AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Convalescence en terre amie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Mer 17 Fév - 9:56

Blaze fut heureux de partager ce jeu de carte pendant un temps, mais il remarqua rapidement que son ami n’était pas dans le jeu. Il ne s’y impliquait pas, et toute bonne humeur s’était effacé de son visage. Il n’était pas en colère à ce point envers les idiots qui lui ont fait boire un verre d’eau de vie ? Peut-être que si au final. Le Marqué observa avec attention le général, ses joues prenaient une couleur rouge, le sang semblait battre dans celle-ci, et les veines devenaient apparentes dans ces yeux. Il n’irait pas jusqu’à assumer qu’un simple verre pourrait le faire pleurer, mais il semblerait que celui-ci avait libérer une lourde masse d’émotion qu’il tenait en temps normal, en échec. Non non, ce n’était que spéculation, il avait peut-être simplement de mauvaises pensées passagères, mais Blaze reconnaissait clairement la détresse et la tristesse dans le regard de Mysti. Celui-ci quitta la table sans un mot, laissant les joueurs en plan, incapable de faire un geste. Le jeu avait perdu tout son intérêt et il resta quelques minutes, inquiet, avant de se décider.

« Je vais lui parler, ne vous en faites pas. »

Il n’était peut-être pas le meilleur pour le réconforter, mais sa nature externe permettrait à Mysti d’être plus honnête qu’avec ses soldats. Il n’y avait pas le risque de briser une image ou quoique ce soit avec lui. Il n’avait aucune idée de ce qui avait bien pu monter à la tête de son ami… Depuis quand il le qualifiait d’ami ? Bah, peu importe. Il rejoignit dehors une troupe de soldat qui regardait leur général dans un état… disons que ce n’était pas une scène commune. D’un mouvement de tête, les soldats comprirent l’intention de Blaze et retournèrent dans le bar. Le bretteur se mit à côté du général sans rien dire, il semblait entendre des marmonnements dans ses pleurs, d’un amour impossible, de sa faiblesse, de tout ce qu’il pouvait se reprocher. Il tenta de captiver son attention en poussant un long soupir.
 
« Mysti, je suis mal placé pour t’aider, dès notre première rencontre, je t’ai attaqué sur une de tes cordes sensibles. J’ai toujours regretté ce geste, et encore, je m’excuse de t’avoir infligé ça. Mais j’imagine que… vivre comme tu le fais est une épreuve chaque jour, et que ce verre n’a fait que libérer ce que tu retenais.»
 
Il passa son bras au-dessus de l’épaule du général comme le ferait un ami pour réconforter son frère d’arme en détresse.
 
« Il y a un temps pour tout, prends un moment pour pleurer, car demain est un nouveau jour. Regarde autour de toi, le ciel bleu, le soleil, la verdure, tout ceci nous sécurise un lendemain, et ce que nous en faisons, ne relève que notre volonté. »
 
Blaze se releva, bomba le torse et regarda vers le ciel, vers l’avenir.
 
« Dit moi Mysti, quand tu penses à ton avenir, que vois-tu ? Tu te vois encore en général qui sert sa reine ? Tu te vois père de famille avec une femme aimante et des enfants ? Les deux ? Je ne crois pas au destin, je crois que chaque être vivant à le droit de faire de l’avenir ce qu’il souhaite. »
 
Il proposa sa main au général, tentant d’inspirer un peu d’espoir, un peu de bonté, un peu de courage pour l’avenir.



« Alors haut les cœurs ! Tu as quoi ? 24 ans ? Aucun homme ne mérite de pleurer avec le cœur à cet âge ! Profitons encore un peu de la fête, de penser à rien d’autre pour l’instant, ok ?»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Mer 17 Fév - 13:23

Les soldats se consultaient du regard. Leur chef n'était pas au mieux de sa forme mais si c'était la faute d'un simple alcool, ils n'y pouvaient pas grand-chose. Puisque Blaze semblait avoir de l'expérience en la matière, ils s'accordèrent pour le laisser discuter un moment avec le général et lui remonter le moral. Tous sauf un. Le commandant qui l'avait laissé aller seul dans le désert, pour le voir revenir en lambeaux de son affrontement contre War, décida de rester pour supporter Mysti dans son épreuve. Cette fois, il n'allait pas faillir.

Le Marqué commença alors ses tirades et envolées, allant jusqu'à instaurer un contact physique qui agaça le chevalier éploré. A mesure que le discours avançait, l'officier constata que les torches éclairant l'entrée de l'établissement gagnèrent en luminosité... Les flammes s'intensifiaient, ce qui n'était pas du tout pour lui plaire.


"Blaze vous ne devriez pas..."

Mais le demi-loup était trop emporté dans son message pour voir autre chose que la peine refoulée et incontrôlée du mage de feu.

***Exactement comme en entraînement... Il n'a pas compris que ce n'est pas qu'une leçon d'armes...***

Brusquement, le jeune homme releva la tête, bondit sur ses pieds en écrasant la main du Marqué dans la sienne et l'attrapa par le col. Dans ses yeux brûlait de la colère à l'état brut.


"Ecoute-moi attentivement, Blaze Kazeroï ! TU ES EFFECTIVEMENT LE PLUS MAL PLACE DES GENS PRÉSENTS CE SOIR POUR OSER ME DONNER DES CONSEILS ! Tu n'es pas Criméan, ni quelqu'un de proche, ni une personne que je peux facilement supporter ! Ta vision est centrée sur toi-même et tu le sais ! Je n'ai pas cessé de te le répéter depuis ton arrivée ici ! Chacun de mes soldats me connaît mieux que toi et sait comment se tenir avec moi, mais toi non ! Tu te permets de prendre des décisions au nom d'une assemblée simplement parce que tu as du talent à l'épée et tu te fies à tes compétences pour juger ou non de celles des autres ! Tu ne sais rien de moi, de mon parcours, de mes sentiments ! De plus je te signale qu'il fait nuit ! Il n'y a ni soleil ni ciel bleu autour de nous ! Tes mots sont vides ! Ton cœur est froid ! Tout ce que tu souhaites est que je t'entraîne pour devenir plus fort et accomplir je ne sais quel fait d'armes stupide et dénué de sens !"

Il repoussa le Marqué aussi sèchement qu'il l'avait empoigné, des flammes naissant sur le contour de ses mains et sur son corps, brûlant les habits sur lesquels il n'avait pas fait coudre le sceau élémentaire qu'il employait habituellement. Le vacarme à l'intérieur de la taverne était si présent que personne ne remarqua la scène au-dehors, excepté l'officier qui courut en direction de son cheval pour récupérer son tome magique.

"Nous sommes aussi différents que la terre et le ciel et ce n'est pas en me forçant la main que tu vas me dire comment avancer dans ma vie ! Je suis chargé de garantir la paix d'une nation, sa protection, sa sécurité ! Je n'ai pas le temps de songer à des enfants ! Je serais d'ailleurs un bien mauvais père si je partais pour ne jamais revenir les voir ! Mais toi, tu t'en moques éperdument ! Tu es libre ! Tu vis avec des laguz libres ! Vous pouvez être nomades sans que cela pose de problèmes à qui que ce soit, alors ne prétends pas me comprendre !"

Sa tunique achevait de brûler lorsque le feu autour de lui gagna encore en intensité, sa chevelure prenant un éclat rougeoyant qui n'avait rien d'amical. Il avait sué sang et eau pour en arriver là malgré sa jeunesse, les marques de brûlures de War, encore visibles, le prouvaient. Il se tourna dos à Blaze avec l'envie irrésistible de hurler. Ce geste dévoila un instant la longue marque noire qui courait de son épaule droite à la hanche du même côté.

"Elincia ! Elinca que j'aime de toute mon âme ! Je brûle de tout te dire et me consume en même de n'en avoir ni le droit ni la force ! Pourquoi fallait-il que tu naisses princesse et moi noble ! Pourquoi fallait-il que ce monde nous approche et nous interdise en même temps ! AAAAAH !"

Il leva les yeux vers la voûte céleste et une colonne de feu y monta, déversa sa colère et son impuissance dans un déploiement magnifique d'étincelles incandescentes.

"Foudre !"

Craignant que le général ne perde définitivement la maîtrise de lui-même sous l'effet inhibiteur de l'eau de vie, l'officier s'était résigné à court-circuité un bref instant ses nerfs afin de le calmer. La décharge eut l'effet escompté et le haut gradé se laissa tomber à genoux, rattrapé aussitôt par son soldat. Sa conscience vacillait et il soupira de soulagement.

"Je vais vous ramener chez vous, Général. Cette soirée n'a que trop duré.
-Oui..."

Il passa un bras sous les épaules de son maître, siffla sa monture et Fraise qu'il avait détachés préalablement pour un revirement de situation de cette sorte. Il couvrit Mysti d'une cape de soirée accrochée à sa selle puis se tourna vers le Marqué avec un air entendu.

"Ne dites rien aux autres. Vous n'aurez qu'à raconter qu'il a succombé à l'alcool, sans détailler. Vous avez assez fait de mal pour ce soir."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Mer 17 Fév - 22:52



Ce n’est qu’à la fin de ces paroles que le Marqué réalisa le brasier qui entourait le général, ses sens le prévenaient d’un terrible danger. Sa main fut écrasée et il écrasa en retour dans un réflexe, mais ses yeux trahissaient une incompréhension innocente. A aucun moment il ne voulait se montrer offensant, ça n’a jamais été dans sa nature… Et pourtant. Idiot comme sont les Beorcs, qui ne voit jamais la bonté sauf que quand on baisse la tête assez bas. Il soutint le regard du général brûlant d’une haine virulente et puissante, l’alcool ayant littéralement été jeté sur un feu, celui-ci avait éclaté.
 
Devant une telle agressivité, toute joie s’effaça de son visage pour adopter une colère similaire, les crocs… si on pouvait qualifier ses gencives ainsi, étaient visibles. Et ses traits étaient tout aussi tirés de colère, c’était comme une trahison, et trahir un Laguz, est souvent la dernière chose que l’on fait.  C’était exactement parce qu’il était extérieur que son jugement serait peut-être plus intéressant, parce qu’il avait une autre vision, une autre manière de pensée, de ressentir. Mais sur ce point, il était désormais sûr, l’un comme l’autre était le parangon de leurs visions, la liberté du vent, contre un feu de maison, puissant, chaud, mais restreint.
Ses mots vides, son cœur froid. Tout ceci électrisait Blaze et son sabre, pendant un instant, leurs consciences fusionnaient dans le même accès de colère. Pour qui se prenait-il ? Et pourtant, malgré son sabre vibrant si puissamment que même un rocher ne pourrait l’arrêter, il ne dégaina pas, il se laissa repousser violemment avant de se mettre en posture de combat, la main au sabre, prêt à se battre et tuer s’il le fallait. Le général brûlait tout autour de lui, ses vêtements, la terre, l’herbe, et son propre regard laissait deviner à Blaze ses intentions. Il parlait encore, mais rapidement, ses mots furent lointains, il se coupa de tout, pour juste visualiser le général, lui, et son sabre… C’est avec un certain regret qu’il commença à dégainer son sabre, mais s’arrêta en cours. S’il lui tournait le dos, il n’irait pas jusqu’à le poignarder.
 
Dans cette concentration le masque de Mysti se brisa. Il voyait un homme malheureux, criant un amour impossible et son impuissance devant celui-ci. Blaze fut indécis entre la pitié et la compassion, car se cacher dans un amour impossible est lâche, mais les tourments du cœur peuvent conduire même les meilleurs à leurs pertes. Soudainement, un tressaillement de son nouveau sens lui indiqua qu’il devrait voir plus loin. Ouvrant ses sens, il se rendit compte de l’énorme colonne de flamme qu’il dégageait. De peur que le général mette feu à l’auberge, et à lui-même dans le procédé, il se rua à pleine vitesse seulement pour sentir un éclair se former au-dessus de Mysi, encore une fois, grâce à sa nouvelle perception. Il s’arrêta dans sa course pour voir le général se faire foudroyer par un sort de l’officier.
 
Toute pression retomba, mais son sabre tremblait encore d’une colère qui n’était pas la sienne. Kaze semblait ne pas avoir apprécié d’avoir accordé sa confiance au général. Et ceci n’aidait pas l’esprit du bretteur. Tout se battait dans sa tête, la colère, la honte, la pitié, la déprime. Il pouvait mettre le tout sur le compte de l’alcool, et il n’aurait pas tort. L’officier emmena Mysti chez lui, afin qu’il puisse se reposer. Il avait fait du mal ?
 
« Lui aussi officier… Lui aussi. »
 
Blaze traina les pieds et marcha autour de l’auberge, comme un vautour autour d’un cadavre. Il n’avait pas vraiment envie de retourner boire, les évènements l’avaient rendu nerveux, mauvais, et probablement incapable de faire une conversation sans se montrer agressif. Mieux vaut ne pas ruiner la joie des soldats. Mais en regardant la taverne, il voyait les soldats s’amuser, échanger des conseils, être vivant. C’était ce que Mysti n’était pas. Et cela lui éclaira l’esprit. Pas question de laisser quelques choses le rendre malheureux, il avait choisi d’être heureux, et il le prouverait. Au diable Mysti, il ferrait face à son ressenti devant lui plus tard. Ce soir, il avait prévu de s’amuser, et il le ferait !
 
Ouvrant la porte d’un coup de pied, le sourire resplendissant, bien qu’un peu forcé pour l’œil habille, Blaze rentra à nouveau dans le bar.
 
« La soirée fait que commencer les amis ! J’espère que vous êtes chaud !!!!! »
 
*Insérer longues et difficiles batailles d’alcool. Un retour à l’auberge avec une bande de soldat qui le tenait encore alors qu’il expliquait avec difficulté la composition des liqueurs d’Hatary, et un sommeil long et fastidieux.*
 
C’était avec un mal de crâne certain qu’il se leva à nouveau. Tout était flou pour hier, ce qui voulait dire qu’il s’était bien éclaté… A part un moment, brûlant. Il regarda sa main qu’il avait tendue au général. Une marque de brulure était bel et bien dessus… Les paroles défilèrent, certaines étaient justes, mais le laissait de glace, d’autres… Eh bien, d’autres faisaient ressortir ses instincts les plus détestables. 
 
« Allons… c’était sous le coup de l’alcool… juste de l’alcool… URGH ! »
 
Une vision lui revint avec une précision blessante, Mysti… sans visage. Avec à ces pieds son visage craqué en morceau, tel un masque brisé. Un homme sans visage, sans vie, sans éclat de rire, et un feu dévorant tout ce qu’il touchait. Il secoua la tête pour oublier cette vision troublante. Il reprit son entrainement habituel, mais ne retrouva aucun des bretteurs. Il comprenait, Mysti les avait probablement retiré, décu de hier. Aucun problème. Blaze souria tout de même, il devait juste continuer seul, c’était tout ! Et rien ne l’arrêterait pour devenir plus fort. Pour un jour être une épaule fiable pour Nailah, pour maintenir ce rêve qu’est Hatary, et pour protéger ce qu’il avait, et ce à quoi il tenait, ce n’était pas simplement vouloir devenir plus fort. Il DOIT devenir plus fort. Dans l’effort, dans la sueur, dans le sang et les larmes, mais il doit devenir fort.
 
Trouvant un endroit dans la forêt proche du camp d’entrainement, il s’isola à nouveau, et essaya, toute la matinée, du lever du soleil à son zénith, de trouver l’harmonie, et de la maintenir. Apprendre à déployer ses sens comme un élément flottant dans l’air, extérieur à son corps, il devait apprendre à le faire même avec un mal de crâne. Mais malgré ses efforts et sa détermination, ce stade de méditation restait un terrible exercice. Il savait qu’il n’irait pas plus loin sans aide, mais cette fois, il avait une idée pour s’améliorer. Il lui fallait de la théorie, pas de la pratique.
 
Blaze s’aventura dans une bibliothèque, et eut le plus grand mal à lire l’écriture souple des Beorcs, mais rapidement, il comprit la plupart des phrases, et l’une d’entre elle le marqua : « L’opinion est la forme la plus basse de la connaissance humaine : elle ne demande aucune compréhension ou expérience pour être formuler. La forme la plus haute en revanche, est l’empathie. Elle demande à un individu de faire abstraction de son égo et d’entrer dans le monde d’un autre. Il faut pour cela chercher plus qu’à se connaître. »
 
Ceci lui fit comprendre mieux ce qu’il manquait, et ce qui lui manquerait longtemps. L’expérience, il en avait moins que Mysti, en âge, en maturité, et en attitude. Soupirant, il referma le livre, mais demanda à l’acheter, ce qu’il put dans un magasin. Il décida de prendre un format compact, commode pour son style de transport. Il s’apprêtait à repartir s’entrainer de manière plus standard, mais se demanda s’il ne devait pas passer voir le général d’une manière ou d’une autre. Il ne savait pas vraiment comment faire de toute façon… Bah, il allait passer voir les soldats pour le rapport de la soirée. Cela lui changerait les idées… Le général trainait hélas dans ces pensées, il craignait de le revoir, surtout qu’il risquait de lui répondre sèchement, et agressivement. Sa mère lui avait toujours appris à ne jamais agir sous ses émotions, et hier n’était qu’une démonstration de la véracité de ses dires…
Blaze marcha et regarda le camp de loin, les soldats s’entrainaient avec une discipline qui forçait le respect. Il s’assit sur le haut d’une petite colline qui donnait une vue sur le camp d’entrainement, il sortit le livre et commença à le lire, avec difficulté, mais c’était déjà ça. Il écorchait certains mots et avait la fâcheuse tendance à redire plusieurs fois à haute voix des bribes de mots pour en retrouver la signification. Toute personne aurait un peu honte, mais pas lui, tout est bon pour apprendre. Un vent souffla sur son visage, mais il était trop absorbé par sa lecture pour l’écouter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Ven 19 Fév - 17:47

Le réveil avait été difficile pour le mage de feu. Une migraine atroce accompagnait un sentiment de culpabilité marqué, quand bien même il avait bu peu et dormi d'un sommeil sans rêve ni cauchemar.

Son corps rétabli de l'affrontement contre War, il procéda à son petit rituel matinal qui consistait à se faire bouillir un peu de thé pendant qu'il examinait les blessures devenues cicatrices, nu devant son miroir. Il se lava, se vêtit, adressa une prière aux déesses puis se prépara à sortir quand un flash de la veille lui revint. Sa propre voix résonnait comme un glas dans sa tête, tandis qu'elle accusait Blaze avec force et fracas. Il comprit que c'était de là que prenait sa culpabilité qui le rongeait depuis son réveil.

Le chevalier se rendit dans la salle de banquet pour le petit-déjeuner en compagnie des personnages les plus matinaux du palais : conseillers, dignitaires, une bonne partie des domestiques sur une table à part. Heureusement ni Elincia, ni Geoffrey, Lucia n'étaient présents, autrement ses amis auraient bien pu le questionner sur son air songeur. Elincia, une amie... ? Depuis le début de son séjour, Blaze avait au moins eu le mérite de poser Mysti face à ses sentiments. De la pire qui soit, mais le message avait été clair : lui dire ou se taire à jamais.

Tout à ses réflexions le jeune homme alla travailler une petite heure dans son bureau, sans succès car son esprit divaguait entre plusieurs sujets épineux. Il décida alors qu'un peu d'exercice lui ferait du bien et retrouva ses troupes. Aux airs amusés des autres, il comprit que la soirée avait parlé de lui et n'aima pas du tout ce qu'il voyait. Il décida de faire preuve d'autorité et convoqua les vingt-trois soldats présents à la Chope Salutaire la veille pour les rabrouer sur le fait de respecter la volonté d'autrui et leur humour à la limite de l'acceptable. Il voulut alors connaître le nom des coupables pour cette mise en scène ridicule et très sérieusement quatre hommes s'avancèrent sans chercher à cacher leurs méfaits. Dans un élan de solidarité, la totalité des autres firent également un pas en avant en argumentant sur la nécessité de partager la punition qui allait leur être infligés. Bien que touché par leur sens de l'unité -qu'il avait eu au départ un mal fou à leur inculquer-, en tant que général Mysti ne pourrait pas faire l'impasse. Il décréta donc deux semaines de corvée de pommes de terre et nettoyage de la caserne. Un châtiment doux mais suffisamment lassant pour qu'ils s'abstiennent de recommencer de si tôt.

En suivant, plusieurs officiers arrivèrent avec leurs unités et il décida de les seconder dans l'entraînement de leurs recrues -quelle que soit leur arme et leur spécialité- afin de pouvoir observer librement les hommes dont il aurait le commandement sur le champ de bataille.

La matinée fut longue et bien remplie, et le mage s'octroya une pause méditative pour se remettre les idées en place et se vider l'esprit. Une fois serein et reposé, il sentit la présence de Blaze sur une colline un peu plus loin. Il était temps maintenant de montrer que même la plus haute tête de l'armée royale commettait des erreurs.

D'un pas léger, le chevalier se rendit près du garde d'Hatary sans faire de bruit pour éviter de déranger sa lecture. En l'entendant déchiffrer à voix haute, Mysti se rendit que le Marqué était illettré, ou du moins suffisamment pour ne pas savoir lire un texte en continu. Sa culpabilité prit un coup supplémentaire, mais ce n'était pas le moment de faire demi-tour.


"Je peux vous faire la lecture si vous le souhaitez."

Il salua Blaze d'un signe de tête puis posa un genou en terre devant lui rapidement, désireux de ne pas le faire fuir.

"Je vous présente mes excuses pour mon comportement d'hier... Je ne me rappelle pas exactement de tout ce que j'ai dit, mais assez tout de même pour savoir que je suis injustifiable et fautif de m'être ainsi laissé emporter. Je... connais cet aspect de moi-même, et c'est en partie à cause de lui que je n'aime pas la boisson. Navré."

Il baissa la tête humblement et tint la posa jusqu'à ce que Blaze le lui signifie explicitement.

"Je comprendrais aisément que vous souhaitiez mettre fin à ma rééducation et quitter la cité du même coup, mais je vous en conjure ne tenez pas rigueur à Criméa ou à Elincia. Tous les habitants de ce pays ne sont pas comme moi, et ils veulent toujours la paix. Les Hatariens restent les bienvenus ici."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Ven 19 Fév - 19:22



Découvrir est aussi sortir de ses zones de conforts, apprendre à se plier à des contraintes d’un pays pas par nécessité, mais par volonté d’intégration. Car apprendre est certes, plus rapide lorsqu’il s’agit de la survie, mais tout homme cherchant à s’enrichir culturellement ne peut simplement apprendre que l’on doit faire tel ou tel salut, mais plutôt pourquoi. Pourquoi par exemple, les traditions de Criméa, en particulier l’étiquette, était à la base un moyen de se distinguer de montrer un signe de respect, et non de soumission.
 
Le livre portait avant tout sur la culture générale, comment apprendre, et comment découvrir. De nombreuses phrases étaient compliqués mais le faisait réfléchir sur sa manière d’agir. Il n’était pas sur les routes, il ne devait donc pas agir comme à son habitude. Lentement, ses points forts de sa personnalité comme ses faiblesses apparaissaient plus clairement. Il était fort d’âme comme de corps, mais aussi trop craintif de l’extérieur. D’une certaine manière, c’était de la timidité de complètement s’isoler des autres formes de culture. Au final, il voyageait… sans prendre tout ce qu’un voyage peut lui offrir. Loin de l’idée qu’il crachait dessus, juste qu’il ne voulait pas comprendre de peur de passer pour le sauvage de la troupe. Mais soit, il était un Loup en lui, et cela ne changera pas… Il pourrait être un Loup élégant en revanche.
 
Il se gratta la tête, depuis quand il n’avait pas essayé de se… transformer. La survie dans le désert lui avait en effet donné une forme, tel un morceau d’acier. Mais ce n’était qu’une forme très rugueuse et peu travaillé. Il trouvait sa force justement dans son aspect plus… brutal d’esprit, mais était-il obligé d’infliger les autres de cette agressivité dans les mots ? Il était hélas… particulier. Il était l’innocence et l’instinct d’une bête sauvage dans un même corps, et sans le filtre du Beorc au niveau de sa bouche. C’est très certainement parce qu’il ne cherchait pas plus loin que ce qu’il savait et ce en quoi il croyait que Mysti avait réagi d’une telle manière. Il s’en voulait, c’était vrai qu’en écoutant comment Criméa fonctionnait… Le général était face à un amour impossible et déchirant. Il était libre comme l’air, lui, non. Et il croyait que c’était parce qu’il avait vécu un peu qu’il pouvait dire des conseils.
Étrangement, il esquissa un sourire à l’entente d’une voix familière lui proposant une lecture. Il répondit instinctivement :

« Oh non, je sais lire, c’est juste que… MYSTI ??? »

Blaze ferma son livre de surprise et manqua de tomber à la renverse devant le général qui posa un genou devant lui, pour éviter de l’effrayer, mais c’était visiblement raté. Les excuses arrivèrent, et bien que Blaze les avait déjà bien anticipé en le pardonnant déjà, elles restaient d’un réconfort certains. Alors qu’il allait s’exprimer, Mysti enchainait avec une éventuelle volonté de quitter Criméa, ce qui laissa à Blaze un goût amer. C’était un peu trop pour un homme de son statut.
 
« Relevez vous, je vous en prie, je n’aimerais pas que quelqu’un vous voit comme ça. Vous êtes déjà pardonné je vous rassure. Je n’ai pas la carrure, mais je sais encaisser, et les mots d’un homme sous alcool sont des mots honnêtes. Et surtout, je tiens à vous voir remanier une épée! »
Blaze rangea son livre et se releva pour se mettre côté à côté du général.
 
« Criméa est un beau pays, les gens y sont heureux grâce à ses gardiens, et vous êtes l’un d’entre eux. Ceci implique une énorme responsabilité, et il n’y a pas que ça... Vous devez également faire face à d’autres problèmes… Et moi avec ma pauvre arrogance de jeune Marqué libre je croyais pouvoir vous aider… Je vous demande pardon, j’ai outrepassé nombres de règles avec pour seul argument que je suis un étranger, arrogant et fier. J’ai toujours cru que se plier aux règles autres que les siennes ferraient de moi un hypocrite, ça n’a fait de moi qu’un homme irrespectueux. »
 
Blaze laissa la tension de tomber. Il pensait ces mots, et il ne retenait aucun blâme contre Mysti… Sauf un.
 
« … Je peux concevoir que mes mots sont vides, ma tête l’est tout autant. Mais… mon cœur est-il si froid ? J’ai passé ma vie à aider, plus ou moins maladroitement, très avec vous, mais jamais je n’ai cherché à vouloir me montrer froid… je… je ne sais pas… »
Le jeune Marqué tenta de trouver du réconfort en tenant sa sabre entre les mains, mais rien n’y faisait, ces mots… l’avaient blessé profondément, d’autant plus que c’était avec une personne avec qui il avait déjà partagé nombres de moments, autour d’une tasse de thé, à l’épée. Il ne savait plus s’il faisait le bien ou le mal. Valait-il mieux faire le mal en laissant une personne dans le besoin, ou tenter sa chance, quitte à rentre la situation pire, essayé au moins de présenter une main d’aide. Blaze était déchiré, il s’était remis en cause sur plusieurs choses à travers son séjour à Criméa, certaines fois de gré, d’autres fois de force, mais chacun avait aidé à faire en sorte qu’il se construise. Et une nouvelle fois, il était dans un tournant décisif. La réponse de Mysti allait peut-être lui faire changer à jamais sa manière d’agir auprès d’autrui.
 

Après avoir vu comment la général avait réagi à sa tentative d’aide, c’était presque l’intention que le Marqué remettait en cause. Il savait qu’il ne devrait pas, il savait que ce qu’il faisait était bon, juste, et pour le bien d’autrui, mais s’y prenait-il si mal que ça au point où il blessait plus qu’il ne soignait ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Sam 20 Fév - 20:40

Un sourire amer prit place sur les traits du général alors que celui-ci, en plus de recevoir le pardon de Blaze, avait également droit à des excuses et des justifications qu'il n'avait pas cherchées.

"Ma réputation n'a pas d'importance si elle fait de moi un être insensible et incapable de se remettre en question. Ceux qui me connaissent vraiment sauront faire la part des choses entre ce qu'ils voient et ce qu'ils savent de ma personnalité. Maintenant écoute-moi Blaze. Je préfère la franchise au fait de te cacher ce que je ressens, mais je peux être plus diplomate quand j'ai la maîtrise de mes sens..."

Il prit l'une des mains du Marqué et la garda entre les siennes. Une douce chaleur se diffusa dans les veines de Blaze, parcourant progressivement tout son corps à mesure que son cœur battait et faisait circuler le sang patiemment. C'était l'une des expressions les plus douces de son pouvoir, parfaitement sous contrôle, une sensation bienfaisante.

"Nos situations ne sont pas du tout les mêmes, et il est normal que tu t'y perdes un peu. Je ne suis pas bien plus vieux que toi à vue de nez, mais les événements ont fait que je vois plus de choses, plus loin. Parmi elles il se trouve que j'ai déjà mené plusieurs missions diplomatiques où j'ai appris que le meilleur moyen d'honorer une personne étrangère est d'essayer d'apprendre ses codes et les reproduire, et en toute logique elle fera de même quand elle viendra te rendre visite. Un proverbe illustre cela : "A Goldoa, fais comme les dragons, ou tu finiras rôti sur un bâton." C'est un peu brutal, mais la morale en est explicite. Te voir défier toutes les règles qui maintiennent la cité en harmonie, ainsi que celles de l'intimité entre les gens, d'un point de vue beorc, peut mettre beaucoup de personnes mal à l'aise, et ce fut mon cas. Toutefois, annoncer que ton cœur était froid fut une maladresse de ma part. Ce n'est pas exactement ainsi que je le pense."

Il s'arrêta un instant, cherchant des mots pour bien illustrer son propos tout en plongeant ses iris noisettes dans ceux de l'Hatarien. Blaze était un être avec du potentiel, et il serait bien dommage de le laisser quitter la cité en ayant semé le doute dans ses pensées.

"Le fait est que j'ignore ce que tu ressens réellement. Mes soldats m'ont fait savoir que tu étais revenu joyeux et festif, qu'ils n'avaient vu aucune différence. En ce sens, tu es aussi beorc que chacun de nous : tu as un masque de civilité qui sert à te protéger. Ta technique de bretteur, de te couper complètement de ton entourage pour ta focaliser sur ta cible, tu l'utilises exactement de la même manière avec les beorcs. Tu as des objectifs, mais tu les caches. Tu as des sentiments, mais tu les orientes pour te créer une image. Et cela te fait parfois sembler... de glace si je puis dire. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Tu as le droit de te mettre en colère, de craquer, de ne pas approuver ce qu'on te dit. Tu ne le fais pourtant jamais."

Il finit par relâcher sa main, un sourire amical aux lèvres. Ce contact lui avait permis de sonder un peu plus en profondeur l'être qu'il avait devant lui, et même si ce n'étaient que des vibrations magiques, il les interprétait mieux qu'avec des mots.

"Aider les autres est une bonne chose, Blaze. Et même s'ils te rejettent sur le moment, la sagesse leur fera comprendre qu'ils se trompent, si tes actes sont justifiés. Je suis conscient que pour toi, venant d'ailleurs tu pensais que tes avis pourraient m'éclairer sur ma situation. En un sens c'était juste, mais sans la connaissance de nos coutumes, tu ne pouvais guère savoir que le fait d'épouser une reine implique de nombreuses contraintes et des devoirs que je ne suis pas sûr de pouvoir remplir. Cela relève de plus de mon intimité, et généralement c'est avec des confidents que les beorcs parlent de cela, pas des nouveaux venus."

Solennel, il tendit la main au demi-laguz.

"Maintenant, te connaissant un peu mieux, je ne suis pas prêt à faire de toi mon confident, mais je peux t'offrir mon amitié. Un pas après l'autre, qu'en penses-tu ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Jeu 25 Fév - 21:17



Perdu dans ses pensées, trainant les pas dans le sable lourd de son désert, les paroles du général étaient distantes tandis que le Marqué tentait de démêler un peu ses idées. Déjà, il savait où il avait fauté, mais maintenant, il devait savoir comment s’améliorer, et qui pourrait l’aider. Ses yeux erraient dans le vide à la recherche de réponse, avant d’être repris par Mysti. Il lui prit la main pour lui transmettre une sorte de magie douce, avec une chaleur bienveillante, à travers son corps. Le Marqué n’était pas dupe, on le sondait, et si cette sensation réveillait une fois de plus un cri de Loup dans son cœur, il se laissa faire, fatigué de suivre sa voie habituelle. Il voulait juste être neutre, ne rien faire, ne plus s’opposer.
 
C’est avec un certain effort que Blaze tenta de comprendre les paroles de Mysti. Oui oui, le général voyait plus loin, après tout, il a guidé des armées, bref. Il faut suivre et apprendre les coutumes d’autrui. Il va sans dire que notre jeune Marqué risquerait fortement de finir en brochette, ou pas. Ce fut la suite qui le laissa perplexe, si l’idée était justifiable, elle était erroné, mais une fois de plus, comment lui en vouloir. Lui ? Un être froid ? Avec un masque ? Quelle foutaise. Une seule chose mérite d’être caché des autres : son passé. Seul ses amis, et donc ses confidents connaissent les détails de sa vie. Ses deux notions sont liés pour lui, mais après, c’est typique des Hatariens. Et non, jamais Blaze ne se brisait, car la violence appelle la violence, et ainsi de suite. Craquer est un signe de faiblesse, il faut faire preuve de pitié même dans le plus désespéré des cas, et de bonté même face au plus hostile. Il prit la main du général, encore un peu mou et las.
 
« A vrai dire général, ami et confident sont une seule et même notion pour moi, mais c’est mon point de vue… Je connais déjà votre passé, beaucoup me l’ont raconté, mais vous savez peu de moi, alors je… Voyez-vous, je n’aime pas parler de mon passé, car c’est derrière, c’est écrit, c’est fait. Le présent et le futur sont bien plus intéressant, mais si vous souhaitez réellement que nous soyons amis, et je l’espère moi-même, vous devez connaître mon histoire… »
 
Blaze reprit un peu de sang-froid avant de discuter brièvement sur son histoire.
 
« Pour faire simple, mon père Laguz a abandonné ma mère Beorc, elle m’a élevé seule, avec la lame dans les mains dès le plus jeune âge. La vie du désert est rude, mais j’aime y voyager. A mes 14 ans, ma mère mourut après s’être défendu de mercenaire, malgré mon aide. Je continuai de voyager seul dans le désert après avoir quitté mon chez moi. Un jour j’ai retrouvé la piste de mon père et… Il était devenu complètement fou, je l’ai tué. Pour vous, c’est un patricide, à Hatary, c’était une libération car il était considéré comme un criminel. C’est tout pour l’histoire, je ne veux ni pitié, ni excuse, ni quoique ce soit, vous avez vécu votre lot de problème aussi. »
 
Il se sentit libéré, mais aussi anxieux, était-ce une bonne idée de confier son passé si douloureux à cet homme ? Enfin, c’était chose faite, le nombre de personne connaissant ceci se contait sur les doigts d’une main. Comme le nombre de véritable ami qu’il possédait. Il reprit ensuite :
 
« Mais dites-vous général, je ne porte jamais de masque, et je choisi d’être heureux, hier j’aurais pu choisir de méditer sur vos paroles, ou de m’amuser. Peut-être que dans le fond, c’est une forme de masque… Et sachez que je ne craque jamais. La haine appelle la haine… Et quand le monde autour de vous s’effondre, votre foi et vos valeurs sont vos derniers remparts. Alors j’attaque tout avec un sourire, arrogant, malicieux, insultant, mais avec un sourire. C’est ma manière de vivre au jour le jour, c’est peu, mais j’en suis heureux et fier. »

Blaze passa sa main sur son menton, cherchant une sorte d’idée, qu’il trouva. Il mit un genou à terre et baissa la tête.
 

« J’aimerais vous demandez une dernière faveur, général Mysti de Méline. Pouvez-vous m’enseignez comment une personne de mon rang devrait se comporter à Criméa ? Je ne mériterais jamais le titre de chevalier ou de noble, mais j’aimerais avoir au moins leurs codes… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Sam 27 Fév - 11:04


Je jeune Criméan resta silencieux. Comme de coutume, Blaze se défendit de tous les arguments qu'il lui présentait, de toutes les constatations qu'il lui apportait. Le Marqué pouvait bien avoir sa propre vision de la vie, au fond le ressenti du chevalier ne changerait pas pour si peu. Ce qu'il voyait était bien plus éloquent que toutes les argumentations du monde, et ce serait avoir une toute autre personne en de soi que de voir le rouquin changer pour être conforme à ses paroles. Cette obstination faisait partie intégrante de lui, alors pourquoi la lui reprocher encore ?

*Il apprendra.*

La suite le laissa amer. Le demi-laguz se forçait à lui révéler un passé pénible afin d'honorer leur toute nouvelle amitié, et ce qu'il en disait n'avait rien de réjouissant. Il enchaîna sur ce fameux masque qu'il pensait pouvoir ôter à son bon-vouloir, puis termina avec une requête bien particulière qui aurait faire sourire Mysti dans d'autres circonstances.


"Je mettrai fin à cela."

Ni amusement ni ironie dans sa voix. Le général se planta devant Blaze et se baissa pour lui relever le menton fermement. Un feu déterminé brûlait dans ses iris dansant entre le noisette et le rouge. Il sembla dévisager le Marqué jusqu'au fond de l'âme mais ses gestes étaient mesurés, sans violence aucune.

"Un jour, quand je serai assez fort, je mettrai fin à cela. Aux veuves et aux orphelins, aux carnages, à la folie d'un homme, à l'abandon des siens, aux actes répréhensibles commis envers les laguz... A toutes les injustices qui règnent à Criméa, puis en-dehors ! Je l'ai juré en devenant chevalier ! Ta tragédie ne se reproduira plus ! Un jour !"

D'une poigne ferme, il saisit l'une des épaules de Blaze et le releva à sa hauteur.

"Il te faudra des années pour tout savoir sur la noblesse et sa manière de fonctionner, mais je ferai de mon mieux pour te transmettre l'essentiel. De mon côté je ferai tous les efforts nécessaires pour gagner en puissance et que tous les sacrifices faits en ce monde ne soient pas vains."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Sam 27 Fév - 22:11

Blaze crut entendre des mots siffler entre les dents du général, avant de se faire relever la tête par le général pour l'observer dans le blanc des yeux, et il y vit le feu destructeur du mage tournoyer. Si l’extérieur était contrôlé et maitrisé à son habitude, c’était un véritable déluge d’une puissance rare qui se voyait dans le fond de son âme, au point que le Marqué avait peur. C’était une force guerrière, brutale, dévastatrice, meurtrière. Capable de décimer sans aucune merci pour atteindre son objectif. Oh il connaissait cet état d’esprit pour l’avoir adopter par moment, mais souvent avec un arrière-goût amer. Il ne voulait pas incarnée cet espoir guerrier, mais Mysti montrait une détermination sans faille à sa promesse, ce qui était inquiétant et fascinant par la même occasion.

Cette braise dans les yeux n’avaient pas l’effet voulu, et le pauvre Blaze ne savait pas réellement comment réagir, et se sentit mal en se faisant remettre debout, agrippé par l’épaule. Ses yeux trahissaient peur, incompréhension, et surprise. Il avait pourtant dit que ça ne servait à rien de ressasser le passé non ? Alors cette réaction sortait un peu comme une surprise pour lui. Il balbutia, tel un enfant un peu confus et apeuré.

« … Ca… me… Je hum… Merci pour m’accorder cet enseignement… C’est beau ce que tu veux faire, on aspire tous les deux à ceci… »
 
Oui, mais pas de la même manière. Lui, il était dans le préventif, car il a la force et les outils. Blaze en revanche, souhaitait être un symbole différent, que l’espoir ne meurt jamais, et qu’on a toujours le choix, le choix d’être heureux. Etrangement, le jeune Marqué semblait extrêmement vulnérable dans cet état, la mention de son père était toujours très désagréable, et bien que sa mère mourut avec le sourire, en étant les deux choses qu’elle aime : une guerrière, et une mère, il était toujours un peu triste d’avoir eu si peu de temps avec elle. Mais c’est comme ça. Blaze retint l’épaule de Mysti d’une main faiblarde et tremblante, une flute en verre de sable dans l’autre main. Ainsi, il joua une petite musique…
 



Le vent sembla s’imprégner de l’essence de la vie elle-même, et vint virevolter autour d’eux. Des feuilles de toutes les couleurs rendaient féerique la vision alors que la musique, douce, apaisante, semblait atteindre l’âme de ceux qui l’écoutait. Les éléments même de la nature vinrent ajouter des sons au son de la flute, créant une harmonie environnante. Une sorte d'esprit bienveillant se dégageait de l'épée du Marqué, dans un mélange de mélancolie, de tristesse, et d'espoir, elle ordonnait les éléments tel une chef d'orchestre et accompagnait le flot de cette comptine. Une larme discrète de bonheur et de nostalgie se dessina sur le visage reposé et détendu de Blaze, qui renforça cette impression de fragilité. Il semblait si frêle dans cet état, comme une sculpture de glace capable de fondre devant l'ardeur du général. Tout était si agréable, léger, la nature berçait les deux amis en haut de cette colline avec tout son amour et son bonheur. Et même après avoir arrêté de jouer de sa flûte, le vent continuait de danser.
 
« Un moment d’éternité… C’est le nom de cette comptine. Ne mettez pas tout sur votre dos, vous avez des amis, des soldats, des gens sur qui compter et qui peuvent vous aider dans cette noble tâche. Quant à moi, je veux aider d’une autre manière, je veux montrer que l’on choisit d’être heureux… C’est naïf, enfantin, et inutile, mais je veux croire, comme elle, comme Khar’a, que nous pouvons tous être heureux.
 

Merci pour cette conversation général, j’ai hâte de prendre ma première leçon, et je vous garantis que je serais un élève exemplaire ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Dim 28 Fév - 12:37


L'inconvénient de maîtriser le feu, c'est qu'il est instable, et peut brûler autant son utilisateur et ses proches que ses ennemis. Pour un mage, afin d'être en totale osmose avec son feu, outre l'apprentissage théorique il est essentiel de nourrir la flamme, avec des convictions, des actes forts, du courage, un objectif précis.

Je ne serais probablement pas le chevalier d'aujourd'hui si la guerre ne m'avait pas façonné avec sa mort, ses carnages...
J'ai assisté aux charges de batailles, dans lesquelles l'infanterie se faisait déchiqueter par les lances et les épées des cavaliers, les têtes sautaient au bout des haches et les chevaux hennissaient leur douleur en s'effondrant au sol.
J'ai vu la si belle magie servir à carboniser des hommes, à faire exploser des barils de poudre, à geler une rivière pour qu'elle cède sous les pas des armées ou encore à déchaîner des tempêtes pour réduire l'effectif ennemi.
J'ai vu le sol rouge à la tombée du jour.
J'ai senti l'odeur exécrable des corps en décomposition quand il fallait ramener les nôtres à leur famille.
J'ai entendu les râles des mourants que l'on devait achever pour leur épargner d'incurables souffrances.
Jeune encore, j'ai recraché mon dégoût et ma bile lorsque mon âme n'a plus supporté tout cela... Ils étaient tous si forts. Si jeunes. Si désespérés.

Et cela continuait, jour après jour, nous obligeant à inventer des stratagèmes plus meurtriers les uns que les autres pour survivre nous-mêmes, dans une impitoyable loi du Talion. Manger ou être mangé. Tuer ou être tué.

Les autres ne peuvent pas savoir. Ceux qui n'ont pas fait la guerre ne peuvent qu'imaginer. Il ne s'agit pas de mettre fin aux jours d'une personne, mais de tout un peuple, tout un symbole, incendier des villes, des espoirs et des rêves...

Devenir chevalier était l'occasion pour moi de faire cesser cela, Elincia le savait. Geofrrey le savait. Lucia le savait également. Azelian a eu la force de s'arrêter avant. Mais nous autres, nous avons désormais le devoir sacré de répandre la paix et de nous interposer entre l'injustice et ses victimes. C'est le serment que nous avons prêté. Et ce serment sert à faire brûler mon feu d'une ardeur toujours plus belle et plus haute.

***

Malgré cet incident dans le parcours de leur relation, Blaze et Mysti, désormais amis, continuèrent de s'entraîner ensemble pendant le temps qui suivit. Le bretteur améliorait sa technique et sa gestuelle, sa perception extérieure et son comportement vis-à-vis des coutumes criméanes et beorcs en général.
Le mage quant à lui travaillait le renforcement de son bras d'épée et coupait les vases de terre cuite, sans jamais parvenir à maintenir son arme, la malédiction lui causant des douleurs insupportables. Une fois le feu vert donné par les guérisseurs du palais, il se remit à lancer des sorts aux formes et aux effets variés, enflammant ses cibles avec toujours plus de concentration. En tant que général, il reprenait également ses fonctions administratives et judiciaires quand il y avait besoin d'aide, patrouillait dans la cité avec ses hommes et aux alentours également. Il supervisait l'entraînement des plus jeunes recrues avec les autres officiers et siégeait au grand Conseil de la cité.

Un emploi du temps qui le priva bientôt de la majeure partie de son temps libre, ainsi que des rendez-vous thé avec le Marqué. Il fut bien obligé alors de suggérer à l'Hatarien qu'il était temps qu'il rentre chez lui et remette le rapport concernant War à Nailah. Les Loups devaient l'attendre avec impatience, quand depuis un mois complet Blaze séjournait à Mélior.


"Je crains qu'il ne nous faille poursuivre chacun de notre côté maintenant. Je ne sais pas si je me resservirai un jour de mon épée lors d'un combat en conditions réelles, mais je te suis reconnaissant de m'avoir redonné le goût d'une joute avec une lame. Que prévois-tu de faire maintenant mon ami ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Lun 7 Mar - 22:23

Je suis un esprit du vent, une essence insaisissable, capable faire bouger les nuages, provoquer des tempêtes, ou simplement bercer les herbes de ma douce brise. Mais avant tout ceci, je ne suis qu’un vagabond, jeune, arrogant, fier, et naïf. La pitié et la miséricorde ne peuvent être exercées que par les plus habiles des combattants, et c’est en me mentant à moi-même, au Loup que je suis, que je tente inlassablement d’épargner mes opposants, pour au final fuir les dangers.
Tel le vent, mon âme et mon cœur restent léger, leste. Mais ceci n’est pas vrai, car dans mon sommeil, j’entends les familles de mes victimes, leurs pleurs, leurs cris. Vivre, c’est manger les autres, et rien d’autre. Mon âme d’enfant pleure les morts, alliés, comme ennemis. Ce don est trop précieux pour être gâché, et pourtant, ce n’est qu’en le prenant que l’on peut s’assurer que la flamme dans son cœur survive…
Les souvenirs… Peut-être le cadeau le plus triste que ce monde nous offre. Car chaque fois que l’on tente de se souvenir d’un évènement passé, avec plus de maturité, on comprend mieux la signification de ces moments, et comprendre amène la tristesse. Plus on sait, plus on est triste. J’aurais préféré ne pas savoir ceci, ou je n’aurais jamais dû chercher ces réponses… Et pourtant, il ne faut pas laisser nos convictions d’autrefois se faire évincer par ses connaissances, car ce sont ses évènements qui font de nous ce que nous sommes. Je ne suis pas prêt. Je ne suis pas prêt à affronter la terrible réalité qu’est notre monde, la vérité sur mes actes, et le savoir qui m’expliquera amèrement mes erreurs du passé.
Je me construirais lentement, petit à petit, je découvrirais le monde, selon mon point de vue, mon expérience, et alors je pourrais seulement conserver cette part d’innocence dans mon cœur. C’est cette partie qui fait de moi un homme bon, un être capable d’aimer, de protéger, et de sourire. C’est ma voie, celle de l’épée. L’âme du vagabond, vagabond des lames, vagabond de l’alcool, et vagabond de l’amour… Khar’a…
 
***
Construire une amitié avec Mysti fut tout sauf aisé, car toute son essence de Loup entrait en contradiction avec le général. Le Beorc contre le Laguz sans crocs ni griffes. Cette relation était pourtant quelque chose que Blaze chérissait, Mysti était un homme bon, marqué par les conflits, et est un très mauvais choix pour se montrer amusant ou arrogant. On apprend des autres après tout, et l’entrainement solidifiait les liens. Mysti apprit à nouveau à manier la magie tel un virtuose, laissant le bretteur à sa perception et la canalisation de cette force nouvelle.
 
Le mal de pays frappa Blaze, tel une tempête dans un océan calme depuis trop longtemps. Les routes l’appelaient, l’air semblait presque vicié pour lui. Tout devenait sans goût, et seul la douleur semblait encore avoir la capacité de lui rappeler qu’il était vivant. Une immense frustration se dessinait dans son cœur, et il ne quitterait pas Mélior dans cet état, hors de question, pas avant un dernier duel, victoire ou défaite, peu importe. Blaze était sur les dents, comme un Loup en cage qui ne souhaitait que sortir. Il voulait un vrai combat, quelque chose qui lui permettrait de satisfaire sa volonté guerrière et le purger de toute cette colère accumulé durant les entrainements.
 
C’est avec une certaine fébrilité malsaine qu’il discuta avec Mysti.
 
« Je veux me battre, faire cogner le fer… J’ai besoin de ça, ça fait bien trop longtemps que je m’entraine, j’ai juste… besoin d’une bonne bagarre, manger le sol, prendre quelques coups de poings… les rendre si possible. Bref… Ca fait plusieurs nuits que je ne dors plus. Je vais me faire dérouiller avant de partir, ça me fera du bien, vous savez ce que l’on dit, rien de mieux qu’un bon combat pour calmer les esprits. »
 
Blaze parlait sans réellement se rendre compte de ses tics physiques, et peinait à se montrer présentable. Il remit ses cheveux en place de manière nerveuse avant de se relever.
 
« J’ai défié sur recommandation des recrues un chevalier, un combat jusqu’à la soumission, Sir Heinkel sera mon adversaire, il a accepté ce duel en sachant mes intentions, j’espère juste qu’il m’offrira une bonne leçon, mais je tiens à vous faire honneur ! »
 
 
Plus tard dans l’après-midi, Blaze se retrouva au milieu d’un cercle, un simple fer létal à la main, Kaze entre les mains de Mysti. Un chevalier d’argent se tenait devant lui, une épée longue et un bouclier colossal entre ses mains. Rien que cela était un signe de défaite, et l’armure n’était qu’une couche supplémentaire pour montrer la différence totale de gabarit entre les deux hommes. Blaze était fin, bien que plus musclé depuis son entrainement, mais toujours frêle. Heinkel était un chevalier d’expérience, de 40 ans, habitué aux combats en toutes sortes, sur et en dehors des champs de bataille. Puissant, lourd, et capable de tenir face à la plus puissante des tempêtes, il était un rempart qui ne lui rappelait que trop bien Kerorian. On aurait dit un amateur contre un professionnel.
 

Le jeune Marqué libéra son épaule gauche et retira son gant, pour ressentir la garde de toute sa main. Il souffla longuement et se plia devant le chevalier en signe de respect. Puis se retourna pour faire dix pas, et se retourna, dégainant la lame. Il observa son adversaire tel un animal prêt à se ruer sur un homme, chaque faiblesse de son adversaire devait être exploitée… Aucune chance de passer sa défense d’acier, mais Mysti le regardait, et il devait tout de même prouver ses talents. Il allait se prendre des coups de bouclier, mettre le genou à terre, cracher certainement du sang, se faire couper de partout sur son corps sans armure, mais il avait presque besoin de ça. Depuis trop longtemps il était en cage, il faut que sa sorte… MAINTENANT !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Mar 8 Mar - 20:03

Le général tressaillit quelque peu à la réponse du rouquin. Se battre pour calmer les esprits ? Quelle idée saugrenue ! Cette part de violence instinctive ne résidait que chez les laguz et les plus fous des beorcs. Tout être moyen aspirait plutôt à la paix et à la prospérité. C'était pour cette raison que l'armée criméane, lors de la première guerre, avait échoué à se constituer des rangs suffisants pour repousser l'envahisseur de Daein. Depuis, l'erreur avait été corrigée, et l'armée royale était devenue renommée pour sa cavalerie robuste et rapide. Les soldats étaient fiers de défendre leur pays et les civils rassurés de pouvoir compter sur eux.

Avant même d'ouvrir la bouche pour demander s'il s'agissait d'un chevalier de rang ou de profession -la nuance étant problématique par moments-, le nom de l'homme siffla aux oreilles du jeune homme qui dévisagea Blaze un moment.


"Heinkel... ? Des recrues vous ont recommandé de défier Heinkel ?"

Ce nom n'était pas inconnu aux oreilles du mage, c'était même plutôt l'inverse. Fronçant les sourcils, Mysti se tourna vers les gardes en faction.

"Il n'y a qu'un seul Heinkel, nous sommes bien d'accord ? 14e division d'infanterie lourde ?
-Affirmatif, mon général !
-Blaze, cet homme est un vétéran de notre armée, et de surcroît un bretteur à l'armure lourd et à l'épée large ! Je comprends que tu veuilles passer ta frustration de l'entraînement sur quelque chose, mais tu n'as aucune chance contre lui ! Et j'irai toucher deux mots aux apprentis qui t'ont recommander un adversaire pareil à ton niveau !"

Toutefois, rien de ce que put avancer Mysti ne découragea l'Hatarien. Puisqu'il était conscient des risques, le général le laissa s'entêter, et même Heinkel, quand il le vit, semblait avoir la même opinion de la situation. Selon le Code de la Chevalerie, il était interdit d'empêcher un duel dûment consenti par les deux partis, lancé dans les règles en prime. D'après ce qu'on lui avait raconté, Blaze avait méticuleusement respecté ce même Code pour aller défier Heinkel. Son sort n'était donc plus qu'entre les mains de son adversaire, un point c'est tout.
Poussant pourtant l'audace encore plus loin, le Marqué vint confier son précieux sabre magique à son instructeur tandis qu'il empruntait un fer létal dans l'armurerie.


"Blaze... Ce n'est pas raisonnable !
-Allons allons messire, le petit a besoin de coups, il le dit lui-même. Si c'est tout ce qui peut lui faire plaisir, je vais les lui donner, faites-moi confiance. Il ressortira vivant de ce duel. Prêt jeune homme ? Je suis un peu rouillé, alors ne t'étonne pas si je bouge lentement au début."

Heinkel semblait sûr de lui, aussi bien campé dans le sol qu'un arbre centenaire avec ses racines ancrées à des dizaines de mètres de profondeur. Vaincu, Mysti alla se placer entre les deux combattants et faire un bref rappel des règles choisies : Blaze utilisait son fer contre un fort bouclier et une épée presque aussi grande que lui. Le cercle au sol délimitait leur zone de sortie mais la condition absolue de victoire était avant tout la reddition de l'un des adversaires. Elle devait être explicite et totale. Aucun butin n'était mis en jeu.
Le général donna l'ordre de se mettre en place. Si la démarche légère et fluide de Blaze le conduisit rapidement à son point de départ, le pas lourd et cliquetant du chevalier fit tomber un silence tendu parmi les spectateurs. C'était comme si une fourmis allait affronter une montagne, seule. Enfin Heinkel se retourna en direction de son adversaire.


"Bonne chance, jeune loup. Je sens que tu as de la hargne à revendre, fais-moi voir, je suis curieux.
-Allez-y !"

Comme on pouvait s'y attendre, la fébrilité du demi-laguz se manifesta aussitôt et Blaze se rapprocha vivement, examina les failles de l'armure, chercha à s'y engouffrer. Le chevalier le regarda faire, se contentant de replier les articulations et de brandir son bouclier pour contrer son assaut. A la première ouverture cependant, il profita de la concentration totale du bretteur sur ses faiblesses pour surgir dans la sienne. Un puissant coup de coude envoyé dans les côtes propulsa Blaze en arrière. Quand il revint à la charge, il fut reçu par le plat de l'épée, puis la fois suivante par un coup de boule qui le sonna quelques secondes.

Les spectateurs s'échauffèrent et encouragèrent le pauvre Hatarien à se relever et à poursuivre. Heinkel savait pertinemment qu'ils n'étaient pas dupes mais qu'il fallait donner de la motivation à son challenger afin de déchaîner toute la rage qu'il avait en lui et d'apaiser sa combattivité. Il releva lui-même le rouquin et l'exhorta à poursuivre. Le même scénario se répéta encore et encore : il attaquait, Heinkel répliquait, ou bien laissait ses coups ricocher sur la masse de métal épaisse qui lui couvrait le corps. Le chevalier retenait sa force, mais malgré tout des bleus et des bosses apparurent sur la peau du jeune homme qui ne s'avouait pas vaincu.


"Cela suffit ! Heinkel, stop !
-Je suis d'accord mais... Petit, tu veux arrêter ? Tu n'as qu'à le dire, personne ne te traînera dans la boue, tu as essayé de toutes tes forces..."

Le grand chevalier restait de marbre, mais son expression trahissait l'inquiétude que lui inspirait peu à peu l'étranger. A force de persister comme cela, il allait vraiment finir par se blesser. Le duel se poursuivait depuis plus d'une heure quand Blaze commença à chanceler. Plus personne n'encourageait, se contentant de voir le même manège recommencer sans fin. Les gifles de métal et les coups de bouclier ne parvenaient pas à étancher la soif de combat du demi-loup.
Ce fut lorsque le Marqué posa un genou à terre et cracha une abondante gorgée de sang que Mysti céda à son impatience.


"Heinkel, mettez fin à ce duel, c'est un ordre !
-Entendu. Désolé gamin, tu vas avoir mal."

L'offensive plus automatique qu'autre chose de Blaze n'avait plus aucune puissance. Jusque-là il avait seulement réussi à égratigner un peu le visage de son adversaire et à faire craquer quelques mailles de l'un de ses gantelets. Heinkel le saisit par son bras d'attaque et lui fit une clef de bras musclée pour l'immobiliser contre son large torse.

"Abandonne !"

Voyant que cela ne suffisait pas, il lui tordit le membre lentement, la douleur insupportable, au point que le corps du Marqué finit par lâcher prise et qu'il perde connaissance.

Mysti s'élança aussitôt par-dessus à l'intérieur du cercle et s'agenouilla près de lui. Il décompta 10 secondes à voix haute avant de déclarer Heinkel vainqueur sans enthousiasme, puis souleva le corps meurtri du bretteur dans ses bras pour l'emmener à l'infirmerie la plus proche. Plusieurs soldats l'accompagnèrent et le devancèrent pour prévenir les guérisseurs et lui ouvrir le passage, si bien que vingt minutes plus tard l'un d'eux se penchait sur les contusions diverses. Il décela même un déboitement heureusement bénin de l'épaule et une côte fendue, probablement lorsque les mailles avaient cédé sous le choc.

Une fois le traitement terminé, le guérisseur recommanda du repos et fit sortir tous ceux qui n'avaient plus rien à faire là. Mysti demeura donc seul avec l'impétueux Hatarien en attendant qu'il reprenne ses esprits.


"Inconscient. Impulsif. Obstiné. Faudra-t-il que je te décrive à Nailah de cette façon la prochaine fois que je la rencontrerai ?!"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
avatarMarqué


Messages : 344
Age : 23
Localisation : Sur les routes
Autre Indication : Puis-je vous aider?
Groupe : Windwaker

Feuille de personnage
Niveau:
26/60  (26/60)
Points d\'Expérience:
98/100  (98/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Mer 9 Mar - 0:26

Le jeune bretteur sautilla,  fébrile et avec de l’énergie à revendre, mais pas au point de s’offrir inconsciemment. Son approche combinait feinte, rotation et roulade, cherchant à étudier l’armure de son adversaire. La logique lui hurlait ‘Laisse le t’attaquer ! Tu cours à ta perte si tu es sur l’offensive !!!’ Mais l’instinct guerrier avait déjà remarqué que le chevalier connaissait la dance, et que l’attendre ne servirait strictement à rien. Le Marqué approcha brutalement son adversaire, cherchant les failles dans la garde de son adversaire, mais dès qu’il approchait d’un côté, celui-ci refermait toutes les ouvertures. En d’autre terme, à moins de le prendre sérieusement à revers, il n’y arriverait pas. Son fer létal était lourd, plus lourd que Kaze, et malgré la distance, il pouvait sentir à quel point cette lame était importante pour lui dans un combat. Mais il était trop tard, et lui laisser son arme préféré entre les mains pourrait s’avérer désastreux pour le chevalier… Car sans Kaze, il n’est qu’un simple bretteur, il n’est pas un courant d’air capable de trancher les gorges.
 
A chaque approche, Heinkel refermait son côté et lui présentait un mur d’acier, le forçant à reculer, soudainement, le contact d’un coude dans le ventre le repoussa violemment. Il recula, sifflant entre les dents un soupir de douleur avant de se remettre à sautiller en soufflant rapidement. La douleur eut l’effet escompté et un sourire de plaisir se dessina. Enfin un bon combat, quelque chose qu’il peut mordre sans peur de briser, avec pour seul considération sa propre santé, qui devrait tenir. Blaze se rapprocha à nouveau du chevalier et démontra son jeu de jambe, forçant Heinkel à bouger plus vite que prévue. Dans des élans entrecoupés de feintes, Blaze semblait petit à petit déceler les failles du chevalier, sans pouvoir les exploiter…
 
(Son armure est extrêmement lourde, le moindre revers peut s’avérer fatal pour lui. Mais sans Kaze, je ne suis pas assez rapide, ses réflexes sont dignes d’un véritable chevalier… Je n’ai aucun avantage que je devrais avoir, à savoir l’initiative et le champ de vision. Je suis visible et de face, donc le revers est strictement impossible. Il cache les failles de sa garde en fonction de mon angle d’approche…)
 
Des schémas d’approches se dessinaient, mais sans les outils, ils étaient futiles. Et au final, ce n’était pas avec Kaze qu’il devait vaincre… C’était avec sa propre force. Et dans ce cas… La seule chose qu’il pouvait faire, c’était de travailler Heinkel au corps, se mettre au contact, et maintenir l’étreinte, tenté de le fatiguer avec une vitesse supérieure et garder le momentum à tout prix. Hélas, il ne l’avait pas et savait à quel point il pouvait être difficile de regagner cet avantage. Blaze s’élança à nouveau, mais prit un violent plat d’épée dans le visage. Son visage fut lavé de toute expression, comment avait-il pu laisser un coup pareil l’atteindre ! Ce n’était pas son genre !
 
La colère, la frustration, et le manque de concentration ainsi que de calme ne laissait pas à Blaze démontrer l’étendue de ces pouvoirs, seul sa vitesse, son agilité, et sa hargne étaient mise en avant. Et pourtant, malgré tout ceci, le calme ainsi que l’expérience de Heinkel écrasait tout ceci. Durant une nouvelle approche, Blaze laissa son épée trainer dans un son strident et faisait des zigzags à grande vitesse, mais une fois de plus, le vent ne répondait pas à son appel, et bien que ceci semblait impressionnant, Heinkel para sans la moindre difficulté et punit le jeune Marqué d’un violent coup de boule. Mais Blaze ne montra aucun signe de faiblesse, bien au contraire, il recula d’un puissant saut et adopta une posture de type dégaine, mais durant un instant, il était un peu sonné, mettant sa main sur sa tête avant de la secouer. Il ne remarqua pas la présence de sang sur celle-ci.
 
5 minutes, et Blaze comprit que c’était un duel qu’il ne gagnerait pas. Il n’était pas doué pour les combats sur la durée, comme n’importe quel bretteur après tout, toute sa force était dans la létalité de ses coups. Plus le combat durait, plus Blaze semblait apaisé, comme si un poison si vidait de ses veines. Son style devint plus lent et conservateur, cherchant avant tout les beaux coups avant la réelle dangerosité, et Heinkel lui fit rapidement comprendre que ce n’était pas comme ceci qu’il gagnerait. Pourtant, affrontant mainte fois la garde d’acier du chevalier, Blaze dansa avec son opposant, glissant sur son armure pour se retrouver derrière lui à plusieurs reprises, seulement pour manger un coup de coude rapide et précis. Il recula de quelques pas, et essuya un puissant coup de bouclier qui l’envoya volé sur quelques mètres. Ce fut dans un brouhaha de surprise, d’inquiétude, et de cris que Blaze tomba lourdement sur le dos, un sourire au visage. Dans l’élan, il roula en arrière et se relança tel un possédé.
 
Petit à petit, la force de Blaze s’amenuisait, bien qu’il ait ajusté son style pour tenir plus longtemps, ce n’était que pour retenir l’inévitable un peu plus longtemps. A plusieurs reprises, il fut amené lourdement à terre, et Heinkel le releva. Blaze aurait pu y voir une forme d’offense, mais il n’en fut rien. Il redevenait lui-même, coup d’épée après coup d’épée, apprenant plus de son adversaire à chacun, et sur lui-même également. Des fois, Heinkel le laissa attaquer, d’autres fois, il se montrait impartial, mais toujours avec une certaine gentillesse dans ses coups, il se retenait… Un mélange d’humiliation et de honte le couvrit, il savait qu’il était là pour se prendre une dérouillée, mais il n’en avait jamais expérimenté imprégné de… pitié. Tant pis, il n’inspirait pas de peur, de crainte, ou quoique ce soit à sa grande déception… Non. Hors de question de rester sur cette impression… Son corps était encore capable, de peu, mais au moins de quelques choses.
 
Dans un sursaut, un lien imperceptible entre sa lame et lui se fit, Kaze répondit à l’appel, sans être dans ses mains. Blaze fit le vide, se concentra, retira toute forme extérieure pouvant intervenir, avant de faire exploser cette bulle, et aspirer le monde qui l’entoure. Le bruit de chaque voix devint distinct, chaque cliquetis de l’armure, les couleurs semblaient plus vives, et son visage adopta une expression calme et sereine à la surprise de son adversaire. Blaze marcha, lentement vers son adversaire, les yeux dans les yeux. Ce moment semblait hors du temps, Heinkel tint le regard de Blaze, avant de soudainement réaliser dans quel état il était. Le chevalier resserra sa garde et le jeune Marqué prit une brutale accélération… Et Heinkel commit une erreur, en tentant d’anticiper son attaque. Blaze l’esquiva, la lame trancha légèrement sa joue, mais le bras de son adversaire était tendu, exposé, et le bouclier n’était pas du bon côté. Pour la première fois, il observa toutes les failles de son adversaire, et il souffla.
 
« … Je peux trancher ca… »
 
Heinkel effectua un mouvement rapide et nerveux pour frapper Blaze du revers de la lame, qu’il para avec toutes les peines du monde avant de finalement laisser la lame glisser pour reculer. Ce fut son dernier sursaut de dangerosité. Le temps s’écoula, les blessures ainsi que le sang aussi. Désormais, son corps était une épave, seul son esprit le maintenait debout, mais c’était ce qu’il voulait. Il voulait se prouver que si jamais une éventualité pareille arriverait, il aurait la force de tenir… Il se regarda dans le désert, dans ce même état, devant une ombre géante à l’épée colossale. Il se relèverait, encore, et encore, et encore. Jusqu’à la fin des temps. Son esprit… refusera de se briser.
 
Le duel tournait réellement à la punition. Et malgré les appels, Blaze se releva encore et toujours, un sourire satisfait au visage, disant à chaque fois : « Je refuse… D’abandonner. » Son sabre se planta dans le sol pour lui fournir un appui, il essuya les traces de sang et les zones douloureuses, avant de se lancer à nouveau… Il avait perdu la notion du temps, et tout ce qui comptait, c’était être debout, se dresser devant l’adversité, et se prouver que le sang qui coulait dans ses veines avait une valeur. Mais subitement, ses jambes le lâchèrent complètement, ainsi c’était sa limite ? Un flot de sang remplaça je « Je vais bien. » qui aurait dû sortir de sa bouche. Blaze se releva pourtant, vidé de toute force, mais l’essence de sa volonté refusait de lâcher prise. C’est avec une main tremblante qu’il releva à nouveau son épée. Il s’élança, chancelant, mais déterminé à se battre, avant de se faire saisir par le bras. Ceci l’électrisa et il tenta de défaire la prise, forçant Heinkel à le retenir avec son autre bras. Une puissante clef de bras l’immolais, et il hurla de douleur, qui perdu graduellement en puissance pour devenir un souffle haletant. Le jeune Marqué fit le vide dans son esprit, et se libéra de toute douleur pour tenter d’atteindre son couteau, s’il pouvait l’atteindre, il avait une parfaite ouverture pour mettre celui-ci sous le cou de Heinkel. Réalisant la tentative, le chevalier resserra l’étau, et toute la concentration du monde ne pouvait le sauver de cette douleur. Il se débattit, laissant ses dents se serrer tel un animal dans son dernier souffle, un coup de boule frénétique pour se libérer resserra à nouveau la prise. Un coup de pied, encore, et encore, mais ses forces l’abandonnaient, son bras céda à la brise et se déboita.
 
C’était sa chance, son bras n’avait aucune prise et il pouvait à présent se libérer pour mettre le couteau ! Ce fut sa dernière pensée avant de s’écrouler, inconscient, le couteau tomba de sa main droite. Le noir de l’inconscience lui laissa un gout doux/amer, mais un sourire sur le visage, tout le temps… Toujours.
 
La scène aurait été presque comique, et quand le jeune Marqué reprit conscience et aperçut Mysti près de lui… Sa première réaction fut un rire, douloureux à cause de la côté brisé, mais un rire qui plus est.
 
« Ahahahahahaoutch ! Oui. Oui tu peux… Parle avec Heinkel, il te révèlera des choses, car ce n’est qu’en se frappant lame contre lame que l’on connait quelqu’un selon moi. C’est pour ceci qu’il a été si difficile pour moi de… m’adapter à vous. »
 
Il tenta de se relever, seulement pour grimacer de douleur une fois de plus.
 
« Je vais me reposer et me remettre en route, soyez prudent mon ami, pratiquez votre épée, et j’espère que vous arriverez à concilier votre cœur avec votre position. »
 

Le jeune Marqué se laissa tomber dans le lit de fatigue, et esquissa un dernier sourire à Mysti. Dans quelques jours, malgré les médecins, il sera sur les routes, libre comme l’air. Il est trop tôt pour revenir sur cette expérience, mais elle était riche pour lui, et il espérait profondément que le général allait demander, ou parler à Elincia du moins. Il ne méritait pas de souffrir autant, mais la situation n’aidait pas ! Arf… les nobles et la politique… Quoique, s’il demanda la main de Nailah, il serait bien dans l’embarras !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatarBeorc


Messages : 305

Feuille de personnage
Niveau:
27/60  (27/60)
Points d\'Expérience:
21/100  (21/100)

MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   Mer 9 Mar - 13:57

Un soupire franchit les lèvres du général tandis qu'il intimait d'un geste à Blaze de rester assis. Cette tête brûlée ne pouvait même pas s'endormir suffisamment longtemps pour le laisser penser à voix haute sans être épié ou écouté. Il leva les yeux au plafond et un sourire déforma finalement ses lèvres, rassuré.

"J'en sais assez pour savoir que je ne suis pas au bout de mes frayeurs tant que je te côtoierai... Plaisanta-t-il."

Il veilla le Marqué encore quelques heures en silence avant de le laisser tranquille. Au moins Blaze partirait satisfait et apaisé, ce qui ne pouvait qu'être une excellente chose. Pendant les jours suivants, Mysti essaya de partager encore quelques moments de détente avec lui, l'aida à refaire ses bagages -quelques provisions au moins, qu'il offrit sans contrepartie-, puis fut présent avec le reste des unités de bretteurs pour lui dire au revoir. Il avait au moins animé la caserne depuis qu'il était là, et son entrain manquant laisserait un vide, mais les adieux ne furent pas déchirants, ni difficiles. Chacun avait le sentiment qu'il finirait par revenir, ne serait-ce que pour mesurer ses progrès à ceux des actuels novices. Son amour de l'épée n'allait pas se tarir de si tôt.

"Un jour, je t'affronterai à l'épée et tu apprendras à me connaître, puisque c'est le meilleur moyen selon toi."

L'envoyé d'Hatary se détourna alors, son éternel sourire sur le visage, et sa silhouette rapetissant à l'horizon fit imaginer à Mysti comment aurait pu être sa vie sans ce mauvais sort qui s'était gravé sur sa peau à jamais. Il baissa les yeux sur sa lame enchantée, se promettant de tout faire, de nouveau, pour tenter de la desceller et réapprendre à l'aimer et la manipuler comme avant. Il avait besoin de quelques défis lui aussi.

Suivant : Changement de classe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kereitsu.skyrock.com/
❝ Contenu sponsorisé ❞



MessageSujet: Re: Convalescence en terre amie   

Revenir en haut Aller en bas
 

Convalescence en terre amie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

 Sujets similaires

-
» recherche amie
» Probabilité d’un nouveau tremblement de terre 5.0 avant 21 février
» tremblement de terre haiti
» Entre Ciel et Terre [pv Nuage d'Or et Nuage Enneigé]
» Un temple sous terre [PV Kusari]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fire Emblem - Dawn of Destiny :: Tellius :: 

Criméa

 :: Mélior
-