menace. Avec une bourse suffisamment remplie, une paie défiant toute concurrence, il avait peut de chances d'être acheté et il ne s'intéresserait probablement pas à une quelconque ascension sociale, ce qui le rendait difficile à manipuler. En claire, sa simplicité le rendait pratiquement incorruptible, et pour peu qu'on le nettoie et l’attife un peu mieux, il y avait réellement moyen d'en faire un bon garde du corps. Restait à le convaincre... Les rouages de mon esprit se mirent en marche, et sans abandonner, le lui emboîtai le pas, un sourire énigmatique aux lèvres.

- Si je viens fouiller dans ce trou à rat comme tu dit, c'est peut-être bien parce-que je suis consciente qu'un "chevalier rutilant" n'est pas le meilleur choix en ce qui me concerne. j'ai besoin d'un garde efficace, et j'ai bien vu la manière dont tu t'en était sorti dans l'arène... Même si tu mériterais un sérieux nettoyage et une remise a neuf de ton équipement.


On avait presque l'impression que je parlais d'un objet que j'aurais envisagé d'acheter dans une brocante. A ceci près qu'on ne me verras au grand jamais mettre les pieds dans un tel marché... (Penser à me ressortir cette phrase le jour ou j'y serais contrainte).

- De plus, on n'est jamais en sécurité, pas plus dans mon milieu que dans le tien. La différence vient de la nature du danger. Après, je comprend que tu ne saisisse pas toute les subtilités du monde dans lequel j'évolue... Je ne te le demanderais pas d'ailleurs. J'attend juste de toi que tu surveille mes arrières et que tu m'évite un malencontreux coup de couteau.


Le plus important restait également qu'il ne serait pas à la solde de mes parents, mais à la mienne, puisque c'était moi qui effectuait le recrutement. Ainsi, Père n'aurait aucune influence sur lui, ce qui me rassurait également. Je ne voulais pas lui laisser la moindre arme à brandir contre moi...

- La raison pour laquelle je ne veux pas recruter un nobliau d'un rang inférieur ou un soldat, c'est que l'un et l'autre sont corruptible. Toi, j'ai la possibilité de te garder avec moi sans craindre que tu ne cherche la moindre ascension sociale. Preuve en est ton refus initiale. Cela dit, je ne compte pas lâcher l'affaire, même si je dois pour cela te suivre jusqu'en dehors de la ville. J'obtiens toujours ce que je veux.


Je fit quelques pas pour le dépasser dans le couloir, les mains négligemment croisées dans mon dos. Faisant brusquement claquer mon talon sur le sol, j'effectuai un tour sur moi-même pour lui faire face, toute trace de sourire ayant quitté mon faciès.

- De plus, tu aurais également des avantages. Au risque de me répéter, au cas où tu n'ai pas bien compris...


Au son de ma voix, on sentait clairement une hypothèse que j'envisageais.

- Je t'assure une paie conséquente et régulière, un logement, et je peux même m'arranger pour te trouver une demeure en ville pour t'installer lors de tes congés. C'est vraiment une affaire en or, qui t'assurerait une vie confortable et... Une hygiène de meilleur qualité. Ce dont tu semble avoir gravement besoin.


Disant ces mots, je portai ma main à mon nez comme pour me cacher d'une odeur nauséabonde. Et pour cause, le colosse puait la sueur et le sang, deux fragrances qui n'avaient rien pour me plaire.

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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Jeu 10 Mar - 3:33

Et merde...Kerorian savait que les nobles et les femmes étaient pénibles, mais celle-ci semblait se plaire à en faire des performances puisqu'elle poussa le vice jusqu'à le poursuivre en dehors des vestiaires. Le pire, c'est que comme toute bonne petite princesse, et comme toute sale morveuse aussi, elle tenait absolument à montrer qu'elle avait raison, que sa logique était supérieure et blablabla, et blablabla... Tss, c'est aussi pour ça qu'il détestait les enfants, en partie, malheureusement ça s'appliquait même aux grands enfants. Quant à remettre son équipement à neuf...pour l'armure, c'était une excellente idée, malheureusement il préférait payer de quoi mettre leur maison sur pied. Pour ses armes, c'était plus compliqué, jamais le Rôdeur ne confierait sa bonne vieille Zwei à un forgeron qui n'aurait pas toute sa confiance, et la Dragonslayer ne lui donnait pas l'impression d'avoir besoin d'être réparée. Elle était usée, plutôt émoussée et suintait presque de sang tant elle était noircie de ses crimes, mais c'est ainsi qu'elle se plaisait.

Manquait plus que ça, la philosophie de comptoir. Heureusement qu'il était taciturne et relativement calme et patient, car l'enchaînement de cliché de nobliote frisait la performance sportive à ce stade. Et en plus elle le prenait non seulement pour un con, mais en plus pour une larve. Le Rôdeur tiqua sur la phrase "j'obtiens toujours ce que je veux", et commença à se sentir réellement indisposé par la détermination et surtout la présence de la jeune noble. Elle lui flanquait la migraine à force, et ce n'était pas bon signe.
Mais bien sûr, ce n'était pas suffisant, il fallait que cette débile vienne se planter devant lui avec son attitude péteuse et son allure bien pimpante. P'tain de bestiole bien dressée, totalement prédéfinie dans le moindre geste, fausse humaine...

Prouvant une fois de plus qu'elle n'était qu'une gosse de riche prétentieuse, elle prit soin de bien rappeler détail par détail sa proposition. Exaspéré, Kerorian envisagea de lui coller un pain. Une idée qu'il écarta bien vite car bien que séduisante elle mettra sa famille dans la merde...mais aussi car il tiqua cette fois sur un point en particulier de l'offre. Une demeure en ville pour ses "congés" ? L'idée de vivre à Nevassa suffisait à faire remonter son malaise provoqué par les foules, toutefois la perspective d'avoir des revenus bien plus élevés que maintenant et une baraque digne de ce nom pour sa femme et sa fille eurent le mérite de l'intéresser. Sa fierté et sa tranquillité ne vaudraient jamais le bonheur de sa famille...
Cela dit, Pépétte la richouss lui tapait sur les nerfs.


"Ecoute gamine. Premièrement, je doute qu'une morveuse encore dans les jupes dorées de papa, maman connaisse grand chose au monde réel alors tu vas me faire le plaisir de redescendre sur terre ou tu réaliseras que le coup de couteau qui te guette pourrait aussi venir de moi."

Il reconnaissait tristement ce mal de tête qui envahissait son crâne...c'était la marque de l'appel de son égo sombre, du démon qui sommeillait en lui, de ce guerrier qui s'affranchissait de toute peur, de toute attache pour ne connaître que la plus absolue et égoïstes des libertés. Un appel auquel Kerorian peinait toujours à résister. Ses murmures étaient toujours de véritables délices qui savaient l'intéresser même dans ses plus mauvais jours, et la petite noble faisait une candidate idéale pour des travaux pratiques. C'est fou ce que l'on peut être curieux et créatif lorsque l'on est plus soumis à aucune loi si ce n'est celles qu'on veut bien se décréter.
Le géant s'avança d'un pas pour surplomber de son immense carrure la fragile brindille couverte de soie soignée.


"Deuxièmement, si tu obtiens toujours ce que tu veux, c'est que tu n'es effectivement rien d'autre qu'une emmerdeuse pourrie gâtée. C'est pas un garde qu'il te faut mais une bonne fessée ! Mais pour ça tu trouveras quelqu'un d'autre, j'ai déjà deux culs dont je dois m'occuper et j'ai pas que ça a faire de les collectionner."

Liyu...Louka...il ne devait pas s'énerver. Tout ce temps, le Rôdeur avait voulu résister, se battre contre son destin maudit, contre les spectres qui rongeaient son esprit sans relâche, et il était passé d'un monstre à assassiner à un père qui faisait ce qu'il pouvait pour améliorer un peu la vie de sa famille...ce n'était vraiment pas...le moment de tout gâcher...
Bordel...sa migraine empirait encore. Il porta son gantelet à son front, bien qu'il sache que le fer qui couvrait sa main ne suffirait pas à rafraîchir son crâne, avant de s'éloigner d'un pas sur le côté. Ce n'est pas en essayant d'écraser ou de menacer la p'tite noble que les choses allaient s'arranger, bien au contraire. Céder à ses pulsions tendait plutôt à les enflammer de plus belle.

Le vagabond maintenant "installé" ferma l'oeil et respira calmement, s'efforçant de ralentir même son souffle, l'approfondissant petit à petit. Il en avait besoin pour reprendre le contrôle, pour gagner les quelques secondes qui lui permettraient de résister puis repousser les horribles tentations qui commençaient à le grignoter. Lorsqu'il commença à y parvenir, le Rôdeur se tourna à nouveau vers la jeune femme, fatigué, mais un peu plus serein...enfin, de marbre stoïque plutôt. Enchaîner les combats, et goûter à son propre sang ne l'avait pas aidé à garder la tête froide aujourd'hui.


"Ta proposition est vraiment intéressante, bien plus pour ceux que je nourris que pour moi d'ailleurs, mais pour une fois crois donc tes aînés gamine, je ne suis vraiment pas le planton idéal..."




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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Jeu 10 Mar - 4:12

~Fight like a rose~



Ah, les "jupes dorées de papa maman"... Celles de Mère, je ne les connaissaient plus depuis la première fois qu'elle m'avait contrainte à sortir du manoir. Celles de mon père... Outre le fait qu'il n'en portait pas, je n'avais jamais réellement pu compter dessus. c'était même plutôt le contraire. Mais ça, je ne pensais pas arriver à le faire comprendre au pauvre idiot que j'essayais de recruter. Pour une personne d'un tel rang, la famille devait avoir quelque chose de sacré, d'intouchable. Des dissensions au sein d'une même famille devait être une notion le dépassant totalement. Si elle parvenait à l'embaucher, il faudrait qu'elle le mette en garde contre Friederic de Cendrefer. En revanche, les paroles suivantes du guerrier avaient quelque chose de très intéressant...

Outre le fait que j'obtenais ce que je voulais plus par ma volonté que par de simples caprices, il venait de lâcher une information dont je pouvais me servir pour faire pression sur lui. Pas en le menaçant, non. Menacer des personnes auxquelles il tenait n'aurait rien eu d'intelligent, je me le serais simplement mis à dos. En revanche, lui signaler qu'il avait encore plus de raison d'accepter le travail que je lui proposait semblait une bonne idée. Après tout, la possibilité de loger ses proches, probablement sa famille s'il devait subvenir à leurs besoins, plus l'opportunité de leur rapporter des revenus réguliers... En faite, j'avais maintenant du ma là comprendre pourquoi il refusait mon travail.

Certes, il devait faire parti de ces gens qui prenaient la noblesse pour une seule et même entité privilégiée, qui ne voyaient que le luxe et les plaisirs de la vie là où chaque avantage se payait d'une crainte constante de se voir trahi, et où chaque instant de plaisir se prenait face à l'hypocrisie et les mensonges de ses pairs. Le monde de la noblesse n'est qu'apparence et faux-semblants, et cela vaut aussi envers les roturiers... Quelque part, nous leurs mentons aussi. Ils ne doivent voir que les bons cotés de notre situation, car voir les mauvais leur ferait perdre leur confiance en nous et notre pouvoir irait en s’amenuisant. Bien peu se rendaient compte qu'il fallait une noblesse et des gens de pouvoir pour que les petits gens puissent vivre tranquillement... Mais ce n'était pas le sujet.

- Tu n'est certes pas le planton idéale, mais tu est celui qu'il me faut. De plus, si tu as une famille à entretenir, tu as encore moins de raisons de refuser mon offre... Cela leur offrirait un toit, de la nourriture régulière, en abondance et variée, tu les verrais plus souvent puisqu'ils seraient plus proches de toi si vous résidez tout deux en ville, d'autant plus que tu n'aurais pas tout le trajet à faire pour les voir, car je présume qu'ils ne vivent pas en ville ? Sinon, tu n'aurais pas signalé que ma proposition était intéressante pour eux...


Une chose merveilleuse avec les simples d'esprit, c'est qu'il est très aisé de comprendre leur fonctionnement. Cet homme voulait simplement une vie paisible, et il était persuadé que ce ne serait pas une corvée de me servir de garde du corps. Si je m'arrangeais pour l'entretenir, je pourrais même le rendre dépendant de moi, ce qui le ferrerait plus surement que n'importe quoi. J'avais trouvé son point faible.

- Sans compter que si tu reviens chez les tiens pour leur annoncer que tu as refusé une place en or, ils risquent de t'en vouloir, je me trompes ?~


J'avais cela dit très mal digéré le "gamine pourrie gâtée" dont il m'avait affublé tantôt. Aussi, toujours plantée en face de lui, je croisai les bras devant moi et le toisai malgré ma taille réduite, l'air parfaitement sur de moi. Il m'intimidait, c'était certain, mais je ne pouvais pas me permettre de laisser voir ce sentiment. Je devais me montrer forte et assurée, car la moindre faiblesse offrirait une accroche trop tentante à n'importe qui me souhaitant du mal...

- Et accessoirement, j'ai 18 ans. Pour ce qui est d'être "pourrie gâtée" et bien... attend de voir avant de juger, ça t'évitera peut-être de dire des âneries plus grosses que toi...


Un léger sourire étira mes lèvres alors que je le détaillai à nouveau de haut en bas.

- ...Ce qui, vue ta stature, n'est pas peu dire.


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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Jeu 10 Mar - 16:15


Au final, on en revenait toujours au même problème. Valait-il mieux vivre en couple, et en accepter les bonheurs et les contraintes, ou était-il préférable de demeurer seul et libre, en particulier lorsqu'on apprécie la tranquillité ?Un dilemme pesant que Kerorian peinait toujours à trancher. Aujourd'hui, il préférait ne pas se poser la question car il était satisfait de pouvoir nommer un endroit comme "chez lui", avec "les siens" qui l'attendaient, bien que l'idée d'une famille persistait à le perturber. Il avait grandi quasiment seul, et ne savait pas s'il saurait être un bon père autant qu'un bon amant.
En revanche il savait parfaitement que la noble lui tapait sur les nerfs et que lui aimerait bien taper sur ses dents.

A peine eut-il évoqué sa famille, chose qu'il répugnait atrocement à faire puisque les gens ne le soupçonneraient probablement jamais d'avoir une minuscule barde comme compagne et une fille, que la fillette aux tenues aussi arrogantes qu'elle se précipita sur l'occasion pour essayer d'asseoir sa raison, sa "supériorité" et de le faire flancher.
Evidemment c'était vrai ce qu'elle disait, mais le Rôdeur le savait déjà tout ça. Seulement il se doutait également que la vie de garde serait extrêmement ennuyeuse, dans un cadre qui lui donnerait envie de vomir, et les situations un peu plus agitées seraient certainement très discutables...sans compter qu'il ne la supporterait probablement pas, même si elle ne lui adresserait certainement presque jamais la parole. Preuve en était aussi de son petit "ta famille t'en voudrais non ?~" qui voulait tout dire. Chez lui, autrement dit avec un vieux moine, une telle insolence aurait mérité au moins trois jours de discipline. Comme quoi, il y a réellement des baffes qui se perdent...

La gamine se ridiculisa de plus belle à l'avis du Rôdeur lorsqu'elle croisa les bras et bomba fièrement le torse...ce qui donna l'impression au borgne à l'esprit vaseux que ses seins venaient de gonfler - ce qui était perturbant - et en rajouta une couche en révélant son âge et en lui disant d'attendre pour voir si elle était vraiment pourrie gâtée. Rien que ça le prouvait, non seulement elle était vexée qu'on la traite comme une enfant, ce qu'elle était encore qu'elle le veuille ou non, mais en plus elle mettait un point d'honneur à toujours se défendre. Borné et susceptible, bravo le combo...


"Est-ce que les nobles ne savent pas réfléchir sans ouvrir la bouche ? Ou bien vous êtes dégénérés au point d'avoir besoin de vous parler à vous même pour vous convaincre de ce que vous dites ?"

Son projet initial, qui datait d'avant même qu'il n'aille chercher Liyu dans le désert, impliquait déjà de s'établir à Nevassa, et ce en dépit de son mal-être dans les cités. Cependant...réussir à joindre les deux bouts était déjà un peu compliqué, en particulier avec ses problèmes personnels, et il ne se sentait pas encore capable d'aller toquer à la porte de l'armée. Il ne pouvait pas se joindre au rang, ni se défaire de ses armes de prédilection. Cela le faisait un peu angoisser de ce qui pourrait advenir et lui causait un blocage.
Alors que la nabote en velours se donne l'incroyable peine de citer des évidences le fit doucement rigoler - intérieurement du moins - quant aux "facultés supérieures" des nobles.


"Si je leur veux du bien, eux veulent aussi le mien. On appelle ça la compassion, l'amour, des trucs du genre...tu devrais chercher dans tes bouquins, tu aurais au moins la théorie comme ça."

On ne choisit pas la famille dans laquelle on grandit, c'est un fait et Kerorian ne la blâmera pas pour son environnement familial. En revanche, il n'appartient qu'à chacun de décider de ses actes et son attitude. Lui qui n'était qu'un jeune aventurier plein de rêves et ignorant du monde et des sociétés avait basculé dans le plus sombre des désespoir avant de réussir à remonter la pente. Alors si elle le voulait, la p'tite noble pouvait très bien être autre chose qu'une peste prétentieuse...si elle le voulait.
Trouvant également parfaitement lamentable sa petite attitude de "Han ! Je suis supérieure, regardes moi", le Rôdeur revint se planter juste devant elle, à moins d'un pas et l'imita, croisant ses bras massifs en la surplombant de toute sa hauteur. Une pensée comique lui vint au moins à l'esprit, se disant qu'il ferait un excellent parasol durant l'été, même s'il se demandait si les nobles prenaient vraiment le soleil. A la voir ainsi, probablement pas.


"Dix-huit ans, félicitations. Je suis très impressionné, quelle maturité inattendue, quelle sagesse extraordinaire et quelle intelligence ! Quelle éloquence !"

Kerorian avait essayé d'adopter la philosophie de son maître, selon laquelle toute chose possédait du bon et du mauvais. Par exemple, rencontrer Liyu l'avait brisé émotionnellement mais lui avait aussi donné l'espoir. Se mettre au service de la morveuse pimpante lui casserait probablement les pieds au point qu'il s'en mettra probablement à ronger tout ce qui l'entoure, mais lui assurerait une très généreuse paye qui permettra une vraie vie confortable à sa famille.
Et dans le cas actuel, la Dragonslayer lui apportait également la méchanceté suffisante pour se payer magistralement la poire de son interlocutrice. Sans elle, le Rôdeur aurait été bien trop timide et poli pour lui exprimer le fond de sa crûe pensée.
Sans décroiser les bras, il se pencha sur elle, jusqu'à avoir son visage au-dessus du sien et recommencer à fixer son œil sans fléchir. Bien évidemment que le boulot l'intéressait, au moins car sa volonté de servir les siens dépassait ses propres appréhensions, mais cela n'empêchait pas qu'il ne se vendrait pas docilement.


"Si tu veux m'engager, gamine, tu as intérêt à changer de ton et d'attitude. Car n'oublies pas que c'est sur moi que reposeras ta sécurité. Ou, si jamais ce n'est pas assez clair pour ton esprit étriqué, je serais en permanence collé à toi et constamment armé. Alors mesures bien tes paroles, car je ne serais jamais ni ton chien, ni ton serviteur. C'est clair ?"

Assurer sa protection n'était pas ce qui dérangeait le plus Kerorian. En vérité, s'engager dans une situation menacée n'était pas pour lui déplaire, lui qui aimait tant désamorcer et même stopper les conflits, d'autant plus qu'il ne l'avouerait jamais mais il avait le sentiment que la fillette n'était pas si mauvaise que ça. Elle était pénible, pédante et prétentieuse, mais pas méchante. Elle avait eu le cran de lui courir après et même d'essayer de le titiller tout en renouvelant sa très généreuse proposition. Une fois qu'elle cesserait d'essayer de faire bonne figure, il y avait peut-être moyen de découvrir quelqu'un d'un minimum bien sous toutes ces manières.
Si ce n'était pas le cas par contre, ça sera la mandale.




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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Dim 13 Mar - 1:32

~Fight like a rose~



- Parce-que tu veux être mon égale, c'est cela ?


J'eus un petit rire. Ce type voulait me dicter ma conduite, se croyait tellement intelligent... Tous les abrutis de sa caste se pensaient supérieur aux nobles, sous prétexte qu'ils étaient moins pompeux, plus directs. ils ne semblaient pas comprendre que cette attitude était une nécessité vitale dans mon monde. Il apprendrais. Ils apprennent toujours, ou alors ils ne font pas de vieux os. Ce gladiateur me faisait doucement rigoler... Il pensait réellement qu'il allait réussir à m'humilier, à me dévaluer, et à ce que cela me retourne et me fasse me comporter "mieux" avec lui ? Pauvre imbécile... Il n'avait pas la moindre idée de la marginalisation dont je faisais l'objet auprès des miens. Il ne pourrais pas comprendre avant d'avoir vu, même s'il était persuadé du contraire. Avec ce genre de simples d'esprits, il fallait se montrer patient...

- Tu n'atteindras pas le niveau des gens comme moi si tu ne fais pas l'effort de nous comprendre. Quoi qu'il en soit...


Je déposai à nouveau la bourse de Mère dans sa main, coupant court à la conversation. Il n'était pas la peine d'épiloguer encore infiniment. Il avait accepté le travail, même indirectement, et c'était tout ce que je voulait. Il était temps de lui fixer mes conditions.

- Tu as une semaine pour te préparer et déménager tes affaires. Une maison sera mise à ta disposition et à celle de ta famille non loin du manoir Cendrefer, tu obtiendras les titres de propriété auprès de moi lorsque tu viendras me trouver au manoir sus-mentionné pour la signature du contrat. Considère le contenu de cette bourse comme une garantie...


Avec un léger sourire, je lui tournai le dos, m’apprêtant à rejoindre Mère. Je me ravisai cependant avant de m'éloigner et me tournai à moitié vers lui, le visage très sérieux.

- Je ne penses pas que tu soit aussi stupide que tu veux le faire croire. Tu te bats trop bien pour cela, un simplet n'aurait pas retenu tant de mouvements ni prit le temps de les affûter pour arriver à un niveau tel que le tien. Alors tâche de te présenter convenable lorsque tu viendras au manoir... Je ne tiens pas à lancer des rumeurs supplémentaires sur les fréquentations de la famille.


Mère et moi avions d'autres choses à faire que de gérer notre image. Déjà que la marque dans mon œil, toujours soigneusement cachée par ma mèche, causait assez de remous, et que la moitié de la cour me disait bâtarde... Si en plus on voyait des souillons se présenter et être accueillis à nos portes... Cela risquait de compromettre sérieusement l'image de notre maison, et je n'y tenais pas particulièrement.

Je ne savais pas trop dans quel aventure je m'engageais en embauchant cet homme, mais je sentais que cela allait s'avérer très différent de tout ce que j'avais pu vivre jusqu'ici...


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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Lun 14 Mar - 2:23

Le Rôdeur soupira dès que la jeune femme ouvrit la bouche. Las de sa stupidité et sa suffisance, Kerorian n'eut même pas le courage de secouer la tête de dépit. Il n'y avait définitivement que les nobles pour être à ce point débiles et prétentieux, même les enfants n'étaient aussi cons.
Cependant, le géant devait bien reconnaître au moins une chose à l'attardée volumineuse : Elle était persévérante, comme elle le démontra en reposant la bourse dans sa main. Les gens qui ont du cran sont des gens qui peuvent être fiables au moins, même si le Rôdeur avait quelques doutes au sujet de cette fille qui devait très certainement se penser habile, intelligente et tellement supérieure aux autres et à la plèbe dont il faisait partie. Bah, de toute façon il sait bien que même en lui parlant pendant dix ans il ne la fera pas changer d'avis...
Par contre, Kerorian dut se résister à l'envie de lui faire fermer sa grande bouche par un coup si brutal qu'il lui aurait enfoncé la mâchoire dans le nez lorsqu'elle posa ses conditions, essayant très clairement d'avoir non seulement le dernier mot mais aussi le contrôle des événements. Bien sûr, c'était plus qu'honnête comme marché, c'était même très avantageux pour lui, mais il n'aimait pas son ton, sa suffisance. Vraiment, c'était ce qui le dérangeait le plus, d'avoir à faire à de tels gens, et surtout de rapprocher sa famille de la sienne...il n'y avait rien de bon à tirer de ces enfoirés, ni pour lui, ni pour Louka.

Mais avant de s'éloigner, elle se retourna à demi vers lui pour le fixer d'un air grave et se perdre dans un pathétique monologue visant à mettre en avant sa formidable acuité et son instruction à l'observation et aux armes. Et pour en plus finir par une insulte déguisé et un ordre supplémentaire. Okay, là ça en était trop. Elle se foutait définitivement de lui, rien à foutre de son pognon et des emmerdes qu'il allait s'attirer, il était Redeye, l'oeil de la colère, un démon, un monstre qui ne craignait ni lame ni sortilège tant qu'il y avait du sang à verser.
Ses muscles se crispèrent, son regard se fit assassin. Par où commencer ? Lui enfoncer le crâne serait une bonne idée, histoire de répandre sa géniale cervelle à travers la moitié de l'allée...mais ça serait trop rapide, il faut le faire vers la fin ça. Peut-être lui pulvériser la cage thoracique ? Oui, ça c'est bien ! Un coup de poing ou de talon qui passera sans peine la protection graisseuse de ses flotteurs naturels pour faire voler en éclats ses fines côtes avec tant de violence qu'il en déchirerait ses poumons dans l'élan. Ooh, quelle délice, quelle cruauté, ça lui plait ça ! Elle s'écroulera de douleur, s'asphyxiant dans son propre sang alors qu'il lui fera regretter la moindre de ses paroles. Il ne comprend pas son monde de parvenus et de faux-sourire ? R'en à secouer ! Ici, seule la force et la haine comptent !
Le géant s'avança d'un pas lourd, salivant déjà à l'idée de détruire cette pétasse pénible à main nue. Ses sens n'étaient jamais plus aiguisés que lorsqu'il les affûtait avec la souffrance d'autrui. D'ailleurs, jusqu'à quel point on pouvait tirer sur ses membres avant que les articulations ne lâchent ? Oh, peu importe, il ne découvrirait bien assez vite, en se dépêchant il devrait bien avoir une petite minute ou deux pour expérimenter les supplices les plus pervers que ses esprits dérangés pouvaient bien réclamer. Et puis après, ça serait dommage de gâcher pas vrai ? Elle se prend pour une adulte, pour une vraie femme, juste parce qu'elle a de gros seins ? Hé bien qu'elle assume alors, enfin...du moins dans la pensée, puisqu'en vrai ça va être compliqué après ce qu'elle aura subi, héhé, et puis ça le changera un peu d'avoir enfin un vrai volume bien tendre à dévorer, pas comme avec...
Comme avec...
Liyu...

Urgh...la migraine revint à la charge avec une violence inouïe. Son rictus carnassier qui venait de naître s'effaça dans une grimace tordue. Ce n'était pas...la solution...pas la voie à suivre...il s'était battu jusqu'ici, contre la solitude, contre la mort, contre lui-même...pas question de perdre face à une morveuse ignorante. Elle avait...du fric...énormément de fric, bien plus qu'il n'en avait jamais eu jusqu'à maintenant. Cette merdeuse allait lui permettre d'offrir une vraie vie à sa f...à sa fa...mille...sa femme, Liyu...et Louka...il devait la surveiller. Juste la surveiller, la protéger contre les dangers, et non pas la tuer.
Aussi chiante soit-elle, elle ne méritait pas la mort. Et certainement pas comme ça. Ce n'était qu'une sale noble, mais pas la pire. Son offre était généreuse et Liyu et leur fille pourraient vivre très décemment grâce à elle. Sans compter que, à proximité d'une maison de "grand friqué", ils pourraient s'y réfugier en cas de problème. Il devait se calmer, se raisonner, lutter contre ses appréhensions et le mépris que lui inspirait la "Cendrefer".

Respirant un peu laborieusement, le Rôdeur sentit ses sens s'émousser à nouveau, rongés par sa malédiction toute-puissante. Sa vue se brouilla un instant et les couleurs devinrent troubles, les odeurs s'effacèrent jusqu'à devenir absente et la douleur de ses innombrables blessures, qui même cicatrisées ou guéries en apparence demeuraient parfois de graves afflictions, devint un picotement dont la faible présence n'était pas rassurante. Ce sentiment de...mort-vivante accompagnait à peu près toujours son retour à la raison, en particulier lorsqu'il résistait à une trop grande poussée de violence. Sa plus grande peur était qu'il devenait de plus en plus brutal avec le temps, et qu'il lui devenait de plus en plus difficile de ne pas céder à ses pulsions macabres.
Mais pour l'heure, le guerrier se redressa. Son visage redevenu de marbre affichait cette fois la marque de son combat intérieur qu'il avait remporté pour l'instant. Kerorian était toujours vivant, et l'avenir l'appelait à poursuivre son destin. Fier, et surtout mis sur les nerfs par sa lutte dichotomique et l'attitude de la gamine, le Rôdeur lui renvoya à nouveau la bourse, sans la moindre douceur, tant pis si elle se la ramassait dans les dents comme s'il s'agissait d'une pierre coûtant fort cher.


"Mets toi en tête que ton monde n'existe pas en dehors des portes de ta maison. Je me présenterais quand j'en aurais envie, dans l'état qui me plaira, et là je te ferais part de ma réponse définitive."

Car après tout, il devait d'abord en parler à Liyu. L'offre était très alléchante, mais la jeune mère avait plus que le droit de donner son avis. Il était guerrier, mercenaire, ascète, démon, père...mais dans tous ces traits, sa fierté était toujours là. Et ça, la gamine allait devoir le comprendre et même pire, l'accepter, de gré ou de force, si elle tenait absolument à ce que "sa volonté soit faite" et qu'il la protège contre d'éventuels dangers. Le Rôdeur s'avança d'un pas vers elle, se penchant un peu pour s'abaisser. Contrairement aux nobles, il n'essayait pas de prendre les gens de haut, lui.

"Et puisque tu me penses plus malin que j'en ai l'air, ne me prends pas pour un con. Ne commets pas l'erreur de croire que tu pourras m'acheter. Ton or n'a de valeur que parce qu'il permet un peu plus de confort pour les miens, mais il n'est en rien indispensable, et ne le sera jamais."

Une réflexion lui traversa l'esprit. Venait-elle du gentil Rôdeur, ou du maléfique berserker ? Ce n'était pas la pensée d'un héros ni d'un fauve...c'était celle d'un amant inquiet. Les nobles ont des moyens et bien des hommes à leur service, dont certains qui ne brillaient pas par leur élégance ou leur dignité. En faisant vivre sa famille sur les terres des Cendrefer, non seulement il leur indiquait leur position mais en plus il les mettait à leur merci...
Ses traits se tordirent lentement. C'était une colère...étrange. Une colère sourde, comme un loup montrant les crocs. Le géant se pencha un peu plus sur la gamine, presque dans un ton de confidence qui suintait pourtant d'une menace clairement audible. Elle semblait à peu près honnête, pour une noble...mais sa seule attitude prouvait qu'elle appartenait à la race des gens qui n'hésitaient pas à considérer les êtres vivants comme des pions, des objets à manipuler et sacrifier.
Et ça, ça n'arrivera jamais.


"Et dans le doute, ne penses même pas à essayer de faire pressions sur les miens. Car je t'assure que tu n'as vraiment pas envie de me voir en colère, et certainement pas contre toi, Lady."

Même sa voix avait grincé tant la seule idée d'avoir jeté Liyu et Louka dans la gueule du loup menaçaient de le mettre hors de lui. Qu'elle ose seulement un jour évoquer cette possibilité et toute sa foutue garde de "corrompus" ne suffirait pas à lui permettre de mettre suffisamment de distance entre lui et elle.
Si près d'elle, le Rôdeur eut la désagréable impression de sentir son sang couler dans ses veines et se releva en essayant de se reprendre. Miss cendrefer ne semblait ni idiote ni cruelle, enfin...pour une noble, alors elle ne le ferait probablement jamais...mais mieux valait prévenir que guérir.




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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Lun 14 Mar - 3:10

~Fight like a rose~



Et voilà qu'il passait aux menaces... Ce type me prenait vraiment pour une imbécile pourrie gâtée. Il allait rapidement découvrir la réalité de mon monde s'il venait travailler pour moi. Voilà qui lui permettrait peut-être de voir un peu autre chose que son univers réduit et borné. En attendant, je ne pouvais pas dire qu'il faisait forte impression sur moi. Bien sur, je me sentais intimidée par son air menaçant - qui ne l'aurait pas été ? Mais il n'était qu'un homme dans le monde dans lequel j'évoluais, et il ne pouvait pas prétendre être plus dangereux pour moi que d'autres personnes que j'avais déjà pu fréquenter par le passé.

- Tu me dit de ne pas faire pression sur les tiens, mais c'est toi qui en est venu aux menaces en premier~


Je croisai à nouveau mes mains dans mon dos. Je pouvais percevoir son énervement, son visage était tordu par son envie de me voler dans les plumes contre laquelle il ne luttait qu'à grande peine. Il devait sans doute penser que j'étais une faible femme fragile, un truc qu'il aurait pu blesser facilement. Il n'avait pas forcément tort, mais je savais me défendre un minimum, au moins assez pour m'enfuir et trouver de l'aide. Je suis fière, mais mes gardes ne sont pas là pour rien.

- Pour ce qui est de t'acheter... Tu as bien entendu ce que je t'ai dit plus haut ? il me semblait avoir signalé que c'était justement pour ton incorruptibilité que tu m'intéressait.


Décidément... Cet idiot avait bien vite oublié ce que je lui avait dit il y avait à peine quelques minute. J'accrochai la bourse qu'il m'avait renvoyé à la ceinture. Mon bras avait un peu reculé en réceptionnant le paquet, car il l'avait envoyé avec force, comme s'il avait cherché à me blesser ce faisant, mais je n'en laissai rien paraître. Ne pas montrer de faiblesse, jamais. Je haussai ensuite les épaules d'un air nonchalant.

- En tout cas, tu sait où me trouver si tu finit par accepter mon offre.


On sentait dans le ton de ma voix que je n'avais aucun doute sur sa décision finale.

- Je ne doute pas de te voir dans pas longtemps, viens quand-même assez tôt pour avoir le temps de t'installer~


On sentait toute l'ironie dans mon ton lorsque je lui tournai à nouveau le dos pour me diriger d'un pas léger vers la sortie, où m'attendaient Mère et notre garde. Elle n'était pas très loin, à peine au bout du couloir... Je ne laissai rien voir de la hâte que j'avais d'enfin en finir avec ces bêtises. Et dire que, si mon plan fonctionnait, j'allais devoir me traîner un tel boulet... Et pour une durée indéterminée en plus. J'en étais déjà épuisée. Mais à quoi pensait Mère ? N'avais-je pas assez à faire que de devoir en plus m'occuper d'un gueux ? Il avait intérêt à être efficace !

Lorsque j'arrivai devant Mère, à peine la porte ouverte, je m'inclinai légèrement vers elle, me composant un visage neutre pour ne pas avoir l'air renfrogné. Dame Espéra me considérait de son air sévère, les lèvres légèrement pincées en voyant la bourse à ma ceinture.

- Tu sembles avoir échoué...


Je pinçai à mon tour les lèvres, me retenant de m'énerver. Sans aucun doute, de la porcelaine allait devoir être remplacée suite à la crise de nerfs que j'allais faire en rentrant, mais pour l'instant je n'avais pas le droit de m'énerver. La lueur de mépris que je lisais dans le regard de Mère était plus tranchante que n'importe quel poignard, ou que n'importe quel mot qu'avait pu prononcer le sauvageon qu'elle m'avait envoyé recruter.

- Bien sur que non, mais il a sa fierté. Il n'a pas encore pris sa décision, et il veut en parler avec sa famille. or, comme vous avez sans doute pu le remarquer, il est fort... Et je ne tiens pas à ce que mon futur garde du corps soit celui qui m'infligera mes premières blessures. Cependant, je pense qu'il viendras tout de même. Il a trop à gagner dans cette affaire pour ne pas considérer sérieusement mon offre.


Mère hocha brièvement la tête, l'air de comprendre ma démarche, et la lueur de mépris quitta son regard, provoquant chez moi un infime sentiment de soulagement. Bon, la vaisselle ne serait pas épargnée... Mais au moins, j'avais réussi à rendre Mère un peu fière de moi, et je n'en demandais pas plus. Elle était la seule femme que je respectais, et pour cause : Elle était la seule à s'être occupé de moi, et à avoir accepté de m'enseigner ce qu'elle savait. Elle m'avait appris à me montrer dure et fière dans ce monde sans pitié où nous évoluions. Pendant un instant, le regard que nous échangeâmes était rempli de compréhension. Puis nous reprîmes chacun notre masque austère et elle me tourna le dos pour entamer la marche qui nous mèneraient chez nous. Je lui emboîtai le pas. J'avais des contrats à préparer, et une propriété à faire restaurer.

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MessageSujet: Re: Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]   Lun 14 Mar - 3:47

Misérable morveuse pédante. Faire la fière et le bien portant ne marche vraiment que dans un monde de tordus incompétents. Celui qui baisse la tête devient la proie, celui qui la lève devient l'ennemi. Elle, elle la lève. Mais ça, elle ne l'a toujours pas compris, la p'tite gamine bien portante et hautaine hein ? Tss, le Rôdeur ne se donnera pas la peine de lui répondre. La migraine encore vive et le fourmillement désagréable dans le bout de ses doigts lui indiquent que ses démons sont encore là, à guetter la moindre faille. Et cette conne en était remplie.
Cette phrase sonne bizarrement dégueulasse quand il y repense...mieux valait ne pas y songer. Il avait suffisamment mal au crâne comme ça.

Kerorian renifla avec mépris lorsqu'elle lui tourna le dos. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas donné pour l'éparpiller morceau par morceau à travers tout Nevassa. Malheureusement, le vieil homme qui l'avait éduqué avait voulu faire de lui un homme de bien, et le souvenir des leçons, du quotidien avec son cher maître et grand-père, sa véritable famille, lui manquait.
Devenu bien sensible, le Rôdeur sentit sa colère fondre comme la neige de la nouvelle année à l'arrivée du printemps. Maintenant qu'il y repensait, c'était là-bas qu'il aurait du rester... Il serait resté à l'abri de la vulgarité, de la violence déraisonnée et de la haine. Lorsque les salauds qui ont brûlé leur ancienne demeure étaient venus, il aurait pu se battre aux côtés de son tuteur et à eux deux ils auraient pu les massacrer jusqu'au dernier !
Quoique...c'était justement ce que le vieux Daeroth aurait voulu éviter. En y repensant, Kerorian se souvint de la raison de son départ. Il voulait voler de ses propres ailes, découvrir le monde, toutes ses façons de vivre qu'il n'avait connu qu'à travers les histoires...et cela impliquait son lot de douleur, de peine et de regrets.
Mais ça avait payé. Au-delà des malédictions, des nobles, des abrutis et des Kira, il y avait quelque chose, quelque chose de bien. Des souvenirs flous remontèrent, des petits moments de bonheur, de sincérité, d'altruisme...tous ces gens...tous ces gens qu'il avait aidé ou sauvé, des plus simples paysans qu'il assistait au moment des récoltes ou des pauvres passants agressés par des bandits. Il revoyait leurs sourires...
Et les pleurs des mourants...
Bordel...

Le Rôdeur se remit en marche, plus morose qu'il ne l'avait été depuis bien longtemps. Tu parles d'un héros...il avait tué, massacré, torturé des dizaines, peut-être même des centaines de gens, par peur, par nécessité, par plaisir...ou par faim. Il repensa à l'ancien porteur de sa lame maudite, à cette lueur folle qui brillait derrière les fentes de son heaume épais, à la sauvagerie à laquelle il s'était adonné sans qu'il ne comprenne pourquoi à l'époque. Est-ce que c'était ça son destin ? Il allait finir comme Stanpar, caparaçonné de la tête aux pieds en ne savourant rien d'autre qu'un véritable génocide ?
Pire...ne l'était-il pas déjà devenu ? Son œil solitaire se posa tristement sur son bras encore armuré. Sa mémoire...était trop troublée pour se rappeler de chacun de ses combats, oubliant sans peine des dizaines de cadavres mutilés, sans visages et sans noms, sans passé et privés d'avenir. Il s'était battu jusqu'à démolir une armure en acier et était parfaitement conscient de n'avoir survécu que grâce à son propre fléau. Son épée prenait et donnait. Elle rongeait son esprit et son cœur pour mieux renforcer son corps. Combien de vies avait-il "dévoré" pour entretenir la sienne, cette existence de fantôme, balançant entre la terre et l'enfer ? Durant une seconde, le Rôdeur revit les visages horrifiés d'Alan, Liyu, tout le monde, face à son état physique...il avait déjà perdu en fait. Depuis ce jour où il avait empoigné l'épée il s'était condamné à devenir comme lui. Pourquoi l'avait-il fait ? Cela...il l'ignorait. Un...appel mystérieux peut-être. Le sentiment d'un pouvoir absolu qui lui tendait les bras ? Le linceul étrange qui drapait la lame noire ? Le fait qu'elle ait brisé Zweihänder ?
Ou pire encore, l'avait-elle choisi pour remplacer le colosse qui servait de porteur, d'esclave ?
Comment Stanpar lui-même l'avait-il eu ? Parfois, il pouvait trouver un souvenir dans cette arme plus maléfique encore que l'ancien roi de sa patrie, mais il ne parvenait jamais à y mettre un nom ou une date, elle était passé entre tant de mains et de vies...
...
Mais il ne finirait pas comme lui.

Kerorian se frappa la poitrine pour se donner du baume au coeur et le regretta aussitôt. Ses os étaient encore fragilisé par certaines blessures et les impacter avec tant de force était plus que désagréable. Mais au moins, cela le tira de sa mélancolie et angoisse. Il avait plongé jusqu'à ressembler à son ancien et pire ennemi, mais il avait aussi su résister et remonter la montagne. Aujourd'hui, il avait une femme plus douce qu'un lever de soleil sur les cascades où il méditait dans son enfance, et une fille aussi bruyante que prometteuse. Et lui, il serait un bon amant et bon père, c'était pour cela que sa volonté s'était détachée des enfers qui hantaient désormais son âme. Le Rôdeur accéléra le pas pour rejoindre plus rapidement sa famille, son avenir.
Il ne finirait pas comme Stanpar.

En tout cas, pas maintenant...




"Il y a...des ombres...dans ma tête..."
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Fight like a fool. Fight like alive [Pv Pandora...in coming]

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