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 Les écailles et les plumes.

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MessageSujet: Les écailles et les plumes.   Dim 26 Juil - 17:30

En chasse~

La chasse, ce moment parfait ou le calme avant la tempête n'était troublé que par le bruit des vagues s'écrasant contre les rochers. Et dans la gueule de la bête une victime, impossible de savoir à quoi ressemblait les restes sanglants. Déformé, ne ressemblant qu'à un tas de viande aspergeant la dentition du dragon du liquide carmin la carcasse disparaît dans la gueule du dragon. Un mouvement de sa tête lui confirme au loin l'odeur appétissante des corbacs. Elle est sur leurs terres depuis deux jours et trouve avec ces nouvelles proies une autre manière de chasser. Le regard de feu croise la présence sur une chaîne montagneuse d'un duo de corbeaux. La figure inhumaine de Freya se redresse. L'odeur du sang la rend folle, comme un requin une goutte de sang suffit à lui faire voir rouge.

Dans sa gorge le feu se contracte, ses pattes se plantèrent dans le roc et elle entame sa montée, le chasseur ne pouvait être discret mais Freya pouvait néanmoins profiter de l'effet de surprise. Ses ailes se déployèrent et sa formidable ascension fut bien rapide. Et à ses pieds, ridiculement petits les oisillons. Le silence, bientôt tandis que le brave corbeau protégeait sa concubine, il voulait jouer au héros et le cure dent entre ses mains tremblantes n'inquiétait nullement la bête.

Elle plissa de ses yeux reptiliens l'espace d'une seconde, elle ouvrit son immense gueule ou l'odeur de carcasse, de viande et de sang se mélangeaient. Elle hurla et l'oiseau manqua de s'envoler de panique tandis que derrière lui sa chère amie se faisait dessus de peur.

Il chargea avec l'énergie du désespoir, son corps se brisa contre la falaise tandis que la queue du dragon le lâchait avec violence.

Et son regard se posa contre la femme, elle était tétanisée, l'odeur de l'urine se mélangeait avec celle du sang aux narines de Freya. Elle n'avait aucune pitié, elle avança ses crocs et souffla si fort qu'elle en renversa la pauvre enfant.

Le preux chevalier revint à l'assaut sur le flanc droit du monstre, cette fois ci la colère submergeait Freya. Elle se transforma, son corps titanesque rapetissant au fur et à mesure. Pourtant si l'autre croyait en une victoire il ne reçus qu'une sanglante défaite. Se retrouvant contre l'avatar de la guerre et du chaos, la main droite de Freya se retrouvant dans sa trachée tandis que l'autre lui extirpait son coeur. Elle jeta le cadavre en contre bas et avala goulûment le muscle vitale de l'oiseau.

Et maintenant à nous deux princesse aurait dit Freya si elle possédait encore l'usage des mots. Elle se retrouva contre la petite dame et écouta ses battements de coeur, pourquoi la laissait-elle en vie? Aucune foutre idée, elle s'amuserait avec elle. Plus tard.

Une autre présence.

Trop de nuisibles.

Les flammes et la mort songea la carnassière en assommant sa victime.
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Callie
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MessageSujet: Re: Les écailles et les plumes.   Jeu 3 Sep - 0:54



{ III, 4x : Carnages.

Kilvas. Ses falaises, ses rochers, ses corbeaux. Ses voleurs. Ses pirates. Pourquoi est-ce que tu es revenue ici ? Nostalgie, peut-être ? Un besoin de retrouver cette vieille populace ? Ta mère ? Ton frère, peut-être ? En fait non, tu as encore filé au gré du vent, à voir où tu pouvais atterrir. Mais voilà, Kilvas. Au fond de toi, tu espères pouvoir trouver quelques réponses à tes éternelles questions, mais aussi une façon d’enterrer plus ou moins le souvenir de Louka. Tu as perdu espoir, à force. Peut-on t’en blâmer ? Nul ne le sait. Nul ne s’en soucie. Un corbeau malheureux ? Dans un chagrin d’amour ? Quelle blague, qu’il retourne travailler à voler des gens, hein ? Haha …

Tous ces clichés. Cela te déprime légèrement. Tu as appris à t’y faire, à te dire que tu n’es pas pareille, mais comment les gens pourraient-ils te croire ? Tu es la corbac stigmatisée, enfermée pendant un moment dans une cage, alors tu n’es pas mieux qu’une autre, n’est-ce pas ?

Tu t’es posée sur ce petit caillou juste pour réfléchir, c’est triste. Au fond tu ne sais même pas où tu es, où tu vas, ni même ce que tu veux. Louka. Tu ne l’oublieras donc jamais. Ce visage d’ange, ce sourire si doux, si innocent, si perturbé par ce monde. Hum. Peut-être devrais-tu le purifier ? Rendre ce monde plus beau pour éviter que d’autres personnes ne finissent comme lui ? Penses-tu que c’est possible ? Tu hésites. Mais après tout, pourquoi pas. Les plus grands criminels ont mis à feu et à sang tout plein de populations juste pour leur plaisir, pourquoi serait-il impossible d’éradiquer la menace ? À grands coups de bec, de griffes et de crocs. Ou d’épée, heh. C’est bien aussi, les épées.

Un hurlement t’arrache à tes pensées. Une voix rauque, masculine. Celle d’un de tes comparses. Il appelle à l’aide, il hurle à l’agonie. Il a besoin de toi. Première tête sur le grand calendrier des sauvetages ? Tu te transformes puis commences à suivre la provenance de la voix. Vu ta vitesse, si la menace est grande, tu n’auras absolument pas le temps de le protéger. Puis un autre cri retentit, plus fort, plus aigu. Celui-ci est désagréable à tes oreilles. Tu presses le battement d’ailes pour t’y rendre encore plus rapidement, oubliant toute notion de précaution. Tu plonges, tu fonces, tu oublies tout le reste.

Et tu arrives sur la scène de crime.
Sombre. Sanglante. Monstrueuse.
Avec cette étrange créature.

Une dragonne. Qu’est-ce qu’elle fout ici ? Tu te poses sur une branche d’arbre, jusqu’à remarquer qu’elle s’approche. Ton esprit animal jubile. Cette connerie d’instinct bestial, qui pousse les animaux à se protéger les uns les autres. À se venger. Connerie. Tu soupires, puis penches la tête.
« Tu t’es égarée, mon gros monstre ? »
Tu recouvres ta forme humaine, puis t’assoies tranquillement sur ton perchoir. D’ici quelques instants, de très nombreux corbeaux rappliqueront pour lui faire la peau, qui sait si tu les repousseras ou les aideras. Es-tu vraiment revenue ici pour tous les cogner ? Ou pour faire un autre massacre ? Kilvas, Kilvas … Contrée de violences et de vols divers. Contrée réputée pour ses pirates, mais oubliée pour sa violente rancune. Toucher aux frères corbeaux ? Mauvaise idée.
« Cannibale, en plus. »
Parce que tu étais là. La fin de la bataille, si féroce, avec ce cœur arraché et ce cadavre roulant mollement. Tu l’as vue. Tu ne sais pas si c’était immonde ou juste amusant, toujours à mi-chemin entre le bon et le mauvais. La pauvre corbette allongée au sol, sans connaissance, devait te maudire d’être incapable de faire le bon choix. La morale, hein ? Cela fait bien longtemps que tu ne la connais plus. Que tu l’as oubliée. Et que tu as presque oublié cette fraternité illusoire. Après tout, tu es la déserteuse. La corbette qui connaît le monde, qui en avait marre de la piraterie, des vols, qui voulait s’envoler.
« Tu risques de te faire des ennemis, par ici. »
Tu penches la tête de l’autre côté.
« Comment ça se fait que tu sois hors de Goldoa ? Tu les as mangés comme ça aussi ? »
Heh, après tout, si elle peut bouffer des cœurs de corbeau, elle peut probablement bouffer ceux des dragons, non ? Quel genre de personnes mange ses congénères ? Tu souris, fortement amusée. Qui est cette étrange créature ?

Tu descends de ton perchoir et t’approches de l’âme inconsciente. Tu prends son pouls, remarquant avec un presque soulagement qu’elle vit toujours.
« Celle-ci a eu de la chance. »
Puis tu te souviens de son cher et tendre.
« Ou pas. »
Tu relèves la tête et poses tes prunelles sur la dragonne. D’où est-ce qu’elle sort, celle-ci ? Et est-ce qu’elle se doute que nombreux seront ses ennemis ? Boarf, elle s’en tape probablement, haha. Vu le calibre, ce truc doit venir de très, très loin.

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MessageSujet: Re: Les écailles et les plumes.   Sam 12 Sep - 23:32

Le monstre grogne. Et reprenant sa forme titanesque, créature de légende elle se retourne en soufflant sur la roche comme un brasier qui s'allume. Sa monstrueuse gueule béante encore remplit du sang frais de sa victime s'ouvre, et ne sort aucun mot. Aucun son juste l'haleine hideuse et répugnante de la charogne, des carcasses et d'un mélange entre bile et sang séché. Elle souffle, comme pour faire peur à la petite chose qui se présente devant elle. Mais la petite chose ne tremble pas, malgré les rugissements elle ne tente pas de s'enfuir. Pire encore elle est venu ici de son plein gré, et dans l'esprit qui sommeil du dragon un rouage se met soudainement en route. Ses moyens de locutions sont réduits et inexistants dès lors comment se faire comprendre et en a-t-elle vraiment envie? Non, pourquoi parler? Un esprit animal ne peut concevoir le langage, la parole comme un moyen réellement utile.

-...

Elle tourne autour de l'arbre sur lequel est juché la corbette, elle plisse ses yeux en sa direction et s'allonge comme interloqué par les paroles visiblement sans aucune arrière pensée de son interlocutrice. Comme un lion devant son dresseur, tolérant sa présence mais prêt à l'engloutir au moindre mouvement dérangeant de sa part. Sa queue reptilienne vient traîner jusqu'à son flanc la petite femme inconsciente, sa proie, son droit. Et elle ouvre la gueule un instant comme pour prouver qu'elle a jeté son dévolu sur sa victime encore vivante et que quiconque voudra lui reprendre devra lui passer sur le corps.

-....

La créature souffle, comme soudainement affligée par une fatigue sans précédent et ferme les yeux. Au loin elle entend des battements d'ailes qui se rapprochent, des proies encore et toujours. Qu'ils sont bien sots mais délicats de venir se suicider sur elle au fur et à mesure. Ses ailes se rangent, elle n'a pas l'intention de partir de sitôt et si ils veulent la chasser ils devront se confronter au feu purificateur et vengeur d'une chose ne connaissant plus la pitié depuis une éternité. Elle ne connait plus rien d'ailleurs la Freya, Freya n'existe plus ne reste que le reptile chassant encore et toujours pour se satisfaire de viande fraîche et laissant dans son sillon des morts et des pleurs. C'est le prix à payer pour avoir assouvit une vengeance, c'est le jeu du destin qui transforme les hommes et le temps altère chacun pour le remodeler à sa manière.

C'est enfin chose normal pour la race draconienne que de redevenir les créatures majestueuses mais terrifiantes qu'ils étaient. Se formule sur ses lèvres ou les cicatrices sont aussi nombreuses que normales une sorte de phrase, un début de mot.

-T...oaaaaa

Elle ouvre les yeux et ses pupilles de feux dévisagent la petite créature en comparaison bien frêle. Le reste elle n'arrive pas à le prononcer mais l'expression qu'elle tente de faire parle pour elle.

Toi enfant pourquoi ne me crains tu pas alors que je suis le fléau de tous?
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