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 [PV Kerorian] Un Prince Charmant?

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MessageSujet: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 4 Jan - 19:12

La route, toujours la route. Aussi loin que puissent remonter ses souvenirs, jamais Fiore n'avait autant chevauché. Et pour ne rien arranger, le soleil ne se gênait pas pour prouver qu'on était en plein été. Plus le temps passait, plus la chaleur devenait écrasante, au point qu'elle se demanda si le zénith était réellement passé...
Mais ce qui suivit fut bien pire. Les nuages vinrent, oui. Ils couvrirent le soleil, oui. Mais l'averse qui suivit fut encore moins supportable pour Fiore que le soleil. Pire encore, le sentier sur lequel Cassius avançait n'était pas large de deux pieds, et l'étalon devrait bientôt batailler pour avancer dans la boue. Alors qu'elle pensait ne plus rien pouvoir supporter, Fiore aperçut enfin ce qui allait la sauver, du moins c'est ce qu'elle croyait.
Un bois. Un petit bois, fort de deux ou trois centaines d'arbres, à vue de nez. Pas forcément quelque chose d'énorme, mais la canopée semblait suffisamment épaisse pour offrir un abri. Aussitôt qu'elle remarqua cela, la cavalière talonna Cassius à plusieurs reprises. Arrachant ses sabots à la boue en cours de formation, l'étalon noir galopa à en perdre le souffle vert ce coin de forêt, où il espérait aussi trouver un abri.
Une fois qu'ils arrivèrent enfin à proximité, elle se pencha et flatta l'encolure de son amie, qui piaffa d'impatience avant de s'engager entre les arbres sans qu'elle lui eut rien demandé.
Elle avait trouvé la canopée épaisse? Elle avait clairement sous-estimé la nature. Les arbres étaient si touffus que la clarté du jour était estompée par endroits. Et dans certains coins, il semblait que la nuit était déjà tombée...
Cette situation avait un avantage: la canopée était complètement étanche ou presque. Repérant un coin tranquille, Fiore y guida Cassius et le laissa vaquer à ses occupations. Pendant ce temps, elle retira son armure. Il fallait bien l'entretenir, et une telle chose serait impossible en la conservant sur elle. Une fois l'armure nettoyée intégralement, elle jeta un oeil autour d'elle. C'est à ce moment qu'elle entendit les voix.

-Qui que c'est?

Une voix rauque, mais paradoxalement enfantine. Elle venait d'en haut. Mais FIore eut beau scruter les arbres, elle fut incapable de le voir.

-Moi, je sais qui c'est! On la connaît, pas vrai?

Une autre voix, plus grave, mais aussi plus suave. Elle venait aussi d'en haut, et à nouveau, Fiore ne parvint pas à la localiser.

-Ouais! Ouais! Je la connais! C'est la Dame d'Albâtre!


Une voix de femme, presque belle si sa voix n'était pas teintée de folie, transpirant d'excitation difficilement contenue. Cette fois, Fiore ne perdit pas de temps à les localiser, et sa main erra vers le pommeau de selle de Cassius.

-On descend... On l'assomme... On la viole et on la tue, ouais!

La première voix avait à nouveau parlé. Et ce "ouais!" était repris par de multiples gorges. Fiore eut la bonne idée de dégainer le Croc de Fer au moment où trois hommes se laissaient tomber à proximité. Ils étaient vêtus de peaux de bêtes authentiques. Des sauvages... Fiore commençait réellement à avoir peur. C'est à ce moment-là que le plus jeune, celui avec la voix enfantine, reprit la parole.

-T'as qu'à te laisser faire, ouais! Ca sera plus facile, et puis on aura pas besoin de te tuer...

Ils approchèrent encore. Ils avaient un corps taillé pour le combat, et Fiore n'était pas de taille. Pourtant, elle se défendit jusqu'au bout. Le premier qui tenta de l'approcher eut une bien mauvaise surprise en voyant sa cuisse entaillée.

-Ecartez-vous, bande de lâches! Vous n'êtes pas capables de vous battre comme des hommes?

A ces mots, celui qui semblait être le chef éclata de rire.

-Des hommes? Ouais, on est des hommes, et tu vas très vite t'en rendre compte!

Et au même instant, ils lui sautèrent dessus en même temps. Elle ne put pas faire grand-chose, à part planter son épée dans le ventre du plus proche, qui tomba au sol, sans vie. Mais les deux autres la désarmèrent et la maintinrent au sol. Cassius, lui, était maintenu à l'écart par d'autres membres du groupe. Et alors que les mains baladeuses commençaient à lui arracher ses vêtements, Fiore se mit à hurler...
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 4 Jan - 21:43

Mal...
Il avait mal. Ca il pouvait le voir, son corps était meurtri, ravagé par bien des blessures, des efforts qu'il n'aurait jamais du pouvoir réaliser et par des maléfices bien plus sournois que la guerre. L'Homme ne le savait pas, mais son estomac criait famine, ses muscles réclamaient des ressources. Était-il cadavre parmi les vivants ? Peut-être...mais pas encore. Pas tout à fait. La douleur...la douleur lui rappelait qu'il respirait toujours.
Il lui demanda ce qui lui était arrivé. L'Homme se rappela d'un désert, d'ombres qui dansaient dans les flammes, des flammes noires, des ténèbres brûlantes...la souffrance se ravivait alors. Une lumière blanche lui revint à l'esprit, blanche comme la neige des montagnes par un ciel dégagé, mais qui ne l'avait pas ébloui...ou peut-être que si, c'était confus.

Son corps se tendit, il leva le visage vers les cieux chargés. Il pleuvait. Aimait-il la pluie ? Il ne s'en rappelait plus vraiment... Son pied frappa dans une flaque qui gicla tout autour. Soudainement intrigué alors qu'il savourait les eaux célestes soulager son corps par le martyr, chaque goutte le frappant sur ses chairs à nu ou glissant sous le reste de sa tenue faisait grincer de souffrance sa peau, ses muscles endoloris et fatigués. Se pencher lui arracha une grimace douloureuse alors que l'onde à ses pieds redevenait calme, protégée des ondées aériennes par la large stature de cet Homme qui fixait le reflet se stabilisant.
Dedans, un guerrier fatigué dardait son regard rouge, solitaire dans le sien. Ses traits étaient durs, tirés, le vagabond failli tendre la main vers son épée pour parer à toute menace, ne se figeant qu'en voyant l'inconnu en faire de même. Ce n'était que lui ? Mais qui était-il..?

Un courant d'air apporta une senteur familière sous la pluie à ses narines. Il connaissait bien ce parfum, celle de la terre de son enfance alors qu'elle s'abreuvait. Oui, le Rôdeur s'autorisa un maigre sourire, à l'orée d'une belle forêt, alors qu'un fragment de souvenir, issu d'un autre temps, d'un autre monde semblait-il, revenait vivre dans ses pensées.
Daein...sa terre, sa patrie. Et un nom, donné par son mentor à cause de son apparence si caractéristique. "Redeye"...Ce n'était pas son vrai nom, mais il lui suffisait. Le guerrier inspira à pleins poumons l'air frais de son pays, gonfler ainsi sa poitrine lui était douloureux...mais la fraîcheur de la pluie apaisait un peu ses brûlures, ou alors était-ce son imagination ? Peu importe, cela avait quelque chose d'agréable.

Toutefois, la prudence lui suggéra de s'abriter pour éviter le plus gros de l'orage. Enfant, il se souvenait que son maître avait du à plusieurs reprises aller le chercher par la peau du cou. Ainsi "Redeye" aimait l'eau...cependant, aujourd'hui, il était gravement blessé, épuisé, ce n'était vraiment pas le moment de tomber malade. Et puis, ça le rouquin en était déjà sûr, il aimait la forêt.
Ho bien sûr, c'était assez pénible de s'y déplacer. Son état lui faisait traîner ses pieds, si grands et lourds qu'il s'accrocheraient aisément dans les racines, ou bien glisser sur une pierre un peu moussue était si vite arrivé. Mais il était un vagabond, un enfant presque sauvage dans ce monde de "civilisation", il était chez lui dans la nature la plus...naturelle.

Pour la première fois depuis bien longtemps, Kerorian se sentit...relativement serein. Il ne se prenait plus la tête avec les dangers potentiels, sa démence croissante, sa famille qui s'était imposée plus ou moins comme ça. Non, le Beorc respirait lentement, profondément, tendant l'oreille pour reconnaître les sons de la vie. Ici un oiseau jacasseur qui attendait la fin de la pluie pour parcourir la plaine, par là...probablement des cervidés à la recherche d'un cours d'eau fraîche. Le guerrier suspendit son pied en l'air, le reposant un peu à côté de là où il allait le faire. Certes il n'avait plus qu'un oeil, mais il avait passé l'essentiel de sa vie dans une montagne en altitude, où le moindre pas pouvait rapidement devenir un danger. Ces bois n'étaient qu'un parcours de santé fort relaxant pour lui.
Jusqu'à ce qu'il entende un cri. Un cri de femme, un cri de frustration, de colère, de peur...quelqu'un était en danger ici, dans les terres qui lui étaient si chères.

Se mouvant comme un fantôme d'acier sous le fracas de la pluie sur le rideau de feuilles et de branches, Kerorian rejoignit la source du bruit. Ce n'avait pas été dur de connaître la situation avant même d'y avoir posé un regard. Il avait pu entendre un cheval, des rires d'hommes, des phrases qu'il n'était guère acceptable de laisser prononcer, et une femme qui se débattait. Probablement un groupe de bandits qui s'en étaient pris à une voyageuse solitaire...

Le Rôdeur sortit des fourrés, le pas lourd. Son corps était fatigué, le port interrompu de sa lourde armure n'aidant en rien à son rétablissement, mais il demeurait puissant, fort d'une solide constitution et des pouvoirs de son arme damnée. Un coup d'oeil d'un côté, et Redeye eut la surprise de découvrir une femme parmi les bandits, contrôlant le cheval de la victime à l'aide d'un de ses camarades. De l'autre, deux hommes étaient en train de maintenir au sol une femme, seule, aux vêtements en lambeaux, un cinquième gisait au sol dans son propre sang. L'odeur métallique laissa un goût désagréablement attirant dans sa gorge.
Il l'ignora et dégaina Zwei, son arme de prédilection, la Dragonslayer aurait été bien trop encombrante dans son état, et la pointa en direction des agresseurs de la pauvre fille.


"Lâchez là, demandez lui pardon, et disparaissez à jamais de sa vue."

Son oeil solitaire volait sans cesse du premier groupe au second alors qu'il adoptait une garde menaçante, genoux fléchis comme un fauve prêt à bondir, l'épée tenue à l'horizontal au niveau des yeux, la pointe dirigée déjà vers ses adversaires, la lame reposant sur la seconde main, libre, pour permettre de réagir plus rapidement, par un coup de poing, un passage en demi-épée pour le combat très rapproché ou saisir à tout moment la poignée pour gagner en force et en allonge.

"Maintenant."

La gorge fatiguée du Rôdeur émettait une voix rauque, presque grinçante, qui n'était pas sans rappeler éventuellement celle d'un vieil ours dans une grotte humide. Mais elle n'en demeurait pas moins encore pleine de puissance alors que le guerrier assurait ses appuis. Combien de temps cela faisait-il qu'il ne s'était pas battu pour sauver une vie ? Est-ce que ça faisait...deux mois ? Deux ans ? Il ne s'en souvenait plus...mais quel folie était-ce que d'avoir oublié la sensation de défendre quelqu'un, d'être responsable pour les autres. C'était un poids conséquent, mais il avait une saveur...qui réchauffait son cœur qu'il pensait devenu froid sous sa carapace d'acier.




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 7 Jan - 18:36

Les mains sur elles, l'odeur des hommes et elur crasse. Tout cela révulsait Fiore, qui se débattait autant qu'elle pouvait. Mais seule contre deux, elle ne pouvait rien faire. En cet instant, en cet instant précis, elle haïssait plus que tout le fait d'être impuissante... Malgré ses efforts, son pantalon fut baissé et son haut ouvert. Ses vêtements étaient en bien mauvais état, et il n'en resterait bientôt plus grand chose... Elle sentait le poids d'un des hommes sur elle.

-Allez, ma belle... On dit que tu es la Vierge d'Acier... MAis je s'rai prêt à parier que t'es vierge tout court!

Fiore paniqua. Il touchait en plein dans le mille. Si ce porc la prenait maintenant, son dernier trésor disparaîtrait à jamais. Elle se débattit avec une vigueur renouvelée, mais ce fut insuffisant... Ses vêtements... Ils avaient été enlevés et jetée un peu plus loin, sauf sa cape. A croire que l'autre fantasmait de violer une femme uniquement vêtue d'une cape.
Elle n'entendit pas vraiment la suite. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'un homme, un autre, était sorti des fourrés et ordonnait à ces porcs de vider la place. Aussitôt, les hommes se figèrent, et chacun regarda dans la direction de cet homme si grand, auquel Fiore aurait été bien incapable de donner un âge...
Les sauvages hésitèrent, comme bien l'on pense. Mais la natue humaine les rendait irrévcablement stupides. L'air empestait les hormones masculines alors que le chef de la troupe rajustait ses vêtements et dégainait une longue lame en os, probablement un os humain au vu des dimensions. Devant cette vision, Fiore eut subitement envie de vomir...

-Eh, mon pote! Sois sympa, et va lécher le cul de la vache dans le pré d'en face, okay? ON te la laisse quand on aura terminé! Premier arrivé premier servi! Et si t'es pas content, ben va te pendre!

(HRP: Désolé de la longueur du post, mais je voulais faire court histoire que tu puisses poster une réaction...)
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 7 Jan - 23:06

Bien sûr, comme tant de fois, comme à tant d'occasion, les criminels n'avaient pas eu peur de lui. Kerorian était grand, impressionnant, et depuis ces malheurs parfois terrifiants...mais quoiqu'il fasse, dise, ou annonce, personne ne prenait la fuite. Bien sûr, il était seul et à cause de ça les bandits et autre malfrats pensaient qu'ils pouvaient passer outre, que ce n'était qu'un troufion standard qui voulait jouer au héros... Bon sang, que cela était pénible.
Et bien évidemment, comme à chaque fois, le "méchant" se lançait dans un discours, se voulant intimidant, autoritaire et impressionnant, dégainant même une lame d'os aussi écœurante qu'annonciatrice de tourments. Le Rôdeur ne cilla même pas à sa vue. Oh, un homme normal aurait sans doute pris la fuite, un courageux aurait eu envie de vomir ses tripes. Mais pas Kerorian, non seulement il était moins homme que guerrier, formé depuis quasiment sa naissance à vivre et manier les armes, mais de plus il était un démon, un monstre véritablement terrifiant, qui vivait littéralement par le sang et la douleur. Il ne connaissait pas la peur, car il était la peur.
Mais seulement dans ses mauvais jours.

Cassant sa position de combat, le Rôdeur s'avança vers celui qui semblait être le chef. Avec un peu de chance, l'abattre par un coup d'éclat ferait fuir les autres, alors les dégâts se limiteraient à un abruti. Son oeil unique, flamboyant vola d'un bandit à l'autre. La plupart semblaient se cantonner à tenir leur position, le premier tenait la jeune femme à terre, les autres contrôlaient le cheval, le dernier était mort. Parfait, un duel expéditif et leur bravoure s'écroulerait comme un château d'allumettes... Il s'avança encore. Un peu trop.
Le chef ennemi s'élança pour abattre ce fou qui osait les défier. Kerorian bougea à l'instant même où son adversaire amorça son coup, pivotant pour sortir du passage de la lame, la laissant au pire frapper contre sa massive armure, et balança son talon dans la tête du criminel au sortir de sa rotation.

Le guerrier sentit qu'il avait énormément perdu en souplesse, et son armure ne l'y aidait probablement pas. Mais autrefois, il aurait été capable d'atteindre un homme bien plus grand que lui, et aujourd'hui encore il était lui-même un géant. Enfoncer le plus rigide de son pied dans la tempe de son ennemi était d'une aisance incroyable pour ce colosse fatigué qui, devenu bien plus cruel avec ses difficiles aventures, compléta sa rotation par un coup de taille, lacérant la poitrine de son ennemi. Ce n'était qu'une blessure supplémentaire, probablement non-létale car il n'avait pas tenté de l'assassiner, mais c'était suffisamment impressionnant et violent pour menacer sa vie sans soins, et intimider les autres.
Kerorian n'était plus un homme naïf, plein d'espoir et de générosité. Il était devenu un assassin, un guerrier fait de sang et de violence...au fond du quel résidait peut-être encore un cœur d'or. Le géant sentit tout de même l'effort lui peser, en même temps que ce geste ancien faisait remonter en sa mémoire une meilleure époque, et dès lors, sans plus s'intéresser aux bandits qui venaient de voir tomber comme une feuille leur chef sous un coup inattendu, le Rôdeur se dirigea vers la jeune femme violentée, décrochant de sa main libre sa massive cape, usée par les voyages mais toujours aussi robuste, avant de la lui lancer en guise de couverture et de lancer un regard meurtrier à son agresseur de son œil unique.


"Dégages. Tout de suite ! J'en ai MARRE de me répéter."

Le loup qui hantait son esprit commençait à se manifester, avide de sang, de violence, de haine...oui, durant quelques brèves secondes, Kerorian ressentit l'ardent désir de tous les tuer, même la jeune femme, d'arracher leurs membres, de dévorer leurs cœurs encore chauds. Son état l'aida à repousser la faim déchirante de sa face obscure. Le Rôdeur était toujours là, concentré, et relativement généreux.



[HRP : Pas de soucis ^^ ne t'en fais pas pour ça, joues comme bon te semble, tant que c'est joli ! Moi je peux me débrouiller]




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 11 Jan - 18:28

Tous les bandits avaient lâché Fiore ou presque. Le dul était imminent, et même un enfant de six ans aurait pu le comprendre. Bon, peut-être pas, mais c'était l'idée. Le sauvage armé de sa lame en os s'avança à la rencontre du géant d'acier.

-Tu sais ce que j'aime pas avec les mecs comme toi? C'est qu'ils sont toujours persuadés que leur armure les protège... Mais bon, je vais te planter, tu vas crever, et tu viendras pas pleurer!

La suite fut rapide, mais la douleur, elle, fut fulgurante. Recevoir un coup de talon en pleine tempe n'est agréable pour personne, et encore plus quand on reçoit en prime un coup de taille qui réduit à néant les muscles du torse. Le bandit se mit à jurer comme un charretier. Sa respiration sifflait et il avait plaqué la main sur sa poitrine pour stopper l'écoulement de sang... Il n'avait rien vu venir, aussi la surprise était-elle visible sur son visage.

-Bon, d'accord, je me suis planté, ça arrive à tout le monde... Mais les mecs comme toi seront pas toujours là, et ils seront pas toujours aussi forts! Un jour, t'auras ma lame sous la gorge, fils de catin! Et ce jour-là, tu regretteras d'être né!

D'un geste, il incita tous les autres à le suivre alors qu'il s'élançait en avant, loin du colosse d'acier, obéissant de fait à ce dernier. Fiore ne put empêcher une larme de couler sur sa joue pâle lorsque la cape de l'inconnu échoua entre ses mains. Malgré le fait que la cape soit chaude, elle avait si froid... Mais déjà, elle était à bout. Les larmes coulèrent. Elle était agitée de sanglots et frissonnait. AU bout d'un moment, elle parvint à ravaler le tout et à enfin regarder son sauveur des les yeux.

-Qui...qui êtes-vous? Je... je n'avais jamais vu encore quelqu'un se battre comme ça! Et... Merci...
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mar 12 Jan - 11:40

Implacable, Kerorian regarda de son oeil unique les bandits prendre la fuite suite à la défaite fulgurante de leur chef. Tss, six contre un et aucun n'ose prendre des burnes et s'assumer. Tellement classique...typiquement le genre de petites frappes qui ne pouvaient rien contre lui, qui n'avait pas peur d'eux et possédait la puissance pour les abattre un par un.
Rigide, le Rôdeur fendit sèchement les airs d'un coup de lame pour en évacuer le sang avant de la rengainer avec un claquement sec pour se tourner ensuite vers la malheureuse qui n'était vraiment pas passée loin de la casserole. Elle était en larmes et grelottait. D'un côté, le vagabond supposa que cette réaction était normale après avoir manqué d'être violée et tuée, d'autant plus qu'il ne faisait pas forcément chaud à Daein, même sous les arbres, surtout avec une vieille cape pour seul vêtement.

Mais d'un autre, la bête qui le hantait tenta de s'éveiller à la vue de cette chair fraîche, vulnérable, si tendre et fragile. Le géant n'avait pas encore lâché le pommeau de son épée rangée qu'un horrible désir s'implanta dans son crâne, celui de sentir ses os craquer sous ses poings, ses dents, de l'entendre hurler à nouveau, de la déchirer dans tous les sens... Elle lui demanda son identité, avant de confier avoir été stupéfaite de sa technique et pour finir de le remercier. Cette folle était-elle bien certaine que ce n'était pas le diable lui-même qui venait de chasser les vautours ?

Son esprit s'embruma, encore une fois. La douleur s'était mise à s'estomper lentement comme lorsqu'il dégaine la lame titanesque dans son dos. Ses doigts se serrèrent sur le manche de sa bonne vieille Zwei, la sensation le changeait de la Dragonslayer mais lui était très familière...il se concentra dessus, faisant remonter des souvenirs, des valeurs qui tentaient de survivre aux maléfices le hantant.
Non, ce n'était pas aujourd'hui qu'il céderait aux Ténèbres...


"Kerorian. Et pas de quoi."

Déjà peu bavard à l'origine, le guerrier devait en plus se concentrer pour lutter contre les vagues de souffrances qui recommençaient à le submerger et pour conserver sa lucidité. Pour l'instant, ça marchait plutôt bien en fait, c'était plutôt...agréable d'avoir les idées un peu claires. Même si son corps entier semblait être sur le point de se déchirer.
Sa main lâcha enfin la poignée de sa vieille lame avant de se tendre vers la jeune femme pour lui proposer de l'aider à se relever. Il fait rarement bon de rester à terre. Ce geste fit remonter pas mal de souvenirs, des sensations de déjà-vu, lui rappelant une époque où on lui disait qu'il était grognon mais plutôt sympathique une fois qu'on le connaissait un peu. Aujourd'hui, Kerorian n'aurait pas souhaité se regarder dans un miroir...sous-nourri, fatigué par ses voyages et rongé par son épée maudite comme par ses blessures, revêtu d'une armure foncée et endommagée à plusieurs endroits, le Rôdeur se douta être plus proche du démon que du prince sur un cheval blanc. En plus il aime pas les chevaux.


"Ça va aller ? Qu'est-ce que vous faisiez par-ici ?"

Aussi instable et effrayant qu'il puisse être, le "gentil Kerorian" n'en demeurait pas moins un bon garçon avec une belle éducation...d'où son dégoût de cette face sombre de lui-même qui grondait au fond de ses pensées. S'il avait tenté de prendre l'habitude de forcer ses sourires depuis sa rencontre avec Nino, le vagabond ne s'y serait pas risqué en cet instant, son état lui donnant toutes les chances de faire un rictus au mieux angoissant...




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mar 12 Jan - 21:03

A moitié figée, Fiore regarda l'inconnu agiter sa lame avant de la rengainer. Elle le détailla des pieds à la tête. Il lui disait quelque chose, mais quoi? Des cheveux rouges, une armure lourde qui semblait ne jamais le quitter... C'étaient des indices sûrs d'un passé de combattant, plus sûrement encore lorsqu'on apercevait qu'il portait deux lames et non une. L'autre, celle qu'il portait sur son dos, était tout aussi atypique que son porteur. Sa forme laissait penser qu'elle avait été conçue pour un géant, ce qu'était l'étranger en somme.
Elle en était là de ses pensées lorsqu'un nom la tira de ses pensées. Kerorian... Un flash se produisit. Elle voyait des images de massacres, avec lui, Kerorian, au milieu, pourfendant veuve et orphelin sans distinction. Kerorian... Ce nom avait une réputation si sinistre, même si on ne le connaissait pas. On connaissait l'individu, en tout cas... Fiore pâlit. Devant elle se tenait probablement l'un des meurtriers les plus redoutés de l'histoire de Tellius. Le Rôdeur... Qui croisait son chemin ne voyait plus le soleil se lever...
Pourtant, quelque chose clochait. Si c'était vraiment Kerorian, alors il l'aurait très certainement tuée... Sans le quitter des yeux, elle se releva, se drapant dans sa cape avant d'aller récupérer ce qu'il restait de ces vêtements. Ils étaient franchement élimés, mais encore mettables...
Elle travailla sur les pièces de tissu pendant un moment, tout en faisant la conversation avec ce monstre inhumain responsable de tant de massacres.

-Si vraiment vous êtes la personne à laquelle je pense, alors pour une fois, c'est vous qui précédez votre réputation, et pas l'inverse...


Elle avait tenté de mettre de l'humour dans le ton de sa voix, mais la situation étai trop grave. Elle se trouvait en présence du plus grand meurtrier du continent. Comment peut-on rester calme dans ces conditions, je vous le demande...
Pourtant, elle prit le temps de le détailler. Mine de rien, il était plutôt bel homme. Une idée perverse lui traversa la tête. Et si il était comme ça parce qu'aucune femme n'avait voulu de lui?

-Kerorian... Le Démon... C'est une triste histoire que vous donnez à raconter aux générations futures... Mais je vous en prie, approchez... A moins que vous préfériez le tutoiement. Moi, je fais l'un ou l'autre, c'est comme vous voulez.

Elle terminait enfin son travail. La tenue serait légère, mais la recherche esthétique était indubitable. Et surtout, l'ensemble était...provocant serait le terme le plus juste. Il laissait le ventre nu, et le décolleté était profond. Elle riva son regard à celui du Rôdeur. Si elle devait coucher avec lui, ça ne serait pas par amour, non... Ca serait certainement pour calmer les démons qui grouillaient en lui...

-Alors, monsieur le massacreur... Est-ce que je doius vous vouvoyer, ou est-ce que ça te dérange pas si on se tutoie?

(HRP: Bon, je suis parti sur un tournant [-18]. Si ça te dérange, préviens moi par MP!)
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mar 12 Jan - 23:00

Le Rôdeur regarda la jeune femme se relever, s'enveloppant dans la cape qu'il lui avait prêté, avant de détourner le regard quand elle commença à rassembler les restes de ses effets, préférant jeter un coup d'oeil aux alentours pour s'assurer que les bandits ne tenteraient pas un sale coup. A priori, c'était tranquille. Toutefois, il ne s'attendait pas à ce que l'étrangère commence à lui taper la conversation...et surtout pas ainsi.
Son regard solitaire se tourna vers sa débiteuse alors qu'elle lui parlait de réputation. Kerorian n'était pas dupe, il était pleinement conscient qu'il avait commis des atrocités, bien plus de crimes qu'il n'aurait du être possible d'en faire pour un humain, et contrairement à certains comme les deux rouquins qu'il avait rencontré auparavant, lui était vraiment unique. Immense, borgne, brandissant une épée semblant apte à fendre les cieux et la terre, drapé dans son manteau d'ébène usé et caparaçonné d'une armure ternie par les dommages. Il n'aimait pas toutefois que cette rumeur se soit propagée...ça ne faisait que renforcer le poids de ses actes...et la menace qu'il faisait peser sur sa famille si jamais le lien était fait.

Mais au lieu de s'enfuir, se faire toute petite ou supplier pour sa pauvre vie, l'étrangère vint plutôt se dandiner devant lui avec le reste de ses fringues. Quelques secondes, son oeil solitaire s'attarda sur le résultat. C'était une jolie femme, dont il connaissait en plus les formes désormais qu'il les avait vu, qui se présentait à lui avec si peu que ça n'en était que plus désirable. A vrai dire, les ombres qui grattaient dans son crâne triplèrent de violence, au point d'en assombrir les traits renfrognés de son visage.
Il avait faim. Il avait TOUJOURS faim ! De sang, de chair, de tout ce qu'il pouvait prendre à la vie et en particulier à celle des autres, et voilà qu'elle, la toute petite et fragile femme venait s'offrir à ses crocs comme on donnait un agneau aux loups de la forêt.
Attendez...elle était loin d'être fragile en fait ? Contrairement à la p'tite barde, elle est plutôt bien bâtie. Plus grande, plus épaisse, avec des formes dignes de ce nom et de la chair, de la vraie, solide à première vue...un véritable festin en perspective, il en salivait d'avance...
Non...Liy...Liyu...
Le Rôdeur porta une main à son visage, sur son oeil mort. La douleur semblait se raviver, un flash brutal, teinté de rouge traversa son esprit. Il revoyait la lame, son erreur, sa rage, son désespoir...et à l'origine de tout cela, son amour...tout ça, toute cette pénible vie, basée sur un amour incertain et injuste et souillée par la haine, et pire que tout la Faim.

Qu'est-ce que cette fille tentait de faire ? Elle savait apparemment qui il était, au moins sa plus mauvaise façade, et pourtant elle tentait de...de quoi ? De se faire ouvrir ? Quel que soit le sens du terme ? Elle criait à l'aide à peine quelques minutes plus tôt... C'était déjà bien assez compliqué lorsqu'il était dans la plus parfaite des solitudes de dénouer ses pensées, alors autant dire que face à une allumeuse le pauvre Rôdeur ne s'y retrouvait plus.


"Tutoiement."

Oui, c'était laconique. En ce moment, Kerorian mettait toute sa volonté pour contenir ses pulsions ardentes. Son coeur s'affolait à ne plus savoir s'il devait freiner ou s'exciter et son organisme était en ébullition. Quel mâle normalement constitué aurait refusé de sang froid une telle avance ? Probablement l'être qu'il était autrefois...mais à ce désir intime s'ajoutait une dangereuse frénésie. Beaucoup de choses pouvaient couler de la part d'une femme, mais bien peu abreuveraient la démence du Rôdeur que les fluides vitaux de sa...quoi ? Débiteuse ? Séductrice ? Le géant avait faim. Désespérément, douloureusement faim. Et devant lui se trouvait le plat de ses rêves...

"Qu'est-ce que...tu essayes de faire, jeune fille ?"

Le jeune Kerorian, le petit "Redeye", comme l'appelait son maître n'avait jamais vraiment connu sur les femmes...à part la douceur des bras d'une jeune barde, un soir incertain. Pour le reste, il avait toujours été un ascète et un guerrier, ne s'intéressant guère plus que ça aux choses de la vie.
Alors avec sa folie, le géant ne savait plus où donner de la tête et du regard. Si la victime in-extremis était dans son champ de vision, alors ses appétits explosaient. Si elle n'y était pas, il avait l'impression qu'elle devenait négligeable et son envie d'éparpiller ses morceaux à travers le pays s'enflammait également.
Bordel, qu'est-ce que ça faisait envie, toute cette belle chair fraîche...




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mer 13 Jan - 19:51

La faim était là. Plus Fiore regardait Kerorian, plus il lui plaisait. Elle le détaillait des pieds à la tête. C'est à ce moment-là qu'elle remarqua que ses bottes étaient tâchées, et certainement pas par de l'eau au vu de la couleur. Il ne soignait donc jamais ses blessures? Elle pourrait s'en occuper. Mais pour ça, il faudrait lui faire accepter de la retirer, et donc de déposer les armes, auxquelles il avait l'air de beaucoup, mais vraiment beaucoup, tenir. Mais d'un coup, elle remarqua son manège. Il n'osait pas a regarder, et elle en rit. Un rire frais et cristallin, qui détendait l'atmosphère. Même lorsqu'elle cessa de rire, elle laissa un sourire vissé sur ses lèvres. Mais son sourire se figea lorsqu'elle huma l'air. Le Rödeur... Il puait! Elle décida d'opter pour la méthode directe.

-Ce que j'essaie de faire? D'abord, te laver, et ensuite te soigner! Ce n'est pas contre toi, mais j'ai l'impression que ton dernier bain remonte à des siècles!

Lentement, d'une démarche féline et souple, elle marcha droit vers lui et s'arrêta lorsque son visage fut à quelques centimètres du torse du géant. Il était immense. Elle laissa ses mains errer sur le plastron de l'armure, avant de poser une paume sur la joue du Rôdeur. Son sourire s'était évaporé. Elle savait ce qui le rongeait. Dans le genre meurtrier, son père aussi avait fait fort. Mais les passions et les instincts restaient. Et en cet instant, le regard de Kerorian e la trompait aps. C'était un loup...

-Je veux seulement t'aider, mais pour ça, il va falloir que tu enlèves ton armure et que tu déposes tes armes, d'accord? Sans ça, ça sera...très compliqué...
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 14 Jan - 5:09

Mais ouvre là pauvre con ! Tu ne vois pas qu'elle ne demande que ça !? Même Liyu ou Kira ne serait pas désespérée au point de draguer un monstre de ta catégorie !
L'attitude de la jeune femme perturbait grandement le Rôdeur. Elle l'allumait totalement en se collant à lui, en laissant ses mains parcourir son épaisse cuirasse d'acier. Cette folle souriait-même à la mort. Avait-elle seulement conscience que s'il la prenait, elle n'était pas même pas certaine que ce soit vivante ?

Kerorian était mal à l'aise. VRAIMENT mal à l'aise, avec cette femme si...entreprenante avec le fauve qu'il était. Cela ne l'en faisait que plus hésiter encore qu'avant. Rien ne l'autorisait à céder aux propositions de l'étrangère aux arguments convaincants.
Sauf peut-être le désir, l'envie sauvage d'assouvir ses instincts. Mais le vagabond n'était pas dupe. Si jamais il cédait maintenant à ses pulsions, l'étrangère ne passerait pas la nuit. Il était un loup, c'est vrai...mais désormais il était un Loup Noir. Le genre que l'on mentionnait avec effroi dans les légendes... Oui, Kerorian devenait le nom de l'enfer, tout comme il avait été celui du salut parmi les quelques êtres qu'il avait sauvé. Le "mercenaire bénévole", comme il disait à une époque...c'était un temps facile.

Aujourd'hui...rien n'était aussi simple. En ce jour de bonté pluvieuse, Kerorian savait ce qu'il avait, mais pire encore POURQUOI il l'avait fait. Cette faim...cette faim insatiable qui lui tordait les entrailles, et que nulle nourriture, nul plaisir ne pouvait étancher.
Malgré que cela lui en coûtait, d'après ses envies, ses maléfices, ses pulsions, le colosse martyr se détourna de sa courtisane, pivotant même légèrement pour présenter son épaule blindée à son interlocutrice, commee pour se dissimuler une fois de plus derrière l'acier. Lui au moins était franc, ne mentait jamais. Sa morsure était la réalité, son poids était vérité...


"Je n'ai besoin d'aucune aide. Sois déjà heureuse d'avoir conservé ta pureté avant d'essayer de la donner à un pauvre fou."

Un loup, un démon, une abomination... Kerorian était tout cela à la fois. Mais il était également un héros, un père, un assassin comme un homme dévoué. L'attitude de cette étrangère - car clairement à ses yeux presque sauvages elle n'était pas de son pays - le perturbait grandement. Que devait-il faire ? Son corps lui hurlait de la prendre si fort qu'elle s'en déchirerait, son esprit lui refusait de seulement la toucher....
Quant à l'odeur...ça faisait déjà un moment qu'il avait perdu son sens olfactif, le premier d'une longue série de catastrophes. Son épée démoniaque le rongeait, jour après jour...et ile ne pouvait pas l'arrêter.




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 14 Jan - 13:56

Fiore ne s'y trompait pas, il avait envie... Il avait envie, en témoignait ls tremblements de son corps. Il tremblait, et surtout il se retenait. Elle sentait qu'il n'était pas bien. Elle devinait que s'il se retenait, c'était pour une bonne raison. Et au vu de l'homme, c'était très certainement parce qu'il ne voulait pas lui faire de mal. Mais quel mal pourrait-il lui faire, lui qui semblait tout à coup incapable de la regarder en face? Pourtant, malgré toutes ces certitudes, elle ne se savait pas réellement en sécurité. Rine n'empêcherait le démon de ressortir pendant leur ébats, si ébats il y avait... Mais ce qui ne passa as c'est l'excuse qu'il lui servit. Un pauvre fou? Loin de là. Au contraire, il devait considérer ses échec comme un terreau sur lequel la reste de sa vie pourrait refleurir! Elle agrippa à l'épaule et au prix d'un grand effort, elle lui refit face. Son sourire avait disparu et son regard accrocha à nouveau celui du Rôdeur.

-Qu'est-ce que tu crains? Tu crois que tu pourrais me faire du mal, me tuer? Et alors?

Elle le saisit par l'épaule pour qu'à nouveau, elle soit en face de lui. Mais il tentait de fuir son regard. Elle plaqua une main sur chaque joue, et abaissa le visage du Rôdeur à son niveau, se hissant elle-même sur la pointe des pieds.

-Moi aussi, j'ai connu la guerre et les massacres. Moi aussi, j'ai une sale réputation qui me colle à la peau! Moi aussi, j'ai tué des proches dans la folie meurtrière! Je sais ce que tu vis, je sais aussi pourquoi tu as fait ce que tu as fait. Tu es maudit, hein? Je vais te le dire en trois mots: j'ai pas peur!

Elle était presque en colère, mais elle était sincère. Elle connaissait bien le mythe qui entourait le monstre qui se trouvait en face d'elle. Elle avait lâché son visage et s'était campée face à lui.

-J'ai pas peur, tu comprends? Et tu n'es pas maudit, c'est dans ta tête que ça se passe! Et me dis pas que t'as pas besoin d'aide, tu empestes le sang frais qui coule de tes blessures encore ouvertes! Et c'est pas en m'évitant et en refusant d'accepter de l'aide que tu pourras aller mieux!

Le ton était monté en flèche. Elle avait hurlé les derniers mots, comme une furie. Elle pensait ce qu'elle disait. Ce qu'il fallait à Kerorian, c'était avant tout des soins, et aussi s'éloigner de l'arme maudite. Une fois cette tirade terminée, elle tourna le dos au Rôdeur, les bras croisés. Lentement, elle prit une grande inspiration avant de décroiser les bras et de lui faire face à nouveau.

-Je te demande pas la mort... Tout ce que je veux, c'est que tu déposes ton armure et tes armes et qu'on s'occupe de tes blessures. Fais un effort, s'il te plaît...


Dernière édition par Fiore le Lun 1 Fév - 10:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Ven 15 Jan - 3:12

La jeune femme, en plus d'être pour le moins mignonne, semblait dotée de raison et d'une certaine gentillesse...mais plus elle s'avançait vers le Rôdeur en tentant de le ramener du "bon côté", plus celui-ci se braquait. Ses pensées floues et son état déplorable ne l'aidaient en rien à garder la tête froide, tandis que Fiore s'était efforcée de la faire chauffer, et pas qu'elle.
Mais alors que la cavalière s'emportait et essayait de le raisonner, lui avançant qu'elle aussi elle avait connu le sang et la guerre, qu'elle le comprenait, le géant se sentit presque piqué au vif. Le comprendre ? Elle ? Mais quelle blague !

Là où sa débitrice s'empourprer à force de hausser la voix, Kerorian lui se renfermait plus encore qu'à son habitude, ses traits déjà rigides s'assombrissant à mesure qu'il confinait ses sentiments aussi profondément que possible en lui, au coeur même des ombres qui l'avaient défiguré.
C'était une façon de faire qui ne plaisait guère au Rôdeur...mais qui lui était absolument nécessaire pour résister aux rages qui se déchaînaient en lui. Que ce soit l'ancien lui ou ce qu'il était devenu aujourd'hui, le géant n'avait jamais aimé qu'on le touche ou lance des paroles en l'air, d'où son laconisme, en partie. Autrefois, il se serait simplement détourné, sans savoir comment réagir à la proximité d'une femme fort alléchante au sang chaud qui le tripotait depuis tout à l'heure, et quelque part au fond de lui subsistait encore cette étonnante timidité...
Mais le vrai problème résidait dans sa nature devenue bien sombre. Lorsque la jeune femme s'avançait vers lui en haussant le ton, en se permettant de le toucher, lui devait se mordre les joues pour contenir ses pulsions défensives, se tétanisant ainsi dès qu'elle l'approchait.

Car s'il ne le faisait pas, elle serait peut-être déjà morte. Elle criait fièrement qu'elle n'avait pas peur, qu'elle voulait l'aider...c'était généreux de sa part, même si trente secondes plus tôt elle lui offrait un autre genre de soutien. Il fallait qu'il s'éloigne... S'écartant d'un grand pas d'elle, le Rôdeur alla récupérer sa cape et la remettre sur ses épaules, tournant le dos à son interlocutrice alors qu'elle résumait ses intentions, tout à fait louables par ailleurs. Kerorian profita de ce "répit" pour tenter de reprendre ses esprits, de se calmer...trop de choses bouillonnaient en lui.


"J'ai passé l'âge d'être assisté depuis longtemps."

Son maître avait toujours mis l'accent sur la discipline et l'autonomie, et de par son enfance particulière Kerorian avait développé un isolationnisme assez poussé, au point d'être bien plus que gêné lorsqu'on tentait de s'occuper de lui. Il appréciait, bien sûr...mais...cette femme rentrait trop dans ses habitudes, dans son caractère, et trop vite. Cette sensation dérangeante l'aida toutefois à se focaliser sur quelque chose, sur un bout de mémoire, son passé dans les montagnes...
Armé de ce souvenir qui lui servait d'ancre dans la tempête de son entité, le Rôdeur se tourna à nouveau vers la cavalière, rivant son regard dans le sien en faisant de son mieux pour se concentrer sur la couleur de ses pupilles plutôt que sur son accoutrement appétissant.


"Je vais bien. Et au pire, j'ai déjà des gens qui peuvent m'aider en cas de besoin."

Alan et son expérience avec des lames enchantées, Liyu et son infinie bonté, et la p'tite Louka...elle venait toujours de naître, mais elle représentait déjà suffisamment pour lui, sans même qu'il ne parvienne à le réaliser ou à poser de mot sur la sensation qu'il ressentait quand il pensait à sa gamine, pour qu'il reprenne la lutte et tente de résister avec plus de volonté que jamais à ses tourments...hélas ce n'était pas toujours suffisant
Mais aujourd'hui, il tiendrait bon ! Quittant un bref instant sa rigidité, Kerorian fit jouer les muscles de ses épaules. Cela provoqua d'atroces douleurs dans tout son corps, le moindre mouvement tirant sur des chairs martyrisées, pinçant des nerfs à vif, lui arrachant un renfrognement accompagné d'un grondement sourd.


"Cette histoire a déjà frappé bien trop de gens...des innocents, hommes, femmes, enfants, riches ou pauvres, même ma...famille..."

Sa langue avait hésité au moment de prononcer le "f". Le concept était encore très difficile à réaliser pour lui... Kerorian se concentra plus encore sur les images que faisaient remonter le mot. Liyu...elle ne l'aimait pas comme il l'aurait voulu, c'est vrai, mais le Rôdeur n'était pas certain non plus de l'aimer comme il le pensait. Mais cela ne changeait rien, c'était une femme de bien avec qui il avait une lourde responsabilité maintenant. Pour elles, il parvint à éclaircir légèrement son esprit. C'était un grand soulagement, de parvenir à vaincre même d'un pouce, l'espace de quelques minutes, les ténèbres qui le hantaient. La douleur qui s'accentua alors ne le dérangea pas plus que ça.

"Alors je ne tiens pas à alourdir encore ce nombre, et certainement pas avec une brave fille comme toi."

Un peu plus lucide, un peu plus concentré, le guerrier pouvait mieux repousser les appels bestiaux de la chair. Cela lui faisait douloureuse envie, c'était vrai, mais pour sa petite famille et son propre honneur, le grand rouge ne pouvait même pas accepter d'imaginer succomber à la tentation.




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 1 Fév - 11:16

Fiore écouta Kerorian parler. Il était...désespérant, mais surtout désespéré, il fallait être aveugle pour ne pas le voir... Fiore laissait les mots glisser sur elle. Elle comprenait où il voulait en venir, mais elle ne comprenait pas pourquoi il restait dans sa solitude. Pour ne pas donner l'impression de ne rien faire, elle ramassa son épée.

-Et donc, tu choisis de rester complètement seul, loin de tout, sous prétexte que tu es maudit? Bel esprit!

Elle s'assit, le dos contre un arbre, elle replia ses jambes contre elle et enlaça ses genoux avec ses bras. Mais même de là, elle riva son regard violet droit devant elle. Quoi qu'il puisse en penser, elle comprenait ce qu'il ressentait. Quand bien même il était maudit, ce n'était pas par de la magie, en tout cas pas par un sort. Il y avait quelque chose d'autre... Quelque chose de malsain qui traînait autour du Rôdeur...

-Moi, aussi, j'ai tué des proches. J'ai tué mon père sans le reconnaître... J'ai abandonné des centaines de personnes qui comptaient sur moi. Elle comptaient aussi pour moi... Mais je les ai laissées derrière moi...

Elle marmonnait, mais elle se doutait bien qu'il percevrait chaque mot parfaitement. Lentement, sa tête se redressa et son regard captura celui de Kerorian.

-Et tu sais quoi? Je ne déprime pas! Je ne me morfonds pas en me ressassant tout ce que j'ai pu faire de mal. Et je ne suis pas une brave fille, comme tu dis. Les braves ne font pas la guerre, ils protègent. Les braves ne tuent pas, ils préservent. Toi et moi, nous sommes des lâches, incapables de résoudre un conflit autrement que par la violence. Nous sommes faibles...

Lentement, elle déplia son corps. Elle voulait en savoir plus sur ce Rôdeur. ELle voulait le pousser dans ses retranchements, savoir jusqu'où il pouvait aller...

-Nous sommes des lâches et des faibles. Incapables de protéger ceux auxquels nous tenons.

Et à nouveau, elle se trouva face à lui. Encore une fois, elle était obligée de lever le regard pour attraper le sien, mais elle fit cet effort.

-Qu'est-ce que tu te reproches, exactement? Tu as tué, et alors? Tu les connaissais, et alors? On finit tous par léser son prochain, d'une manière ou d'une autre... Si tu ne les avait pas tués, tu leur aurais fait du mal d'une autre façon... Ah, et au fait...

Elle saisit le bras du rôdeur. Son regard se durcit sensiblement, allant même jusqu'à s'obscurcir alors qu'elle lui parlait.

-Je t'interdis de dire que tu as passé l'âge d'être assisté! On a tous besoin de quelqu'un, à un moment où à un autre. Tu as passé l'âge d'être assisté? Souviens-toi de tes réactions il y a une minute! On aurait dit un enfant... Un enfant qui ne connaît rien et qui se réfugie dans ce qu'il connaît pour éviter de se confronter à l'inconnu...

Sans lâcher le Rôdeur, elle laissa tomber sa tête avec un rire nerveux. Son sourire était réapparu quand elle le regarda de nouveau.

-Les hommes, je vous jure... Vous vous croyez fort parce que vous savez faire mumuse avec une épée, une hache ou une lance... Mais pour le reste, vous ne valez pas mieux que des enfants... Tu connais la guerre, bien sûr, mais qu'est-ce que tu connais au reste?

Elle le relâcha. Elle venait de se rendre compte qu'elle se jugeait elle-même. Ils avaient tellement de points communs!

-Je te juge peut-être, tu trouveras peut-être que je suis sévère... Mais je veux que tu comprennes que maudit ou pas, âge passé ou pas, tu as besoin de soins... Je ne sais pas où se trouve le prochain village, mais il est loin derrière toi, et le suivant se trouve encore plus loin devant... Si tu dois être soigné, c'est ici et maintenant...

Elle lui saisit le menton, rivant son regard au sien. Ils étaient revenus au même point qu'il y avait cinq minutes... Kerorian allait très vite comprendre qu'il était tombé sur plus têtu que lui: Fiore...
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 1 Fév - 12:37

Fiore s'emportait assez facilement, mais demeurait sensée. Ce qu'elle disait n'était pas vraiment faux, à propos de leur lâcheté, du fait que l'on a toujours besoin d'aide, qu'il ne savait pas réellement faire grand chose à part se battre et qu'il devenait relativement important et urgent de le soigner.
Tout cela...
Il le savait. C'était bien le problème.

La demoiselle s'approcha à nouveau de lui et vint lui saisir le menton. C'en était trop. Le Rôdeur abhorrait d'être touché, même par-dessus son armure c'était déjà pénible, et ça faisait maintenant plusieurs fois. Mais là, c'était la goutte qui met le feu aux poudres.
Cédant partiellement aux pulsions qui le rongeaient depuis leur rencontre, depuis même avant, le géant retourna une claque tonitruante à son interlocutrice, les traits encore plus fermés qu'une minute plus tôt. Cette fille ne pensait probablement pas à mal, mais si ses mots étaient intéressants, ses propos audacieux, ses gestes permanents mettaient de plus en plus le guerrier sur les dents et il n'avait vraiment pas besoin de ça.


"Arrêtes de me toucher. Ça m'énerve."

La vision de ce corps frêle, partiellement dénudé, brisé et éparpillé à travers toute la forêt s'imposa à nouveau dans son esprit, avec une violence telle qu'elle lui flanqua la migraine. Ce n'était pas...la solution...ni ce qu'il souhaitait.
Le Rôdeur prit une profonde inspiration, une seconde encore plus lente, pus une troisième, interminable, savourant autant qu'il pouvait l'air frais de sa patrie. Pour sûr il aurait préféré celui de la montagne, mais les parfums de la forêt étaient loin d'être repoussants, même s'il devait à demi les imaginer. Tout allait bien, il garderait...un minimum le contrôle.


"Ceux que je pourrais appeler "famille" sont encore vivants. Plus ou moins par miracle, mais vivants. Si je suis ici, ce n'est pas pour les fuir, mais pour me retrouver."

Daein, sa patrie, ses souvenirs, au climat rude en hiver et frais en été, peuplé de guerriers et de wyverns. Son caractère était beaucoup trop instable, ses pulsions trop violentes, pour qu'il se permette de rester à proximité des "siens", en particulier dans le désert. Il détestait le désert...

"Je ne sais peut-être que me battre, mais je préfère mener seul un combat où on ne peut m'assister. Je ne fuis plus, ni mes actes, ni les autres, et certainement plus moi-même."

Enfin...dans la théorie. En pratique, c'était plus complexe. Sa démence embrumait continuellement ses pensées et il peinait à réfléchir clairement tandis que ses instincts pouvaient à tout moment exploser. Tant qu'il ne se serait pas vaincu lui-même, c'était trop risqué d'aller vivre à Hatary avec les autres.
Et pourquoi ça serait à lui de les rejoindre ? C'était de Liyu dont il voulait prendre soin, Alan et les autres se porteraient mieux loin de lui...


"J'ai juste besoin de temps..."

Tiens, ce n'était pas con ça. Le désert était un ennemi de plus qui ne lui faciliterait pas la tâche, d'autant plus qu'il avait toujours considéré que ce n'était pas un lieu pour élever une famille, tandis que son pays natal lui...serait froid, très froid pour la barde qui avait vécu un moment au milieu des sables, mais à Daein il y avait d'épaisses couvertures et de chauds manteaux.
Son regard s'égara quelques secondes, une absente comme il en connaissait parfois, puis son oeil solitaire se concentra à nouveau sur Fiore. Le Rôdeur joua brièvement des épaules, ajustant inutilement ses plaques d'armures pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas la moindre intention de la retirer. D'une part, il ne voulait pas être aidé, d'une autre cette femme semblait bien trop tactile à son goût pour accepter de la laisser le tripoter. De plus, son état devait être horrible, et même si elle semblait avoir connu la guerre et des drames, le Rôdeur ne tenait pas à lui imposer une vision d'un corps charcuté une nouvelle fois.


"Je suis désolé pour ton père. Mais si tu es consciente d'être lâche, faible, et d'avoir abandonné les tiens, qu'est-ce que tu attends pour les rejoindre ? C'est beau de faire des leçons, et c'est facile de parler. Ça l'est encore plus de se complaire dans ses propres mots."

Ah, les fameuses leçons de morales et les débats philosophiques...une grande passion de son "ancien lui". Une des rares occasions de faire parler le jeune enfant qu'il était encore dans sa tête, à l'époque. Aujourd'hui, le Rôdeur connaissait la différence entre le rêve et la réalité, entre la discussion paisible autour d'une table et celui d'une lame fouaillant les chairs.

"Tu n'es pas méchante, petite. Pas plus que tu n'es stupide. Si tu veux te faire pardonner, ou te racheter, ou peu importe, auprès des tiens, il y aura toujours quelqu'un qui t'ouvrira sa porte. Alors ne perds pas ton temps, à errer seule. Tu n'en as pas besoin..."

Personne ne devait rester seul. Beorc, Laguz, homme ou femme, même lui ne devrait pas...mais c'était pour l'instant une nécessité, ainsi ses pulsions, ses colères ne risquaient pas de blesser quelqu'un tandis qu'il tentait d'affronter ses tourments, de se frayer un chemin dans sa démence... Le vagabond ne tenait vraiment pas à exploser soudainement en compagnie des siens, sans pouvoir plus se retenir. Elle au moins, ne devrait pas avoir ce problème.




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mer 3 Fév - 20:40

Fiore était...soufflée serait un bon mot. Elle n'avait pas vu venir la gifle, pas plus qu'elle n'aurait pu anticiper la douleur du coup. Son corps retomba loin du Rôdeur en faisant un demi tour, au point que sa tête frôla une branche basse. ELle se remit lentement et porta la main à son nez, recueillant un filet de sang qu'elle contempla pendant quelques instants, l'air de ne pas comprendre. Puis un sourire s'inscrivit sur son visage.

-Tu fais honneur à ta réputation. Tu n'y vas pas de main morte... Mais j'ai connu bien pire...

Elle se retourna vers lui pour l'entendre parler, pour moitié à lui même... Il était si persuadé d'être maudit qu'il en devenait lassant... Elle reprit sa position précédente, presque roulée en boule au pied de l'arbre le plus proche. Le regard qu'elle envoya à Kerorian était presque mauvais.

-Du temps? C'est du temps que tu veux? Tu es au courant que plus tu vas rester seul, plus ton cas va s'aggraver? Bientôt, tu ne seras plus qu'un cadavre qui marche, si ce n'est pas déjà ce que tu es!

Elle savait pertinemment qu'il l'avait giflée pour une bonne raison. Il n'aimait pas qu'il la touche, certes, mais le fait qu'il lui parle soudain de son père, puis qu'il lui recommande de rejoindre les siens, fit apparaître un rictus sur son visage.

-Je n'ai plus personne. Mon père est mort, ma mère est morte, et j'étais fille unique... Je n'ai plus personne à chercher, plus personne à protéger, plus...

Elle ne trouvait plus les mots. Les larmes, pas contre, se frayèrent un chemin avec une facilité déconcertante. Les yeux violets se troublèrent lentement, avant que le flot salin ne commence à couler. Rapidement, les sanglots suivirent.

-Je...je suis seule depuis si longtemps... Je n'ai plus de famille, plus de foyer... Il ne me reste que Cassius...

Inutile d'être un génie pour comprendre qu'elle parlait de l'étalon noir... Longtemps, elle pleura. Les souvenirs revenaient en masse. Les images de toutes ces personnes qu'elles n'avaient pas pu protéger... Elles étaient si nombreuses...
Une manche sur les yeux pour sécher ses larmes, Fiore se redressa et se tint droite. Elle dégagea ses yeux en reniflant une fois. Elle reprit la parole. Le chagrin était palpable dans sa voix.

-Tu as toujours une famille, toi... Tu peux t'estimer heureux... Tu n'as jamais été seul... Tu l'as dit, tu as toujours les tiens, quelque part. Pas moi, je n'ai pas cette chance...

Avec une appréhension, presque timidement, elle fit un pas vers le Rôdeur, puis deux, puis trois. Quelques mètres la séparaient encore du colosse d'acier.

-Je suis seule depuis la fin de la guerre ou presque... La solitude est ma seule amie... Tout ce que je cherchais tout à l'heure, c'est un peu de chaleur humaine...

Ses deux bras s'étaient lentement baissés. elle semblait parfaitement détendue.

-Cette chaleur humaine, tu peux me la donner... Tout ce que je te demande, c'est de faire un geste... Je t'en prie...

(HRP: Tu m'aides pas beaucoup, hein??? Crying or Very sad )
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 4 Fév - 3:18


Kerorian écouta la femme plaider sa cause, expliquer son malheur, sa solitude, son besoin presque désespéré et soudain de réconfort...un besoin tout à fait humain. Quand on avait tout perdu, jour après jour, combat après combat, et qu'on avait frôlé le pire, c'était certainement normal de vouloir trouver un peu de tendresse, d'humanité auprès d'un être capable de sauver des vies au péril de la sienne...même s'il s'agissait de lui, le monstre, le démon.
Il ne la comprenait pas en vérité. Son esprit tordu, son caractère instable, ses instincts déviants ne parvenaient pas à saisir une logique, une ligne directrice dans ce qui se passait. Elle a connu pire ? Evidemment, il n'est pas son ennemi. Il ne devait pas rester seul ? Savait-elle seulement de quoi elle parlait ? En plus, l'étrangère osait lui dire...qu'il pouvait s'estimer heureux ? Par tous les diables des plus bas enfers de l'univers, s'il y avait bien une chose que le Rôdeur ne supportait pas c'étaient les gens qui à la fois pensaient savoir des choses et qui dans le même temps n'étaient capables ni de les appliquer ni de les assumer !

Fiore - dont il ne connaissait d'ailleurs toujours pas le nom - se plaignit de la guerre. Kerorian ne l'avait pas faite. Lorsque la guerre avait eu lieu, il n'avait été qu'un adolescent en pleine formation. Aussi brutal et violent qu'il soit, aussi vieux qu'il puisse paraître, le guerrier n'était en réalité qu'un jeune homme qui n'était sorti que relativement "récemment" de son éducation. Cependant, cela ne le rendait que plus intransigeant encore avec ceux qui se permettaient de donner les leçons. Celui qui ose parler, doit pouvoir enseigner. Tout le monde a droit à l'erreur bien sûr, mais pas de s'y complaire ET de renier ses propres conseils.

Impossible à dissuader, la Beorc retourna à l'assaut, revenant une nouvelle fois réclamer de l'attention, de la...chaleur, comme elle le disait. Durant quelques secondes, le vagabond se demanda si elle était vraiment sérieuse, si tout ce merdier avait véritablement un sens...et malheureusement, il estima que oui.
Putain ! Cela aurait été tellement plus simple de juste de laisser aller, de la déflorer, démembrer, de satisfaire pour une fois dans sa foutue vie SES désirs et SES vices ! Mais même au bord de la démence, partagé entre l'enfer et le paradis, le Rôdeur ne pouvait se résoudre à sombrer d'un côté ou de l'autre.


"Tu te fous de moi ?"

Il n'en pouvait plus. Tous ces minables qui se croyaient puissants. Tous ces attardés finis qui se croyaient intelligents. Devenait-il lui-même fou à cause de ses tourments, ou bien était-ce son éducation si unique qui le rendait à part, lui offrant un regard distant, détaché, pragmatique à l'extrême sur le monde et ses habitants ?
Peut-être était-il juste en train de rêver, peut-être pas. En tout cas, il en avait marre. Marre d'être gentil, marre de retenir ses coups et ses mots alors que son corps et son esprit réclamaient du sang et des larmes.


"Je n'ai jamais eu de famille, jamais eu d'amis, à tel point que m'approcher des gens me répugne ! Et lorsqu'ENFIN j'arrive à trouver des gens avec qui me lier, tout ce que j'arrive à faire ? C'est épargner par putain de miracle celui que je considère comme mon meilleur ami !"

Des gens sympathiques, il en avait rencontré. Des enfoirés de première aussi. Kerorian avait été un vagabond, qui en a peine trois ans avait parcouru Tellius et vu des paladins comme des criminels, des gens bien comme des salopards. Où se trouvait-il lui-même ? Il l'ignorait. Peu importe.

"Tu parles de mon nom, tu parles de ma réputation, tu parles de "malédiction"...mais tu ignores de quoi tu parles pauvre abrutie ! As-tu la moindre idée de ce que c'est, que d'être la plus grosse menace qui existe pour les trois malheureuses foutues personnes qui comptent dans ta vie !? Tu as fais la guerre, bravo ! Moi je suis partagé entre l'envie de sauver le monde ou de le détruire !"

Il n'en pouvait plus. Plus les secondes passaient, plus son corps, son esprit, son âme lui hurlaient de démolir cette folle ! La seule pensée de la voir écartelée, criant de douleur, s'étouffer dans son propre sang suffisait à faire monter en lui un plaisir désagréablement délicieux et malsain. Tuer ? Cela, il savait le faire. Protéger des gens ? Ça aussi, il pouvait le faire...
N'importe qui pouvait souffrir des conséquences de la guerre, ou de la perte d'un être cher, du désir d'une vengeance aveugle ou très minutieuse. Lui n'avait rien à voir avec tout cela. Il était la pitié, il était la vengeance.
Il était la détermination de la Mort.

Inconstant d'une seconde à une autre sur ses décisions, ses intentions, le Rôdeur porta une main à son crâne. Sa colère déraisonnée couplée à ce désir stupide de l'épargner lui flanquait la migraine. Toutefois, cette contradiction lui permit de faire baisser légèrement le ton de la conversation. SON ton. C'était déjà un bon début...même si sa main tremblait d'un brûlant désir de se saisir de la tueuse-de-dragon pour déchirer la Beorc. Elle voulait se faire empaler ? Cela pouvait s'arranger...


"Tu n'as pas la moindre idée de qui je suis...de ce QUE je suis...et en aucun cas je ne peux t'offrir la "chaleur" que tu demandes. Je ne suis pas une pute, ni un chien, ni un infidèle...du moins, j'essaye."

Kerorian avait...mal. Atrocement mal. Renier sa colère, ses instincts bestiaux, lui demandaient une force mentale, une résistance morale épuisantes. Il tirait sur sa concentration, sa volonté, sur sa propre âme pour épargner cette pauvre femme qu'il ne désirait que réduite en esclavage et la briser de mille et une façon.
Pourtant, malgré l'horrible migraine qui l'assaillait, le colosse épuisé se refusait de succomber à ses noires pensées. Elle...n'était pas...son ennemie. Mais une...victime.


"Je suis...la pire personne...qui puisse combler ta demande. Si je le fais...je trahirais celle que j'aime...je te trahirais...et je te tuerais."

Son oeil solitaire s'enflamma à cette pensée. Du sang. Des cris. De la souffrance ! Des pleurs !!! Kerorian commença à tendre une main vers l'épée démesurée dans son dos, manquant de peu d'éclater d'un rire sinistre. Ô combien il était avide de sang frais, et même pur semblait-il ! Ô combien il aurait souhaitait la frapper, l'étrangler, la forcer, par le sexe, par la violence, pour le seul et unique plaisir de satisfaire ses caprices parce qu'il en était capable, implacable, invincible, insensible, tout simplement car il était un monstre !
Le Rôdeur porta une deuxième main à son crâne, abandonnant sa lame. S'il la touchait, il craquerait. Il recula d'un pas. Il était trop dangereux. Pour lui, pour les autres, à quoi bon sauver quelqu'un d'un viol si c'était pour la sauter et assassiner d'une façon horrible ou d'une autre juste après ?


"Je...vais t'emmener...au plus proche village... Peut-être y trouveras-tu...ce que tu cherches. Tout n'est pas perdu. Surtout ici, à Daein... Sois courageuse. Sois généreuse...et tu seras acceptée, tu seras aimée. Je sens qu'il y a...du courage...de l'amour en toi. Daein...t'accepteras...si toi tu l'acceptes."

De la part d'un homme qui avait vécu à l'écart de tout pendant quinze ans, puis en parfait solitaire les huit années suivantes, c'était tout de même très osé. Mais Kerorian connaissait le meilleur et le pire de sa patrie. Les monstres les plus affreux, les gens les plus généreux, il n'était qu'un petit vagabond mais il savait déjà que vivre dans la difficulté, c'était vivre en communauté...
Ce qu'il ne pouvait lui-même accepter, ni faire...
Il se força à sourire, tant bien que mal au milieu de ses tourments, à la cavalière.


"Ici...tu ne seras pas seule...mais pas avec moi, gamine..."

[HRP : Meh...Kerorian n'est pas du genre à sauter la première venue, et certainement pas comme ça...c'est un guerrier fou et amoureux, pas un ado en pleine puberté >_<]




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Dernière édition par Kerorian le Lun 22 Fév - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 22 Fév - 18:20

Le choc de la gifle, ainsi que la douleur, étaient passés. Fiore écoutait le Rôdeur s'épancher sur ce qu'il avait vécu. Et ps'il fallait être franche avec elle-même, elle n'aimait pas ce qu'elle entendait, vraiment pas... Affichant un calme olympien, elle se redressa et riva son regard dans les yeux rouges.

-Je commence à me demander si ce n'est pas toi qui te moques de moi... je suis bien placée pour savoir que les dieux, tout bien attentionnés qu'il soient, nous ont abandonnés depuis belle lurette... C'est à se demander s'il existent...

Son regard se durcit sans qu'elle y prenne garde. Le ton, par contre, elle ne fit rien pour l'empêcher de monter. Il fallait bien qu'il y ait une façon, au moins une, de le persuader qu'il n'était pas maudit, ou en tout cas, pas dans le sesn ou il l'entendait...

-Tu parles de miracle? Laisse-moi rire! Tu as épargné ton ami apr erreur? Mais arrête! ARRÊTE! Il n'y a pas de miracles, c'est juste que tu étais encore assez lucide pour l'épargner. Par erreur... je te jure...

Et elle se détourna, et elle ne put que l'écouter lui dire de but en blanc qu'elle terminerait au prochain village... Visiblement, lui ne serait pas du voyage. Sur le coup, elle fut presque choquée. C'était la toute première fois qu'on parlait de l'accompagner sans aller au bout du voyage avec elle...

-Tu sais... Je te plains... Il faut vraiment être stupide pour se croire maudit au point de ne pas pouvoir se concentrer... Ah, au fait!

Elle s'était dirigée vers Cassius. l'étalon était agité, témoignant du trouble qu'il ressentait... Elle ramassa son armure et l'enfila en un temps record, seule... Elle parlait tout en enfilant les différentes pièces.

-Si réellement tu veux prétendre pouvoir détruire le monde, je te souhaite bien du courage... Ce n'est certainement pas toi et ton cure-dent magique qui vont le faire... Il faut des connaissances de l'occulte, pour ça!

L'instant suivant, elle l'avait enfourché Cassius. Elle termina en passant la ceinture qui portait le Croc de Fer autour de sa taille.

-Bon, allez, monsieur le torturé de première... Vous m'ouvrez la route?
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Lun 22 Fév - 23:57


La tête lui chauffait, même dans l'air frais de sa patrie, même malgré le fer froid de ses gantelets contre son visage. Les sautes d'humeur, les pics de violence et tout le reste s'accompagnait souvent d'effets secondaires plus ou moins désagréables. Insensibilité corporelle, achromatopsie, frissons, fièvre...et bien sûr démence. Tout cela maintenant, le pauvre Rôdeur en avait malheureusement plus ou moins l'habitude. Mais pour une fois, l'influence de son épée maléfique n'était pas responsable de la migraine bouillonnante qui l'oppressait.
Kerorian se détourna de la jeune femme qui ne cessait de l'énerver alors qu'elle commençait à remettre la totalité de son équipement. Il évitait de la regardait tant par respect pour le peu de dignité qu'elle avait pu préserver que pour sa propre santé mentale vacillante. S'il y avait bien une catégorie de personne qu'il ne pouvait définitivement pas supporter, c'était bien les donneurs de morale qui essayaient de lui dicter sa vie.

Un tambour terrible martelait son crâne, lui envoyant une vague de douleur jusqu'aux épaules à chaque battement de cœur alors que l'étrangère ne cessait d'en rajouter. Bien sûr, si quelqu'un avait débarqué devant lui en lui disant "oh mon dieu je suis maudit et je vais détruire le monde" ou une connerie du genre, le Rôdeur aurait eu pitié du pauvre fou à qui il aurait manqué une case...sauf que dans son cas, c'était, hélas, réellement différent.
Outre le fait que les maléfices qui le hantaient l'avaient fait passer d'un homme de bien à un monstre dangereusement instable, le malchanceux vagabond avait eu la preuve en chair, en os et en chaos qu'il n'était pas un simple malade mental. La sorcière Marquée, la fille de cet ami qu'il avait failli tuer, qui avait réussi - par quoi d'autre sinon un miracle - à briser les lois de l'espace et du temps pour venir changer son destin, pour sauver ce continent autrement condamné.


"De l'occulte hein ? Fermes ta putain de gueule avant que je te le fourre dans la voie occulte, le "cure-dent"..."

Un rictus de dégoût tordit les traits du guerrier en train de marmonner, pris d'une étrange forme de pitié pour cette épée de malheur. Passant sa main ferrée sur son visage pour le forcer à retrouver un air plus neutre. Son oeil solitaire étudia alors plus en détail l'étrangère, s'attardant sur sa silhouette, son équipement et son cheval. A tous les coups une Criméanne, surtout désabusée de la religion comme elle l'était.
Le vagabond ajusta sa cape, encore renfrogné tout de même et commença à marcher. Plus vite il l'emmènerais au village, plus vite il en sera débarrassé et ça ne sera pas du luxe.
Boitant malgré tout, même la force surhumaine que lui conférait la magie de son épée ne protégeait pas son corps de l'épuisement physique, en particulier prolongé. Cependant, le Rôdeur faisait mine de ne rien sentir et progressait à travers les bois familiers de sa patrie, marchant un bon moment sans desserrer les mâchoires, peu bavard.


"Si tu veux gagner ton pain, c'est pas les services à rendre qui manquent à Daein. Et si ça ne convient pas à madame la malheureuse, y'a toujours l'armée, 'sont pas trop regardant du moment que ton épée te sert à autre chose que compenser ton célibat."

Sauf que sa migraine refusait de passer, les murmures séduisants de sa facette destructrice persistaient malgré ses efforts pour les faire taire. Il avait besoin de se concentrer sur quelque chose, un conseil qu'il lui était pénible de donner, un grincement de dents pour se passer les nerfs. Pas facile de garder l'esprit clair, quand tout lui hurlait de lâcher prise et de se laisser aller à la première impulsion venue.


[HRP assez important : Cela fait déjà un petit moment, mais ça commence à trop cumuler. Attention à l'omniscience, Kerorian n'a jamais évoqué sa malédiction, ni le fait que son épée soit magique, à aucun moment. Les seuls qui savent qu'elle est autre chose qu'un vulgaire bloc de fer démesuré se comptent littéralement sur les doigts de la main. A la rigueur, des mages pourraient sentir une énergie à l'intérieur, voire les animaux pourraient s'agiter à sa proximité lorsque l'arme s'éveille (ce qui n'est pas vraiment le cas ici), mais je doute étrangement que tu sois une sorcière ou une chienne '-']




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 25 Fév - 21:39

Cassius semblait pressé de reprendre la route, au vu de son agitation. Mais Fior n'en avait cure. Parce qu'avant tout, c'était une altruiste dans l'âme, et elle s'en serait voulu de laisser Kerorian seul. Même s'il s'agissait d'un tueur, voleur, pilleur et peut-être violeur. Pour ce qu'elle en savait.... Même lui ne méritait pas ça. Mais pour le moment, elle devait se focaliser sur ce qui se passait alentours...

"De l'occulte hein ? Fermes ta putain de gueule avant que je te le fourre dans la voie occulte, le "cure-dent"..."

En entendant cela, la cavalière laissa un très large sourire étirer ses lèvres. Ce sourire, contrairement aux précédents, atteignit ses yeux, et ceux-ci se firent rieurs.

-Votre langage, jeune homme. Je vous croyais civilisé...

Mais voilà qu'il abordait déjà le sujet de ses projets à Daein. Des services? L'armée? Compenser son célibat? DA FUCK? Quel était le rapport? En attendant, elle choisit de lui rendre la pareille, en marmonnant à son tour.

-Les voies de la seigneur sont impénétrables, pauvre type... Paumé...

D'un certain côté, elle pensait ce qu'elle disait... La sincérité était palpable dans sa voix, mais d'un autre côté, on y décelait sans difficulté une bonne dose d'amusement.

-Et pour ce qui est des services à rendre, j'étais déjà au courant... Mais quand il faut vendre son épée, je suis assez difficile... J'ai eu un très mauvais contact avec le mercenariat. Littérallement. Alors, loiiiin de moi l'idée de douter de ta sagacité, Ô grande Calamité destructrice...

Elle mima un salut théâtral, moqueur à souhait. Elle savait que certains hommes auraient déjà dégainé. Restait à savoir comment lui réagirait...

-...Mais ce que je compte faire à Daein ne te concerne pas...

QU'il le prenne comme il voulait... Cassius se mit en train, mais elle veilla à le garder à une allure suffisante pour que le Rôdeur puisse tenir le rythme...
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 25 Fév - 23:15

Si Fiore avait pris la pique avec une pointe d'humour, avant de lui rétorquer sur le même ton, le Rôdeur n'avait ni l'intention ni la concentration pour prêter l'oreille à ses petits jeux. La cavalière lui fit part également de ses propres pensées quant à son "conseil". Des histoires de problèmes avec le mercenariats, qu'elle était méfiante et tout ça. Chacun ses petits problèmes comme on dit. Moqueuse, elle ne résista pas à l'envie d'enfoncer encore un peu le clou et de lui renvoyer une nouvelle pique à propos de ce que le vagabond avait évoqué, quant à la destruction du continent. Le guerrier n'y répondit pas, susceptible il l'était c'est vrai. Mais il avait bien mieux à faire que coller une tarte à quelqu'un qui ignorait tout des catastrophes qui l'entouraient.

En revanche, qu'elle se permettre de le prendre ainsi de haut, perchée sur son canasson, alors qu'il était déjà bout de nerfs lui déplaisait souverainement. Le géant, quoiqu'en piteux état, avait toujours été un adepte des grandes marches hors des sentiers battus et pouvait tenir la longueur avec un cheval dans un terrain aussi accidenté, ce n'était pas un problème. A vrai dire, c'était plutôt la cavalière le soucis.


"Je vais te rappeler quelques petites choses, miss grande gueule. Au cas où ça t'aurais déjà échappé, j'ai sauvé ton cul et probablement ta vie il y a quelques minutes. Ensuite, que tu le crois ou pas, j'en à rien à faire, mais à moins d'être désespérément conne, provoquer un mec qui est clairement en train de lutter pour pas t'emplâtrer toi et ton cheval à travers un arbre, c'est une très mauvaise idée d'autant que plus tu l'ouvres, plus tu m'énerves."

Le Rôdeur fermait et ouvrait les poings nerveusement, son regard solitaire volant dans toutes les directions à la recherche du moindre petit truc auquel s'accrocher pour se changer les idées. Ici par exemple, il reconnaissait une pierre, dont la moisissure indiquait selon la légende la direction du nord, ou là un arbre qui ne poussait qu'à Daein, ou bien les bruissements de petits animaux comme il en courait tant dans ces bois... Vraiment tout pour penser à autre chose et contenir ses pulsions.

"Et Daein est ma patrie, et on est pas connu pour notre sympathie. Tu es Criméanne non ? Si tu tiens pas à ce qu'on refasse la première guerre à petite échelle, penses à mieux causer."

Bordel...dire que cinq ans plutôt, il l'aurait volontiers bombardé de questions, probablement indiscrètes, sans même oser la regarder dans les yeux. Surtout avec les propositions qu'elle lui avait fait un peu plus tôt. Tss...quelle plaie que cette éternelle soif de sang. Si seulement la cavalière n'avait été qu'une brute, ou une bandit ou autre saleté, il n'aurait pas eu à se retenir et se serait épargné une sacré migraine...bah ! On va dire que ça fait un bon entraînement pour quand il retrouvera Liyu et qu'il lui aura fait part de son projet, si elle l'accepte.




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mer 30 Mar - 18:40

Si FIore ne s'était pas attendue à une chose, c'était bien à entendre le Rôdeur pavoiser sur sa puissance physique... Triste... Il la menaçait de l'emplâtrer contre un arbre, selon ses propres mots... Mais s'il faisait ça, il se sentirait encore plus triste et malheureux dans son cœur fier et solitaire. Ce furent ces pensées qui attirèrent un large sourire sur le visage de Fiore, une fois le premier instant de surprise passé... Sérieusement... "PLus tu l'ouvres, plus tu m'énerves..." Vraiment triste... Toujours est-il qu'elle dut rapidement se pencher en avant, car le chemin commençait à monter.
C'est d'ailleurs à ce moment-là que Kerorian mentionna le fait qu'elle devrait réfléchir davantage, elle ne ptu s'empêcher de laisser son visage devenir grave et pâle comme la mort. Elle n'aimait pas ce réflexe qu'elle avait acquis, toute couleur quittant son visage dès qu'on parlait de combat brut...

-Qui aime faire la guerre? Personne n'aime ça... Je me souviens bien de quelques fous qui prétendaient se battre pour le plaisir, mais le jour où ils sont tombés sur plus forts qu'eux, ils ont rapidement déchanté... TU porte une arme, et cette arme est dangereuse, je veux bien le croire... Mais il est évident que tu n'as pas appris à la manier pour le plaisir de fendre des crânes, je me trompe?

Une bonne discussion, un peu posée, à la limite de l'intellectuel, permettrait d'oublier ce qui s'était passé...

-D'ailleurs, j'aurais une petite question à te poser, si ce n'est pas indiscret... Tu as quel âge?

Elle se fichait qu'il lui réponde honnêtement ou non, l'important était de meubler le silence, mais si elle pouvait amener le Rôdeur à se dévoiler, ce ne serait pas plus mal...

-Tu sais... Moi-même, je n'ai pas pris l'épée par envie. C'est mon père qui me l'a enseigné, et il a été excellent professeur... Mais je ne sus pas fière de ce que j'ai accompli... Alors non, je ne veux pas provoquer un conflit, mais...

Elle se pencha vers lui, un léger sourire sur le visage.

-Te taquiner est tellement tentant... Tu as la bouille de l'emploi!

Et en riant, elle pressa Cassius, qui partit quelques mètres plus loin. Une fois largement en avance, elle le fit se retourner, attendant le Rôdeur... Elle commençait à s'y attacher...
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Jeu 31 Mar - 18:25

Tss...insupportable sifflement dans son crâne. Et ses échos retentissant qui se perdaient jusqu'aux frontières de sa conscience. Elle l'énervait, elle l'énervait et ça provoquait un crissement glaçant à chaque fois qu'il entendait un son, comme celui d'un horrible violon dont on torturerait les cordes. Les contours de sa vision commencèrent à s'assombrir, mauvais... Quelques murmures commençaient à percer à travers la cacophonie de ses pensées tandis qu'il fixait d'un œil fou la cavalière qui se perdait dans des leçons de morale. Il l'entendait comme à travers un voile, comme si ses mots étaient filtrés, effilochés puis déchiquetés avant de l'atteindre. Elle lui parlait de plaisir, d'erreur, de meurtre...
Qu'est-ce qu'il en avait à faire ! Les murmures devenaient plus clairs et séduisants, car il savait à quel point tuer pouvait être jouissif...et frustrant. Le géant ne tuait pas pour le seul loisir de faire couler le sang, mais car ça lui donnait une raison de vivre et de chasser, "je pense donc je te tue", comme il l'entend parfois. Cela serait facile, d'apaiser cette faim qui lui tordait le ventre à l'en faire grimacer, de l'offrir en pâture à ses démons qui griffaient l'intérieur de son crâne. Il n'avait qu'à faire un geste et tout irait pour le mieux !
Bordel. Qu'est-ce que c'est douloureux d'avoir une conscience...

Kerorian porta à nouveau une main à son crâne. Il ne voyait quasiment plus rien et il avait l'impression de n'entendre que les battements de son propre cœur, comme si c'était le bruit d'un monstre luttant pour s'extraire de sa geôle. C'était vraiment mauvais. Le Rôdeur peinait même à réaliser qu'on lui parlait et il dut redoubler d'effort, essayer de penser à Liyu, uniquement à Liyu, en pleine santé, très joyeuse, en train de jouer avec leur fille...c'était pénible. Sa vision était sans cesse perturbée, déformée, des façons les plus atroces qui soient, mais au moins cela marchait un peu et il commença à retrouver un peu de conscience.
La cavalière venait de finir de parler. Que lui avait-elle donc dit...le guerrier avait le sentiment qu'elle lui avait demandé son âge avant de parler d'elle. Seulement il n'avait rien écouté même si son esprit parvint à mettre en place sa dernière phrase. Ben voyons, c'était facile comme excuse !


"Et moi j'ai pas envie de te découper, pourtant t'as une tête de victime..."

Raah, ça n'aide pas ! Même être plus désagréable qu'un cactus dans le fondement ne lui permettait pas de relâcher la pression. Bordel, il commençait à en avoir des vertiges...tout cela allait mal finir ça...non, ça finirait bien. Il devait...être plus fort que sa malédiction. Si cette fille avait un sacré pet' au cerveau survivait à sa rencontre avec lui, alors Liyu serait en sécurité.

"Si tu veux pas de conflits, évites de faire en sorte d'en provoquer. Je pense que tu pourrais être une chouette fille, si tu laissais tomber le côté moralisateur et provocateur."

Il marqua un arrêt lorsque son genou faillit le lâcher. Le Rôdeur prit une bonne inspiration pour le forcer à lui obéir et recommença à marcher. Il avait du mal à réfléchir correctement, entre sa mémoire qui partait en banane et tout ce qui avait été dit, ça commençait à le secouer pas mal dans la caboche.

"A moins que tu ne sois fière de provoquer quelqu'un envers qui tu as une dette ? Auquel cas, je me trompe sur ton compte..."

Et s'il n'y avait vraiment rien à sauver chez cette folle, alors dans ce cas il abandonnerait la lutte et la boufferait tout simplement. Merde non, faut qu'elle vive, même si c'est une peste pour de vrai il faut qu'elle vive...au moins contre lui. De toute façon, si elle est comme ça tous les jours et dans ce cas elle ne fera certainement pas long feu.




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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mer 18 Mai - 12:57

Devant l'agressivité du Rôdeur, Fiore sourit. Au moins, il reprenait du poil de la bête, c'était déjà ça... Sa réflexion l'amusa profondément, et elle sourit.
La forêt s'éloignait dans leur dos. Etonnant, comme la perspective de la vision pouvait déformer les choses... Elle savait que le bois n'était pas loin, mais il luis apparaissait si petit...
Le Rôdeur continuait à parler, et elle l'écoutait d'une oreille distraite. Une chouette fille? Bien sûr! Des dettes? Pas envers Daein!

-Je te l'ai dit, je ne me bats pas si je peux l'éviter... Et je n'ai pas de dettes envers le peuple de Daein... Et quand bien même j'en aurais, elles ne leur seraient pas dues...

Inutile d'en dire davantage, elle était sûre que le Rôdeur comprendrait que les dettes en question dépassaient les histoires d'argent... C'était à la fois une question d'amitié et d'honneur...
MAis du coin de l'oeil, elle repéra quelque chose. Un arbre, seul, plus loin, qui avait poussé bien loin de ses parents sylvestres. Au sommet trônait deux corneilles grises, et Fiore sourit. Elle les connaissait, et elle les aurait reconnu entre mille. Elle ne comprenait pas vraiment comment ils avaient pu arriver aussi loin, mais... La nature fait parfois des miracles...

-Illua! Quazar!

Elle siffla trois longues notes, de plus en plus aigues, suivies de trois autres, de plus en plus grave. La réaction des oiseaux ne se fit pas attendre. Ils tournèrent la tête vers ele, et prirent leur envole en pépiant à qui mieux mieux. Quelques instant plus tard, Fiore tendait le bras, et les deux corneilles s'y posèrent. Elle replia les bras, et chacun trouva une place sur une épaule, comme au bon vieux temps...

-Vous m'avez manqué, vous savez ça?

Mais aucun des deux ne lui adressa de réponse franche, Quazar trop occupé à fourrager dans ses plumes pour y trouver une quelconque chose, et Illua qui regardait fixement le Rôdeur. Riant bien volontiers, Fiore se tourna vers Kerorian.

-J'ai eu un ami fauconnier... Il n'y avait pas un oiseau qu'il ne pouvait dresser... Ces deux-là en font partie... Le jour où j'ai eu quinze ans, il mes les a présentés, et ils m'ont toujours suivi partout où j'allais... Je les ai perdus de vue pendant la guerre, mais je suis quand même très contente de les retrouver... Et je pense qu'eux aussi, pas vrai?

Ben sûr, les deux oiseaux firent mine de ne pas avoir entendu, mais Fiore savait que la joie des retrouvailles était réciproque. Comprendre les oiseaux n'était pas facile, mais un bon entraînement faisait l'affaire...
Du coin de l'oeil, Fiore remarqua que Kerorian avait de plus en plus de mal à avancer. Son visage était fermé, mais sa souffrance était palpable. Sans la moindre hésitation, Fiore fit stopper Cassius.

-Cette fois, c'en est trop... Tu as besoin de repos! Prends le temps de t'asseoir, au moins!
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Mer 18 Mai - 20:42

Mais comment était-ce possible d'être à ce point détestable avec une si jolie bouille ? Le Rôdeur aux nerfs particulièrement à vifs se mit à tapoter des doigts sur ses cuissardes, essayant tant bien que mal de calmer sa colère dévorante, cherchant à se raisonner en se disant qu'avec tout ce qu'il avait vu, il ne devait pas haïr cette nana mais la prendre en pitié. C'est vrai quoi, pucelle désespérée au point d'essayer de se farcir un monstre sanguinaire, puis suffisamment bête pour tomber à côté de la plaque pas mal de fois à la suite.
Cela dit, quand on est con comme ça, on mérite vraiment pas de vivre...

Puis la folle se mit à siffler, et deux piafs volèrent vers elle. Manquait plus que ça tiens ! Voilà qu'elle parle aux oiseaux, génial. Tch ! Essayons de positiver, au moins quand elle roucoule avec ses pigeons à la con, elle lui fout la paix...et merde, même pas. Voilà qu'elle lui raconte sa vie. C'est spécifique aux femmes, ou aux criméans d'être chiants comme ça ? Quoique...à la réflexion, Ni Alan, ni Liyu ne lui ont fait de plan de ce genre. Ce doit juste être elle alors. Bon bah tant pis, ignorons-là tant bien que mal...

...

Mais elle cherche vraiment en fait. Le Rôdeur s'arrêta lui aussi lorsque Fiore fit faire halte à sa monture, insistant sur la nécessité de prendre du repos. Le géant soupira profondément, son oeil solitaire lança un regard excédé à la cavalière. Ah, si seulement il avait pu être télépathe...ainsi, il aurait pu exprimer toute la haine profonde qu'il éprouvait pour cette pipelette dégénérée. Quel dommage...
A défaut, Kerorian empoigna la Dragonslayer, tirant en grimaçant l'épée de titan jusqu'à la poser sur son épaule dans une pose ne laissant aucun doute quant à ses intentions. Son coeur s'affolait dans sa poitrine, n'en pouvant plus de cette nervosité qui le rongeait tandis qu'il s'efforçait de se contrôler encore un peu, levant un doigt devant lui pour avoir un point sur lequel focaliser ses pensées, ne pas perdre totalement les pédales.


"Juste au cas où tu serais mentalement extrêmement déficiente, ou dans le cas probable où le terme serait trop complexe pour toi, incroyablement conne, je te rappelle une fois de plus que je t'ai sauvé il y a pas une heure."

Il commençait à devenir un peu fébrile. Le guerrier bouillonnait de bien trop d'émotions intenses pour rester calme et mesuré, comme en témoignait les tressautements de sa jambe alors qu'il grinçait des dents à chaque mot péniblement craché.

"Ensuite, à moins que tu ne tiennes vraiment à ce que je rattrape cette erreur, je te suggère plus que vivement de me foutre la paix. Occupes-toi déjà de ton cul avant d'essayer de t'occuper du mien."

Sa main encore libre pour l'instant se serrait et s'ouvrait nerveusement. Le Rôdeur avait le sentiment de tourner en rond, ou de s'adresser à une créature épouvantablement minable. N'en pouvant plus, et s'attendant déjà à ce que l'autre imbécile signe son arrêt de mort il tendit un doigt menaçant dans sa direction.

"Et si tu oses me répondre à ce sujet, je vous bute. Toi, ta carne et tes piafs et je vous crame. Pigé ? Tu racontes ta vie si ça te chante, mais tu me fous la paix."




"Il y a...des ombres...dans ma tête..."
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MessageSujet: Re: [PV Kerorian] Un Prince Charmant?   Sam 30 Juil - 21:34

Fiore comprenait la réaction de Kerorian. Après tout, elle-même savait qu'elle pouvait se laisser aller à bavarder pour tout et rien en un rien de temps, mais pour le reste, elle connaissait ses limites...
Qu'il puisse la menacer ne la choqua pas. Qu'il mentionne "Cassius" comme une carne, ou Qazar et Illua comme des "piafs" ne la dérangeait pas outre mesure non plus... Mais ce qui était dérangeant, en revanche, c'était probablement le fait qu'il pose son point de vue avec un tel aplomb, le tout en restant parfaitement calme.
Fiore connaissait cette attitude. C'était l'attitude de celui qu est à bout, et de fait, elle savait plus ou moins qu'il allait falloir s'arrêter, non seulement de le taquiner en général, mais aussi de lui raconter sa vie en particulier... Car contrairement à lui, elle était loin d'être folle, alors qu'il s'agissait d'une sensation qu'il foulait du pied tous les jours, à en croire certains. Et même, à en écouter les anciens, on prétendait qu'il était si fou qu'il avait défié Ashera en personne et qu'il était sorti plus ou moins vainqueur de ce duel, la déesse n'ayant pas eu le coeur à le tuer. De toute manière, notre amie cavalière ne croyait pas trop les racontars, et de fait, elle savait que toute rumeur contenait une part de mensonge...

-J'ai une question...

Elle voulait poser cette question. Après tout, si elle n'avait pas le droit de parler de sa vie, peut-être lui accorderait-il quelques brins de la sienne?

-Je connais les légendes à ton sujet, mais je ne connais pas l'homme... C'est peut-être indiscret, mais... D'où est-ce que tu viens, exactement?
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